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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 18:33

Gilets Jaunes :

bilan et perspective pour le recouvrement de l'indépendance de la France.

 

1- Pour moi, la révolte des Gilets Jaunes est une divine surprise. Depuis des années je cherche un moyen, une voie pour rassembler des gens éparpillés, dans une multitude de micro-organisations afin de former un mouvement indépendantiste. Quelques essais ça et là, l'amorce d'une « Fédération Indépendantiste », morte née, l'aide de Tepa TV puis un deuxième gros cancer, qui me touche et malheureusement touche Tepa également au moment ou péniblement je me remets sur pied.

 

 

Comme je l'ai maint fois répété et écrit et clamé depuis des années, le modèle social (paradigme) a changé, l'évolution de la société a bifurqué depuis la fin du siècle dernier. La pratique sociale maintenant généralisée de la communication de masse avec des ordinateurs connectés en réseau a changé les mentalités.

 

Depuis des millénaires avec la sédentarisation des hommes et l'érection d'états fondés sur la division de la société en classes antagonistes, les soumis ont pris l'habitude d'accepter plus ou moins leur sort car les informations qui pouvaient leur parvenir ne pouvaient être que celles de prêtres, instruments intermédiaires des pouvoirs exploiteurs. Ceux-ci diffusaient les légendes devant être crues et acceptées afin de maintenir l'ordre social. Ceci n'allait pas toujours sans révolte et depuis que les cités états existaient en Afrique, Asie, Europe, Amérique Centrale et nord de l'Amérique du sud, les révoltes d'esclaves et du peuple furent nombreuses, des cités furent détruites. Ces révoltes sont difficiles à comptabiliser car les pouvoirs écrivant toujours l'Histoire, ne les ont pas toujours répertoriées. Certaines furent momentanément victorieuses et durèrent comme au Japon médiéval ou des communes égalitaristes furent créées et durèrent, ou en Europe avec celle des Hussites de Bohème qui dura une vingtaine d'année. D'autres furent des feux de pailles comme les Jacqueries paysannes en France au XIV siècle ou celle de Watt Tyler en Angleterre qui furent rapidement noyées dans le sang.

La vie des pouvoirs et des soumis ne fut jamais un long fleuve tranquille sur la planète et la révolte couvait partout quand les états poussaient un peu fort l'exploitation. Mais soit ces révoltes furent vaincues et tout le monde retournait sous son joug, soit elle réussissaient à vaincre mais finalement recomposaient une autre forme de despotisme, comme après notre belle révolution française.

 

Mais qu'en est t-il aujourd'hui? Le travail des prêtres modernes que sont les « journalistes » chargés de faire croire les légendes est devenu de difficile à impossible car, pour la première fois dans l'Histoire de l'humanité, chacun d'entre nous peut accéder à l'information sur les réalités qui jusqu'alors étaient cachées. Au début incrédules, les pouvoirs commencent seulement à se rendre compte des effets de cette nouveauté technique qui révolutionne les rapports sociaux comme la découverte de l’agriculture avait bouleversé la vie des hommes il y a 10 000 ans.

 

La révolte spontanée des Gilets Jaunes est l'effet concret de cette bifurcation de paradigme amorcée à la fin du siècle dernier avec la mise en réseau des ordinateurs, dans les entreprises d'abord puis accessibles à tout un chacun, notamment avec les téléphones portables.

 

A moins que l'Internet ne soit brusquement coupé, ce qui est industriellement impensable, le cours de l'humanité évolue d'or et déjà dans une autre voie, dans une direction ou l'exploitation des humains par d'autres humains, en leur faisant croire des balivernes, va s'avérer de plus en plus difficile.

 

Alors, que leur reste t-il pour maintenir un pouvoir d'exploitation humaine qui se fait toujours plus dur ? Et bien comme d'habitude, depuis que l'état existe, la répression et la violence.

 

On le voit aujourd'hui, la répression contre les Gilets Jaunes devient féroce comme à Toulouse au cours de l'Acte 22. On le voit aussi avec la violente et choquante arrestation de Julian Assange qui dévoila certains secrets des puissants qui devaient rester sous le tapis. Nul doute que la répression va aller aussi loin qu'elle le pourra.

 

Mais voilà, il y a un problème, une des légendes assénée chaque minute par nos « journaliste » est celle que nous vivons en démocratie et que la liberté d'expression existe, c'est d'ailleurs la légende principale du système. Cependant, chacun de nous peut observer que cette légende est en contradiction avec les faits et cela peut être dévastateur.

 

En effet, tout système d'exploitation ne peut tenir qu'avec la crédibilité que peuvent avoir les exploiteurs et leur légende aux yeux des exploités. Cette crédibilité est le véritable moteur de tous pouvoirs car sans l'assentiment des exploités pour porter leur propres chaînes, nulle exploitation ne pourrait fonctionner. L'exploité doit croire et avoir confiance dans son exploiteur quand il lui dit n'agir que pour son bien. Une confiance perdue ne peut jamais se retrouver, menteur un jour, menteur toujours dit le dicton populaire. La faillite de crédibilité des pouvoirs et des prêtres «journalistes » s'effondre comme le montrent partout les sondages.

 

Alors accroître la répression serait encore détruire ce qui reste de croyance, Que peut faire le pouvoir, abandonner ? Je ne le pense pas, il va sans doute accroître la répression quitte a laisser tomber le vernis de démocratie qu'il s'est appliqué. Les intérêts sont trop lourds.

 

Pourtant les Gilets Jaunes ne sont pas encore alignés au mur et fusillés comme les communards durant la semaine sanglante de 1871, ni parqués dans des stades et ensuite massacrés discrètement comme sous Pinochet en 1972. Le pouvoir est il capable de ça, trouvera t-il les assassins motivés pour faire ce boulot ? Telle est la question, jusqu’où le régime de terreur qu'il cherche à faire régner pour mettre un terme aux manifestations peut-il aller ? Nous le verrons bientôt car il est impossible que la révolte cesse.

 

2- Quel avenir pouvons nous envisager pour la suite ?
Bien entendu la suite passe obligatoirement par une structuration du mouvement tout en lui gardant son aspect réseau compatible.

 

Nous avons pu observer avec satisfaction, l'évolution des mots d'ordres dans les manifs qui de plus en plus s'en prennent à l'UE, dénoncent la dette obligatoire, dénoncent les « banksters », demandent la sortie de l'UE et la nationalisation de la banque de France. Ces mots d'ordre bien visibles peut être pas encore partagés par tous, prennent néanmoins le chemin d'une revendication à l'indépendance nationale.

Aucune forme de parti politique de type pyramidal avec un leader « propriétaire » du parti ne pourrait s'adapter à ce mouvement qui est populaire car protéiforme et s'adapte for habilement à la diversité des idéologies de chacun. De gauche, de droite, royalistes, communistes chacun amène sa propre histoire et l'on a pu voir se côtoyer drapeaux rouges et emblèmes royalistes. Dans cet ensemble nous sommes très proche de ce qu'il s'est passé dans l'organisation de la résistance à l'envahisseur nazi durant la dernière guerre et à l'organisation du Conseil National de la Résistance, ceci devrait être un modèle à suivre.

 

On voit par ailleurs, le peu de succès de ces partis traditionnels s'affichant pourtant en opposition au système politique en place.


La PME Le Pen et ses différents avatars n'a pour le moment servi qu'à faire élire les pires des pires et de toutes manière ce parti vient de se prononcer clairement contre l'indépendance.


Il en est de même pour DLF et Dupont-Aignant ne cherchant qu'à unifier la droite tout en gardant l'UE et l'Euro.

 

Pour LFI, bien malin qui peut décrire sa ligne politique tant elle est floue. Jean Luc Mélenchon ne serait-il qu'un Tsipras ? En tous cas rien de probant n'émane de ce mouvement pour l'indépendantiste que je suis.


Il reste l'UPR, ce parti possède une position claire ou à peu près, mais c'est un parti dont le propriétaire est M. Asselineau que l'on le voit mal s'intégrer au mouvement Gilet Jaune même si nombreux sont ses militants qui ont revêtu l'emblématique gilet. L'UPR a eu au moins le mérite au sein du mouvement de populariser la sortie de l'UE et de la zone Euro. Le peu d'apparition de M. Asselineau sur les médias du pouvoir, furent remarquables et remarqués en dépit de toutes les manœuvres pour l'en exclure. Mais une chose m'inquiète fort à l'UPR, outre son organisation classique et obsolète, non adaptable à un large mouvement comme celui des Gilets Jaune, c'est cette histoire d'article 50. Pourquoi mettre ça sur la table ? Si un jour nous recouvrions notre indépendance nous n'aurions nul besoin de ce type d'article car justement indépendants et en conséquence dégagés de toutes obligations envers l'UE. C'est un mystère que cet obligation et on voit bien le Royaume Uni avoir du mal à s'en dépêtrer.

En tous cas si l'UPR pouvait s'intégrer dans le large mouvement que je souhaite il serait le bien venu.


Mais voilà, ce large mouvement indépendantiste capable de politiser dans le meilleur sens du terme le mouvement Gilet Jaune, afin d'offrir une perspective aux français, n'existe pas encore.
Cette structuration reste à faire mais sans précipitation il faut que tout ceci mûrisse. On peut compter sur le pouvoir pour accélérer les choses car ses réactions impitoyables ne pourront avoir pour effet que de souffler aux français qu'il faut s'organiser pour résister à la tyrannie.

 

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