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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:42

Mais ou se trouve donc la contradiction principale ?

 

 

(A mes amis marxistes)

 

 

J'ai été marxiste.

J'ai adhéré au PCF en 1963 au cours d'un exposé sur la libération de Paris fait par le Colonel Rol-Tanguy. Il dirigeait à l'époque de la Libération les FFI de la région parisienne, j'avais 18 ans.
J'ai toujours été passionné par les combats des résistants contre l'envahisseur nazi et mon adhésion au PCF faite par un colonel de l'Armée Française, puisqu'il avait été confirmé dans ce grade, avait déjà un caractère nationaliste.

Vu ma jeunesse et mon enthousiasme j'ai rapidement gravi quelques échelons dans la hiérarchie du PCF à Bobigny la rouge, car beaucoup des adhérents de cette époques étaient d'âge mur. Tous les cadres avaient combattu le nazisme les armes à la mains, ils avaient été dans les FTP puis à la libération dans les FFI.

On a commencé par me donner une formation théorique marxiste ou marxisante, école élémentaire, école fédérale organisées par le PCF, cours à l'Université Nouvelle et lectures obligatoires.
Je suis devenu marxiste avec un vernis qui fut complété un peu plus tard à l'école centrale du PCF ou étaient formés les cadres. Là j'ai subi une formation générale, littéraire, artistique, historique, philosophique avec bien entendu une forte dose de Marx, Engels et Lénine.

L'objet social du PCF à l'époque, comme on dirait d'une entreprise, était d'établir en France le socialisme décrit comme étant la propriété sociale des moyens de production et d'échanges et, peut être, mais bien plus tard le communisme qui était défini selon la formule : « à chacun selon ses besoins et de chacun selon ses possibilités ». L'avènement de ce communisme était remis à une date très largement ultérieure car il devait suivre l'établissement du socialisme sur le monde avec la fin de la lutte des classes qui malheureusement en période socialiste devait s'aviver.

La stratégie du PCF était d'y parvenir graduellement et non plus avec une révolution armée, mais d'entrer dans un gouvernement constitutionnel en s'alliant avec le PS. Cette stratégie fut mise en œuvre concrètement avec la signature d'un Programme Commun de gouvernement en 1972. Ce qui, avec le recul, apparaît parfaitement ridicule car les dits socialistes étaient dans les mains de l'impérialisme étasunien depuis la Libération. La suite de l'histoire confirma le ridicule absolu de cette stratégie.

 

Mais quelle était donc la source de cette monumentale erreur qui a coûté la vie au PCF?

Déjà on peut voir dans l’œuvre de Marx qu'il manque quelque chose de fondamental dans la description qu'il fait du capitalisme, qui je le rappelle est l'action par certains d'accumuler du capital, on parle d'accumulation capitaliste. Selon Marx cette accumulation s'effectue par le prélèvement de la plus-value sur l'exploitation du travail humain. Cette plus-value toujours selon Marx est en gros le bénéfice net que le possesseur d'un moyen de production prélève de son entreprise et qu'il peut soit accumuler soit réinvestir dans cet outil de production. Marx décrit fort bien d'ailleurs un capitalisme industriel mais seulement ou presque un capitalisme industriel mais qui n'est en rien Le Capitalisme.

Le gros problème est que Marx ne parle pas d'un moyen beaucoup plus efficace d'accumuler du capital qui est la spéculation financière sur les monnaies, les matières premières et surtout les prêts à intérêt qui étaient pourtant l'essentiel des moyens d'accumulation capitaliste à son époque. Il ne s'intéresse pas à l'impérialisme pourtant existant depuis le 16 ème siècle. Lénine comblera ce manque étrange seulement en 1917 par un ouvrage remarquable : «L'impérialisme stade suprême du capitalisme ».

 

 

Marx manquait cruellement de culture historique, il ne savait pas que le capitalisme était né au 13 ème siècle en Italie du Nord, justement sur la spéculation monétaire, le trafic de lettre de change et le prêt à intérêt. Les plus grands capitalistes de l'époque, n'achetaient rien, ne vendaient rien, ne fabriquaient absolument rien (tout comme ceux de maintenant) et pourtant ils accumulaient force capital avec leurs banques et leurs lettres de change. Les premiers industriels du drap en Flandre avaient bien besoin de ces prêts masqués en lettres de change pour travailler. ( Jacque Heers 2012, « La Naissance du capitalisme au Moyen Age » ) . Dans la première moitié du 15 ème siècle le plus gros capitaliste du monde occidental était Cosme de Médicis (1389-1464), il amassa une fortune considérable, supérieure aux avoirs des états les plus puissants de l'époque à qui il prêtait des capitaux, notamment aux belligérants anglais et français, il leur revendait aussi de l'artillerie. Il en vendra également aux turcs ce qui les aidera à prendre Constantinople en 1453. La famille de ce brave homme donnera quand même un pape et deux reines de France.

On voit que le lien entre capitalisme financier, industrie et états qui se composent dés la naissance du capitalisme en est ontologique, mais Marx l'ignorait sans doute.

 

 

Il semblerait que le PCF ignorait également cet aspect purement financier car en 1973, Georges Pompidou, ex fondé de pouvoir de la banque Rothschild avec Giscard d'Estaing promulguaient une loi fondamentale qui allait bouleverser notre pays. Cette loi autorisait la France à emprunter sur les marchés financiers ce qui en terminera avec les emprunts d'état auprès du peuple français et commença l'endettement. Pour le PCF cette loi passa inaperçue, pourtant l'endettement de la France va commencer avec sa soumission croissante à la finance internationale et au mondialisme. C'est à cette époque que commença l'invasion migratoire de la France car suite à 1968, après que les salariés aient obtenu beaucoup, il fallait briser ces avantages en organisant une armée permanente de chômeurs. Ce n'est qu'en 1984 que Georges Marchais tira la sonnette d'alarme en dénonçant cette immigration et en mettant l'accent sur la financiarisation accélérée du capitalisme qui allait amener délocalisation et désindustrialisation, Georges Marchais inaugura alors les attaques diabolisantes des médias, des socialistes et du grand capital contre lui. En 1994, il sera mis définitivement de côté et remplacé par un Robert Hue qui procédera à l'enterrement définitif du PCF.

 

Finance impérialisme et mondialisation.

Dés les premiers pas du capitalisme la finance s'est mondialisée, au moins d'abord dans le monde occidental, car elle jouait sur la valeur des monnaies et le change. Les banques nord italiennes et cahorsines en France opéraient dans tous les états jusqu'au Proche Orient et en Afrique du Nord. Dés le XVI siècle naquirent les compagnies des Indes en Europe qui composaient, exploitation coloniale avec ses violences, spéculation sur les matières premières et monétaires avec les banques qui y étaient associées. Il est vrai que ces compagnies qui régnaient sur toute la planète venaient de différents pays, elles étaient espagnoles, portugaises, hollandaise, anglaises et françaises. Elles se concurrençaient mais savaient s'arranger en se partageant le monde à l'amiable. Les espagnols et les portugais, se partagèrent l'exploitation du monde par le traité de Tordesillas en 1494, par exemple. Les états-nations déjà constitués de l'époque comme la Chine et le Japon devaient édicter de sévères lois nationalistes pour repousser les envahisseurs étrangers. Au Japon dés le début du 17 ème siècle le catholicisme y fut interdit car vu comme une invasion étrangère.

 

Armes de la compagnie des Indes Occidentales

 

On voit que très tôt les valeurs nationales s'opposèrent au capitalisme mondialisé et à son impérialisme. Les peuples qui ne pourront pas s'organiser en états-nation seront balayés comme en Afrique et en Amérique.

C'est après la deuxième guerre mondiale que des organisations nationalistes en Afrique et en Asie vont se constituer pour renverser l'exploitation coloniale de quelques états qui régnaient encore sur le monde et vont obtenir l'indépendance de leur nation. A cette époque nationalisme allait avec révolution émancipatrice. Souvent, la revendication indépendantiste s'accompagnait d'une revendication socialiste marxisante, on parlait de nationalistes vietnamiens, ou algériens. En Chine la revendication nationaliste contre le Japon et les puissances occidentales était supportée par le parti communiste même.

 

Viet Minh - Nationalistes vietnamiens

 

Après l'effondrement de l'URSS et la disparition des impérialismes européens un seul impérialisme subsista, celui des USA, les autres principalement britanniques et français n'étaient plus que des vassaux aux ordres.

Avec l'avènement de l'Union européenne et les accords de Maastrich en 1991 puis avec l'avènement de l'Euro mis en circulation le 1er janvier 2002, le capitalisme s'installa dans une dernière logique : le mondialisme sans frein.

En plus de la spéculation sur les valeurs monétaires et la spéculation sur les matières premières, l'accumulation du capital se polarisa sur l'exploitation de la dette des états ce que l'on appelle les obligations. L'emprunt des états riches sur les marchés financiers généra un nouvel objet financier : titrisé : les « debt bond », celles-ci devenaient une marchandise. Une dette était maintenant considérée comme un actif dont le possesseur espérait le paiement d'intérêts par les peuples des états emprunteurs. Des agences de notation attribuaient une note à ces dettes exprimant la probabilité de leur remboursement. Une note élevée devant permettre d'escompter à haut niveau une dette et une note basse ne permettant quasiment pas l'escompte. Cette escompte est une ligne de crédit offerte par une banque et garantie par une dette d'état. Ceci permet de mobiliser d'importants capitaux pour spéculer sur les matières premières notamment le pétrole et générer d'énormes profit.
 

Le grand capitalisme financier axait maintenant son activité principale d'accumulation du capital sur l'exploitation de la dette des états, ce qui va faire évoluer sa nature.
 

Dans la vision marxiste de l'exploitation capitaliste, les exploités étaient devenus des états-nation et les exploiteurs le système financier mondial représenté par quelques banques et leurs périphériques de salles de marché, de « hedge fund » accompagnés de beaucoup d'organisations opaques et clandestines établies dans des paradis fiscaux. C'est ce que l'on appelle maintenant l'oligarchie financière dont la figure la plus connue aujourd'hui est Georges Soros.

Là se situe maintenant la contradiction principale, pour parler marxien, non plus entre industriels (patrons) et ouvriers, mais entre oligarchie financière mondialisée et états-nation, puisque tout citoyen d'un état est assujetti au paiement des intérêts de la dette par l’impôt et principalement les entreprises.

Mais, pour accumuler du capital de cette manière, faire payer les états, encore faut il leur imposer un endettement.

http://www.alain-benajam.com/article-l-arnaque-de-la-dette-et-l-escroquerie-politicienne-105610573.html

L'endettement obligatoire des états-nation se réalise de deux manières, une manière douce, et une manière forte. La manière douce est celle qui fut utilisée en Europe par exemple en imposant des institutions supranationales comme l'UE qui obligeaient les états à s'endetter. La manière forte évidement est la guerre.

Pour réaliser ce travail d'un côté d'influence et de l'autre guerrier, il fallait à l'oligarchie financière disposer des moyens d'un état. Les banques ne possédent pas d'avions, de porte avion de tanks ni de services secrets permettant de réaliser des actions violentes d'influence comme les attentats sous faux drapeaux et les éliminations physiques des gêneurs. Cet état, choisi par l'oligarchie comme étant le plus puissant et le plus facile à investir fut les USA.

 

Un coup d'état portant des criminels au pouvoir.

 

 

Dans le but de constituer un système global de pouvoir sur les états et d'endettement généralisé, l'oligarchie organisa un coup d'état aux USA. Celui-ci avait pour but d'annuler toutes démocraties et de laisser le pouvoir réel à un état profond (deep state) autour de l'ossature de la CIA. Ce coup d'état eut lieu le 11 septembre 2001 et fit déjà 3000 victimes sacrifiées volontairement pour asseoir ce pouvoir. Consécutivement le pouvoir direct du président des USA fut annulé, celui-ci devenait une marionnette obéissantes sous la menace de lourdes coercitions.

Cet état profond annexa sans peine les services secrets des états soumis, comme ceux du Royaume Uni de l'Allemagne et de la France, Israël et l'Arabie Saoudite étant de facto intégrés à l'état profond étasunien. Tout ceci formant un vaste état profond multi national dirigé par les USA, aligné sur l'objectif de la mondialisation et de l'imposition de la dette à tous les états. Les dissidents à cette politique furent ainsi surveillés et fichés au cas ou il pourrait y avoir une révolte populaire contre ce plan criminel.

Les guerres prévues depuis ce coup d'état devaient être dirigées contre les nations ne payant pas le tribu à l'oligarchie mondialiste, c'est à dire les quelques états dont le système financier était encore indépendant : la Russie, la Chine, la Libye, la Syrie et l'Iran.

Une procédure de diabolisation fut mise en place par les médias officiels largement rémunérés par l'oligarchie afin de désigner les cibles en accusant ces états de ne pas satisfaire aux « droits de l'homme ». Un ensemble de rhétorique politique et médiatique fut diffusé pour accuser les défenseurs de la liberté et de l'indépendance des nations d'être « fasciste » voir antisémites. Des guerres meurtrières furent organisées et des pays anéantis comme la Libye et la Syrie. Des attentats également meurtriers furent ourdis dans les pays occidentaux afin qu'une stratégie de la terreur puisse rassembler les populations sous la houlette de politiciens corrompus favorables à cet endettement. La peur du « terrorisme » devait annihiler toutes réflexions sur les réalités politiques et économiques.
Dans le même temps ou les lois sociales étaient amendées surtout en France une vague migratoire fut organisée afin de peser sur les salaires, déstabiliser les états nations et supprimer frontières et lois.

Le paradoxe est que l'ensemble de la gauche y compris pseudo marxiste devint l'allié politique principal de cette oligarchie et se jeta dans une bataille politique qui menait à favoriser le mondialisme et l'exploitation capitaliste retournant totalement les valeurs politiques anciennes anti capitalistes et de défense des travailleurs.

Le Brexit, voté par les britanniques et la victoire électorale inattendue de Donald Trump aux USA qui ne cachait pas sa volonté de s'en prendre à la mondialisation, déchaîna une tempête politique et médiatique sans précédent venant des médias aux ordres et des politiciens corrompus. Des menaces de mort explicites furent prononcées contre lui s'il ne renonçait pas à sa politique.

 

 

La situation politique actuelle n'a plus rien à voir avec celle de ma jeunesse quand j'adhérais au PCF. A l'époque le débat était politique, un groupe proposait une autre société à un autre groupe, c'était arguments contre arguments, chacun de ces arguments pouvait être valable tant le socialisme réel en URSS et voulu par le PCF était peu attractif. En plus la situation économique était faste et les gens jouissaient d'un considérable accroissement de niveau de vie.

Aujourd'hui le combat politique est devenu extrêmement tendu. Des criminels sans fois ni lois tiennent le camp mondialiste avec l'état profond US et ses diverses tentacules qui n'hésitent pas a perpétrer des massacres de masse comme en Libye, en Syrie et dans le Donbass.

Si j'étais fiché par les RG dans ma jeunesse comme « apparatchik gauchisant » (c'est ce qu'il y avait dans mon fichier), aujourd'hui en tant que militant opposant au capitalisme mondialisé et donc partisan de l'indépendance nationale je suis fiché « S » c'est à dire suspecté d'atteinte à la sûreté de l'état, rien que ça. J'ai largement monté d'un cran dans la détestation que le système me porte depuis ma jeunesse.

Nous sommes maintenant entrés dans une guerre mondiale civile froide. Si je suis fiché « S » et étroitement surveillé ce n'est certainement pas un jeu, c'est bien que les forces de l'oligarchie mondialiste ont un plan pour mettre les gens comme moi hors d'état de leur nuire et de passer d'un fascisme doux et tiède à un véritable, dur et meurtrier.


Alors le combat politique n'est plus aux nuances, il faut maintenant choisir son camp, ce n'est plus qu'une guerre qui oppose les partisans du mondialisme contre ceux des indépendances nationales. Une guerre qui exige des guerriers avec des méthodes de guerriers.
 

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Published by Alain Benajam
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Robert 18/05/2017 14:51

Mon commentaire prendra la forme d'une publication - un volume que je viens de publier chez l'HARMATTAN en réponse directe à cet article et visible ici : http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/commande/commande_add.asp?no=52914&cdo=0&cdf=0&cds=0&utm_source=phplist&utm_campaign=message_20438&utm_medium=email&utm_content=boutonCommande



QUESTION NATIONALE ET RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE SOUS L'IMPÉRIALISME MODERNE

Robert Bibeau

Commander la version eBooks http://www.editions-harmattan.fr/ebooks

En cette époque impérialiste moderne il faut revoir
la politique prolétarienne sur la question nationale
afin de la replacer dans une perspective de lutte
de classes. La gauche a oublié que le prolétariat n'a
pas de patrie et que les luttes de libération
nationale bourgeoises n'entraîneront jamais le
combat révolutionnaire des prolétaires pour renverser le mode de production capitaliste et pour édifier le mode de production prolétarien-communiste. Afin de démontrer cette thèse l'auteur présente et commente
six textes d'auteurs marxistes sur la question.

Mars 2017 • 142 pages • 15,5 €
EAN : 9782343114743

Jean 13/04/2017 11:16

Marx, Livre III, section V, du Capital:

“Les associations de crédit qui furent fondées aux XII° et XIV° siècles à Venise et à Génes eurent pour but d'affranchir le commerce maritime et le commerce de gros de la domination des usuriers et de ceux qui monopolisaient le commerce d'argent. Si les banques qui furent crées dans ces républiques furent en même temps des institutions de crédit public faisant des avances à l'État sur ses impôts, il convient de ne pas perdre de vue que les négociants qui établirent ces associations étaient les citoyens les plus importants de leur pays, ayant autant d'intérêt à soustraire leur gouvernement qu'eux-mêmes à l'usure et trouvant dans l'institution qu'ils créaient le moyen de dominer plus complètement et plus sûrement l'État” (…)

"Pour que le capital usuraire prenne naissance, il suffit qu'une partie des produits se présente comme marchandises et qu'en même temps les différentes fonctions de l'argent se soient développées. L'existence du capital usuraire se lie donc intimement à celle du capital commercial et spécialement à celle du capital du commerce d'argent. Dans l'ancienne Rome, des les derniers temps de la République, alors que la manufacture était loin d'avoir atteint la moyenne du développement." (...)

"Le crédit en se développant réagit de plus en plus contre l'usure, non pas dans le sens de la réaction des Pères de l’église, de Luther et des premiers socialistes, mais en subordonnant le capital productif d'intérêts aux conditions et aux nécessités de la production capitaliste. De cette adaptation du capital productif d'intérets à la production capitaliste, il résulte que non seulement l'usure continue d'exister, mais qu'elle est affranchie des entraves que toutes les anciennes législations lui avaient imposées.” (…) “Le capital productif d'intéréts, pour autant qu'il apparaisse comme un élément essentiel de la production capitaliste, ne differe du capital usuraire que par les conditions dans lesquelles il fonctionne et le rapport qu'il crée entre le prÍteur et l'emprunteur. Même lorsqu'un homme sans fortune obtient du crédit comme industriel ou commerÁant, l'affaire se conclut parce que l'on admet qu'il fonctionnera comme capitaliste, c'est-à-dire qu'il se servira du capital qu'il emprunte pour s'approprier du travail non payé. C'est donc comme capitaliste potentiel qu'il obtient du crédit et ce fait qu'un homme sans fortune, mais doué d'énergie, d'aptitudes et de connaissances en affaires puisse devenir un capitaliste, fait l'objet de l'admiration de tous les économistes. Cette création de capitalistes, bien qu'elle augmente le nombre de ceux qui existent, renforce la domination du capital, élargit la base de celui-ci et lui permet de puiser sans cesse de nouvelles forces dans les couches inférieures de la société.” (…)

Et dans L’Idéologie Allemande:

“Ce furent les commerçants, et tout particulièrement les armateurs, qui, plus que tous autres, insistèrent pour la protection de l'État et les monopoles; les manufacturiers demandèrent et obtinrent certes aussi cette protection, mais cédèrent toujours le pas aux commerçants pour ce qui est de l'importance politique. Les villes commerçantes, les ports en particulier, atteignirent un degré de civilisation relatif et devinrent des villes de grande bourgeoisie tandis que dans les villes industrielles subsista le plus l'esprit petit-bourgeois.” (…) “Cette période est aussi caractérisée par la levée de l'interdiction d'exporter l'or et l'argent, par la naissance du commerce de l'argent, des banques, des dettes d'État, du papier-monnaie, des spéculations sur les fonds et les actions, de l'agiotage sur tous les articles, du développement du système monétaire en général. Le capital perdit à nouveau une grande partie du caractère naturel qui lui était encore inhérent.

La concentration du commerce et de la manufacture dans un seul pays, l'Angleterre, telle qu'elle se développa sans interruption au XVII° siècle, créa progressivement pour ce pays un marché mondial relatif et suscita de ce fait une demande des produits anglais manufacturés que les forces productives industrielles antérieures ne pouvaient plus satisfaire.”

Rectifier 26/02/2017 00:03

Heu... Marx a écrit sur la finance dans le livre 3 du capital, et comprenait parfaitement le lien entre l'état et la bourgeoisie (le gouvernement n'est qu'un syndic de copropriété des intérêts communs des capitalistes).

Dans son oeuvre, le terme capitalisme s'oppose à féodalisme, il s'agis d'ère historiques marquées par la domination d'un type de propriété (propriété féodale sur le sol, propriété capitaliste sur du capital plus mobile : outils, argent...), tant que les dominants s'appuyent d'abord sur le sol on est dans l'ère féodale en termes marxistes, mais ça n'enléve rien à la compréhension des mécanismes économiques déjà à l'oeuvre et qui aboutiront au capitalisme après quelques siècles (lire par exemple son texte sur l'expropriation des petits paysans en Grande-Bretagne).

Lénine a apporté une analyse sur l'impérialisme, là aussi pour désigner un moment spécifique, les empires sont presque aussi vieux que l'écriture (Egypte, Perse), mais la fin du XIXe siècle a vu un moment spécifique où la finance a justement supplanté les autres capitalistes par sa capacité à mutualiser les investissements et les risques, donnant une dimension supplémentaire, plus intense, aux aventures militaires et aux empires coloniaux : le profit étant égalisé (ou plus justement, tendant à l'être) à l'intérieur du pays il faut impérativement aller chercher de meilleurs rendements à l'étranger, non seulement en pillant comme au 16e siècle mais en faisant main basse sur des marchés, des chaines de production et consommation, qui parfois restent purement extérieurs à la métropole.

Partant de là, toute votre analyse est faussée et donne une vue assez limitée (très PCF pourrait-on dire, car c'est vrai que le PCF a adhéré à une déformation du marxisme assez proche de ce que vous décrivez), l'origine des erreurs du PCF ne se trouve pas dans Marx, mais bien dans son adhésion aveugle à la dégénération Stalinienne (fondée sur l'idée qu'il serait possible de s'entendre avec les puissances impérialistes, d'abord les "démocraties occidentales", puis les fascistes, puis à nouveau les puissances occidentales, puis après la 2e GM, après été pris par surprise par le volte-face de ceux-ci, un tournant vers les mouvements de libération nationale bourgeois).

Jacques Castelli 23/02/2017 19:07

Plusieurs signes à venir (dans le désordre) de l'approche imminente des tribulations, transmis par Dieu à Frère Elyôn :
-décés d'Ariel Sharon : réalisé le 11 janvier 2014
-décés de Fidel Castro : réalisé le 25 novembre 2016
-inondations à Paris : réalisé le jour de la Fête du Sacré Coeur, le vendredi 3 juin 2016
parce que le Sacré-Coeur était et en colère contre les français, mais une inondation plus importante
est à venir.
-réhabilitation de l'affaire Ceznec.
-décés de Jhonny Halliday.
-élection d'une femme à la présidence de la république française (elle ne sera pas la cause de la tribulation).
http://www.prophete-du-sacre-coeur.com/