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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 12:49

Le Pouvoir

 

Le mot pouvoir, très ancien est issu du latin populaire « potere », puis dans sa forme actuelle apparaît en moyen français au 15ème siècle pour signifier la faculté mettant un tiers en état d’agir. Dès le 12ème  siècle il désigne également la puissance politique, l’autorité qui gouverne l’Etat. « Potere » se rattache à l’adjectif « potis »  issu d’un thème indo-européen « poti »désignant le chef d’un groupe social, clan, tribu.

Pouvoir est donc la capacité que possède un individu de faire agir un autre individu  hors de sa volonté propre.

Si un individu cherche à faire agir un autre individu,  à exercer sur lui un pouvoir, cela signifie que cet autre refuse d’agir de prime abord selon le désir du premier.

 L’action humaine consciente se réalise en raison de  la dualité gratification punition.

L’attente d’une gratification fait agir tous les animaux que nous sommes et nous cherchons de la même manière à éviter tous types d’inconvénients, c’est la définition même du vivant. L’être vivant « agit » toujours dans le sens de son intérêt, qui doit conduire à sa pérennité en tant qu’espèce et donc à sa capacité de se conserver et de se reproduire.

Notre exercice d’un pouvoir sur autrui est donc  similaire à notre capacité d’offrir des gratifications et  d’infliger des punitions à celui dont on cherche à obtenir une action dans notre propre intérêt. 

Exercer le pouvoir est agréable, le subir ne l’est pas.

L’exercice du pouvoir chez l’homme est une activité fort complexe et sophistiquée.

Les gratifications punitions peuvent être bien réelles dans l’exercice de ce pouvoir, la coercition en est la pièce maîtresse. Cependant la capacité de domination (du latin dominus, propriétaire) de l’homme sur l’homme à souvent pour fondement, la possibilité d’offrir des gratifications et d’infliger des punitions virtuelles. Gratification et punitions virtuelles sont appelées, morale et, ou, religion.

La promesse du paradis après la mort, pour avoir bien agi, ou la menace de l’enfer pour action non conforme ont été des moyens efficaces de l’exercice du pouvoir. Pourtant les instruments moraux de l’exercice du pouvoir vont au-delà maintenant des simples terreurs infernales.

Le conformisme par exemple, est une attitude de soumission volontaire au pouvoir et son idéologie dominante.

 

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Published by Alain Benajam - dans Idées
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