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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 10:26

 

Des idiots utiles.

 

Les USA et leurs multiples « think tank » auxquels participent des intellectuels de renom sont passés maîtres dans la conduite de l'opinion publique, exactement la ou ils le veulent, c'est à dire dans son acceptation des guerres impérialistes qu'ils conduisent ou ont l'intention de conduire. Des scénarios, prévus de longue date sont soigneusement mis en œuvre dans une société du spectacle comme l'appelait Guy Debord, ce théâtre fait jouer des « idiot utiles » c'est à dire des gens, des groupes allant inexorablement dans le sens voulu par l'impérialisme sans qu'ils le désirent et tout en s'en défendant. La pièce actuellement jouée est celle « du clash des civilisations » et de la « guerre au terrorisme » dit islamiste. Musulmans radicalisés et identitaires occidentaux tout autant radicalisés par d'habiles manœuvres de l'impérialisme en seront les acteurs dit « idiots utiles ».

 

Une société du spectacle dont l'oligarchie mondialiste tire les ficelles
 

Fomenter des guerres, des émeutes raciales ou religieuses est une très vielle technique de pouvoir. Les USA n'ont apporté qu'une science améliorée déjà décrite par Machiavel au début du16 ème siècle mais utilisée par les puissants depuis toujours.

 

Pendant très longtemps et dans la plus grande parti de son existence, l'humanité n'a pas connu de séparation en classes sociales. Les femmes cueillaient, les hommes chassaient, seul un chaman était à part dans un rôle qui consistait surtout à soigner malades et blessés, mais aussi à expliquer les mystères de la vie. Les hommes étaient pour la plus part nomades, suivant le gibier dans sa migration.
Quand les humains découvrirent l'agriculture ils devinrent évidemment sédentaires, construisirent des villages permanents dont certains par coalitions devinrent des cités. Il subsista encore longtemps des chasseurs cueilleurs notamment dans les forêts tropicales isolées, jusqu'à une date récente ce qui à fait que leur mode d'organisation social est connu.

Quand un grand nombre d'humains se coalisèrent en cités ils séparèrent les fonctions des uns et des autres. Les conflits entre cités ou l'extension de la cité sur le plat pays fit des prisonniers qui utilement se transformèrent en esclaves qui prirent en charges par contrainte les différents travaux particulièrement ceux de l'agriculture.
Les guerres devenant quasi permanentes une classe de guerrier se forma avec des chefs de guerre qui prirent le pouvoir dans les cités car possédant les moyens de coercition.

Partout ou des cités s'érigèrent des état se formèrent et des classes sociales différencièrent les humains, en hommes libres, en esclaves, en guerrier, en paysan, en riches propriétaires de la terre et en pauvres. Le chamanisme primaire se transforma en religion d'état, les légendes racontant les fondations de ces cités se transformèrent en théologie ou il fut admis que l'ordre social était divin et que le chef guerrier, roi, ou empereur était désigné par les dieux et ce en dehors de toutes volontés terrestres. Les religions naquirent de cette façon, chacune n'étant plus là pour seulement expliquer la nature mais pour imposer un pouvoir acceptable par la masse des soumis.

Les religions marquèrent l'appartenance vis à vis des autres qui étaient le plus souvent des ennemis ainsi la désignation d'un ennemi devint le corollaire de toutes religions d'état.

En Europe, jusque la guerre de cent ans et principalement dans sa deuxième phase au 15 ème siècle, le sentiment national n'existait pas, seule la religion et la guerre pour la religion réglait l'appartenance fondamentale. L'apparition en France de Jeanne la Pucelle fit émerger autant du côté français que du côté anglais un sentiment d'appartenance nationale. On voit que la guerre, par la désignation d'un ennemi fut la source d'un sentiment d'appartenance autre que religieuse.

On comprend que le sentiment d'appartenance incite à se battre, en se défendant ou en attaquant et que la guerre est une motivation particulière de se classer dans cette appartenance. En outre l'appartenance nationale a supplanté avec le temps l'appartenance religieuse, cependant quand les deux sont réunies contre un ennemi pratiquant une religion différente, la cohésion sociale s'en trouve considérablement renforcée.

La cohésion sociale fondée sur une appartenance permet aux soumis d'accepter leur état car ces soumis se sentiraient particulièrement déchus s'ils se trouvaient, en plus devenir exclus de leur communauté. Les pouvoirs ont souvent usé de la désignation de l'autre, le différent, comme fauteur de problèmes pour endiguer des émeutes. Ainsi le roi de France Philippe le Bel s'en prit aux juifs après des émeutes protestant contre des dévaluations de monnaies, puis s'en prit ensuite aux Lombards, italiens, étrangers pour continuer à calmer le peuple en colère et enfin aux templiers mystérieux.

Cette longue introduction sur l'intérêt que possède un pouvoir d'état à désigner un ennemi me permet d'évoquer le cas particulier des USA.

Les USA, ne possèdent pas de traditions nationales, ses citoyens se nomment eux-même américains, mais c'est le nom d'un vaste continent et tous les citoyens des états qui le compose sont en droit de s'appeler également américains, du nord, comme du sud. Il y a dans ce pays éclaté un déficit de sentiment d'appartenance, déficit qui s'aggrave dans le sud des USA dont les habitants ont souvent encore à l'esprit la guerre de sécession. Les USA se sont construits par la guerre plus que tous autres états, en 239 ans d'existence les USA connurent 222 ans de guerres. Les USA, dont les habitants furent composés d'immigrés européens de différentes nations mais soumis aux WASP (White Anglo Saxon Protestant) ont toujours eu la nécessité de se trouver une cohérence dans la désignation d'un ennemi commun. Cet ennemi commun fut d'abord trouvé naturellement dans des guerres de colonisation d'un territoire d'abord restreint et qui devint au fil du temps les territoires étasuniens actuels. Ces guerres très meurtrières durèrent tout le 19 ème siècle contre les natifs amérindiens, les espagnols, les mexicains. A la vision du cinéma étasunien on observe bien l'idéologie de diabolisation de leurs ennemis précités, présentés comme cruels et fourbes. N'oublions pas que ce territoire fut pris aux peuples autochtones dans une guerre génocidaire permanente.

 

 

Les USA ont toujours eu un besoin vital d'avoir des ennemis : espagnols, allemands, japonais, communistes soviétiques. A la fin de la seconde guerre mondiale les USA possédaient une importante industrie d'armement qui composa ce qu’Eisenhower appela le complexe militaro-industriel et avec une importante économie de guerre. Devenue première puissance mondiale les USA tournaient à plein avec comme ennemi l'URSS communiste, ils s'engagèrent dans de multiples guerres en Corée et au Vietnam ce qui alimenta au mieux le fameux complexe.
Qui a connu cette période se souvient de la perpétuelle propagande de guerre diffusée par les médias diabolisant les rouges et faisant de l'URSS l'empire du mal contre lequel il fallait se serrer les coudes et s'armer.

 

 

Un ennemi comode pour faire peur.


La fin de l'URSS en 1991, organisée par des traîtres russes comme Gorbachev et Elsine déconcerta les USA qui se trouvèrent soudainement sans ennemi c'est à dire sans moteur pour faire tourner son économie de guerre avec son complexe militaro-industriel hypertrophié. Mais les USA se voyaient les maîtres incontestés du monde et surtout avaient maintenant la possibilité de mettre la main sur les richesse du cœur de l’Île du Monde, la Russie, de Boris Elsine, bonne à piller.

 

Il fallait impérativement trouver un autre ennemi afin de maintenir à la fois la cohésion nationale et faire tourner l'économie de guerre, la réflexion était lancée d'autant plus qu'un think tank organisé par des « néo-conservateurs » devint très populaire dans l'administration Bush le « Project for a New American Century » (projet pour un nouveau siècle « américain » PNAC).

«...Fondé au printemps 1997, le PNAC se définit comme une organisation bénévole d'éducation dont l'objectif est la promotion d'un American Global Leadership (Leadership global américain). Le PNAC se place ainsi comme groupe de réflexion et d'influence, œuvrant à trouver et engager des moyens de prolonger au XXIe siècle le leadership mondial des États-Unis acquis depuis la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans les domaines politique, économique, culturel ou militaire. Son siège social de Washington, D.C. se trouve d'ailleurs dans le même immeuble qu'une autre organisation défendant les intérêts des États-Unis, l'American Enterprise Institute. » ( Wikipedia)

La même année, paru un ouvrage d'un intellectuel étasuniens Samuel Huntington, professeur à Harvard, : « The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order » (Le choc des civilisations et la refonte de l'ordre du monde).

D'après lui les causes des conflits mondiaux ne seraient plus dues à des volontés de pouvoir d'état sur d'autres, ni à des causes idéologiques après la fin de l'URSS mais à des causes religieuses et civilisationnelles. Il divise ainsi le monde en « civilisations » qui pourraient devenir antagonistes.

 

 

Carte de Samuel Huntigton en vert le monde islamique et en indigo le monde chrétien occidental.

 

Évidemment ce monsieur occulte soigneusement la principale cause de conflit qui est la volonté impérialiste et l'économie de prédation dont les USA se sont faits une spécialité.

Il publie une carte ou il expose ces différentes « civilisations » ou l'on voit les deux plus importante ; la civilisation chrétienne occidentale et la civilisation islamique.

 

Le décor est ainsi construit il ne suffit plus en cette fin du 20 ème siècle que de jouer la pièce de théâtre prévu pour tromper les peuples en détournant leur attention des réalités impérialistes du monde.

 

Un nouvel ennemi déclaré, l'islam.

Les « attentats » du 11 septembre 2001 seront le premier acte retentissant de ce clash de civilisations afin de désigner l'islam comme responsable du terrorisme. Auparavant quelques prémices avaient été organisées pour crédibiliser cette manipulation de l'opinion.

Ce que nous en dit Wikipedia :

« Des organisations terroristes commencèrent à cibler les États-Unis et leurs alliés dès les années 1990. L’attentat du World Trade Center de 1993, probablement organisé par Al-Qaïda, a été le premier d’une série d’attaques ciblant les Américains, suivi par l’attentat des tours de Khobar en Arabie saoudite et, en 1998, par les attentats des ambassades américaines en Afrique, en Tanzanie et au Kenya (qui auraient également été perpétrés par Al-Qaida). Le « Front mondial islamiste » déclare le 23 février 1998 que « tuer les Américains et leurs alliés --civils ou militaires-- est un devoir pour chaque musulman qui peut le faire dans tout pays dans lequel il est possible de le faire ». Dès ces années, l'administration Clinton promulgue des lois anti-terroristes, dont le Antiterrorism and Effective Death Penalty Act of 1996 et le Illegal Immigration and Migrant's Responsibility Act  qui durcit les conditions d'immigration aux États-Unis.

Après les attentats en Tanzanie et au Kenya, le Président Bill Clinton lança l’opération Infinite Reach, une campagne de bombardements au Soudan et en Afghanistan contre des cibles associés à al-Qaeda. Les frappes échouèrent à neutraliser les principaux chefs terroristes. Peu après vinrent les complots terroristes du passage à l'an 2000 qui ciblaient entre autres l’aéroport international de Los Angeles. En octobre 2000, ce fut l’attentat de l'USS Cole, un navire américain, au Yémen, suivi un an plus tard par les attentats du 11 septembre 2001. »

Al-Qaïda avec son chef supposé, Oussama Ben Laden seront perpétuellement désignés comme les organisateurs des attentats dits islamistes.

L'instrumentation de l'islam au profit de l'impérialisme va se faire en deux phases.
Une première phase sera la fabrication d'un ennemi et une deuxième phase sera le travail de radicalisation des musulmans menés par les alliés wahhabites saoudiens et les Frères Musulmans réfugiés au Qatar.


Phase 1, fabrication du nouvel ennemi islamiste.

D’où vient Al-Qaïda ? Toujours ce que nous en dit Wikipedia.

«...Al-Qaïda (arabe : القاعدة al-qāʿida, « la Base ») est un mouvement salafiste djihadiste fondé par le cheikh Abdullah Yusuf Azzam et son élève Oussama ben Laden en 1987. D'inspiration sunnite fondamentaliste, il puise ses racines chez des penseurs musulmans radicaux comme Abou Qatada, Abou Moussab al-Souri ou Abou Mohammed al-Maqdissi. Il considère que les gouvernements « croisés » (occidentaux), avec à leur tête celui des États-Unis, interfèrent dans les affaires intérieures des nations islamiques et ce dans l'intérêt unique des sociétés occidentales. Il a recours au terrorisme pour faire entendre ses revendications ».

Ici Wikipédia donne du crédit à la thèse US, c'est normal pour un média sous contrôle, mais il est obligé d'un peu se dévoiler.

« ...À l'origine, Al-Qaïda est fortement lié à la Première Guerre d'Afghanistan. Le Maktab al-Khadamāt (MAK), créé par Abdallah Azzam en 1980, organise et entraîne les moudjahidines avant de les envoyer en Afghanistan. Le MAK est soutenu par d'autres organisations islamistes, des organisations caritatives et par la CIA qui déploie dans cette période une politique interventionniste dans le souci d'enrayer et d'abattre la puissance de l'URSS, désignée comme « Empire du Mal » par l'administration Reagan, notamment par le soutien aux groupes de toute nature qui peuvent déstabiliser les régimes supposés proches de Moscou. En 1986, Oussama ben Laden, ancien étudiant d'Abdallah Azzam, qui finançait depuis 1982 l'activité du groupe, rejoint le front. »

Cette explication reflète toutes les contradictions et schizophrénies qui seront perpétuellement servies contre toutes logiques.
L'origine dite salafiste d'Al-Qaïda ne dit pas que le salafisme est lié au wahhabisme vision particulière de l'islam de la royauté saoudienne et religion officielle de l'Arabie Saoudite elle même fortement et indéfectiblement alliée et soumise aux USA.

Continuons avec Wikipedia au sujet de l'Arabie Saoudite.

« ...Après la disparition du Califat en 1924, la conquête du pouvoir en 1932 et l'exploitation des gisements pétrolifères d'Arabie à partir de mars 1938, la famille des Saoud et le wahhabisme prennent leur essor à la suite du pacte « pétrole contre protection » qui est conclu sur le croiseur USS Quincy le 14 février 1945 entre le roi Abdelaziz ben Abderrahman ben Fayçal Al Saoud et le président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt. Ce pacte permet la protection militaire du régime wahhabite des Saoud par les États-Unis en échange du pétrole. Ainsi, le wahhabisme se développe avec l'apport des pétrodollars et la protection militaire des États-Unis. Ce mouvement se propage alors à l’extérieur du royaume via les médias (télévision, ouvrages, radio-cassettes et sites internet). »

 

Ce pacte entre Saoud wahhabites et USA est toujours en vigueur et font des USA les protecteurs du wahhabisme inspirateur d' Al-Qaïda. L'Arabie Saoudite protégée par les USA va contribuer à étendre son idéologie salafiste et à radicaliser l'Islam partout dans le monde. Radicalisation absolument nécessaire pour donner corps au « clash des civilisations » de Samuel Hungtington et de l'impérialisme.

 

Un autre acteur cher aux anglo-saxons va prendre part à la lutte contre les régimes nationalistes, laïcs et anti-impérialistes arabes : les « Frères Musulmans ».

Puisons encore dans les explications données par Wikipédia au sujet des Frères Musulmans.

 

«... Son opposition fondamentale et parfois violente aux États laïcs arabes a amené son interdiction ou la limitation de ses activités dans certains pays comme la Syrie ou encore l’Égypte. La lutte contre l’État d’Israël est au cœur du mouvement, et le théoricien du jihad armé, Sayyid Qutb, fut l’un de ses membres égyptiens les plus en vue. Néanmoins, ses différentes branches ont depuis condamné le recours à la violence en dehors de la Palestine. Le mouvement entretient avec les institutions promouvant le wahhabisme saoudien des relations alternant entre coopération et rivalité.

La nébuleuse des Frères musulmans serait coordonnée par la Muslim Association of Britain  de Londres, s’appuyant sur la banque Al-Taqwa. »

On voit ici les liens entre Frères Musulmans, proches de Londres et utilisés par le colonialisme britannique contre Nasser avec le wahhabisme saoudien proche des USA.

Mais ce n'est pas tout, une nouvelle idéologie encore plus radicale va naître des Frères Musulmans et du salafisme wahhabite le takfirisme.

 

Toujours Wikipedia :

« ...Le mouvement Takfir wal Hijra est fondé, à sa sortie de prison en 1971, par Moustafa Choukri (1942–1978), un ingénieur agronome égyptien originaire d'Assiout, emprisonné par Nasser à la suite de la grande répression des islamistes de 1965. Initialement, le nom de Takfir wal Hijra a été donné ironiquement par la police et la presse égyptienne, ses membres se désignant sous le nom de Jama'a al-muslimun ("association des musulmans"). Il s'agit d'une scission des Frères musulmans. »

 

Le grand intérêt pour l'impérialisme de l'idéologie salafo-wahhabite et celle des Frères Musulmans qui sont identiques est leurs rejets de toutes nations légales et leurs volontés de construire un califat mondial. L'impérialisme anglo-saxon a toujours aimé se rapprocher de toutes les idéologies anti-nationales d’où également leurs liens avec la mouvance trotskyste et la nombreuse présence d'anciens trotskystes dans les milieux néo-conservateurs aux USA.

Al-Qaïda, créé par la CIA pour lutter contre les soviétiques et par la suite utilisé contre les serbes de Bosnie aurait échappé au contrôle des USA ? Les inepties de la version officielle des « attentats » du 11 septembre 2001 attribués à cette organisation nous conduisent à en douter.

Pendant des années, suite au 11 septembre 2001, les musulmans seront taxés de potentiellement terroristes avec l'image omniprésente d'un Ben Laden multiforme sur tous les médias. L'image de ce « terroriste » barbu et musulman va durablement se graver dans les esprits occidentaux.

Fort de ce nouvel ennemi l'impérialisme va pouvoir se lancer dans de nouvelles guerres sous couvert de « guerre au terrorisme ».

Puisons toujours dans Wikipedia (version officielle ) ce qui nous est expliqué de cette « guerre ».


« ...La guerre contre le terrorisme consiste en plusieurs actions policières, politiques et militaires du gouvernement des États-Unis, appuyé par différents alliés dont l’OTAN, contre différentes organisations liées au terrorisme islamiste, en premier lieu desquelles Al-Qaïda. Ces opérations antiterroristes sont appuyés par une coordination au niveau de l’ONU de divers comités créés par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui par la résolution 1373 du 28 septembre 2001 oblige tous les États membres de l'ONU à prendre des mesures législatives contre le terrorisme.

Cette campagne se démarque de la lutte antiterroriste traditionnelle par des actions militaires de grande ampleur à l’étranger, un interventionnisme actif, le fait qu'elle s'oppose non à un État (définition d'une guerre en droit international public) mais à des groupes non étatiques (Al-Qaïda en premier lieu), et qu'elle n'ait pas de terme défini, ce qui a conduit un certain nombre de commentateurs à critiquer la mise en place d'un « état d'exception permanent ». Elle débouche sur la théorisation du concept de « guerres préventives » contre les États accusés d’abriter des groupes terroristes ou susceptibles de leur fournir des « armes de destruction massive », cause de l'invasion de l'Irak en 2003 qui s'est juxtaposée à la guerre d'Afghanistan entamée dès octobre 2001. Outre une lutte directe (démantèlement des cellules terroristes, la destruction des camps d’entraînement, etc.), la guerre contre le terrorisme signifie aussi des enquêtes et les pressions sur les gouvernements, organisations et personnes soutenant les organisations terroristes, et le gel des avoirs soupçonnés d’appartenir ou de servir à des groupes terroristes. »

 

On comprend aisément tout l'intérêt saisi dans la désignation de ce nouvel ennemi nébuleux qu'est « l'islamisme » dans la prise de contrôle du monde par l'impérialisme et la relance de ce qui avait été formulé par le « Project for a New American Century ».


 

Phase 2, radicalisation de l'islam et recrutement de mercenaires.

Les wahhabites saoudiens incités par les USA avaient déjà servi, avant 2001 à recruter des mercenaires contre les soviétiques puis contre les serbes. Ils serviront de nouveau de sergents recruteurs non seulement dans tous le monde arabo-musulman mais également dans les pays occidentaux ou la présence de musulmans est nombreuse. Aux wahhabites vont s'associer l'organisation des Frères Musulmans qui a trouvé une base confortable et riche en subsides au Qatar.

Frères Musulmans qataris et wahhabites saoudiens vont financer un très grand nombre de mosquées et d'imams qui diffuseront une image radicale et sectaire de l'islam qui était auparavant minoritaire, allant alors à l'encontre de ce qu'était la religion musulmane.

Les discours vont s'orienter contre l'occident qualifié de moderniste, puis se puiser dans des traditions plus moyen-orientales que musulmanes pour imposer des tenues vestimentaires différentes jamais utilisées ailleurs qu'au moyen-orient comme le niqab et même le hijab (foulard) dont le port, en rien obligatoire par la pratique de l'islam se perdait. Ils vont à la foi influencer les milieux pauvres et plutôt traditionalistes mais également parmi les racailles déboussolées des cités ghettos de l'occident. Ils vont contribuer à renforcer la communautarisation des musulmans et les différencier des pays d'accueils par des pratiques visibles différentes comme le vêtement et alimentation.

En recrutant des mercenaires ils vont également contribuer à déstabiliser des populations en leur désignant un adversaire bouc émissaire épargnant ainsi toutes prises de conscience contre l'impérialisme, évidemment l'impérialisme anglo-saxon manipulant tout ça via ses alliés qataris et saoudiens.


 

Le « printemps arabe ».

On ne sait pas si le fameux « printemps arabe » fut initialisé spontanément par les tunisiens puis ensuite exploité par les USA ou si ce mouvement fut entièrement organisé. Les USA en profitèrent pour se débarrasser de dictateurs à leur solde comme en Tunisie et en Égypte mais défendant une certaine laïcité de l'état ce qui ne pouvait que déplaire à leurs alliés wahhabites et Frères Musulmans. Partout ils remplacèrent ces militaires plus ou moins nationalistes par des politiciens membres des Frères Musulmans comme déjà ils avaient tenté de le faire contre Nasser en Égypte.

Mais l'affaire tourna mal en Libye et en Syrie, les peuples ne se firent pas manipuler aisément, il fallut utiliser une manière plus radicale et violente. L'impérialisme eut alors recours à la même méthode qui leur réussit si bien en Afghanistan pour chasser les soviétiques, l'utilisation de mercenaires islamistes radicaux.

On en revint à Al-Qaïda qui fut très rapidement remis en ordre de marche en 2011, cette rapidité dans son utilisation contre la Libye de Khadafi démontre que les USA n'avaient mis cette organisation que dans un sommeil vigilent. Les quelques étudiants de bonnes familles qui participaient aux premières manifestations furent rapidement remplacés par des barbus armés et entraînés au combat. Mais le fanatisme religieux lancé contre l'état anti impérialiste libyen ne suffit pas, on trouva une nouvelle motivation dans la drogue, la prise de drogue Captagon tout de suite dénoncée par Khadafi et évidemment démentie par les USA et affidés, qui ne voulaient voir dans ces mouvements particulièrement violents que l'action de merveilleux révolutionnaires attachés à la démocratie. (la consommation de drogue est un puissant interdit musulman)

 

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/20151116.OBS9569/qu-est-ce-que-le-captagon-la-drogue-des-djihadistes.html

 

Religion sectaire, drogue, bombardements massifs et action des hélicoptères de combats eurent raison de la résistance héroïque des Libyens.

Le scénario libyen qui fonctionna, bien qu'avec difficulté, voulut se répéter en Syrie selon le même protocole mais le peuple syrien résista. La Russie et la Chine bloquèrent à l'ONU un projet similaire à celui qui réussit en Libye celui d'utiliser la force aérienne massive occidentale pour mettre à la raison le peuple syrien et se dirigeants.

Le recrutement de jihadistes devait s'accélérer pour essayer de vaincre l'héroïque Armée Arabe Syrienne composée de conscrits.
Certains mouvements jihadistes comme Al-Nosra ne cachèrent plus leur appartenance à Al-Qaïda ce qui n'empêcha pas le ministre français des affaires étrangères d'affirmer qu'ils faisaient "du bon boulot" en massacrant sous l'emprise du Captagon et de la manière la plus horrible hommes femmes et enfants.

Al-Nosra, qui s'affirme affilié à Al-Qaïda mis sur une liste d'organisation terroriste par les USA et l'ONU est néanmoins considérée maintenant comme une organisation modérée pouvant bénéficier de l'aide militaire étasunienne.

 

L'Etat Islamique (Daesh).

L'utilisation de la violence paroxystique, dans les massacres de masse et le nettoyage ethnique, était une nécessité pour l'impérialisme dans son projet de remodelage du Moyen Orient et qui ne pouvait néanmoins se livrer à de telles crimes de guerres directement.

Aider des combattants contre l'état syrien, posait des problèmes à l'impérialisme qui était en train de dévoiler sa duplicité dans sa pseudo guerre au terrorisme. Il fut alors décidé de séparer les jihadistes en bons et en mauvais. On soutiendrait ouvertement des massacreurs appelés « modérés » et des massacreurs appelés radicaux. L’État Islamique (Daesh) fut ainsi créé pour montrer au monde que les USA combattaient bien le terrorisme.

L'intervention russe du début novembre 2015 jeta le trouble et même la panique au sein de l'impérialisme qui voyait ses protégés, terroristes modérés détruits par l'aviation russe. Tout s'éclairait enfin, l'action de la Turquie membre de l'OTAN avec au gouvernement des Frères Musulmans soutenant Al-Qaïda pourtant désignés encore comme organisation terroriste devenait visible.

Les USA et leurs affidés de l'OTAN du Qatar et de l'Arabie Saoudite apparurent bien comme les parrains d'organisations désignées par les USA eux mêmes et la communauté internationale comme terroristes.


Les attentats en Europe particulièrement en France.

Les attentats récents en France et en Belgique attribués bruyamment à des islamistes ne sont plus curieusement revendiqués par Al-Qaïda comme précédemment mais maintenant par l'Etat Islamique, (Daesh). Al-Qaïda accusée depuis 14 ans de tous les mots deviendrait soudainement sage et modérée. Comme avec Al-Qaïda ces attentats revendiqués maintenant par Daesh comportent de multiples zones d'ombres et d'impossibilités techniques qui font immédiatement penser à des opérations sous faux drapeaux. Daesh comme Al-Qaïda serait une organisation fabriquée par les USA ?

Les pick-up Toyota flambant neufs provenant des USA, le trafic de pétrole volé avec une noria de camion citernes vers la Turquie et Israël, trafic démontré par la Russie par images satellitaires, les USA ne possèdent ils pas de satellites espions ?

Les convois de Daesh protégés par des hélicoptères Apache, le parachutage soit disant par erreur de munitions par les USA à Daesh, les bombardements meurtriers par les USA de l'armée irakienne et maintenant l'exfiltration vers les USA de dirigeants de Daesh en déroute vers les USA après la reprise de Ramadi par l'armée irakienne.

 

Convoi de Daesh protégé par un hélicoptère qui ne peut être que US (à 1mn40)

 

Les éléments de preuves n'en finissent pas montrant l'implication des USA directement au côté de l'Etat Islamique et de la fiction de la « guerre au terrorisme ».


Faire revendiquer des attentats meurtriers en France par Daesh c'est y mettre évidemment la signature des USA.

L'état socialiste a largement utilisé ces attentats sous faux drapeau d'abord pour exacerber la prévention des français contre les musulmans en faisant ainsi monter l'islamophobie, en érigeant un état d'urgence comme si la France était attaquée par l'Etat Islamique dont on sait qu'il est une fabrication US. Ils ont beau dire : « pas d'amalgame » mais ce mot d'ordre sonne aux oreilles des français pour son exacte contraire. Ici on voit nettement que ce gouvernement en déchéance comme celui des USA essaye de se trouver un bouc émissaire commode à coup d'attentats.

 

Le flux migratoire, la dernière touche du complot impérialiste.

Depuis l'intervention russe en Syrie nous assistons à un flux migratoire extrêmement important notamment de la Turquie vers la Grèce dont il apparaît qu'il est organisé par la Turquie de l'OTAN mais également de la Libye sous tutelle étasunienne.

http://www.medias-presse.info/limmigration-est-une-invasion-organisee-declare-le-president-tcheque-dans-son-discours-de-noel/46361

C'est ce qu'affirme ici le chef de l'état tchèque pays membre de l'UE et de l'OTAN que l'on peut difficilement accuser de « complotisme ».

 

Alors pourquoi ?

N'oublions pas que les USA ont établi leur stratégie impérialiste sur l'existence d'un soit disant « clash des civilisations » notamment entre le monde chrétien occidental et le monde islamique et que tout doit aller dans ce sens. Faire envahir l'Europe par des migrants essentiellement musulmans contribue à précipiter mécaniquement et efficacement le monde vers ce clash.

Sans attentats sous faux drapeaux et sans flux migratoire supposés nous emporter nombre de « terroristes », alors ce clash n'aurait aucune chance de fonctionner.

Comme exposé au début de cet article, l'impérialisme et ses affidés politico-médiatiques conduisent les peuples, malgré eux exactement là ou ils le veulent : les musulmans vers une radicalisation sectaire et les européens vers une islamophobie qui deviendra vite paroxystique car celle-ci possède deux sources politiques croyant également au « terrorisme islamique » : une de gauche, les « je suis Charlie » et une de droite avec le Front National et les identitaires, nous voyons cette conjonction à chaque attentat sous faux drapeaux revendiqué par Al-Qaïda dont sommes certains aujourd'hui qu'il s'agit d'une antenne de la CIA et maintenant par Daesh dont les dirigeants sont actuellement évacués vers les USA par des hélicoptères US. Ces deux entités politiques de droite et de gauche s'alimentant sur le thème : « musulmans terroristes » sont objectivement des alliés voir des complices de l'impérialisme et ceux qui les suivent leurs idiots utiles.

 

Caricature anti musulmane de gauche (Charlie Hebdo)
 

Les peuples européens sont ainsi coincés et ne peuvent plus, en s'opposant par la violence aux flux migratoires et aux musulmans, que satisfaire le plan impérialiste.


La solution ne peut résider que dans une prise de conscience conjointe des musulmans et des européens face au danger, en rejetant les projets de radicalisation introduits par les wahhabites saoudiens et les Frères Musulmans, en s'opposant aux immenses flux migratoires et en mettant sans cesse en lumière l'organisation des attentats sous faux drapeaux attribués à des musulmans, enfin en dévoilant le projet impérialiste de l'oligarchie US et mondialiste.

 

 

Published by Alain Benajam
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 12:26

Les 12 arnaques dans lesquelles nous sommes plongés.

 

 

 

1- Arnaque de la dette organisée qui n'a pour but que de prélever un tribut sur notre travail.

 

2- Arnaque des politiciens, qui une fois au pouvoir n'ont pour seul rôle que de nous endetter pour faire fonctionner la machine financière.

 

3- Arnaque des médias qui n'ont pour seul fonction que de nous faire passer le vrai pour faux et le faux pour vrai.


4- Arnaque du réchauffement climatique, hors de toutes preuves scientifiques qui n'a pour seul but que de nous faire accepter une gouvernance mondiale par dessus les nations.


5- Arnaque du terrorisme islamiste fabriqué par les services dit « occidentaux » par des attentats sous faux drapeau qui n'a pour seul fonction que d'alimenter la peur, de se méfier de notre voisin musulman et de préparer une guerre civile.


6- Arnaque des flux migratoires organisés pour déstabiliser l'Europe et enterrer les lois sociales et faire baisser les salaires.

 

7- Arnaque de Daech fabrication des USA avec ses affidés Arabie Saoudite, Qatar, France, Allemagne, Royaume Unis, Israël et Turquie. Ceci pour constituer une armée de mercenaires capable de réaliser des monstruosités comme les nettoyages ethniques prévus par les USA depuis longtemps pour partitionner le Moyen Orient. Monstruosités infaisables par les USA directement.


8- Arnaque de la guerre au terrorisme qui n'a jamais existé car le terrorisme est fabriqué par les états dans l'orbite étasunienne.

 

9- Arnaque de la démocratie qui n'est qu'une fiction car nous n'avons pour seul choix, dicté par les médias, que de choisir entre une nomenklatura de « gauche » et une de « droite » les deux œuvrant pour la même oligarchie financière et mondialiste. Les opposants à la doxa politicienne mondialiste et financière non seulement sont interdits de médias mais sont accablés par une lourde propagande essayant de les faire passer pour antisémites et d'extrême droite.

 

10- Arnaque de l'anti fascisme pour accuser de fascisme tous opposants alors que dans le même temps de véritables nazis et de véritables antisémites, se revendiquant comme tels sont supportés armés et financés en Ukraine par les USA, ses affidés et ses médias.

 

11- Arnaque de l'antisémitisme dont sont accusés tous opposants, non seulement à la terrible politique colonialiste israélienne, mais ceux qui dénoncent toutes les arnaques ci-dessus énoncées.
 

12- Arnaque de « l’État d'Urgence » concluant cette liste et prenant prétexte des arnaques précédentes pour s'attaquer aux libertés publiques.

 

Après ça, comment voulez-vous que j'aille voter dimanche, pour cautionner ces 12 arnaques ?

 

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 09:36

Du capitalisme à l'impérialisme

 

L'histoire du capitalisme commence au 12ème siècle, faisant suite à la révolution féodale du 10ème siècle.
Le capitalisme émerge avec le prêt à intérêt, l'usure, essentiellement pratiquée par les "Lombards" en fait des gens venant de toscane et particulièrement de Florence en Italie.
Ces "lombards" ont inventé différentes techniques de gestion de l'argent, comme la comptabilité à deux colonnes: actif et passif et surtout la lettre de crédit, qui vient avec l'argent virtuel, n'étant plus que des jeux d'écriture sur des livres de compte.

A la fin du 13 ème siècle tout est en place, les sociétés par action, le paiement par écriture, le prêt et ... la banqueroute.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:15

Islam, la double manipulation de l'impérialisme.

 

 

Les USA et leurs affidés de l'impérialisme ont pour projet, depuis la fin du siècle dernier de remodeler le grand moyen orient. Ce remodelage doit consacrer la fin des états nations des région arabo-musulmanes pour les remplacer par des états religieux croupions et soumis.

Le moyen était de procéder par nettoyages ethniques pour regrouper les populations par ethnies et religions afin de casser les frontières reconnues internationalement.

Pour les USA, il n'était pas possible de massacrer et de terroriser directement les gens pour appliquer leur plan. Il fallait passer par un certain nombre de fictions destinées aux peuples occidentaux afin de masquer de terrifiants desseins.

 

Le projet impérialiste

 

La fiction d'un ennemi, l'Etat Islamique.

L'Etat Islamique a pour fonction de réaliser ce que les USA ne peuvent faire ouvertement. Une première fiction fut mise en place, celle de « la guerre au terrorisme » et maintenant à l'Etat Islamique, qui doit être présenté comme ennemi irréductible afin que les USA puissent conserver les mains propres aux yeux du monde.

 

Cette fiction de la guerre au terrorisme a commencé avec Al Qaïda organisation militaire clandestine de recrutement de mercenaires, mais Al Qaïda n'avait pas pour fonction d'établir de pouvoir étatique sur des régions entières, ce n'était que du recrutement de combattants enrôlés pour combattre ça et là les ennemis de l'impérialisme.
L'Etat Islamique lui a pour but de se saisir de territoires et y installer un pouvoir en cassant des frontières en l’occurrence celles de l'Irak et de la Syrie, il va plus loin qu'Al Qaïda dans le dessein impérialiste.

 

L'Etat Islamique, prise de possession de territoires sur deux états Syrie et Irak.

 

L'Etat Islamique a également pour intérêt dans cette fiction de « guerre au terrorisme » de montrer des « bons », maintenant Al Qaïda qui sont ouvertement appuyés, armés et financés pour combattre des « régimes » hostiles et de désigner des « méchants » ceux qui font ouvertement le plus sale boulot pour le compte de cet impérialisme. Ces « bons » transmettant armes, munitions et fonds aux « méchants ». Ainsi il est simple de faire semblant d'attaquer les « méchants » tout en les supportant par l'intermédiaire des « bons ».


Les revendications d'actes terroristes sous faux drapeaux précédemment attribués à Al Qaïda désigné maintenant « bon » (ils font du bon boulot) sont maintenant attribués à l'Etat Islamique désigné « méchant ».

 

Alors, la deuxième fonction de l'Etat Islamique est, en revendiquant d'horribles attentats, de faire monter l'islamophobie, une guerre civile larvée et de donner prétexte à la limitation des libertés publiques afin de museler une population qui devient de plus en plus hostile. Le « méchant » doit apparaître de plus en plus « méchant» pour faire peur.

 

On voit que la création de cette entité pseudo hostile mais parfaitement contrôlée ne présente que des avantages pour l'impérialisme.


Comment Al Qaïda et l'Etat Islamique ont il put recruter autant de mercenaires dans tout le monde arabe ? En élaborant une autre fiction pour le côté musulman avec l'aide et les moyens financiers de son très proche allié l'Arabie Saoudite.

 

La fiction religieuse.

Il fallait donner corps également à la guerre des civilisations côté musulman pour alimenter un « jihad » contre les « croisés » assimilés à un impérialisme, il fallait « fondamentaliser » et radicaliser la religion musulmane la montrer en quelque sorte « révolutionnaire » anti occidentale pour pouvoir recruter parmi une jeunesses toujours prompte à l'engagement ou recruter parmi des populations pauvres agricoles et traditionnelles. Ce rôle fut dévolu à l'Arabie Saoudite des Wahhabites et au Qatar des « Frères Musulmans » alliés depuis toujours des anglo-saxons. Cette fiction passa par les mosquées pourvues largement en capitaux et en Imams qui fustigeaient l'occident dans leurs prêches reprenant le thème du jihad contre les croisés modernes.

 

Imam prêchant auprès d'enfants.

 

Depuis le début du siècles les anglo-saxons et leurs alliés saoudiens travaillent à créer ce fossé civilisationnel en faisant monter cette double fictions, celle d'un islam qui serait anti occidental et anti impérialiste d'un côté pour les populations musulmanes et de l'autre un islam qui serait fondamentalement barbare et terroriste pour les populations occidentales.

 

Évidemment tout ceci n'est que manipulation, l'islam pas plus que d'autres religions n'est ni révolutionnaire (pour s'en convaincre voir l'Arabie Saoudite) ni intrinsèquement terroriste puisque ce terrorisme comme celui du 11 septembre 2001 est toujours pratiqué par des spécialistes occidentaux, sous faux drapeaux.

 

Une mosquée à Dubaï du luxe, du grand luxe

 

La Russie ennemie permanente de la thalassocratie anglo-saxonne se devait de briser ces deux fictions en montrant derrière ces manipulations d'opinions, occidentales et musulmanes, l'horrible et criminel visage de l'impérialisme. En s'attaquant réellement à ses mercenaires autant ouvertement armés que clandestinement soutenus, ne croyant nullement à ses fictions, la Russie a mis à terre les plans de l'impérialisme qui projetait une fois l'affaire moyen orientale terminée de lancer ses armées sur son sol.

 

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 13:43

 

 

Poutine face aux « Etats profonds » criminels.

 

par Ariane Walter

 

 

Poutine est un patriote qui ne lâchera jamais sur les points essentiels de son indépendance nationale : l’appartenance de la Crimée et de Tartous, en Syrie, à son système de défense. Pour ce faire, face à une coalition qui utilise les armes du terrorisme, il use les armes de la diplomatie et des lois. On comprend qu’il ait des problèmes.

 


Mais parlons de cette coalition. Elle s’est affirmée aux Etats-Unis, après l’assassinat des trois derniers grands hommes de ce pays : les deux frères Kennedy et Martin Luther King. L’assassinat de John Kennedy a été un coup d’État qui a donné tout pouvoir à ce que les historiens appellent un « État profond», c’est à dire une organisation qui agit en dehors des règles de la démocratie. Elle est l’émanation de pouvoirs occultes, financiers et corporatistes, qui n’hésitent pas à s’allier avec les mafias quand il y va de leur intérêt. Ainsi, pour débarquer en Sicile, les US avaient eu recours aux bons conseils de Lucky Luciano. Ensuite dûment récompensé.John Kennedy est un bon exemple de cette accointance, puisque élu grâce à la mafia de Chicago, très amie avec son père. Mais l’homme, ensuite, n’avait pas assez renvoyé l’ascenseur, menacé la banque privée de la FED de nationalisation et vexé les militaires de la baie de cochons. C’était beaucoup. La mort de Kennedy a été un coup d’État. Comme lors des attentats du 11 septembre.L’Histoire chemine vers cette vérité qui explosera un jour. N’en doutons pas. C’est une longue traque mais de la même manière que notre siècle est né dans l’horreur, de la même manière, il ne pourra entrer dans un nouveau monde, celui du respect des hommes et de la terre, que quand ses rouages seront connus.Un jour, un grand président des Etats-Unis rouvrira cette enquête et la vérité signera la fin d’un Etat profond antidémocratique. Pour l’instant, on en est loin. Quoique…On est si près de la fin de tout, qu’il y aura peut-être de bonnes surprises. (Un bruit courait sur le net récemment : Poutine avait des photos satellites qui révélaient que le 11 septembre était autre chose qu’une cutter-party. J’ai repensé à cela en voyant Poutine montrer à Obama des photos satellites de convois de pétrole et la liste des quarante particuliers, certains appartenant au G 20, qui financent Daech. Voilà une jolie scène qu’on a voulu lui faire payer cher.)
Eclaircissons le sujet de cet État profond américain, vendeur de drogue, créateur et parrain des terroristes, en citant, d’une part, Eisenhower :« Dans les conseils du gouvernement nous devons prendre garde à l'acquisition d'une influence illégitime voulue ou non par le complexe militaro-industriel. Le risque de la montée désastreuse d’un pouvoir usurpé existe et persistera. »Nous vivons ce désastre. Et ensuite Kennedy :« Nous sommes opposés dans le monde à une impitoyable conspiration monolithique qui compte principalement sur des moyens secrets pour étendre sa sphère d'influence, sur l'infiltration plutôt que sur l'invasion, sur la subversion plutôt que sur les élections, sur l'intimidation plutôt que sur le libre arbitre. »
http://fr.sott.net/…/11928-Evidence-of-Revision-un-document… donc, Kennedy était « conspirationniste !(A ce sujet je fais une brève parenthèse : un homme de main de la Mafia qui va être libéré après de longues années de prison avoue être celui qui a tiré sur Kennedy depuis la butte qui faisait face au cortège. Il précise même que pour ce coup la Mafia et la CIA étaient main dans la main. http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/…/j-ai-tire-sur-j…)
C’est cette conspiration monolithique qui est à l’origine de notre « New World Order ». « Pax americana ». Ou tu te soumets, ou tu livres tes terres et tes peuples ou on te ronge par le chaos. Gentils voisins.Poutine, qui était de cette bande du temps du père Bush, celui-ci l’ayant rassuré quant aux intentions de son grand pays guerrier, a tout a coup compris qu’il était sur la liste des gêneurs à éliminer. Après Ben Ali, Moubarak, Khadafi et Assad, ce serait lui. Pour récupérer la sainte Russie et en faire un aérodrome pour voler vers la Chine. Visons de Folamour.Niet, niet, niet !
Face à ce danger, les évènements d’Ukraine ayant sonné l’hallali, Poutine a réussi un exploit. Celui qui avait, de par le monde, réputation d’ennemi de la liberté est devenu son plus grand défenseur ! Incroyable ! Par intérêt politique, certes, ne pouvant céder la Crimée ou la Syrie, il s’est fait le champion de tous les peuples qui souffrent de la folie monomaniaque de la Cabale.Voici à l’horizon rampant dans le sang, la drogue et le terrorisme, les Etats profonds d’Israël, des États-Unis, de leurs alliés, de la Turquie et de l’Union Européenne promise à l’encan de TAFTA.(À ce sujet , je joins une vidéo amusante où l’on voit un rabbin juif expliquer ce que sont, comme le Saint et le Saint des Saints, la CIA dans la CIA, le Mossad dans le Mossad et tous ces États profonds qui dirigent leurs Etats en dehors de la démocratie. Je vous la recommande !)
Dans tout ce chaos qui file vers la lumière car c’est la règle de ce monde, tout excès détruit ses pourvoyeurs, que représentons-nous, nous, simples citoyens d’internet?Beaucoup. N’en doutons pas.Savez-vous, que nous sommes, nous les internautes, comme les Dieux des récits d’Homère ? Dans l’Iliade on voit les dieux observer les hommes et leurs combats. Intervenir même dans la bataille. C’est ce qui se passe actuellement. Nous, les hommes, nous observons les faux dieux. Les faux maîtres et leurs mensonges. La vie politique, même la plus secrète, se passe dans un aquarium. Tout est visible et analysé. Seconde après seconde. Le moindre incident est commenté.Nous, les internautes nous observons et nous agissons .L’Histoire se fait sous nos yeux et nous la faisons.N’en doutez pas. N’écoutez pas ceux qui vous disent que vous perdez votre temps derrière votre écran. Vous aussi, vous êtes une armée. Voilà pourquoi le boycott, BDS, contre Israël est si efficace. Voilà pourquoi, les medias atlantistes s’effondrent. Voilà pourquoi les recettes des Coca et autres poisons sont en chute libre. Voilà pourquoi le veganisme fait de nouveaux adeptes. S’il n’y a plus de morale au niveau des États, il y a une morale au niveau d’internet. Cet internet qui a choisi Poutine pour champion.
Il tient tête à la cabale.C’est un homme calme, diplomate qui rencontre tout le monde, même ceux qui l’humilient. C’est un homme à la parole claire. Il est noble à côté des mensonges et des grimaces des autres. Toutes ses vidéos, en particulier son discours à l’ONU se partagent sur la planète entière.Voilà pourquoi la cabale se devait de réagir. A cause de lui. A cause de nous. Et elle s’est vengée comme une cabale mafieuse. Lâchement. Par une pluie d’attentats. Une manière de dire à Poutine : « Tu nous fais mal mais nous aussi on peut te faire mal. » Tout a commencé par la chute de l’avion russe, puis par les attentats de Paris, hier ceux de Tunis et enfin l’avion russe abattu par la Turquie.Le monde retient son souffle. On sait trop à quel point certains fous qui vendent des armes souhaitent un conflit généralisé ; avec toujours ce rêve en ligne de mire : tuer Poutine et prendre le pouvoir en Russie avec un nouvel Elstine ! Chanter le retour de la démocratie ! Voler toutes les richesses naturelles comme ils le font en Ukraine où dans le gouvernement trônent trois américains, nationalisés en 24H.) Il faut le faire !
Poutine est dans une situation délicate. Certes. Il sera sans cesse à la merci d’attentats. A la merci d’une presse propagandiste. A la merci d’un immense inside job qu’on pourra mettre sur le dos des séparatistes de la Novorussia, par exemple.Pire encore. Il a intérêt à veiller sur lui. Que la Cabale, humiliée, veuille sa peau, c’est évident.
Pourtant, face à cette pression, il garde son calme et continue ses révélations. Voici quatre extraits de sa conférence de presse d’hier :
-La perte d'aujourd'hui est un coup que des complices des terroristes nous ont porté dans le dos.
-Depuis longtemps nous savons qu'une grande quantité de pétrole et de produits pétroliers circule sur le territoire de la Turquie en provenance des territoires contrôlés par Daech.
-Si Daech a de telles ressources financières grâce au commerce du pétrole et qu'en plus de cela il est protégé par des forces armées nationales, alors on comprend mieux pourquoi il tue des gens de manière aussi atroce, pourquoi ils commettent des attaques terroristes y compris au cœur de l'Europe.
-La Turquie s'est adressée à ses partenaires de l'OTAN pour discuter de cet incident comme si c'était nous qui avions abattu un avion Turc et non pas eux qui avaient abattu le nôtre. Qu'est-ce qu'ils cherchent? A mettre l'OTAN au service de Daech ?
Oui, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie soutiennent le terrorisme et sont donc des Etats terroristes. Récemment Mélenchon, dans une intervention remarquable de clarté, révélait que le parti socialiste turc accuse le fils du président Erdogan de faire commerce avec Daech pour le pétrole. La frontière entre la Syrie et la Turquie est le lieu de tous les trafics et si Daech disparaît leur PIB va en prendre un sacré coup.
D’où la nécessité de frapper un coup. De dire aux Russes. « Non, votre avion n’était pas chez nous, mais on s’en fout. On a nos protections. L’Otan nous soutient. On fait ce qu’on veut. Lâche-nous la grappe où il va t’arriver la même chose. »
Il est évident que pour répondre, Poutine n’a pas à son service une armée de terroristes crée de longue date. Il n’a pas des ONG partout. Il ne saupoudre pas la planète de billets de monopoly. Il est dans une situation complexe où il doit résister aux provocations tout en continuant à attaquer la pourriture de la cabale. Car si la Turquie soutient les terroristes et si l’Otan soutient la Turquie, cher Poutine, la cabale dont le siège est à Washington dans Washington, est terroriste. Attendons le nouvel épisode qui semble être d’après ce que nous dit notre gouvernement, un gros attentat chimique sur Paris…
Car si, pour les éviter, ils n’arrivent à rien, pour les annoncer ils sont très forts. Forza Poutine ! Forza Internet ! Vox populi vox dei !!!
(En cadeau, une compilation de medias étrangers qui nous expliquent ce qu’il faut penser de la Cabale, des terroristes et de l’attentat de Paris. Décidément, il y a des complotistes partout !)

 

http://fr.sott.net/article/11928-Evidence-of-Revision-un-documentaire-explosif-sur-les-meurtres-de-JFK-MLK-et-RFK

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 18:44
La faiblesse de l'occident, par Claude Bourrinet


Si l'émotion est une réaction humaine, la pensée l'est aussi. Si la première se manifeste dans l'immédiateté et la sensibilité, la seconde répugne à se mêler d'affectivité. Or, ce qu'il est convenu d'appeler la « toile » véhicule un vaste réseau mouvant et effervescent de réactions pathétiques. Dans la société de masse où nous nous situons, où les cloisons qui délimitaient les domaines d'expression de l'humain ont sauté, elles valent comme pensées. Je souffre, je suis anxieux, je hurle, je hais, j'adore, donc je cogite, donc le suis.
On trouvera, dans ce flux d'adrénaline, tout ce qu'il faut, pour tous les goûts. Des messages d'amour destinés à la communauté musulmane, forcément innocente, comme aurait pu dire Marguerite Duras, jusqu'aux diatribes haineuses contre l'Islam, pour n'évoquer que les deux pôles d'un spectre bariolé de nuances émotionnelles. A partir de ces pulsions, on induit des analyses : les terroristes ne sont qu'une minorité, les Mahométans étant tout aussi victimes que les « mécréants », ou bien la France est minée par un islamisme rampant qui, comme jadis le marxisme, sape les fondements de l'Occident.
La complexité du monde se conjugue difficilement avec la simplicité du sentiment. Toute mère verra son enfant comme le plus beau des bébés, même si ce n'est pas vrai. En tant qu'homme, j'éprouve de la pitié, une immense compassion pour les victimes d'un terrorisme atroce, tout en me souvenant que toutes les « civilisations », même les plus « avancées », sont en mesure de tomber dans la barbarie.
Quoi qu'il en soit, il faut bien essayer de chercher les raisons qui nous livrent, comme des moutons promis à l'égorgement, au couteau du bourreau. Il est nécessaire de savoir pourquoi l'arbre est pourri par un parasite qui le destine au délabrement, puis à la mort.
Et ce n'est pas l'Islam, que je vois alors, comme unique responsable, mais notre faiblesse, notre jouissance mortifère à nous abandonner aux plaisirs les plus vulgaires, notre lâche capitulation devant les facilités bêtes et sales de la société matérialiste et marchande. L'âme nous fait défaut, l' « anima », la vie. Comme s'interrogeait déjà Soljenitsyne, en 1970 : « Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ? » J'ignore si c'était le mot « joie » qui traduisait le mot russe, utilisé lors de la remise du prix Nobel au dissident orthodoxe. Peut-il s'agirait-il plutôt de griserie, d'ivresse, voire de rigolade. De divertissement, disait Pascal. Toujours est-il que la comédie vaine et sotte doit cesser, quand viennent les Visiteurs du soir.

 

Claude Bourrinet

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 11:01

Tout s'éclaire, mais complètement !

 

 

Je fais ici suite à mon article précédent « Tout s'éclaire » écrit au moment du déclenchement de l'action militaire russe contre les mercenaires terroristes qui combattent en Syrie pour les compte des USA et de ses vassaux.

Je précise ici une analyse sur les sources et raisons de cette guerre qui maintenant met en contact quasi directement l'armée russe avec les USA.

 

Base militaire russe de Lataquié en Syrie

 

La Russie est intervenue militairement et directement en Syrie. C'est suffisamment rare pour être remarquable et cet engagement ne pouvait être réalisé sans que n'existe un besoin impérieux pour l'avenir même de ce pays. La Russie n'a pas pour habitude de se répandre sur toute la planète comme le font les USA depuis toujours.

 

Envisageons d'abord le contexte de cette intervention et ses raisons.

La Russie, au moins depuis le 19ème siècle, est une cible perpétuelle pour les anglo-saxons.

Quand on considère la répartition des océans et des continents sur notre planète on s’aperçoit qu'il existe un super continent, l'Eurasie partagé par 12 fuseaux horaires sur 24, le plus vaste et de loin de tous les continents. Au cœur de ce continent, existe l'état le plus vaste du monde, la Russie partagé par 10 fuseaux horaires. Ce poids lourd continentale possède une frontière avec les pays dits de l'Europe occidentale et une autre avec la Chine, un lien extraordinaire entre deux grandes puissances industrielles. Dés le 19ème siècle les britanniques coloniaux voyaient la Russie comme un terrible concurrent notamment sur les zones convoitées de l'orient, l'Iran, l'Inde, la Chine. Ils entreprirent la guerre de Crimée (1853 - 1856) avec leur nouveau toutou la France, humiliée à Waterloo, pour contenir la Russie sur son flanc sud, puis ils financèrent le Japon en 1905 pour contenir la Russie sur son flanc Est, Japon qui lança la guerre de Mandchourie.

 

L'expansionisme russe ici caraicaturé dans la presse française anglicisée de 1830

 

Au début du 20ème siècle les britanniques s'intéressèrent à une nouvelle discipline, la géopolitique devant aider leur réflexion sur la nécessité pour eux de dominer le monde.
La thalassocratie britannique (britannia rules the waves), régnant sur les océans et contrôlant ainsi le commerce maritime mondial va considérer avec Halford John Mackinder, universitaire britannique que la géographie par définition immuable règle les rapports d'influence entre les nations, et que la terre est divisée en deux grandes zones : une vaste île que sont les continents eurasiatiques et africains, il associe l'Afrique du Nord au continent eurasiatique, et une vaste étendue océanique. Il appelle cet ensemble continental « world island », cette île monde possédant un cœur, « heart land » qui est l'actuelle Russie, qui serait l'objectif principal de conquête pour l'empire britannique.

 

La théorie impérialiste anglo-saxonne de l'Île monde

 

La guerre de 1914 fut déclenchée pour séparer l'Allemagne de la Russie quand une association d'entreprises russo-germaniques s’intéressa au pétrole de la mer Caspienne. Séparer l'Allemagne de la Russie devint l'obsession géopolitique principale des anglo-saxons.

Puis au milieu du 20ème siècle, les USA héritiers de l'empire britannique, théorisèrent également la géopolitique avec l'un de leurs universitaires, Nicolas Spykman, à la suite des théories de Mackinder il définit un « rimland » comme les rives de cette île monde qu'il serait nécessaire de se saisir d'abord afin d'encercler le cœur pour ensuite le prendre. Ainsi naquit la volonté anglo-saxonne d'encerclement de la Russie, en prenant pied sur ce « rimland » périphérique du « heart land ». Ce serait l'objectif final pour s'approprier ce cœur ou se situe au moins 40% de toutes les richesses mondiales.

 

La propagande de peur du bolchévisme faisant suite à celle du russe

 

La révolution bolchévik en Russie fut perçue comme une grande opportunité pour les anglo-saxons de pouvoir s'attaquer à la Russie et la conquérir en mobilisant les états contre le « communisme » qui devait représenter un danger pour les oligarchies au pouvoir. Malheureusement pour eux les bolchéviks, mirent en échec la coalition internationale d'une vingtaine d'états qui s'attaquèrent à eux de 1918 à 1920.

 

Après cet échec, la thalassocratie étasunienne finança l’ascension du nazisme dans les années 30 du 20 ème siècle en Allemagne y voyant la construction d'un ennemi irréductible contre le bolchevisme honni autant que la Russie. Les anglo-saxons sabotèrent tout idée d'accord anti nazi entre les puissances européennes occidentale et l'URSS après l'annexion des sudètes, partie germanophone de la Tchécoslovaquie, ce furent les accords de Munich, que les soviétiques considérèrent comme une action hostile à leur encontre. En désespoir de cause l'URSS du conclure un pacte de non agression avec l'Allemagne nazie, pacte qui représentait le plus grand danger pour les anglo-saxons. N'oublions pas que l'action géopolitique fondamentale des anglo-saxons est de séparer l'Allemagne de la Russie comme il fut entrepris en 1914, les britanniques et leur toutou habituel, la France, depuis la défaite de 1815 se jetèrent alors dans la guerre contre l'Allemagne qui soudain n'était plus fréquentable. Dans la presse Monsieur Hitler, épris de paix et pressenti pour le prix Nobel de la Paix devenait un horrible dictateur à combattre tout comme le bolchevisme.

 

Cependant, comme il avait été programmé a grand coup de dollars depuis le début de son ascension, Hitler jeta l'Allemagne contre la Russie soviétique en 1941, les anglo-saxons pouvaient se frotter les mains.

 

La défaite de l'Allemagne contre l'URSS fut un lot de consolation pour les thalassocrates, car ils mirent durablement la main sur l'Allemagne et l'Europe occidentale qu'ils purent occuper militairement faisant quand même une avancée considérable dans le « Rimland » c'est à dire dans l'encerclement de la Russie.

 

En 1991, s'assurant de complicités au plus haut niveau de l'état soviétique dont Mikhaïl Gorbatchev les USA réussirent à ce que l'URSS se saborde de l'intérieur. Ils se ruèrent sur ses restes et pensèrent alors avoir définitivement gagné la partie quand le Carlisle Group de la CIA mis la main sur l'industrie pétrolière russe. Ceci ne put se faire sans la complicité de quelques oligarques considérablement enrichis par le vol des biens ayant appartenu à l'état soviétique.

 

C'est alors que Vladimir Poutine, colonel de l'ex KGB (services secrets soviétiques) mit un terme au dépeçage de l'ex Russie soviétique et commença à entreprendre le redressement du pays. Mais, ayant perdu ses marches européennes et connaissant un effondrement économique considérable, la Russie ne pouvait plus jouer le rôle d'opposant planétaire à l'impérialisme anglo-saxon. L'impérialisme n'ayant plus d'opposition put s'étendre sur le monde et entreprit une série de guerres coloniales pour imposer son système financier aux quelques récalcitrants du Rimland, se réservant la Russie comme ultime cible une fois l'encerclement achevé.

 

Bien évidemment, l'impérialisme thalassocratique n'a jamais expliqué son avidité pour la Russie dans les termes un peu rudes de Mackinder et de Spykman sur la nécessité pour les anglo-saxons de conquérir la Russie, cœur de l’île monde Il disait s'opposer à l'autocratie tsariste puis au « communisme », et maintenant à une néo autocratie poutinienne. On peut remarquer que la guerre froide menée par la thalassocratie contre le Russie ne change jamais quelque soit le régime politique qu'elle se donne. Cette guerre froide est toujours d'autant plus violente que la Russie devient forte et elle s'apaise quand cette Russie sombre comme sous Gorbatchev et Elsine qui furent les « chouchous » de l'occident.

 

La Russie encerclée.

 

Considérons l'actualité de la guerre permanente et sempiternelle que mène la thalassocratie anglo-saxonne contre la Russie pour des motifs de permanence géopolitique.

La Russie n'est pas partie de loin, elle put se réorganiser car héritière de l'immense technologie soviétique même affaissée. Toujours experte en technologie aérospatiale, en technologie minière et pétrolière, possédant un grand nombre d'ingénieurs et de scientifiques rompus aux technologies de défense et d'armement. La guerre d'Ingouchie contre la Géorgie tenue à bout de bras par Israël et les USA fut un test qui effraya les autorités russes. En effet, celles-ci comprirent l'état de délabrement dans lequel se trouvait son armée, l'incurie complète de l'armée géorgienne évita à la Russie un désastre. Un gros effort de redressement des capacités militaires de l'armée russe fut décidé en reprenant notamment les programmes de hautes technologies soviétiques surtout en électronique et informatique abandonnés depuis un certain temps. Ce redressement ne fut pas facilité par le fait que l'essentiel du savoir faire militaire et aérospatial soviétique était en Ukraine dans la région de Kharkov maintenant sous la mainmise étasunienne.

 

Puis, le début de la présidence de Vladimir Poutine et surtout celle de Medvedev fut quand même marqué par une grande naïveté des autorités russes quand aux intentions de l'impérialisme. En Russie tout comme en Chine beaucoup, dans les cercles du pouvoir, pensaient que l'affrontement avec l'ouest était terminé que s'en était fini de la « lutte idéologique » comme un militaire chinois de haut rang me l'avait spécifié. Les oligarques autant russes que chinois, voyaient dans l’extension de l'impérialisme US une grande opportunité pour s'enrichir encore et encore au détriment de leurs peuples. Peu, très peu étaient conscients du danger, c'est ainsi que la Russie et la Chine s'abstinrent de voter contre la résolution 1973 permettant à l'OTAN, sous le prétexte de l'organisation d'une zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye de détruire ce pays et de s'approprier ses richesses.
 

Cette affaire Libyenne marqua une prise de conscience dans la perception des russes et des chinois quand a la duplicité et des intentions de l'impérialisme.

Un tournant fut engagé, plus rien ne serait comme avant. Avec cette prise de conscience soudaine, une guerre sans merci possible commença entre l'impérialisme thlassocratique anglo-saxon et les tenants russes et chinois du « heart land ».

 

Les conditions de la guerre impérialiste.

 

D'abord le but de l'impérialisme aujourd'hui est de mettre la main sur les systèmes politiques et financiers des états afin de les endetter et de prélever ainsi un intérêt permanent alimentant le volume de capitaux disponibles à la spéculation haussière sur les matières premières. En second lieu seulement s'approprier les ressources de matières premières afin de payer le minimum possible de redevances aux états. Le fin du fin pour l'impérialisme est de s'approvisionner auprès d'organisations terroristes ou mafieuses non étatiques trouvant ainsi les prix les plus bas.

 

Le prototype quasi caricatural de la guerre impérialiste fut la Libye qui non seulement n'était pas endettée mais prêtait de l'argent au FMI. Bien sure les redevances pétrolières que devaient payer les compagnies étrangères à l'état libyen étaient les plus hautes que l'on puisse trouver mais le peuple libyen vivait très bien.

 

Les USA et ses satellites qui prétendent vivre en démocratie se doivent d'abord de masquer ces sales guerres crapuleuses par des considérations humanistes propres à tromper leurs peuples. L'impérialisme a mis en place un double jeu et un soutien médiatique permanent pour le cacher afin de donner du crédit à ses affirmations humanistes mensongères.

 

Évidemment ce double jeu peu sembler contradictoire à l'observateur attentif, mais l'impérialisme a prévu un argumentaire pour les médias afin qu'ils puissent marginaliser ces observateurs trop gênants. Les accusations de conspirationnisme, d'antisémitisme, d'extrême droite et de vouloir remettre les juifs dans les chambres à gaz sont les insultes médiatiques habituellement proférées à l'encontre de tous observateurs trop sérieux ne pouvant s'exprimer que sur les réseaux sociaux.

 

Le double jeu principal est « la guerre au terrorisme » entrepris suite à l'opération du 11 septembre 2001. Les arabes et les musulmans en générale, selon leur doxa médiatique seraient des gens dangereux qui ourdiraient en permanence des attentats terroristes. Cette affirmation fut appuyée par un grand nombre d'attentats sous faux drapeau dont le plus célèbre est celui du 11 septembre 2001, bien d'autres ont suivi et se suivent régulièrement comme l'affaire Charlie Hebdo ou la mascarade du Thalys. Donner corps à cette affirmation est une préoccupation permanente des médias aux ordres c'est ce que l'on appelle le développement perpétuel de l'islamophobie.

 

Parallèlement à une guerre au terrorisme imaginaire et gesticulatoire mettant en cause des musulmans, l'impérialisme utilise des mercenaires musulmans particulièrement violents combattant pour ses intérêts coloniaux et impérialistes.

 

Affirmer d'un côté que l'islam est criminogène par essence et de l'autre fabriquer des « résistants » musulmans dans un hypothétique printemps arabe est un jeu dangereux mettant en permanence les médias aux ordres sur la corde raide.

 

Bien entendu toute action de l'impérialisme, ou que ce soit, doit être vu in fine comme une action contre la Russie cible essentielle de l'impérialisme. Les hordes « jihadistes » levées un peu partout sur la planètes pour combattre le régime laïc syrien ne sont engagées que dans une étape leur permettant de s'aguerrir au combat. Leur but, assigné par l'impérialisme via ses états vassaux est de les faire se déferler contre la Russie et plus loin la Chine.

 

La Russie ayant retrouvé ses forces a maintenant pris conscience des desseins de l'impérialisme, elle sait que les USA avec ses affidés ne lui laisseront jamais de répits, c'est la raison principale de son intervention militaire en Syrie, elle attaque les mercenaires de la thalassocratie avant que ceux-ci ne la prenne directement pour cible. La raison secondaire est également de démontrer à l'agresseur le niveau de ses capacités militaires afin de le faire réfléchir sur les conséquences qu'auraient son engagement sur le sol russe.

 

USS Donald Cook survolé par un avion russe non armé, mais pourvu d'un système de brouillage

http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?t=9578&sid=041c8cb9293b3ef5e798b27e50cb2d9f

http://www.air-cosmos.com/deux-avions-russes-interceptes-pres-de-l-uss-ronald-reagan-en-mer-du-japon-50484

 

Enfin la dernière raison est d'ordre médiatique, en effet dans son double jeu l'impérialisme prétend combattre un terrorisme qu'il a lui même fabriqué de toute pièce. A cet effet il a divisé ses mercenaires en deux camps d'un côté celui qu'il arme ostensiblement au vu de tous, camp qu'il a baptisé modéré, c'est principalement Al Nosra affilié à Al Qaïda . On savait que cette organisation était une fabrication étasunienne mais de là à l'avouer urbi et orbi c'est étonnant, ils font du « bon boulot » certes comme l'affirma l'ineffable Fabius mais quand même, les médias se doivent de ramer pour faire avaler cette histoire aux bas peuples.

 

De l'autre côté ils ont inventé l'Etat Islamique, ISIS ou Daesh qui seraient les méchants médiatiques mais présentés avantageusement comme incontrôlables donc pouvant être investis des missions les plus noires, celles qui pourraient choquer des peuples ébahis. « C'est pas nous, c'est pas nous ! » diraient les tenants de l'impérialisme, « tous c'est horribles massacres ce ne sont que ces méchants arabes que d’ailleurs nous combattons ». C'est ainsi que le nettoyage ethnique de l'Irak préparé pour sa partition et prévu de longue date par les USA fut l’œuvre de Daesh.

La simulation d'une action militaire contre Daesh par une « coalition » occidentale effectuée depuis une année n'a pu, curieusement, contenir l'avance de cet « état » terroriste fort commode pour les USA. De nombreux témoignages ont rapporté des parachutages d'armes et de munitions aux mercenaires « islamistes », un officier israélien de haut rang conseillant ou commandant Daesh a même été capturé par les militaires irakiens.

 

Cependant, nous observons par moment des affrontements aux USA entre deux camps qui seraient sérieusement opposés au sujet de Daesh et de la Russie, celui des jusqu'au-boutistes dans l'établissement d'un pouvoir étasunien absolu et global sur le monde, les partisans d'une guerre totale que seraient Hillary Clinton, le général Petraus ou le sénateur Mc Cain et de l'autre côté les partisans d'un compromis avec les russes que seraient Obama, Kerry et son entourage.

Doit-on donner crédit à cette opposition qui pourrait être de façade? Personnellement je doute fort qu'elle existe réellement car il ne faut pas oublier qu'aux USA comme ailleurs c'est « l'état profond » qui gouverne, (voir les écrits de Peter Dale Scott) http://www.voltairenet.org/article187500.html.

 

Les USA comme traditionnellement les britanniques sont des experts en double jeu, voir triple et tout ce qu'ils nous donnent à voir doit être sujet à caution.

 

On peut remarquer par ailleurs que l’État avantageusement appelé islamique agit comme un repoussoir et un prétexte au développement de l'islamophobie chère à la « guerre des civilisation » théorisée par Samuel Huntington et largement médiatisée par toutes les extrême droites du monde. Cet Etat Islamique (Daesh) joue magnifiquement bien deux rôles, montrer un visage réaliste d'un terrorisme hyper violent d'essence musulmane d'un côté et de l'autre disposer d'une armée efficace de mercenaires bien encadrés et armés prête à toutes les basses besognes qu'un état se présentant féru d'humanisme ne pourrait perpétrer.

 

La Russie, par son intervention militaire, contribue radicalement à mettre un terme à cette politique d'illusionniste de la thalassocratie anglo-saxonne. En attaquant Daesh le mauvais autant que les pseudo modérés de la CIA, elle a déclenché des hurlements de tout ce que l'impérialisme compte comme voix dans le monde et elles sont nombreuses.

 

Les médias dont on sait qu'ils sont aux ordres et comme s'il fallait nous en donner une preuve supplémentaire, se sont déchaînés contre la Russie et son leader Vladimir Poutine. Rapportez vous à votre programme télé habituel et vous verrez comment la russophobie se répand comme une traînée de poudre. La Russie s'en prend au « terrorisme » montré bruyamment comme étant islamiste, dont on nous dit que depuis 2001 les USA et ses satellites lui feraient une guerre acharnée. C'est pour l'impérialisme évidement intolérable car ce faisant tous ses plans de domination sur le monde par la manipulation des consciences sont dévoilés soudainement.

 

Alors évidemment tout maintenant s'éclaire même pour les plus sceptiques et cette guerre présentée par des médias aveugles ou au mieux borgnes comme étant complexe est parfaitement simple, il n'y a bien que deux camps celui de l'impérialisme terroriste et celui qui a entrepris de lui faire la guerre car il fut acculé à la faire.

 


 

 

Published by Alain Benajam
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 16:31

Je publie sur mon blog un autre article de Claude Bourrinet, non pas que je partage l’entièreté de son point de vue car nous venons d'horizons politiques différents, mais les idéologies politiques du 20 ème siècle se sont effondrées et n'ont plus de sens aujourd'hui. Nous sommes maintenant à l'ère du réseau sur lequel chacun exprime son point de vu de manière à ce que chacun puisse prélever ça et là ce qui l'intéresse et alimenter ainsi sa propre réflexion.
Cet essai de Claude est particulièrement riche et il y a beaucoup à y puiser et je vais moi-même y puiser.

 

Alain Benajam

 

 

Recherche de la France, entre fatalité et liberté.

 

 

 

Interroger l'avenir met en jeu la nécessité, voire la fatalité, et la liberté. Agir sur l'Histoire, dans l'Histoire, est prendre la mesure, par l'action, du jeu de l'une par rapport à l'autre. On ne sait pas toujours quelle Histoire on fait, si l'action est utile ou vaine, ou si elle ne va pas se retourner comme un boomerang. Depuis au moins Hegel, c'est un topos d'étudiant que d'évoquer le travail ironique des hommes, qui peinent, souffrent, tuent et meurent pour, finalement, aboutir exactement à l'inverse de ce qu'ils espéraient. La force des choses est dotée d'une énergie ravageuse et cocasse, apparemment engendrée par un esprit malin. On empoigne les manettes de direction de la grosse locomotive en croyant l'orienter, et on se retrouve dans une gare qu'on n'avait pas prévue, dans une voie de garage, ou dans l'abîme. La mémoire est hantée de colossales catastrophes, qui avaient commencé par le souffle frais et vivifiant de l'espoir. La marche de l'humanité est semée de chemins de traverse, qui la mènent là où elle ne voulait pas se rendre. La vie est un vaste déménagement, disait Baudelaire, et le monde, un hôpital. On ne fait que changer de lit, quand on en trouve un. Qui abandonne le sien peut se retrouver sur une mauvaise paillasse.

 

Les Cisterciens, au XIIe siècle, entreprirent de revenir aux sources du christianisme, à la simplicité évangélique, pure et dure : ils finirent, à force de pénitence et de vertu, par valoriser le travail, qui présentait, jusque là, une connotation péjorative. Le monde moderne, avec ses injonctions de productivité et d'ascèse laborieuse, était né. La quête des racines avait conduit à défricher l'avenir. Même engrenage pour le calvinisme. La logique des anabaptistes, d'égalité universelle et de démocratie directe, aboutit à un totalitarisme radical. Tout dissident était un paria, la fusion dans le groupe était la loi, contredisant ainsi toute singularité. Les pires étaient, en Moravie, les huttérites. L'eschatologie christique, semblable à l'annonce, par Joachim de Flore, du troisième règne, celui de l'Esprit, portait en elle l'idée de progrès, qui allait empoisonner le monde à partir du XVIIIe siècle. La naissance de la nation, concept « progressiste » par excellence, avec Philippe Auguste, qui se veut empereur en son royaume, non seulement déchire la tunique du Christ et brise le sceau de l'Empire européen, mais annonce, par l'idée de communauté chapeautée par l’État, l'individualisation des hommes, arrachés à leurs patries charnelles. Le patriotisme national est un pas dans la direction de la modernité destructrice. Les guerres de religions, au XVIe siècle, sécularisées en conflits idéologiques, nous ont donné le libéralisme, en soi indifférent aux croyances, et la Raison d’État, illustrée brillamment par Richelieu, mais que toute l'époque appelait, et qui devint, en philosophie et en littérature, l'utilitarisme. Les moralistes, comme La Rochefoucauld, sont conséquents lorsqu'ils démontrent l'impossibilité de l'héroïsme et de l'amour ; quant aux sensualistes des Lumières, ils ne font que tirer les conséquences de la disparition progressive de la Religion transcendante. Le règne de la Raison est un retrait du divin et l'assomption de l'homme, triomphe révolutionnaire, qui se noiera dans les flaques de sang de la place de la Concorde. On se bat pour la Liberté, avec une majuscule, et on réduit le peuple en esclavage. On veut la libération des êtres, et on les livre à la cupidité. C'est toute l'histoire des deux derniers siècles, qui ont laissé un goût amer. Le XIXe siècle, dont nous ne sommes pas sortis, possède, en germe, tout le grotesque de l'époque actuelle, synthétique, syncrétique, saint crétin, avec le pathos qui est le sien, l'hystérie occultiste et l'optimisme béat, la magie noire, la nécromancie, les tables tournantes, les esprits frappants, et le scientisme, le culte de la femme et de l'enfant, la foi dans le progrès indéfini, illimité, sans tabou. La lumière vient à bout de l'ombre, Satan est réhabilité, il n'y a plus de méchants, sauf l’Église qui, de toute façon, finit dans les poubelles de l'Histoire. Le XXe siècle, l'ésotérisme en pratique, avec ses masses sidérées, ses gourous éructant, ses forces du Bien en lutte contre les forces du Mal, ses flambeaux, ses illuminations, ses spectacles liturgiques grandioses, ses feux d'artifice d'enfer, n'est que l'illustration mirifique de ce programme de génie. Tout finit alors par le dernier homme, exténué, flasque, sans âme, sans grandeur, sans grâce, obscène. Au début des deux Guerres mondiales, on criait « A Berlin ! », ou « A Paris ! », et tout le monde se retrouva, une fois que les fumées de la fête se furent diluées dans l'atmosphère, avec les flonflons des marches militaires et le fracas des pétards, dans les supermarchés, ces Églises étincelantes et hygiéniques de la nouvelle Religion planétaire.

 

Notre époque oublie facilement, parce que, depuis quelques siècles, on adore croire dans le lendemain - c'est ce qu'on appelle la foi dans le progrès - mais sans que la sagesse des échecs ait modéré nos élans. Les Grecs anciens, comme tous les Anciens, sauf les Juifs, qui croyaient dans la venue d'un Messie, estimaient que l'espoir était un réflexe d'esclave, qui aspirait, par moment, à sa libération. Le christianisme a appris à l'Europe l'Espoir. Ou plutôt l'Espérance. Une Espérance qui devait tout à la grâce de Dieu. Un faux espoir, terrestre, nous ronge. Le présent est toujours conçu comme la présence de l'injustice, du désordre, du chaos, de l'anormalité, de la folie, qu'un remède guérira. Comme s'il y avait un médicament pour soigner la vie ! Tout âge a, plus ou moins, cette certitude, ou cette sensation. Une révolte, le désir de changer, de bouleverser la donne, ne préjugent en rien de la logique en soi des effets qui s'entrechoquent et conduisent à l'émergence d'autres problèmes, parfois plus graves que ceux qu'on voulait résoudre. Vanitas vanitatum omnia vanitas. Le conservatisme, tel par exemple qu'il était invoqué par Edmund Burke, contre les prétentions démiurgiques de la Révolution française, insiste sur les vertus de la lucidité. Car non seulement la Terreur républicaine a liquidé plus d'êtres humains que tout le XVIIIe siècle monarchiste, afin d'imposer à la société le bonheur et l'égalité, mais on a supprimé aussi les associations, les ordres, les corporations, les « privilèges » (qui étaient des statuts imposant des droits, mais aussi des charges), enfin tout ce qui était destiné à protéger les individus en les insérant dans un réseau de groupes agencés par une vision totalisante de la communauté nationale et humaine. En brisant cette armature que les siècles avaient bâtie et consolidée, en faisant tabula rasa, en croyant que l'homme était voué naturellement à la liberté nue, on le laissait au déchaînement des puissances occultes, à la furie de la destruction, au plaisir du saccage. Baudelaire justifiait ainsi sa participation à l'insurrection de 1848 : c'était la jouissance luciférienne de l'anéantissement qui l'y avait poussé. L'action est toujours, d'une certaine manière, sous l'emprise de l'Ennemi. Toujours, elle sert à se désennuyer, comme l'ivresse, souvent, elle saccage ce qu'il y a de vraie bonté en l'homme. L'Histoire est bâtie avec les pierres du Mal, elle compose avec le Diable, et l'humain est contraint d'ériger ses cités avec ce matériaux. Le plus miraculeux est qu'il parvient, parfois, à leur donner les apparences du Ciel.

 

La subjectivité n'est pas chose simple. Les motivations qui poussent à agir sont complexes, et ne relèvent pas d'intentions aussi pures que celles d'un ange. La pensée française, au moins, a eu l'intelligence, quelque peu janséniste, de mettre en garde contre les intermittences du cœur. Toutefois, certains bons esprits croient encore à l'innocence du cœur. Victor Hugo, cet imbécile à plume, n'était certes pas avare d'épanchements simplets de nourrice attendrie, ou de vomissements salubres contre le méchant Mal. La moraline est un naufrage intellectuel. Notre société est infestée de virulents Hugos, ou de vibrantes Hugotes, qui nous pourrissent l'existence avec leurs leçons de morale. Il n'y a pas un éducateur, un sociologue, un psychologue, un politologue, qui n'emprunte, pour disséquer le corps social, surtout quand il s'agit des naufragés de la vie, les femmes, les enfants, les immigrés, les handicapés etc., tous vulnérables et victimes des méchants, une voix tremblotante d'émotion, d'amour, d'adoration, et de haine contre ceux qui font encore obstacle à la lumière du progrès.

 

Être un Français, c'est, si je puis invoquer une nature qui serait une marque d'identité de notre nation, ne pas être dupe. Une ombre massive de soupçon plane sur la sincérité, y compris la nôtre.

Une fois cette vérité rappelée, que faire ? Qu'est-il possible de faire ?

 

Il est bien évident que l'on ne doit accorder sa confiance à personne, surtout à ceux qui prétendent défendre nos intérêts, à supposer qu'ils sachent quels ils sont. « Ce qui fut sera, Ce qui s’est fait se refera, Et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. » Avoir la foi du charbonnier est peut-être une bonne chose quand il s'agit d'aller mourir sur un champ de bataille, mais beaucoup meurent inutilement.

Ce qui ne signifie pas qu'il ne faille rien faire. Mais je suivrais volontiers Mérimée, qui avait gravé sur sa broche, en revers : « Souviens-toi de se méfier. »

Il n'est pas dans mon intention de désespérer internautes identitaires, colleurs d'affiches et habitués des brasseries.

Ni de les encourager, d'ailleurs.

Je me moque tout aussi bien du peuple, que de la république, ou de la laïcité.

Je place la France à un étiage plus haut que notre âme peut encore aller, notre pauvre âme si rabougrie. Seule Jeanne était capable d'atteinte le faîte de la grâce.

Mais, hélas, il est fort possible que, si Jeanne n'avait pas existé, la France, à la longue, fût devenue ce qu'elle fut, et ce qu'elle devint. Tant la force des choses transcende la force des hommes. On croit déplacer des montagnes, et c'est, de fait, la terre elle-même qui s'est soulevée.

La geste de Jeanne fut-elle inutile ? Elle est un témoin de ce que l'être humain peut faire, un signe que l'on est capable, par le sacrifice et l'honneur, d'atteindre la lisière des territoires de Dieu, là où se touchent Cité terrestre et Cité de Dieu.

Qui porte son regard sur les cinq ou six siècles qui nous précèdent, pour peu qu'il ne verse pas dans les erreurs du progrès, des Lumières, de la Raison, de la Liberté, de l'Individu, du Confort, de l'Hygiène, enfin dans toutes les superstitions qui ont transformé notre âge en obscurantisme, en âge des Ténèbres, verra que tout changement a été une dégradation de la qualité d'être, de la puissance d'exister, de la substance vivante. Nous ne sommes plus que les ombres de nos ombres. Et il n'y a aucune raison que ce processus s'inverse.

Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille réagir, je le répète. Car il faut bien subsister, voire demeurer, vivre en sa demeure, malgré tout, même si tout est vain. Qu'y a-t-il encore à conserver ?

La nature actuelle de l'homme, Français ou pas, est telle qu'il est inconcevable d'attendre un sursaut noble et sain. C'est comme un homme, dans un tunnel sans issue, qui lutterait contre d'autres hommes, dans le noir absolu. Les mots sont pipés, les idées confuses, et, surtout, la mémoire déficiente, menteuse et viciée.

L'individu postmoderne est conçu pour le monde où il flue. Rien ne peut transformer un liquide visqueux en roche de basalte. A moins de le geler.

Qui voit froidement le monde comme il est ?

M'interrogeant donc sur ce qu'est « être français », outre la question de la langue, qui est un vaste programme, je n'ai pu répondre que par une aporie : cela consiste à imiter Jeanne. Pari impossible, assurément. C'est comme mettre le Néant à côté du Tout.

Il faut l'imiter, malgré tout. Non point mourir, inévitablement, sur le bûcher, mais faire plus confiance dans les voix de Dieu que dans celles des hommes.

Je me suis vu « païen » longtemps. C'était un vocable comme un autre, une valise portée entre deux hôtels. Tout le monde sait que ce terme ne signifie rien. Je ne parle pas seulement de l'éventualité de prier Athéna, Astarté, Isis ou Osiris, ce qui est ridicule, mais on ne saurait concevoir de religion qu'incarnée dans une tradition, une structure, un rituel.

J'en ai conclu que la seule religion encore accessible à un Français était le christianisme, sous sa forme catholique.

Catholique signifie « universel », ce qui ne veut pas dire voué à la fusion planétaire, dans le magma inhumain du marché, de la consommation et de l'hédonisme de masse. Le christianisme, c'est la singularité en acte.

De plus, catholique implique l'idée d'intégration. L’Église intègre le legs antique, la religiosité et la sagesse des Anciens, en portant plus haut le message divin. L'incarnation est la garantie que Dieu est là, et qu'on peut avoir accès à son esprit.

Le catholicisme est aussi, plus charnellement, la religion visible, nos églises, nos sanctuaires, nos monastères. Pourquoi chercher ailleurs ?

 

Claude Bourrinet.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 17:45

 

Le racisme, angoisse du dernier homme.

Claude Bourrinet

 

 

 

La question de l' « identité » a surgi au moment où elle n'allait plus de soi. Dans le monde traditionnel, on ne se demande pas qui l'on est, tellement l'existence baigne dans une évidence ontologique. L'on agit comme l'on est. Il a fallu le déracinement moderne, initié dès la fin du « moyen-âge », et la déréalisation actuelle du monde, miné par la confusion généralisée des mots et des choses, pour que revînt en surface des convictions identitaires chargées de redoutables menaces.

 

« Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges », écrivait Nietzsche. Car elles prodiguent généreusement une naïveté qui transforme le crime en acte innocent, puisque sincère. Le mensonge, aussi abject soit-il, pourvu qu'il paraisse comme tel, n'est toujours qu'une prise de distance par rapport à la vérité, qu'il légitime indirectement. La politique est mensonge usuel, puisqu'il s'agit de mener des hommes imparfaits, mais l'idéologie, sécularisation des dogmes religieux, est conviction, donc fanatisme en action. La bêtise mène le monde. « La colère des imbéciles remplit le monde », écrivait Bernanos. On se rabat sur ce qui est à portée, à sa hauteur, très haut très rarement, très bas, la plupart des fois.

 

René Guénon faisait remarquer que l'éloignement progressif du principe supra-humain s'effectuait parallèlement à une mise en relief proportionnelle de l'humain, dans sa composante matérialiste, biologique, et même par l'irruption, dans la sphère consciente et civique, de l'infra-humain. De l'invention de la perspective, au quattrocento, au pansexualisme freudien, jusqu'à la légitimation postmoderne des perversions les plus variées, l'homme a tenté d'octroyer de la substance à ce qui n'est rien sans le divin. Il a été contraint de courir après toutes sortes de fantômes pour parvenir à être, sans y réussir. Le concept de « race » est l'un de ces trébuchets censés offrir aux uns et aux autres un valeur déterminée, selon que le plateau pèse dans un sens ou dans un autre.

 

 

Balade au zoo de Vincennes en 1907.

 

L'on sait que le terme, appréhendé dans son sens contemporain, c'est-à-dire fruit d'une taxinomie ayant toute l'apparence d'une démarche scientifique, est un produit du XIXe siècle, époque où les races bovines que l'on peut admirer dans nos campagnes furent crées, et où Darwin put analyser l'évolution des oiseaux des Îles Galapagos. L'Essai sur l'inégalité des races humaines, de Gobineau, date de 1853. C'était un siècle livré corps et âmes aux Européens, conquérants, sûrs d'eux, dont la supériorité mécanique, comme aurait dit de Gaulle, essayait d'être étayée par une supériorité morale et civilisationnelle. La République des Jules, si dure avec les pauvres, et si douce avec les banquiers, justifiait, à la fin de ce siècle de fer, la colonisation, par une supériorité raciale des Blancs, dont la mission manifeste, diligentée par les Lumières de la Raison, était de « civiliser » les sauvages visiblement abandonnées à un sort malheureux.

 

Exposition coloniale de 1931  un zoo humain,

 

Or, le monde, mené par la bêtise, maintenant, est incarné par les médias, c'est-à-dire un chaos de mots creux, qui s'entrechoquent comme des boules de billards électriques. Le temps n'est plus à quelques bribes de raisonnements plus ou moins tenus par un lien logique relativement rigoureux, comme du temps des « Grands Récits », désormais disparus, mais à l'immixtion spasmodique de connotations, d'associations empreintes de subjectivité, protéiques, malléables, évanescentes et pulsionnelles ; de quoi transformer le Ricard en geyser dans n'importe quel Café du commerce, ou plateau de télévision.

 

On laissera à celui qui a un peu de temps pour réfléchir le soin de méditer sur la réalité des races qui, certes, doivent exister, mais sans doute pas dans le sens simpliste et niais qu'il prend lorsqu'on s'en mêle sans avoir les connaissances nécessaires. Nous ne rappellerons que deux aspects de la question. D'abord, le vocable, s'il apparaît – rarement – dans les textes anciens, se rapporte à la générosité du sang, de la lignée, au sens aristocratique. C'est ainsi qu'on le trouve chez Corneille, qui s’inspirait de l'éthique castillane. Les Anciens, dans l'Antiquité, distinguaient les Hellènes (ou les Romains), et ceux qui ne partageaient pas la langue grecque, ou la vie en cités, et qui étaient les « barbares ». On reconnaît la même logique chez les Chinois, et dans d'autres peuples. Montaigne l'avait bien remarqué, et, critiquant l'ethnocentrisme de ses contemporains, écrivait que « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ». D'autre part, le caractère « racial » étant assimilé aux signes apparents d' « extranéité » (terme juridique, qui désigne l'« étranger », mais qui peut traduire l' « extériorité » de l'être que l'on perçoit), la couleur de la peau est le composant essentiel de l'appartenance à une communauté essentialisée par le regard. Et comme l'Occident, d'abord l'Europe, puis son héritière, l'Amérique du Nord, a été avant tout une civilisation d'hommes blancs, et que l'agressivité de cette société l'a portée à exporter, à universaliser sa manière d'être, de sentir, de penser, et qu'elle a amené avec elle la notion de progrès, la blancheur de peau a été perçue comme le signe distinctif d'une supériorité. Si bien que l'évaluation de sociétés attachées à des modes de vie ou de croyance considérés comme parties intégrantes d'une époque révolue, que le progrès aurait dépassés, dépend de leur éloignement plus ou moins accentué avec ce qui est jugé comme le summum de l'humain, l'Amérique et l'Europe. L'Occidentalisme, ainsi, est-il un racisme culturel, qui frôle, par moment, le champ sémantique du racisme biologique.

 

Avec Claude Lévi-Strauss, il est nécessaire de souligner que, loin d'être une force, l’accroissement de la quantité d'énergie disponible par habitant, et la protection, la prolongation irrationnelle de la vie, desseins revendiqués par la civilisation occidentale, ne sont pas des manifestations de force, mais de faiblesse, qui non seulement mettent en péril l'équilibre naturel et l'avenir de la planète, mais aussi traduisent une peur atroce de la mort, et une angoisse devant le vide existentiel.

 

Claude Lévi-Strauss ne niait pas qu'il y eût progrès, mais il mettait en cause ses supposés bienfaits. En outre, pour lui, il n'était pas le critère d'une société aboutie. Chaque société mesure son évolution à l'aune de ses catégories axiologiques. Toutes les sociétés sont adultes, mûres, à l'exception des peuples qui ont été détruits, assassinés, ou pervertis par l'Occident. Souvent, on juge de certaines ethnies, de certaines société, par ce qu'elles sont devenues après le déracinement suscité par la colonisation occidentale. Au sein de l'Europe même, les dérives de populations issues de l'immigration sont liées à l'islam, tout comme l'islamisme des wahhabites ou des takfiris, qui sont des sectes puritaines et nihilistes, condamnées par la tradition musulmane. C'est envisager un homme d'après une maladie, et non en fonction du moment où il était sain et vigoureux. Qui osera dire que les pays musulmans représentent actuellement ce qu'ils étaient avant les désastres que nous connaissons depuis plus de deux siècles ? Et ne parlons pas de l 'Amérique latine, des Amérindiens, ou des sociétés africaines !

 

L'universalisme revendiqué par la vulgate mondialiste contemporaine est un outil d’arasement civilisationnel, une arme de destruction massive, une tentative de modeler les sociétés sur la société occidentale, par le biais du marché unique et de l'idéologie permissive. Or, comme la nature, le monde est peuplé de diversité. Cette dernière existe dans le temps (on rencontre davantage l' « Autre » en explorant le passé qu'en se restaurant dans un MacDo), et dans l'espace : jusqu'à maintenant (mais pour combien de temps encore?), des visions différentes de l'existence coexistent dans le monde. Il n'est pas question de nier le caractère conflictuel de certaines relations entre peuples, mais Claude Lévi-Strauss affirme que le véritable « progrès » ne se réalise que quand le différentiel de culture entre peuples est assez important pour enrichir vraiment les échanges, ce qui s'est produit à différentes époques de l'Histoire. Il est vraisemblable que le nivellement (nécessairement par le bas) des races, des ethnies, des cultures, et l'adoption d'un seul genre d'existence, entraîneraient le dépérissement de l'espèce humaine.

 

Comme disait Nietzsche : « Mes frères, ce n'est l'amour du prochain que je vous conseille ; je vous conseille l'amour du lointain. » L'amour du lointain, c'est l'amour de la différence, la vraie, celle qui engage l'être, le cœur et le corps, et non celle qui joue avec les ineptes déchets vestimentaires de la société de consommation. Il faut aimer être surpris. Le dernier homme, c'est celui qui est blasé, cligne de l’œil en considérant de haut le « barbare », et prend son nombril pour le centre du monde.

 

 

Published by Alain Benajam
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 10:36

La petite chaperonne LGBT.

 

 

 

Najat V-Belkacem est à la gauche ce que Morano est à la droite : la nouvelle race des Limitated Girls Brain Tartiflette . La brune étant plus dangereuse que la blonde puisqu’elle s’occupe de nos enfants , la blonde régnant sur les croisiéristes Costa.

A ce sujet je parlais avec la responsable de ma mairie, mais ce sera un autre sujet, des NAP. (Non pas les nouveaux animaux de compagnie (NAC), mais des nouvelles activités périscolaires.) Cela coûte 140 000 euros par an à mon bled qui rage mais est obligé de se soumettre. Les intervenants sont payés au smic. L’autre jour, ma petite fille ayant vomi, elle est restée à la maison. « Ce n’est pas grave, m’a dit ma fille, c’est le jour où elle fait du tricot avec la dame de la mairie. (J’espère que les garçons font aussi du tricot sinon je porte plainte !)

Mais passons aux contes de fée qui, d’après Belkacem sont sexistes. Ah bon…Oui Cendrillon et Blanche Neige font le ménage sans être aidées par les princes charmants. Le méchant est UNE sorcière et non UN sorcier. Et l'idéal de tout ce petit monde est de faire des enfants et de rester au château. Par dessus le marché, scandale total , ces histoires ne véhiculent que le couple lambda homme-femme. Aucun prince n'est homosexuel ou Bi ou trans et aucune princesse ne veut coucher avec Miley Cyrus. Là, pour nos égéries du Nouveau monde, c'est trop...

Il faut donc changer la société, l'Histoire et les contes de fée... Rude chantier...Il faut faire attention à ce qu'on dit, à ce qu'on lit. Car il y a du sexisme partout : l’Histoire déborde de généraux, de savants, de héros, d’amants, de chevaliers, de génies pendant que chez les femmes , il n’y a que Jeanne d’Arc et Mata Hari. Dans la religion ,il n'y a que les vierges filles qui peuvent être enceintes et :

"LE vierge, le vivace et le bel aujourd'hui "

ne se trouve que chez Mallarmé .

J’ajouterai que même Dieu est un mec. Les prophètes sont des mecs. Les anges sont des mecs. Ça commence très mal pour Belkacem !

Il y a même du sexisme dans l’espace car LA terre, LA lune , L(A)étoile sont quand même bien plus modestes que LE soleil ! Je propose qu’on l’appelle désormais LA « BOULE »

Bref, il faut tout reprendre.

Personnellement je pensais que nous vivions une époque d’égalité car les hommes ,comme les femmes, sont promis au chômage et à la ruine. Mais non. Je m’abuse.

J’ai donc décidé de cesser de faire la rebelle et je propose à Belkacem une nouvelle version du petit chaperon rouge afin de me faire un peu de fric avec ma plume.

 

La petite chaperonne LGBT.

(J’ai changé « petit chaperon » au masculin car on se demande pourquoi une fille serait « petit ».

J’ai mis LGTB pour que l’enfant s’habitue à cet acronyme. Que cela fasse partie de son paysage habituel.

J’ai supprimé « rouge » qui a une couleur politique liée à Poutine, le maudit. (L’armée rouge.)

 

« Il était une fois, une petite chaperonne LGTB qui rêvassait sous la douce chaleur de la boule . Et soudain elle se dit : « Quand j’aurais fini de me masturber avec les jouets qu’on m’a donnés à l’école, si je portais une tartine de Nutella (sponsor) à ma Mère Grand qui vit dans la forêt ? Son frère gay (ou gai selon le niveau de la classe.) y était allé la veille car la petite chaperonne exigeait un partage égal des tâches. Sa mamie était une ancienne prostituée trans et elle vivait dans une cabane car Papy l’avait abandonnée pour une Femen. Ils avaient eu un fils qu’ils avaient baptisé Porochenko. (Ouverture sur l’Histoire et les réalités).

La petite chaperon LGBT ( traduction « La Grande Belkacem T’observe ) avait fait préparer son panier par son frère et était partie dans LE forêt, endroit sombre et dangereux. Son frère lui avait dit : « Attention à la louve ! » (Car il appartenait à un mouvement de résistance anti-féministe.) Mais la petite chaperonne n’avait peur, comme toutes les femmes , que des araignées et des souris . (Passage facultatif.)

Elle arrive devant LE cabane crasseux de Mère Grande et lui dit :

« Je t’apporte de bonnes choses, Mère Grande ! Ouvre la porte à Coca Cola (sponsor)

Et la mamie répond :

« Tire la chevillette et la bobinette cherra. » (Ce qui signifie : « Tire sur le zizi et ta bobinette chauffera ! » Anciens souvenirs de sa vie agitée sur un matelas EPSOM.)

-Oh ! Mamie grosse cochonne ! Pardon ! Gros cochon ! lui dit la petite chaperonne tout en entrant dans LE cabane crasseux.

Dans le lit , le loup, qui s’était fait faire un lifting dans la clinique du docteur Hanser (13 ème arrondissement. Tel 05 71 87 93 54.) était méconnaissable.

-Mais Mamie , tu ressembles à Bridget Jones ! ( Dont le dernier film vient de sortir. Consulte ta page Yahoo.) Comme tu as de grands yeux !

-C’est pour mieux porter mes lunettes Afflelou ! (Nouvelle promotion petits enfants ! parlez-en à vos parents !)

-Comme tu as de grandes dents !

-Ce sont des implants ma chérie ! La clinique Duval fait des prix en ce moment et tous les sans dents peuvent y trouver leur bonheur !

-Tu as faim ?

-Oui !!!!

Et là dessus LE loup, saute sur la petite chaperonne et la croque.

 

Passe un chasseur qui s’en fout . Il va voir un match de foot et n’a pas de temps à perdre.

On sait ce que sont les hommes.

Mais arrive une chasseresse.

Et là, tout change.

Une femme est un être sensible.

Elle baise avec le loup qui lui fait cherrer sa bobinette avec sa chevillette. (Avec travaux dirigés. )

 

Quant à la petite chaperonne LGBT, elle fut digérée et transformée en gros caca puant.

 

Car il ne faut pas trop faire rêver les enfants.

La vie est moche (sauf chez Monsanto. ) et il est bon que les enfants l’apprennent le plus vite possible.

 

Là, je crois que j’ai tout bon. J’envoie ça demain au ministère de l’Education nationale !

Published by Alain Benajam
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