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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 18:20

5- Les rapports de plusieurs pays ou groupes nationaux avec l’impérialisme.

 

5-1- Cas d’Israël

 

Israël est le seul pays non anglo-saxon engagé sans retenue au côté de l’impérialisme. Israël fut créée en 1947 par une population majoritairement européenne de juifs ayant subies les persécutions nazies. La colonisation de la Palestine par des européens ne pouvait engendrer qu’une réaction de défense des populations locales. Qui souhaiterait être colonisé ? A ces réactions de défense le colonisateur ne pu répondre que par plus de violence encore. Un conflit sans fin naquit. Ce conflit colonial présente une caractéristique particulière qui en assure sa durée. Le colonisateur justifia sa violence par celle qu’il avait subie comme si elle lui offrait un droit, une excuse. Dans la continuité les enfants des martyrs juifs poursuivirent comme engagé à perpétuité dans un droit à l’exaction au nom de celle subie par leurs aïeux. Qui oserait porter l’opprobre aux enfants de la Shoah ? Toute critique de cette violence se vit noyée par la terrible accusation de vouloir reprendre l’holocauste. Cette perpétuelle invocation des martyrs d’hier qui seraient au côté du colonisateur d’aujourd’hui s’est trouvé devenir une fantastique aubaine pour l’impérialisme. L’instrumentalisation des camps de la mort nazis voila une arme redoutable aux mains du fascisme impérialiste. Les anglo-saxon ont vite compris l’intérêt de se solidariser avec le colonialisme sioniste car du même coup ils en avaient l’espoir de se dissimuler eux aussi derrière le massacre industriel et étouffer toute critique par la « terrifiante accusation ». Pourtant, cet ignoble  procédé porte gravement atteinte à l’intérêts des juifs du monde. Les exactions de l’armée d’Israël sont commises explicitement au nom des juifs, l’état théocratique israéliens voulant entraîner les juifs du monde dans sa politique colonialiste.  Ce faisant, les victimes du sionisme et ceux qui les soutiennent sont fondés d’avoir quelques griefs envers les juifs. Un antisémitisme politique risque ainsi de naître permettant aussi à l’impérialisme à encore mieux diaboliser ses ennemis. Le colonialisme israélien  est aujourd’hui activement soutenu par l’impérialisme car il lui sert de gendarme dans une région riche en pétrole. L’impérialisme aime jouer avec les conflits locaux en montant les populations les unes contre les autres, cependant les anglo-saxon préfèrent être eux même présents dans cette région stratégique, la « joint venture » entre sionisme et anglo-saxon durera-t elle longtemps? Rien n’est moins sur, une fois bien implanté, l’impérialisme pourrait parfaitement changer de cheval ne laissant qu’un grave ressentiment envers les juifs.

Faire porter le poids des terribles actions de l’impérialisme par les juifs, ce serait la plus  belle des manoeuvres accomplie par les héritiers du nazisme.              

    

5-2- Cas de la France.

 

La France fut jusqu’il y a peu de temps un impérialisme rallié et subordonné dès 1945 à l’impérialisme anglo-saxon. Son rôle, dès ce ralliement était de contenir le « communisme » c'est-à-dire l’empire soviétique dans les colonies françaises, comme en Indochine et en Algérie. La bonne vielle 4ème République ayant failli dans cette tache en Indochine et pour ne pas risquer une pareille défaite en Algérie, les anglo-saxon ont préféré la remplacer par le Général De Gaulle.

De Gaulle pratiquement dés son arrivée au pouvoir estima que cette tache de mercenaire de l’impérialisme n’était pas dans l’intérêt de la France et se rallia à la volonté du peuple français pour accorder l’indépendance à l’Algérie. Dés cet instant le Général de Gaulle devint un des pire ennemis des anglo-saxon qui essayèrent plusieurs fois de l’assassiner par l’intermédiaire de l’organisation dite OAS créée sous leurs bons offices.

Il arrive parfois à l’impérialisme de commettre des erreurs en ne choisissant pas le bon cheval, en général cette erreur est réparée par la disparition du dit mauvais cheval. En France, les évènements de mai 1968, avec leur cohorte de gauchistes venus d’on ne sait d’où et disparus juste après ont eu finalement raison du Général et de la posture anti-impérialiste de la France. Il aura fallu 6 ans seulement pour que l’impérialisme se débarrasse du général De Gaulle.

La France est évidemment soumis au même régime de souveraineté limitée comme les autres pays du pacte atlantique, cependant, deux traditions politiques, une de droite et une de gauche forgés dans la résistance au nazisme ont défendu depuis 1945, l’indépendance nationale face aux anglo-saxon. En effet la France de l’après guerre possédait un puissant Parti Communiste à gauche, mais également un puissant Parti Gaulliste à droite.  La France a par exemple pu se doter d’une industrie militaire efficace capable de concurrencer celle des anglo-saxon, celle-ci a également servi de base a une certaine influence alternative, à un message non aligné donné au monde. Le discours  de Phnom Penh, le « Vive le Québec Libre » du général De Gaulle ont sonnés désagréablement aux oreilles de l’impérialisme. Aujourd’hui, le discours très applaudi à l’ONU de Dominique de Villepin défendant le droit international, la non participation de la France à la guerre d’agression contre l’Irak, comme également le succès du Réseau Voltaire et de Thierry Meyssan concernant la mise à nu du complot du 11 septembre 2001 ont largement indisposés l’impérialisme. Ces traditions indépendantistes de droite et de gauche ont amenés les anglo-saxon à considérablement renforcer leur dispositif de surveillance et d’influence en France par rapport à ce qui existe dans les autres pays. Les anglo-saxon cherchent surtout à détruire l’industrie militaire et aérospatiale française terriblement concurrentielle. Ce faisant, ils cherchent à faire échouer l’achat de matériel militaire français sophistiqués par un quelconque Etat, à cet effet, ils utilisent tous les moyens que leur donnent le réseau d’espionnage Echelon pour connaître les offres françaises et les contrer ou, s’ils ne sont pas ouvertement en concurrence, ils mettent en avant des argumentation moralistes sur de telles ventes, tout en se réservant la possibilité de vendre par eux-mêmes. C’est actuellement le cas avec la Chine ou après avoir décrété un embargo, ils prétendent interdire ce marché à l’industrie française et ainsi de la mettre en difficulté, voir de la mettre en faillite pour parachever leur emprise sur la France. Une autre opposition  offerte par la France à l’impérialisme réside dans son système légale et social. En effet ce système est fondé sur la laïcité, c'est-à-dire la neutralité idéologique de l’Etat, ainsi chaque citoyen est reconnu en dehors de sa religion ou de ses origines géographique. Ce système ne permet donc pas à l’impérialisme de susciter à l’intérieur du peuple français divisions et guerres civiles. La généralisation du système laïc français à la planète serait une catastrophe pour l’impérialisme qui perdrait ainsi un précieux outil de pouvoir. C’est donc la raison pour laquelle, très régulièrement la France est durement critiquée par l’impérialisme l’accusant de persécuter les religions, essayant de porter la confusion entre neutralité idéologique de l’Etat et critique des religions.  Un complot a même voulu faire croire à une recrudescence de l’antisémitisme en France. Quelques provocations on permis à la presse de l’impérialisme tant en Israël qu’aux USA de se déchaîner contre la France et son gouvernement.

 

 

5-3- Cas de la Chine.

 

Les rapports entre la Chine et l’impérialisme, sont intimes, complexes et ambigus. La Chine offre à la fois une opportunité d’alliance avec l’impérialisme tout en s’y opposant. De la manière dont sera résolu cette contradiction  résidera l’avenir du dernier impérialisme.

La Chine offre à l’impérialisme un certain nombre d’avantages. Le premier avantage est le pays atelier à très faible coût de production. Comme expliqué précédemment les classes ouvrières des pays occidentaux on réussi à force de lutte à acquérir un grand nombre d’avantages. Des salaires élevés, des avantages sociaux comme les indemnités de chômage, l’assurance d’une retraite, une médecine largement subventionnée voir gratuite. Ces avantages sont garantis par des droits d’association syndicale et de grève. Tous ces avantages pèsent bien sûre sur les profits. L’accession de la Chine au capitalisme, fut une divine surprise pour l’impérialisme, qui trouva dans ce pays des salaires très bas, des droits sociaux inexistants, un système légal inexistant du au déficit de tradition syndicales et de luttes ouvrières. Il délocalisa massivement  ses industries manufacturières dans ce pays et accru ainsi de considérables profits. Les délocalisations massives vers la Chine de bon nombre de fabrications génère une pression sur les avantages acquis par les travailleurs occidentaux induisant une véritable concurrence entre classe ouvrière chinoise et classes ouvrières occidentales ce qui ne peut que satisfaire l’impérialisme. Les «non» français et néerlandais au référendum sur la constitution européenne trouvent leurs source dans le reproche fait par les travailleurs de ces pays à l’Union Européenne de ne pas suffisamment les protéger contre la concurrence chinoise jugée déloyale.

L’autre avantage offert à l’impérialisme est l’immense marché chinois pour les matières premières et par conséquent l’offre d’un terrain favorable à la spéculation haussière sur ces matières premières. Une justification, bien entendue mensongère, à la hausse du pétrole brut, serait la consommation chinoise de 7 millions de barils de pétrole jour. Cependant les profits réalisés par cette hausse artificielle à plus de 65 USD le baril génèrent des profits considérables et inégalés s’ils sont comparés avec d’autres sources de bénéfices qu’ils soient industriels ou spéculatifs. 

L’impérialisme trouve donc en Chine un terrain favorable et compréhensif ou la culture anglo-saxonne se répand rapidement. Cette symbiose amène la Chine à soutenir la monnaie de l’impérialisme c'est-à-dire l’impérialisme lui-même en attachant sa monnaie au dollar et en acquérant un grand nombre de bons du trésor états-unien. L’idée chinoise étant de soutenir la valeur du dollar afin de soutenir la valeur de ses exportations libellées en dollar. Aujourd’hui un grand nombre d’observateurs pensent qu’une véritable alliance stratégique entre la Chine et l’impérialisme est en cours de consolidation.

Cependant, une tendance contradictoire à cette alliance existe belle et bien et s’accélère. Bien entendu, si l’impérialisme est globalement satisfait de ses rapports avec la Chine, il cherche à accroître son contrôle sur ce pays en faisant peser sur lui un certain nombre de menaces et de pressions. La Chine prétendument « communiste », si elle n’a pas de traditions revendicatives et de luttes ouvrière possède par contre de solides traditions indépendantistes, ayant eut durant deux siècles tous les impérialismes de la terre à combattre. Le maoïsme pris en occident souvent pour du « communisme », n’était qu’un nationalisme exacerbé il a permis aux chinois surtout d’assurer leur indépendance politique. L’ensemble des pressions exercées sur la Chine indisposent les chinois et envenimes les rapports avec l’impérialisme.

Les points de friction.

Taiwan sous totale emprise impérialiste sert comme abcès de fixation et d’élément provocateur à l’encontre des chinois. En cas de nécessité l’impérialisme se réserve toutes provocations dans le détroit de Formose permettant de susciter un conflit auquel la Chine n’est pas préparée.

Les autorités japonaises n’ont pas reconnu leurs crimes commis sur le sol chinois durant la deuxième guerre mondiale, empêchant ainsi tout rapprochement économique et politique entre les deux pays. Il parait évident que l’intérêt du japon serait de reconnaître ses crimes et s’excuser comme l’a fait l’Allemagne. On ne peut que penser que le Japon sous totale dépendance anglo-saxonne n’est pas libre de son attitude. En effet un rapprochement sino japonais serait un cauchemar pour l’impérialisme, ces deux pays détenant une très grande quantité d’avoir en USD et serait selon leurs intérêts tentés de s’en débarrasser. Les récentes manifestations antijaponaises de Shanghai ont été fomentées par l’impérialisme, ce qui était également une manière aussi de tester ses capacités de mobilisation en Chine en vue d’une éventuelle révolution colorée.

L’Asie centrale ex soviétique, à la frontière ouest  de la Chine est maintenant constellée de bases militaires états-uniennes, celles-ci ont été installées sous le prétexte d’une lutte contre un terrorisme piloté de Londres et de Washington. Si la Chine a feint de croire à une menace terroriste musulmane, elle a vite compris que la véritable menace résidait dans un encerclement militaire états-unien et que d’évidence ces immenses bases étaient dirigées contre elle. Le groupe de Shanghai, constitué de la Russie de la Chine et des ex républiques soviétiques d’Asie centrale a demandé à l’impérialisme de plier bagage. Bien évidemment l’impérialisme n’est pas prêt de vider les lieux.

L’Iran proche, est devenu un des principaux pourvoyeurs en hydrocarbure de la Chine. La menace d’une attaque nucléaire que fait peser l’impérialisme sur l’Iran inquiète à juste titre la Chine, une telle attaque pourrait la couper de ses approvisionnements privilégiés en Iran et serait également le prototype d’une guerre nucléaire dirigée contre elle.     

 Les révolutions « colorées » menées dans les ex républiques soviétique et notamment au Kirghizstan pourraient  être fomentées en Chine si la politique Chinoise devait un jour déplaire à l’impérialisme.

La Chine, comme tout pays cherchant à conserver son indépendance désire se doter d’un armement moderne notamment pour tenter de contrer la menace de guerre asymétrique que pourrait lui imposer l’impérialisme. La Chine  a cherché tout d’abord auprès d’Israël des collaborations techniques sur des armements sophistiqués tel que les guidages d’aéronefs automatiques. L’impérialisme à fait échouer cette collaboration allant jusqu'à payer les dédits des contrat non effectués par Israël.  Aujourd’hui la Chine se tourne vers la France pour tenter d’acquérir ce type de technologie. Tout est fait par l’impérialisme pour éviter une telle collaboration, les services secrets de l’impérialisme en alerte font échouer toute tentative de négociation et d’achat. 

La multiplicité aujourd’hui des contentieux entre la Chine et l’impérialisme anglo-saxon oblitère leurs excellentes relations économiques. La Chine est contrainte maintenant de se tourner vers les ex ennemis d’hier que son l’Inde et la Russie en passe de devenir des alliés privilégiés. De récentes manœuvres militaires sino-russes ont marqué un spectaculaire rapprochement entre ces pays. Dans le même temps la Chine s’approvisionne en armement lourd auprès de la Russie bien que cette dernière ne lui offre pas encore sa technologie la plus avancée.

Qu’en sera-t-il demain la Chine et son intelligentsia gorgée de dollars se pliera-t-elle aux exigences de l’impérialisme ou se réveillera-t-elle vraiment pour prendre la tète de la révolte ? 

L’impérialisme engagera-t-il une guerre nucléaire contre la Chine en 2012 comme il est dit dans certain « think tank » proche du pouvoir impérialiste comme le « Project For a New American Century » .Il est certain que la Chine détient à elle seule le pouvoir d’anéantir l’impérialisme si elle le désire, rien qu’en achetant son pétrole dans une autre monnaie que le dollar.

 

5-4-Cas de la Russie.

 

La Russie fut au 19ème siècle et au début du 20ème siècle un impérialisme particulièrement actif en Asie et en Europe orientale. L’URSS hérita de l’impérialisme tsariste et le transforma en empire stable. L’empire soviétique s’opposa naturellement à l’impérialisme anglo-saxon car il ne pouvait se satisfaire de sa concurrence. L’impérialisme anglo-saxon combattit l’empire soviétique car il ne pouvait non plu se satisfaire de concurrence. La « guerre froide » justifiée dans les deux camps par des idéologies totalement vides de sens, n’était que l’opposition entre deux impérialismes, dont l’un, le soviétique était achevé. Les mouvements anti-impérialistes ayant les anglo-saxon et leurs alliés sur le dos s’associaient à l’empire soviétiques, les peuples opprimés par l’empire soviétique espéraient le soutient de l’impérialisme anglo-saxon, quoi de plus naturel ? L’impérialisme anglo-saxon a-t-il vaincu l’empire soviétique ? Ou bien le peuple russe majoritaire dans cet empire s’en est-il, seul débarrassé ? Bien que l’impérialisme anglo-saxon se soit rapidement engouffré dans l’empire déliquescent, il dut s’arrêter au seuil du territoire Russe. Après une tentative quasiment réussie sous la gouvernance de Boris Elstine et de ses « oligarques », la Russie a su conserver son indépendance. Elle se trouve être aujourd’hui la cible principale de l’impérialisme anglo-saxon car ses richesses en pétrole et gaz ne peuvent engendrer chez lui, qu’une inextinguible convoitise. L’impérialisme met donc « le paquet » pour s’assurer le contrôle de la Russie. Tous les moyens « froids » décrits plus haut sont donc utilisés contre ce pays.              

D’abord il y a le contrôle étroit des voisins afin que leurs territoires puissent servir de base à toutes incursions ou manœuvre, ainsi ils coupent également ce pays de sa sphère d’influence traditionnelle, d’alliés et de territoire ou faire passer des oléoducs pour écouler le pétrole vers les marchés extérieurs. Si cette politique de l’impérialisme a très bien fonctionné à l’ouest de la Russie, elle piétine à l’est. En effet l’impérialisme s’est assuré du contrôle étroit de tous les voisins européens de la Russie, Ukraine, Pays Balte, Géorgie, Pologne, etc… en n’hésitant pas dans beaucoup à y réhabiliter le nazisme ennemi traditionnel des russes, les sionistes alliés de l’impérialisme ne trouvent pourtant rien à y redire.

Sur le front est, quelques difficultés semblent surgir pour l’impérialisme. Après avoir pris pied en Asie centrale et y avoir construits bon nombre de bases militaires, sous le prétexte fallacieux de combattre le « terrorisme », l’impérialisme se trouve face à l’opposition de la totalité des pays d’Asie Centrale ex républiques soviétique. Le « groupe de Shanghai » composé de ces ex républiques soviétiques, de la Russie et de la Chine, rassemblé au moment ou chacun de ces pays a cru devoir croire la fable du « terrorisme islamique », ce groupe a récemment demandé le démantèlement des bases impérialistes et le départ de ses armées. Ce revirement est d’une importance capitale, car il montre le changement de posture des deux grandes puissances de la région que sont la Russie et la Chine face à l’impérialisme, postures devenant méfiance pour la Chine et de défense pour la Russie.

La Russie est donc présentement en posture de défense face à l’impérialisme. Après la prise d’otage de Beslan dont les russes affirment détenir les preuves qu’elle a été fomentée par les anglo-saxon à partir de la Lituanie. Après les attentats «terroristes» de Londres au moment de la présence en Grande Bretagne de Vladimir Poutine, attentats d’une organisation tellement ridicule et bâclée que son organisation  par les services de l’impérialisme a sauté aux yeux des services russes. Un véritable casus belli est-il né maintenant entre impérialisme et Russie ? Cependant, la Russie vend toujours son pétrole en dollar, monnaie de l’impérialisme, cette abondance de russo-pétro-dollars ne peut que créer des liens avec l’impérialisme et facilite la corruption des élites.   

Comment évoluera ce casus belli ? L’impérialisme ira-t-il jusqu’au bout de sa démarche agressive ? Une guerre chaude est-elle envisageable après le début maintenant avéré d’une nouvelle guerre froide ?  La Chine, la Russie cibles ambitieuses de l’impérialisme se laisseront-elles engloutir ?       

    

5-5- Cas de l’Allemagne

 

L’Allemagne devenue impérialiste à la fin du 19ème siècle a cherché à s’implanter en Afrique. L’Allemagne a trouvé là une forte opposition des impérialismes d’alors, français et britannique. Les ambitions de l’Allemagne en Europe associées à l’empire déliquescent austro-hongrois ont fini par engendrer  la plus terrible guerre impérialiste de l’humanité. L’Allemagne vaincue n’avait plus d’ambitions africaines, elle pu renaître en concentrant ses activités industrielles sur son propre territoire, face à une France et une Grande Bretagne se perdant dans les spéculations financières coloniales. Le nationalisme allemand réveillé  par l’inique traité de Versailles et l’occupation de la Ruhr par les français a pu donner naissance au nazisme. Ce nazisme suscita rapidement un grand intérêt chez les anglo-saxon qui y virent un moyen intéressant de lutte contre ce qu’ils appelaient le « bolchevisme ». « Monsieur le chancelier Hitler » trouvait grâce aux yeux de l’intelligentsia anglo-saxonne qui ne manqua pas de l’alimenter en forts moyens financiers. 

Bien que l’intelligentsia états-unienne pencha naturellement pour l’hitlérisme, l’implication de la Grande Bretagne dans une guerre de type impérialiste avec l’Allemagne, contraint de mauvais gré les USA à entrer tardivement dans la guerre à ses côtés tout en ménageant ses nombreux intérêts industriels allemands. A peine le conflit terminé, l’impérialisme effaça cette fâcheuse parenthèse en acquérrant l’aide des criminels nazis et des services de renseignements hitlériens pour prolonger le conflit contre l’empire soviétique et renforcer ses divers moyens de coercition notamment en Amérique Latine. L’Allemagne coupée en deux par l‘impérialisme anglo-saxon d’une part et l’empire soviétique de l’autre ne joua aucun rôle majeur jusqu'à sa réunification. A partir de l’unité retrouvée l’Allemagne tenta sur le champ de jouer un rôle en Europe centrale (Mittle Europa), cette tentation la fit se glisser dans les oripeaux du Saint Empire et sa diplomatie européenne chercha a se ménager des zones d’influences pour elle traditionnelles. A cet effet l’idéologie pangermaniste en résurrection s’attaqua et peut être s’attaque toujours aux états nations européens historiques créés à la suite des défaites militaires successives de l’Allemagne. C’est ainsi que l’Allemagne oeuvra activement pour la partition de la Yougoslavie, état le plus symbolique en Europe de ses défaites passées. Dans cette action l’Allemagne se trouva en parfait accord avec l’impérialisme anglo-saxon. Continuant à œuvrer, le pangermanisme proposa et peut être propose toujours de partitionner l’Europe en régions ethniques et culturelles au dessus des états. Ce pangermanisme, activement soutenu par les Verts «écologistes» milite pour l’atomisation de l’Europe et la fin des états nations, ainsi dans ce schéma, l’Alsace Moselle partie du territoire français occupée par l’Allemagne de 1871 à 1918, serait récupérée par un zone d’influence germanique, rapidement transformé en état (pour l’Allemagne ethniquement stable). Ainsi l’Allemagne finance tous les mouvements autonomistes et indépendantistes d’Europe avec la bienveillance de l’impérialisme anglo-saxon. Bien évidemment ce plan discret va à l’encontre des intérêts  de la France et de sa laïcité qui ne lui permet pas de se définir comme état ethnique contrairement à ce que les pangermanistes veulent accomplir en Allemagne et en Europe.

Cependant, l’Allemagne cherchant à se ménager une place dans le concert des nations, en conformité avec sa puissance industrielle et culturelle, finit par indisposer l’impérialisme. La docilité de l’Allemagne n’est plus ce qu’elle était et son commerce florissant avec la Russie et la Chine inquiète surtout quand ce commerce s’accompagne d’excellentes relations diplomatiques avec ces pays dans le collimateur de l’impérialisme. L’impérialisme anglo-saxon a donc engagé des actions de déstabilisation de l’Allemagne ce plan consiste à supporter les partis néonazis d’une part et les mouvements issus des immigrations turques et kurdes de l’autre afin de fomenter des troubles. Tel que l’indique Ernst Von Bullow dans ses différents ouvrages l’impérialisme cherche à faire accroire que l’Allemagne est encore sous influence nazie pour qu’elle puisse mieux être isolée et manipulée. Bien qu’il existe de solides divergences d’ordre géopolitique européenne entre l’Allemagne et la France, l’attitude de défiance et de rebuffade des gouvernements Chirac et Schroeder à l’encontre de l’impérialisme anglo-saxon ont amené ces deux pays à rapprocher leur diplomatie et de rapprocher cette diplomatie commune de celle de la Russie et de la Chine. Cet axe Paris Berlin prolongé vers Moscou et Pékin inquiète fortement l’impérialisme qui ne ménagera pas sa peine pour qu’il soit rompu. L’arrivée au pouvoir en Allemagne comme en France de politiciens qui lui soient dociles est ardemment souhaité et activement préparé par l’impérialisme anglo-saxon. Angela Merkel en Allemagne et Nicolas Sarkosy en France sont activement pressentis pour jouer ce rôle.

 

5-6- Cas du monde hispanique.

 

Le monde hispanique s’érige en nation à l’instar du monde anglo-saxon. Constitué des pays de langue espagnole s’associant naturellement aux pays de langue portugaise, cette nation en émergence représente un effectif considérable, supérieur en nombre au monde anglo-saxon. L’Espagne, première nation historiquement impérialiste entreprend depuis longtemps des actions d’influence culturelles en direction de ses anciennes colonies d’Amérique Latine. A cet hispanisme culturellement dense s’associe en Amérique du Sud  l’idéologie bolivarienne. Le bolivarisme, du nom du Général  Simon Bolivar qui dirigea au 19ème siècle les insurrections indépendantistes est proche de l’idéologie républicaine française, le bolivarisme cherche à unir les pays d’Amérique Centrale et du Sud afin de défendre leurs intérêts communs face au colonialisme. Colonialisme espagnol hier, colonialisme états-unien aujourd’hui. En adjonction à ce contexte anticolonialiste  l’Espagne, mère patrie possède une solide tradition d’affrontement avec l’impérialisme anglo-saxon dans nombre de guerres du 19ème siècle comme du début du 20ème

Les USA se sont largement étendus sur des territoires pris à l’Espagne puis ensuite au Mexique. Au début du 20ème siècle les USA voulurent reprendre pour leur profit un certain nombre de colonies espagnoles comme Cuba et Les Philippines. Pour déclancher la guerre contre l’Espagne à Cuba les USA n’ont pas hésité à saborder un de leur propre cuirassé, Le Maine, en visite dans le port de La Havane et d’accuser ensuite les espagnols d’avoir organisé cet attentat. Les espagnols ont inaugurés dés le début du 20ème siècle des méthodes qui feront écoles par la suite.

Prenant la suite de l’impérialisme espagnol défait, l’impérialisme états-unien puis anglo-saxon s’imposa en Amérique Latine et aux Philippines. Ces anciennes colonies espagnoles et portugaises devenant « l’arrière cour » des USA, comme il était répété trivialement dans ce pays.

Le 20ème siècle connu des conflits sans fin entre les peuples de « l’arrière cour » et les dictatures sanglantes mises en place par les USA dans des républiques dites «bananières» dirigée d’une main de fer par les consortiums agroalimentaire de l’impérialisme.

Une forte contestation  à l’impérialisme est aujourd’hui emmenée par le  Venezuela de Hugo Chavez. Le Mercosur, organisation de libre échange purement sud américain permet d’accélérer les échanges économiques entre ces pays en dehors du contrôle de l’impérialisme. Des échanges importants sont réalisés avec la Chine qui investit sur le continent de fortes sommes. Aux USA même, l’usage de la langue espagnole prend de l’ampleur et est largement utilisée dans le quart sud du pays. Les hispaniques non considérés comme « blanc » par les anglo-saxon, sont particulièrement méprisés, à l’instar des noirs et des natifs américains.     

Ce monde hispanique, perpétuellement agressé et humilié présente une forte volonté émancipatrice et de fortes traditions anti-impérialistes. Il représente une forte capacité de résistance à l’impérialisme.

 

5-7- Cas du monde arabe 

 

Le monde arabe est un habitué des impérialismes les ayant eu pratiquement tous à combattre.

Le monde arabe est une cible privilégiée de l’impérialisme à deux titres.

Beaucoup de pays arabes recèlent du pétrole convoité par l’impérialisme.

Le monde arabo-islamique a été désigné comme adversaire principal par l’impérialisme anglo-saxon dans son organisation de la guerre des civilisations.

Le monde arabe longtemps soumis à l’empire ottoman fut libéré de cet empire par les français et britanniques pour tomber sans délais sous la coupe de leur impérialisme. En 1945 les USA prenaient la suite en Arabie Saoudite pour y conclure un intéressant accord pétrolier ils érigèrent ensuite une compagnie pétrolière mixte qu’ils contrôlèrent, l’ARAMCO.

Alors que le Maghreb luttait contre l’impérialisme français, le Proche Orient luttait contre l’impérialisme britannique, les USA exploitaient la manne pétrolière saoudienne.

L’héritier du trône saoudien, le prince Abdallah ne cacha pas récemment son intention de revoir à la hausse le montant des royalties versées par l’ARAMCO à l’état saoudien. Les comptes faits, les USA jugèrent que cette révision prévue devait les léser gravement. Le prince Abdallah devint pour eux un adversaire et son pays devait être déstabilisé. Ils prévirent d’abandonner ce pays et de porter effort et attention à l’Irak voisin tout autant gorgé de pétrole. Quand les services états-uniens organisèrent les attentats du 11 septembre, ils prirent soin de les imputer à des saoudiens afin que l’on soupçonnât de riches dignitaires du régime de les avoir financé, ce qui troubla forts leurs juteuses affaires. Dans le même temps l’organisation, fabriquée par l’impérialisme, Al Quaïda, fomenta nombre d’attentats contre des occidentaux travaillant dans l’organisation industrielle pétrolière d’Arabie Saoudite, ceci dans le but de les amener à fuir.

Abandonnant l’Arabie Saoudite déstabilisée par « Al Qaïda », l’impérialisme se jeta sur l’Irak arguant que leur ex complice Sadam Hussein avait lui aussi organisé les « attentats » du 11 septembre et disposait d’armes de destruction massives. Ce mensonge fortement relayé par les média corrompus ne fit malheureusement pour l’impérialisme pas l’unanimité des nations apparemment soumises.

Cependant l’agression contre l’Irak doit faire face à une forte opposition militaire du peuple Irakien dont l’armée fut habillement entraîné aux méthodes de guérilla par le Vietnam. Les pertes subies par l’impérialisme sont lourdes. L’armée US annonce 2000 morts de son côté, il conviendrait plus tôt au vu des communiqués militaire tant de la résistance que du Pentagone multiplier ces pertes par 3 ou 4.

A ces conflits, s’ajoutent celui perpétuellement engagé contre le colonialisme israélien,  et les graves menaces contre la Syrie et l’Iran.

Accusé d’être intrinsèquement terroriste, cible d’une guerre de civilisation habillement concoctée, agressé militairement et menacé perpétuellement, le monde arabo-islamique  est en première ligne face à l’impérialisme, il est aujourd’hui le fer de lance de la lutte contre cet impérialisme anglo-saxon.        

 

 

 6- Conclusion.

 

La puissance de l’impérialisme anglo-saxon aujourd’hui est avant tout fondée sur son contrôle du marché du pétrole par l’usage exclusif de sa monnaie, le dollar et par son contrôle absolu du système bancaire et par conséquent spéculatif international. Ce contrôle lui permettant de corrompre ou de susciter la corruption des élites politiques et intellectuelles du monde afin qu’elles défendent partout et toujours ses intérêts.

L’impérialisme, composé de puissances maritimes et commerçantes de traditions coloniales possède une faible structure industrielle et peu de ressources énergétiques sur ses territoires propres. C’est la nature de l’impérialisme que de chercher ailleurs ce qu’il ne possède pas.

Pour accompagner la corruption,  mieux soumettre ses victimes et mobiliser ses troupes l’impérialisme a organisé un terrorisme qualifié faussement d’islamiste et commis dans le monde une série d’attentats sanglants contre des populations civiles.  

 

Face à lui l’impérialisme anglo-saxon  trouve trois puissances hostiles en émergence.

 

Le continent eurasiatique se rassemblant autour d’une épine dorsale constituée par un axe Paris, Berlin, Moscou, Pékin, ce continent possède tout :

L’énergie avec surtout le gaz russe pour longtemps, transportable aisément  par terre.

La technologie avec la France et l’Allemagne

L’industrie et les marchés avec la Chine et l’Inde.

Le monde arabo-islamique.

Riche en énergie pétrolière, en capacité commercial et industriel et en volonté de combat.

l’Amérique Latine.

Riche en ressources naturelles, en capacité industrielles avec le Brésil et formidable marché en émergence possédant une grande tradition de lutte anti-impérialiste.

 

 

Ces puissances peuvent continuer à se soumettre à l’impérialisme ou à le défaire, pour ceci nul n’est besoin de guerre.

 

 Il suffit :

 

D’ériger un véritable droit international dans l’égalité des nations.


2-     De réviser les accords de Bretton Wood instituant le dollar comme fondement monétaire international et de créer une monnaie commerciale internationale constituée par les principales monnaies du monde.

 

De montrer au monde et surtout au peuple des USA, qui a réellement organisé les attentats du 11 septembre 2001, en demandant à l’ONU la constitution d’une véritable commission d’enquête internationale libre de toutes pressions.

 

 Alain Benajam

Octobre 2005

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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