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"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par la crédulité publique."

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 17:26

 

De la propagande par le cinéma.

 

 

Propagande vient du latin propaganda, littéralement qui doit être propagé et qui est l'adjectif verbal du latin « propagarer »; propager.


D'abord terme religieux pour propager la foi, il a été introduit dans le langage politique par la révolution française dans le sens de propager une opinion politique. Les anglais et les allemands et peut être d'autres ont gardé le terme latin de propaganda. Cependant, ce terme s'enfonce dans le péjoratif avec la « propagandastaffel » nazie et devient synonyme de manipulation d'opinion . Les étasuniens ont inventé alors un autre terme, politiquement correct, s'appelant « public diplomacy » qui dans le dictionnaire est quand même traduit par propagande mais cherche à ne laisser dans ce terme que l'aspect manipulation d'opinion. La propagande fut donc réservée aux communistes. Les USA parlaient durant le guerre froide de « communist propaganda ».

 

Aujourd'hui le terme propagande est réservé à l'exercice de communication de l'ennemi des USA qui propage honteusement son opinion en cherchant à manipuler les foules, ces même USA faisant eux de la diplomatie publique pour faire la même chose.

 

Par extension on qualifie de propagande, fortement négativement connotée, une action de communication ou une action de propagation d'idées avec laquelle on est en désaccord. Par contre cette qualification ne s'applique pas, dans le langage courant, à ce même type d'action de propagation d'idées avec lesquelles nous sommes en accord, on l'appelle en français communication.

 

La propagande (ou la « public diplomacy ») au cinéma est née avec le cinéma qui est un formidable support. Cette propagande est plus ou moins explicite, mais elle fonctionne en montrant dans une fiction qui sont les bons et qui sont les méchants.

 

C'est ainsi qu'a fonctionné depuis le début du cinéma, la propagande cinématographique hollywoodienne, en montrant positivement le pionnier WASP (White Anglo-Saxon Protestant) sous un jour éminemment positif face aux « untermensch ». Ces sous hommes indiens, noirs, français, mexicains, latinos, toujours voleurs, veules et cruels que le bon WASP peut ridiculiser et très souvent massacrer à coup de Winchester sans que cela n'émeuve le bon public.

 

 

Ceci doit évidemment subsister dans l'imaginaire public (public diplomacy) comme la supériorité indiscutable de «l'américain» blanc sur l'arrogant bougnoulo-français, petit, bedonnant et à moustache. Maintenant on ne compte plus les films hollywoodiens montrant d'affreux arabes terroristes. Je passe historiquement sur d'autres méchants typiques: japonais, vietnamiens et chinois (lemon face). On sait aujourd'hui qu'il y eut toujours une cellule de l'US Army et plus tard du Pentagone toujours en contact avec l'industrie cinématographique US une véritable et militaire « propagandastaffel » pour distribuer des aides matérielles aux bon cinéastes et les refuser aux mauvais. La CIA étant toujours un pourvoyeur de bons scénarios.

 

D'autres que les USA ont aussi utilisé le cinéma, pour propager leurs idées (propagande). Les soviétiques ont produit un merveilleux film de propagande, fait expressément pour ça, une commande de Staline, Alexandre Nevski réalisé par Eisenstein avec une cantate patriotique de Serge Prokofiev, un chef d'œuvre. Ce film produit en 1936 montrait de bon et héroïques russes qui aux moyen âge ont vaincu les terribles Chevaliers teutoniques, des boches, anticipant d'ailleurs ce qui arriva à ces boches. Les nazis ont produit également des films de propagande réalisés souvent par la talentueuse Leni Riefensthal.

 

 

 

Belle propagande

Le génie "propagandiste" d'Eisenstein est de ne pas montrer le visage des méchants teutoniques, ainsi désincarnés, c'est le mal

 

L'Iran Khomeiniste est maintenant, après la disparition de l'URSS, l'ennemi absolu et juré des USA.

Evidemment, l'Iran est un des rares pays sur cette planète à avoir su résister, après d'épouvantables sacrifices, au vol de ses richesses pétrolières par l'impérialisme anglo-américain. L'Iran a pu réussir cette formidable résistance grâce à la révolution islamique qui en a été le moteur idéologique.

Cette capacité de l'islam à emmener un peuple contre l'impérialisme a été théorisé par un intellectuel proche des idée révolutionnaires françaises Ali Raheima, qui a lui même inspiré l'ayatollah Khomeiny.

 

Ce faisant l'Iran révolutionnaire montre la voie aux autres peuples dans la recherche de leurs propres traditions idéologiques et historiques dans la lutte pour leur émancipation de l'impérialisme militaire et financier anglo-saxon.

L'Iran révolutionnaire indique à la France aujourd'hui la voie qu'elle doit suivre pour seulement survivre, non pas en réalisant une révolution islamique mais puisant dans ses propres traditions. Telle est la leçon iranienne.

 

Thierry Meyssan qui a toujours montré qu'il avait plusieurs neurones d'avance sur les autres intellectuels à compris le mécanisme original et exemplaire de cette révolution iranienne toujours victorieuse et vivante. De l'autre, les révolutionnaires iraniens ont compris le travail et l'action de Thierry Meyssan démontant avec minutie les terribles mécanismes de l'impérialisme anglo-saxon et de leurs opérations «false flag» aujourd'hui moyens majeurs de leur manipulation des opinions publiques et de leurs troupes.

Manipulations et propagande qui permet de les engager dans des guerres qui ne sont finalement que du vol pur et simple, mais en laissant derrière des montagnes de cadavres.

 

Les iraniens ont commencé à comprendre le parti qu'ils pouvaient tirer des travaux de Thierry Meyssan sur les « attentats » du 11/9/2001 afin de mobiliser à la fois leur peuple mais également les autres peuples en but au même ennemi, monstre inhumain, le pire depuis le nazisme et qui fomente guerre sur guerre, massacre sur massacre pour disposer des richesses et du pouvoir.

 

Le film « Black Box » montre donc l'association entre la personne de Thierry Meyssan avec ses travaux sur le 11/ 9, persécuté, ennemi public numéro 1 des USA et la révolution iranienne anti impérialiste. C'est une réelle « join venture , une « association aventure » qui ne peut être que synergique pour le bien de tous les peuples de la planète.

 

Alors est-ce de la propagande? Dans le sens étymologique pour propager une idée certainement, c'est de la diplomatie publique, que de montrer au public l'intérêt pour tous les peuples que de cette association puisse fonctionner.

 

Cette «propaganda» n'a certes pas le niveau de la diplomatie publique anglo-saxonne bien plus sophistiquée et bénéficiant de moyens considérables, elle balbutie elle ne sait pas bien faire au niveau atteint par ce pouvoir impérialiste. Celle des iraniens, des russes, des chinois, encore pire de libyens porte parfois à rire pour nous gorgés de propagande sophistiquée.

 

Ces peuples ne possèdent pas l'art de la dissimulation et de la rouerie anglo-saxonne multi centenaire, ils sont bruts et ne savent cacher leurs intentions.

 

Alain Benajam

23 mai 2011

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Published by Alain Benajam
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