Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 19:00

Un soir, le chef du Réseau Volant reçoit un coup de téléphone …

C’était Tête Brûlée qui avait une émission à la télé. Il était complètement fou et se foutait totalement de tout. 

Il lui dit :

-         Viens dans mon émission tout raconter, on va drôlement se marrer, je vais te présenter plein de gonzesses à poil.

 -          ???§§§! ?  Fit le chef du Réseau Volant bien élevé.

Car pour Tête Brûlé se marrer avec des gonzesses à poil c’était toute la finalité.

Le chef du Réseau Volant y alla quand même malgré les gonzesses à poil.

Et il fit merveille. Droit dans la lucarne, posément, calmement il exposa parfaitement devant le bas peuple médusé l’Effroyable coup fourré de l’Empire de l’huile.

Là, ça a fait du bruit. Ouh la, la ! !

Ce n’était pas prévu du tout que quelqu’un expose un quelconque coup fourré dans une quelconque lucarne. Car tous les bas peuples de tous les royaumes avaient pris l’habitude de croire instantanément  ce qui se racontait dans une lucarne. De ce fait tous les Grands Maîtres des Secrets de tous les royaumes faisaient toujours très attention aux lucarnes à vérité vraie qui étaient toujours parfaitement bien graissées.

Là, Tête Brûlée, il avait fait fort ! Les gonzesses à poil lui avait trop monté à la tête et l’avait complètement brûlé.

Le lendemain, quel lendemain les amis !

D’abord, l’Empereur de l’huile convoqua son Grand Maître des Secrets pour le gronder bien fort.

Et il hurlait, que c’était lui qui avait inventé cette histoire stupide de Coup Fourré où il fallait tout montrer. Que du temps de son père et de son grand-père les Coups Fourrés ils étaient bien cachés et que celui qui les connaissait, pouf la zigouille, sans respirer !

Le Grand Maître des Secrets de l’Empire répondit à l’Empereur pour se défendre en regardant ses pieds.

- Sir, sir, ce n’est pas très grave après tout. D’abord  le bas peuple de France est petit, bien petit et il nous a toujours créé pleins d’ennuis. Du coup, on lui a mis des armées entières de Pions de toutes sortes, petits, gros et grands, qui le surveille, qui le conseille, qui lui font croire ce qui doit être cru, et tout ça parfaitement bien graissé parfaitement bien huilé.

Et puis, on a notre Grand Laudateur d’Empire, le Grand Diffuseur PigeOnni et son ami Le Grand Maître des Secrets du Royaume.

Faites-moi venir ce PigeOnni ! Cria l’Empereur.

Entre temps, au Royaume de France, Tête Brûlée fut convoqué à la Télé.

Et il fut grondé, et il fut grondé. On lui hur-la dessus que ses gonzesses à poil, il pouvait toujours se les accrocher, que s’en était fini pour lui la Télé.

Tête Brûlée, il était vert à l’idée qu’on allait lui supprimer ses gonzesses à poil. Et il dut s’excuser bien plat, bien plat, dire qu’il était fou, qu’il avait perdu sa tête à force d’être brûlée.

Qu’il ne recommencerait plus jamais une connerie pareille juste pour se marrer ! 

Bon, bon va pour cette fois lui dit-on, car il était très difficile de lui supprimer ses gonzesses à poil. Le bas peuple n’aurait pas compris et se serait méfié.

Mais il lui avait mis plein de pions pour le surveiller et pour pas qu’il recommence.

Le Grand Diffuseur PigeOnni, en route pour l’Empire de l’huile, était tout gonflé. Il pensait qu’on allait le féliciter à cause de son livre intitulé « Nous sommes tous des Sujets de l’Empire » où il faisait merveille dans son travail de Grand Laudateur.

 Arrivé chez l’Empereur, il frappa à la porte de son chef, le Grand Maître des Secrets de l’Empire.

-         Entrez !  dit le maître

PigeOnni entra tout gonflé et dit :

-         Chef chef, vous avez vu comme j’ai bien travaillé.

-         Mouai répondit le maître dubitatif mais ce n’est pas assez !

-         Ah bon ! dit PigeOnni dégonflé

-         Oui, il y a un problème qu’il faut rapidement traiter.

-         Ah bien ! dit PigeOnni regonflé.

-         C’est le chef du Réseau Volant qui nous crée des soucis. Il faut lui mettre une sale histoire sur le dos, c’est votre spécialité.

-         Ah bon réfléchit-il…, il est bien un peu … pédé … dit il en regardant son maître pensant que c’était une bonne idée.

-         Foutaise ! Répondit le maître en colère. Pensez donc ! Chez nous oui avec les Pasteurs sévères, mais au Royaume de France où le bas peuple se fout de tout, ça ne le fera même pas rigoler !

-         J’ai une autre idée. Il continua. On va dire qu’il est négationiste  et révisionniste et qu’il n’aime pas les Juifs. Voilà un article tout rédigé. Rompez ! lui dit-il méchamment en lui tendant une feuille où tout était marqué.

 

Ce n’était pas lui qui avait eu cette idée. C’était tout un  tas de grosses têtes à lunettes qui avaient planché sur le Royaume de France, son histoire, son bas peuple et ses pensées.

La sale histoire à mettre sur le dos du chef du Réseau Volant c’est eux qui l’avait concocté.

 

Là, il faut revenir plusieurs années en arrière pour comprendre et oublier cinq minutes notre Petit Pion dont les ennuis vont bientôt commencer. Il a bien le temps.

 

C’était du temps du grand-père de l’Empereur. Il était le chef du Comité des Huiles et des Armes, ce qui était bien plus fort que d’être Empereur car c’était lui qui faisait pluies, beau temps et possédait la clef de la grande caisse à graisse. Il se trouvait qu’il n’aimait pas les Juifs, comme les autres membres du comité d’ailleurs. Et pour ne pas les aimer c’était quelque chose ! On ne savait pas trop pourquoi car les Juifs étaient exactement comme les autres. Ce n’était pas comme les nègres qu’il n’aimait pas non plus. C’était peut-être à cause des Pasteurs sévères qui disaient qu’ils avaient vendu leur Dieu il y a bien longtemps. Une sale histoire qu’on leur a mise sur le dos. Pourtant PigeOnni n’était pas encore né.

Dans le même temps au Royaume du Railch’, on disait le Railch’ tout court, c’est déjà difficile à dire. Il y avait un petit homme à moustache appelé Nazi. Le Nazi n’aimait pas les Juifs non plus. Là c’est d’autant plus curieux. C’est que les Juifs du Railch’ vivaient depuis longtemps avec le bas peuple. Ils parlaient presque la même langue sauf que les Juifs ils mettaient des « I » à la place des « U ». C’était tout mais c’était suffisant pour énerver notre petit homme Nazi du RailCh’ qui était mal embouché.

Le grand-père de l’Empereur avait entendu parler du petit homme Nazi du Railch’ mal embouché et l’avait tout de suite aimé.

Avec le grand Comité des Huiles et des Armes, ils s’étaient réunis et ils avaient décidé d’abondamment le graisser pour qu’il puisse s’acheter les habits de roi dont il avait tant envi. Car le petit Nazi était bien trop petit à cette époque pour devenir Roi.

Et ils l’ont graissé et huilé, huilé et graissé. Finalement il s’est acheté ses habits de roi.

Le bas peuple du Railch’ l’aimait bien ce petit Nazi devenu grand et à l’air bien méchant car il lui disait, au bas peuple, qu’il était de la race des seigneurs ou des saigneurs on ne se rappelle plus maintenant.

Et le bas peuple se trouvait tout gonflé comme PigeOnni dans le bureau de son chef bien aimé.

Pour le Comité des Huiles et des Armes c’était tout bénef’ comme ils disaient car le Nazi voulait faire la guerre et il achetait plein d’armes et plein d’huile aux membres du Comité qui battaient des mains.

Il a fait la guerre grave le Nazi. Il s’était mis dans la tête d’envahir l’autre Empire, celui des cocos aux mains sales. Inutile de dire que ça plaisait au membre du comité. Et puis il s’est mis à arrêter tous les Juifs. Comme il voulait une solution finale et qu’on en parle plus, il a fait construire des usines à Zigouille pour faire disparaître tous les Juifs.

Question usines le bas peuple du Railch’ s’y connaissait. Ce n’est pas qu’il n’aimait pas les Juifs le bas peuple, mais on lui avait dit de faire comme ça, alors il faisait comme ça, toujours. Il zigouillait sans se poser de question  honnêtement, correctement et tristement.

 

Il faut dire que le bas peuple du Railch’ si on lui disait fait comme ci, il faisait comme ci, fait comme ça, il faisait comme ça, et, si on ne disait rien, il ne faisaient rien.

Ce n’est pas comme le bas peuple de France qui faisait comme ci, comme ça, de ci, de la et un peu n’importe comment. Si on lui disait fait comme ci ! Il s’arrêtait tout de suite et ne faisait plus rien en râlant. Il avait fallu en consulter des grosses têtes pour le faire travailler normalement. Il fallait lui faire croire que c’était lui qui avait décidé tout seul de faire  comme ci et qu’il avait la liberté de ne pas le faire, alors il le faisait.

 

Tandis que le bas peuple du Railch’ si on lui disait qu’il avait la liberté de ne pas le faire, il ne le faisait pas et il partait en vacance tout de suite chez les autres où il n’était plus triste du tout où  il riait là toujours très fort en chantant des chansons et en buvant plein de bouteilles. C’était très dur de le ramener chez lui. Il ne voulait plus rentrer. Il fallait le raccompagner.    

 

Donc les usines à Zigouille tournaient à plein rendement, et pour ne pas troubler les ouvriers d’usine dans leur travaille, ils avaient appelé les Juifs : des morceaux. Comme des morceaux de sucre. Ils avaient l’habitude d’appeler morceaux toutes choses qui entraient dans une usine pour en ressortir plus beau. Sauf que là… ce n’était pas tout à fait le cas !

La guerre tournait très bien et les membres du Comité des Huiles et des Armes battaient des mains.

Cependant, le royaume du peuple qui roulait tout, même les vagues, n’était pas content parce qu’il avait le Nazi sur le dos et commençait à en avoir marre. Et il pleurait et il geignait le peuple qui ne roulait plus personne, car le Nazi faisait très mal. Il demandait à l’Empereur de l’Huile d’intervenir pour que le Nazi du Railch’ arrête un peu. L’Empereur ne voulait rien savoir car pour le Comité des Huiles et des Armes le Nazi c’était son copain.

A force de pleurer et gémir l’Empereur eut un peu pitié et il décida de les soulager et d’entrer dans la guerre contre le Nazi.

Finalement le Comité des Huiles et des Armes trouva que c’était tout bénef’ comme ils disaient. Le monde entier avait encore plus de besoins en huile et en armes. Tous les camions de la guerre, qui était devenue mondiale, étaient tous pareils ! Il y avait GM sur les moteurs ! C’était le nom d’un membre du comité. Ce qui était pratique pour les pièces ! Quand un Nazi tombait en panne il pouvait prendre une pièce sur un autre camion, même sur un appartenant à l’ennemis, et les autres faisaient pareil.

Les membres du Comité des Huiles et des Armes battaient tellement des mains qu’elles étaient toutes rouges.

 

En parlant de rouges,  il y avait un problème qui commençait à surgir. L’Empire des cocos aux mains sales s’était mis à Zigouiller forces Nazis du Railch’. Il en zigouillait même de grandes quantités, si bien qu’il commençait à s’étendre comme une tache d’huile et c’était vraiment sale comme tache. Pas comme les vraies taches de l’huile que le comité vendait ! Non, celles-ci étaient propres comme un Pasteur sévère. Mais une tache de coco, c’était une tache qu’il fallait absolument laver, et rapidement.

 

Du coup l’Empire dut faire la guerre sérieusement, pas en se baladant, pour éviter que la tache de coco ne s’étende de trop et soit trop difficile à laver après. Manifestement les Nazis ne pouvaient plus rien pour éviter l’inondation de cocos. Ils étaient foutus.

 

Finalement l’Empire est arrivé sur le bord de la tache devenue quasiment marée. Il faisait drôlement la tête avec tous ces cocos là devant eux, bien méchants et très sales. Il fallait commencer à laver tout ça.

 

Le comité des huiles et des armes se réunissait en permanence, jour et nuit, pour trouver une solution pour laver plus blanc que blanc ces cocos tout sale. Ils étaient fatigués. Soudain, un membre du comité eut une bonne idée. Il dit.

-         Mais, on a nos amis Nazis du Railch’ qui sont fortiches contre les cocos. Ils n’ont pas réussi parce qu’ils étaient justement dans le Railch’ avec ce bas peuple bête et sans imagination qui bouffe des patates et surtout sans l’huile qui faut. On va les prendre avec nous, bien les entraîner et bien les graisser. On va les récupérer.

 

Et ce qui fut dit fut fait. On récupéra les Nazis, enfin ceux que les cocos n’avaient pas zigouillés.

 Quel gâchis ! Le grand-père de l’Empereur en pleurait.

 

On les récupéra avec l’aide du Pape. Le Pape était une espèce de chef Pasteur habillé, comme une princesse de conte de fée et avec un chapeau pointu, très drôle.

 

On avait divisé les Nazis en deux groupes. Vous voyez c’est toujours par deux. Après on ne sait plus combien ça fait. De toute façon ils ne savaient faire que deux choses c’est Nazi là. C’était pas la peine de compter plus. Il y avait ceux pour surveiller et ceux pour fabriquer les armes.

Du coup il y en avait plein partout et les bas peuples de tous les royaumes se moquaient d’eux et disaient qu’ils étaient méchants  parce qu’ils avaient zigouillé tous les Juifs dans leurs usines.

Les Nazis, ils étaient pas fier. Ils avaient honte. Alors ils disaient que c’était pas vrai et qu’ils avaient rien fait de mal, juste fait la guerre aux cocos qui étaient bien plus méchants.

Les bas peuples de tous les royaumes ne les croyaient pas et les accusaient de nier la vérité et de réviser les histoires.

A la fin, ceux qui niaient les histoires et les révisaient pour les raconter autrement, comme les Nazis, étaient des fieffés gros menteurs pour tout le monde, mais en plus grave parce que nier que les Nazis avaient Zigouillé les Juifs dans des usines c’était laisser penser qu’on pouvait recommencer encore un coup car il en restait quand même un peu des Juifs. Les Nazis lorgnaient toujours dessus. Ils n’étaient pas contents d’en avoir loupé. Ils auraient bien aimé que la solution soit vraiment finale et qu’on en parle plus.

Le bas peuple le savait et pour lui, être négationniste et révisionniste était très très très grave.

 

Si vous n’avez pas oublié, on en arrive à ce qui était marqué sur la feuille que PigeOnni ramenait chez lui, à son Journal Obligatoire le Grand Diffuseur.

 

C’était au tour de PigeOnni de sauver l’Empire de l’Huile du scandale.

 

Il procéda par ordre. D’abord rassembler la meute.

 

La meute était composée des chiens de garde de l’Empire.

Les chiens de garde avaient pour mission de garder l’histoire bien arrêter et de mordre bien fort le premier qui voulait la redémarrer.

Ils devaient tout de suite recopier la même histoire racontée dans le Grand Diffuseur, dans leur propre diffuseur, plus petit mais diffusé dans tous les recoins du royaume y compris dans les lucarnes, de telle sorte que tout le bas peuple, sans aucune exception, croie ce qui devait être cru.

Le Grand diffuseur disait ceci, la meute aboyait en cœur ceci. Le Grand Diffuseur disait cela, la meute aboyait en cœur cela. Ils étaient un peu comme le bas peuple du Railch’ rappelez-vous. C’était merveilleux concert de chiens de garde, pas une cacophonie.

Le Grand Diffuseur rameuta la meute et distribua à chacun ce qu’il devrait recopier soigneusement. Ils avaient juste le droit de changer quelques points ou quelques virgules, pour que le brave bas peuple ne s’aperçoive de rien. Il faut brouiller les cartes lançait-il aux chiens.

Le lendemain tout le monde pu lire dans son Diffuseur habituel ce que le Grand Maître des Secrets de l’Empire avait marqué dans la feuille qu’il lui avait donnée.

Il était dit comme une sentence d’un Tribunal d’Empire :

Attendu que le chef du Réseau Volant avait délibérément nié les vérités vraies de l’Empire, régulièrement et convenablement racontées dans tous les diffuseurs petits et grands.

Attendu que le chef du Réseau Volant avait révisé la dite histoire en la racontant autrement.

Attendu que le chef du Réseau Volant avait accusé l’Empire de Coup Fourré ce qui était crime de lèse-majesté.

En conséquence le chef du Réseau Volant était un infâme négationiste et révisionniste et en conséquence de la conséquence il voulait remettre ce qui restait de Juifs dans les usines à Zigouille.

C’était un peu tiré par les cheveux. Bon et pas facile à croire puisque le Réseau Volant avait plein d’ennuis et de procès avec les Nazis qui ne l’aimaient pas du tout. Mais c’était ça qu’il fallait croire un point c’est tout disaient les chiens de garde de l’Empire.

C’était quand même marrant que le Grand Maître des Secrets de l’Empire ait eu cette idée car c’était quand même le Comité des Huiles et des Armes et le grand-père de l’Empereur qui avaient graissé le petit Nazi à moustache pour qu’il devienne bien grand et bien méchant et qu’il zigouille les Juifs dans les usines.

C’est celui qui dit qu’il y ait, devait-on penser.

Cette affaire fit grand bruit et l’on commença à regarder le chef du Réseau Volant de travers et à ne plus croire ses histoires de Coup Fourré. Le tour était joué.

Brave PigeOnni !

Revenons à notre Petit Pion. On va conclure cette histoire.

Petit Pion reçut une convocation de l’usine de roues de bicyclette.

-         Tiens qu’est-ce qu’ils me veulent se dit-il ? Le travail est bidon !

Il s’y rendit tranquillement.

Là, on le fit entrer dans une grande salle. Devant lui il y avait une table où siégeaient des hommes graves à l’air sévère, comme des Pasteurs d’Empire. C’était comme un tribunal.

Il dut s’asseoir sur une chaise, loin de la table, et on lui demanda de regarder ses pieds car il allait se faire gronder.

On lui demanda, combien de roues il avait fabriqué pendant tout ce temps.

-         Mais, mais, répondit Petit Pion, travail bidon.

-         Comment ça travail bidon ! lui rétorqua-t-on

-         Qui t’a dit ça, qui t’a donné cet ordre !

-         Mais, mais ! dit Petit Pion qui ne pouvait rien dire car son Chef vénéré lui avait dit qu’il ne fallait rien dire que c’était illégal, que tout ça s’arrangerait.

-          Et c’est quoi tous ces billets blancs que tu as distribué à tout vent où il est raconté âneries et histoires à dormir debout. Mais tu es fou !

-         Mais, mais ! dit Petit Pion tout bas en pleurant.

Il ne comprenait plus rien, il avait seulement donné ces billets blancs à son chef vénéré le Grand Maître des Secrets  du Royaume.

-         DE-HORS ! Hurlèrent en cœurs les hommes sévères comme des Pasteurs. Tu es grillé !

Et Petit Pion s’en alla tout grillé et triste avec ses chaussures à clous, son chapeau melon et son parapluie de Petit Pion bien reconnaissable, il n’avait plus de travail.

Pendant ce temps, dans le bureau du Grand Maître des Secrets du Royaume.

Toc, toc, toc.

Entrez !  Dit le Grand Maître.

Nouveau Petit Pion ouvrit la porte et le «grand Maître » fut satisfait de son choix.

Nouveau Petit Pion portait admirablement bien les chaussures à clous réglementaires, le chapeau melon et  à son bras pendait le fameux parapluie qui permettait de reconnaître aisément tous les Petits Pions.

-         Nouveau Petit Pion, tu vas travailler pour moi.

-         Bien chef chef dit Nouveau Petit Pion tout heureux.

-         Bon, mais tu vas travailler pour moi en secret car je suis le Grand Maître des Secrets  du royaume.

-         Bien chef chef dit Nouveau Petit Pion tout heureux.

-         Donc Nouveau Petit Pion je vais te donner un travail bidon, une couverture en quelque sorte, mais tu travailleras pour moi.

-         Bien chef, chef dit Nouveau Petit Pion tout heureux.

-         Qu’est ce que tu sais faire Nouveau Petit Pion, à part remplir Le Livre ?

-         Je sais … faire des roues de bicyclettes, dit Nouveau Petit Pion tout heureux.

-         Bien bien dit le « Grand Maître » avec intérêt, alors tu feras… des tableaux bleus.

-         Mais chef chef dit Nouveau Petit Pion tout gêné, je ne sais pas faire les tableaux bleus.

-         Mais que t’est con Nouveau Petit Pion dit le « Grand Maître » ravi, tu n’en feras jamais des tableaux bleus, c’est une cou-ver-ture, tu comprends ça Nouveau Petit Pion, une cou-ver-ture !

-         Alors Nouveau Petit Pion voilà ta mission, tu vas déjà enquêter sur les Infamies

En effet, plusieurs Infamies avaient été commises dans la noblesse, et notamment par des ministres du Roi.

Nouveau Petit Pion allait s’en aller avec sa mission.

-         Ah Nouveau Petit Pion j’oubliais dit le « Grand Maître », tu vas également enquêter sur les « Sorcières qui Volent » et les « Loups-Garous ». On m’en a signalés.

-         Ah bon fit Nouveau Petit Pion étonné !

-         Oui, oui, c’est très important, ….. une mission de confiance !

 Et ainsi allait la vie dans le Royaume de France de  l’Empire de l’Huile.

 Vous voyez ! dit le père de famille en refermant le livre de contes à faire peur aux enfants, vous voyez, comme nos ancêtres étaient des barbares bien bêtes et bien méchants !

Bon ! N’y pensez plus, tout ça c’était pour rire et avoir très peur. Il n’y a plus d’Huile, plus d’Empire et plus de terre.

Allons, partons en vacance ! Et il mit le cap sur Alpha du Centaure.

 
Alain Benajam

Décembre 2002

Partager cet article

Repost 0
Published by Alain Benajam - dans Nouvelles
commenter cet article

commentaires