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1 août 2018 3 01 /08 /août /2018 11:07

Les différentes phases du capitalisme jusqu'à l'élection de Donald Trump à la présidence des USA

 

 

L'élection de Donald Trump à la présidence du pays le plus puissant de la planète, et son discours d'intronisation, marquent un important jalon dans l'histoire du capitalisme. Il fallait attendre un peu pour savoir si Trump étaient en mesure de conserver ce poste et de commencer à appliquer son programme anti impérialiste ; je suppose que le délai au cours duquel sa position était en grand danger est passé et que nous sommes en droit de penser que déjà le bilan de son élection s'annonce remarquable.
Thierry Meyssan a récemment écrit un article sur l'effet de la présidence de Trump, j'ai moi-même écrit plusieurs articles sur l'évolution du capitalisme mondial et ses différentes phases, nous sommes aujourd'hui sur le point constater la réalité d'une nouvelle phase du capitalisme.

 

Ce que l'on appelle capitalisme est l'organisation de l'accumulation de capitaux entre des mains privées, ce qui ne veut pas dires individuelles mais « privées » s'opposant à « publiques », les mains publiques seraient celles de l'ensemble des citoyens comme corps politique, celles qualifiées de « privées » étant des coalitions limitées d'individus appelées en français sociétés et en anglais « companies », selon un vocable lui-même d’origine française caractérisant une entreprise où chacun reçoit un bénéfice rapporté aux capitaux qu'il a investis.

 

Petit rappel historiques sur les différentes phases du capitalisme.
 

1- Phase médiévale.

 


Comme l'a démontré l'historien médiéviste Jacques Heers dans un livre remarquable, le capitalisme institutionnalisé est né au tournant des 13 et 14 ème siècle principalement en Italie du Nord et centrale, notamment en Toscane. Ce capitalisme naissant engendrant des capitalistes, c'est à dire des hommes dont la seule fonction, étant d'accumuler du capital, n'était pas bâtie sur l'industrie, qui était balbutiante, mais sur le change des monnaies et le prêt à intérêt. https://monnaieprix.hypotheses.org/334

Le capitalisme à sa naissance était déjà purement financier et ceci est très important à rappeler, car pour le capitaliste, la production de biens consommables est toujours restée secondaire, la spéculation et la prédation lui étant toujours préférée, car nécessitant moins d'investissement. La banque, dès son origine, au début axée sur le change en Toscane médiévale, fut l'organisation capitaliste par excellence et l'est restée.

 

2- Phase coloniale.

 

 

Les découvertes européennes d'horizons nouveaux à la fin du 15ème siècle ouvrit un nouveau champ d'intérêts aux possesseurs de capitaux. Les capitaux disponibles en Europe commencèrent à s'investir dans la prédation coloniale. Au tout début du 17 ème siècles ; les Pays Bas, l'Angleterre et la France, créèrent un système semi étatique et monopolistique appelé « Compagnie des Indes ». En effet, les Etats conféraient un monopole d'exploitation à une compagnie rassemblant des capitaux privés. Ces compagnies pouvaient s'armer et combattre sous l'assistance et la protection de leurs Etats respectifs. Les banques hollandaises et anglaises qui finançaient ces aventures coloniales prirent le pas sur les banques italiennes. Le capitalisme devint monopolistique et ne put se passer des Etats ; cette tendance lourde, non libérale du capitalisme subsistera.

 

3- Phase industrielle primitive.

 

 

Sans que les fonctions précédentes du capitalisme ne disparaissent : prêt à intérêt, spéculation sur le change et prédation coloniale, un nouveau champ de possible accumulation du capital s'ouvrit au capitalisme à partir du tout début du 19ème siècle. Ce nouveau champ d'intérêt fut l'exploitation du travail humain avec la « révolution industrielle ». Dans le même temps, les bourgeoisies prenaient le pouvoir politique partout ou elles ne le possédaient pas encore. Cette « révolution industrielle » à ses débuts fut l'avènement de ce que l'on appellera l'industrie lourde fondée sur l'usage de la machine à vapeur ; celle-ci demandait beaucoup de charbon, de fer et des capitaux importants, ces capitaux qui s'investirent dans ce type d'industrie ne pouvaient venir que de ce qui était déjà accumulé, par les banques ou les grandes fortunes.

Mais un nouveau type de capitaliste apparu dans les pays d'Europe occidentale et aux USA : l'entrepreneur. Les entrepreneurs n'étaient pas forcément des possesseurs de capitaux mais des ingénieurs et des inventeurs trouvant à mettre sur le marché des produits nouveaux. Ces entrepreneurs pouvaient ou non bénéficier de prêts bancaires ou d'autres capitalistes richissimes. Leurs aventures industrielles pouvait commencer dans un très modeste atelier ou ils construisaient les prototypes de leurs propres mains, avant de bâtir une industrie. Ce nouveau capitalisme d'innovation apparu surtout après le seconde moitié du 19 ème siècle avec une apogée à la fin de ce siècle et au début du 20ème siècle avec l'usage de l'électricité et du moteur à explosion.

On commença à théoriser sur le fonctionnement économique du capitalisme. C'est au milieu du 19ème siècle que Karl Marx à la suite de Ricardo mis en lumière un certain nombre de phénomènes intrinsèques au capitalisme industriel qui vont commencer à porter des effets visibles à partir des années 70 du 20ème siècle, et bouleverser l'Europe occidentale. Ces phénomènes inexorables du système capitaliste sont : la tendance à la baisse de la valeur des marchandises et la tendance à la baisse du taux de profit, vus comme étant le rapport entre le montant de l'investissement industriel et le bénéfice pouvant être tiré de cet investissement.

La cause de ces baisses tendancielles est la concurrence entre les producteurs qui cherchent perpétuellement à s'accaparer un marché en diminuant la valeur de leurs marchandises. Néanmoins, le capitalisme industriel productif a utilisé une parade à cette baisse de la valeur des marchandises, parade trouvée dans l'innovation. En effet, une nouvelle marchandise ne possède pas de concurrence durant une certaine période, et donc peut posséder une valeur dont il est possible de tirer une plus-value supérieure, ce que Marx appelle la « plus-value extra ». La recherche de la plus-value extra fut constante dans l'histoire du capitalisme industriel ce qui engendra de perpétuelles innovations technologiques, dans le même temps, la baisse de la valeur de ces marchandises nouvelles les mettaient à la portée du plus grand nombre et augmentaient les marchés.
Un autre aspect non prévu par Marx s'opposa à la paupérisation de la classe ouvrière qui, pensait-il devait s'imposer. Ce furent les luttes sociales à partir du milieu du 19ème siècle, le succès de ces luttes et l'accession de socialistes au pouvoir permirent d'éviter cette paupérisation et même d'augmenter le niveau de vie des travailleurs, augmentation qui ouvrit de nouveau marchés et rendit le système encore plus prospère.

 

4- Phase impérialiste.

 

 

Marx dans sa description du capitalisme avait négligé son aspect financier, qui pourtant, y compris dans la phase ascendante du capitalisme industriel, restait l'âme même du système capitaliste, avec la spéculation sur les matières premières et les commodités issues de la prédation coloniale.

Lénine, en 1916 ne pouvait plus négliger cet aspect qu'il décrit dans son livre « : l'Impérialisme, Stade Suprême du Capitalisme ». Notamment on lui doit cette phrase rappelée par Thierry Meyssan : « L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financier, où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes ».

Pour ma part, je pense que cette tendance fut toujours existante depuis le capitalisme médiéval, et que le partage du monde commença dès la fin du 15ème siècle par le traité de Tordesillas le 7 juin 1494 entre l'Espagne et le Portugal. Les autres nations européennes Angleterre, Pays Bas et France faisaient fi de ce traité et se lançaient à la conquête du monde sur tous les continents avec leurs « compagnies des Indes» monopolistes adossées à leurs États respectifs. Cependant, au moment ou la guerre de 14 – 18 avait commencé ses ravages, Lénine décrivit cet épisode comme l'aboutissement de la monopolisation, de la financiarisation et de l’étatisation du capitalisme. Cette grande guerre des capitalismes nationaux pour un nouveau partage un monde dont l'Allemagne serait exclue, était une confrontation entre un pays, l'Allemagne, dont le capitalisme était essentiellement industriel, et le couple franco-britannique au capitalisme essentiellement colonial, voulant préserver son près carré.
Pourtant monopolisation, financiarisation et étatisation, si elles avaient atteint un stade suprême, n'avaient pas encore abouti à un stade ultime ; il faudrait pour cela encore attendre un bon siècle.

 

5- Phase du capitalisme industriel avec développement d'un cercle vertueux.

 

 

Après le fin de la deuxième guerre mondiale, qui n'était que la prolongation de la première, une nouvelle phase du capitalisme émergea.

La fin de l'épisode des confrontations entre puissances capitalistes avec la soumission définitive de l'Allemagne et du Japon au système financier anglo-saxon, fut marquée par plusieurs phénomènes qui dopèrent les économies capitalistes, en amenant un enrichissement des classes travailleuses et en faisant émerger une classe moyenne fortement consommatrice.

L'avènement d'un puissant mouvement communiste et anti impérialiste international.

Les classes ouvrières européennes qui luttèrent contre le nazisme et les fascismes trouvèrent leur pouvoir politique renforcé. « Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée », a dit François Mauriac, écrivain de la droite gaulliste, alors que les capitalistes collaboraient avec les nazis.

Avec l’existence d'un bloc socialiste sous le pouvoir de l'URSS après le partage du monde à Yalta, le système impérialiste n'était plus concentré que sous l'influence des anglo-saxons qui, par un exercice du pouvoir reposant sur des cercles occultes, dirigeaient la politique occidentale.
Une concurrence se jouait entre le bloc soviétique lié aux Partis Communistes et syndicats occidentaux particulièrement en France et en Italie.

Un certains nombre de lois sociales avaient pu être imposées à la Libération en France par le CNR. Tout ceci permit aux travailleurs occidentaux, soumis au capitalisme, d'améliorer considérablement leur niveau de vie.
Cet amélioration dopa la consommation et la production industrielle, un capitalisme de production industriel permit une accumulation renforcée du capital. Ce fut en France les 30 glorieuses, les miracles économiques allemand et japonais, aux USA la production industrielle explosait.

Dans le même temps la décolonisation rendait plus difficile l'accumulation capitaliste par prédation coloniale et l'investissement était en partie dirigé vers l'industrie


 

La guerre froide entre les blocs occidentaux et socialistes lança une course aux armements qui fonda nombre d'industries dont les seuls et uniques clients étaient leurs Etats respectifs, bien que chacun essayât d'exporter ses excédents militaires afin de renforcer ses profits.
La fabrication d'armements ne suit pas les tendances décrites par Marx sur la baisse de la valeur des marchandises et la baisse du taux de profit. Les bénéfices que peuvent tirer les entreprises d'armement sont très importants car la concurrence est faible et l'innovation forte. Des complexes militaro-industriels virent le jour, amalgames entre intérêts privés et publics, au sein desquels des militaires de hauts rangs étaient bien placés pour assurer de juteuses commandes.
En France le général de Gaulle lança un appareil industriel de production d'armements sophistiqués avec ses amis Marcel Dassault et Sylvain Floira de Matra. Cette économie d'armement fut en France très importante elle alimentait tout un réseau de sous-traitance et dopait technologies et emploi.

Cette phase industrielle du capitalisme renforça l'étatisation et la monopolisation avec l'importance prise par l'industrie de l’armement. Cette phase fut appelée judicieusement par les communistes « le capitalisme, monopoliste d'état », nous n'étions plus dans le libéralisme du capitalisme sauvage du 19 ème siècle, l'accumulation du capital ne pouvait plus fonctionner sans les Etats, le système revenait à ce qu'il avait connu au temps des « compagnies des Indes ».

Entre les années 50 et 80 du siècle dernier la phase industrielle du capitalisme connue une apogée.

 

 

6 - Phase financière mondialiste et chinoise, un cercle fatal.

 

 

L'accélération de la production industrielle de consommation durant les 30 glorieuses remit en fonction les tendances décrites par Marx dans son livre Le Capital, à savoir la baisse de la valeur des marchandises et du taux de profit. Ces tendances s'accélérèrent avec l'automatisation accrue de la production et les hausses de salaires, surtout après les grèves de 1968. La tendance du capitalisme à ce moment trouva qu'il n'était plus intéressant d'investir dans l'industrie de consommation dans les pays occidentaux, il fallait trouver autre chose, comme revenir aux fondamentaux financiers.

J'ai abondamment décrit cette phase dans nombre d'articles mais celui qu’il faut lire ici est : « L'arnaque de la dette et l'escroquerie politicienne »


http://www.alain-benajam.com/article-l-arnaque-de-la-dette-et-l-escroquerie-politicienne-105610573.html

 

Financiarisation totale de l'économie et délocalisation.

En 1973, la loi dite Pompidou Giscard, ajoutons Rothschild, interdisait à l'Etat français de financer la dépense publique par la création monétaire, mais ne l’autorisait plus qu’à lever des emprunts sur les marchés financiers privés.
Cette loi fut le point de départ de la ruée des capitaux vers les marchés obligataires, et dans le même temps sur les marchés spéculatifs des commodités, dont le pétrole est l'élément principal. En effet, comme je le démontre dans l'article cité, la possession d'obligations d'Etats riches permet d'escompter ces dettes et de lever les importants capitaux nécessaires à la spéculation sur les commodités.
Il s'en suivit une spéculation haussière effrénée et une augmentation radicale du prix des commodités, dont le pétrole.

Dans l'industrie, la loi de la baisse tendancielle du taux de profit incitait les capitalistes à trouver tous moyens pour faire baisser le coût du travail.

 

Or, en 1978 le régime chinois changea avec l'avènement au pouvoir de Deng Xiaoping, celui-ci permit aux chinois de créer des entreprises privées. A partir des années 1990 – 2000, le capitalisme international commença à investir d'énormes capitaux en Chine et à délocaliser d'importantes industries. En Chine, les salaires étaient bas et la classe ouvrière locale docile. Les Chinois, forts des transferts de technologies consécutifs aux délocalisations, purent bâtir une industrie locale qui, maintenant, 30 ans après, dépasse l'industrie occidentale et japonaise. Le capitalisme industriel, protégé par des lois sociales et des salaires élevés des pays capitalistes occidentaux, a été supplanté par un capitalisme débridé à protection sociale minimum d'un pays socialiste (appelé communiste par l'occident) mais commercialement protégé par l'Etat chinois. En effet, la Chine ne s'est pas soumise aux règles de l'OMC censées protéger le libre commerce dans le monde et les règles d'intervention de l'Etat dans l'investissement et les entreprises.
Aujourd'hui, la production chinoise, encore souvent de faible qualité, supplante les productions de tous les autres pays dans tous les domaines y compris maintenant dans des domaines de hautes technologies comme l'aérospatial et les trains à grande vitesse.

 

 

Dans le même temps, les pays européens et les USA virent s'effondrer leur industrie et le niveau de vie de leurs travailleurs , tandis que la concurrence politique soviétique n'existait plus et les Parti Communistes avaient disparu

Le grand capital occidental ne cherchait plus à accumuler par l'exploitation du travail industriel, mais il exploitait tous les peuples avec le paiement des intérêts d'une dette créée artificiellement.
Aujourd'hui donc, la lutte entre exploiteurs capitalistes et exploités, catégorie qui recoupe l'ensemble des peuples soumis à la dette, est la lutte entre un système financier mondialisé et des Etats-nations, dont les prérogatives régaliennes ont été largement érodées voir supprimées pour que l'escroquerie de la dette puisse perdurer.

La paupérisation des travailleurs prédite par Marx qui ne s'était jusque là pas manifestée, produit maintenant son effet en occident, et risque de s’emballer. L'organisation de la submersion migratoire par le grand capital va avoir pour effet d'encore peser davantage sur les salaires et les niveaux de vie, jusqu'à une égalisation avec les pays les moins développés, si un terme n'est pas mis à ce cercle fatal.

Cette période est aggravée par la disparition des organisations de la classe ouvrière, qui, dans la période précédente, permirent le maintien d'un haut niveau de vie. Une néo-gauche mondialiste a investi et détruit ces organisations, tout en offrant un opus d'argumentaire au grand capital oligarchique et mondialiste. La conjonction politique entre une néo-gauche et l'impérialisme est le fait marquant de cette période, offrant des peuples inorganisés et déconcertés à une prédation capitaliste effrénée.

 

7- Trump ou la volonté au retour à un capitalisme de production industriel.

 

 

L'élection de Donald Trump à la présidence des USA fut un coup de tonnerre pour l'oligarchie mondialiste. Trump fut élu sur la base de son programme dont l'élément essentiel et marquant était le retour aux USA, première puissance mondiale, d'un capitalisme de production industriel de consommation susceptible de renverser la tendance accélérée à la paupérisation.
Ce retour à la reconstruction d'une industrie locale de consommation ne pouvait se réaliser sans la fermeture des frontières et la forte taxation des produits d'importation chinois. Ce retour ne pouvait se réaliser sans une forte confrontation politique avec la grand capital financier mondialiste accompagné de ses idéologues de la nouvelle gauche.

Une énorme campagne politique a été lancée contre lui, associant néo-conservateurs, néo-gauche et extrême gauche. Donald Trump risque la destitution, mais les premiers effets de sa politique volontariste ont porté rapidement ses fruits, et il n'est pas du tout certain que la classe ouvrière étasunienne suive cette gauche à laquelle pourtant elle était traditionnellement attachée.

L'élection de Donald Trump sur un programme s'opposant au mondialisme s'est vite accompagnée en Italie par la venue au pouvoir d'une coalition indépendantiste de droite et de gauche, cette coalition au pouvoir a commencé par fermer les frontières et à s'opposer à l'invasion migratoire organisée par l'oligarchie. D'autres pays européens suivent une ligne politique anti-mondialiste et ferment leurs frontières, comme l'Autriche, la Hongrie et la Pologne.
L'opposition à la catastrophe prévisible amenée par le mondialisme et le tout chinois commence à poindre aux USA et en Europe. Paradoxalement cette opposition est emmenée par la droite, sauf en Italie avec le mouvement 5 étoiles.
L'opposition politique entre droite et gauche n'est lus visible est devenue obsolète ; elle a été remplacée par une opposition politique entre nationalistes et mondialistes.

 

Est ce que le retour à la prospérité avec des productions industrielles nationales est-elle possible ?
Ne risque t-elle pas de raviver localement les tendances lourdes du capitalisme, comme la baisse de la valeur des marchandises et du taux de profit ?
Pour le moment c'est l'industrie chinoise qui ne peut que pâtir de ces tendances, même si cette industrie est fortement dirigée un l'Etat qui va chercher à en atténuer les effets, mais ils sont inexorables.
A ceci s'ajoute l'assèchement en cours des anciens riches marchés européens et étasuniens capables d'absorber la production chinoise. La paupérisation assèche les marchés pour tout le monde.
On comprend aisément que le système mondialiste ne peut que conduire à une catastrophe économique mondiale.

 

L'avenir,

Il n'existe aucune alternative économique à la relocalisation des industries et à la fermeture des frontières. La mondialisation, outre le fait d'être source de paupérisation, engendre une énorme pollution par l'usage de porte-containers géants et de norias de camions.


L'enjeu futur sera de produire au plus près de consommateurs avec de petites unités de production hyper-robotisées. Les robots prendront très rapidement en charge la totalité de la production industrielle, ces robots seront des humanoïdes qui pourront s'adapter à toutes les tâches.


Dans cette perspective, on voit mal le capitalisme avoir le moindre avenir car la tendance qui l'a toujours dirigé, est l'exploitation prédatrice sans bornes et comme nous l'avons constaté depuis sa naissance jusqu'à la phase ultime que nous lui connaissons aujourd'hui celle-ci conduit l'humanité à sa perte.

 

 

 




 

 

 

 

 

 

 

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