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"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par la crédulité publique."

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 10:38

 Libéralisme

 

Le libéralisme est une doctrine politique qui préconise le maximum de libertés individuelles comme mode d’organisation sociale.

Le terme, provenant de liberté puis de libéral, est attesté pour la première fois en 1823. Il est né suite aux combats révolutionnaires aux Etats Unis et en France, mais aussi avec l’avènement de la démocratie en Angleterre qui la première accordait à l’individu la responsabilité de lui-même, (Habeas corpus)

Ce combat pour la liberté qu’est le libéralisme historique, possède dés son origine deux aspects. Un aspect politique humaniste et un aspect économique.

L’aspect politique proclame l’autonomie de l’individu sur la société, face à tous les despotismes dont elle est capable.

Alexis de Tocqueville écrira notamment ces lignes « La toute puissance me semble en soi une chose mauvaise et dangereuse […] Il n’y a donc pas sur la terre, d’autorité si respectable en elle-même ou revêtue d’un droit si sacré, que je voulusse laisser agir sans contrôle et dominer sans obstacle. Lors donc que je vois accorder le droit et la faculté de tout faire à une puissance quelconque, qu’on l’appelle « peuple » ou « roi », « démocratie » ou « aristocratie », qu’on l’exerce dans une monarchie ou dans une république, je dis là est le germe de la tyrannie. ».

Dans le domaine économique le libéralisme préconise la liberté des agents économiques selon le postulat de l’harmonie spontanée de la recherche des intérêts privés et de la formation de l’intérêt général. Il définit ainsi un «ordre naturel » efficace que le physiocrate Quesnay (1758) énonçait ainsi « Obtenir la plus grande augmentation de jouissance par la plus grande diminution possible de dépense ».

Les libéraux présentent la liberté comme ordonatrice et facteur de dynamique sociale. Cependant ils admettent que cette liberté, pour être partagée par le plus grand nombre doit être régulée par une structure devant compenser les risques momentanés d’exclusion des plus faibles et de domination des plus forts. Ainsi la plus part des courants libéraux historiques admettent une superstructure régulatrice de type  religion ou Etat. Les différents moyens de régulation sociale préconisés et l’importance de la régulation admise définissent  les différents courants libéraux, ceux-ci peuvent être nombreux. Le libéralisme américain rapporté notamment par Tocqueville préconise la religion, le courant français préconise la République. Un nouveau courant, notamment aux USA dit libertaire, néo-libérale ou ultra-libérale rejette toute régulation sociale.

Le libéralisme « véritable » se situerait au milieu  d’une échelle ou à chaque extrémité serait le despotisme. D’un côté, aucune régulation sociale, ce qui permettrait aux plus forts de s’imposer et de l’autre, un ordre étatique imposerait sa loi sur les individus.

Dans les deux cas, ulra-libéralisme et étatisme freinent les libertés individuelles, et se doivent d’établir un ordre moral pour se justifier et subsister.

 

Le combat libéral à revêtu des formes diverses selon les époques et les sociétés, combattant tout despotisme existant ou potentiel : absolutisme, autocratie, césarisme, corporatisme, dirigisme, étatisme, religion, collectivisme, socialisme, pan-capitalisme.

Le combat libéral ne se fonde pas sur une doctrine dogmatique ni même un dessein, il ne définit pas d’ennemi à priori, il s’adapte au jour le jour en dénonçant les adversaires des libertés individuelles. Associés aux socialistes un jour, adversaire un autre jour. Défenseur de la libre entreprise comme adversaire du financiarisme et des monopoles capitalistes.

Les libéraux n’ont d’autre projet social que de vouloir assurer le maximum de libertés pour un maximum d’individus.

Le concept républicain est fortement attaché au concept libéral. En effet, le contrat social peut être défini par le lieu de  «l’ordre naturel », la souveraineté proclamée du peuple interdit la prise du pouvoir par un despote et la laïcité de la République, interdit la mise en place d'un ordre moral justifiant un despotisme.

Un courant libéral moderne et de tradition française pourrait se définir « libéral républicain ».

Pour les libéraux la République ne s’arrête pas aux institutions législatives formelles elle se perpétue dans la vie associative et syndicale, dans l’action que peut mener chacun, groupes ou individus, pour faire entendre leur voix et défendre leurs intérêts.

Le mot libéralisme comme le mot communisme ayant beaucoup servi en politique  se trouve soumis à de multiples sens communs et parfois contradictoires. 

Le libéralisme est parfois assimilé faussement à capitalisme par ses adversaires. Depuis peu il prend l’acception  d’économie virtuelle spéculative. Pourtant les libéraux défendent une économie basée sur la marchandise seule capable de produire des richesses consommables, ils dénoncent l’inflation de la bulle financière spéculative qui concurrence gravement les investissements industriels et affecte la liberté d’entreprendre. Les libéraux modernes sont également les adversaires des entreprises monopolistes qu’elles soient d’Etat ou privées. Dans le domaine informatique par exemple ils défendent les «logiciels libres » face à la société Microsoft.

Le libéralisme historique ou moderne doit être défendu contre toute pollution sémantique ayant pour effet de permettre aux partisans d’une société soumise aux marchés financiers et à  son despotisme de se draper dans les plis de la liberté.

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Published by Alain Benajam - dans Idées
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commentaires

omnitech guides 28/10/2014 13:41

This is one is the oldest law I have ever come across. Habeas corpus! The story of that name is really something and I promise you won't be disappointed in something like that. Trust me here. Thanks for sharing this story man