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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 09:56

Famille, Nation, État-nation.

 

A mes petits enfants.

 

Voici trois concepts aujourd'hui particulièrement décriés et attaqués par le grand capital mondialiste qui veut supprimer toutes entraves à son inextinguible appropriation. Mais il semble plus curieux que ces concepts soient décriés également par les tenants de la néo-gauche appuyés par les médias officiels. Ceci institue une idéologie dominante avec une propagande qui s'insinue fortement dans tous les domaines de la communication.

On entend par néo-gauche ce qui est advenue de l'ancienne gauche qui fut dominée par le PCF avant les années 70 du siècle dernier et qui défendait avec vigueur ces concepts. La néo-gauche est née de l'effondrement du PCF et de son remplacement par un parti socialiste organisé par les trotskystes avec leur idéologie mondialiste et leur alliance avec les USA. Les trotskystes formèrent également aux USA ce que l'on a appelé les néo-conservateurs ou néo-cons. Aujourd'hui dans ce qui reste de la gauche également effondrée on ne parle plus que de progressisme concept politique vide de sens repris par Emmanuel Macron.

Le but de cette idéologie mondialiste anti familiale et anti nationale est de détruire les solidarités, pour faire place à un individualisme et un hédonisme plus favorable à l'exploitation de l'homme par l'homme.

 

La famille.

 

La famille est la cellule de base de l'organisation humaine, elle existe également chez certaines espèces animales. La famille a permis que s'érigent les premières solidarités apportant les développements techniques et numériques du genre humain. En effet, c'est en son sein notamment par la mère que le langage se transmet, on parle de langue maternelle c'est en son sein que dès les premiers jours après sa naissance l'enfant commence à apprendre par sa mère les attitudes sociales conformes et commence son éducation, ce fut en son sein que se transmirent les savoir faire techniques de pères en fils et de mère en filles. L'organisation familiale a revêtu différentes formes dans l'histoire et chez différents peuples. Cela pouvait être une famille élargie avec les oncles les tantes neveux et nièces, cette forme a perduré longtemps en occident, jusqu'au 11, 12 ème siècle et encore plus longtemps dans le sud de l'Europe. C'est aujourd'hui plutôt une famille dite nucléaire qui est majoritaire depuis le moyen age, qui se limite au père, à la mère et aux enfants. Les anciennes familles élargies pouvaient former des clans et s'élargir en tribus. Mais le mode d'agglutination humaine était toujours d'ordre génétique formant au début du développement de l'humanité des isolats de populations dont on retrouve de nos jours des traces dans les patrimoines génétiques.

 

Les attitudes sociales conformes.

 

Ces attitudes sociales, conformes sont différentes d'un peuple à un autre. L’ethnométhodologie parle d'attitudes vues et non remarquées, elles ne sont pas remarquables au sein d'un groupe donné car normales et identiques pour tous, elle marquent l'appartenance à ce groupe. On peut citer en exemple le langage et ses variantes particulières, mais également la vêture et le comportement envers les autres, comme les marques de politesse et de solidarité. On peut également citer les rites religieux ou particulièrement d'appartenance, qui construisent la confiance qu'un membre du groupe peut avoir envers les autres membres de ce groupe pratiquant les mêmes rites et surtout la croyance dans ce que ces autres membres peuvent affirmer. Les rites pratiqués, encore une fois vus et non remarqués, peuvent être non religieux au sens des grandes religions, mais ces rites laïcs qui consistent à faire ostensiblement comme les autres sont nécessaires à la cohésion sociale.

Aujourd'hui, en dépit de tous les efforts de l'idéologie dominante pour détruire la famille, comme la promotion de la pseudo théorie du genre et de l'homosexualité, elle reste encore la base de l'organisation sociale. Même si le mariage officiel ne possède plus l’attractivité sociale du passé avec la promotion de l'hédonisme individualiste qui gangrène la société moderne, il reste néanmoins populaire même en dépit des divorces qui souvent le suive. Souvent une deuxième alliance par mariage élargit ainsi un cercle familiale.

 

Les ancêtres.

 

Toutes les civilisations de tous les temps ont pratiqué un culte rendu aux ancêtres de la famille. Chaque foyer romain avait un feu sacré, ou se pratiquait le culte domestique des ancêtres.
Dans le monde occidental actuel, le souvenir quasi cultuel des ancêtres se perpétue. Comme avant, à la veillée, devant la cheminée, mais aujourd'hui au cours des repas familiaux, les plus anciens racontent aux plus jeunes les histoires de la saga familiale. Cette saga est encore dramatique car se sont souvent des souvenirs de guerre qui y sont évoqués. L'attitude des uns et des autres face à l'envahisseur nazi y est souvent raconté, les plus valeureux sortent du lot, la famille est fier de compter parmi ses rangs, combattants décorés et triste de connaître le sort des déportés et des fusillés. Aujourd'hui de nombreuses photographies permettent de mieux connaître ses ancêtres, l'habitude de créer des arbres généalogiques remontant à quatre ou cinq générations se prend dans nombre de familles.

 

Famille Thiercelin, mes arrières grands parents paternels, à gauche ma grand-mère vers 1900

 

J'ai bien connu mes deux grand-mères nées à la fin du 19ème siècle, l'une juive venant de Russie me racontait les pogroms de 1905 quand les cosaques arrivaient dans son village pour sabrer ça et là tout ce qui vivait, elle courait se cacher dans les bois, toute sa famille, les membres les uns après les autres, du partir en France ou en Angleterre . C'est à Londres qu'elle connue mon grand-père et que ma mère est née en 1918 au cours d'un bombardement de Zeppelins. Mon autre grand-mère qui, pendant la guerre 14-18 travaillait à la fabrication d'obus dans une usine de La Courneuve, me racontait les grèves de 1916, elle y connut son mari mon grand-père paternel qui réglait les machines outils. Son frère fit toute la guerre de 14, il lui envoyait de nombreuses cartes postales des lieux ou il combattait, ce lot de carte est gardé précieusement. Les sagas familiales évoquées forment les opinions et les conceptions du monde des uns et des autres.

Avec la crise permanente du monde occidental, il est paradoxal que la famille retrouve souvent son rôle protecteur, de solidarité et de refuge contre les aléas de la vie. La famille est là pour aider et partager, elle est encore vivace.

 

De la famille à la nation.

 

Ce concept familial s'est étendu aux premières idées de nation dont le mot possède la même racine latine que naître. Une nation est formée par la conscience d'appartenance à une communauté dite nationale ou ce qui est similaire à un peuple. Cette conscience nationale est récente en Europe, en France, son apparition date de la guerre de cent ans. Elle est apparue avec l'effondrement du système militaire féodal et le désastre d'Azincourt en 1415, à ce moment encore l'appartenance était celle de la seigneurie féodale qui passait souvent d'un camp à un autre. Charles VII conçu une armée de métier constituée de bourgeois et de paysans qui ne combattaient plus à cheval, mais étaient abondamment pourvue d'armes à feu, ce qui fit la différence avec les anglais. On ne parlait plus alors d'appartenance à une région ou une seigneurie, l'armée était française et portait un uniforme français avec une croix blanche dite croix de Saint Michel, généralement sur fond rouge. Les anglais dont la nation se formait également portaient aussi un uniforme qui était une casaque blanche avec une croix rouge de Saint Georges. Les dernières batailles de la guerre de cent ans n'étaient plus qu'entre une armée française et une armée anglaise vaincue aux batailles de Formigny et de Castillon par l'artillerie française.
Dés les premiers jours de la révolution française de 1789 le concept de nation fut formalisé et légalisé par la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui existe en préambule à notre constitution. L'article 3 concerne la souveraineté qui devrait appartenir à la nation et non plus au roi de droit divin.

Cet article dit : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. »

 

Comme pour les familles il existe pour chaque nation un roman national pour partie historique, pour partie mythique. Ce roman national était encore, il y a peu enseigné, dans les écoles aux cours d'histoire.

 

Le roman national.

 

Citons quelques étapes remarquables : Clovis, Philippe Auguste et la bataille de Bouvines, Saint Louis rendant la justice sous un chêne, les croisades, Philippe le Bel et les Rois maudits, la guerre de cent ans, Jeanne d'Arc brûlée par les anglais, les guerres de religion avec la Saint Barthélemy, le Grand siècle de Louis XIV, Louis XVI et la révolution de 1789, Napoléon, ses victoires et sa défaite de Waterloo qui mit la France définitivement sous le pouvoir anglais, les révolutions de 1830,1848, la commune de 1871, le terrible massacre de la guerre de 14-18, le Front Populaire, la défaite de 1940 face aux nazis allemands, la résistance, la libération, le guerre d'Algérie et de Gaulle.

 

Jeanne d'Arc

 

L’appropriation par les enfants du roman national va former les consciences d'appartenance. Ne plus enseigner le roman national ou le trafiquer, c'est évidemment décrédibiliser la nation et favoriser le mondialisme cher au grand capital.

 

De la nation à l'état-nation.

 

L'état-nation est un état qui s'étend sur une nation et se confond avec elle. Un état-nation ce sont des frontières à l'intérieur desquelles existent des lois qui s'y appliquent. Les frontières ont été établies par reconnaissance mutuelle entre états. Ce type de reconnaissance mutuelle est apparue en Europe avec le traité de Westphalie du 24 octobre 1648 qui conclut la guerre de 30 ans, c'était le premier pas dans l’élaboration d'un droit international.

 

Le fondement  de l'idéologie française

 

A l'observation, on constate que les lois qui existent en France ne sont pas les mêmes que dans les pays voisins, la France est remarquable par l’existence encore de nombreuses lois sociales, ces lois sociales sont issues de son histoire et des luttes sociales de la classe ouvrière quand la France était encore indépendante et non soumise au pouvoir de l'Union Européenne et par la même à la puissance du grand capital mondialiste comme aujourd'hui.
On voit que de la famille à la nation, de la nation à l'état-nation et de l'état-nation aux lois qui s'y appliquent, il y a une continuité formant des particularités nationales. Ces particularités nationales entretiennent la diversité des cultures et des civilisations, cette diversité est une richesse car chaque nation peut s'offrir aux autres en exemple. Par exemple la France de Montesquieu a inventé la légalité, les révolutionnaire de 1789 ont inventé la nationalité, c'est à dire l'appartenance formelle et légale à une nation. Ces particularités françaises ont été étendues à toutes les nations avec la formation de l'ONU Organisation des Nations Unies et du droit international.

On comprend bien que l'avidité du capitalisme transnational le conduit à vouloir détruire ces particularités avec surtout les lois sociales.

 

L'immigration massive.

 

L'immigration massive que les français subissent aujourd'hui est organisée par le grand capital mondialiste pour deux raisons. D'une part, l'afflux de main d’œuvre quasiment corvéable permet de peser sur les salaires et l'illégalité des travailleurs migrants conduit les employeurs à s'affranchir des lois sociales. Déjà Marx avait dénoncé cette tendance des capitalistes à faire appel à une main d’œuvre étrangère pour peser sur les salaires, Jaurès avait également dénoncé cette tendance et l'on se souvient du discours de Georges Marchais dénonçant en 1984 ce qui n'était pas encore une submersion migratoire mais une affluence organisée. D'autre part la submersion migratoire empêche l'intégration des migrants à la nation française en formant des ghettos isolés du reste de la nation.
Jusqu'alors, la France, terre d'immigration avait réussi à intégrer les populations étrangères. Hostile au communautarisme, la France avait pu diffuser son roman national à tout un chacun qui, une seule génération plus tard, se sentait français comme les autres. Cependant aujourd'hui, le communautarisme venu d'ailleurs, crée des frustrations et des hostilités envers la France ses traditions et ses lois. Une haine de la France se répand parmi des populations immigrées dans les banlieues des grandes villes et la rupture est consommée.

 

 

Le peuple français ne crée plus ses lois comme par le passé, seule la bureaucratie de l'Union Européenne les imposent, ce sont celles du grand capital mondialiste. Mais il est à craindre que le corpus légal français puisse être modifié par des habitudes sociales étrangères, comme on le voit avec les revendications communautaires énoncées par des musulmans sous l'influence des Frères Musulmans. Cette secte est largement soutenue par l'impérialisme, comme on peut le voir en Syrie ou les nombreux crimes ont été commis par eux mettant le peuple syrien en grande difficulté.

 

La famille, la nation et l'état-nation protègent, le mondialisme destructeur de lois met les peuples à la merci de la prédation capitaliste.
Il est vital pour les français de recouvrer l'indépendance perdue de leur nation en quittant l'Union Européenne, en récupérant sa monnaie et en quittant l'OTAN qui n'est que l'organisation des guerres impérialistes.
La jeunesse de France doit être consciente de l'immense tache qu'elle aura à accomplir, libérer la France comme le firent ses aïeux.


 

 

 

 

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