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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 18:06

 

L’impérialisme aujourd’hui.


 

 L’usage aujourd’hui du mot impérialisme peut sembler désuet, il rappelle la phraséologie utilisée par les partis gauchistes des années 60 ou il était immanquablement accolé à américain. Les « idéologies » fustigées en leur temps devaient, semble-t il disparaître, l’histoire s’arrêter pour mille ans et le monde couler des jours heureux sous le regard bienveillant de l’oncle Sam. Pourtant, les horreurs de la guerre n’ont jamais été si prégnantes et les risques d’un conflit généralisé avec utilisation éventuelle de l’arme nucléaire jamais si actuels.

La cause de cette menace en est justement l’impérialisme tel qu’il s’expose lui-même dans un texte : «Project  For a New American Century »  le titre parle de lui-même, sorte de « Mein Kampf » moderne ou comme dans l’ouvrage d’Hitler, l’impérialisme expose dans les termes les plus crus ses intentions. L’impérialisme n’était pas que de la langue de bois, il se décrit, on peut le remarquer, comment fonctionne t-il ?

 
Lénine, inventeur du terme, définissait l’impérialisme comme le stade suprême du capitalisme. Il ne pouvait décrire en son temps qu’une réalité devenue maintenant partielle. En effet il ne convient pas de confondre l’impérialisme et l’empire qui en est le stade ultime. Il ne faut confondre non plus, ni impérialisme et capitalisme, ni impérialisme et libéralisme qui en sont les contraires. L’impérialisme est la tendance à vouloir devenir un empire que possède tout système économique marchand, capitaliste ou non, l’empire en est l’état achevé.

 

Si l’impérialisme est dynamique en déséquilibre et anthalpique, l’empire est stabilisé et entropique. L’impérialisme peut former un empire en devenant totalitaire. Le seul exemple d’empire moderne a été  l’URSS précisément de Lénine, bien que l’URSS ne fut pas capitaliste.


Aujourd’hui, le seul impérialisme agissant globalement, possédant une stratégie planétaire est l’impérialisme anglo-saxon, c'est-à-dire la coalition des pays de langue anglaise dont la population est d’origine européenne. Cette coalition se veut être une nation dans le modèle archaïque ante révolutionnaire français. Ces pays sont le Royaume Uni, les USA, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande, ils ont mis en commun un certain nombre de moyens permettant d’imposer leur pouvoir dont notamment le système d’espionnage Echelon.

Cette coalition agit comme la continuité de l’empire britannique, le Royaume Uni étant l’élément pensant, traditionnel et d’expérience, les USA étant essentiellement son bras armé.


 Par le passé d’autres nations furent impérialistes ; l’Espagne le Portugal, la France, la Russie, le Japon, d’autre cherchèrent à le devenir sans succès, comme l’Allemagne ou l’Italie, tous ces impérialismes ont disparu, seule la France possède en Afrique quelques éléments de son pouvoir passé en voie actuellement de disparition sous la poussée de l’impérialisme anglo-saxon.

 
Comment définir plus précisément l’impérialisme, quelles en sont les fonctions.


L’impérialisme peut être décrit comme la tendance de tout système marchand national à vouloir se ménager, hors de ses frontières, une situation commerciale  monopolistique.


Si les entreprises  capitalistes fonctionnent généralement dans la concurrence entre elles, il est notable qu’elles haïssent  ce fait et cherchent toujours à éliminer cette concurrence afin de s’établir en situation de monopole, cette tendance est naturelle.

 

Eliminer le concurrent est le rêve de tout entrepreneur.

 

Certain confondent capitalisme et libéralisme, rien n’est plus faux, le capitalisme n’est en rien libérale. Le libéralisme a été seulement l’idéologie politique, permettant la régulation du capitalisme en édictant des règles concernant la liberté d’entreprendre pour chacun, ceci en s’opposant évidemment à la tendance monopolistique du capitalisme. Le capitalisme et ses tendances monopolistiques et surtout impérialistes sont parfaitement antithétiques du libéralisme cherchant lui à ménager les libertés individuelles et la libre concurrence et combattre tout despotisme.


Comment établir le plus simplement possible des situations monopolistiques ? En éliminant par la force les concurrents et en s’ouvrant par la coercition des marchés protégés. Le premier instrument de l’impérialisme est donc la force armée. Et pour obtenir l’usage de la force armée les grands groupes capitalistes se doivent de conquérir l’usage de l’Etat.

 
Conquérir l’usage de l’Etat est une préoccupation essentielle de ces grands groupes capitalistes à tendance monopolistique.

 
Ce phénomène peut être appeler : «capitalisme monopoliste d’Etat», nous voyons que nous sommes très éloigné du libéralisme. L’imbrication de l’Etat d’avec des intérêts privés est donc une tendance générale intéressant tous les pays, petits ou grands. Cette imbrication se réalise d’abord et plus facilement sur des marchés ou l’Etat est le client principal, par exemple: les fournitures pour la force armée, formant ainsi un « complexe militaro industriel » possédant le plus souvent des ramifications dans d’autres secteurs clef de l’économie comme l’approvisionnement pétrolier. Nous avons là l’élément moteur de l’impérialisme d’aujourd’hui, ou se trouvent mêlées, les fonctions régaliennes des Etats, le « capitalisme monopoliste d’Etat »et le « complexe militaro industriel »  tous ces éléments liés par des politiciens passant leur carrière de la tête de l’Etat a celle des grands groupes capitalistes et vice versa.


Ceci pouvant paraître légitimement insupportable par les populations, ne pourrait exister sans l’appui des médias chargés de faire passer les scandales permanents pour le fabuleux exercice de la liberté et de la démocratie.

Capitalisme monopoliste d’Etat, complexe militaro industriel, forces régalienne de l’Etat, politiciens et médias concourent à cimenter une  tyrannie toujours en équilibre entre le supportable et l’inadmissible pour les peuples.

 

Tous les Etats nationaux parvenus au stade impérialiste étaient actifs à fin du 19ème siècle. La concurrence entre eux fut terrible allant jusqu’aux grands holocaustes guerriers ou des millions d’individus furent sacrifiés sur l’autel de leur  pouvoir. Le 20ème siècle fut donc l’époque des grands affrontements entre les « puissances » impérialistes, pour qu’une seule ne subsiste, celui-ci ayant réussi à éliminer les autres ou les intégrer. C’est le cas en ce début de siècle avec la jonction entre l’impérialisme états-unien et l’impérialisme britannique vieillissant, ces deux derniers ayant embarqué le petit impérialisme sioniste formant une main d’œuvre à bon marché pour leurs aventures communes.

 

1- Les forces militaires et régaliennes.

 

Le fonctionnement de l’impérialisme est assis sur des forces militaires et régaliennes imposantes. Même si l’impérialisme fait œuvre de toutes ses possibilités politiques et idéologiques, il est adossé évidemment à la crainte suscitée par la puissance coercitive, celle-ci doit donc être crédible.

Les anglo-saxons ont inventé le concept de guerre asymétrique, dans ce concept, les adversaires éventuels de l’impérialisme doivent prendre conscience qu’ils ne peuvent avoir aucune chance. La force militaire doit toujours avoir une puissance considérablement supérieure à celle de tout contestataire. Les crédits militaires des puissances anglo-saxonnes dépassent les crédits militaires de l’ensemble des autres pays réunis. Le complexe militaro-industriel est plus florissant que partout ailleurs, gavé de commandes de l’Etat.

L’imposante force armée des pays anglo-saxon, additionnée de services de renseignement pléthoriques, forment un corps de fonctionnaires nombreux et un Etat puissant. Les citoyens de ces pays, ou les libertés individuelles rétrécissent continuellement sont de plus en plus soumis à leur Etat   s’immisçant dans leur vie privée comme le montre aux USA , "l’ US patriot act". On est loin du libéralisme et bien plus proche d’un étatisme avancé. Cependant cette force militaire basée sur les technologies ne peut se passer des hommes car aucune victoire militaire ne peut exister sans occuper le terrain. A cet effet le recrutement et le conditionnement des soldats  se réalisent à coup d’attentats imputés à l’ennemi désigné mais habilement concoctés par des services spécialisés. Apparemment ce dispositif possède quelques failles car malgré des crimes sans nom perpétrés et avoir tiré des milliards de cartouches, l’impérialisme a peiné à soumettre le peuple irakien. Maintenant il hésite fortement à s'attaquer à l'Iran.

 

 

2- L’action économique 

 

L’action de l’impérialisme n’est pas toujours ouvertement guerrière, car ceci n’est pas toujours nécessaire. L’impérialisme privilégie momentanément  l’action économique et politique.

L’action économique  est fondamentalement basée sur l’utilisation générale et obligatoire de la monnaie de l’impérialisme, le dollar USD, dans l’achat des matières premières et principalement du pétrole, ce qui permet de contrôler cette matière première. Cette action économique s’appuie également sur l’exploitation des travailleurs de pays tiers ou ceux-ci bénéficient de bas salaires et de peux d’avantages. Elle s’appuie aussi sur l’achat du capital des entreprises mondiales les plus rentables et enfin sur le contrôle de la financiarisation de l’économie mondiale par la prise en charge du système bancaire international.

 

2-1- Le dollar et le pétrole.

Depuis les accords de Bretton Wood le dollar est utilisé comme seule monnaie pour les transactions pétrolières.  Or le dollar n’est plus fondé comme par le passé sur la puissance de l’économie industrielle états-unienne, celle-ci n’existant pratiquement plus. La valeur du dollar est fondée sur la valeur du pétrole. En effet plus de la moitié de la valeur des transactions bancaires sont des transactions pétrolières et 80% de la valeur des transactions bancaires sont réalisées en dollar. De ce fait la banque fédérale US donc l’Etat US contrôle toutes les transactions pétrolières et la quasi-totalité des transactions marchandes dans le monde et surtout la totalité du système bancaire mondial.


Toute augmentation du prix du brut génère automatiquement une augmentation de la demande en USD et soutient donc la valeur de cette monnaie sur les marchés.  Cette utilisation généralisée donne la valeur à cette monnaie qui s’effondrerait totalement si les états choisissaient pour leurs transactions d’autres monnaies. Il est évident que la puissance impérialiste anglo-saxonne a tout intérêt à faire monter les cours du pétrole.

Le pétrole coûte à l’extraction entre 0,5 USD et au grand maximum 5 USD le baril, s’il est pris une marge commerciale du triple sur la valeur la plus importante à l’extraction le prix du  baril ne devrait pas excéder 15 à 20 USD le baril, le reste n’est que de la spéculation artificielle.


L’impérialisme prétend qu’il y a pénurie pour justifier l’augmentation des cours, ceci est bien évidemment faux pour l’heure actuelle. Il y a sur le marché beaucoup plus d’offre que de demande. La Chine, accusée d’être gourmande en produits pétroliers n’achète que 5% des offres qui lui sont faites ! Selon les mécanismes des marchés la Chine devrait donc faire baisser les cours certainement pas les faire monter.

D’ailleurs aujourd’hui le marché du pétrole se régule avec les discounts accordés par les producteurs qui doivent être au moins de 3 USD le baril, le montant des discounts ou prix « Net » devant être accordés aux raffineries est en perpétuelle augmentation.

Le prix vendu par le producteur appelé prix « Gross » peut être lui de moins 5, 7, voir 10 USD, par rapport au cour, la différence entre le prix Net et le prix Gross  est le montant des commissions ou des royalties accordé ça et la au chefs d’Etat et aux méritants.

Les mécanismes spéculatifs contribuant à cette hausse sont complexes, alors que l’offre excède la demande. Ils sont basés sur la spéculation d’un baril fictif appelé «baril papier » vendu et revendu mainte fois aux bourses de New York et Londres mais surtout sur le marché « spot » d’Amsterdam. Ce trafic haussier vient également d’une pénurie organisée de produits raffinés du à une sous capacité volontaire des raffineries états-uniennes. La hausse des produits raffinés due à une réelle pénurie entraîne mécaniquement la hausse du brut.

 

Chacun contribue donc à payer un lourd tribut à l’impérialisme par la facture pétrolière qui soutient le Dollar USD.

 

 Ainsi chacun contribue à payer l’armement qui le menace sous peine de subir cet armement, c’est le cercle vicieux de l’impérialisme.

 

 

2-2- L’exploitation industrielle des pays tiers.

 

Cette action est un classique de tout impérialisme, chercher une main d’œuvre à bas prix. Les pays impérialistes du 19ème et 20ème siècle ont du subir sur leur propre sol l’action de leur classe ouvrière. En effet celles-ci très organisées après de la révolution industrielle du 19ème siècle ont su efficacement s’opposer à une exploitation éhontée et à tirer également profit des richesses produites. Ses niveaux de vie ont constamment augmenté dynamisant ainsi les marchés intérieurs de ces pays, donc la production de richesses supplémentaires en même temps que l’accumulation de capitaux.  Face à la concurrence, données essentielle du capitalisme en phase ascendante, chacun a cherché à minimiser ses coûts de production en cherchant ailleurs une main d’œuvre plus docile et moins cher.

Aujourd’hui cette recherche du plus faible coût possible de main d’œuvre est une action importante voir principale de l’impérialisme. L’impérialisme cherche surtout à implanter ses unités de production là ou la classe ouvrière n’a pas pu ou pas su historiquement s’organiser pour se défendre.  Ce qui peut sembler un paradoxe est que ces lieux miraculeux pour l’impérialisme sont ceux ou a existé un « socialisme » de façade, ou la liberté d’association syndicale était sévèrement réprimée ne permettant pas aux classes ouvrières de se défendre, comme par exemple en Europe de l’Est ou en Chine continentale.

Se rendre maître de ces pays atelier est un objectif aussi important pour l’impérialisme que celui de se rendre maître des pays producteurs de pétrole.

 


3- L’action politique

 

3-1- Les traités avec leurs clauses secrètes issus de la deuxième guerre mondiale.

A l’issue de la seconde guerre mondiale ont subsistés seulement deux grandes puissances, les anglo-saxons d’un côté et l’URSS de l’autre, ces deux camps se sont partagés le monde à Yalta.
Les pays inclus dans le camp dit occidental on été soumis par traité à des clauses secrètes limitant leur indépendance comme ce fut le cas avec le « Pacte Atlantique », ainsi dans ces pays toutes les forces régaliennes habituelles d’un Etat on été doublées  par un réseau ne répondant qu’a Washington ou à Londres ces deux pays se partageant le camp « occidental » Grèce, Espagne, Portugal pour l’Angleterre, USA pour le reste. Les Britanniques ont appelé ces réseaux « Stay behind ».

Nous connaissons aujourd’hui le nom du réseau militaire « stay behind » appelé « Gladio » en Italie ou il a été dévoilé et dénoncé dans les années 70, « Le Glaive » en France et  certainement le même nom dans les différentes langues Européenne. Ces réseaux ont émergé dans l’actualité plusieurs fois, notamment à propos de l’attentat à la gare de Bologne. En France ils ont été « dissous officiellement » plusieurs fois ! Bien évidemment leur existence est toujours aussi présente et prégnante. De par ces réseaux, auxquels appartiennent surtout les cadres des organisations régaliennes, toute activité militaire que ce soit de renseignement ou d’action est soumis à la connaissance des anglo-saxon et à leur approbation. En particulier, les organisations telles que l’OTAN, la CEE et toutes organisation dite « européenne » sont soumis au pouvoir des anglo-saxons et ne peuvent en aucun cas refléter la volonté des peuples d’Europe. Tout ceci ne veut pas dire que quelques conflits locaux ne puisse intervenir entre pays «otanisés» et anglo-saxons mais ces conflits sont toujours de courte durée et se résolvent toujours dans l’intérêt de ces derniers.

Ainsi en Afrique il y aurait un conflit récurant entre la France et les anglo-saxons. C’est un conflit certainement de très faible intensité ou la France ne présente aucune volonté d’une quelconque résistance et plie baguage quand on lui demande de plier bagage. Elle semble d’ailleurs elle-même organiser l’expulsion des français établis de longue date en Afrique comme l'ont prouvé les évènements de Côte d’Ivoire.


3-2- Susciter la peur pour mieux « protéger », l’organisation du « terrorisme ».

 L’Impérialisme agit comme un gang rackettant d’honnêtes commerçants. Il répand la terreur et propose ensuite sa protection. Susciter la peur de l’autre est de tous temps un moyen classique d’asseoir une tyrannie. En Europe les Juifs ont souvent fait l’affaire. Nous savons également que l’organisation des croisades par l’église lui a permis, au 12ème siècle en Europe d’établir son contrôle sur une noblesse turbulente. Le nazisme a abondamment utilisé la peur de l’autre pour se répandre dans les esprits. L’impérialisme anglo-saxon s’est fait une spécialité dans l’orchestration et l’exploitation de la crainte. Les USA sont en guerre contre quelqu’un depuis leur création. Contre les natifs amérindiens présentés comme cruels, contre les mexicains, contre les espagnols contre les anarchistes, contre les noirs, contre les communistes, contre les russes etc… il y a toujours eu chez eux une terreur à exploiter.

La fin de l’URSS et de ce qu’ils appellent le « communisme » les a laissé subitement sans ennemi fourbe et méchant, sans « empire du mal ». Il est d’ailleurs légitime de se demander à quel point ils n’ont pas été déçus par la fin de l’URSS, car leur industrie d’armement a risqué là un coup fatal. Il fallait reprendre l’initiative.

 Ils ont cette fois-ci décidé de se créer eux même l’ennemi terrifiant que leur pouvoir nécessite. Cet ennemi terrifiant fut créé de toute pièce par le complot du 11 septembre 2001 attribuant à un hypothétique Ben Laden satanique islamiste, l’organisation d’attentats aux USA. Ces attentats auraient mobilisé pour réussir un bon millier d’individus et surtout auraient bénéficié de complicités à l’intérieur du pays. Ceci devait montrer aux citoyens états-uniens à quel point leur pays était sous l’emprise d’un ennemi redoutable et qu’il était absolument nécessaire de réduire les libertés individuelles et que chacun se prépare a se sacrifier dans les guerres impérialistes  à venir.

La fable de l’Islamisme fomentant des attentats terroristes partout dans le monde s’est répandue avec la complicité et la participation des Etats et des médias corrompus. L’organisation « d’attentats terroristes » accréditant la thèse du méchant musulman est une activité permanente de services spécialisés aux USA comme en Grande Bretagne. Le faciès du musulman fanatique de base, tel qu’il est présenté dans ces médias, rappelle furieusement celui du Juif tel qu’il était représenté par la propagande Nazie. Aujourd’hui le même antisémitisme, celui qui a engendré l’holocauste employant les même méthodes, seulement un peu plus radicales, s’exprime dans tous les médias.

Le même homme au nez crochu, au teint basané et aux cheveux frisés doit servir de cible à la vindicte populaire et permettre l’instauration du même fascisme que celui des années 1930.

 

3-3- Diviser pour mieux régner.

En accompagnement à la terreur répandue pour préparer le futur soldat de l’impérialisme au sacrifice suprême vient la division, l’atomisation du monde non anglo-saxon. Le projet impérialiste global est de fractionner en communautés, les plus petites possibles, les états- nations historiques. A cet effet l’impérialisme propose au monde son propre modèle d’organisation social, le modèle communautaire. Dans le monde anglo-saxon, les pseudo citoyens, vivent en communautés religieuses, nationales d’origines ou « raciales » (d’après les critères anglo-saxons)

dans ces communautés la religion commune est le ciment principale.

En suivant ce modèle ils proposent au monde une « balkanisation » qui leur permettrait un meilleur contrôle en suscitant des oppositions voir des guerres civiles entre ces groupes atomisés. C’est ainsi qu’ils ont procédé en Yougoslavie et qu’ils tentent cette atomisation dans l’Irak qu’ils occupent en fomentant des attentats sanglants contre la communauté Chiite, « revendiquées » bien sure par l’une de leurs nombreuses marionnettes Sunnites.

Mais la grande division globale organisée en guerre des civilisations est celle fomentée entre judéo-chrétiens et musulmans. Cette grande rupture doit permettre la mise en place d’un état de guerre permanent et rendre disponible et déterminés  un grand nombre de soldats prêts à mourir pour sauver le « monde libre ». Cette guerre des civilisations est le thème principal et permanent diffusé par les média corrompus et aux ordres.  


3-4- La  corruption des élites.

 

Il n’y a aucune raison pour que tous les chefs d’Etat du monde ne soient pas corrompus, ceux qui ne le sont pas sont morts ou en tentative d’élimination physique. Bien sure il peut y avoir ça et la quelques velléités de résistance, Jacques Chirac n’a-t-il pas refusé une fois ce qui lui était demandé, une fois seulement. La preuve de cette assertion réside dans l’unanimité avec laquelle tous les Etats du monde ont validé la thèse officielle US du complot du 11 septembre 2001 maquillé en attentat islamiste. Des Etats puissants comme la Chine et la Russie n’avaient aucun intérêt à valider cette thèse incroyable, ils l’ont pourtant fait en prenant le risque de se déconsidérer !

Le premier mécanisme de la corruption fonctionne avec le marché du pétrole. Une transaction pétrolière donne toujours lieu à commissions, ces commissions oscillant en moyenne entre 0,5 et 2 USD par baril, la consommation mondiale étant de 25 millions de barils par jour, si on prends une moyenne de 1 USD par baril de commission cela fait 25 millions de USD par jour disponible à la corruption. Quel en est le mécanisme subtil.

Tous les chefs d’Etats du monde et leur proche « nomenklatura » ont le pouvoir d’attribuer ou non à telle ou telle sociétés privées des marchés pétroliers, ce pouvoir est normalement rétribué par une commission. Cette commission est perçue par l’intermédiaire de sociétés écrans ou ces chefs d’Etats et leurs nomenklaturas ont leurs intérêts. Bien entendu l’impérialisme connaît et répertorie ces transactions cependant, il laisse faire et même suscite ces commissionnements, se réservant la possibilité de dévoiler les lourds comptes bancaires dans les paradis fiscaux. Gare aux désobéissants, au mieux pour eux, il en serait fini de la richesse facile et du pouvoir. Dans le pire des cas l’Impérialisme possèdes ses tueurs MOSSAD, composés de Libanais Chiite, MI5 ou le SSA de Dick Cheney, cancer, crises cardiaques, suicide sont aisément maîtrisés par ces spécialistes.

On peu ainsi distinguer une corruption active ou explicite, d’une corruption passive ou implicite. Dans la première, un avantage politique est demandé derechef contre un avantage économique. Dans la seconde on permet à la cible de s’enrichir seule notamment par la perception de commissions pétrolières. Au besoin cette cible est incitée par des officines spécialisées. Un avantage politique serait réclamé seulement si besoin, contre une éventuelle dénonciation des comptes bancaires.


La corruption atteint bien évidemment les médias dont il importe qu’ils diffusent les légendes soigneusement concoctées par les services spécialisés de l’impérialisme. Comme pour les chefs d’Etat cette corruption doit pouvoir atteindre tous les médias sans exception, aucune discorde ne doit apparaître. Dans l’affaire du 11 septembre 2001 tous les médias du monde ont, à l’encontre de l’évidence relayés la propagande de l’Impérialisme. En Chine prétendument « communiste », les médias en langue anglaise sont l’exacte recopie des médias anglo-saxon !


La corruption atteint les intellectuels pris en charge par les fondations adéquates.  Les livres justifiant l’Impérialisme foisonnent et sont écrits par les intellectuels les plus renommés. Après la publication des livres de Thierry Meyssan sur le complot du 11 septembre 2001, en France, 8 livres ont été suscité pour justifier la thèse incroyable US et contrer son propos, une centaine d’articles de presse pour l’insulter et une émission de télévision de 3 heures pour dire qu’il était tout à la fois malade mental, gauchiste et fasciste. Le moindre écart par rapport à la ligne officielle édictée par les autorités US engendre une vague ininterrompue d’insultes comme le lynchage médiatique de l’humoriste français Dieudonné, gare aux déviants ! Quels sont les montants des primes venant des USA perçus par ces différents « auteurs », il se dit qu’avec 1500 € il est aisé d’obtenir tout article d’un « journaliste ». 

 

Aujourd’hui la liberté de la presse est réduite à néant et ce principalement dans les pays dits occidentaux.

 

4- L’action  idéologique.

C’est évidemment aujourd’hui le moyen privilégié du pouvoir de l’impérialisme, ne gardant la force armée asymétrique, que pour la menace.

L’action idéologique de l’impérialisme est fort complexe et nécessiterait un livre pour sa description, nous allons ici n’en tracer que les grandes lignes.

D’abord l’impérialisme anglo-saxon cherche toujours une justification pour ses actions, même les plus terribles.

 

4-1- Un fond idéologique nazi

 

Le fond idéologique de l’impérialisme puise largement dans le nazisme. Le premier fondement est évidemment le racisme c'est-à-dire une supposée supériorité raciale du blanc anglo-saxon sur le reste du monde. Evidemment il n’y a rien de scientifique dans cette démarche la supériorité du WASP (White Anglo-Saxon Protestant) ne se démontre pas elle s’affirme. Ce racisme courant anglo-saxon ne s’exprime pas seulement à l’encontre de « races » différentes possédant une couleur de peau différente, mais il s’exprime d’une manière égale à l’encontre de tout le monde non anglo-saxon, ne dit-on pas couramment en Angleterre que l’Afrique commence à Calais.


 Il y a une filiation politique entre « idéologie » raciste anglo-saxonne et nazisme, elle trouve ses racines dans le sud des Etats-Unis ou le Ku Klux Klan  s’est fondu avec le Parti Nazi Américain dans les années 30. A ces organisations se sont attachées bon nombre d’élites du capitalisme US, par exemple Prescot Bush le grand père du Président US actuel, mais également Henri Ford et Rockfeller ceux-ci ont largement contribués à financer l’accession au pouvoir d’Adolphe Hitler en Allemagne. A ce racisme s’ajoute la religion Chrétienne Réformée perçue comme un ciment idéologique des anglo-saxons avec la bible comme credo. Les anglo-saxons auraient été désignés par Dieu pour gouverner le monde. Un salmigondis idéologique à base biblique et élitiste ou l’eschatologie rencontre l’Armagedon alimente les sociétés secrètes fascisantes des élites anglo-saxonnes.

Aujourd’hui, comme une divine surprise, le Sionisme s’allie avec aisance a ce fascisme de base  pour une participation à un concept d’une race élite et supérieure élue de Dieu pour justifier idéologiquement l’impérialisme sur le reste du monde.  

 

La Bible (ancien testament) devenant le credo du pouvoir d’une race sur une autre d’une croyance sur les autres et devenant le drapeau d’une «guerre des civilisations» habilement préparée.

 

Aujourd’hui, une société très secrète de 9 membres gouverne le monde, elle est présidée par Dick Cheney elle professe en son sein la pire des idéologies nazies, d’anciens SS en ont été récemment les membres, elle dispose d’un groupe de tueur, le SSA !

 

4-2- L’influence idéologique des Instituts et des Fondations.

 

Pour les anglo-saxons il s’agit tout d’abord d’influencer toutes les décisions politiques prises par tous les dirigeants du monde pour que ces décisions soient toujours en leur faveur.

L’influence idéologique est le domaine des Fondations et autres Instituts. Les fondations ont pour mission de présenter l’Impérialisme sous un jour agréable en mettant en avant l’exercice de la « démocratie ». Comme nous l’avons vu précédemment, cette « démocratie » à l’anglo-saxonne consiste à placer au pouvoir des différents Etats des politiciens corrompus.

Il s’agit donc de baptiser « démocratie » et « liberté » le fait de laisser le choix aux peuples entre deux tendances politiques également corrompues, pas plus de deux, après c’est compliqué à gérer, ils appelles cela bipolarisation. L’une baptisée « droite », l’autre baptisée « gauche », chacune de ces tendances politiques étant bien évidemment parfaitement contrôlée par la Fondation ou l’Institut adéquat sensé être de droite ou de gauche. Par exemple la NED (National Endowment for Democratie) représenterait la gauche, la fondation Heritage la droite.

Il existe également des fondations moins « politiques» mais tous aussi efficaces comme la fondation Carnegie qui agit dans le domaine de l’éducation et de la gestion des entreprises. 

En Chine la fondation Carnegie dont le siège est à Shanghai dispense même des « cours » à l’école centrale du Parti Communiste Chinois.

 

L’idéologie de base de l’impérialisme carrément raciste et nazie ne peu pas se répandre comme telle, le nazisme impérialiste est réservé à une petite élite et ses sociétés secrètes. Pour frapper les esprits et les retourner à son profit l’impérialisme à coutume d’utiliser des thèmes humanistes pour les vider de leur sens et les rendre inopérants.

Les thèmes manipulés favoris pouvant amener l’adhésion de la masse sont : la démocratie, la liberté, la lutte contre l’antisémitisme.


Ce que l’impérialisme appelle démocratie, c’est la possibilité offerte aux peuples de choisir parmi deux candidats corrompus par l’impérialisme et devant lui pratiquer la même soumission ou si l’un est plus en faveurs que l’autre, c’est le noyer en moyens de propagande et en fortune personnelle, c’est la aussi la guerre asymétrique mais froide. Tout candidat n’étant pas adoubé par l’impérialisme est aussitôt taxé de populisme et de vouloir établir une dictature ou de truquer les élections. La manipulation des élections étant réservée à l’impérialisme.

 

La liberté chère à l’impérialisme est bien entendue celle des prédateurs de l’économie. Quand un pays met à la raison des prédateurs dépassant les bornes comme la Russie récupérant son pouvoir sur ses ressources énergétiques alors que les oligarques les bradaient à l’impérialisme ce dernier crie à l’atteinte aux liberté individuelles.

 

La « lutte » contre l’antisémitisme  est devenu paradoxalement le thème favori de l’impérialisme, le paradoxe vient de l’origine nazie de l’idéologie impérialiste, mais celui-ci réussit maintenant à instrumenter à son profit les tourments supportés par les juifs d’Europe par le passé.


Quoi de plus terrible que l’holocauste ! Associer tout adversaire en partisan de l’holocauste juif doit donc présenter un intérêt politique considérable. Cette instrumentation paradoxale vient de la confusion qu’il induit entre antisémitisme et antisionisme. La fabuleuse rhétorique de l’impérialisme est la suivante: critiquer le colonialisme Israélien c’est critiquer l’impérialisme anglo-saxon et vice versa, c’est donc être antisémite et donc un monstre partisan de l’holocauste.

Contester les versions officielles attribuant à de pseudo terroristes islamistes les crimes commis par l’impérialisme comme les attentats du 11 septembre 2001 ou ceux de Londres de juillet 2005 c’est être révisionniste et négationniste de la même manière que ceux qui nient justement la réalité de l’holocauste. Les média corrompus sont priés de se plier à cette rhétorique. Tout contestataire des crimes inouïs de l’impérialisme est derechef submergé par un flot ininterrompu d’insultes venant de toute part avec les mêmes phrases comme dupliquées de celles d’un maître.       

 
Avec l’influence politique et idéologiques des fondations, l’impérialisme a mis au points une nouvelle méthode de prise du pouvoir dite « révolution colorée » par allusion à la « révolution orange » fomentée en Ukraine. Ce type de « révolution » suit un cheminement précis. D’abord contester des élections accusées d’avoir été truquées, puis mobiliser une quantité d’individus significatifs en utilisant de gros moyens financiers et en s’assurant de la logistique, permettre l’annulation des premières élections et s’assurer de l’organisation des secondes en truquant là habilement, enfin placer le politicien corrompu voulu dont on est assuré qu’il obéira aux ordres.

 

4-3- L’action culturelle.

 

La dernière action de l’impérialisme et certainement la plus efficace est l’influence culturelle.

Possédant tous les medias, l’Impérialisme s’est taillé une image sur mesure ou le cinéma et les feuilletons télévisés inondant le monde, montrent une réalité virtuelle des USA totalement différentes de la vraie et appâtes ainsi les jeunesses. Au cinéma de l’impérialisme les filles son belles, alors qu’en réalité la nourriture abondante et grasse produit chez eux les plus affreux boudins, au cinéma les voitures sont rapides et sures alors que les limitations de vitesses sont rigoureuses car ces automobiles d’une technologie archaïques ne tiennent pas les routes au revêtement obsolètes. Dans les films hollywoodiens, le non anglo-saxon est toujours le méchant voleur, menteur, traitre, assassin, qu'il soit mexicain, arabes, français, allemand, italien.  Il en va de même dans tous les domaines de la vie courante ou il est recherché une admiration sans borne de l’ « American Way of Life » alors qu’aux USA la bêtise et la tristesse se disputent avec l’archaïsme le plus total, comme par exemple l’utilisation d’unités de mesure moyenâgeuses, comme le « pied » qui serait la longueur du pied d’Henri II Plantagenêt, unité de mesures risibles depuis longtemps disparues dans le reste du monde. Le monde admire les méthodes de gestion dispensées par nombre d’Instituts et autres Fondation alors que celle-ci on largement démontrées leur inefficacité et sont largement inférieures aux méthodes asiatiques. Le comble se trouve dans la généralisation des « fast food » états-uniens fort mauvais autant pour le goût que pour la santé dans des pays comme la France ou la Chine de grande tradition culinaire. Puis dernier outil de la colonisation des esprits est l’usage immodéré et généralisé d’un mauvais anglais mélangé sans borne et sans utilité aux langues locales.

 

Suite a venir.

 

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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