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"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par la crédulité publique."

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 17:55

Suite de: Le Grand Maître des Secret le grand Diffuseur  et le petit Pion  (2)

Mais revenons au Roi Rac dont les ennuis vont égaler ceux de Petit Pions

Donc pour empêcher le Roi Rac, l’Empire avait fait normalement appel à ses valeurs sures en Coup Fourré. Evidemment, il y avait le « Grand Maître des Secrets », son ami PigeOnni et tous ses Trouski sévères à lunettes et grosse tètes.   

 Ils lui avaient mis sur le dos une sale histoire de cassette où il était dit que du temps où il était seulement dauphin, il aurait piqué dans la caisse de la maison des pauvres de Paris pour s’acheter son habit de roi. C’est le Grand Maitre des Secrets qui avait eu cette idée, car le grand Maitre savait Tout sur le Roi. D’ailleurs, il savait Tout sur tout le monde. Facile. Il suffisait de le lire dans le Grand livre des secrets de tout le monde, que tous ses Petit Pions remplissaient consciencieusement.

Justement il avait une Petite Pionne sur cette affaire de maison des pauvres de Paris. Elle lui en avait donné tout plein de billets blancs où tout y était raconté. Ensuite il avait grillé la Petite Pionne avec son ami PigeOnni en racontant qu’elle était folle.

 Il en avait tremblé le Roi Rac et toutes ses pensées à gros cul avaient disparues.

Il avait du en raconter des tas d’histoires et des tas d’histoires dans la lucarne à histoires.

Mais bon, le bas peuple de France s’en foutait totalement de cette histoire de maison des pauvres et d’habits de Roi qui sentait le Coup Fourré même si c’en n'était pas.  

Car le bas peuple de France se foutait de tout et sentait souvent les Coups Fourrés, ce qui énervait particulièrement l’Empereur.

Le bas peuple de France avait cette particularité de s’en foutre et de rêver le nez au vent à tout ce qu’il pourrait se mettre pour se faire plaisir et bien se marrer.

Des lois aussi, il s’en foutait. Il y avait bien des lois au royaume de France mais c’était juste pour rire. Personne ne les respectait. Il y avait bien des flics pour faire  respecter les lois. Mais les flics s’en foutaient aussi.

Ils étaient joyeux les flics quand ils fêtaient l’heure de l’apéritif en faisant Pin Pon partout.

Aussi, ils passaient tout leur temps à s’espionner et à se chamailler alors des lois, vous pensez bien qu’ils s’en foutaient !

Pourtant, de temps en temps, pour rappeler qu’ils existaient, ils tapaient sur un « bougnoul » par hasard qui passait là par hasard. Il faut dire que les « bougnouls » du Royaume de France avaient toujours l’aire d’avoir fait une bêtise. Alors les flics disaient que s’ils ne savaient pas pourquoi ils tapaient sur le « bougnoul », le « bougnoul » lui savait pourquoi on lui tapait dessus. En plus c’était un proverbe « bougnoul » à propos de leur femme, alors…

 Le bas peuple de France avait une autre particularité. Quand il prenait sa voiture, c’était comme si il partait à la guerre. Il embrassait sa femme et ses enfants et faisait son testament et il avait très peur. Alors, pour se donner du courage, il buvait une bouteille et roulait très vite pour avoir peur moins longtemps.

Il en mourait beaucoup.

C’était vraiment comme la guerre.

Il y avait bien de gros gendarmes sur les routes pour arrêter ceux qui roulaient trop vite ou qui avaient bu une bouteille, mais pour s’arranger et pas se faire trop gronder le bas peuple proposait toujours une bouteille pour boire, au gros gendarme pas méchant qui demandait plutôt une caisse et on en parlait plus. 

Vous pensez donc comme l’Empereur et tous ses Pasteurs n’aimaient pas le Royaume de France ! C’était le foutoir, qu’ils disaient. 

On lui avait même dit, et il ne voulait pas le croire, non !  On du lui montrer dans une lucarne, que c’était vrai. Le bas peuple de France ne savait même pas faire la queue réglementaire à l’arrêt d’autobus.

Alors que le bas peuple de l’huile, lui savait parfaitement bien comment le premier de la file doit mettre le bout de sa chaussure juste au raz de la ligne, pas dessus surtout ! Au raz ! Et les autres savaient se mettre derrière bien en ligne, bien droite, derrière, sans se toucher bien sur, parce que le bas peuple de l’huile ne se touchait jamais. Les Pasteurs sévères veillaient.

Pour se toucher ? Eh ! Evidemment ! Des fois ils étaient obligés. Ils devaient boire une bouteille entière, comme l’Empereur. L’embêtant c’est que parfois ils se battaient !

 Et puis ils rentraient chez eux très vite et ils s’enfermaient et tiraient les volets, car le bas peuple de l’huile avait toujours peur, peur des Peaux rouges sanguinaires et des mexicains cruels et des cocos aux mains sales et maintenant des affreux bougnouls et il avait peur aussi des sorcières qui volent et de l’Enfer et de la Damnation.

Ils rentraient chez eux très très vite et, derrière les volets, ils tiraient sur tout ce qui bouge avec les armes que lui avait vendus le Comité de l’Huile et des Armes.

Et tous ceux qui n’étaient pas rentrés chez eux assez vite étaient touchés et souvent mourraient.

 Il en mourrait comme ça beaucoup, beaucoup.

Il y avait même une espèce d’horloge dans la ville de la Grosse Pomme qui comptait tous ceux qui mourraient.

Ding… tué par son voisin.

Ding… tué par sa femme.

Ding… tué par son chien.

 Il en était mort bien plus que tous les ennemis personnels et traditionnels de l’Empire n’avaient pus jamais en tuer.

Mais les Grand Diffuseurs de l’Empire bien graissés n’en parlaient jamais, car, s’ils en parlaient, le bas peuple de l’huile aurait eu plus peur des armes du Comité que des ennemis traditionnels et n’aurait plus acheter d’armes au super marché.

Bien entendu le comité de l’Huile et des Armes n’aurait pas aimé car cela du tout, vous pensez, le manque à gagner !

 
Mais revenons à notre Petit Pion Transmetteur Bidon car c’est bien lui le triste héros de cette histoire.

 Donc on rigolait bien derrière Petit Pion, tout le monde disait :

-         il est con Petit Pion avec ses histoires bidons, de sorcières, de spadassini, de Zigouille et de lunes volées.

Il était la risée de tous les comités secrets. Il y en avait beaucoup au royaume de France car pour sortir du bas peuple il fallait absolument appartenir à un comité secret et le dire bien haut avec des airs secrets.

Les chiens du Grand Diffuseur faisaient admirablement leur travail de le faire passer pour un con ce brave Petit Pion.

 Un jour, le 11-9 ou le 9-11 pour l’Empire, il y eut l’Effroyable Histoire. L’Empire avait commencé ses Terribles Actions d’Empire pour faire peur aux bas peuples pour qu’ils continuent à payer la rente exceptionnelle et sempiternelle au profit du Comité des Huiles et des Armes.

 
Pour expliquer un peu cette Effroyable Histoire, il faut dire que les membres du comité des Huiles et des Armes n’aimaient pas du tout la ville de la Grosse Pomme. Cette ville était pourtant dans l’Empire, mais ils ne l’aimaient pas pour plusieurs raisons. D’abord ses habitants venaient de partout du monde entier, il y avait des Rastaquouères, des Bougnouls, des Juifs, des Niakoués,  des peuples divers et variés que les membres du Comité avaient tous rassemblés sous le même nom: Métèques.

Ces métèques ne ressemblaient en rien au brave bas peuple chercheur d’huile de l’Empire. Ces métèques, en plus, n’avaient pas l’habitude de faire de la graisse avec de l’Huile comme tout le monde en ce temps là. Ils faisaient de la graisse… avec de la graisse et ils en faisaient beaucoup. Ils mettaient de la graisse dans une grande boite qu’ils appelaient La Bourse. Ils faisaient passer un  peu de temps, puis ils ouvraient la boite et, miracle, il y avait plus de graisse dedans. Les Pasteurs sévères d’Empire n’aimaient pas ça du tout. Ils disaient que c’était péché, que le temps appartenait à Dieu et pas à eux, que c’était irrégulier de faire de la graisse comme ça et que les honnêtes gens devaient faire de la graisse avec de l’Huile. 

Puis les habitants de la Grosse Pomme, avec la graisse facilement gagnée, ils s’amusaient. Ils dansaient en riant et buvaient des bouteilles et les Pasteurs sévères d’Empire n’étaient pas contents que l’on boive comme ça des bouteilles sans faire des enfants après.

Les Pasteurs grondaient très fort en montrant le ciel du doigt et en fronçant les sourcilles.

 Ils disaient que Dieu allait les punir comme il avait puni Babylone dont les habitants se comportaient comme ça en riant et en chantant tout le temps, c’était dit dans leur bible. Dieu avait brûlé Babylone et détruit la grande tour construite par un tas de métèques.

Alors Babylone Grosse Pomme avec ses deux tours à métèques, allait subir le même sort !

 Ainsi ce qui fut dit fut fait !

 Car Dieu fait toujours ce qu’il dit et dit toujours ce qu’il fait !

Plein de Petit Pion d’Empire dynamitèrent les deux tours de Babylone grosse pomme et pour faire plus joli ils y jetèrent deux avions téléguidés dedans.

 Puis, pour faire plus vrai et bien plus méchant, ils envoyèrent un missile volant dans la maison des soldats de l’Empire, mais sans les officiers dedans, évidemment.     

Comme prévu, on mis ça sur le dos des Horribles Bougnouls d’Al Dada.

 Et le lendemain dans toutes les lucarnes :

 Ah ! Al Dada !

Ah ! Al Dada !

 Petit Pion qui n’était pas si con,  avait appris à distinguer les vraies histoires des fausses quand il remplissait Le Livre. Il vit bien que tout ça ne collait pas et que cela avait tout l’air d’un Coup Fourré.

Tout excité, il appela le Grand Maître des Secrets  son chef vénéré.

 -         Chef chef, c’est un Coup Fourré. Je peux enquêter sur l’Effroyable Histoire ?

-         Mais bien sur Petit Pion lui répondit le Grand Maître en se frottant les mains.
Eh ! Eh ! Eh ! Il voyait tout le parti à en tirer. Si on mélangeait cette histoire avec les autres, on mettrait tout à la poubelle d’un coup. 

 Petit Pion avait des amis au Réseau Volant. Il les avait connus du temps où il devait remplir le Livre des Histoires. Il avait du les surveiller. Mais à force de les surveiller, il s’en était fait des amis.

Ils lui avaient dit, les gars du Réseau Volant :

-         Ecoute Petit Pion t’es là dehors à nous surveiller, tu vas prendre froid ! Viens donc prendre un café, tu pourras mieux nous surveiller. 

 Car les gars du Réseau Volant se foutaient totalement d’être surveillé par Petit Pion. D’ailleurs ils lui racontaient Toutes les Histoires et Petit Pion en avait écrit des billets blancs pour le Grand Maître des Secrets. C’est pour ça qu’il était bien noté. Car des  histoires de Coup Fourré avec ou sans Trouski sévères, le Réseau Volant en connaissaient plein.

 Quand il y eut l’Effroyable Histoire, les gars du Réseau Volant virent bien que c’était Coup Fourré. Ils avaient tout vu sur la Grande Toile à Histoire qu’ils savaient bien utiliser.

Bien sur ils ne connaissaient pas encore le nouvel art consommé du Véritable Coup Fourré où tout est montré.

Et ils étaient tout étonnés.

 Ils en avaient parlé avec Petit Pion leur ami et ensembles ils étaient excités mais excités !

Petit Pion lui, courait partout, et il en parlait à son chef vénéré, Le Grand Maître des Secrets qui lui disait :

 -         Va Petit Pion cours et cours, parles et parles du fameux Coup fourré de l’Effroyable Histoire. Tu as ma bé-né-dic-tion.

 Petit Pion en avait parlé beaucoup avec d’autres Petits Pions et des Petits Pions plus secrets encore.

Petit Pion leur avait même présenté son ami le Chef du Réseau Volant et tous lui avaient dit :

-         Il faut écrire le livre Réseau Volant, sur cette Effroyable Histoire. On est derrière toi ! oui bien derrière répétèrent-ils tout bas.

 Le chef du Réseau Volant qui avait déjà commencé à raconter cette Effroyable Histoire sur la Grande Toile à Histoire et était déjà très écouté, écrivit son Livre intitulé: « l’Effoyable Histoire d’un Coup Fourré».

Cependant il ne trouvait pas d’éditeurs. Ils avaient tous peur ou étaient bien trop graissés. Il demanda donc à Petit Pion de lui en trouvé un. Petit Pion demanda à son chef vénéré le Grand Maître des Secrets. Celui-ci lui dit :

-         J’en connais un et il sera parfait. Va voir de ma part les éditions de « La Voie de Garage ».

 Le Grand Maître de Secret connaissait bien cette maison d’édition qui lui servait souvent à jeter les Histoires. Dans cette maison on publiait exactement par moitié des calembredaines rigolotes et des vérités vraies à cacher et tout était savamment mélangé. Du coup on ne savait plus ce qui était vérité et calembredaines. Ce serait parfait pour le chef du Réseau Volant.

 C’est là que l’histoire dérape et tout faillit rater.


(A suivre)


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Published by Alain Benajam - dans Nouvelles
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