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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 15:07

Nationalisme, dictature sanitaire et lutte de classe.

 

Ce pauvre Marx fut toujours mis à toutes les sauces depuis le 19ème siècles, de bonnes sauces et surtout de très mauvaises notamment une grande quantité de sauces dogmatiques, ce qui est par essence anti marxiste.

Peu de gens ont compris Marx parce qu’il s'agit d'une pensée complexe et non dogmatique.
A l'école centrale du PCF ou je suivi des cours de philosophie marxiste, le professeur, en guise de boutade, mais peut-être pas, nous a dit à la fin des cours : « Ceux qui pensent avoir compris Marx, n'ont rien compris ! »

Cependant Marx nous a laissé quelques pistes pour comprendre le monde et déceler dans un conflit de classe ou se situe la contradiction principale entre exploiteurs et exploité, c'est déjà ça.

J'ai déjà pas mal écrit sur ce sujet mais je pense qu'il faut sans arrêt rafraîchir les mémoires tant les sauces qui agrémentent encore le marxisme surtout venant de la néo gauche ont mauvais goût.

Ceux qui se prétendent marxistes, théoriquement doivent se prétendre de gauche. C’était pour le moins le cas dans ma jeunesse.

La première question que se pose un marxiste pour analyser une situation de conflit politique, c’est de déceler où se situe la contradiction principale parmi d’autres contradictions.

La contradiction principale dans le système capitaliste selon Marx se situe entre exploiteurs et exploités. Quand le capitalisme était industriel cette contradiction existait entre possesseurs de moyens de production et producteurs ouvriers. Jusque-là c'était simple.

Or maintenant, pour le moins, dans les pays occidentaux, l’accumulation du capital ne se réalise plus avec la production de marchandises. La production de marchandises n’existe qu’en Chine et ses quelques pays satellites.

L’accumulation du capital ici s’effectue par la spéculation financière, sans que la moindre marchandise ne soit produite et cette spéculation financière ne saurait exister sans l’exploitation de la dette des états. Cette dette produit un énorme volume de capitaux disponibles qui est utilisé pour spéculer sur les commodités comme le pétrole ou les denrées alimentaires. D’ailleurs, nous voyons parmi les hommes les plus riches du monde des gens qui ne produisent pas de biens industriels.

La dette des états et donc le paiement de ses intérêts affecte tout le monde, le salarié comme le patron d’une entreprise, les professions libérales comme les commerçants. En conséquence de quoi, nous sommes bien obligés de placer la frontière entre exploiteurs et exploités, entre les nations endettées globalement et les spéculateurs transnationaux. Bien entendu il y a plusieurs niveaux dans la lutte de classe, un niveau secondaire existe bien encore entre le petit patron d'une PME et ses ouvriers mais ce niveau s'efface peu à peu devant la financiarisation mondialiste et l'exploitation de la dette des états.

Nous sommes bien obligés, plaçant la contradiction principale entre exploiteurs et exploités de la situer entre les nations endettées et le capital mondialiste.

Cette contradiction s’exprime aujourd’hui violemment entre d’un côté ce que l’on appelle aux USA les patriotes et chez nous les nationalistes ou autres souverainistes et de l’autre les mondialistes.

Parmi ces mondialistes nous voyons en premier les grands spéculateurs financiers, comme Soros, Bill Gates, Rothschild et autres.

Que le grand capital soit mondialiste c’est logique, ce qui est fort curieux, c’est que les forces politiques qui se prétendent de gauche le soient également rompant avec toutes traditions historiques.

On peut rappeler que tous les changements politiques révolutionnaires qui ont pu exister dans le monde se sont appuyés sur des bases nationalistes. Souvent l’idéologie pseudo communiste mise en avant n’était qu’un faux nez nationaliste. On peut donner l’exemple de la Chine, du Vietnam de Cuba, du Venezuela. L’URSS n’a pu vaincre le nazisme qu’à partir du moment ou Staline a remplacé la défense du socialisme par la défense de la mère patrie.

Alors pourquoi aujourd’hui ceux qui se prétendent de gauche se situent du côté mondialiste dans les pays occidentaux.

Le premier aspect de la réponse est d’ordre sociologique. La classe ouvrière était la colonne vertébrale de la gauche quand il y avait des industries et en France un parti communiste qui défendait les intérêts nationaux et ceux de cette classe ouvrière.

Aujourd’hui nous voyons que les gens qui votent à gauche ne sont plus que les petits bourgeois des grandes villes à loyer onéreux, qui vivent bien et n’ont plus de revendications quantitatives.

Leurs demandent sont d’ordre sociologiques, hédonisme, plaisir immédiat, libéralisme existentiel. Ces petits bourgeois qui voyagent beaucoup sont le plus souvent hors sol, citadins, transnationaux, peu ou pas attachés aux valeurs historiques et nationales comme pouvaient l’être il y a 40 ans les communistes. Leurs positions de classe petite bourgeoise, ne gêne en rien le grand capital, bien au contraire, celui-ci s’appuie sur cette classe et son idéologie pseudo libérale et qui lui fournit ainsi une base sociologique, idéologique et politique que ce grand capital ne serait pas capable d’ériger par lui-même, ses effectifs étant extrêmement restreints.

Il y a donc aujourd’hui une alliance objective entre la gauche sous toutes ses formes, ou telle qu’elle se désigne elle-même, avec le grand capital mondialiste, inversant ainsi les identifications politiques par rapport à ce qu’elles pouvaient être il y a 30 ou 40 ans.

Cette gauche de petit bourgeois de centre-ville a abandonné le combat national bien entendu et en conséquence le combat anti-impérialiste, validant toutes les guerres impérialistes mêmes les plus atroces contre ceux qui défendent l’indépendance de leur nation, les dirigeants de ces nations sont qualifiés de dictateurs selon les médias dominants au service du mondialisme, terme repris par les petits bourgeois.

Une guerre idéologique mondiale fait rage maintenant entre patriotes, souverainistes, nationalistes qualifiés par les petits bourgeois et la presse du capital de populistes, complotistes, un terme qui revient maintenant de plus en plus souvent, d’extrême droite voir de fascistes (on se demande bien pourquoi). Tous ces termes sont évidemment vides de sens politique et n’ont pour vocation que d’essayer de diaboliser les adversaires de l’oligarchie financière mondialiste.

Aujourd’hui cette guerre s’est accélérée aux USA au cours des élections présidentielles, Donald Trump étant le candidat des patriotes comme ils s’appellent là-bas et Biden celui de l’oligarchie mondialiste.

Aux USA, comme chacun peut le remarquer il s’agit bien d’une guerre de classe entre le petit peuple misérable et la paysannerie du centre du pays dit « red neck » (cou rouge) par dérision et l’oligarchie mondialiste criminelle et pervers représentée par Biden. Chez nous en France les Gilets Jaunes de l'ancienne classe moyenne déclassée ont repris le combat de l'ex classe ouvrière, mais à ce jour nul Parti Communiste, nul parti d'ailleurs n'a repris le flambeau de cette nouvelle lutte de classe qui avance brouillonne mais qui ne peut qu'avancer.

La lutte de classe oppose bien aujourd’hui les nationalistes aux mondialistes, comme cela a toujours été d’ailleurs le cas dans l’histoire, les peuples les plus pauvres sont plus attachés à leur nation, à leurs racines, à leurs traditions, que la bourgeoisie transnationale hors sol des centre-ville bourgeois.

En conséquence de quoi ceux qui se battent pour l'indépendance de leur nation se battent par force contre le grand capital mondialisé, c'est bien là que se situe selon Marx la contradiction principale aujourd'hui n'en déplaise aux dogmatiques. Cette oligarchie mondialiste joue son dernier va tout en ayant organisé une dictature sanitaire en instillant parmi le peuple la peur de la mort d'une fausse pandémie. Cette dictature sanitaire devient partout une simple dictature orwellienne en décrétant sciemment des mesures absurdes, afin de désorienter le peuple et le soumettre.
Ceux qui luttent contre cette dictature sont bien l'avant garde d'une lutte qui en fin de compte est bien une lutte de classe. Il y a bien conjonction entre la lutte nationale, la lutte contre la dictature sanitaire et contre les intérêts de classe du grand capital mondialiste.

 

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