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"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par la crédulité publique."

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 18:32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Assumer ou non la difficulté d’être la France,

ou le syndrome de Fachoda (voir article de Jacques Cheminade)


Nous avons vu dans les articles précédents comment et pourquoi la Nation française était porteuse de symboles et de valeurs acquisent par son histoire récente. Ces valeurs hautement révolutionnaires de république et de laïcité ont amené  un changement qualitatif dans l’organisation d’une nation. L’état républicain laïc a abandonné toute superstructure idéologique pour devenir l’administration du peuple souverain dans sa diversité religieuse et d’origine.  Les lois de 1905 ont marqué à cet égard un embranchement  décisif dans l’histoire de l’humanité. Ainsi la France n’est plus un état-nation comme la plus part des pays du monde mais une république-nation dont les principes fondamentaux s’offrent en exemple au monde.

Cette forme d’organisation de la nation s’oppose à une autre forme dont une nation voisine de la notre porte également en symbole. Cette nation voisine est le Royaume Uni, noyau de l’empire britannique devenu aujourd’hui empire anglo-saxon. Quelles sont ces valeurs.

L’histoire de la France et celle des Iles Britanniques sont pourtant les plus proches qu’il puisse être possible entre deux nations devenues si dissemblables.  Cette  histoire est  commune depuis 1066, de l’invasion de l’Angleterre  par les Normands  jusqu’à la fin de la guerre de cent ans. Cette histoire commune nous à fait  partager, mélanger, prêter, rendre de nombreux concepts idéologiques et linguistiques  dont l’ensemble des concepts aboutissant à l’idée de République et des droits de l’homme. Pourtant l’Habeas Corpus britannique proclamé en 1679 n’a pas tout à fait la même signification que : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit » de cette dissemblance au départ vont découler des conséquences dont nous n’avons vu jusque maintenant que des prémisses. L’Habeas Corpus ne dit pas que les hommes sont égaux, mais que nul ne peut être emprisonné arbitrairement sans procès équitable. 

Si la France a cultivé le concept de « bien commun » res publica. L’empire britannique a cultivé celui de «commonwealth». Le sens étymologique des deux termes est proche, cependant ils ont été chargés au départ de significations légèrement différentes, significations ayant progressivement très largement divergées.

Le bien commun français est l’intérêt général, un et indivisible explicité par la loi, le Commonwealth est une somme d’intérêts privés, un compromis entre marchands pour s’assurer en commun l’exploitation des richesses du monde. Le monde anglo-saxon peut être résumé en une seule et unique formule qui claque comme un coup de fusil «free trade !». L’état britannique n’est que le reflet d’intérêts privés et la mise à disposition de ces intérêts,  des moyens régaliens supportés  par le peuple. L’intérêt général s’oppose mécaniquement au « free trade » et est considéré outre manche et outre atlantique comme fasciste et totalitaire.

Le paradigme de l’organisation nationale anglo-saxonne est la Compagnie des Indes, intérêts privés allants s’imposer par la force des armes outremer et supportés par la force régalienne de l’Etat. Ce paradigme persiste jusqu’à nos jours dans l’organisation du monde anglo-saxon et trouve son illustration dans l’importance des moyens privés comme les sociétés Aliburton et BlackWater dans les aventures coloniales britanniquo-étatsuniennes.   

La France a fabriqué à partir de 1789 des citoyens libres et égaux en droit soumis à la loi commune formant l’intérêt général de la Nation.  Le Royaume Uni a formé des sujets  de l’empire avec des droits certes comme l’Habeas Corpus mais sans que ne soit jamais institué un quelconque intérêt général, ni que jamais ne soit formalisé une quelconque égalité des droits entre citoyens.

 Cependant,  durant le 19ème siècle la structure du colonialisme impériale Britannique fut proche de celle du colonialisme français.  Les deux pays lancés dans l’aventure coloniale ont développé des économies de prédation à l’inverse de l’Allemagne qui freinée par les deux autres dut investir dans son industrie.  La France de la Restauration et des Versaillais triomphants prit l’Empire Britannique comme modèle sans développer  sa propre culture. Ainsi à Fachoda la France dut se soumettre au « leadership » britannique dont elle devint finalement une vassale.

On voit donc que si l’Empire Anglo-Saxon n’a jamais présenté d’ambigüités dans son fonctionnement, c'est-à-dire impérialiste sans complexe, la France a toujours claudiqué car pourvue d’une bonne jambe républicaine et révolutionnaire et d’une mauvaise anglo-saxonne. De cette dualité découle toute l’histoire de France depuis le début du 19ème siècle jusqu'à nos jours.

Pourvue de contradictions internes permanentes la France, en dépit des difficultés avance toujours inexorablement dans  la voie républicaine initialisée en 1789. Les lois de 1905 montrent à cet égard une étape fondamentale en affirmant la laïcité de l’Etat face au refus du pape de considérer la République comme une organisation chrétienne de cet Etat. La France avance toujours par accès regrettant par la suite cet accès comme un enfant regrettant d’avoir fait une grosse bêtise, les anglo-saxons vont gronder. Ces lois laïques ne furent pas étendues à l’Alsace Moselle après sa récupération. Les conséquences de la proclamation de la laïcité de l’Etat n’ont peut être pas été évaluées à leurs justes valeurs mais elles marquent pourtant l’aboutissement de l’idée républicaine et la primauté de l’intérêt général c'est-à-dire de la volonté de peuple exprimée par la loi sur toutes autres considérations économiques, ethniques, religieuses Ces lois marquent définitivement la séparation entre sphère publique et sphère privée, ceci est encore pour le monde, ré vo lu tion naire, seul paradigme d’organisation politique applicable au monde pour en assurer la paix.

Les anglo-saxons eux, ont inventé la finance et chez nous les financiers n’apprécient pas du tout certaines tournures politiques prisent par la république d’où leur tropisme permanent et bruyant pour l’anglo-saxon. Après la guerre de 1914-1918 chargée de contenir l’Allemagne dans ses velléités coloniales, le centre de l’empire anglo-saxon glissa doucement du Royaume Uni vers les USA.  Les USA ont beaucoup hérités de leurs colonisateurs dont l’absence du concept de souveraineté du peuple et d’intérêt général. Le monde anglo-saxon s’unifiera sur le concept de « free trade » et de « commonwealth ».      

En 1944 le monde est épuisé par la guerre à contrario, les USA ont engendré durant ce conflit une formidable industrie de guerre financée par le peuple et sortent considérablement renforcés, l’économie US devient hégémonique, le complexe militaro industriel US dénoncé par Eisenhower va mener le monde de guerre en guerre jusqu'à nos jours à fin de continuer de s’alimenter. Les « special relationships »  chères à Winston Churchill et à Margaret Thatcher vont rythmer  l’alliance anglo-saxonne sans que l’on sache vraiment qui mène le bal de La City ou de Wall Street.   

Avec les accords de Bretton Wood le 22 juillet 1944 les USA  sont officiellement institués maitres du monde non communiste. En effet jusqu'à cet accord chaque monnaie nationale était gagée sur sa propre réserve d’or. Par ces accords, seule la monnaie US reste gagée sur l’or, les autres monnaies ne sont plus indexées que sur le dollar, tout le monde devient vassal des USA.  Une deuxième phase vient parfaire le dispositif de soumission économique le 15 aout 1971 la convertibilité du dollar sur l’or est abandonnée seule la capacité d’impression de la planche à billet fait référence. Les USA impriment les autres travaillent.

Un système d’économie virtuelle proche du fameux jeu de Monopoly va être inventé par les britanniques qui vont ainsi piloter la fausse économie US et finalement mener ce monde d’économie virtuelle à sa perte.

Pour La City les dettes et les espoirs de gain vont devenir  de l’argent. Par un tour de passe passe entre La City et Wall Street le passif devient miraculeusement de l’actif, il faut creuser la dette pour gagner de l’argent. Les USA vont creuser leur dette jusqu’aux abysses. 

En effet les dettes sont formalisées en « Debt bond » ou coupons de dette. Ces « bonds» coupons sont vendables contre de l’argent réel, ce qui est vendable c’est l’espoir que cet argent (en dette) sera un jour remboursé (ou l’espoir devient une richesse). Sur des critères entièrement idéologiques et virtuels, les banques (les grandes banques du « top ten ») peuvent « loger » ces dettes et les escompter, c'est-à-dire offrir une ligne de crédit à celui qui aura acheté ces dettes. Bien entendu le monde fasciné par le Mac Do et le Coca Cola, va s’arracher les dettes de l’artificielle prospérité étatsunienne.  Or ces fameuses banques du « top ten  ou twenty » sont entièrement tributaires des USA, en effet, la totalité des transactions mondiales sont libellées en USD, dans le montant de ces transactions plus de la moitié provient du commerce du pétrole.  Tout le système financier et bancaire mondial, sans exception est contrôlé par les USA, aucune transaction libellée en USD ne peut échapper au trésor US. Cette économie virtuelle inventé par les anglo-saxons n’a pu fonctionner pendant longtemps que grâce au pétrole, cependant aujourd’hui elle ne peut fonctionner qu’avec l’adjonction de toute les « Commodities » parmi lesquelles figurent aussi les denrées alimentaires, les anglo-saxons et leur jeux de Monopoly vont faire exploser le monde.

Un baril de pétrole revient au maximum à 2 USD  à extraire et à convoyer n’ importe où, tout le reste n’est que spéculation organisée par les anglo-saxons car ils maîtrisent toutes les bourses pétrolières du monde et ceci, afin que  le trou creusé par la dette n’implose pas. Les USA creusent la dette et le monde paye.   

 

Nouvel emblème des anglo-saxons


En effet,   le dollar n’est plus indexé sur quoi que ce soit et sa valeur n’est donnée seulement  que par les bourses de devises selon la loi de l’offre et de la demande.  Pour se fournir en n’importe quelle commodité il faut  d’abord acheter des dollars ce qui mène cette devise à la hausse.  Plus la commodité achetée est cher plus il faut de dollars et plus le trésor US doit en imprimer et plus les banques peuvent escompter les « debt bond » avec l’afflux de dollar.  

Cependant ce jeu de dupe n’a qu’un temps et l’escroquerie anglo-saxonne commence à s’essouffler,  le rideau virtuel se déchire et l’on commence à s’apercevoir que le roi est nu.

En effet les anglo-saxons chez qui l’intérêt général  taxé de totalitaire ne peut exister ont abandonné tout investissement dans leur économie « nationale » (pour eux la nation n’existe pas). Cependant dans tous pays il faut un minimum d’infrastructures pour que celui-ci fonctionne. Aux USA les ponts rouillés s’effondrent et au Royaume Unis les trains vétustes déraillent, les malades britanniques viennent se faire soigner en France et les étatsuniens vont chez  le dentiste …. au Honduras !     

La dette abyssale commence à être visible et le monde se demande comment pourra t-elle être remboursée. Aujourd’hui  il est certain qu’au moins 10 000 milliards de dollars de dettes douteuses ne seront jamais remboursées. Ce monde d’économie virtuelle entièrement fondé sur l’image de « l’Amérique » commence à avoir quelques  ratées, les croyants deviennent agnostiques et le dollar commence à s’effondrer. Les anglo-saxons pour tenter d’éviter le pire se sont lancés dans une course effrénée à la spéculation sur les commodités, les matières premières et les denrées alimentaires. Les émeutes de la faim ont commencé et de plus en plus de vieux à la maigre retraite sont pris à voler dans les supermarchés. Les sans abris envahissent les rues des USA.

Bon ou vont-ils? Si ce n’est au gouffre car l’argent réel pour rembourser le déficit US n’existe pas!

C’est à ce moment que notre président de la République a choisi pour  faire totalement allégeance en allant se courber devant Georges Bush et la reine d’Angleterre.

Etre la France et assumer sans complexe d’être la France, tourner ostensiblement le dos au monde virtuel anglo-saxon est la seule solution pour échapper au désastre.

J’ai montré dans l’article l’anti France comment beaucoup d’élites françaises de droite comme de gauche étaient béatement fascinées par l’anglo-saxon dont la seule intelligence est d’avoir réussi de faire de l’argent avec des dettes (ils sont fortiches) en escroquant le monde.

J’ai montré également une nouveauté apparue avec la Résistance, si jusqu’en  1939 la droite française était majoritairement anti républicaine, le Général de Gaulle et ses compagnons ont montré qu’il pouvait exister une droite très sincèrement républicaine et viscéralement attachée à l’indépendance de la république française.  La donne politique a aujourd’hui totalement changé, l’éventail des opinions ne sépare plus la droite de la gauche, mais ceux qui exigent l’indépendance de notre République afin de la sauver et ceux qui veulent nous offrir pieds et poings liés aux anglo-saxons et ce  quelqu’en soit la méthode : intégration européenne avec constitution ou pseudo constitution, intégration dans l’OTAN etc. (Sarkozy a fait la démo en engageant des ministres de "gauche", mais atlantistes)

L’échiquier politique d’aujourd’hui met d’un côté ceux qui veulent assumer jusqu’au bout le fait d’être français c'est-à-dire d’être soumis à un intérêt général formulé par une loi républicaine commune et de pouvoir  ainsi investir dans l’économie réelle française sous le contrôle du peuple souverain et ceux qui par aveuglement, phénomène de mode habillement concocté, ou tout simplement par bêtise veulent suivre l’anglo-saxon au gouffre telle une nuée de lemmings se précipitant au suicide.       

  

Commentaires sur certains concepts politiques.

Anglo-saxon :

Terme commode pour désigner une coalition impérialiste et guerrière composée d’anciennes colonies britanniques habitées  majoritairement par les descendants d’ immigrants venus  de Grande Bretagne et partageant un ensemble de valeurs communes comme l’absence du concept d’intérêt général et d’égalité d’hommes libres et égaux en droit. Qui est le leader de cette coalition, britanniques ou étatsuniens ?   

Libéralisme :

Beaucoup confondent faussement libéralisme qui est une doctrine politique et capitalisme qui est un mode de production. La doctrine libérale est d’assurer le maximum de libertés individuelles pour un maximum de gens. Le capitalisme tend lui naturellement vers le monopolisme et l’étatisme dans sa forme capitalisme monopoliste d’état puis vers l’impérialisme par l’utilisation à son profit de la puissance régalienne de l’état (voir USA). Le libéralisme est justement la doctrine politique ayant pour but d’empêcher ce phénomène naturel. Il existe une multiplicité d’obédiences libérales. Le libéralisme anglo-saxon est régulé par la morale et la religion et le libéralisme français est régulé par la loi. Pour les anglo-saxons le libéralisme est de gauche. Le gauchisme français anti libertaire et liberticide a réussi à donner du libéralisme une image de droite alors qu’il est de gauche ou n’est pas.

Etat-nation :

Concept particulièrement flou et horrible. Le mot état-nation ne renseigne en rien sur la nature ni de l’état ni sur celle de la nation. Il serait plus judicieux afin d’être renseigné sur cette nature de parler de nation légale tel est le cas de la France. Est-ce que l’Allemagne est un état-nation quand elle a donné la nationalité allemande à des ukrainiens ou des roumains parlant un dialecte germanique? Le concept allemand de nation est encore néofasciste et ne peut en rien être comparé au concept français fondé sur une légalité explicite. Si la plus part des états pouvaient se qualifier d’états-nation alors la France n’en serait pas un mais une république nation qui si elle était véritable devrait être dépourvue d’état mais plutôt pourvue d’une administration telle qu’elle était désignée sous la 4ème république.

Souveraineté limitée.

Système mis en place par' les anglo-saxons à partir de 1944-45 dans les pays non communistes afin d'en conserver la vassalité. Le système a été appelé "stay behind" par les britanniques. Ce système a surtout été dénoncé en Italie appelé dans ce pays "rèseaux Gladio". Ces réseaux sont des appareils régaliens parallèles,  armée,  police, services secrets, contre espionnage etc.. ne rendant compte qu'aux anglo-saxons  USA ou GB selon les pays. A la suite du complot du 11 septembre 2001 ce système a été renforcé par l'application de "l'US patriot act" à l'ensemble de l'Europe. La CIA notamment peut opérer en France sans en référer à qui que se soit, arréter n'importe qui et l'emprisonner. Le scandale des prisons secrètes et des vols secrets de la CIA n'était que la partie émmergée de l'iceberg. L'Habeas Corpus n'existe plus.

 

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Published by Alain Benajam - dans Edito
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