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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 19:18

 

On prend la Bastille d'abord

 

 

 

 

  A parti unique, opposition unie.

 

 


 

Traditionnellement et suivant le vœu de la puissance médiatique, les opinions politiques sont classées de droite ou de gauche formant ainsi un système partisan bipolarisé auquel chaque citoyen pourrait aisément adhérer. La gauche se proclame progressiste et la droite conservatrice.

Cette bipolarisation tend dans le monde occidental à réduire les opinions à seulement deux partis comme aux USA, les « démocrates » qui seraient plutôt de gauche et les « républicains » plutôt de droite.

Mais après des années de gauche au pouvoir il n'est pas perceptible qu'une différence de politique n'apparaisse entre ce qui nous sont présentés comme deux opinions contradictoires. Cette façon de différencier les opinons ne serait elle pas un piège qui cacherait en fait un parti unique.

 


La Gauche face à  la Droite, mythe ou réalité?

 

 

Le terme politique de gauche, comme de droite, provient de la disposition des partis et courants politiques dans l'hémicycle du parlement français depuis le début de la troisième république.


Dés 1870, à gauche siégeaient les partisans de la république comme mode de gouvernement pour la France et à droite siégeaient les royalistes. Au début de la troisième république le clivage politique était simple et marqué, républicains contre royalistes. Les républicains étaient à cette époque progressistes c'est à dire qu'ils œuvraient pour un progrès continu de l'humanité dans tous les domaines, que cela concernait la démocratie, l'industrie, la santé, l'éducation les libertés ou même les mœurs. Les royalistes étaient conservateurs c'est à dire qu'ils refusaient le progrès de l'humanité tel que décrit succinctement.


La gauche était républicaine et progressiste.


L'habitude a donc été prise partout, par comparaison avec la disposition du parlement français, dans tous les pays, de désigner les progressistes comme étant de gauche et les conservateurs comme étant de droite. Cette façon d'évaluer les opinions politiques est restée peu ou prou identique.


Après ce premier combat politique droite gauche, monarchie contre république, gagné par la gauche, ce fut l'affaire Dreyfus » à partir de 1894. Le capitaine Dreyfus juif alsacien fut accusé faussement d'espionnage par l'état major de l'armée qui était royaliste et gagné à l'antisémitisme. La droite antisémite prit parti contre Dreyfus cette droite fut appelé anti-dreyfusarde tandis que la gauche radicale républicaine dreyfusarde défendit ce capitaine juif. Pourtant toute la gauche ne s'engagea pas dans ce premier combat contre l'antisémitisme, puisque l'extrême gauche socialiste de Jules Guesde, qui commençait à exister, refusa de défendre Dreyfus arguant que c'était un combat de bourgeois.


Avec l'arrivée des socialistes siégeant à gauche dans l'hémicycle le terme évolua de républicain à socialiste en ajoutant un aspect revendicatif, ouvrier et social.


La gauche se retrouva en 1901 avec le gouvernement républicain radical du petit père Combe, sur le combat anticlérical. En effet, le pape avait pris position contre la république refusant  ce mode d'organisation d'un état qui, selon lui, allait à l'encontre des préceptes de l'église. Ce fut la séparation de l'église et de l'état avec les lois laïcs de 1905. La droite royaliste et cléricale combattit ces lois laïcs. La différenciation droite gauche était fortement marquée à cette époque.


La gauche devint nettement anticléricale.

 

petit_pere_3.jpeg


Le Parti Socialiste (SFIO), Section Française de l'Internationale Ouvrière, adhérant à la deuxième internationale fut créé en 1905, ce parti défendit les revendications ouvrières notamment celle de la journée de huit heure.


La gauche devint sociale.

 

429px-Le_petit_Parisien.jpg

 

Evoquation du massacre de Fourmies contre des ouvriers qui réclamaient la journée de

8 heures


En 1914 chaque parti d'Europe adhérant à cette deuxième internationale socialiste prit fait et cause pour la guerre. Seul Jaurès clama son opposition il fut assassiné. Cette guerre inique fut un holocauste et l'internationale socialiste sombra. A ce moment il n'exista plus en Europe de droite et de gauche tout le monde voulait la guerre.


La gauche n'avait plus de signification.


En 1917 les socialistes prirent le pouvoir en Russie pour arrêter la guerre. Sur ce point le Parti Ouvrier Social Démocrate de Russie se divisa; les « Bolchéviks » ou majoritaires pour l'arrêt des hostilités et les « Menchéviks » minoritaire pour continuer la guerre. Les Bolchéviks l'emportèrent et prirent seuls le pouvoir en Russie. Lénine chef de fil des majoritaires « Bolchéviks » créa un autre parti et dans le même temps une autre internationale. Ce nouveau parti socialiste prit le nom de communiste et la nouvelle internationale, de 3ème Internationale communiste. Cette 3 ème internationale, prit le nom d'Internationale Communiste. Cette nouvelle internationale prôna la création partout en Europe et dans le monde de Partis Communistes organisés selon le précepte léniniste d'une organisation militaire et pyramidale appelé « centralisme démocratique » chaque parti adhérant à l'internationale communiste s'engaga alors à établir dans son pays la dictature du prolétariat sous la direction d'un parti unique.


En 1919 les socialistes toujours unis, avec les radicaux, votèrent la journée de huit heures, la gauche s'était retrouvée.


En 1920, au congrès de Tour, le parti socialiste français (SFIO) se scinda, une partie sous la direction de Marcel Cachin voulait adhérer à la 3 ème internationale communiste, une autre sous la direction de Léon Blum, refusa les préceptes léninistes et voulu rester adhérante à la 2 ème internationale.

Le Parti Communiste SFIC (Section Française de l'Internationale Communiste) sera donc créé en France à cette date.


La gauche se divisa dés lors  entre partisans et adversaires de l'URSS, partisans et adversaires de la dictature du prolétariat.

Les communistes ne peuvent être républicains puisque le principe de dictature du prolétariat est contradictoire avec le concept républicain d'intérêt général.


Les communistes sont-il de gauche?


Dans les années 30 c'est la montée du fascisme partout en Europe et particulièrement en Italie et en Allemagne. En 1934, l'extrême droite voulut prendre le pouvoir en France, elle organisa le 6 février 1934 un violent assaut contre l'assemblée nationale. Socialistes et communistes prirent peur et organisèrent spontanément le 9 février une manifestation commune sévèrement réprimée. Afin de protester contre la répression antifasciste et faire front contre la montée du fascisme en Europe une grande manifestation commune fut organisée à Paris le 14 février 1934.


La gauche se retrouve et avec les radicaux va jeter les bases du Front Populaire.


Les communistes poussés ou non par la 3 ème internationale et Moscou prônèrent alors une large alliance antifasciste incluant les classes moyennes et les libéraux du Parti Radical. Un programme minimum commun sera réalisé entre le Parti Communiste SFIC, le Parti Socialiste SFIO et le Parti Radical, pour: "Le Pain, La Paix et la Liberté". Cette coalition de gauche gagna les élections du 26 avril et du 3 mai 1936. De mai à juin 1936, un mouvement de grève se généralisa en France et obtint la satisfaction d'un certain nombre de revendications ouvrières dont les congés payés, validés par la majorité de gauche.


La gauche à ce moment est essentiellement antifasciste.


serment1934.jpg

Serment du14 février 1934


Les communistes ne désirèrent pas participer au gouvernement du Front Populaire.

En Espagne, un Front Populaire également au pouvoir par les élections dû combattre une rébellion militaire et fasciste dirigée par le Général Franco et soutenue par les puissances fascistes. Le gouvernement français de gauche refusa son aide militaire à la jeune république espagnole, ce fut la politique de « non intervention ». La république espagnole résista difficilement face à l'aide militaire massive apportée par l'Allemagne nazie et l'Italie mussolinienne. Les communistes levèrent partout en Europe des troupes de volontaires pour aller combattre le fascisme en Espagne ce furent les brigades internationales, mais en vain.

La coalition du Front Populaire explosa. Alors que le combat prioritaire des communistes était la lutte contre le fascisme, socialistes et radicaux ne suivirent pas. Pire le 29 et 30 septembre 1938 la conférence de Munich permit à Hitler d'annexer les Sudètes, cette province germanophone du sud de la Tchécoslovaquie, l'ensemble des parlementaires français, à l'exception des communistes votèrent pour cette trahison.


La gauche française a disparu laissant une voie royale au fascisme.


Les socialistes et les radicaux sont-ils encore de gauche à ce moment?


Répondant à cette trahison des puissances occidentales et de la gauche française et la laissant démunie face à l'Allemagne hitlérienne, l'URSS signa avec cette Allemagne un pacte de non agression.

Le Parti Communiste jugé trop proche de Moscou fut interdit et ses députés emprisonnés


En 1939, après l'invasion de la Pologne par les nazis la guerre contre Hitler ne put être évitée même si la droite française clama haut et fort: « plutôt Hitler que le Front Populaire ».

Forts de cette maxime, les chefs militaires français traditionnellement de droite , combattirent on ne peut plus mollement les armées nazies et dans leur masse trahirent en abandonnant le combat au printemps 1940.


Seul un colonel, Charles de Gaulle chef d'un régiment blindé résista avec succès, il fut rapidement promu général puis secrétaire d'Etat à la Guerre, mais il était trop tard, les troupes françaises abandonnées par leurs chefs se débandirent.

Les députés français, à l'exception des communistes interdits votèrent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Celui-ci s'empressa de signer une armistice aves les nazis et entama une politique de collaboration, la république française fut abolie, la gueuse, comme l'appelaient les royalistes était morte beaucoup à droite furent satisfaits.

 

Philippe_Petain_und_Adolf_Hitler.jpg


A partir de cette période il n'était plus possible de parler ni de gauche ni de droite.


Le général de Gaulle réfugié à Londres et à partir de son appel du 18 juin  espèra rassembler sous son commandement des militaires patriotes refusant la défaite. Le général de Gaulle était un homme de droite, comme nombre d'officiers il était membre de l'action française royaliste. Il appela des militaires à venir le rejoindre peu, très peu se présentèrent. Comme il le dit dans ses mémoires j'attendais des militaires je vis venir des « juifs et des barbus ». Cependant il put s'appuyer en Afrique sur un autre officier également membre de l'action française Leclerc de Hautecloque qui organisa une force militaire en Afrique ce furent les Forces Françaises Libre.

Dans la France occupée, le Parti Communiste clandestin organisa une force armée de résistance les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF). La conjonction de ces deux forces militaires efficaces a placé la France parmi les vainqueurs. Dans le même temps, nombre d'élus de gauche au temps du Front Populaire trahirent  et se rangèrent  du côté de l'envahisseur. 


La division politique à ce moment entre droite et gauche n'avait plus de sens il n'y avait que des résistants patriotes d'un côté et des collaborateurs de l'autre.


 

Le secrétaire du général de Gaulle, Jean Moulin, un radical, réussit à convaincre le Général d'unifier la résistance au nazisme et au pétainisme dans une organisation commune ou seraient inclus les communistes avec leur organisation militaire ce fut le Conseil National de la Résistance CNR. Puis un gouvernement provisoire fut organisé à Alger composé de toutes les forces politiques non collaborationnistes. L'ex gauche et l'ex droite française se retrouva au sein du CNR et du gouvernement provisoire. Il est vrai que l'influence politique de la gauche et du parti communiste y était prépondérante. Le CNR élabora un programme politique progressiste devant être mis en oeuvre à la libération, comportant la sécurité sociale et le droit de vote des femmes.


Jean Moulin était assurément de gauche mais Leclerc de Hautecloque un homme de droite.

  

La république fut rétablie en août 1944 sous le gouvernement provisoire GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française)


Le GPRF décida de procéder le 21 octobre 1945 à un double référendum sur la question des institutions, et à une élection législative. La première question du Référendum dû permettre à la nouvelle Assemblée d'être constituante, les électeurs votèrent OUI à 96% ; la deuxième question avait prévu de limiter les pouvoirs de cette Assemblée, les électeurs votèrent OUI au deux tiers. Les élections législatives, qui ont lieu le même jour, purent mettre en avant trois partis principaux : le PCF, le MRP (chrétiens sociaux) et le Parti socialiste SFIO. Ces derniers formèrent  par la suite une force gouvernementale unie, que l'on nommera le tripartisme.


350px-Assembl-e-nationale-1945.png1945 le PCF premier parti de France la gauche est majoritaire

 

De Gaulle en désaccord avec la nouvelle constitution de 1946 démissionna.


La gauche sembla pour un temps se recomposer mais pour un temps très court seulement.


A la conférence de Yalta de 1945 les vainqueurs, anglo-saxons et soviétiques s'étaient partagés le monde en zones de domination.

Le gouvernement triparti composé de ministres de gauche communistes et de socialistes va perdurer jusqu'en mai 1947.

Le partage de Yalta et la guerre froide qui suivit partagera également la France et deux camps, partage traversant également la gauche.

D'un côté des communistes qui soutenaient  l'URSS, de l'autre les socialistes et les sociaux chrétiens du MRP qui soutenaient les anglo-saxons et soutenus par eux (les Radicaux avaient quasiment disparu du paysage politique français). De Gaulle a créé un parti politique en 1947, le RPF (Rassemblement pour la France) classé à droite.


La gauche n'existera plus en France, l'ex gauche non communiste se mettra au service des anglo-saxons par la vertu du pacte atlantique, cette gauche n'obéira plus qu'aux ordres venus de Londres et de Washington.


Les trotskystes lambertistes de la 4 ème internationale ourdirent avec la CIA une scission au sein de la CGT ce fut la création de Force Ouvrière en 1947 qui s'empressa d'adhérer à la CISL (Confédération Internationale des Syndicats Libres) elle même création de l'AFL CIO organisation des « Trades Union » étasuniens étroitement contrôlées par la CIA. Les socialistes soutiendront ce syndicat anti CGT. Le mouvement syndical français s'en trouvera durablement affaibli.


  Socialistes et trotskystes agents de l'impérialisme US, de gauche ou de droite?


Jules Moch, exemple d'un ministre socialiste au service des anglo-saxons et de la droite.

Des grèves dans les charbonnages du Nord, furent déclenchées en octobre 1947 par la CGT en raison d'un retard des salaires sur les prix de plus de 30%, l'inflation étant alors un mal chronique malgré le plan Marshall. Elles furent sévèrement contrées par le ministre de l'Intérieur Jules Moch, qui mobilisa 60 000 CRS et soldats contre les 15 000 grévistes retranchés dans les puits et imposa la reprise du travail fin novembre. À la faveur de la lassitude des travailleurs et de la division des syndicats, en CGT et FO, la répression fut sévère, avec plus de 2 000 licenciements, cinq morts et de nombreux blessés. Jules Moch  au ministère de la Défense mit sur pied la participation française à la guerre de Corée et contribua à la mise en œuvre de l'OTAN.


Les différents gouvernements socialistes régulièrement au pouvoir à partir de 1947 se lanceront dans les guerres coloniales à la demande des anglo-saxons qui craignaient que les colonies françaises ne tombent sous influence soviétique en accédant à l'indépendance. Ce fut la guerre d'Indochine puis la guerre d'Algérie ou les socialistes iront jusqu'à justifier l'emploi de la torture.


Le Parti Communiste exclusivement se mobilisa contre les guerres coloniales et contre la torture en Algérie ( Voir le livre d'Henri Alleg: "La Question " alors secrétaire général du Parti Communiste Algérien)


La faillite de la gauche socialiste fut totale et Guy Mollet fut contraint en 1958 par les USA, d'aller rechercher le Général de Gaulle.


Les anglo-saxons firent agir leurs réseaux «stay behind» pour remettre en scelle le Général de Gaulle afin que celui-ci puisse continuer avec sucés, l'espèraient-ils, la guerre d'Algérie. Si les socialistes fidèles aux anglo-saxons, étaient favorables au retour du Général, les communistes y furent très hostiles.


Cette prise de pouvoir (soutenue par la SFIO) est en principe marquée comme une action de droite.

Pourtant de Gaulle, contrairement à ce qui était attendu de lui, entreprit d'arrêter la guerre d'Algérie et de décoloniser. Après une tentative de putsch dont les anglo-saxons assureront  la logistique et après 40 tentatives de meurtre contre sa personne perpétrées par une organisation, l'OAS, pilotée par les «stay behind» anglo-saxons, de Gaulle entreprit de se détacher résolument de la tutelle impérialiste pesant sur la France depuis la signature du Pacte Atlantique.


quatre_generaux-62b5c.jpgUn quarteron de généraux (made in USA)


Les soviétiques ne cesseront d'applaudir aux initiatives anti anglo-saxonnes du général de Gaulle.


Ici va commencer un aspect fort curieux de l'Histoire de France qu'il faudra un jour débrouiller.

Les communistes français, ne vont pas suivre les soviétiques dans leur contentement de voir de Gaulle au pouvoir en France. Ils vont s'attacher à reconstituer une gauche unie, anti gaulliste, ils vont s'attacher à remettre en scelle un parti socialiste moribond, fidèle allié de l'impérialisme et promoteurs d'une organisation européenne voulue par ces anglo-saxons.

 

En mai 1968 une extrême gauche venue d'on ne sais ou, entreprit de déstabiliser le pouvoir gaulliste. Dans cette extrême gauche nous trouvons des trotskystes tient la CIA,! Nous trouvons des maoïstes staliniens fortement opposé au PCF et à l'URSS et avec eux une ribambelle de révolutionnaires de salon. Tout ce monde de «communistes» d'opérette se cristalisera dans la critique virulente non seulement du gaullisme mais également du PCF et de l'URSS.


Les socialistes et leurs amis s'entendront au cours d'un fameux meeting au stade Charlety pour enfoncer le clou de l'anticommunisme (au sens anti PCF) commencé par des «gauchistes» venus de nul part et disparus juste après. Les communistes du PCF qui s'engouffreront par entrainement dans la contestation n'ont rien vu venir, toujours aveuglés par l'histoire du Front Populaire, qu'ils espèraient réitérer . Il est vrais qu'aux accords de Grenelle les salariés obtiendrons quelques avancées notables, mais rien qui puisse faire penser a ce Front Populaire.

 

Mai 68

paris_manif_etudiants_bd_montparnasse.jpPiéger les communistes, déstabiliser de Gaulle et faire peur aux français


La «gauche» non communiste à l'œuvre, au service des anglo-saxons contre leurs deux pires ennemis de Gaulle et les communistes.


Si les communistes avaient eu une vision géostratégique du monde et non pas une vision idéologique sectaire, pour suivre leur utopie ils auraient choisi de s'allier avec le Général de Gaulle et la face du monde en aurait été bouleversée. Une gauche véritable républicaine et progressiste aurait pu se constituer. 

Les communistes paieront très cher par la suite d'être tombé dans ce piège, ils n'iront plus que de Charybde en Sylla.

Le cadre national souverain permettant l'exercice du pouvoir politique du peuple sur l'économie étant perdu contre les volontés gaullistes et communistes, l'idéologie de libre échange fera des ravages jusqu'à l'effondrement économique d'aujourd'hui.


Si la gauche, définie d'après ses concepts initiaux de défense de la république et du progrès n'a plus existé en France après 1947, une néo gauche sera reconstituée petit à petit à partir des années 60 en fausse gauche ou gauche de patronage, sous l'œil d'abord déconcerté, puis étonné puis amusé, puis encouragé des anglo-saxons.


Chronique d'un désastre pour le concept de gauche.


Au début des années 60, le Parti Communiste Français, en souvenir de ses succès de 1936 et de 1945, entreprit une nouvelle stratégie de prise de pouvoir par la voie électorale. Déjà en 1945 au cours d'une interview au Time, Maurice Thorez explicita « qu'il existait d'autre chemins que ceux choisis par les communistes russes pour construir le socialisme », il sous entendait ainsi qu'il était favorable à une prise de pouvoir par les urnes. La représentation électorale du PCF étant insuffisante, les communistes choisirent une voie intermédiaire pour parvenir à leur fin: le socialisme et au delà le communisme.

Cette voie était une « démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme », cette « démocratie avancée » devait être construite en alliance avec le parti socialiste et la gauche en générale afin de pouvoir parvenir à une majorité. Le Parti Communiste mis au point un programme de gouvernement minimum pouvant être accepté par les socialistes avec ce programme minimum des négociations furent entreprises avec les socialistes et les radicaux en vu d'élaborer un programme commun.


Dans ce programme figurait un certain nombre de nationalisations préfigurant un socialisme en devenir. Le parti socialiste SFIO à la fin des années 60, n'existait pratiquement plus. Aux élections présidentielles de 1969, après la démission de de Gaulle le candidat communiste, Jacques Duclos obtint 21% des voix tandis que le candidat SFIO, Gaston Defferre n'en recueillit que 5% et le PSU de Michel Rocard 3%. Le rapport de force au sein d'une gauche était initialement favorable aux communistes.


Le 13 juin 1971 se tint à Epinay un congrès devant unifier ce qui pouvait rester d'une gauche non communiste atomisée. François Mitterrand alors président de la CIR (Convention des Institutions Républicaines) devint le secrétaire général de ce nouveau parti intitulé socialiste sur une ligne politique d'alliance avec les communistes et avec un programme commun de gouvernement.

Ce programme commun de la gauche sera signé le 26 juin 1972 entre communistes, socialistes et radicaux de gauche de Robert Fabre, les radicaux s'étant divisés sur l'opportunité d'une alliance avec le PCF.

Cette alliance est devenue rapidement très populaire parmi les français puisqu'elle ouvrait des perspectives concrètes de changements de gouvernement. Cependant les français perçevaient cette initiative comme étant celle de François Mitterrand et des socialistes et non celle réelle des communistes. A partir de la signature de ce programme, les communistes vont perdre continuellement des voix aux différentes élections et les socialistes en gagner.


Les communistes ont ainsi offert un fantastique renouveau aux socialistes et un splendide tremplin à François Mitterrand tout en sa sabordant


Les français ne perçevèrent plus le PCF noyé dans la gauche, mais une gauche mythique rapidement associée au seul PS avec son symbole: la rose au poing.


François Mitterrand fort de sa gauche mythique avec son « peuple de gauche » pourra gagner les élection de 1981. A partir de 1982 les USA avec son outil la NED CIA entreprendronst de favoriser la bipolarisation politique dans tous les pays sous leur contrôle afin de faciliter leur influence: une à gauche, l'autre à droite mais en France le travail était déjà fait... par les communistes. Ainsi les anglo-saxons ne verront aucun inconvénients à la participation de ministres communistes secondaires au gouvernement français.


T065541A.jsm.jpegMitterrand savoure sa victoire au Penthéon.

Les communistes sont finis


La gauche au pouvoir en 1981, incluant des communistes déjà en cours de marginalisation, entreprit derechef l'application d'un mini programme commun composé essentiellement de nationalisations. Ces nationalisations étaient en fait des étatisations remplaçant les actionnaires privés de quelques entreprises liées à la défense et de quelques banques. Déjà les effets de l'européïsme aveugle et du début de la mondialisation commencèrent à se faire sentir, la France se désindustrialisa, le chômage augmenta et la France commença à s'endetter sur les marché financiers grâce à la loi Pompidou Giscard votée en 1973 qui le permettait. Ces nationalisations n'auront évidemment aucun effet, c'est la fin des 30 glorieuses et la crise commenca.


Différents gouvernements suivront en 25 ans avec cohabitation gauche droite, avec la gauche seule, avec la droite seule, avec communistes, sans communistes, avec nationalisation puis avec privatisation.


 La droite et gauche mythique étaient maintenant devenues d'accord sur l'essentiel c'est à dire la perte consentie de souveraineté du peuple français sur la France ne lui permettant plus de contrôler l'économie ni d'agir sur elle, comme il avait été fait avec durant la période gaulliste.


DettePubliqueFrancaise.jpgAugmentation continuelle de la dette publique de la France depuis 1981



Une gauche mythique remplace aujourd'hui une gauche véritable éteinte depuis 1947.


La gauche issue du programme commun ne sera plus désormais une gauche politique capable d'analyses marxistes ou techniques avec des prises de positions fortes venant de combats périlleux. Ces combats de la fin du 19 ème siècle qui étaient la lutte pour la république, pour la laïcités, puis au début du 20 ème contre la guerre, pour des lois sociales, contre le fascisme, contre la collaboration, puis à partir de 1945 contre l'impérialisme, le colonialisme et le racisme.

 

On s'apperçoit aisément qu'il n'est pas possible de connaître ce qu'est réellement la gauche sans savoir l'époque à laquelle il est fait référence, tant il existe d'énormes variations dans son histoire à la fois dans sa composition et dans les politiques défendues.

La définition historique de la droite est similaire; de royaliste cléricale et réactionnaire avant 1940, une certaine droite avec de Gaulle fut l'organisatrice de la lutte pour l'indépendance nationale contre le nazisme puis contre les USA.

 

Sous le pouvoir du général de Gaulle la partie de l'hémicycle ou siégeait les députés; à droite ou à gauche n'avait plus de signification poltique avec des socialistes pro-impérialistes et des communistes et gaullistes anti impérialistes


Aujourd'hui il n'y a plus qu'un «peuple de gauche » se ralliant à quelques mythes construits avec quelques souvenirs du passé ou à quelques concepts vidés de leur sens. La gauche ne fait plus référence qu'à une posture où une somme de « bons sentiments » sont  propres à procurer une satisfaction de soi.

 


  La question nationale ou l'émergeance d'une nouvelle opinion partisane.


 

En 1940, le gaullisme fit son apparition comme force anti fasciste, réputée ne pas être de gauche mais qui renforca une idée de patriotisme c'est à dire de défense de la nation républicaine. Le gaullisme sera influencé par la gauche républicaine mais à son tour influencera les communistes qui s'intituleront eux mêmes patriotes et défenseurs de la république française, de ses symboles et de ses valeurs. L'histoire du gaullisme ne peut être dissociable de l'histoire de la gauche.

Durant l'occupation nazie la question nationale sera la seule posée aux français; libérer la France ou se soumettre au joug étranger il n'était plus alors  question de droite ou de gauche. 


Après la 2 ème guerre mondiale dés 1947 la gauche un moment retrouvée éclata avec la guerre froide et l'importante influence anglo-saxonne.


Les anglo-saxons entreprirent un important effort au travers une multitude d'associations, de financement secrets, de corruption pour contrer le poids des communistes dans la vie politique. Poids communiste qui s'exerçait directement mais également via un grand nombre d'associations, organisations dites de masse, syndicats, associations divers,  anciens combattants, déportés etc...


Pour les anglo-saxons il s'agissait de séparer les communistes de la gauche et de faire accepter à cette gauche, les guerres coloniales, l'impérialisme, et surtout l'abandon de souveraineté du peuple français ce qui leur était absolument nécessaire pour faire avancer leur concept de libre échange, « «free trade » et d'étendre leur pouvoir en Europe.


Par exemple pour accepter l'abandon de souveraineté républicaine, les anglo-saxons introduisirent l'idée que les frontières en Europe ont apporté la guerre et que, s'il n'y avait plus de frontières il n'y aurait plus de guerre. Ce concept semblait généreux et susceptible d'entraîner l'adhésion d'une gauche de bon sentiments. Malheureusement cette idée était  fausse et stupide, les frontières des nations du monde n'entraînent nullement la guerre mais bien au contraire elles soumettent les rapports entre les peuples au droit. 


Pour détourner les thèmes traditionnels de la gauche pour leur profit, les anglo-saxons vont faire donner leurs troupes trotskystes.


Trotsky s'était opposé à Lénine sur l'idée nationale. Trotsky était partisan d'une révolution mondiale et d'un internationalisme supprimant les frontières. Trotsky était fortement anti républicain qualifiant les institutions républicaines et laïques françaises d'institutions bourgeoises. Les trotskystes étaient devenus anti soviétiques et anti communistes, au sens anti PCF ce qui ne pouvait que plaire aux anglo-saxons. Une association symbiotique va s'opérer entre eux et se développer sur des thèmes communs, contre la nation et contre la république, contre la France. Les trotskystes téléguidés vont tenter d'investir toute la gauche, politique, syndicale et associative. Cette stratégie appelée « entrisme » aura pour but de diviser, d'affaiblir et d'introduire partout des idées pseudo généreuses favorables à l'abandon de souveraineté républicaine.


 L'influence politique et thématique gaucho-troskyste va intéresser l'ensemble de la gauche après 68 y compris le PCF par effet d'entraînement et détruire cette gauche idéologiquement jusqu'au fond.


Les trotskystes lambertistes de la 4 ème internationale vont particulièrement investir le Parti Socialiste miterrandien. Aujourd'hui les principaux dirigeants du PS sont issus de ce groupe et ont été particulièrement formés aux USA sous l'égide du syndicat étatsunien AFL CIO et ensuite par la National Endowment for Democracy appendice de la CIA.


 

La gauche est maintenant opposée à l'indépendance nationale donc à la souveraineté du peuple.


La gauche a substitué au droit international, une idéologie instrumentant de pseudo droits de l'homme, idéologie devant faire accepter l'idée aux peuples "occidentaux" qu'il serait légitime d'intervenir militairement pour mettre fin à des dictatures. L'idée peut paraître généreuse, mais malheureusement seuls les USA ont la capacité militaire d'intervenir et donc seuls les USA s'arrogent le droit de dire qui est une dictature et qui ne l'est pas.

Pour les USA une dictature est un pays qui refuse à se soumettre à leur diktat financier ainsi l'Iran ou se pratiquent des élections libres serait une dictature et l'Arabie Saoudite et le Qatar ou règnent des monarchies absolues, n'en seraient pas. Difficile de faire croire ça aux peuples, mais les médias dévoués sont chargé de présenter la chose acceptable pour eux à grand coup de propagande.

Avec ce système d'aide politique mêlant politiciens de gauche et médias les USA purent entreprendre de terribles guerres coloniales faisant des centaines de milliers de morts en Irak en Afghanistan, en Libye et maintenant en Syrie.


La supra nationalité ersatz de l'internationalisme trotskyste.


De la même façon que l'idéologie d'ingérence se substitue au droit international, la supranationalité va se substituer au droit constitutionnel en s'opposant à la seule et unique souveraineté du peuple français. Cette supranationalité instituée illégalement par l'Union Européenne est l'antichambre d'une gouvernance mondiale au seul profit de l'impérialisme financier et militaire des USA.

 

La gauche actuellement au pouvoir, de par ses idées fondamentales est devenue le principal allié de l'impérialsme


 

Une nouvelle opinion partisane.

 

Cette opinion fit son apparition publique avec les attentats du 11 septembre 2001. La version officielle qui en était donnée, très peu crédible divisa les français et le monde en deux camps fortement opposés les uns, croyant en cette version incroyable et les autres non.

Il apparu que ceux croyant en la version officielle était plus portés vers les idées de mondialisation promues par l'impérialisme US et la gauche, et ceux contestant cette version étaient plus portés par une volonté d'indépendance nationale et plus critiques envers l'action des USA, ces gens se classaient plus à droite.

Le Réseau Voltaire qui le premier exprima des doutes publics sur cette version et classé à gauche éclata car une partie de ses membres ne put suivre ce que la propagande médiatique exprimait déjà en classant à l'extrême droite toutes critiques des USA, c'était un beau paradoxe.

 

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Durant les années qui suivirent nombre de gens, surtout des jeunes, de toutes obédiences partisanes découvrirent le monde politique via les débats sur le 11 septembre 2001. Pour beaucoup ce fut un choc, leur assurance de vivre en démocratie fut ébranlée par la découverte d'un monde obscure et cripminel pesant sur la planète. Beaucoup de ces jeunes devinrent ainsi des militants pour la vérité sur le 11/9/ 2000, puis des militants anti-mpérialistes ceci, fut facilité par la multiplication des sites internet d'informations alternatives. 

 

L'apparition puis  généralisation des réseaux sociaux utilisant l'Internet accéléra la diffusion de cette nouvelle opinion partisane qui devint nettement anti-impérialiste avec la multiplication des actions guerrières des USA entraînant leurs affidés ou les plaçant en avant.

La guerre de Libye entreprise par la droite sarkosienne et soutenue par l'ensemble de la gauche, encore à l’exception des restes du PCF accentua un peu plus une césure en formation entre soutiens et adversaires de l'impérialisme ou dans chaque camp était des gens se situant à droite ou de gauche.


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La lutte contre l'ingérence étrangère en Syrie mobilise des gens de droite comme de gauche qui discutent et se rapprochent


La guerre de Syrie parachève maintenant la nouvelle césure politique, la gauche au pouvoir se lance dans la guerre impérialiste au côté des USA et ce avec le soutient du PCF maintenant qui, avec son journal, l'Humanité, prend fait et cause pour des rebelles terroristes recrutés et armés par les USA.


D'un autre côté avec l'extension de la crise économique, une prise de conscience émerge concernant la responsabilité directe de l'UE, de l'OTAN et de l'Euro dans cette crise. Une nouvelle césure se met en place entre partisans de l'UE et de l'Euro d'un côté et adversaires de l'autre. Cette césure recoupe celle entre partisans et adversaires des opérations impérialistes en Syrie.

Ainsi une nouvelle opinion partisane est née faisant exploser l'opposition entre une droite et une gauche qui en fait n'avait plus d'objet depuis 1947 date de la soumission du PS à l'impérialisme. Cette droite et cette gauche mythique n'ont pu survivre dans l'esprit du peuple que grâce à la stupidité volontaire ou non d'un PCF se sabordant pour que finalement ses restes finissent par se ranger dans le camp impérialiste.


Cette nouvelle opinion partisane indépendantiste et anti-impérialiste ne possède pas encore d'organisation politique elle est atomisée dans une multitude de groupuscules se disputant apprenant un leadership.


Le défi lancé à la France aujourd'hui est de pouvoir rassembler les citoyens voulant appartenir à cette nouvelle opinion partisane en une organisation capable de prendre le pouvoir.

A contrario l'ennemi, instrumenté de l'étranger cherche lui, a accréditer l'idée qu'il existerait encore une opposition droite gauche et lance de temps en temps des thèmes cherchant à focaliser l'opinion sur d'anciens critères.


A cet effet, le « Mariage pour tous » contre « Manif pour tous » fut lancé, comme les combats de rue entre pseudo antifascistes dits « antifa » et pseudo fascistes se prêtant à ce genre de confrontation.


Citoyens, l'histoire de France vous regarde !

Serez vous capables de vous unir sur l'essentiel; à savoir le recouvrement de notre indépendance nationale et la lutte contre l'impérialisme comme au temps de la Résistance.


La question est posée en forme de défi.

 

 

 

 

 

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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