Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par la crédulité publique."

Recherche

6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 18:07

Instrumentation du TPI par les anglo-saxons pour contenir la Chine

(Voir Chine -2- fin de page)

 

La Chine, situation géopolitique.

  Pour ma princesse de Chine


La Chine vient de faire irruption sur la scène internationale en s’imposant comme une des premières puissances économiques mondiales. Ceci est un fait historique lourd et surtout imprévu. Parallèlement nous assistons à un déclin tout aussi soudain et tout aussi imprévu de la puissance hégémonique anglo-saxonne. Les observateurs vont jusqu'à penser que la Chine possède aujourd’hui la capacité de devenir la première puissance mondiale. La Chine accumule les paradoxes, le premier de ceux-ci est que la Chine toujours qualifiée de « pays communiste », doit  son développement rapide aux énormes quantités de capitaux anglo-saxons et européens investis. Ce développement spectaculaire intéresse aujourd’hui toute la Chine, cela fut en premier le littorale, c’est maintenant la Chine centrale. Toute la Chine jusqu’au moindre village est un chantier. Le peuple chinois lui-même est stupéfait et particulièrement fier de ce progrès de leur pays.

Tout ceci ne peut poser que de graves problèmes aux anglo-saxons qui craignent à juste titre de devenir une puissance secondaire, voir en cours d’élimination, après deux siècles d’hégémonie sur le monde.  Cette crainte est également alimentée par la jonction des intérêts, russes, indiens et chinois puissances auparavant ennemies. 

Les anglo-saxons, conscients de ce  danger ne peuvent que réagir. C’est bien ce qui semble se passer.

La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement. Son histoire est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a été l’une des civilisations les plus avancées et les plus convoitées par des envahisseurs, son influence se fait sentir encore aujourd’hui dans de nombreux pays d’Asie. C’est aujourd’hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier par sa population : un humain sur cinq est chinois (pour la population résidente seulement).

Durant la dernière dynastie impériale chinoise Qing la Chine  a suscité la convoitise de ses voisins russes. Puis anglo-saxons, allemands, français et japonais tentèrent  de la coloniser. Elle connu ainsi une période de déclin à partir de l’agression anglo-saxonne dite de la guerre de l’opium. C’est seulement après la victoire contre l’armée japonaise en 1945 puis la prise du pouvoir par le Parti Communiste Chinois PCC que la Chine a pu se constituer comme nation, retrouver et surtout garder toute son indépendance.


Sur cette caricature du début du 20ème siècle on voit  les  britanniques, allemands, russes, français et japonais se partager le gateau chinois.

Les Chinois restent profondément marqués par cette agression, tentative de colonisation

La Chine est un pays complexe, habitué à ce qui nous semblent, nous les européens, être des paradoxes, elle est marquée historiquement par deux idéologies contradictoires, le Confucianisme et le Taôisme.

Confucius vit le jour en 551 avant JC, il définit les comportements adéquats de la vie sociale. Le confucianisme peut être vu comme une suite de préceptes donc de méthodes. Partant du constat qu’il n’est pas possible de vivre avec les oiseaux et les bêtes sauvages, et qu’il faut donc vivre en bonne société avec ses semblables, Confucius tisse un réseau de valeurs dont le but est l’harmonie des relations humaines. Selon Confucius, la soumission au père et au prince va de soi et garantit la cohésion des familles et du pays, mais elle s’accompagne d’un devoir de (respectueuses) remontrances si le père ou le prince vont dans la mauvaise direction.

Le Taôisme dont un maître fondateur fut par Lao Tseu ou Lao Tzi né sous le roi Kang (559-545 av. J.-C.) et mort sous le roi Hui (488-432 av. J.-C.), c'est-à-dire à une époque contemporaine de Confucius. Le Taôisme est à l’origine du Zen, c’est une philosophie /  religion libertaire allant totalement à l’inverse du confucianisme car rejetant toutes méthodes et toutes autorités, c’est la philosophie de la vacuité. Lao Tseu aurait dit que le meilleur empereur est celui qui ne fait rien, ceci résume a peu prêt la pensée Taôiste qui n’en est pas une car rejetant toutes pensées. Le Taôisme marque aussi bien le bouddhisme chinois que ne le marque le confucianisme.

Au 20ème siècle certains intellectuels comme Mao Se Dong ont essayés  d’introduire le Marxisme en Chine. Le Marxisme mode de pensée typiquement européen se plaçant dans une filiation de pensées typiquement européennes n’a put être qu’hermétique aux chinois. Mao a tenté de créer un syncrétisme entre confucianisme et un  marxisme très édulcoré, que l’on a appelé Maoïsme, ceci n’avait plus rien à voir avec la pensée de Marx. Aujourd’hui la pensée marxiste est très peu rependue en Chine  et encore moins comprise. Je ne prends donc pas cette pensée au demeurant extrêmement abstruse comme pouvant marquer la pensée chinoise contemporaine.

Aux paradoxes du passé la Chine d’aujourd’hui en additionne  d’autres. Avec un pays qui officiellement reconnait et applique des principes marxistes léninistes mais qui connait un des capitalismes les plus sauvages de la planète, s’est trouvé de fait allié avec l’impérialisme anglo-saxon.

La Chine est dirigée depuis 1949 par un Parti Communiste, elle est selon la phraséologie anglo-saxonne un pays communiste. Selon la phraséologie marxiste, un pays avançant officiellement dans la construction du socialisme. Le système politique est classiquement léniniste, la constitution définit que le Parti Communiste Chinois dirige la Chine à l’exclusion de tous autres partis politiques. Officiellement, selon la phraséologie léniniste la classe ouvrière possède le rôle dirigeant du pays.  

Après la mort de Mao Se Dong qui ferma la Chine à toutes influences étrangères, comme le firent classiquement de nombreux empereurs, Deng Xio Ping prend le pouvoir en 1976. Deng face aux nombreuses difficultés économiques, s’aperçoit, comme Gorbatchev en URSS qu’il n’est pas possible de développer un pays avec des principes léninistes. Il commence une politique de libéralisation, permettant aux chinois d’accéder à  l’initiative économique, tout en faisant en sorte que le PCC conserve le pouvoir, ce que n’a pas voulu ou pu faire Gorbatchev.

A ce moment la Chine ne dispose pas d’un système légal perfectionné permettant d’organiser le salariat dans des entreprises privées. Les syndicats ont disparus avec l’accession des communistes au pouvoir. La classe ouvrière ne possède plus de moyens de défense. Un paradoxe s’instaure, l’exploitation des salariés est grandement facilitée quand un parti communiste dirige le pays. Les salaires sont extrêmement bas, il n’y a pas de grèves. C’est une divine surprise pour les anglo-saxons et leurs affidés qui se ruent sur la Chine et y investissent massivement. Au tournant des années 2000 la Chine deviendra la première destination mondiale pour les investissements capitalistes.


Un système de pouvoir très complexe, qui le détient-il véritablement, la Chine est elle capitaliste ou communiste ?

Loin de moi l’idée de prétendre que la Chine présente un caractère démocratique et puisse représenter un modèle à suivre. Mais la Chine est millénaire et son régime politique, proche en réalité de ce qu’il fut toujours est une affaire de Chinois (les "communistes" on remplacé les mandarins). Aujourd’hui, les Chinois sont particulièrement fiers de constater ce qu’est devenu leur pays en si peu de temps. Le peuple Chinois dans sa très grande majorité profite largement de cette avancée économique. Certes les Chinois ne peuvent, comme les « occidentaux » choisir parmi deux « nomenklatura» (qui pratique d’ailleurs l’échangisme), celle qui aura un temps le pouvoir, eux  n’en possèdent qu’une.

Entre 1 et 2 il y a peu de différences, surtout, pour les occidentaux anglo-saxonisés, les politiques suivies par ces deux « nomenklatura » ne présentent souvent que peu de différences.  Il n’y a donc guère de leçon de démocratie à donner aux chinois qui vivent d’ailleurs sous un contrôle policier beaucoup moins lourd que chez nous ou chacun vit sous étroite surveillance.

En dépit du fait qu’officiellement le Parti Communiste dirige la Chine selon le modèle centraliste soviétique, les arcannes du pouvoir réel en Chine sont bien plus complexes. En matière de pouvoir il  y a une dualité qui suit celle du confucianisme face au taôisme. La Chine possède un fort pouvoir central et un fort pouvoir local, pays immense, les particularités locales sont fort prégnantes en Chine et les pouvoirs locaux souvent omnipotents, Pékin est loin.  

La Chine est traditionnellement un pays de réseaux ou les relations personnelles, amicales  et familiales sont très importantes.  Des sociétés secrètes sont présentent en Chine depuis toujours. Ceci favorise l’implantation, des Triades. Les Triades ont à l’origine (18ème siècle) été créées sous la dynastie Qing. C’était des sociétés secrètes patriotiques, luttant pour l’indépendance du pays contre le pouvoir Mandchoue puis occidental (Sun Ya Sen premier président de la république de Chine était triadiste). Au 20ème siècle les triades deviennent petit à petit des organisations mafieuses. Elles furent interdites sous le maoïsme pour devenir fort présente au sein de la diaspora. Elles reviennent à la surface dans la nouvelle Chine capitaliste ou elles sont officiellement tolérées.  

Quelle est l’importance des Triades en Chine ? Il est connu qu’elles contrôlent la diaspora, cette importance a été grandement favorisée par la libéralisation économique. Il est évident qu’il existe des relations étroites entre chinois du monde et chinois de Chine, justement dans ce domaine économique. Il est certain que le contrôle des Triades fait l’objet de luttes d’influences entre les services secrets anglo-saxons et les services gouvernementaux Chinois. On voit mal les Triades ne pas s’être investies dans l’approvisionnement de la Chine en matières premières, surtout en pétrole. Il est certain, également qu’à l’échelon local des relations évidentes et naturelles ne peuvent qu’exister entre triades et parti communiste.

Le troisième pouvoir est celui de l’Armée. L’Armée Populaire de Libération fut crée le 1er août 1927 au début de la guerre civile qui opposa communistes aux forces du Guomindang  elle fut également un instrument de lutte contre l’occupation japonaise et de la prise du pouvoir par les communistes. Cette armée est aujourd’hui très modernisée, elle est soutenue par une industrie aérospatiale et de défense efficace, on peut parler de complexe militaro-industriel chinois, elle possède son propre approvisionnement pétrolier et ses propres raffineries. C’est un état dans l’état qui joue un rôle très important dans l’économie du pays.

Donc Parti Communiste PCC, Triades et Armée se partagent le pouvoir selon des arcannes fort complexes ou s’allient familles, réseaux, méfiance et coopération forcée. Pouvoir central et pouvoir local entrant également dans ce jeu de pouvoir d’une extrême complexité. L’organisation du pouvoir en Chine est donc très éloignée de l’organisation pyramidale à la soviétique ou a l’occidental.

Les occidentaux et les pays capitalistes riches et industrialisés, ont put implanter en Chine un très grand nombre d’industries manufacturières en utilisant une main d’œuvre pléthorique et docile.

Cet avantage offert aux entreprises et au capitalisme international a engendré un fort mouvement de délocalisation d’industries vers la Chine et réduit au chômage nombre de travailleurs étatsuniens et européens. Des industries entières ont disparues en Europe et aux USA comme les industries électroniques, textiles et la chaussure. Ce fut le temps pour l’impérialisme anglo-saxon de la divine surprise.

Premier paradoxe : les dirigeants communistes chinois sont devenus les meilleurs alliés du système capitaliste occidental. En effet, les produits chinois à très faible prix de revient font peser une grave menace sur le niveau de vie et de protection social des ouvriers européens et étatsuniens et permettent d’énormes profits.  L’internationalisme prolétarien prôné par le marxisme léninisme ne trouve ici aucune application. La concurrence de ces produits est bel et bien déloyale, car le niveau de salaire et de protection sociale est particulièrement dissemblable. Une des premières conséquences pour les peuples d’Europe occidentale est une méfiance accrue dans les institutions politiques et économique de l’Union Européenne incapable de les protéger contre cette concurrence déloyale.

Avec l’établissement d’un système capitaliste sans loi, une alliance de fait s’établit entre les anglo-saxons et les dirigeants chinois y compris dans des domaines sensibles comme le renseignement. Utilisant un antagonisme traditionnel russo-chinois les anglo-saxons réussirent à implanter  une base de leur  réseau d’espionnage Echelon  dans le Sin Xiang, elle existe encore. Cette base avait pour but initial d’espionner l’URSS.

Les USA pourtant militairement alliés des séparatistes taïwanais, ont reconnu la Chine et par conséquent durent rompre leurs relations diplomatiques officielles avec l’île. Cette rupture de façade ne les empêche pourtant pas d’équiper Taiwan des armements les plus modernes et d’entreprendre avec leurs porte-avions parfois des manœuvres très menaçantes en mer de Chine.

D’autre part le parti Guomindang de Taiwan des anciens partisans de Tchang Kai Check, se sont rapprochés spectaculairement des communistes chinois, son chef actuel a entrepris une visite triomphale à Shanghai en 2006. Aujourd’hui le camp bleu à Taiwan représentant les partisans d’un rapprochement avec la Chine continentale « communiste » sont majoritaires. Dans le même temps, les relations industrielles, commerciales entre ces deux Chine sont très florissantes et les investissements industriels taïwanais sur le continent sont très importants. Aujourd’hui les anglo-saxons sont pratiquement privés d’un prétexte prenant en compte Taiwan pour faire peser une menace sur la Chine. 

Deuxième paradoxe : économiquement, stratégiquement et diplomatiquement alliés avec les anglo-saxons, les capitaux étatsuniens étant les premiers à s’investir en Chine, militairement la Chine et les USA sont toujours officiellement ennemis la guerre froide coure toujours.     

Durant cette période de divine surprise et d’investissements massifs les anglo-saxons ont étendu d’une façon spectaculaire leur influence sur la Chine. Influence qui s’exerce dans tous les domaines.


L’influence anglo-saxonne en Chine.

C’est une influence médiatique et politique, les journaux chinois de langue anglaise reprennent toujours systématiquement la propagande anglo-saxonne sur un prétendu complot islamique sur le monde, ce qui est cru par la quasi-totalité des chinois. Les attentats du 11 septembre 2001 ont été  vu par les médias chinois comme un complot islamique alors qu’en privé, les services de renseignement chinois ont bien reconnus auprès du Réseau Voltaire* qu’ils savaient parfaitement que ce ne pouvait être et qu’ils avaient conscience que ce complot avait été ourdi des USA. Cependant l’argument avancé était qu’il fallait garder de bonnes relations diplomatiques avec les USA et admettre de ce fait la légende d’un complot islamiste.

Un des maitres de l’influence anglo-saxonne dans le monde,  la fondation Carnegie, faux nez de la CIA, spécialisée dans l’éducation  s’est particulièrement bien implanté en Chine y possède pignon sur rue et va jusqu’à dispenser des cours au sein du comité central du Parti Communiste. Les élites chinoises sont nourries de sous-culture anglo-saxonne, formés aux méthodes de « management »  alors que ces méthodes anglo-saxonnes ont largement démontré leur très grande inefficacité, par exemple en regard des  méthodes japonaises mais également des méthodes chinoises, parfaitement contradictoires.

L’anglais est devenu une quasi seconde langue officielle en Chine et souvent le Chinois de la rue pense que le touriste européen qu’il rencontre est un anglo-saxon. Cette influence s’exerce jusque dans la nourriture ou les hamburgers, et le coca cola remplacent chez les jeunes la très saine nourriture chinoise traditionnelle. L’obésité gagne spectaculairement la jeunesse chinoise.

Cette période idyllique qui a courue jusque récemment, a fait penser à beaucoup de spécialistes de la géopolitique qu’une alliance durable transpacifique s’était établie entre les USA et la Chine et que ce nouvel axe dominateur allait remplacer l’axe traditionnel transatlantique.

Pourtant,  depuis un an environ cet idylle entre les anglo-saxon et la Chine est en train de se briser. Une nouvelle période commence, celle de l’affrontement.

 Tout ou partie des dirigeant chinois on certainement cru sincèrement qu’une amitié durable allait s’instaurer avec ce qu’ils croient être les «occidentaux » ne sachant pas que ces « occidentaux » européens ou autres était en fait des marionnettes entre les mains des anglo-saxons. Parmi ces « occidentaux », ils ont cherché à se rapprocher particulièrement de la France.

Cette tentative de rapprochement a certainement accéléré le renversement d’attitude des anglo-saxon vis-à-vis de la Chine.


La technologie française de l’armement au cœur d’une brève idylle franco-chinoise

Bien que méfiants envers la Russie les Chinois ont toujours puisé dans l’arsenal russe leur armement le plus moderne. Cependant ils ont cherché à se départir de cette dépendance et diversifier leur approvisionnement militaire.

En 2003, Jaques Chirac président français et Dominique de Villepin son ministre des affaires étrangères se sont durement opposés au projet anglo-saxon d’invasion de l’Irak, brisant ainsi le pacte de soumission. En 2004 Jacques Chirac entreprend une visite officielle en Chine et inaugure une année de la France en Chine. A cette époque les chinois, agréablement surpris, font une offre à la France : devenir leur premier allié dans le monde et construire un axe privilégié Paris Pékin, notamment il est proposé d’accorder les positions de la Chine et de la France à l’ONU (Source Réseau Voltaire)*. La France militait à ce moment pour que cesse l’embargo sur les livraisons d’armes à la Chine, embargo imposé par les anglo-saxons, prenant prétexte de la répression contre les étudiants dite « de la Place Tien An Men ».  Des contacts importants ont été pris entre l’industrie aéronautique et militaire chinoise et l’industrie militaire française. Les chinois se sont portés candidat pour l’achat de 200 Mirages 2000 et d’importantes quantités de radars embarqués 3D. La presse de Taiwan dans les mains des anglo-saxons a été jusqu’à insulter gravement Michèle Alliot-Marie alors ministre française de la défense. Les anglo-saxons ont pris peur à ce moment que la technologie française puisse être acquise par l’armée chinoise.

Il faut ici bien expliquer le contexte de crainte des anglo-saxons concernant les capacités techniques de l’industrie militaire et aérospatiale française. Capacités durement éprouvées par les britanniques au cours de la guerre des Malouines.

Les missiles de type « shoot and forget » qui manquent à la Chine et dont elle cherche à acquérir la technologie point de fixation des relations franco-chinoise.

Le Générale De Gaulle a voulu, pour garantir l’indépendance de la France, doter notre pays de capacités industrielles militaires du plus haut niveau. Pour lui ces capacités industrielles de haut niveau devaient s’exprimer dans le domaine des avions de combat et des missiles ,vecteurs de l’arme atomique de dissuasion. Les anglo-saxons ont vu de suite que cette entreprise leur était défavorable, ils ont toujours cherché à la saboter. De Gaulle s’est appuyé sur deux grands capitaines d’industries patriotes et particulièrement entreprenants et surtout hostiles aux anglo-saxons: Marcel Dassault et Sylvain Floirat. Pour l’un il s’agissait de construire les meilleurs avions de combats et pour l’autre, avec Matra les meilleurs missiles, devant équiper ces avions. Hommes de même vertu Dassault et Floirat ont passé un pacte à la plus grande satisfaction du Général pour bâtir cette industrie (j’ai été durant quelques années un proche de Sylvain Floirat). La fin des  années 70 a vu l’apparition des premiers missiles de croisière. Les USA pouvaient garantir le guidage de ses missiles par le GPS (Globale Positionning System), la France, comme la Russie d’ailleurs n’avait pas à sa disposition un tel système satellitaire et devait trouver autre chose pour guider les missiles de croisière.

Il était donc prévu que ce guidage ne viendrait pas de l’extérieur du missile, mais que celui-ci serait totalement autonome se guidant par lui-même grâce à ses capteurs optiques et ses logiciels d’analyse d’image. De plus, dépourvus de guidage radar et volant très bas il devenait  totalement invisible par la défense adverse. Cette technologie développée par les français et les russes à base de capteurs optiques est appelée donc «  shoot and forget » tire et oublie, le missile se guidant lui-même sur sa cible sans liaison extérieure.

Les Chinois ont d’abord cherché auprès d’Israël l’acquisition de cette technologie. En effet Israël a été pionnière dans la mise au point de drones autonomes. La technologie des drones autonomes s’apparente pour beaucoup à celle des missiles de croisière. Une collaboration à commencé mais les USA, mentors d’Israël se sont vite opposés à cette collaboration, Israël a du rembourser les acomptes de commandes passées par les Chinois. Ces remboursements ont d’ailleurs été payés par les USA.

 Suite à cet échec les chinois se sont tournés vers la France et une délégation chinoise a commencé à prendre des contacts. Cette délégation a été fort mal accueillie et vite éconduite par les amis des USA  au sein de la DST. L’idylle franco-chinoise, dont j’ai été le témoin a vite avorté à la très grande surprise et déception des chinois, qui se sont retourné vers d’autres pays moins soumis comme la Suède et même l’Italie.

Les commandes militaires que les chinois prévoyaient de passer à la France auraient largement dépassé le chiffre d’affaire de l’Airbus. Elles auraient dopé notre industrie et offert des milliers d’emplois. Les anglo-saxons ont toujours cherché à entraver cette industrie gage de notre indépendance. Ils ont aujourd’hui réussi en empêchant toutes ventes d’avion de combat par Dassault et en ayant intégré le fleuron Matra dans leur propre industrie de défense par EADS interposé. Aujourd’hui les chinois possèdent leur propres avions de combat et essayent d’exporter en Afrique et Amérique latine, l’un d’eux le plus performant possède des ailes delta et ressemble à un mariage entre Mirage 2000 et Rafale !


Une idylle de 20 ans, mais sous étroit contrôle.

L’idylle entre Chine et anglo-saxons était  pourtant sous étroite surveillance, non exemptent d’arrières pensées et de contradictions. Pendant que les anglo-saxons investissaient massivement en Chine et réalisaient d’énormes profits, ils tentèrent de garder le contrôle de ce pays, empêchait la France de doter la Chine d’un armement moderne et continuaient une pression militaire discrète faisant comme si la guerre froide courait toujours.

Le contrôle de l’approvisionnement en matière première et l’intéressement des « VIP’s » chinoises. (« VIP’s » terme convenu pour la rédaction des contrats).

La corruption est l’arme préférée des anglo-saxons, ils l’utilisent partout. Les étatsuniens ont l’habitude de se payer les politiciens de leur choix dans tous les pays du monde, peu refusent car un refus équivaut en général un arrêt de mort.

La corruption direct ne peut s’appliquer en Chine, mais plutôt, depuis des millénaires il est traditionnel de payer ceux qui ont le pouvoir de faciliter les affaires et cela ne choque ni ne gène qui que ce soit. Les affaires sont fort nombreuses en Chine et permettent le payement de gros montants de commission. La Chine a besoin pour son industrie, de gros volumes de matières premières et de pétrole brut. De nombreuses officines se sont ouvertes aux USA, au Canada et certains pays asiatiques sous contrôle comme l’Indonésie. Ces officines ont pour but de servir d’intermédiaire dans l’approvisionnement de la Chine et de surtout de verser les commissions aux VIP’s facilitateurs sur des comptes « off shore ». Ces officines sont également chargées de gérer la pénurie, de faire vendre ou pas vendre, souvent les autorisations passent par la signature du chef du Département d’Etat étatsunien. La Chine est toujours en état de pénurie, parfois les files s’allongent devant les stations service. Ici les anglo-saxons sont pris dans une contradiction, soit laisser la Chine s’approvisionner librement en matières premières et faire ainsi tourner son industrie en  grande partie entre leurs mains, soit freiner cet approvisionnement au risque de poser de  graves problème à leur propre industrie installée en Chine.

Ces une effroyable contradiction dans laquelle doivent se débattre les anglo-saxons. Doivent t-il considérer la Chine comme alliée ou comme une concurrente voir une ennemie ?


La finance et l’industrie Chinoise, inventions des anglo-saxons, c’est justement leur deux gros problèmes.

Les anglo-saxons ont créé de toute pièce le monstre industriel chinois car il ne peut y avoir dans ce monde anglo-saxon de vision stratégiques à long terme dans la mesure ou l’idéologie du « free trade » c'est-à-dire du chacun pour soit s’oppose à l’intérêt général. Chaque industrie occidentale a vu dans l’exploitation de la main d’œuvre chinoise une extraordinaire opportunité et ne s’est pas gêné pour déménager en Chine, au risque de porter atteinte aux intérêts généraux de ces pays occidentaux. Cette explosion économique dopée aux investissements anglo-saxons a permis à la Chine d’engranger d’énormes quantités de dollars US (les transactions commerciales internationales étant toujours libellées en USD). La Chine dispose aujourd’hui d’une réserve de 1 250 000 milliards de dollars. Dans le même temps l’industrie US car déménagée en Chine disparaissait creusant un trou abyssal dans sa balance commerciale et faisant plonger le cours du dollar. La valeur du dollar en plongée réduit du même coup la valeur de la réserve monétaire chinoise.

La richesse chinoise en devise est constituée en réalité de monnaie de singe, qui peut ne plus rien valoir du jour au lendemain.

Les anglo-saxons, afin de limiter la chute du dollar ont entrepris une spéculation effrénée sur les matières première dont le pétrole brut, cette inflation sur le cour des matières première avec l’effondrement du dollar réduit du même coup la rentabilité de l’industrie Chinoise engendre une inflation dans ce pays et avec des tensions sociales.


L’accroissement spectaculaire de l’influence de la Chine dans le monde source d’inquiétude des anglo-saxons

Une série de documents étatsuniens reflétant leur point de vue

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/China_s_Rising_Influence_in_Asia.pdf

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/China_s_Rising_Influence_in_Asia.pdf

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/Tibet.pdf

Ce qui les inquiète beaucoup c’est ce qu’ils appellent le « soft power » chinois qui s’oppose à leur « hard power ».

  http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/China_s_Foreign_Policy_and_soft_power_.pdf

  http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/Yellow_Imperialism.pdf

  http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/Free_Trade_Area_of_the_Asia-Pacific.pdf

  Aujourd’hui l’espoir des anglo-saxons est donc de faire marche arrière et d’essayer de réduire la Chine a ce qu’elle était avant qu’eux même ne la dope.


Une nouvelle politique agressive des anglo-saxon afin d’essayer de contenir la Chine.

Depuis une année environ nous observons les prémisses de cette nouvelle politique agressive.

En couleurs, les pays ou existent des bases militaires US

La Chine encerclée

Les rivalités d’intérêts extrême entre la Chine et les anglo-saxons (il y va pour ces derniers de leur survie) aurait en d’autre temps engendré une guerre. Bien des néoconservateurs étatsuniens y ont songé et y songent encore. Des bases militaires étatsuniennes encerclent la Chine depuis peu. Cependant, force leur est de constater que cette entreprise aurait très peu de chance de succès. Après de nombreux déboires depuis 1945 les militaires occidentaux se posent de réelles questions à la fois sur l’efficacité des guerres et sur leur possible succès, qui évidemment ne peut être que politique.

Dans un entretien au journal Le Monde du 26 avril dernier, le Général Desportes (étoile montante de l’armée française)  dénonce cette « très dangereuse interprétation américaine de la ‘révolution dans les affaires militaires’, selon laquelle la technologie pouvait directement produire des résultats politiques. Nous savons que c’est faux, comme les exemples de l’Irak, de l’Afghanistan ou du Liban le montrent : la technologie ne produit pas d’effet politique. Ce qui est mort aussi en Irak, c’est l’idée qu’il y avait des victoires militaires rapides qui pouvaient conduire à des résultats durables. Nous avons compris que le résultat militaire ne conduit plus directement au résultat stratégique. Parce que l’Amérique est la puissance dominante, nous avons suivi ce courant de pensée. Mais les difficultés que rencontrent aujourd’hui les armées occidentales montrent bien qu’il est urgent désormais de penser la guerre autrement. »

Cité par mes amis de http://www.solidariteetprogres.org./article4170.html

Penser la guerre autrement les anglo-saxons y ont déjà réfléchis comme le Général Desportes

La guerre contre la Chine utilisera tous les moyens sauf soldats, canons, tanks et missiles.

Les anglo-saxons possèdent depuis 1945 pour les USA et depuis bien plus longtemps pour l’empire britannique, les moyens de déstabilisation d’un pays voir de renversement de son régime si celui-ci ne convient pas à leurs intérêts. L’histoire de la CIA est pleine de ce type d’actions menées dans l’ombre. Le renversement du président Iranien Mossadegh, du président chilien Allende, toutes les tentatives contre Fidel Castro dont la fameuse opération Northwood prémisse du 11 septembre 2001, et les révolutions colorée menées avec l’aide de la NED-CIA,  un dictionnaire suffirait pas à décrire ce type d’action purement impérialiste.

Il ne faut pas une grande imagination et avoir l’esprit torturé du complotiste pour envisager que les anglo-saxons ne désespèrent pas mettre un jour un régime de leur choix a la tète de la Chine. Tant que la classe ouvrière chinoise assuraient de bon bénéfices sous la houlette du PCC, les anglo-saxons ne pouvaient, paradoxalement trouver de meilleur régime. Cependant la situation leur échappe aujourd’hui et ile ne peuvent que réagir comme nous le voyons maintenant.

Il y a d’abord la préparation, discréditer l’adversaire. Les anglo-saxons ont toujours entrepris de discréditer leur adversaire auprès des opinions « occidentale » afin de légitimer toute action et faire taire les scrupules. L’ennemi est forcément méchant et diabolique!

Donc, tout d’abord la propagande. Nous constatons depuis une bonne année que l’image de la Chine s’est beaucoup dégradée dans les media, les reportages qui était jusqu’il y a peu admiratifs sont devenu hostiles à propos de tout.

Puis il y eu l’affaire de la peinture au plomb. La société Matel leader mondial du jouet dont les usines sont en Chine depuis longtemps aurait importé des jouets avec des peintures au plomb hautement toxiques. Grande affaire dans les media à la solde des anglo-saxons. Cette imputation est totalement impossible, car on ne peut voir Matel société occidentale et habituée aux normes sévères en matière de jouets ne pas s’apercevoir avant exportation que ses jouets ont des peintures au plomb. Pour les autorités chinoises et après enquête c’était un coup monté dont acte. Puis ont suivi toutes sortes de démonstrations sur des produits venant de Chine possédant des malfaçons et des produits alimentaires destinés à l’export couverts d’asticots.

Les JO. Nous connaissons le caractère hautement politique de l’attribution des Jeux Olympiques à tel ou tel pays. En pleine période d’idylle  avec les anglo-saxons ceux-ci furent attribué sans peine à la Chine. Aujourd’hui ils risquent de devenir le théâtre de manœuvres spectaculaires, c’est ce que craignent les autorités chinoises.

D’abord il fut annoncé par quelques « journalistes» que les chinois étaient en contact avec Al Qaïda, je cite  l’artiste Roger Faligot dans une interview au journal Métro, il est particulièrement mieux renseigné que tous les services du monde : « Depuis l’été 2007, un chef d’état-major adjoint (chinois) (sic) négocie avec l’organisation terroriste pour éviter des attaques contre les JO. Mais ça, les chinois ne le disent pas (resic) ». Ce qui sous entend pour tout le monde que d’abord les chinois savent comment joindre Ben Laden à tout moment et qu’en suite ils sont au mieux avec lui au point de le convaincre de ne pas agir, on suppose contre de l’argent. Montrer que les chinois financent le terrorisme et sont complices ce serait merveilleux. Roger Faligot n’est sans doute pas au courant, comme le sont les autorités chinoises que la marionnette Ben Laden (si elle existe encore) est entre les mains des anglo-saxons.

Le séparatisme arme générique des anglo-saxons partout dans le monde depuis 200 ans.

L’épisode tibétain. Des moines ou prétendu font une descente très meurtrière et d’une excessive violence dans le cartier musulman de Lhassa au Tibet, massacrent dans des conditions épouvantables 8 personnes brûlées vives dans leur boutique. La police chinoise ne peut qu’intervenir pour rétablir l’ordre et arrêter les assassins comme le ferait toutes polices dans le monde. Las, l’organisation « Reporter sans Frontière » faux nez de la CIA engage une grande campagne contre la « répression » au Tibet, et tente de saboter le parcoure de la flamme Olympique à Paris. Pourquoi Paris les anglo-saxons ne serait ils pas satisfais d’envenimer les relations franco-chinoises. D’une pierre deux coups pour l’étatsunien Robert Menard et ses amis.

Après le Tibet tout le monde attend les séparatistes Ouïgours dont l’organisation principale est à Londres. Voir

http://www.voltairenet.org/article16894.html?var_recherche=Ou%C3%AFghours?var_recherche=Ou%C3%AFghours

  Cela sera avant pendant ou après les JO.

Nous l’avons vu le séparatisme taïwanais a peu de chance d’être utilisé étant donné les excellentes relations entre le Guomindang et le camp des bleu avec le gouvernement chinois actuel.

La « Révolution » colorée nouveau gadget guerrier des anglo-saxon

Un épisode « ukrainien »  genre « révolution des oeillets » sera certainement tenté de manière à essayer de placer à la tête de la Chine des politiciens plus dociles et soumis que ceux en place actuellement.

La connexion des chinois sur l’internet est très importante, les noms de domaine « .cn » déclarés pour la Chine sont les premiers du monde. La quantité de téléphone portable est également la première du monde, cela peut tenter une expérience de déstabilisation utilisant ces  médias. Le nombre de résidents permanent anglo-saxons en Chine est considérable, pouvant faire de chacun un élément d’influence ou de sabotage. Nous avons vu la fondation Carnegie en Chine omniprésente, le nombre des ONG opérant en Chine augmente sans cesse. L’augmentation du nombre des ONG précède toujours comme en Ukraine en Géorgie ou au Kirghizistan des tentatives de déstabilisation anglo-saxonnes. Les services de sécurité intérieure chinois sont loin d’être équipés comme les occidentaux en moyens d’écoute et de contrôle.  J’ai eu la chance de voyager en Chine avec d’ex policiers français de haut rang ayant été des spécialistes dans le renseignement intérieur RG, DST et le contrôle des communications et j’ai pu m’entretenir avec eux ainsi qu’avec leurs homologues chinois. Je n’ai pu que constater le retard des chinois et leur quasi impossibilité de contrôler d’une manière exhaustive, comme le font les occidentaux, leur population ( les communications de chacun d’entre nous passent par des analyseurs informatiques) et surtout les arcanes tortueuses et secrètes de beaucoup de réseaux chinois qui s’enfoncent souvent dans la diaspora.  La NSA étatsunienne et le réseau Echelon en connaissent certainement plus sur la Chine et les chinois que les autorités chinoises.

Il est parfaitement claire qu’une tentative de « révolution » colorée en Chine sera entreprise un jour par les anglo-saxons. Les autorités chinoises s’y attendent.

(Suite)

*Le  Réseau Voltaire dont je fus administrateur, a eu après le 11 septembre 2001 et ses prises de positions connues, des contacts avec de nombreux gouvernements et services de renseignements dans le monde (dont français) au sujet du fameux complot. Beaucoup, après les prises de position françaises et le discours à l'ONU de Dominique de Villepin, on cru que nous étions proches de la présidence de la république française. Nous étions souvent donc chargés de messages pour

Partager cet article

Repost 0
Published by Alain Benajam - dans Analyses
commenter cet article

commentaires

FRED STRATIGOPOULOS 18/08/2015 20:04

BIEN VU...;)