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"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par la crédulité publique."

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 11:05

République Nation

 

 

Un concept révolutionnaire bien français en danger perpétuel.

 

  f1.highres-vive-la-nation-en-avant-citoyens.jpg

 

 

 

 

Ces deux mots semblent être un parcours de manif de premier mai à Paris. Si ces mots rappellent des lieux de luttes sociales, ce sont surtout des concepts hautement révolutionnaires et représentent l'essence même de l'identité française dont il convient d'en rappeler le sens, tellement celui-ci semble oublié voir bafoué.


Beaucoup remplacent aujourd'hui «république» par «état» alors que le sens en est différent voir contradictoire. On parle de la France comme «Etat-nation» confondant ainsi la France avec d'autres nations n'ayant pas inventé, comme notre pays, tous les concepts d'une république moderne, ceci est manière d'édulcorer la signification du mot république.


Pourtant, l'ensemble de nos symboles et de nos institutions sont républicains, notre drapeau aux trois couleurs, la Marseillaise notre hymne national, notre fête nationale jour anniversaire de la prise de la Bastille, date hautement symbolique, notre devise de Liberté, Égalité, Fraternité, ces symboles révolutionnaires ont ils été vidé de tous sens?


 

 

La Marseillaise

 

 

La république est là mais elle est mourante remplacée par un état en cours de restauration et si nous ne travaillons pas à sa renaissance il ne fait aucun doute qu'elle est appelée à disparaître, bientôt il n'en restera plus qu'un nom qui signifiera autre chose et se confondra avec la consommation du «pinard et du saucisson».

 

Les concepts républicains modernes fondamentaux, une invention française.

 

Le bien commun ou l'espace public.

 

Le mot république vient du latin Respublica se traduisant littéralement par chose publique mais qui veut dire en français moderne «bien commun». La république est à la base, une organisation sociale dont l'objet est de gérer un bien commun. La république organise donc une propriété sociale. Ce concept de propriété sociale est née dans la Grèce antique il s'appelait Dhimokratía qui a donné démocratie, littéralement pouvoir du peuple. Cependant la «respublica» romaine ou la «dhimokratia» grecque, n'étaient pas la gestion d'un bien commun appartenant à la totalité du peuple, dans la Grèce antique seuls les propriétaires avaient le «droit de cité», étaient citoyens, tous les autres étaient exclus c'est à dire la grande majorité du peuple. Dans la Rome républicaine ce «droit de cité» était également très limité parmi la population.

 

Au Moyen Ages féodal (postérieur au 10ème siècle), la nécessité de gérer un bien commun, un espace public, ressurgit surtout dans les villes à population très concentrée. Cette organisation s'appellera en France «commune», les concepts de commune et de république resteront liés en français. La première organisation politique des parisiens insurgés en 1792 reprendra l'appellation de commune se référant aux libertés (franchises ) médiévales. Des républiques de marchands existeront au Moyen Ages en Allemagne, la Hanse et en Italie à Florence, Sienne, Venise et Gênes sans que celles-ci ne rassemblent la totalité du peuple.

 

Le bien commun ou espace public se sépare ainsi du bien ou espace privé.

 

Le bien commun appartenant légalement à la nation, définie comme l'ensemble des citoyens et non à une oligarchie, voilà le concept révolutionnaire apporté par la révolution française de 1789, définissant ainsi une république véritable contrairement à toutes celles du passé.


 

rousseau.jpg

montesquieu 02

 

Montesquieu  et  Rousseau les précursseurs.


 

La légalité


 

 

L'idée d'institutions républicaines 200px-Montesquieu_Defense.jpgmodernes revient à Montesquieu (1654-1713) qui souligne dans son maître ouvrage, de l'Esprit des Lois (1748), la nécessité de l'aspect formel des lois et des institutions et souligne également la nécessité de séparer les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires.

La légalité, premier concept français est le prodrome des idées républicaines. La légalité est la référence à un corpus de lois écrites, connues de tous (nul n'est sensé ignorer la loi) et auquel tous puissent se référer. Ce concept est particulièrement révolutionnaire car il rejette l'arbitraire d'un despote comme pouvait être un monarque absolu ou d'un groupe tyrannique appliquant la loi du plus fort. Ce concept rejette également toutes lois coutumières non écrites se référant à des traditions ou a de pseudos identités non formelles.

 

En république ou le peuple est souverain la loi doit exprimer sa volonté et se confond avec la république même.

 

 

 

 

  Le contrat social et la souveraineté du peuple.

 


 

280px-Social_contract_rousseau_page.jpgL'idée que le peuple puisse être souverain revient à Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), il l'exprime dans son ouvrage: Du Contrat Social écrit en1762

 

Dans Du contrat social, Rousseau établit qu’une organisation sociale "juste" repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c’est-à-dire l’ensemble exhaustif des citoyens. Dans le pacte social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté civile. La souveraineté populaire est le principe fondamental du contrat social. L’indivisibilité de cette souveraineté est un autre principe fondamental, par lequel il faut comprendre que le pouvoir du Souverain ne saurait être divisé (Rousseau emploie ce terme pour désigner le peuple souverain) et il ne peut s’en séparer par intérêt particulier, car l’intérêt particulier est contraire à la recherche de l’intérêt général, seul objectif du contrat social. Ce contrat social, Rousseau le voit comme faisant suite à l’état de nature dans lequel règne la loi du plus fort. Pour lui, la loi du plus fort ne peut être un principe directeur d’une société car il est incompatible avec l’intérêt général, et donc avec le contrat social: «Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir.»


La dissolution du contrat social, c’est le retour à l’état de nature, primitif, pré social, «tyrannique et vain ». Une société qui rompt son contrat social ne serait plus une société .


 

La nation.


 

libegfragd.jpgLe principe de toute souveraineté réside dans la Nation c'est l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui l'affirme avec force.

« Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. »

La nation est constitué par l'ensemble des citoyens.

 

Par arrêté du 23 juillet 1789 la Nation est la «personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'état», cette définition formelle de la nation est un des premiers actes de la révolution française, c'est un acte fort il possède une grande signification, rejetant toute idée de communauté de langue dans un pays utilisant plus de 500 langues et dialectes, rejetant toute idée de communauté d'histoire et de culture dans un pays ou un bon quart du territoire et des populations venait historiquement du Saint Empire Romain Germanique.

 

Les peuples insurgés contre la tyrannie de différentes langues et cultures se fédéraient dans une nouvelle nation française révolutionnaire.

 

Le citoyen.

 

declaration1789.jpg

 

Chaque citoyen de la nation française, c'est à dire possédant formellement la nationalité française est régis par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, préambule à notre constitution.

 

 

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.


Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.


Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.


Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.


Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.


Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.


Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.


Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.


Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.


Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.


Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.


Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.


Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.


Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.


Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.


Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.


Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


 

La révolution de 1789 n'a pu aller au bout du concept républicain, il manquait deux aspects importants, le suffrage réellement universel incluant les femmes et la laïcité d'une république remplaçant l'état.

 

La laïcité.

 

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Le concordat avec le Vatican, établis sous Napoléon en 1813, définissait la France comme une nation chrétienne catholique. Ceci dérogeait au principe républicain d'égalité des citoyens dans la république, ceux-ci pouvant être de différentes confessions, ce concordat dérogeait notamment à l'article premier de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

  Le petit père Combes

 

«Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.»

Ceci dérogeait également aux principes de légalité, identique pour tous et de souveraineté d'une nation regroupant tous ses citoyens quelque fut leur religion. La république ne pouvait donc pas être celle des seuls chrétiens catholiques mais celle de tous les français.

 

Les lois laïques, de séparation de l'église et de l'état ne datent que de 1905. Après l'établissement de la 3ème république promulguée en 1870, le camp royaliste et cléricale était encore très important surtout dans les campagnes. Une lutte politique acharnée opposait ce camp passéiste soutenu par le Vatican à celui des républicains. Le Parti Radical fut créer en 1901 dont le but politique était de parfaire le concept républicain, remplaçant un Parti Radical Républicain dont Gambetta, un des fondateur de la 3ème république fut une de ses figures les plus célèbres. Le cabinet radical de Jules Émile Combes franchit le pas, la chambre à majorité républicaine vota la loi de séparation en 1905 qui fut immédiatement promulguée. La loi de séparation de l'église et de l'état, libère ainsi la république d'un état à superstructure idéologique chrétienne catholique.


L'état est laïc, en conséquence il n'y a plus d'état, mais une administration républicaine. L'état n'est plus une personne juridique possédant une idéologie le justifiant.

 

En 1905 le concept républicain fait un pas considérable en tirant toutes les conséquence de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

Seule la république française organise la nation française. L'état n'en est plus que l'administration, ce qui bouleverse sa nature.

 

 

Le suffrage universel.

 

Le suffrage universel sert à élire les représentants du peuple à l'assemblée nationale et satisfaire l'article 6 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

« Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.»

 

On parle de suffrage universel en opposition au suffrage censitaire, c'est à dire limité à des électeurs répondant à certaines conditions, par exemple de revenu. La révolution française n'appliqua que très brièvement le suffrage universel masculin de 1792 date de la proclamation de la 1ère république à 1795 date d'enterrement de ladite république par le Directoire qui rétablit le suffrage censitaire.

 

Le suffrage universel masculin ne fut rétabli définitivement que par la troisième république. Il fallut attendre 1945 et la 4ème république pour que soit institué un suffrage réellement universel incluent tous les citoyens français des deux sexes en application du programme du Conseil National de la Résistance.

 

Les conséquences du concept révolutionnaire français de république

 

Nous voyons que le concept républicain a mis du temps pour se perfectionner de Montesquieu au CNR afin de supprimer les contradictions des premières républiques.

 

La France a ainsi inventé un certain nombre de concepts fondamentaux qu'elle a offert au monde:

  • - la légalité formelle,

  • - la nation comme ensemble des citoyens,

  • - la nation personne morale,

  • - légalité et nation formelle donnant la nationalité formelle établie par la loi.

  • - la laïcité de l'état et sa dissolution en administration de la république.

Elle a aussi donné des nations légales définies par des frontières reconnues internationalement et une constitution, véritable personne morale juridique. En découle, un droit international adopté par des nations libres et égales, donnant une première organisation internationale des nations: la Société des Nations (SDN) créée en 1919, puis l'Organisation des Nations Unis (ONU) crée en 1945.

Dans la constitution de la SDN puis de l'ONU, c'est la signification française révolutionnaire et légale de la nation qui est retenue par tous et non pas la conception de l'ancien régime et anglo-saxonne d'une nation communauté de langue et de culture.

 

Du concept français de république découlent des effets radicalement révolutionnaires.

 

L'extinction de l'état.

 

La république remplace l'état. L'état est né avec la propriété privée à la fin du néolithique à partir de -6000 avant JC dans des lieux divers en Asie, en Egypte, dans les Balkans, en Amérique (l'Origine de la Famille de la Propriété privée et de l'État - Friedrich Engels 1884) l'état est l'organisation d'un pouvoir qui peut être despotique, oligarchique, tyrannique, c'est un pouvoir qui pèse sur le peuple, la république est le pouvoir du peuple, il y a donc une contradiction entre état et république.

 

L'état justifie toujours son pouvoir par une idéologie le plus souvent d'origine divine c'est ce que Karl Marx a appelé la superstructure idéologique de l'état. État et religion vont de paire l'un justifiant l'autre. La république laïque ne possède aucune justification idéologique, seule la volonté de la nation est sa justification.

La république remplaçant l'état, celle-ci n'est pourtant pas l'anarchie, pour satisfaire l'article 12 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et faire appliquer la loi commune au bénéfice des plus faibles la république se dote d'une force publique.

«Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.»

Cette force publique, police, armée, justice est gérée non pas par l'état qui n'existe pas mais par l'administration de la république sous la responsabilité de l'exécutif.

 

 

Un libéralisme politique mais une économie au service de la nation.

 

La république organise le maximum de liberté pour le maximum de citoyens, c'est un libéralisme politique, contrairement au libéralisme anglo-saxon qui est un libéralisme économique, le «free trade» ou libre échange qui laisse se développer la loi du plus fort. La république défend la liberté d'entreprendre et le droit de posséder selon l'article 17 de la déclaration des droit de l'homme et du citoyen.

«Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.»

Cependant, s'il existe une nécessité publique qui l'exige toute possession peut être mise au service de la Nation sous la condition évidemment d'une juste rémunération.

Ceci veux dire que l'économie est au service du peuple et soumise aux lois du peuple.

La république laisse ainsi se développer la lutte des classes et le débats social dans l'intérêt publique sans que l'une des parties ne puisse l'emporter sur l'autre. En république le contrat social est perpétuellement en débat, des compromis perpétuels scellent un contrat social toujours en évolution selon la volonté du peuple, l'histoire est perpétuellement en marche.

Tout concept de « fin de l'histoire » qui voudrait signifier la fin du débat social ou de la lutte des classes est anti républicain.


La république est multiculturelle par définition.


La république étant neutre de toutes idéologies, par conséquent de toutes cultures, peut accueillir en son sein tous peuples qui le désirent se rappelant ainsi les conditions initiales de la fédérations de peuples divers se constituant en nation en 1789. La république ne peut donc être affectée par l'immigration dans la mesure ou les immigrés acceptent les lois de la république et s'y soumettent selon notamment l'article 10 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen

«Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.»

 

 

La république française, terreur des puissants du monde est en danger permanent.

 

La république française a toujours été la terreur des puissants et l'espoir des faibles, maint révolutions dans le monde ont éclaté au son de la Marseillaise traduite dans toutes les langues.

En conséquence la république et ses valeurs décrites ci-dessus sont perpétuellement attaquées soit frontalement soit subrepticement édulcorées.

 

Sans que le peuple n'y prenne garde car soumis à une constante propagande, la république se vide peu à peu de ses principes, sans que le peuple n'y prenne garde l'étatisation gagne et la souveraineté de la nation se dilue et s'évanouit.

 

1 ère attaque, L'état gagne sur la république.


En république il y a séparation entre l'organisation de l'exécutif et l'organisation du législatif, selon les principes édictés par Montesquieu. Seule l'organisation législative qui est l'assemblée nationale à pouvoir de discuter et de voter les lois.

Malheureusement ce n'est plus le cas, toutes les lois sont établis par l'exécutif et le plus souvent par le président de la république lui-même s'intitulant de nouveau «chef de l'état» comme l'était Pétain.

L'assemblée nationale est vidée de son rôle et ne devient plus qu'une chambre d'enregistrement par l'effet des «majorités» présidentielles. Les députés ne sont plus les représentants de leur circonscription mais les représentants professionnels et disciplinés de leur parti politique.

Les partis politiques volent ainsi la souveraineté à la nation.

La Vème république en permettant l'élection du président au suffrage universel a accéléré le processus de «royalisation» de la fonction présidentielle la caricature en est Nicolas Sarkosy voulant édicter lui-même toutes les lois et faire taire le débat national.


 

180px-Logo_de_la_R-publique_fran-aise.svg.pngLa République Française est la seule personne morale représentant la nation française.

L'état français n'existait que sous Pétain

 


 

2ème attaque. La dilution de la république dans les pouvoirs supra nationaux.

 

En transmettant nombre de pouvoirs à l'Union Européenne par les traités illégaux de Maastricht et de Lisbonne, la république déroge gravement à l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

«Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.»

La république se dilue et perd tout son sens, sans pouvoir de la nation elle ne peut plus être un exemple pour le monde.


Sans souveraineté de la nation point de république toutes tyrannies devient possible comme nous le voyons aujourd'hui.



3ème attaque. Promouvoir une fausse identité nationale.


Le pouvoir Sarkosien dont le rôle édicté par l'étranger est d'enterrer la «Gueuse», (nom donné à la république par les royalistes au 19ème siècle) a trouvé un moyen de détourner l'identité française de ses valeurs réelles en cherchant à replacer le concept de nation selon la signification anglo-saxonne de communauté d'histoire et de culture. Si cette signification était adoptée la France n'aurait plus qu'a éclater dans une multitude de régionalisme.

Il s'agit la du principal complot anglo-saxon sur l'Europe et le monde, faire de notre république nation et de toutes nations légales ce qui a été fait en Yougoslavie, la balkanisation.

Il s'agit la de diviser les français et d'y porter les germes de la guerre civile, comme ils cherchent à entretenir une guerre de civilisation avec le monde musulman sur toute la planète.

Nous avons vu que la nation française est née en 1789 par le décret du 23 juillet fédérant les peuples soumis à la tyrannie par l'ancien régime, nous avons vu que par la vertu de l'article premier de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, nulle autre identité que celle conférée par la loi ne peut exister.

«Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.»

Les citoyens sont égaux en droit quelque soient leur religion, origine ou culture. Le terme « français de souche » ne présente aucune signification légale et est une insulte aux principes républicains.


La seule identité nationale valide pour chaque citoyen français est l'identité révolutionnaire et républicaine de lutte contre la tyrannie, la république une et indivisible.

 

 

 

 

Citoyen notre république nation est en grave danger, il est nécessaire aujourd'hui de refonder une république véritable et nouvelle.

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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commentaires

Arouse 13/11/2015 13:42

Bonjour,
Je tenais à préciser que la souveraineté nationale et la souveraineté populaire ne sont pas du tout la même chose, et qu'en France la République nomme la nation (qui transcende le peuple français passé, présent et à venir) souveraine et non pas le peuple.La souveraineté correspond à la démocratie représentative (une belle antithèse soit dit en passant). Cela a pour conséquences que le peuple n'est capable que de nommer ses représentants et non de gouverner lui-même par élection ou par référendum, comme en Suisse, car comme dirait Carré de Malberg: "le régime représentatif a été créé tout exprès pour limiter l'influence populaire au choix des personnes qui statueront représentativement et pour interdire au peuple toute participation effective à la puissance même de statuer", car (Sieyès): "la très grande pluralité de nos concitoyens n’a ni assez d’instruction, ni assez de loisir, pour vouloir s’occuper directement des lois qui doivent gouverner la France" et aussi parce que "l'idée que le peuple est le meilleur gardien de sa liberté n'est pas vraie. Il est le pire envisageable, il n'est pas un gardien du tout. Il ne peut ni agir, ni juger, ni penser, ni vouloir." (John Adams).

Arouse 13/11/2015 13:43

*la souveraineté nationale correspond à la démocratie représentative

saintmichel 20/12/2010 19:09



J'ai un article à vous soumettre. Pouvez vous le publier ?


Cet article est une tentative de synthèse explicative de l'Apocalypse de St Jean à la lecture des évènements politiques mondiaux, inhérents à l'instauration du Nouvel Ordre Mondial, dont le plan
a été révélé suite aux attentats du 11/09. Il se partagera en 4 parties. En faisant tout d'abord le rapprochement entre le texte prophétique de St Jean et l' actualité politique internationale du
N.O.M. Par la suite en indiquant le passage précis du texte de St Jean faisant référence à l'instant T de la Révélation, c'est à dire l'accomplissement du mystère de Dieu sur la terre, où tous
les royaumes du monde Lui sont soumis, avec la question sous-jacente : comment nous serons sauvés ? Puis la description du rythme du texte avec la chronologie attendue des évènements à venir pour
nous tenir prêts à les accueillir ? Enfin en guise de conclusion le sens de l'histoire universelle à travers cette prophétie de la fin des temps et le commencement sur la terre de la nouvelle ère
messianique.



I) Apocalypse de St Jean et actualité politique internationale du N.O.M :


Chp 1 : a) Vision de l’Ange envoyé du Seigneur dans une île grecque dénomée Patmos. b) Vision du Christ -visage de lumière brillant comme le soleil, épée à double tranchant sortant de la
bouche, 7 étoile dans la main (symbole des 7 anges des 7 églises d’Asie Mineure), pieds de cuivre embrasés, yeux de braise, cheveux blancs, voix de foule ou de fleuve et de grand torrent).


Chp 2 : Jean est désigné comme messager pour porter une lettre aux 7 églises. Indication concernant les adversaires du Bien dans l’Apocalypse : Faux juifs, Synagogue de Satan. Commandement :
rester ferme dans la foi. Garder l’oeuvre de Dieu (la Bible) jusqu’à la mort. Condamnation envers les tièdes et les Nicolaïtes. Le Christ rend à chacun selon ses oeuvres.


Chp 4 : Vision de la Majestée dans les cieux (Dieu et son trône). Pierre de jaspe, arc en ciel entourant le trône, 7 esprits émeraude, éclairs, voix de tonerre. Autour du trône 4 animaux
(visage d’Aigle, Boeuf, Lion, Humain). Devant le trône 24 sages assis sur 24 trônes qui se prosternent devant Dieu.


Chp 5 : Vision du Livre de l’Agneau : le Livre de l’Apocalypse. 7 sceaux. Seul digne pour lire, regarder, toucher et ouvrir le Livre : le Christ. 4 premiers sceaux = 4 cavaliers de
l’Apocalypse. Blanc, Rouge, Vert, Noir. Noir = 3ème Guerre Mondiale. Chp 6 v 8 Celui qui était monté dessus, se nommait la Mort, et l’Enfer marchait à sa suite. 5ème sceau : prière des saints.
6ème sceau : la Puissance des Cieux est ébranlée (3ème Temple de Jérusalem : Abomination de la Désolation ; le soleil s’éteind, la lune devient purpurin).


Chp 8 : Ouverture du 7ème sceau. 1 Ange met dans un encensoire en or la fumée des parfums qui sont sur l’Autel de Dieu et les prières des saints de la terre. L’Ange prend le feu sur l’autel de
Dieu pour enflâmer l’encensoire. L’Ange distribue 7 trompettes (symbole des catastrophes humaines) à 7 anges qui se tiennent prêts sur la terre. L’Ange jette l’encensoire enflâmé sur la terre.
Début des 7 trompettes. T1,T2, T3, …, T7 = 1ère GM, 2ème GM, Tchernobyle, Puits de pétrole iraquiens, 2ème Guerre du Golfe, 3ème Guerre du Golfe. Plus on avance dans la succesion des trompettes
plus les détails se font précis et nombreux. Les T1,T2,T3 occupent quelques lignes ; La T5 et la T6 deux pages ; La T7 plusieurs chapitres. Plus on s’approche de l’instant T de la REVELATION,
plus l’Apôtre Jean nous donne des pistes d’interprétation pour reconnaître les signes des temps et nous tenir préparés.


Chp 10 et 11 : Instant T de la REVELATION (lire chp 10 v 7 ; chp 11 v 13 – v 15). A la T7 tout s’entrecroise, unicité parfaite du texte de Saint Jean. Ceux qui sont préparés sont sauvés à la
dernière trompette (T7) ! C’est la PAROUSIA ou l’ENLEVEMENT DE L’EGLISE : Thessaloniciens I chp 4 v 16-17 ; Corinthiens I chp 15 v 52.


Chp 12 – 13 – 14 = début et fin de la T7. 3ème Guerre Mondiale (3,5 ans) ; instauration du Gouvernement Mondial (Nouvel Ordre Mondial) ; Marque 666 (chp 13 v 16-17-18, Puce RFID et contrôle
biométrique des populations).


Chp 14 : retour du Messie sur la montagne de Sion.


Chp 16 : 7 coupes de la colère de Dieu, synonymes de la fin du monde. C1 = ulcère malin ; C2 = pétrole, sang de la terre qui se répend dans les océans ; C3 = eaux potables de la terre
contaminées ; C4 = cataclysme solaire ; C5 = ténèbres sur le royaume de la Bête ; C6 = Euphrate asséché ; C7 = Grand Tremblement de terre planétaire et préparation de l’Harmaguêdon (Armées
Terrestres vs Armées Célestes; Grand Débarquement Interstellaire).


Chp 18 = ruine de Babylone, mère des prostituées.


Chp 20 = début du règne du Christ de 1000 ans : le millénium. C’est le premier règne avant le Jugement Dernier et la resurrection de tous les morts.


Chp 21 = La terre est refaite. Nouvelle Terre et Nouveau Ciel, il n’existe plus de mer. Dieu dit : chp 21 v 6 : « C’en est fait ; Je Suis l’Alpha et l’Omega, le commencement et la fin ».


Avènement de la Nouvelle Jérusalem (forme cubique, descendant du ciel). Capitale mondiale et internationale de la paix et de la réconciliation des nations. Pas besoin du soleil, ni de la lune
pour l’éclairer. Elle s’illumine d’elle même par la présence de Dieu. Il y a un fleuve d’eau de vie qui sort du trône de Dieu. Au milieu se trouve une place centrale avec l’Arbre de Vie de la
Génèse ; sur lequel pousse les 12 mois de l’année les fruits et les feuilles de la guérison des nations.





timocles 14/11/2010 00:53



Quel est le sens de l’histoire universelle ? Les hommes ont par
définition la même nature et ils ont été créés à l’image de Dieu. Donc le destin de l’humanité tout entière est nécessairement universel. L’universalisme fût à l’origine religieux par
l’apparition de la religion monothéiste qui se divisa en 3 familles (Judaïsme, Christianisme, Islam). L’histoire universelle de l’humanité se joue donc entre ces 3 grandes religions. Ce qui est
corroboré aujourd’hui même par le contexte géopolitique pré-apocalyptique. Jérusalem est l’axe central de l’histoire universelle. Par conséquent le sens de l’histoire universel va se jouer à
Jérusalem considérée à juste titre comme la Cité Sainte. Dieu a élu sa demeure à Jérusalem.






Toute chose a une cause première et une cause finale qui en est le
but. La cause première du 11/09 c’est qu’il s’agit d’un inside job n’ayant rien à voir avec la version officielle des médias qui permit de mobiliser les troupes américaines pour faire la guerre
contre l’Irack. Le but en vu duquel le 11/09 a été commis est double : 1) c’est pour supprimer les libertés publiques américaines et européennes au moyen du contrôle biométrique des populations
(puces rfid 666) 2) pour instaurer un Nouvel Ordre Mondial sous l’hégémonie du lobby qui n’existe pas.


Aussi sûr que cela est vrai, L’Etat d’Israël a été créé pour établir le règne de l’antéchrist sur la terre. C’est pour cela que les plans de construction du 3ème Temple de Salomon sont déjà
prêts. C’est l’objectif suprême de la franc-maçonnerie mondiale d’ériger un Temple à Lucifer. Le diable se glorifiera lui-même dans ce temple en instaurant son propre culte dans le saint des
saints, en lieu et place de l’Arche d’Alliance, qui n’est autre que l’Abomination de la Désolation. Quand ce jour arrivera ce sera la fin du monde. Le Soleil s’éteindra et la lune deviendra
purpurin. La puissance des cieux sera ébranlée. Dieu dans sa colère précipitera ce monde dans sa perte. Mais il sauvera l'humanité et fera toute chose nouvelle en soumettant les royaumes de la
terre entière à son autorité.


 


Avec la Déclaration des Droits de l’Homme on a abandonné le Christ en faisant rentrer le
juif, et nous avons oublié Dieu pour célébrer l’Homme. La République maçonnique est le terreau fertile de la domination juive. La définition même de la tyrannie, qui est au demeurant le régime
politique le plus éloigné de Dieu, la royauté étant la plus proche de Dieu, se faisant la plus divine, c’est que le tyran gouverne contre le peuple, lequel est opprimé en dépit de ses intérêts.
Etant minoritaire le tyran, craignant le peuple qu’il doit diriger, fait des alliances étrangères pour maintenir son oppression. Par exemple, le droit pour le peuple français d’émettre
gratuitement sa propre monnaie fût transféré de la Banque de France aux Banques Privés Internationales depuis la Loi Giscard/Pompidou de 1973. Autre exemple : le recours à l’immigration au
lendemain de la seconde guerre mondiale qui maintenant ne peut aller toujours qu’en s’empirant, pour détruire l’âme du peuple français. A lire “les Politiques”, d’Aristote. C’est le manuel
explicatif de l’exercice du pouvoir de ceux qui nous dirigent. Malheureusement ils utilisent la Science Politique d’Aristote à leur profit, contre les intérêts de la civilisation
héllénisto-chrétienne. Ils corrompent toujours les 3 éléments du Bien, qui sont le Bon, le Vrai et le Beau. Ils font le Mal absolu. Leur mode de pensée est dégénéré et corrompu. Ils suivent
exactement les plans de Satan.