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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 09:41

Immigration.

 

 

 

 

L'immigration soudainement devenue massive venant surtout du continent africain est un événement majeur qui préoccupe les populations européennes et dont les conséquences divisent les états et les opinions.
Aujourd'hui, défendre ou s'opposer à cette vague migratoire est devenue la césure politique majeure, effaçant l'ancienne césure droite et gauche. Pourtant, au sein de cette ancienne césure politique qui s'efface peu à peu, les pro et anti-migrants se retrouvent également en confrontation.

 

Cette confrontation sur ce sujet au sein même de ce que l'on appelle des familles politiques n'est pas nouvelle. Le PCF dans les années 80 du siècle dernier avait fait sensation en s'exprimant contre l'organisation de cette immigration par le patronat y voyant le rassemblement en France de l'armée de chômeurs dont le capital a toujours eu besoin. La position d'alors du PCF encore composé majoritairement d'ouvriers était ce qu'ils désignait en langage marxiste: une position de «classe» car défendant les intérêts de la classe ouvrière.

 

L'organisation de l'immigration par le capitalisme est quasiment aussi ancienne que la révolution industrielle du 19 ème siècle.

Marx écrivait déjà en 1848:

«Le progrès industriel, qui suit la marche de l’accumulation, non seulement réduit de plus en plus le nombre d’ouvriers nécessaires pour mettre en œuvre une masse croissante de moyens de production, il augmente en même temps la quantité de travail que l’ouvrier individuel doit fournir. A mesure qu’il développe les pouvoirs productifs du travail et fait donc tirer plus de produits de moins de travail, le système capitaliste développe aussi les moyens de tirer plus de travail du salarié, soit en prolongeant sa journée, soit en rendant son labeur plus intense, ou encore d’augmenter en apparence le nombre des travailleurs employés en remplaçant une force supérieure et plus chère par plusieurs forces inférieures et à bon marché, l’homme par la femme, l’adulte par l’adolescent et l’enfant, un yankee par trois Chinois. Voilà autant de méthodes pour diminuer la demande de travail et en rendre l’offre surabondante, en un mot, pour fabriquer des surnuméraires. »

 

Ce problème de l'immigration a toujours inquiété les défenseurs de la classe ouvrière française.
Le 17 février 1894, Jean Jaurès, devant l'Assemblée Nationale, prononçait ces mots:

« Ce que nous ne voulons pas, c'est que le capitalisme international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés ou elle est le plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans règlement sur le marché français et pour amener partout dans le monde les salaires des pays ou ils sont plus bas».

 

Ce que disait Georges Marchais le 6 janvier 1981 dans l'Humanité était dans la lignée des expression de Marx et Jaurès sur ce sujet:

«En raison de la présence en France de 4 millions d'immigrés et de leurs familles, la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. La cote d'alerte est atteinte. Il faut arrêter l'immigration sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise, il faut stopper l'immigration officielle et clandestine... ». Mais également il ajouta quelque chose de fort nouveau dans l'expression politique française de l'époque et passée alors inaperçue. «… Se trouvent entassées dans des ghettos des travailleurs et leurs familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela, rend difficile leurs relations avec les français ».
 

A la question purement économique concernant l'importation d'une main-d’œuvre immigrée acceptant des salaires plus bas, cette fameuse armée de réserve du capital décrite depuis toujours par les marxistes, Georges Marchais y ajouta la question nationale déjà en filigrane chez Jaurès, quand il dit parlant des travailleurs immigrés: «pour les jeter sans contrôle et sans règlement sur le marché français». Il souligne là qu'il existe des nations ou les lois sont différentes, notamment les lois de protection des travailleurs différentes voir inexistantes et que c'est tout l'intérêt du capitalisme que de jeter ces travailleurs venus d'ailleurs, sans la nationalité française qui les protège, à la merci d'un capitalisme avide.
 

Le Parti Communiste Français à l'époque, déjà rongé par la «gauche trotskysante» venant du PS et soumis par le Programme Commun ne fut pas suivi de l'intérieur et fut rudement critiqué de l'extérieur par ce qu'il appelait encore la «fausse gauche» qui devenait majoritaire.
Il se trouva que le PCF fit les frais de la vague migratoire à ce moment. En effet , les nouveaux travailleurs immigrés remplacèrent rapidement les français dans les zones d'habitations collectives que venaient d'aménager les municipalités communistes, et ce remplacement de population dans les lieux mêmes ou les travailleurs votaient pour le PCF changea considérablement la carte électorale. Le vote communiste s'effondra, effondrement massif et continue. Les voies obtenues par le PCF passaient de 21 % obtenues par Jacques Duclos en 1969 aux présidentielles à tout juste 1 % prévu pour les européennes de 2018.

 

Outre l'effet économique de l'immigration déjà souligné par Marx et Jaurès s'ajoute un effet politique et civilisationnel évoqué par Georges Marchais et dont le PCF fit le premier les frais.

 

Revenons brièvement sur la nature d'une nation et la réalité juridique d'un état-nation.

Historiquement, l'idée moderne de nation qui se différencia de l'idée antique, similaire à tribu, est issue d'un sentiment d'appartenance, avant même qu'il existât des frontières mutuellement reconnues. Je ne vais pas développer sur les raisons profondes de ce sentiment d'appartenance, mais celui-ci, en gros s'est forgé par les conflits qui, à la fin du Moyen Age opposa, non plus des entités féodales, mais des royaumes entiers, par exemple le royaume de France et celui d'Angleterre. Durant la guerre de Cent Ans, ce sentiment apparut et sépara les adversaires. Cette guerre, au début féodale voulant régler un problème de succession devint nationale. Les anglais, les «godons» ainsi appelés alors péjorativement par les français, parlant une autre langue et ayant d'autres mœurs avaient envahi la France et un sentiment d'appartenance finit par se forger et amena le peuple français à les renvoyer chez eux. Une autre étape vint parfaire cette appartenance, c'est le traité de Wesphalie du 24 octobre 1648 qui établissait des frontières reconnues mutuellement en Europe, entre les royaumes-nations, et mettait fin à 80 ans de guerres de religions et de conflits frontaliers.
A partir de cette date des frontières formelles existaient et des pouvoirs et des lois différentes s'appliquaient à l'intérieur de ces frontières.

 

La révolution française de 1789 fit de la Nation une entité juridique notamment avec l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui disait: «Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.», mais également un objet politique concernant la souveraineté, car les révolutionnaires au cri de: «Vive la Nation» voulaient remplacer la souveraineté d'un Roi de droit divin par la Nation constituée par l'ensemble du peuple.

 

On voit que la Nation, issue au préalable d'un sentiment d'appartenance, venant de pratiques spécifiques ostensiblement communes, a engendré la constitution de frontières en 1648, puis la constitution d'un état-nation en France en 1789 a l'intérieur duquel s'appliquaient des lois.

 

La différence apparue à la fin du 19ème siècle entre le concept de nation civique à la française fondée sur une légalité parfaitement explicite d'appartenance et le concept de nation ethnique venue d'Allemagne fondée sur une communauté de langue, d'histoire mythique et de civilisation, n'a finalement pas lieu d'être.
Les lois d'un pays sont issues de son histoire et de sa civilisation et donc les deux notions sont consubstantielles. Les lois françaises sont différentes de celles en vigueur dans les pays voisins et l'Union Européenne ne fut pas capable de les harmoniser, car ces lois sont beaucoup plus que des formalités explicites elles sont nées des implicites conférés par l'histoire. On voit la mésaventure du Parti Communiste dans les banlieues des grandes villes, le remplacement des populations composées au préalable de prolétaires conscients et organisés, par une population immigrée ne cherchant qu'un emploi à bas prix, population non organisée et non politisée, non marquée par l'histoire des luttes sociales, porta à ce parti un coup fatal.

 

La finance internationale, au vu de cet effet spectaculaire eut alors l'idée qu'il serait bon de changer profondément les populations des pays occidentaux afin d'en finir avec les hauts salaires et les lois sociales. Dans le même temps elle pensa également en finir avec les états-nation faiseurs de lois dont cette finance ne voulait plus entendre parler, car celles-ci gênaient le «free trade», le libre commerce, la libre circulation des capitaux, et la libre exploitation des travailleurs les moins revendicatifs. Cette finance inventa le «mondialisme» arguant qu'une seule terre ne pouvait supporter des frontières et de multiples lois différentes. La promotion de cette idéologie mondialiste se généralisa au tournant du siècle et devint à la fois lourde et organisée.

 

Un ensemble de thèmes fut promu et supporté financièrement à très haut niveau pour tous médias aux ordres, bien au delà de la simple information politique, mais par les fictions cinématographiques et même les documentaires naturalistes.


L'idée, au delà du mondialisme, était également d'exclure les citoyens de leurs références historiques collectives, de l'histoire de leurs luttes et de leurs révolutions pour n'en faire que des individus isolés socialement et historiquement, des gens seulement attachés à leur destin individuel à leur jouissance immédiate et sans contraintes. Le citoyen devait être effacé devant l'individu et sa propre jouissance. La politique collective fondée sur des intérêts de classe ou collectifs fut remplacée par une politique de la bonté face à la méchanceté ou évidemment bons et méchants étaient fabriqués de toute pièce par la puissance médiatique. L'idée non prouvée d'un changement climatique due aux activités humaines devait favoriser l'émergence d'une gouvernance mondiale. La promotion de l'homosexualité, la pédophilie, le mariage pour tous et pour personne devait déstructurer tous tissus sociales et surtout la famille, dernier rempart des solidarités collectives, danger historique pour la puissance financière mondialiste.
Dans cette promotion tous azimuts, de la submersion migratoire; culturelle et économique, de la déstructuration sociale par la promotion de la jouissance immédiate et individuelle, la finance mondialiste fit alliance avec une gauche historiquement trotskysée. Celle-ci lui fournit le corpus idéologique notamment issu des premières années de la révolution soviétique et de mai 1968 en France. Le point central de ce corpus idéologique était qu'il fallait en finir avec les nations et les différences collectives, il fallait «vivre ensemble», les différences ne devaient être qu'individuelles et surtout pas collectives afin de détruire toutes solidarités sociales établies par l'histoire, le sentiment d'appartenance et surtout la légalité de l'appartenance détruisant par le fait toutes lois de protection identiques pour tous, lois protégeant les plus faibles. Au mieux le tissus social devait être atomisé en de multiples communautés amenées à s'affronter et les lois réduites à des contrats de gré à gré ou le plus fort est amené à imposer ses intérêts au plus faible. C'est tout le système légal historique français fondé sur l'égalité des droits qui devait être refondé. C'est par exemple le principe de la nouvelle loi sur le travail.

 

Aujourd'hui l'idéologie dominante supportée pour beaucoup par la néo gauche, cette fausse gauche issue de mai 1968 qualifie de fasciste toute opposition à la doxa mondialiste ignorant sciemment ou masquant ce que fut réellement le fascisme, instrumentant un antifascisme de salon qui n'a finalement pour objet que de faciliter l'exploitation maximum des travailleurs et de favoriser les plans de la finance mondialiste, ce qui était expressément le but du fascisme. Ainsi toutes les références politiques et historiques on été inversées ce qui est la marque du totalitarisme comme Orwell l'avait décrit dans son roman 1984.

 

D'un autre côté une ancienne extrême droite associée aux sionistes clame son opposition à l'islam, pour les besoins israéliens et pollue un nécessaire combat dans des diatribes racistes. Ce genre de manifestation est destinée à isoler l'argumentation de ceux qui s'opposent à ce qui est méticuleusement organisé avec d'important capitaux notamment avec le sioniste Georges Soros par l'oligarchie financière mondialiste.

 

Alors cessons d'être dupe, l'organisation du flot migratoire par le grand capital mondialiste va à l'encontre des intérêts des travailleurs français, et de l'ensemble des citoyens de notre nation, hormis une toute petite poignée d'exploiteurs et n'a rien à voir avec un quelconque racisme. Cette organisation va également à l'encontre des intérêts des peuples migrants, elle enlève aux nations africaines ses forces vives, elle agit économiquement et culturellement sur l'Afrique comme agissait la traite négrière, elle appauvrit culturellement cette masse migrante car ces immigrés entassés en France, isolés, loin de leurs propres foyers culturels ne serviront plus au développement de leur pays, mais seulement d'esclaves à un capitalisme maintenant devenu triomphant.

 

Alors il s'agit de séparer le bon grain de l'ivraie, l'intérêt des travailleurs des phobies racistes de certains, pour rassembler tous les français dans ce nécessaire combat.

 

 

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commentaires

Jacques Castelli 22/11/2018 20:09

Le religieux Frère ELYÔN avait prophétisé avant février 2006, avant même qu'il y ait des problèmes économiques en 2008,
qu'il y aurait de grandes manifestations, cela est écrit à la page 37 du pdf de son Ouvrage Sacré "l'Appel de Dieu".
Voilà une citation : "Aussi, les quelques prochains signes suivants ( non exhaustifs ) seront synonymes de guerre
imminente. A savoir : recrudescence du chômage dû
à la fermeture de nombreuses entreprises,
mesures illusoires apportées pour les emplois dans la
globalité et des jeunes en particulier, duperies,
mensonges outranciers et abus de pouvoir des
gouvernements, sérieux problèmes économiques,
augmentation des taxes et charges, endettement de la
France, de plus en plus de mécontentements,
de manifestations et de grèves."
Il savait que des manifestations comme celle des "Gilets Jaunes" se produiraient, voilà encore une preuve que Frère ELYÔN dit
la vérité ! En lisant ses écrits, vous comprendrez tout ce qui se passe et se passera dans le monde !
http://www.prophete-du-sacre-coeur.com/