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"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par la crédulité publique."

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 19:28

 

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GP: Monsieur Benajam, pouvez-vous dire aux lecteurs de GEOPOLITIKA ce que c’est le Réseau Voltaire, vous, qui êtes son administrateur ? Quelle est l’idée principale et la lignée éditoriale du site que vous administrez, et comment est-ce que vous expliquez qu’aujourd’hui, époque avec tant de médias dans le monde, il existe une censure drastique et une manipulation de la vérité ?


 

AB: Le Réseau Voltaire fut créé en 1994 par Thierry Meyssan auquel je me suis rapidement associé. Son but était d’œuvrer pour la liberté d'expression contre toutes censures et de lutter pour promouvoir la laïcité et les idées républicaines d'obédience française. Le Réseau Voltaire a commencé par publier régulièrement un opus photocopié distribué par courrier à des abonnés. L'équipe recherchais des informations introuvables dans les autres médias. L'équipe Réseau Voltaire se situait politiquement dans la gauche républicaine, elle combattait l'extrême droite et les idées néo fascistes.

En 1999 nous nous sommes particulièrement intéressés à l'agression de l'OTAN contre le Kosovo serbe et la Serbie en publiant au jour le jour un comparatif entre les communiqués toujours victorieux de l'OTAN rapportés dans sa presse et d'autres informations glanées hors OTAN moins glorieuses.

A partir de juin 2001 nous avons commencé à travailler à rechercher ce que pouvaient être les « Stay behind » c'est à dire les réseaux ultra secrets de l'OTAN dans les pays d'Europe occidental, comme nous nous étions aperçus, en étudiant la mouvance néofasciste, que celle-ci était instrumentée par ces réseaux. Au cours de cette étude et au fur et à mesure des découvertes sur l'importance et la nocivité de ces réseaux nous avons pris un virage anti impérialiste.

Le complot du 11 septembre 2001 correspond pour nous a une étape très importante. Nous avons dés le 11 septembre 2001 remarqué les incohérences de l'information officielle,  nous avons publié alors, sur notre site Internet que nous venions juste de réaliser un jeu des « sept erreurs » sur un ton humoristique. Ce jeu fit très rapidement le tour du monde, et il contribua à notre popularité. Puis Thierry Meyssan publia « L'effroyable Imposture », et derrière « Le Pentagate » qui ajoutait des informations importantes sur la réalité de ce complot. A ce moment le Réseau Voltaire pris un aspect différent, la polémique enfla après l'apparition de Thierry Meyssan a une émission de la télévision française. Nous fûmes pour un moment entraînés dans l'action de contre information sur le 11 septembre 2001. Nous priment une ligne de plus en plus anti impérialiste, c'est dans cette voie que nous avons organisé en 2005 la conférence Axis for Peace à Bruxelles réunissant un grand nombre de personnalités anti impérialistes de tous pays.

A ce moment le Réseau Voltaire pris une dimension internationale axée essentiellement vers la lutte contre l'impérialisme anglo-saxon.

En 2007 Thierry Meyssan et le Réseau Voltaire, en but à maints tracasseries, durent fermer notre antenne française. En effet, l'avènement de Sarkozy représentait pour nous une différence notable en comparaison d'avec la bienveillance chiraquienne. Nicolas Sarkozy très proche des USA a engagé la France dans une politique de collaboration étroite avec l'impérialisme comme on le vit plus tard avec l'agression contre la Libye. Thierry Meyssan évalua que sa sécurité personnelle ne pouvait plus être assurée, il se réfugia à Damas puis à Beyrouth maintenant il vit et travail de nouveau à Damas.

 

L'impérialisme a besoin du mensonge, il a besoin d'intoxiquer les peuples qui lui sont soumis pour justifier ses guerres et tenter d'obtenir des votes favorables à l'ONU lui permettant d'agir. Aujourd'hui ce qu'il appelle « l'ingérence humanitaire » est sa justification principale, ceci ne peut fonctionner que par le mensonge permettant de diaboliser les cibles.

Le Réseau Voltaire avec son succès international de par sa vocation d'informer face aux mensonges d'une presse dévouée à l'impérialisme US est devenu l'ennemi à abattre de tous ces organes dont la vocation est plutôt la désinformation.

 

 

GP: Vous êtes très au point de la situation en Syrie. Pouvez-vous nous dire comment vous qualifiez la guerre qui est actuellement menée là bas, contre le gouvernement légal ? Dans quel contexte s’inscrivent les tentatives de changer encore un gouvernement au Proche Orient, et pourquoi est-ce que l’Occident souhaite faire tomber Bassar Asad ?


 

AB: La guerre contre la Syrie s'inscrit dans un projet de longue date d'abord prévu par le « Think Tank » étasunien : « Project for a New American Century » puis dans le projet de remodelage de ce que les USA appellent le grand Moyen Orient. Le général Westley Clark a évoqué dans une interview célèbre sa conversation avec un responsable du Pentagone affirmant que les projets d'agression contre la Libye et la Syrie avaient été mis au point dés 2002. Il s'agit donc d'une guerre classiquement impérialiste ayant pour but de briser l'état-nation syrien comme ont été brisés les états-nation yougoslave, somalien, irakien et libyen. La stratégie impérialiste étasunienne et plus généralement anglo-saxonne consiste donc à briser les nations légales pour les fractionner en mini états ethniques ou confessionnels dont la sujétion est rendue plus simple. La stratégie contre la Syrie est exactement identique à celle utilisée contre la Yougoslavie et la Libye. Il s'agit en premier lieu de créer des troubles interconfessionnels ou interethniques armés, de susciter une répression, de diaboliser le dirigeant politique incarnant l'unité nationale à l'aide d'une presse occidentale aux ordres et ce afin d'essayer de le faire destituer. Ensuite, sous prétexte d'ingérence humanitaire pour soit disant « sauver » une population, faire intervenir l'aviation en bombardements massifs afin de casser le moral et la résistance du peuple ciblé. Puis finalement terminer le travail par une intervention militaire au sol en collaboration avec des milices de mercenaires recrutés essentiellement dans les milieux musulmans djihadistes (Al-Qaïda). Tout ceci fait avantageusement avec l'assentiment de l'ONU. A cet effet, au préalable les chefs des nations siégeant au conseil de sécurité ont été menacés, achetés et corrompus pour s'assurer de leur vote.

 

GP: Pouvez-vous nous dire quelle est la structure de contrôle ou la structure militaire de « l’armée de libération syrienne » ? Comment peut-on expliquer la présence en Syrie d’autant de radicaux islamistes provenant d’autres pays, du côté des rebelles? Comment expliquez-vous également la présence d’autant de combattants d’Al Qu’Aïda, ainsi que la coïncidence bizarre entre les intérêts d’Al Qu’Aïda et ceux des US ?

 

 

AB: L'opposition au régime républicain, multiconfessionnel syrien dit : de Bachar El Assad, a commencé comme une de ces «révolutions» colorées expérimentée en Serbie par l'organisation étasunienne serbe Otpor puis continuée en Ukraine en révolution orange et ailleurs. Cette opposition prit rapidement un tour confessionnel, les opposants reprochant au président Bachar El Assad de n'être pas musulman sunnite mais allaouite. Ces premières manifestations furent dans un premier temps accompagnées par des hommes en armes, qui devaient, comme en Libye à la fois tirer sur la foule et sur les forces de l'ordre, ceci ayant pour but de déclencher une dure répression. Il y eu des morts de part et d'autre, mais la propagande « occidentale » avec l'aide de sa presse, ne montra que des victimes parmi les manifestants sans évoquer évidemment les tireurs des toits. Bien entendu il y a en Syrie même des extrémistes religieux sunnites parmi lesquels nombre de takfiristes qui considèrent qu'il faut éliminer physiquement les non sunnites salafistes c'est à dire ceux qui selon eux ne pratiquent pas correctement le véritable islam sunnite. Donc pour eux tuer un musulman serait permis et conduirait également au paradis du djihad avec le nombre de vierges adéquat à déflorer. Ces gens furent recrutés essentiellement dans les campagnes les plus arriérées de Syrie et pris en charge par des cheikh prêchant le djihad.

Les manifestations violentes du vendredi n'ayant pas réussi certains furent armés par l'organisation étasunienne, mettant en avant le Qatar et l'Arabie Saoudite. Une intervention étrangère directe avec des forces spéciales françaises et certainement britanniques commença cet hiver emmenant un certain nombre de pseudo journalistes véritables agents secrets qui permirent d'équiper la rébellion militaire en moyens de communication de manière à ce qu'elle puisse recevoir les renseignements satellitaires sur les mouvements de l'Armée nationale. C'est ainsi que fut fondé le micro émirat de Homs rapidement assiégé et détruit par l'armée et au cours duquel fut fait un certain nombre de prisonniers français. Le but était de créer des zone dites « libérées» afin qu'elles puissent demander du secours aux USA. Cette deuxième manœuvre a échoué comme la première. Puis les USA et leurs marionnettes « françaises» et britanniques ont tenté d'obtenir un blanc seing de l'ONU afin de pouvoir intervenir militairement sur place pour «sauver» comme d'habitude des populations du «massacre» en fait pour pouvoir bombarder le pays afin de le soumettre.
Les russes et les chinois mirent leur veto
à une résolution du conseil de sécurité de l'ONU devant autoriser une intervention étasunienne en arguant que les USA n'avaient pas respecté la résolution 1973 organisant seulement une zone d'exclusion aérienne sur la Libye alors que l'OTAN profitait de cette résolution pour se livrer à des bombardements terroristes sur des ensembles civiles comme les systèmes d'adduction d'eau, les moyens de communication civiles, les centrales électriques etc. Ces bombardements étaient des crimes de guerre selon les accords internationaux en vigueur.

Jugeant qu'une intervention sans l'aval de l'ONU était risquée d'autant plus que russes et chinois menaçaient d'intervenir à leur tour en cas d'action des USA, ceux-ci mirent en œuvre une troisième tactique celle d'enrôler dans le monde musulman et au delà des mercenaires recrutés dans les milieux sunnites salafistes pour participer au djihad en Syrie, contre ce qu'ils appellent les hérétiques allaouites et pour également chasser les chrétiens syriens avec un mot d'ordre qu'ils hurlent a satiété : « les allaouites dans la tombe les chrétiens au Liban !».
C'est maintenant un flot continu de ces djihadistes salafistes qui arrivent de partout sont entraînés brièvement en Libye ou en Turquie puis passent en Syrie par une des frontières poreuses syrienne choisie en fonction de la proximité de l'objectif, pour Alep c'est la frontière turque qui est utilisée. Ces combattants sont également accompagnés et dirigés comme pour la Libye par des forces spéciales britanniques, allemandes et certainement françaises. L'objectif est de porter la guerre partout en Syrie dans les villes et les campagnes et de toujours tenter de soulever la population. Évidemment ceci accompagné de « journalistes » embarqués (embeded) dont le rôle est de magnifier auprès du public occidental médusé la « belle » action de ces djihadistes baptisés résistants.

Ces djihadistes salafistes ou takfiristes sont identiques à ceux appelés Al Qaïda que les USA prétendaient combattre. En fait ils n'ont servi dans le passé que de prétexte et de repoussoir pour fustiger les populations musulmanes et donner corps à la «guerre des civilisations» ou « guerre au terrorisme ». Ceci permit aux USA d'enterrer les libertés publics dans leur pays avec le « US patriot act » et surtout d'alimenter en commande d'armement leur complexe militaro-industriel. En fait Al Qaïda et la mouvance wahhabite salafiste a toujours été contrôlée et instrumentée par les USA directement ou via leurs alliés du Qatar et de l'Arabie Saoudite.Cette mouvance est intervenue en Afghanistan contre les russes, en Yougoslavie, en Libye et maintenant en Syrie toujours au service de l'impérialisme US.  Concernant maintenant la contradiction qui pourrait apparaître dans le public occidental sur ce qui paraît être un double jeu, la presse aux ordres du pentagone en fait son affaire pour présenter un plat assimilable par des populations occidentales malheureusement résignées. 

 

 

GP: Du point de vue militaire, que pensez-vous des combats qui sont en train d’être menés en Syrie ? Malgré le soutien croissant des pays occidentaux, est-ce que l’armée syrienne peut tenir ? Le président Assad a-t-il assez de force pour se maintenir en position ? Est-ce ce conflit risque de passer au delà des frontières syriennes ? Est-ce qu’on peut s’attendre à une attaque contre l’Iran ?


 

AB: L'Armée Arabe Syrienne est composée essentiellement de conscrits c'est à dire de la jeunesse du peuple syrien. Manifestement au vu des nombreuses vidéos, elle se bat bien est une armée disciplinée, bien commandée et entraînée, elle semble soutenue par le peuple syrien et l'on a vu qu'à Alep ville particulièrement multiconfessionnelle et progressiste elle est soutenue par la population. L'affirmation de la propagande occidentale arguant que cette armée est démoralisée et en sous effectifs ayant souffert de nombreuses désertions ne tient pas en regard des faits, y compris ceux rapportés par certains médias occidentaux. En plus les forces rebelles salafistes se sont rendues coupables de très nombreux crimes et exactions contre les populations qui s'en sont détournées. En générale ces populations accueillent l'armée nationale comme des libérateurs. Cependant le flot des djihadistes étrangers est intarissable et les très nombreuses pertes qu'ils enregistrent sont tout de suite compensées par de nouveaux arrivants fanatisés par leurs cheikh et qui vont au combat sans craintes, espérant les vierges à déflorer au paradis.

L'action de l'armée syrienne est méthodique et compliquée elle sera vraisemblablement longue pour éliminer le flot continu venant de toute part rechercher le paradis du djihad. Aujourd'hui il n'y a aucune raison que Bachar El Assad démissionne, en plus toute opposition politique organisée nationale et constructive a été réduite à néant par l'intervention étrangère.

 

Un article du générale français de l'air Fleury dans le journal Le Monde fait un état des forces aériennes françaises et celles de la Syrie. Déjà la Syrie possède le double d'aéronefs de la France, mais surtout elle possède des moyens de défense antiaériens de dernière génération russes rendant quasi inexpugnable le ciel syrien. Les turcs ont essayé de tester les défenses syriennes et leur avion fut promptement abattu à peine à franchi la limite des eaux territoriales. D'après ce général expert il faudrait pour que l'OTAN l'emporte sur la Syrie, organiser une attaque soudaine et massive de TOUTES les forces militaires étasuniennes en sachant qu'elles auraient dans cette attaque des pertes considérables.

 

Il faut être parfaitement claire, l'OTAN avec la totalité des forces US additionnées des forces israéliennes n'a pas les moyens techniques d'attaquer à la fois la Syrie et l'Iran avec en plus les forces de la Résistance libanaise qui s'engageraient derechef contre Israël.

Il serait certain que dans ce cas, la Chine et la Russie interviendrait dans ce conflit qui tournerait en guerre mondiale.

Les affirmations de la presses israélienne disant qu'une attaque était imminente contre l'Iran ne sont que rodomontades et intoxication.

 

GP: Il est évident que la star de votre site internet, si on peut le dire comme ça, est Thierry Meyssan, dont les analyses sont lues et suivies par des cercles sérieux et libertaires dans le monde entier. Puisque vous êtes un conseiller politique de Thierry Meyssan, pouvez-vous nous dire un peu plus sur lui et quels conseils lui donnez-vous ?

 

AB: Thierry Meyssan est un libéral au sens propre ce qui n'a rien à voir avec le pseudo libéralisme des anglo-saxons. Il s'inscrit comme moi dans ce libéralisme politique d'obédience française issu des Lumières et de la Révolution française de 1789. En quelque sorte nous sommes pour offrir le maximum de libertés individuelles et collectives pour le maximum de gens. Notre credo est la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

Nous tirons toutes les conséquences de cette déclaration et de notre fondamentalisme républicain français. Ces conséquences nous obligent à militer pour recouvrer l'indépendance de la France oblitérée par nombre de traités scélérats comme ceux du pacte atlantique, de Maastricht, de Lisbonne et celui fondant l'Euro qui confisque notre monnaie nationale au profit des marchés financiers et des USA. En conséquence également nous défendons la liberté des nations selon la charte de l'ONU et bien évidemment contre l'impérialisme.

Nous nous concertons donc en permanence pour que nos articles soient en conformité avec cette ligne politique ferme et conséquente et reflète toujours ce que nous appelons l'idéologie français.

 

 

GP: Que pensez vous de la situation en France et dans l’UE en général, ainsi que de la crise économique qui se manifeste à travers la crise de la zone Euro ?

 

AB: Je prendrais seulement l'exemple le plus significatif car ces pages sont limitées: la dette.

Cette crise économique est la conséquence direct du système financiariste anglo-saxon qui nous est imposé via l'Union Européenne et les traités scélérats. Le principal mécanisme de ce système est la dette.

Nous pouvons constater que tous les pays de l'OCDE, c'est à dire ceux qui subissent directement le pouvoir étasunien sont considérablement endettés. Croyez-vous que la France ou même le Japon, pays les plus riches de la planète avaient besoin de cet endettement ? Certes non. Cet endettement auprès des marchés financiers anglo-saxons nous est imposé via l'Euro, monnaie qui est leur propriété et dont la France a perdu le contrôle. Leurs politiciens malheureusement encore au pouvoir chez nous, imposent cette dette inique dont le prêt n'est qu'un jeu d'écriture et ne coûte à personne, mais dont les intérêts sont bels et bien payés avec la sueur du peuple français et de celui des autres peuples « endettés » de la zone Euro et de l'OCDE. Le paiement des intérêts de cette dette coûte à chaque français enfants compris, 3000 € par an, ce qui est considérable et contribue à une paupérisation qui s'accélère. Aujourd'hui le peuple grec est épuisé, d'autres vont se retrouver exsangues.
Sachez que rentrer dans la zone Euro est un piège mortel pour les peuples. Gardez vous de ce piège.

 

GP: Que pensez-vous du rapport global des forces dans le monde, surtout les rapports entre les grandes puissances, les US, la Russie et la Chine? Est-ce que vous pouvez, dans les grandes lignes, nous exposer la projection du futur développement des relations internationales ? Est-ce que le monde va vers un grand conflit, comme beaucoup l’affirment, et que pensez-vous du rôle du président Putin, qui fait l’objet de très fortes critiques des médias ?


 

AB: J'ai consacré deux articles sur mon blog à ce sujet : « Pour la Liberté des Nations » et « Pourquoi il est important de soutenir V. Poutine », (www.alain-benajam.com)

Cequi suit ne peut être qu'un résumé.

Quand j'étais jeune, adhérent et cadre du parti communiste français, l'URSS existait encore et il y avait un camp socialiste qui contestait la puissance de l'impérialisme anglo-saxon. Il y avait une lutte idéologique mondiale entre le capitalisme et le socialisme. Aujourd'hui ce camp socialiste n'existe plus et le système capitaliste s'est généralisé sur toute la planète y compris en Chine pourtant toujours dirigée par un parti communiste. Cependant nous observons que les tensions internationales sont plus vives encore quelle ne l'étaient du temps de la guerre froide et que l'impérialisme est toujours aussi virulent. Cela veut dire quoi? Que la contradiction principale qui apparaît aujourd'hui n'était pas entre socialisme et capitalisme mais entre la liberté des nations et l'impérialisme. La question nationale s'impose aujourd'hui et la nation, l'état-nation, la nation légale est le principal rempart contre l'impérialisme. On le comprend bien, un état-nation c'est un corpus de lois et un peuple qui impose ces lois. Toutes ces lois sont autant d'obstacles aux marchés financiers contrôlés par les anglo-saxons via le dollars. L'objectif global anglo-saxon est de briser tous les états-nations et de les remplacer par de petites entités ethniques ou religieuses chaotiques faciles à manipuler. Il y a donc d'un côté les nations encore libres qui défendent la charte de l'ONU et un monde multipolaire et de l'autre l'impérialisme anglo-saxon qui prône un nouvel ordre mondial ou les nations légales auraient disparu leur permettant d'exploiter les peuples sans bornes comme la France est exploitée dans la zone Euro. La Russie et la Chine ont soudainement compris ce danger extrême pour eux, leurs yeux se sont promptement ouverts avec la guerre de Libye. Cette compréhension du monde de la part de la Russie notamment vient en grande partie de Vladimir Poutine qui s'est peut être rappelé qu'il fut un cadre de l'URSS et un communiste.

Aujourd'hui la Chine et la Russie ont décidé de stopper net l'aventure impérialiste aux frontières de la Syrie et de l'Iran. Cet arrêt n'est pour le moment que diplomatique, mais ces grandes nations ne se font pas d'illusions et sont prêtes à une confrontation armée ils l'ont répété plusieurs fois. On se retrouve dans une configuration similaire à ce qu'elle était au temps des bloc socialiste et capitaliste, mais avec des idéologies différentes. D'un côté le camp des nations encore libres avec à leur tête la Russie et la Chine, leur organisation commune l'OCS, (Organisation de Coopération de Shanghai) puis derrière une organisation économique puissante, l'alliance du BRICS, avec enfin l'organisation des pays non alignés qui s'est réunie à Téhéran. A ce bloc de nations économiquement très puissantes vont s'ajouter les organisations politiques indépendantistes des peuples toujours soumis comme la France. Ces organisations sont encore faibles mais prennent de l'ampleur et s'attachent à s'organiser, comme nous y contribuons au Réseau Voltaire.

 

Une guerre mondiale déclenchée par des USA en déconfiture économique signerait sa fin.


 

GP: Est-ce que vous avez le temps de suivre un peu la situation en Serbie? Comment qualifiez vous le rôle du peuple serbe, qui durant ces deux dernières décennies, a été exposé à de fortes pressions de l’oligarchie globale ? Que pensez vous de la situation au Kosovo, ainsi que de la lutte que mène le peuple serbe pour sauvegarder son centre historique?

 

AB: Le dépeçage de la Yougoslavie était le prototype de l'action de l'impérialisme ; briser les états-nations historiques pour les remplacer par de petites entités ethniques englobées dans des maxi états comme l'est par exemple l'Union Européenne totalement soumise aux marchés financiers et aux anglo-saxons. Ceci a pu réussir par la passivité de la Russie à l'époque . La Serbie possède la chance d'être encore, un des derniers états indépendant d'Europe. Elle doit absolument le rester et résister aux pressions, son avenir est dans une alliance solide, économique et militaire avec la Russie, alliance qui est en train de se concrétiser. Un pays d'Europe encore indépendant s'inscrivant dans le combat pour la liberté des nations est un avantage et doit devenir une base arrière politique pour les peuples encore soumis qui cherchent à s'organiser. La nation serbe a perdu dans le Kosovo son cœur historique bien entendu nous devons soutenir cette nation amie de longue date de la France pour qu'elle puisse le retrouver rapidement.

 

Article original dans le magazine GeoPolitika

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Geopolitika P1

 

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 19:02

                     L'islam et la France.

  

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L'intégration de l'Islam en France est un enjeu capital, de cette intégration dépendra l'avenir de notre pays.


Une islamophobie s'exprime en France aujourd'hui ouvertement dans certains partis politiques de droite, au Front National et à l'UMP, certaines organisations politiques en on fait même leur cheval de bataille comme Riposte Laïque ou le Bloc Identitaire. Cette islamophobie est instrumentée pour servir des objectifs politiciens, diviser les français et fomenter des troubles. Une crainte surgit de voir se renouveler des épisodes des années 30 et 40 quand les juifs étaient désignés boucs émissaires et servaient à la division au profit de l'envahisseur nazi.

Aujourd'hui, les musulmans pourraient servir aux mêmes objectifs que pendant ces années noires.

 

 

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Antisémitisme islamophobe comme dans les années 30 , 40.

 

 

Le peuple français ne peut alors qu'être intéressé pour que cette intégration réussisse dans la paix.

 

Il est également important pour les musulmans de France de voir leur religion se couler dans notre nation sans encombre il y va de l'avenir de leur pratique religieuse dans ce pays.

 

Si je pose ce problème d'intégration, c'est que j'estime qu'elle n’est pas encore réussie, et que de nouvelles pratiques se réclamant de l'Islam, venant du Moyen Orient, concourent aujourd'hui à engendrer un regain de méfiance voir d’agacement de beaucoup de français envers cette religion et qu’il leur arrive de la percevoir comme un danger de déstabilisation nationale.

 

Cet article principalement destiné à mes amis musulmans a pour dessein d’attirer leur attention sur les causes de ce regain d'hostilité.

 

Islam et immigration se confondent.

 

L'Islam en France n'est pas apparu suivant d'importantes conversions, bien que celles-ci existent, elles restent encore marginales, cet émergence provient d'une immigration massive de populations venant d'Afrique du Nord et d'Afrique sahélienne exclusivement musulmane . Cette immigration fut organisée par le patronat pour disposer d'une main d’œuvre docile et à bas prix. L'apparition de l'Islam s'est alors confondue avec ce flot migratoire qui suscitait déjà en lui-même la méfiance, le percevant comme une concurrence sur le marché du travail.

 

Il est également légitime que des français s'inquiètent de l'irruption soudaine d'une nouvelle population pratiquant une nouvelle religion amenant aussi des habitudes venues d'ailleurs, habitudes souvent éloignées des traditions locales, qu’elles soient culinaires, comportementales ou vestimentaires.

De plus, la concentration en ghetto de ces nouvelles populations induit acculturation, échec scolaire, délinquance et rend quasi impossible toute intégration, ce qui introduit une nouvelle cause d'hostilité envers l'Islam confondu avec l'émergence de ces problèmes.

 

Implantation du christianisme en Europe, long et difficile.

 

L'implantation d'une nouvelle religion venue d'ailleurs au sein d’un tissu social ancien n'est pas chose facile et il demande de la part des tenants de ce nouveau culte beaucoup d'humilité, de tolérance et de compromis.

L'exemple de l'implantation du christianisme catholique en France et en Europe est la pour nous le rappeler, elle fut particulièrement difficile.

Le Christianisme fondé au Proche Orient, sur le «Chemin de Damas» par Saint Paul était à ses débuts aussi exotique pour les peuples européens que l'Islam ne l’est aujourd'hui.

 

Les peuples du proche Orient étaient déjà sous l'emprise du monothéisme israélite et possédaient des habitudes et des conceptions du monde forts différentes des Germains et des Celtes qui peuplaient l'espace qui allait devenir la France.

 

Ces différences de civilisation pouvaient se constater surtout dans deux domaines.

Un domaine religieux, les religions européennes étaient naturalistes : ces peuples adoraient plutôt ce qu'ils avaient sous les yeux, une source, un arbre, une montagne, le soleil, et un ensemble de valeurs comme le courage guerrier, la fécondité, ou l’amour. Leur panthéon était vaste et pour ainsi dire sans limite.

Un domaine de mœurs, le rapport aux femmes. Les civilisations celto-germaniques n’énonçaient pas que la femme était inférieure à l'homme, les déesses étaient autant adorées que des dieux. Chez les celtes les femmes participaient aux guerres aux côtés des hommes.

Le judaïsme muté en christianisme monothéiste et misogyne n'avait aucune chance de prendre dans ce tissu social en conservant pure son essence littérale; le christianisme sut édulcorer son intransigeant monothéisme initial pour donner une religion acceptable par les peuples européens.

Afin de palier les croyances naturalistes, il inventa le culte des saints qui remplaçait ainsi efficacement le culte des lieux ou des valeurs morales, et surtout, il inventa le culte des saintes et de la vierge Marie qui remplaçait le cultes des déesses en conservant le respect du aux femmes.

 

Par exemple, il fallut des siècles pour que l'église réussisse à faire admettre l'aspect diabolique de la femme et imposer sa soumission totale à l'homme. Ce n’est qu’aux 16 ème et 17 ème siècle que l'église finit à y réussir, en accusant de sorcellerie et en exterminant un grand nombre de femmes. Entre 1580 et 1630, au paroxysme de cette persécution entre 50 000 et 100 000 présumées sorcières furent brûlées en Europe. L'église alla même jusqu’à se demander, à cette époque, si la femme avait une âme.

 

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Pendaison de sorcières au 17ème siècle


Suite à cette diabolisation, en France il fallut attendre 1945 pour que les femmes bénéficient du droit de vote et seulement 1965 pour qu’elles puissent obtenir un emploi sans l'accord de leur mari, c'est à dire des droit égaux à ceux les hommes dans tout le corpus légal.

 

Ce christianisme a mis des centaines d'années avant d’imposer complètement sa morale à l'ensemble du corps social, jusqu’à y exercer une emprise proprement totalitaire. Ce n'est qu'au tournant des 15 et 16 ème siècles que l'ensemble de la morale chrétienne réussit à s'imposer aux européens et aux français. Le combat de l'église chrétienne fut acharné durant un millénaire et demi avec des avancées et des reculs. Le christianisme monothéiste ne put réussir cette implantation totale qu'en faisant de très larges concessions aux cultes précédents.


 

St BartelemyGuerres de religions en France. Massacre de la St. Bartélémy à Paris

 

 

Brosser un tableau exhaustif du combat acharné de l'église pour imposer sa morale en France et en Europe demanderait des volumes, remarquons simplement qu’elle ne put y parvenir qu'au prix du sang versé, d'importants reculs et compromis avec le corps social européen avec ses croyances antérieures qu’elle voulait supplanter.

 

Aujourd'hui la morale chrétienne n'est pourtant plus l'idéologie dominante en France, la loi a remplacé la morale même si celle-ci a inspiré la loi. Mais si une morale est implicite, la loi en France est complètement explicite et si nul n'est censé ignorer la loi, celle-ci dit expressément que tout ce qui n'est pas interdit est permis et que nul ne peut empêcher quiconque de faire ce qu’il veut s’il demeure dans le cadre de la loi.

 

Les français forment un peuple généreux et tolérant, cependant ils sont hostiles à l’agrégation communautaire. Cette hostilité vient de la révolution française de 1789 car avant celle-ci la France était constituée par une mosaïque de populations ne possédant ni la même langue ni la même culture, ni la même histoire, ni la même religion. Pourtant une nation cohérente a réussi à se constituer en ayant comme ciment la lutte historique commune de ces populations contre la tyrannie et avec, la constitution d'une loi commune dans la liberté, l'égalité et la fraternité. Si le peuple français est habitué aux différences et les tolère, il ne désire certainement pas que ces différences induisent des droits et devoirs différents: le peuple français est égalitaire.

 

Pourtant, le peuple français entretient une méfiance traditionnelle envers les religions, cette méfiance est inscrite dans son histoire : histoire de violence paroxystique durant les guerres de religions du 16 ème siècle jusqu'au 18 ème siècle, mais également histoire d'hostilité récurrente du peuple français envers l'église catholique accusée d'avoir été un soutien à la tyrannie et une ennemie de la république. C’est ainsi que le peuple français a finalement décidé de séparer l'église de l'état et de promulguer en 1905 les lois de laïcité.

 

Les lois laïques une chance pour l'Islam de France.

 

Les lois laïques ne sont certainement pas des lois antireligieuses : bien au contraire, si elles existent, c’est pour permettre la liberté religieuse et de conscience à chacun. En excluant les religions du domaine publique et politique la loi laïque permet d'éviter que l’une d’entre elles puisse un jour s’imposer à l’exclusion des autres. En France, chaque citoyen est libre de pratiquer le culte de son choix en privé dans le respect de la loi explicite commune.

Ce cadre offre une grande latitude aux musulmans de France pour pratiquer en toute liberté leur religion ; le caractère laïc de la république française représente pour eux un avantage incontestable.

 

C'est dans ce cadre précis que doivent s'inscrire toutes religions en France, et donc aussi l'Islam. On comprend tout de suite, par conséquent, que la pratique de l'Islam en France ne peut pas être la même qu'en Arabie Saoudite. Si l'Islam comme le Christianisme à une vocation universaliste dans les croyances, les rites associés à ces religions ne peuvent être que différents et doivent nécessairement s'adapter aux lois en vigueur propres à chaque pays.

 

Quelques points de friction.

 

Hidjab et Niqab

 

Le port du foulard par les musulmanes, même s’il ne constitue pas une obligation islamique mais une recommandation, ne pose pas de problèmes légaux. Ce port doit seulement être abandonné à la porte de l'école par les enfants dans l'école publique qui interdit toute démonstration d’appartenance religieuse ostensible. On peut contester cette loi d'interdiction du foulard à l'école qui apparaît à juste titre comme visant expressément les musulmans.

 

Il est également interdit, au nom de la défense des libertés individuelles d'obliger quiconque, fille, épouse, sœur de porter ce voile sans qu'elles l'aient consenti.

 

Le port d'un vêtement masquant le visage des femmes, n'est ni une obligation islamique ni même une recommandation, c'est une mode vestimentaire d'Arabie Saoudite.

Une nouvelle loi votée récemment étaient inutile elle ne servait qu'à fustiger les musulmans pour motif électoral, car il existait déjà dans le code civile une interdiction de porter un masque hors des périodes de carnaval.

 

Certaines intégristes féministes prétendent que le foulard porte atteinte à la dignité de la femme. Il est simple de répondre que les femmes en France vont tête nue dans la rue que depuis une période très récente : il n’y a pas si longtemps une femme tête nue dans un espace public était considérée comme une prostituée ; je me souviens que ma grand mère ne serait jamais sortie sans son chapeau. Par ailleurs c'est aux femmes elles-mêmes qui portent ce foulard volontairement d'en juger et non aux intégristes féministes comme Caroline Fourest qui en prenant ces positions leur portent atteinte dans leur dignité de musulmanes.

 

Par la citation de Saint Paul ci-dessous nous voyons la proximité culturelle de l'Islam et du Christianisme au sujet du voile et du rapport aux femmes ceci du à la proximité géographique de leurs naissances.

 

Épîtres:

 

Aux Éphésiens 5, 21 «Femmes soyez soumises à vos maris»

Aux Corinthiens 1, 3 : « Je veux cependant que vous sachiez que le chef de tout homme c'est le Christ, que le chef de la femme, c'est l'homme, et que le chef du Christ, c'est Dieu.

4 - Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte, déshonore sa tête.

5 - Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête: elle est comme celle qui est rasée.

6 - Si une femme ne se voile pas la tête, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux à une femme d'avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, qu'elle se voile.

7 - L'homme ne doit pas se couvrir la tête, parce qu'il est l'image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme.

8 - En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme de l'homme;

9 - et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme.

10 - C'est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion. »

 

Les vêtures extrémistes issues du Moyen Orient.

 

Il est de plus en plus fréquent, dans l’espace publique des villes habitées par une majorité de musulmans comme à Saint Denis ou je demeure, de voir ce genre de vêture portée par les hommes alors que leurs épouses portent des tchadors. Évidemment en France, chacun peut se déguiser comme bon lui semble même si cela est ridicule. Cependant cette vêture renvoie à une tradition du Moyen Orient et indique une appartenance ostensible a l'une des sectes saoudienne wahhabite, salafiste ou takfiriste.


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Drapeau salafiste du supposé Al Qïda organisation étasunienne


Il se trouve que ces sectes sont instrumentées par les USA via leurs alliés du Qatar et de l'Arabie Saoudite pour recruter partout des mercenaires afin de combattre les nations qui résistent à leur emprise. Nous avons vu ces mercenaires avec l'OTAN en Bosnie pour le dépeçage de la Yougoslavie, puis en Libye combattre la Jamahiriya et maintenant en Syrie combattant avec violence et extrême barbarie une nation désignée comme cible par les USA.

Non seulement ces sectes ne cherchent pas l'intégration dans un Islam de France républicain en voulant appliquer la charia, mais il est à craindre que manipulées par l'impérialisme US dans nombre de pays elles puissent également un jour servir à déstabiliser la France au service de ces mêmes USA.

Il est par conséquent inquiétant pour les français de voir l'explosion de ce type de vêture et des boutiques tenues par des saoudiens qui les proposent.

 

La charia.

 

La charia ou loi islamique est en contradiction avec la loi française et est inapplicable en France. Est-ce à dire que ceux qui déambulent sous mes fenêtres avec ce curieux déguisement chercheraient à contrevenir aux lois de la république ? Je me pose cette question, c'est aux musulmans de France d'y répondre.


salafistes.JPGInquiétants salafistes tunisiens voulant imposer la charia dans ce pays moderne.

 

 

Islam de France

 

l'islam a la chance de ne pas avoir une seule et unique loi et une seule et unique interprétation du Coran.

 

Le culte musulman est très divers et très lié aux traditions locales. Il y a déjà le sunnisme et le chiisme puis à côté de très nombreuses sectes, qui interprètent d'une manière différente le Coran comme le soufisme. L'élaboration d'un Islam de France se soumettant aux lois laïques et à la république ne devrait donc pas présenter de difficultés ni théologiques ni rituelles.

 

Cependant la démonstration ostensible publique par une vêture différente d'une appartenance à une volonté hostile à la république française même si elle est permise par la loi ne peut qu’offenser les français, jeter un doute sur la volonté des musulmans d'abandonner l'imposition de la charia, jeter la suspicion sur d'éventuels liens avec des puissances étrangères en l’occurrence les USA via le Qatar et l'Arabie Saoudite.

Déjà, un certain nombre de pratiquants juifs en France font ouvertement allégeances à un état étranger, Israël, dont les lois théocratiques sont fort différentes de celles de notre pays. Israël, instrument dans la main des USA tout comme le Qatar et l'Arabie Saoudite. Salafistes et intégristes juifs pourraient s'associer contre la France laïque au bénéfice des USA, voilà une éventualité que cette alliance déjà réalisée contre le régime laïc syrien, donne toute crédibilité.

 

Tant que ces vêtures sectaires pseudo islamiques étaient rares on ne pouvaient s'inquiéter mais si ce type de comportement vestimentaire venait à se généraliser, les français y verraient justement une menace et la démagogie islamophobe y trouverait un terreau favorable.

 

Tenues-wahhabites.jpg

Nouvelle boutique de tenues wahhabites salafistes d'origines saoudiennes à Saint Denis

 

La République une et indivisible unit la nation française et accepte toute les religions pratiquées par ses citoyens. Toutes les différenciations communautaires excessives seraient propices à la destruction par les ennemis de la France de ses institutions républicaines.

 

Le peuple français doit recouvrer sa souveraineté, il ne peut le faire que dans l'union. Une nouvelle guerre de religion serait terriblement destructrice et c'est peut être la raison pour laquelle les ennemis anglo-saxons de la France cherchent, par les sectes qu'ils manipulent ici et là comme on le voit en Syrie, à nous introduire un virus mortel.

 

Nul doute que le peuple français saurait se sortir de cette situation comme il a toujours su le faire même dans les périodes les plus sombres.

 

Les musulmans de France possèdent donc une responsabilité particulière dans la préservation de nos institutions républicaines, celle de s'opposer à tous complots ourdis de l'étranger susceptibles de porter atteinte à notre Nation.

Ils ont également le devoir de s'adapter aux coutumes de notre pays, de rejeter explicitement la Charia et ne pas prêter le flanc aux intégristes islamophobes qui eux portent atteinte à l'unité de notre Nation.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:57

 

Pourquoi il est important pour les français de soutenir Vladimir Poutine.

 

265px-Vladimir_Putin_12023.jpgVladimir Poutine avec assurance


 

Le régime politique qui a cours en Russie est similaire à celui de la France : c'est un régime présidentiel dans lequel, comme chez nous la politique étrangère est le domaine réservé du président. La fédération de Russie, héritière de l'URSS vainqueur des nazis possède un droit de veto à l'ONU et il est évident que ce droit revêt une importance considérable pour les nations.

En effet, l'impérialisme anglo-saxon a décidé à la fin du siècle dernier et suite à l'effondrement de l'URSS d'étendre sa domination sur le monde. Il procède à cette extension de deux manières, d'une part sur les pays qui lui sont déjà soumis, en aggravant encore un peu plus sur eux sa domination, notamment financière, et d'autre part en s'attaquant militairement directement ou par milices interposées aux nations qui lui résistent.

Il est évident que les nations déjà soumises voulant se libérer et les nations attaquées ne peuvent être qu'intéressées par la mise en échec de cet impérialisme.

 

Quant à notre patrie, la soumission à l'impérialisme nous impose un certain nombre de traités scélérats, votés par des politiciens corrompus. Ces traités scélérats affectent notre indépendance et la souveraineté de notre peuple, ce faisant notre république justement fondée sur la souveraineté du peuple est vidée de son sens.

Cette soumission à l'impérialisme implique en outre un coût élevé payé par chacun des français, puisqu’une dette obligatoire envers les marchés financiers nous a également été imposée par ces politiciens corrompus.

La France, un des pays les plus riches de la planète, n'avait nullement besoin de s'endetter : il pouvait le faire comme cela se faisait dans le passé auprès du peuple français, en émettant sa propre monnaie et en empruntant à sa banque centrale à taux zéro. Mais voilà, des politiciens corrompus par ces marchés financier pilotés par l'impérialisme US en ont décidé autrement.


Aujourd'hui, chaque français, enfant compris, paye 3000 € par an pour rembourser cette fausse dette.


La soumission à l'impérialisme de nos politiciens les a amenés à placer nos armées sous le commandement des USA, puissance qui déjà saigne notre peuple par la dette. Cette soumission a eu pour conséquence d'engager nos armées dans un conflit avec un pays souverain, la Libye, avec les dépenses que cela suppose. Cette agression prévue de longue date a été justifiée par des prétextes fallacieux construits de toutes pièces et diffusés  par une presse toujours aux ordres de cet impérialisme.

Après la Libye, la Syrie figure à son tour sur la liste de ceux à détruire, liste établie depuis fort longtemps.

 

Mais voilà, la présidence de la Russie a changé entre temps. Vladimir Poutine a été élu président de la Fédération de Russie et a pris derechef les rênes de la diplomatie russe des mains d'un Medvedev complaisant à l'égare des USA.

L'agression militaire victorieuse contre la Libye ne put réussir que par l'abstention des Russes et des Chinois lors du vote de la résolution 1973 du conseil de sécurité qui autorisait l'organisation d'une zone d'interdiction aérienne pour les aéronefs libyens. Cette résolution fut largement outrepassée par les USA qui engagèrent ses supplétifs Britanniques et Français à opérer des bombardements de terreur sur des cibles civiles, comme les installations énergétiques, d'adduction d'eau, les immeubles abritant les médias, tuant ça et la nombre d'employés et de journalistes. Puis les USA par leurs vassaux interposés utilisèrent des hélicoptères d’attaque aux sol pour appuyer voir devancer les milices dans leurs combats sur le terrain, tuant un très grand nombre de libyens. Ces actions étaient des crimes de guerre, mais les USA fort de leur puissance écrasante sur beaucoup de nations représentées à l'ONU échappèrent aux condamnations. La Russie de Medvedev protesta, certes, mais mollement. Les Chinois, déçus d'avoir été exclus des contrats gaziers offerts au Royaume Unis, ne bougèrent pas non plus.

 

L'élection de Vladimir Poutine coïncida avec la volonté des USA d'engager une action militaire contre la Syrie du même type de celle engagée auparavant contre la Libye, avec en plus l'engagement de la Turquie, autre pays soumis aux USA par l’intermédiaire l'OTAN. Vladimir Poutine sut convaincre les Chinois, et un veto commun Russe et Chinois empêcha le conseil de sécurité de voter une résolution similaire à celle numérotée 1973, qui permit l'agression contre la Libye. L'argumentation russo-chinoise était : « vous avez outrepassé le droit international contre la Libye, vous ne le ferez pas contre la Syrie. » Bien entendu les USA pouvaient se passer de ce veto comme ils s’étaient passé du veto Français contre l'Irak, mais la situation militaire était pour eux bien plus complexe que pour les autres pays détruits. La Russie a fourni à la Syrie des armes antiaériennes très performantes comme les fameux S 400 s'ajoutant à d'autres aussi performantes qui empêchent tous aéronefs ennemis de pénétrer dans le ciel Syrien, une tentative Turque fut significative.


Il ne restait plus aux USA qu’à recruter un grand nombre de mercenaires dans les pays musulmans qui sous couvert de « jihad » contre les Allaouites, (religion de Bachar el Assad ) pourraient envahir la Syrie et tenter de soulever le peuple majoritairement sunnite. Une bonne guerre de religion est toujours privilégiée par l'impérialisme. Cette agression étrangère conduite et financée par le Qatar et l'Arabie Saoudite, autres vassaux des USA, aidée et conseillée sur le terrain par les forces spéciales Françaises, Allemandes et du Royaume Uni, masquée en révolte populaire par la même presse aux ordres, est actuellement un échec cuisant.

La Russie soumise à une lourde pression des USA et à une campagne de dénigrement, n'a pas cédé et demande toujours une résolution pacifique par la négociation du conflit syrien. On comprend bien la haine que les USA déchaînent contre la personne de Vladimir Poutine, jugé responsable de leur échec face à la Syrie. On comprend bien aussi que la Syrie se trouve être le premier échec des USA depuis la chute de l'URSS et la guerre du Vietnam.

En outre Vladimir Poutine avec la diplomatie russe réussit a renforcé une coalition militaire au sein de l'OCS avec les chinois mais également avec l'Iran et l'Inde en observateurs de cette association. Derrière, une coopération économique puissante s'établit avec les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), rendant beaucoup moins efficaces les mesures de rétorsions économiques adoptées contre les ennemis des USA. Les guerres suivantes prévues contre l'Iran et le Vénézuela semblent maintenant bien plus difficiles à engager.

 

La Russie et singulièrement Vladimir Poutine deviennent les principaux ennemis des USA ; il s'agit pour eux de détruire prioritairement cet obstacle. De grandes campagnes de dénigrement vont être maintenant montées sans discontinuer contre Vladimir Poutine et la Russie en tant que nation avec toujours l'aide des médias aux ordres, le petit doigt sur la couture du pantalon


Pussy.jpg

On voit le contexte dans lequel s'inscrit l'opération Pussy Riot à la fois contre l'église orthodoxe russe et la personnalité de Vladimir Poutine, ces filles manipulées, n'ont pas négligé d’arborer sur tee shirts et bannières le sigle des contre révolutions à la sauce étasunienne dites « révolutions colorées » .


optorCe sigle : un poing levé fut inauguré par l'organisation serbe Otpor pour faire tomber Milosevic. On voit que l'impérialisme ne recule devant aucune récupération pour avancer ses terribles organisations de coups d'état qui se terminent toujours dans le sang et le massacre. Le poing levé avec l'inscription en espagnol « no pasaran » était le signe de ralliement des républicains luttant contre le fascisme en Espagne et en Europe au cours de la seconde guerre mondiale.

 


Utiliser des signes antifascistes pour abattre des états, mettre la mains sur leurs richesses, établir des dictatures confessionnelles, est un paradoxe qui ne peut tromper que des gens stupides, inconscients, et sans mémoire historique. Déjà en son temps l'Empire Romain avait pris l'habitude de s'accaparer les Dieux et Déesses symboles des pays conquis afin de mieux soumettre leurs peuples. Cette ruse semble être similaire à celle des USA qui cherchent à s'accaparer les sigles de ses adversaires.

A quand le drapeau rouge remplaçant la bannière étoilée ?

L'impérialisme se fout des valeurs nationales et politiques comme de sa première bombe atomique, pour lui, seul compte le résultat final. Ce résultat consiste à s'accaparer pétrole, gaz et matières premières pour que surtout ces commodités soient toujours payées en dollars, monnaie dans laquelle il est obligatoire de convertir les Euros soutirés par la dette sempiternelle payés par les français et les peuples d'Europe.

L'impérialisme laisse aux imbéciles le soin de s'attacher à des signes qu'il a préalablement vidé de tous sens politiques, il ne met en avant qu'un romantisme à quatre sous, à la mai 68, qui abattit son grand ennemi le général de Gaulle.


Holy-War.jpg

Ici la future "révolution colorée" s'attaque à un symbole, l'église orthodoxe russe. Holly War traduit en arabe veut dire "Jihad" c'est bien ce que finance aussi les USA en Libye et en Syrie, il y a de la constance chez eux


Certains peuvent penser que l'opération «Pussy Riot » semble bien dérisoire et qu'il serait bon de l'ignorer. Nous aurions grand tort de passer sous silence ce qui semble être un cirque stupide. L'ennemi par ses médias s'est emparé de suite et comme prévu de cette affaire dont le but est d'influencer une jeunesse toujours prompte à la révolte contre toutes contraintes. Cette affaire n'est pas innocente; elle a pour but de dénigrer toutes valeurs nationales et d'insulter ceux qui en Russie comme en France les défendent.

La nation est le dernier rempart défendant la souveraineté d'un peuple contre la prédation impérialiste, il est naturel que l'impérialisme s'y attaque par « Chattes Insurgées » interposées en Russie et par fondamentalistes jihadistes, salafistes et takfiristes en Syrie.

 

 

Croix-catholique.jpg

Ici cette travailleuse dénudée s'attaque à une crois érigée en mémoire des victimes des persécutions religieuses perpétrées sous Staline. Les USA et la presse aux ordres soutiennent ce geste, curieux non?

 


L'impérialisme se fiche des contradictions soutenant ici révoltés sexuels soixante-huitards et de l'autre conservateurs religieux ailleurs, leur presse de propagande s'arrangeant avec tout ça pour présenter aux bas peuples un plat mangeable.


On en revient donc à la raison pour laquelle les patriotes de France se doivent de soutenir la Russie et la personne de Vladimir Poutine.

Nous avons le plus grand intérêt comme la Syrie et la Russie à mettre en échec l'impérialisme des USA car nous avons intérêt à recouvrer notre indépendance avec nos armées et notre monnaie pour suspendre cette dette inique.


La mise en échec de l'impérialisme US devant la Syrie, face à la détermination de la Chine et surtout de la Russie incarnée par un homme, Vladimir Poutine représente pour notre nation une opportunité de s’affranchir d'un impérialisme qui serait ainsi grandement affaibli.


Il est de notre intérêt, de l'intérêt de la France de soutenir ceux qui se battent contre notre ennemi commun. Soutenons le peuple Syrien dans sa lutte courageuse qui, avec sa vaillante armée se bat contre l'agression étrangère, soutenons la nation Russe principale obstacle aux visées criminelles de l'impérialisme.


Soutenons un homme, Vladimir Poutine qui courageusement, sans faiblir, contre vents et marées mène la vie dure à cet ennemi commun qui pèse aussi sur notre nation.

265px-Vladimir Putin 12023La France patriotique te soutient !

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 12:33

 

Pour la liberté des nations, contre l'impérialisme mondialiste.

 

 

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Une lutte idéologique primitive capitalisme contre socialisme.

 

Depuis la révolution soviétique de 1917 et plus encore depuis le partage du monde de 1945 entre soviétiques et anglo-saxons, ce monde était réglé par deux systèmes économiques distincts. Ces deux systèmes, le socialisme d'un côté et le capitalisme de l'autre se présentaient différents et contradictoires.

Cette fracture idéologique existait également dans la zone attribuée aux anglo-saxons à la conférence de Yalta, puisque qu'en France ou en Italie des Partis Communistes puissants proposaient d'établir également le socialisme dans leur pays. On appelait alors "mouvement communiste international", l'ensemble des pays socialistes dirigés par un parti communiste et des partis communistes de la zone anglo-saxonne. Ce mouvement communiste n'était pas monolithique mais en gros il y avait un consensus pour que soit établi le socialisme partout dans le monde, système socio-économique jugé supérieur au capitalisme.


Les partisans du socialisme et les partisans du capitalisme étaient dans un conflit et en confrontation perpétuels, chacun s'évertuant à étendre son influence et à soutenir financièrement ses poulains d'une manière ou d'une autre. Le mouvement communiste international considérait également les mouvements de libération nationale qui luttaient contre le colonialisme et l'impérialisme comme des alliés et devaient être aidés, ces mouvements étaient alors soutenus militairement et financièrement par le camp socialiste.

 

L'OTAN créé en 1949 avec le pacte atlantique plaçait l'ensemble des armées des pays de la zone attribuée aux anglo-saxons par la conférence de Yalta, sous commandement US. En réponse L'URSS fit de même avec les armées des pays lui étant attribués à cette conférence avec le Pacte de Varsovie.

 

Il s'établit ainsi un rapport de force à l'échelle mondiale entre ces deux camps fondé sur la puissance militaire, la dissuasion nucléaire, et des guerres de basse intensité voir de haute intensité, comme en Algérie et au Vietnam. Cette confrontation prenait également en compte l'influence politique des partis communistes dans les pays occidentaux.

A côté de ces deux camps idéologiquement et militairement bien marqués et antagonistes, il y avait également des pays indépendants dit "non alignés" qui n'appartenaient à aucun camp, mais le camp socialiste considérait ces pays proches de lui.

 

Les marxistes pensaient alors que la contradiction principale (affrontement principal) n'existait qu'entre socialisme et capitalisme. Les partisans du capitalisme considéraient également que l'ennemi principal était le socialisme et qu'il fallait le combattre afin d'instaurer la liberté d'entreprendre et la «démocratie». Dans les pays capitalistes le monde politique était aussi partagé entre "gauche" et "droite", la gauche étant partisane du socialisme, même si il y avait divergence sur les moyens d'y parvenir, tandis que la droite défendait le capitalisme. Ce schéma politique fut valide très longtemps et a marqué durablement le monde politique occidental.

 

Aujourd'hui ce schéma politique est devenu obsolète car le camp socialiste a disparu avec l'effondrement de l'URSS; tout le monde a abandonné le socialisme léniniste, jusqu'à la Chine qui certes a au pouvoir un parti communiste, mais a abandonné ce type de socialisme pour un capitalisme sans contraintes.

On pouvait penser que l'affrontement politique et idéologique allait cesser avec la victoire incontestée du capitalisme et certains prédisaient avec la fin des affrontements idéologiques, la «fin de l'histoire».

Pourtant avec la fin de l'URSS l'ex camp dit «capitaliste» ou «occidental» n'a pas relâché son dispositif militaire sous commandement étasunien comme on aurait pu s'y attendre. Bien au contraire, l'OTAN a étendu sa domination à bon nombre de pays européens anciennement dans le camp socialiste voir à d'anciennes républiques soviétiques.

Loin de cesser, les guerres locales engagées par l'OTAN et les USA se sont au contraire intensifiées, l'OTAN ayant étendu son action au delà de la zone atlantique nord pour aller maintenant combattre sur le continent eurasiatique et en Afrique.

 

Il est donc juste d'en déduire que l'affrontement planétaire capitalisme versus socialisme, n'était pas la contradiction principale.

 

La contradiction (confrontation) capitalisme socialisme en masquait une autre bien plus importante: laquelle?

 

La victoire sur l'Allemagne nazie consacra deux vainqueurs et seulement deux vainqueurs: l'URSS d'une part et la coalition anglo-saxonne formée par le Royaume Uni et les USA associés en vertu de leurs "special relationschips". Cette coalition de deux impérialismes traditionnels, prit le dessus sur l'impérialisme français et son empire colonial. L'armée française était placée alors sous commandement étasunien par l'OTAN et on ne peut plus considérer un impérialisme actif sans la disposition de sa propre force armée. L'impérialisme français disparut de fait et devint anglo-saxon. Ainsi les guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie furent menées au nom du camp dit «occidental» pour combattre le soit disant «communisme» c'est à dire soustraire l'Indochine et l'Algérie à l'influence soviétique alors que vietnamiens et algériens ne combattaient quant à eux que pour leur indépendance nationale.

 

Chacun des deux camps, au cours de cette guerre froide a soutenu de loin les nationalistes du camp adverse qui combattaient pour se débarrasser d'une tutelle imposée par les accords de Yalta.


Guerre-d-algerie.jpgArmée française sous commandement OTAN contre les nationalistes algériens.


Par exemple, les soviétiques armaient et soutenaient les nationalistes algériens, les USA soutenaient de leur côté les nationalistes hongrois au cours de leur insurection de 1956. Il y avait bien à l'intérieur du conflit camp socialiste versus camp capitaliste d'autres conflits, nationalistes ceux-là, mais habilement masqués par les puissances tutélaires qui demeuraient complices pour conserver la fiction du combat entre deux systèmes sociaux.

 

814659_6_76e6_ill-814659-56091237.jpgNationalistes hongrois en lutte contre l'URSS

 

Pour chacun, combattre pour des valeurs idéologiques qu'il estimait positives était plus noble et valorisant que de ne combattre pour un simple et classique impérialisme politique et surtout économique.

 

Ces guerres coloniales classiques mais maquillées en lutte contre le "communisme" n'étaient en fait que la suite des guerres impérialistes et coloniales passées quand l'empire britannique, l'empire français et le nouvel empire étasunien s'associaient ou s'affrontaient dans la conquête et la colonisation du monde.

 

Quand le camp socialiste fut défait, ou plutôt quand il se saborda , il ne resta plus qu'un seul camp, mais l'ex camp capitaliste ne pouvait plus avoir pour prétexte de combattre le socialisme comme système social.

Après l'effondrement de l'empire soviétique, plusieurs élites étasuniennes rassemblés dans un «think tank», le PNAC (Project for a New American Century), rédigèrent un manifeste: Rebuilding America's Defenses (Reconstruire les défenses de l'Amérique); ce manifeste présentait les objectifs militaires et géopolitiques que devraient atteindre les USA au cours du 21ème siècle pour préserver et accroître leur domination mondiale. A bien des égards ce manifeste peut être comparé à "Mein Kampf", ouvrage ou Adolphe Hitler exposait noir sur blanc ses projets de domination.

 

L'empire soviétique avait laissé un vide il fallait rapidement pour l'empire anglo-saxon le remplir.

 

Une nouvelle lutte idéologique: la liberté des nations légales contre l'impérialisme mondialiste

 

L'impérialisme anglo-saxon n'a jamais pu agir sans justification morale et idéologique. Au temps de la lutte contre l'empire soviétique, "l'empire du mal" selon Ronald Reagan, tout était simple, après sa défaite, il fallut élaborer un nouveau corpus idéologique transcendantal pour mobiliser le complexe politico-médiatique déjà sous sa domination. Il fallait opérer une mutation dans le corpus idéologique précédent: capitalisme contre socialisme et désigner de nouveaux adversaires diaboliques crédibles.

 

La base fondamentale du corpus idéologique impérialiste n'était plus le capitalisme mais la mondialisation devant remplacer les états-nations.

 

Des nations légales.

 

Le traité de Westphalie du 24 octobre 1648 mit fin à trente ans de guerre ouverte en Europe et 100 ans de conflits religieux dans lesquels chaque puissance avait pris l'habitude d'intervenir au delà de ses propres frontières afin de soutenir ses partisans.

Ce traité fut le premier à définir des frontières mutuellement reconnues et à interdire l'ingérence .

Bien que Louis XIV le foula rapidement au pied, ce traité marqua un tournant car il s'agit du premier traité international de reconnaissance mutuelle. On parle du monde «westphalien» aujourd'hui pour évoquer un espace international de nations reconnues mutuellement.

L'esprit «westphalien» fut conforté par l'érection de la Société des Nations (SdN) introduite par le traité de Versailles de 1919 et surtout par l'ONU, Organisation des Nations Unies fondée en 1945 en remplacement de la SdN. Ces organisations avaient pour but de donner un cadre légal aux différentes nations du monde.

 

Ces nations étaient définies suivant la signification qu'en avait donné la Révolution Française qui promulga l'arrêté suivant le 23 juillet 1789: "la Nation est la personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'état", on parlerait alors d'états-nation ou de nations légales.

 

Remarquons qu'il s'agit la d'une reconnaissance internationale capitale de l'idéologie française puisque la définition du mot nation généralise au monde la signification de 1789 contre une signification archaïque portée par les anglo-saxons qui reste basée sur une communauté de langue de culture et d'histoire, concept extrêmement flou ne pouvant être ni formalisé et encore moins légalisé. On voit que la conception française et internationale règle des appartenances citoyennes; elle définit des nationalités légales en définissant des frontières reconnues mutuellement.


Dans les appartenances nationales légales il n'est nullement fait mention de religion ou d'origine ethnique.

A l'intérieur de chaque frontière, existe un ensemble de lois, propre à chaque nation, chaque nation jouissant de la liberté d'appliquer sa légalité à l'intérieur de ses frontières.

On comprend que cette conception du droit international pose un problème à l'impérialisme.

Cet impérialisme va donc chercher à briser les légalités, qui avec la multitude de lois promulguées dans chaque état-nation forment autant d'obstacles à son expansion.

 

L'impérialisme stade suprème du capitalisme (Lénine).

 

Le monde anglo-saxon a développé une structure économique capitaliste bien particulière, qui n'est plus basée sur l'accumulation de capitaux par la vente de marchandises, mais sur un ensemble réduit d'activités beaucoup plus efficaces pour accumuler du capital comme le commerce de commodités, les activités bancaires de spéculation sur ce commerce, celui-ci comprenant surtout le commerce du pétrole, puis la fabrication et le commerce d'armement. Toutes ces activités sont très liées, état, finance et industrie d'armement formant un ensemble cohérent que le président des Etats-Unis Eisenhower avait appelé complexe "militaro-industriel" et qu'il conviendrait d'appeler aujourd'hui complexe "banco-militaro-industriel". Il s'agit d'un mélange état, armée et banque mis en place pour la première fois au 18ème siècle avec la compagnie britannique des Indes.

Ce type de capitalisme que l'on peut appeler d'état et de prédation qui fut la caratéristique principale des régimes fascistes hitlériens et mussoliniens a besoin de s'imposer largement au delà de ses frontières d'origine notamment ou il se trouve des matières premières à exploiter et des peuples riches à racketter par la dette.

 

Une nouvelle idéologie développée par l'impérialisme.

 

L'impérialisme anglo-saxon va donc opposer au droit définis par la charte de l'ONU sa propre idéologie et imposer sa force.

 

Pour briser les état-nations, ou nations légales, il va promouvoir sa propre conception de la nation, pour nous archaïque, en la différenciant de l'état et en insistant sur ses aspects religieux, ethniques et historiques. Comme les nations ainsi définies ne recoupent pratiquement jamais les nations légales, il va, en flattant de pseudo nationalismes ethniques et religieux essayer de briser, atomiser, affaiblir les nations légales et placer ses hommes à la tête de mini états croupions.

 

L'impérialisme anglo-saxon justifiant toujours ses actions avec des arguments moraux, il va développer un corpus idéologique d'appuis diffusé par des médias qu'il contrôle et des politiciens qu'il influence par tous les moyens possibles et imaginables.

 

Mondialisme et séparatisme pour briser les états-nations par le chaos.

 

Les thématiques promues cherchent toujours à atteindre une valeur morale aisément transformée en moralisme, cette promotion cherche une exemplarité dans une histoire récente révisée. Cette histoire révisée exploite beaucoup la deuxième guerre mondiale qui a fortement marqué les mémoires. Ce conflit permet une critique des états-nations présentés comme fauteurs de guerre, cette critique sera le moteur idéologique du bris des état-nations «westphaliens» d'Europe pour les intégrer dans une Union Européenne dévolue aux intérêts financiers et stratégiques des anglo-saxons et surtout soumis perpétuellement à une dette fort rémunératrice pour leurs banques.

 

L'déologie impérialiste veut enseigner à la jeunesse qu'elle doit vivre dans un monde sans frontières, celles-ci étant présentées comme autant d'obstacles visant à séparer les hommes. Cette vision du monde est promue par des gens comme Georges Soros, un banquier anglo-saxon qui a créé une ONG s'appelant «Open Society», laquelle, sous le prétexte de développer la fraternité humaine, a pour vériatble objectif la libre circulation des capitaux et la suppression des lois nationales de protection sociale.

 

Le chaos.

 

D'un autre côté l'impérialisme anglo-saxon fait la promotion du séparatisme ethnique et religieux qu'il présente comme une liberté supplémentaire accordée à certaines populations voulant se différencier par certaines traditions . Cette promotion d'un droit qui serait naturel, communautaire permet d'attaquer les légalités d'état et de contribuer à les briser.

En Yougoslavie, la subrogation des droits communautaires et religieux au droit national yougoslave a provoqué une terrible guerre civile avec des atrocités commises comparables à celle perpétrées durant la deuxième guerre mondiale.

 

On s'aperçoit que l'impérialisme n'hésite pas à promouvoir des idées en apparence contradictoires, : mondialisation et réduction ethnique. Une idée va être promue par un clan qu'il a rassemblé et ce qui semble être son contraire par un autre clan qui deviendra ennemi du premier. De cette dualité créée, l'impérialisme va espérer tirer des oppositions et des combats sanglants dont le résultat aura pour effet de briser une situation stable qui ne pouvait être que difficilement modifiée.

Du chaos ainsi créé il aura l'espoir dans un deuxième temps d'une recomposition stable à son avantage.


8040 310677782358188 2146727328 nCe personnage est le responsable du bureau d'information des brigades révolutionnaires de Tripoli, en Libye. Sa présence et sa participation active à "l'insurrection pacifique du peuple Syrien" démontre bien que le mouvement populaire Syrien a bel et bien été infiltré par des mercenaires à la solde des puissances étrangères, entrainés en Turquie et financés par l'Arabie Saoudite et le Qatar, le tout étant sous commandement de l'OTAN.

 

 

Si d'un côté l'impérialisme cherche à s'associer une gauche moraliste se réclamant d'idéaux humanistes, transcendentaux c'est à dire mondialistes, de l'autre il n'a pas de scrupules à s'associer aux groupes religieux et ethniques les plus fondamentalistes, les plus sectaires et les plus sanguinaires.

 

Un allié de poid pour l'impérialisme l'Arabie Saoudite et les divers sectes wahhabistes.

 

Le soutien apporté aux mercenaires islamistes recrutés par l'Arabie Saoudite est ancien. Ces groupes jihadistes furent rassemblés dans les années 80 pour combattre l'armée soviétique en Afghanistan, puis sous le vocable d'Al Qaïda (la base), ils servirent contre les serbes en Bosnie et au Kosovo; le saoudien Ousama Ben Laden, prétendu chef de ce groupe armé et entraîné par la CIA; était détenteur d'un passeport bosniaque. Ils furent aussi employés en Thétchénie combattre la nouvelle Russie.

En 2001 ce groupe toujours dirigé par les USA et sa CIA prétendit avoir organisé l'attentat du 11 septembre (quoique Ben Laden ait toujours nié sa responsabilité dans les attentats). Cet attentat avait pourtant été organisé par l'état profond étasunien, et devait servir de prétexte au lancement d'une nouvelle politique impérialiste étasunienne formulée par le PNAC.

Durant une dizaine d'année Al Qaïda et Ousama Ben Laden, probablement décédé de maladie en 2002, servirent à revendiquer différents attentats organisés par les états profonds associés, étasuniens, israéliens et du Royaume-Uni.

 

En 2010, cette politique d'affrontement avec l'islam, désignée sous le vocable de «guerre des civilisation» fut abandonnée. A cet effet Ben Laden fut «tué» virtuellement, car il apparut aux anglo-saxons que les groupes jihadistes étaient des combattants efficaces pour s'opposer aux états-nations arabes laïcs issues du nassérisme. En effet les wahhabites et autre salafistes ne reconnaissent pas le fait national ni de lois nationales, pour eux seule la loi islamique, la Charia doit s'appliquer à l'ensemble du monde musulman, avant de s'étendre à l'humanité toute entière. Pour eux, les musulmans doivent vivre sous le pouvoir d'émirs locaux devant surveiller la bonne application de la charia. Il parut évident à l'impérialisme anglo-saxon que soutenir ces groupes ne pouvait que favoriser leur grand dessein politique de remodelage de ce qu'ils appellent le «Grand Moyen Orient», ce remodelage devant leur permettre de placer leurs marionnettes à la tête d'une multitude d'émirats islamiques et d'ainsi en finir avec des états qui nationalisent leurs ressources énergétiques avec à leur tête des dirigeants déterminés à combattre leurs visées comme l'étaient Mouamar Khadafi ou Sadam Hussein.

 

Ingérence humanitaire et guerre médiatique.

 

Le concept «d'ingérence humanitaire» promu dans les années 80 par les «French Doctors» Roni Brauman et Bernard Kouchner fut accueilli par l'impérialisme comme un cadeau divin. Il ne suffisait plus en effet qu'à fomenter des troubles et des crimes dans les pays ciblés, d'accuser dans la foulée le pouvoir en place de les avoir commis, enfin d'assassiner les chefs charismatiques qui, refusant la vassalité, avaient pu auparavant prétendre mettre en oeuvre des politiques d'indépendance nationale, inspirées sur le modèle nassérien ou bolivarien.

 

Les actions militaires de l'impérialisme ne pouvaient être ainsi engagées au prétexte du droit d'ingérence humanitaire sans le préalable d'une "guerre médiatique" sophistiquée.

 

L'impérialisme est rodé à la guerre médiatique et à l'influence politique depuis qu'il impose son pouvoir sur la zone géographique qui lui fut attribuée par la conférence de Yalta. Depuis cette époque il prit l'habitude de financer des organes de presse, des partis politiques, des fondations et autres groupes de réflexion pour favoriser la diffusion de ses idées. C'est ainsi qu'après la guerre il put faire avancer les idées anticommunistes et les idées d'Union Européenne et de monnaie unique privatisée sur le modèle du dollars avec comme vecteurs le Parti Socialiste et la Démocratie Chrétienne afin de battre en brèche à la fois les idées gaullistes et communistes.

Aujourd'hui la guerre médiatique et idéologique a pris une ampleur sans précédent avec la recrudescence des activités militaires de l'impérialisme anglo-saxon.

Dans son espace géographique et politique d'influence cet impérialisme réussit à prendre le contrôle de la totalité des organes de presse comme l'atteste l'unanimité des médias défendant l'incroyable "version officielle" des attentats du 11 septembre, ou plus récemment le médiamensonge éhonté qui servit de prétexte à la destruction de la Libye et au lynchage de Kadhafi. Que même la presse «communiste» héritière de la guerre froide se soit rangée sous ces deux bannières de la pensée unique en dit long sur l'état de la liberté de la presse en France et en Europe. L'impérialisme réussit également à prendre le contrôle de l'essentiel des partis politiques de droite comme de gauche dont les politiciens défendent ses thèses que cela soient sur l'Union européenne, l'Euro ou la diabolisation des régimes politiques désignés pour cible par cet impérialisme comme l'attestent, par exemple les votes politiciens aux assemblées nationales et sénatoriales en France.

 

Un corpus idéologique omniprésent dans les médias

 

Aujourd'hui, l'idéologie de l'impérialisme est asséné sempiternellement par une propagande ne laissant pas la moindre place à la contradiction elle se fonde sur un ensemble d'idées et de valeurs présentées "humanistes" et véhiculées essentiellement par la "gauche" qui devient ainsi, par un retournement étonnant, son principal vecteur politique et idéologique.

 

Les idées fortes sont:

 

  • La lutte contre le nationalisme, afin de détruire les états-nations et les insupportables légalités qui en découlent. Le nationalisme est présenté comme intrinsèquement «fasciste», quand il n'est pas brutalement amalgamé au nazisme, de sorte que, tout opposant à l'impérialisme est taxé de «fasciste» ou "d'extrême droite" et associé aux pires horreurs de la seconde guerre mondiale dont l'histoire est le plus souvent adaptée voir révisée.

  • La promotion du communautarisme et au delà du séparatisme, toujours dans le but de briser les légalités des états-nations. Ici est invoqué un «devoir de mémoire» que chaque groupe communautaire devrait mettre en avant afin de se victimiser et de renforcer sa cohésion et ses revendications spécifiques. L'impérialisme peut ainsi provoquer des troubles communautaires entres différentes «victimes mémorielles»; pensons en France à la population juive «victime mémorielle» de l'holocauste et la population d'origine algérienne «victime mémorielle» des exactions et massacres commis par l'armée française en Algérie.

  • La promotion de l'ingérence humanitaire, en réponse aux troubles et massacres que l'impérialisme aura lui-même commis dans les pays cibles avec ses mercenaires infiltrés, suivant les exemples du Kosovo, de la Tchétchénie, de la Libye et aujourd'hui de la Syrie: les cibles suivantes pourraient être le Caucase russe et le Xinjiang chinois.

  • La promotion du mondialisme présenté comme l'accomplissement de l'idéal de fraternité de tous les hommes mélangés dans une ethnie unique et soudés autour d'un sytème de valeurs et d'une culture uniques, évidemment issus de la sous-culture étasunienne.

 

Cette terrible volonté de domination mondiale de l'impérialisme anglo-saxon ne suscite aujourd'hui aucune réponse politique, idéologique et médiatique appropriée.

 

Très récemment, la Chine et la Russie ont pris des mesures diplomatiques et militaires suite à la destruction de la Libye par l'impérialisme Otanien sous commandement US. Ces puissances ont enfin pris la mesure d'un danger qu'elles avaient jusqu'à présent mal évalué. Cependant, les positions diplomatiques et militaires récemment adoptées par ces deux pays seraient inefficaces si elles n'étaient accompagnées de réponses médiatiques pour contrer la désinformation, pour «réinformer» les peuples des zones sous influence anglo-saxonne, OTAN et OCDE.

 

A cet effort de «réinformation» doit s'ajouter une lutte politique et idéologique axée sur l'opposition entre un impérialisme anglo-saxon stade ultime du capitalisme devenu mondialiste et de l'autre le droit reconnu de nations indépendantes possédant chacunes leurs lois propres pouvant s'opposer à la prédation impérialiste.

 

Cette contradiction, nations contre impérialisme est devenue la contradiction principale remplaçant la contradiction capitalisme contre socialisme devenue secondaire.

 

Un rapport de force doit maintenant s'établir au sein de cette contradiction comprenant contre l'impérialisme les nations libres emmenées par la Chine et la Russie associées aux mouvements de libération nationale des nations assujetties.

 

L'existence de cette contradiction, doit susciter du côté des partisans de la liberté des nations, l'émergence d'un nouveau type d'organisation politique. De nouveaux types d'organisations seraient des mouvements de libération nationale, ils ne feraient plus référence aux concepts de gauche et de droite devenus piégeurs et obsolètes mais à celui de la nécessaire liberté des nations, seul cadre à l'intérieur duquelle la volonté démocratique des peuples pourrait s'exprimer afin de choisir le système social qui leur conviendrait.

 

Suivant cet objectif, des mouvements politiques de masse, de libération nationale avec leurs médias doivent être rapidement érigés et financés pour le bien des nations et de l'humanité entière.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 09:48

Syrie : un missile russe porteur de messages

 


Après plusieurs mois d’agressions contre la Syrie et plusieurs milliards investis, le bilan des opérations occidentales est correct du poins de vue médiatique mais médiocre du point de vue militaire. Pis ! L’engagement des Chinois, des Russes et des Iraniens pour garantir la sécurité de la Syrie et le respect du droit international fait que le coût d’une guerre ferait sombrer les économies de ceux qui s’y laisseraient entrainer. Ceux qui souhaitent faire croire qu’un engagement militaire direct de leur pays dans la région ne serait qu’une simple « intervention » sont soit inconscients, soit mus par un agenda irrationnel.

Réseau Voltaire | Beyrouth (Liban) | 14 juin 2012
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Il est désormais certain que la dite « crise syrienne », qui dès le départ nous est apparue comme étant une guerre mondiale contre la Syrie  [1], est devenue un problème universel autour duquel le monde s’est divisé en deux camps : le camp occidental qui a planifié, commandité, et dirigé l’agression par des mercenaires arabes ou régionaux, du moins jusqu’ici [2] ; et le camp adverse qui s’est coalisé par la force de ses propres objectifs stratégiques.

Ce dernier a formé un groupe international qui considère que la réussite des projets de l’Occident en Syrie signifierait la chute de toute la région sous l’emprise d’un néo-colonialisme qui anéantirait toute velléité de liberté et d’indépendance. Le conflit est donc clair entre un agresseur aux ordres des USA et un défenseur qui s’organise par une distribution coordonnée des rôles à chacun des membres de son organisation stratégique, en fonction de leur capacité et de leur efficacité à repousser l’agression.

I. Plus le temps passe et plus les constantes de cette confrontation deviennent évidentes. Au terme d’un peu plus de quinze mois, elles peuvent être résumées comme suit :

1. Les capacités de défense des défenseurs sont supérieures aux capacités d’attaque des agresseurs. En effet, compte tenu du potentiel de chacun des deux camps, le succès du camp agresseur pour atteindre ses objectifs en Syrie et redessiner la région de telle sorte qu’elle puisse se conformer aux intérêts des États- Unis et du sionisme, est devenu impossible. Par conséquent, entendre le camp des agresseurs répéter à l’envi : « Le président syrien doit s’en aller », « Il faut qu’il cède le pouvoir à un gouvernement civil de transition », « Il faut une transition pacifique du pouvoir », ne témoigne que du ridicule et de l’ironie de la situation ; parce qu’il se comporte en vainqueur alors qu’il est vaincu et que, jusqu’à présent, son agression ne lui a rapporté que ses propres crimes qui ont coûté la vie à des Syriens innocents. À moins qu’il ne considère la criminalité comme une victoire ?

2. La désintégration et l’affaissement du système des agresseurs alors que la cohésion du système des défenseurs parait de plus en plus solide, chacun de ses membres estimant que la question syrienne le concerne directement ; ce qui explique leurs prises de position de plus en plus fermes contre toute atteinte ou intervention étrangère en Syrie et sous n’importe quel prétexte qui nécessiterait l’usage de la force, notamment par adoption d’une résolution en vertu du Chapitre VII. Les États-Unis sont, peut-être, sur le point de comprendre cet état des choses, surtout depuis la dernière prise de position russe. Seuls les « ourbans du pétrole » restent sourds devant l’évidence et refusent de comprendre. C’est pourquoi, avec le Secrétaire général (malencontreusement dénommé « Al-Arabi ») de la Ligue pétrolière prétendument concernée par la « Cause arabe », ils persistent à tenter et à exiger que la « question syrienne » soit soumise au fameux Chapitre VII. Mais, en l’occurrence, leurs appels ne seront pas entendus à travers la porte définitivement scellée du Conseil de sécurité.

3. En plus de ce qui précède, il est important de constater que chacun de ces deux camps rassemble et exhibe ses forces dans le but de précipiter l’heure décisive et d’y mettre fin de manière à ce qu’elle lui soit favorable. En effet :

- Le camp des agresseurs, comme nous l’avons précédemment écrit [3] , a organisé des manœuvres militaires de grande envergure en Jordanie sous la dénomination « Eager Lion » (Lion avide), après avoir recruté l’ensemble des forces qui pourraient jouer un rôle lors de sa future intervention militaire en Syrie. Il a très généreusement inondé sa prétendue « opposition syrienne » d’armes de toutes sortes, et de toutes technologies, pour assurer aux terroristes mercenaires qui lui sont inféodés les moyens de commettre leurs méfaits. Il a chargé les observateurs internationaux de recueillir les renseignements utiles et de mener l’enquête qui favoriserait son intervention militaire à venir. Il a décidé d’étrangler les médias syriens pour créer les conditions favorables à son opération militaire, qu’il suggère très proche avec ou sans résolution du Conseil de sécurité. Pour finir, voici que des manœuvres israéliennes se mettent en branle pour, dit-on, passer le message d’une attaque sur les bastions du Hezbollah.

- Le camp des défenseurs, après avoir résisté en absorbant les chocs depuis le début de l’agression et après avoir laissé le temps à la Syrie pour qu’elle puisse réaliser ses réformes, se met lui aussi à rassembler et à exhiber ses forces pour renforcer sa défense et confirmer ses acquis. Ainsi, et suite au succès des élections législatives syriennes, est venue la décision ferme et définitive de combattre le terrorisme sans relâche ; suivi du « test surprise » correspondant au tir de missiles balistiques intercontinentaux russes [4], lequel a semé la confusion dans le camp adverse qui a bien compris le sérieux du nouveau message militaire signifiant que les décisions politiques déclarées par Moscou, à l’intérieur et à l’extérieur du Conseil de sécurité, reposent sur une puissance militaire réelle et prête à intervenir en cas d’agression. Un projet de manœuvres militaires communes à quelques pays membres de cette organisation défensive n’a pas tardé à être envisagé. Quant au plan d’étranglement des médias syriens [5], il a échoué avant même sa mise à exécution par la prise de mesures adaptées aux circonstances et capables de protéger le droit de la Syrie à faire entendre sa vérité.

II. Dans ces conditions, la question qui se pose concerne le devenir de cette crise mondiale révélée par la soi-disant crise syrienne : le monde est-il à la veille d’une confrontation militaire globale, ou bien, est ce que ces démonstrations de force ne sont là que pour servir d’atouts lors de futures négociations ? Or, en matière de guerres, il est raisonnablement impossible de lancer une attaque avant de s’assurer de deux éléments : le premier correspond à la possibilité de réaliser l’exploit escompté tout en amenant l’adversaire à l’effondrement ou à une sorte de dépression ou d’égarement ; le second correspond à la capacité à transformer une victoire militaire en victoire politique qui puisse permettre d’ancrer, de conserver et d’exploiter la victoire. Dans certains cas, un troisième élément est à prendre en compte et correspond à ce que l’attaquant peut supporter comme pertes potentielles suite à la confrontation. Si nous appliquons ces règles immuables au camp des agresseurs, nous constatons que :

1. Dans le domaine de la guerre conventionnelle, les forces militaires essentielles à ce camp (l’OTAN) sortent de deux décennies décevantes qui ont épuisé leur économie au point qu’elles ne peuvent envisager une nouvelle guerre, alors que le camp adverse a des capacités militaires défensives qu’il leur serait extrêmement difficile de vaincre ; ce qui nous amène à laisser tomber l’éventualité d’une intervention militaire justifiée ou non par une résolution du Conseil de sécurité.

2. Dans le domaine de la guérilla et des opérations terroristes en cours, alimentées et dirigées par le camp des agresseurs qui poussent à l’escalade des violences et à leur généralisation à tout le territoire syrien et notamment aux grandes villes (Damas et Alep), le battage médiatique et les possibilités des agresseurs sont en deçà du seuil nécessaire à la réalisation de leur projet. En revanche, il est désormais très clair que la prochaine étape de la lutte contre ce terrorisme sera différente des précédentes, notamment parce que depuis la formation du nouveau gouvernement issu d’élections parlementaires libres il ne sera plus question d’opposer des lignes rouges infranchissables aux forces militaires syriennes et de les empêcher de faire ce qui doit être fait. Il ne sera plus possible au terrorisme médiatique et aux politiques du camp des agresseurs, qui sont derrière les massacres, de continuer leurs frauduleuses campagnes accusant l’État syrien de leurs propres crimes. Il ne sera plus acceptable que la mission des observateurs internationaux serve à intensifier les opérations criminelles, mission désormais sujette à caution vu ses manquements volontaires ou involontaires à dire la vérité.

3. Quant au reste, il nous suffit de rappeler l’impossibilité pour Israël de mettre en place une organisation défensive qui protégerait son front intérieur. Il brûle d’impatience pour attaquer l’Iran en plus de toutes les menaces qu’il ne cesse d’alimenter contre son programme nucléaire. Ce simple rappel suffit pour comprendre que le camp des agresseurs est incapable de supporter la réaction possible à son agression.

III. Par conséquent, nous pouvons déduire que la guerre militaire contre la Syrie est très peu probable ; que la guerre terroriste ne permettra pas à l’agresseur d’atteindre ses objectifs mais, qu’au contraire, elle lui imposera des pertes qui l’useront même si cela doit prendre un certain temps. À ce stade, nous pouvons revenir à la question posée plus haut : pourquoi un tel rassemblement des forces ?

À notre avis la réponse réside dans le fait que le camp agresseur, qui a constaté son échec, sait que la seule issue qui lui reste passe par une solution négociée et pacifique, mais il sait aussi que celui qui s’installe à la table des négociations ne reçoit qu’une part proportionnelle à ce qu’il a acquis sur le terrain et aux cartes qu’il tient dans sa main ; ce qui explique qu’il tente d’en rassembler un maximum pour que sa défaite devienne tolérable, maintenant que sa victoire en Syrie est entrée dans le domaine de la fiction et que la Russie a lancé ses invitations aux négociations selon un code compréhensible par toute personne qui connait le protocole : un missile qui lève les doutes, dissipe les délires, et ouvre la voie à la paix. Ainsi, le Président Bachar Al-Assad aura offert à son père l’équilibre stratégique pour lequel il a toujours œuvré et dont il a toujours rêvé, en commémoration du dixième anniversaire de sa mort.

Source
Tayyar (Liban)

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 09:38

L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication


Des États membres de l’OTAN et du CCG préparent un coup d’État et un génocide sectaire en Syrie. Si vous voulez vous opposer à ces crimes, agissez dès maintenant : faites circuler cet article sur le Net et alertez vos élus.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 10 juin 2012 
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Dans quelques jours, peut-être dès vendredi 15 juin à midi, les Syriens qui voudront regarder les chaînes nationales verront celles-ci remplacées sur leurs écrans par des télévisions créées par la CIA. Des images réalisées en studio montreront des massacres imputés au gouvernement, des manifestations populaires, des ministres et des généraux donnant leur démission, le président el-Assad prenant la fuite, les rebelles se rassemblant au cœur des grandes villes, et un nouveau gouvernement s’installant au palais présidentiel.

Cette opération, directement pilotée depuis Washington par Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale des États-Unis, vise à démoraliser les Syriens et à permettre un coup d’État. L’OTAN, qui se heurte au double veto de la Russie et de la Chine, parviendrait ainsi à conquérir la Syrie sans avoir à l’attaquer illégalement. Quel que soit le jugement que l’on porte sur les événements actuels en Syrie, un coup d’État mettrait fin à tout espoir de démocratisation.

Très officiellement, la Ligue arabe a demandé aux opérateurs satellitaires Arabsat et Nilesat de cesser la retransmission des médias syriens, publics et privés (Syria TV, Al-Ekbariya, Ad-Dounia, Cham TV etc.). Il existe un précédent, puisque la Ligue avait déjà œuvré à la censure de la télévision libyenne pour empêcher les dirigeants de la Jamahiriya de communiquer avec leur peuple. Il n’y a pas de réseau hertzien en Syrie où les télévisions sont exclusivement captées par satellite. Mais cette coupure ne laissera pas les écrans noirs.

En effet, cette décision publique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon nos informations plusieurs réunions internationales ont été organisées cette semaine pour coordonner l’opération d’intoxication. Les deux premières, d’ordre technique, se sont tenues à Doha (Qatar), la troisième, politique, s’est tenue à Riyad (Arabie saoudite).

Une première réunion a rassemblé les officiers de guerre psychologique « embedded » dans quelques chaînes satellitaires, dont Al-Arabiya, Al-Jazeera, BBC, CNN, Fox, France 24, Future TV, MTV — On sait que depuis 1998 des officiers de l’United States Army’s Psychological Operations Unit (PSYOP) ont été incorporés dans la rédaction de CNN ; depuis, cette pratique a été étendue par l’OTAN à d’autres stations stratégiques—. Ils ont rédigé à l’avance de fausses informations, selon un « storytelling » élaboré par l’équipe de Ben Rhodes à la Maison-Blanche. Une procédure de validation réciproque a été mise au point, chaque média devant citer les mensonges des autres pour les rendre crédibles aux yeux des téléspectateurs. Les participants ont également décidé de ne pas uniquement réquisitionner les chaînes de la CIA pour la Syrie et le Liban (Barada, Future TV, MTV, Orient News, Syria Chaab, Syria Alghad), mais aussi une quarantaine de chaînes religieuses wahhabites qui appelleront au massacre confessionnel au cri de « Les chrétiens à Beyrouth, les alaouites au tombeau ! »

Le second meeting réunissait des ingénieurs et des réalisateurs pour planifier la fabrication d’images de fiction, mêlant une partie en studio à ciel ouvert et une partie d’images de synthèse. Des studios ont été aménagés durant les dernières semaines en Arabie saoudite pour reconstituer les deux palais présidentiels syriens et les principales places de Damas, Alep et Homs. Il existait déjà des studios de ce type à Doha, mais ils étaient insuffisants.

La troisième réunion regroupait le général James B. Smith, ambassadeur des États-Unis, un représentant du Royaume-Uni, et le prince Bandar Bin Sultan (que le président George Bush père désignait comme son fils adoptif, au point que la presse états-unienne l’a surnommé « Bandar Bush »). Il s’agissait de coordonner l’action des médias et celle de « l’Armée syrienne libre » dont les mercenaires du prince Bandar forment le gros des effectifs.

L’opération qui était en gestation depuis des mois a été précipitée par le Conseil de sécurité nationale des États-Unis après que le président Poutine ait notifié à la Maison-Blanche que la Russie s’opposerait par la force à toute intervention militaire illégale de l’OTAN en Syrie.

Cette opération comprend deux volets simultanés : d’une part déverser de fausses informations et d’autre part censurer toute possibilité d’y répondre.

Le fait d’interdire des TV satellitaires pour conduire une guerre n’est pas nouveau. Ainsi, sous la pression d’Israël, les États-Unis et l’Union européenne ont successivement interdit des chaînes libanaise, palestiniennes, irakiennes, libyennes, et iraniennes. Aucune censure n’a été effectuée envers des chaînes satellitaires provenant d’autres régions du monde.

La diffusion de fausses nouvelles, n’est pas non plus une première. Cependant, quatre pas significatifs ont été franchis dans l’art de la propagande au cours de la dernière décennie.
• En 1994, une station de musique pop, la Radio libre des Mille Collines (RTML) a donné le signal du génocide rwandais en appelant à « Tuer les cafards !  ».
• En 2001, l’OTAN a utilisé des médias pour imposer une interprétation des attentats du 11-Septembre et justifier les attaques de l’Afghanistan et de l’Irak. À l’époque déjà, c’est Ben Rhodes qui avait été chargé par l’administration Bush de rédiger le rapport de la Commission Kean/Hamilton sur les attentats.
• En 2002, la CIA a utilisé cinq chaînes, Televen, Globovision, Meridiano, ValeTV et CMT, pour faire accroire que des manifestations monstres avaient contraint le président élu du Venezuela, Hugo Chavez, à démissionner, alors qu’il venait d’être victime d’un coup d’État militaire.
• En 2011, France 24 faisait de facto office de ministère de l’Information du Conseil national libyen, avec qui il était lié par contrat. Lors de la bataille de Tripoli, l’OTAN a fait réaliser en studio et diffuser par Al-Jazeera et Al-Arabiya des images des rebelles libyens entrant sur la place centrale de la capitale, alors qu’ils étaient encore loin de la ville, de sorte que les habitants, persuadés que la guerre était perdue, cessèrent toute résistance.

Désormais, des médias ne se contentent plus de soutenir la guerre, ils la font.

Ce dispositif viole des principes de base du droit international, à commencer par l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme relatif au fait « de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ». Surtout, il viole les résolutions de l’Assemblée générale des Nations-Unies, adoptées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour prévenir les guerres. Les résolutions 110, 381 et 819 interdisent « les obstacles au libre-échange des informations et des idées » (en l’occurrence la coupures des chaînes syriennes) et «  la propagande de nature à provoquer ou encourager toute menace à la paix, rupture de la paix, ou tout acte d’agression ». En droit, la propagande de guerre est un crime contre la paix, le plus grave des crimes, puisqu’il rend possible les crimes de guerre et les génocides.

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 14:44

 

L'arnaque de la dette et l'escroquerie politicienne.


 

 

La «crise» grecque rapportée par les médias a levé une partie du voile qui recouvre le système financier soigneusement caché aux yeux des peuples.

 

Cette crise qui affecte tous les pays soumis à l'imperium étasunien, c'est à dire les pays de l'OCDE, a pour effet de conduire ces peuples soumis à l'appauvrissement et à une immense pression pour que leur soient soustraits des avantages sociaux acquis de longues luttes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_et_de_d%C3%A9veloppement_%C3%A9conomiques

 

Il est donc légitime de se poser des questions sur la réalité de cette crise et des mécanismes qui l'induisent.

 

Tout le monde a entendu parlé des agences de notation telle Standard & Poor qui attribuent des notes aux pays empruntant des capitaux sur les marchés financiers. Les peuples ont découvert un peu effarés l'importance de ces emprunts sur des marchés privés et le caractère des notes attribuées à tel ou tel pays. Ces notes allant de AA+ à BB- attribuées par ces fameuses agences doivent évaluer la capacité de remboursement des emprunts.


Ces agences de notations semblent toutes puissantes sur les nations car au vu de ces notes les intérêts des emprunts seront plus ou moins lourds et donc l'appauvrissement des peuples qui empruntent plus ou moins importants. On ne sait comment procèdent ces agences et qui leur a conféré une telle puissance.

 

La découverte du système d’endettement des nations et des «crises» induites par des difficultés de remboursement de certains pays, nous incite à nous intéresser à des mécanismes financiers particulièrement opaques et pour cause. La découverte du fonctionnement du système révèle une immense arnaque.

 

Le fait que les politiciens de toutes obédiences de droite comme de gauche couvrent cette arnaque et en défendent les rouages est particulièrement grave et pose question sur leur dépendance.

(L'UPR de Asselineau avec S&P de Cheminade mis à part)

 

carte-dette-monde-2009Dette en pourcentage du PIB montrant les pays de l'OCDE les plus endettés

 

L'imposition du Dollar, de l'Euro, de Union Européenne et de la dette obligatoire forme un système qui permet à la fois aux USA de conserver une valeur à leur monnaie et d'alimenter leur industrie d'armement mais aussi permet à une oligarchie très limitée en nombre de s'enrichir d'une manière considérable.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/a79ab890-0a6b-11df-811c-d996489948b4/

 

 

Démontage d'une arnaque

 

1- Imposition du dollar seule monnaie indexée sur l'or.

Le système commence par l'imposition du dollar USD, monnaie des USA, comme monnaie devant être obligatoirement utilisée dans le commerce international et notamment dans les opérations de spéculation sur les commodités (matières premières, engrais et produits alimentaires en vrac).

Cette imposition est issue des accords de Bretton Woods du 22 juillet 1944 par lesquels les 44 nations alliées des USA, c'est à dire soumises, acceptaient que l'étalon or, qui jusqu'alors indexait les monnaies de chacune soit supprimé. Un étalon dollar indexé sur les seuls stocks d'or des USA devait remplacer l'étalon or par nation.

Ce faisant, afin de limiter les opérations de change dans le commerce international et de faciliter la visibilité des cours, l'usage du seul dollar fut imposé dans ces transactions puisque cette monnaie était devenue la seule référence sur l'or.

 

2- Le dollar n'est plus indexé sur quoi que ce soit.

En 1971 sous l'administration Nixon, cette référence à l'or du dollar fut supprimée. La seule valeur de la monnaie était conférée par les marchés financiers, la loi de l'offre et de la demande fixant la valeur de change de la monnaie. Monnaie obligatoire dans les transactions donc perpétuellement recherchée et acquise, cette valeur était mécaniquement et obligatoirement soutenue, effectivement le référencement sur l'or n'avait plus d'objet.

 

3 - Personne ne peut plus connaître la quantité de dollars en circulation.

Le 23 mars 2006, l'indice M3 qui mesure la quantité de dollars imprimés n'est plus publié. A ce moment seule la planche à billet produit des richesses, plus besoins ni d'or ni de référence quelconque. En fait cet indice n'avait plus aucun intérêt économique car le dollar imprimé était déjà marginal, la création de monnaie par les banques étant maintenant devenu artificielle par le prêt.

 

4 - La création monétaire par le prêt .

Seuls les prêts créent maintenant de la monnaie plus besoin d'imprimer quoi que ce soit de vrai ou de faux, de faux vrai ou de vrai faux. Le prêt est un jeu d'écriture électronique de banque à banque les capitaux sont complètement virtualisés.

L'importance est d'avoir des gens qui empruntent de l'argent en produisant des intérêts, seuls ces intérêts payés régulièrement issus d'une activité économique sont créateurs de richesses réelles le prêt en lui même n'étant que du vent.

 

5- Pour les USA, contrôler toutes les transactions et les banques.

La « Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication» ou SWIFT fut créé en 1973 et fut opérationnelle en 1977. Cette société interbancaire possède son siège à La Hulpe en Belgique elle est sous contrôle étroit étasunien, elle est chargée des transferts de fonds virtuels par électronique de banque à banque. Toutes les transactions bancaires passent par elle. Ces transactions se font par codes normalisés (méta langage) pouvant être compris automatiquement, chaque code (MT) possédant un verbiage précis. Toutes les transactions sont ainsi connues et la corruption des politiciens contrôlée et instrumentée. Ces transactions peuvent être éventuellement stoppées pour les insoumis sur la seule demande des services US. La totalité des opérations commerciales se faisant en dollars et en conséquence les opérations spéculatives sur les commodités, la réserve fédérale US, organisme de contrôle du dollar, a donc, par ce système, la haute main sur l'économie mondiale et sur la totalité des banques.


Aucune banque au monde ne peut fonctionner sans l'accord et le contrôle US.


http://www.swift.com/solutions/by_customer/corporates/overview/ssmtig.pdf

Exemple de code MT parmi les plus utilisés:

MT 103 transfert immédiat,

MT 103/23 transfert conditionnel

MT 760 lettre de crédit, prêts, garanties bancaires.

MT 799  contrats, preuves de produits, preuves de fonds.

 

6- Des complices à la tête des états

On comprend maintenant que pour faire fonctionner le système financier US il faut des complices à la tête des états qui puissent organiser les emprunts sur les marchés financiers. En France, cela devint possible grâce à un décret de 1973 signé par Georges Pompidou président de la république, ex fondé de pouvoir de la banque Rotschild et Valérie Giscard d’Estaing son ministre des finances.

Depuis, l'endettement de la France et l'importance des intérêts payés à la finance anglo-saxonne ne cesse de croître. Il était devenu de la plus haute importance pour les USA d'avoir la maîtrise des politiciens des zones soumises à ce traitement de choc afin que soit pérennisé l'emprunt.

Qu'il y ai refus d'emprunter et de rembourser et le système s'écroule.

 

7- Sortir les monnaies européennes des pouvoirs régaliens des états et du contrôle des peuples

L'Europe occidentale, était après les USA, la seconde zone économique du monde donc une des plus solvable. Il y était donc important d'endetter cette zone économique à haut niveau de manière à produire d'importants flux d'intérêts. La création de l'Euro et sa privatisation de fait permit de placer le contrôle de cette monnaie par les USA et son système bancaire. L'UE est là pour remplacer les pouvoirs nationaux et  faciliter ainsi toutes décisions en faveur du système bancaire étasunien.

 

8- Titrisation des dettes et leur transformation en capitaux disponibles à la spéculation.

La titrisation de dettes appelées en français «obligation» est une opération bancaire classique et ancienne. Celui qui achète une obligation, achète une part de dette et possède l'espoir d'être remboursé, il peut faire un placement intéressant selon le taux d'intérêt de ce prêt.


415px-Luigi_Loir_-_500_FRF_bond-_Toulouse-_1901.jpg

Aujourd'hui la banque étasunienne, puisque par le dollar et le SWIFT cet état s'est approprié tout le système bancaire mondial, a remplacé ce terme vieillot d'obligation par « debt bond» et divisé ces «dept bonds» en différents produits financiers spécialisés: (MTN, SBLC, BG, etc.).


Ces «debt bonds » peuvent maintenant être escomptés par les banques. (c'est à dire fournir des capitaux disponibles)


La «dept bond» possédée par un particulier peut être «logée» dans une banque qui l'accepte et qui la garde en garantie, la banque peut en retour assurer une ligne de crédit à son possesseur initial, c'est l'escompte.


De cette dette, la banque crée un montant de capitaux immédiatement disponible pour toutes transactions. On observe donc que plus il y a de dettes plus il y a de capitaux disponibles pour la spéculation à la hausse.


On comprend bien que plus un produit est cher plus les bénéfices de revente seront importants. Le mécanisme de la spéculation à la hausse consiste a augmenter fortement la demande par rapport à l'offre, il faut donc disposer de capitaux importants. Il s'agit également dans le même temps de retenir la vente.

Acheteurs et vendeurs sont souvent les mêmes, les commodités sont transformées en titres de propriétés électroniques, ainsi une cargaison de pétrole de 2 millions de barils peut être achetée et revendue des dizaines de fois entre son chargement et son déchargement. Le pétrolier peut aussi attendre en haute mer avant son déchargement que la hausse attendue advienne.

Un très grand nombre de transactions se font ainsi en «spot» (en haute mer) ou il s'agit d'avoir à sa disposition des quantités de capitaux disponibles importants.

 

Toutes ses opérations se passent en salle de marché, la propriété des «allocations» passant de mains en mains à la vitesse électronique elle est affichée sur les «boards» (écrans) des opérateurs. Ces salles de marché sont appelées «platforms» et l'accès aux plus performantes des USA ou de Londres n'est réservé qu'à une élite triée sur le volet, possédant des «merchant account» très importants de plusieurs centaines de millions de dollars .


Le rapport moyens des «plateforms» réelles ( il y a beaucoup d'escroqueries) est de 2% par jour. 


Les «merchant account» des « platforms » sont au nom de «trustees» qui sont des coalitions «d'investisseur» anonymes, il est impossible d'en connaître les noms.

 

L'effet direct de ce système est que : plus il y a de dettes plus il y a de capitaux et plus il y a hausse des matières premières et du pétrole et plus vous payez!

  Petrole-dette-copie-1.png

Capitaux disponibles, bulle financière et prix du pétrole


Accélération de la dette

Afflux de capitaux disponibles du à une accélération de l'endettement.

 

Allemagne-siphonnee.png

La courbe de l'endettement de l'Allemagne similaire à celle de la France.

 

_____________________________________________________________________________________________ 

RemarqueCe que l'on appelle bulle financière est l'exès de capitaux provenant d'escomptes de dettes non solvables ou peu solvables. L'éclatement de la bulle financière survient quand il est devenu certain que les capitaux escomptés sur des dettes "pourries"  qui ne seront jamais remboursées, à ce moment les lignes de crédits accordées par les banques sont retirées.

Il y a moins de capitaux disponibles pour la spéculation à la hause, c'est ce qui est arrivé fin 2008.

______________________________________________________________________________________________

 

 

8- L'Euro avatar du dollars et sa béquille.


L'euro est une machine à faire du dollar, à soutenir sa valeur et donc celle de la production du complexe militaro-industriel étasunien.


Comment? 

La grosse majorité des dettes solvables viennent de pays de la zone Euro et donc la majorité des « debt bonds » est libellée en Euro.

Mais, pour être utilisable en « platform » sur un « merchant account » il faut du dollar puisque c'est la monnaie obligatoire. Les euros escomptés par les banques doivent être échangés contre des dollars et ce perpétuellement, on voit que sur le marché des devises le dollar est toujours demandé et donc sa valeur forcément toujours soutenue.

De cette façon la dette des pays de la zone Euro permet l'existence même du dollar qui sans cela aurait disparu depuis longtemps.

 

Vous travaillez pour que les USA puisse fabriquer et vendre de très grosses quantités d'armement, armement qui va servir à maintenir le pouvoir mondial des USA et imposer le système Euro / Dollars par la force.

 

On voit que ce système d'arnaque qui permet de prélever le fruit du travail des européens et des japonais au profit de la banque anglo-saxonne et des USA ne pourrait fonctionner longtemps si les peuples en avaient conscience.


Les politiciens de droite comme de gauche avec les médias qui vantent l'UE et l'Euro sont là pour «enfumer» les peuples et leur faire accepter cette monstruosité. On peut à juste titre se demander pourquoi font ils cela contre leurs peuples alors qu'il ne faut pas très longtemps à chacun pour s'apercevoir de l'étendue de l'escroquerie.


J'ai expliqué dans des articles précédents comment avec deux blocs politiques droite / gauche artificiellement opposés mais en accord sur la conservation du système on en arrive de fait au parti unique et à la confiscation de la démocratie.

Quel est le mécanisme de subordination des médias et des politiciens à l'intérêt des USA ? Il serait temps de pouvoir répondre à cette question mais il paraît évident que c'est d'abord l'argent qui fonctionne.


Ce système en produit énormément et peut largement saupoudrer politiciens et médias. Les sommes pouvant aller vers un président de la république française se comptent en plusieurs centaines de million d'Euros, ce sont également des actions de « trustees » performants des allocations de pétrole, des parts dans des compagnies minières, des titres au porteur etc.. Les preuves de corruption ne sont détenues QUE par les USA qui peuvent ainsi faire chanter tous politiciens et l'obliger à agir dans l'intérêt du système.


Qu'un politicien n'obéisse plus ou que l'on veuille s'en débarrasser au profit d'un autre plus docile et c'est un scandale de corruption ou de mœurs qui est mis sur la place publique et une presse aux ordres bien financée comme Le Monde, Libération ou Médiapart en France se charge des "divulgations". On vire Dominique de Villepin chiraquien avec une affaire Cleastream au profit d'un Sarkozy, puis on vire Sarkozy avec une affaire de financement de sa campagne par la Libye, on vire aussi  un DSK qui voulait que le monde se passe du dollar, les politiciens corrompus valsent et se remplacent mais le système perdure. Aux USA on vire maintenant les généraux non obéissants.


Vous payez toujours et ce jusqu'à épuisement de la ressource après, cela s'écroulera mais les hommes du système n'ont qu'une seule devise: "après nous le déluge!".


La Grèce... le Portugal... l'Espagne.... l'Irlande.... la France.... jusqu'à l'Allemagne et puis plus rien !

 

Une autre remarque importante: la structure du capitalisme a changé depuis Marx. On n'accumule plus de capitaux dans les pays de la zone sous domination anglo-saxonne avec la valeur ajoutée de marchandises, mais en exploitant des nations colonisées par le système de la dette. Il s'agit maintenant pour les nations soumises de se libérer telle est la première tâche à accomplir pour les peuples.


La question nationale est devenue prioritaire, et la gauche morale le principal obstacle politique à cette libération.


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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 22:57

 

Peste ou choléra?


Janus.png

 

Telle était la question que l'électeur pouvait légitimement se poser au 2ème tour des élections présidentielles de 2012 car les deux candidats portaient chacun le même projet, celui de continuer la politique désastreuse d'abandon de souveraineté du peuple français, politique qui comme chacun l'observe conduit notre pays à la ruine, tout en favorisant l'escroquerie financière.

 

Comment en sommes nous arrivé là?

 

Bien évidemment chacun des protagonistes niait que la crise systémique que connaît la zone euro-atlantique puisse provenir de ces abandons de souveraineté, négation accompagnée depuis toujours par une lourde propagande médiatique. Ces candidats pourtant ont bien admis l’existence d'une crise, ils ne pouvaient faire autrement mais ils l'ont tous deux attribuée à un phénomène hasardeux et méconnu, chacun se gardant bien d'en analyser les raisons.

Pire, la solution que chacun proposait pour sortir de cette crise était d'accélérer encore l'intégration mondialiste des nations cause même de cette crise.

 

La propagande médiatique, toujours au service du système euro-atlantique dirigé par les USA a merveilleusement bien fonctionné en servant la fiction d'une bipolarisation «droite» / «gauche» qui serait l'essence même d'un choix profond de société. Ce choix marquerait le haut niveau de la «démocratie» occidentale. Nous atteignons ici le vœux le plus cher du système : réduire des élections à un pseudo choix portant sur quelques détails alors que sur l'essentiel et sur ce qui importe au système il y aurait un parfait accord.

 

Ce pseudo choix «droite» / «gauche» est d'ailleurs le même proposé dans chacun des pays de la zone euro-atlantique, choix partout accompagné par une perpétuelle propagande. On observe d'ailleurs qu'à chaque élection, après que droite ou gauche au pouvoir se soit rendue impopulaire, et il ne peut en être autrement, gauche ou droite dans l'opposition revienne au pouvoir. C'est ce que la propagande appelle la démocratie de l'alternance.

Fausse alternance pourtant qui ressemble à s'y méprendre aux partis uniques des anciens systèmes soviétiques ou il n'y avait pas de choix de société. Pour nous, le seul choix proposé ne concernait que la personne qui appliquera une politique unique, nous ne sommes pas loin du parti unique.

 

Pourtant, en France les choses ne pouvaient pas paraître si simple pour les tenants du pouvoir impérial. La France pays contestataire par tradition avait voté à 55% contre le projet de constitution européenne en 2005, c'est à dire avait voté contre un projet important pour le système impérial.

Il fallait empêcher qu'une majorité politique puisse un jour se concrétiser autour d'un rejet du système européiste et mondialiste, telle fut la tâche dévolue aux différents et principaux partis politiques. Il fallait briser toutes possibilités de réunions sur un sujet aussi fondamental qui est l'acceptation ou le rejet du système bien précis et descriptible qui nous affecte, le système Union Européenne, Euro, Dollars imposé à la fois par l'impérialisme anglo-saxon et par l'axe financier Wall Street, La City.

 

Afin de crédibiliser la fiction démocratique du choix, il importait de donner corps à une différenciation droite gauche en mettant en scène et dramatisant des postures moralistes différentes de ceux  pouvant se réclamer par tradition de l'une ou de l'autre obédience.

 

Cette dramatisation paroxystique devait effacer la différenciation principale, celle qui existe entre les partisans de la souveraineté nationale et celle des partisans de l'effacement des nations et ce afin de la remplacer par une autre opposition mais fabriquée conflictuelle et dramatique entre une droite et une gauche soigneusement épurée de toutes analyses techniques sur les causes de la crise et les moyens d'y remédier.

La dramatisation des postures moralistes permet de mieux séparer accointances et appartenance que ne pourrait le faire une analyse réfléchie et technique sur la crise.

Il fallait « enfumer » le débat en mettant en scène une sorte de guerre de religion.

 

Le but du flot moraliste de gauche au service de l'empire est de rejeter à l'extrême droite toutes contestations du système afin de la diaboliser, cette diabolisation s'effectuant à l'aide d'amalgames et de procès d'intentions.

Les thèmes choisis pour cet enfumage n'étaient pas nouveaux, ce sont devenus maintenant des classiques portés principalement par ce qui était auparavant l'extrême gauche, ex PCF et ex gauchistes reconvertis dans la défense des «valeurs occidentales» antinationales avec aujourd'hui un leader politique Jean Luc Mélenchon.

 

Puisque l'affrontement technique réel : indépendance nationale ou mondialisme se fonde sur la nation : soit son indépendance, soit sa dilution voir sa négation, la position moraliste de la gauche au service des puissances financières est d'amalgamer défense de la nation avec nationalisme et racisme. Cet amalgame doit se réaliser en accusant d'une façon dramatique les indépendantistes de vouloir fomenter guerres nationales, pogroms voir de vouloir construire des camps de concentrations et de leur porter finalement la grande accusation de fasciste.

 

Ces thèmes d'amalgames furent déjà largement utilisés par les USA pour diaboliser les contestataires de la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 en portant des accusations très graves de négationnisme, amalgamant la contestation de cette version officielle avec ceux qui nient l’existence des chambres à gaz nazies .

Donald Runsfled lui même fut le premier à porter ce genre d'accusation à l'encontre du Réseau Voltaire et de Thierry Meyssan. Ensuite le monde politico-médiatique et la gauche morale n'eurent plus qu'a suivre la voie tracée.

Ici le bénéfice de la destruction des nations par l'empire est évident, puisque les nations portent des légalités et des protections sociales obtenues de longues luttes, seules barrières à l'exploitation financières.

 

En France pays ou existe une forte immigration et ou vivent le plus grand nombre de musulmans en Europe et le plus grand nombre d'israélites, il est facile de fabriquer des affrontements politiques sur l'immigration, de glisser vers le racisme, de fustiger le nationalisme et d'amalgamer partisans de l'indépendance nationale et adversaires de l'impérialisme avec racistes, extrêmes droite voir fascistes. Il n'est qu'a rappeler l'aventure de Nicolas Dupont-Aignant, cherchant à rencontrer des «Indignés » à la Bastille pour les soutenir, il fut repoussé violemment et traité de fasciste par des militants du NPA.

 

On ne brosserait pas un tableau complet de la situation politique actuelle avec leurs thèmes d'affrontement en ne montrant seulement que le glissement de la gauche révolutionnaire vers la gauche morale, puis son instrumentation par le grand capitalisme financier et mondialiste, sans montrer en parallèle le glissement d'une certaine droite vers le combat anti-impérialiste.

 

Nous voyons aujourd'hui que la défense des nations, de leur liberté et de leur indépendance est devenu un thème politique favori d'une certaine droite radicale autant que de fustiger cette défense est devenu le thème favori des ex gauchistes. Ce faisant cette droite se gauchise en prenant la défense du Vénézuela et de son leader Hugo Chavez autant que celle de l'Iran et de son leader Ahmadinejad autant que celle de la Russie qui a retrouvé son anti-impérialisme du temps de l'URSS avec Vladimir Poutine. Nous avons vu au cours des agressions impérialistes contre la Libye et la Syrie une extrême gauche applaudir à l'intervention de l'OTAN pendant que la droite dite extrême prenait la défense des nations agressées par l'impérialisme US et ses différentes marionnettes. La gauche morale devenant le premier partenaire idéologique de l'impérialisme en mettant en avant le « droit d'ingérence humanitaire » instrumenté derechef par cet impérialisme qui avec sa presse colle rapidement les étiquettes d'infamie sur les hommes à abattre et les nations à piller.

 

Nous pouvons maintenant analyser la manœuvre d'enfumage du «combat » mélenchiste Front contre Front.

 

Un vif affrontement dramatisé entre des « outsiders » radicaux n'avait pour seule fonction que d'obliger chaque électeur à finalement s'identifier religieusement comme étant de droite ou de gauche tout en oubliant les causes de la crise.

 

Cette identification de chacun bien réalisée il ne restait plus qu'aux partis du système, déjà pressentis pour exercer le pouvoir en alternance, de ramasser ses électeurs proprement estampillés.

Chaque groupe n'était plus motivé à élire un politicien en accord avec des idées concrètes , mais à faire barrage à l'autre identifié moralement comme «salaud»: salaud de droite flirtant avec l'extrême droite raciste ou «salaud» de la gauche anti-nationale voulant ouvrir grand les frontières à une immigration massive.

 

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Deux mouvements politiques: le Front de Gauche et la Front National se sont particulièrement attachés et d'une manière complice à donner corps à une mascarade théâtrale dramatisant un pseudo combat droite, gauche . Pour l'un un combat «antifasciste» en jouant une romantique «guerre d'Espagne» de salon avec drapeaux rouges au vent et « no passaran » vociféré le poing levé. Pour l'autre en s'attachant à bien valider toutes les accusations d'anti-islamisme primaire en donnant du crédit à la fable de l'affaire Merah dont chacun sait aujourd'hui qu'elle fut montée de toute pièce par la DCRI.

Marine Le Pen dans ses discours a toujours pris soin d'effrayer les français d'origine étrangère, oblitérant complètement sa volonté de vouloir sortir la France du système financier euro-atlantique, volonté qualifiée pour longtemps maintenent d'extrême droite et jetée aux oubliettes de opprobre.

 

Le tour était finement joué, ce qui accable les français était passé à la trappe, on ne parlait plus que de racisme et d'extrême droite diabolique et de faire barrage à cette droite classique forcément complice.

Le fauteuil de président fut ainsi avancé au falot François Hollande alias Flamby qui fera un splendide et obéissant valet des intérêts financiers et impérialiste de l'oligarchie anglo-saxonne.

 

pantalone

 

 

 

 

Aujourd'hui l’ineffable Mélenchon, défenseur acharné de l'impérialisme et du système financier euro-altantique, en Pantalone de Comedia Dell'Arte remet ça en se faisant parachuter à Hénin Liétard ou se présente Marine Le Pen afin de continuer la mascarade du combat Front contre Front.

 

 

La gauche morale dont il est le leader est bien devenue l'idéologie privilégiée du système politique, économique et financier qui affecte notre nation, elle est bien devenue l'ennemie principale à abattre si l'on veut unir les français dans un large front patriotique contre l'impérialisme comme celui qui permit de libérer la France du fascisme, qui était véritable celui-ci.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 14:21

 

 

 

 

Teatro, comedia e mascherata.

 

(Théâtre comédie et mascarade)

 

 

Les-charlatans.jpg

 

 

 

Les élections présidentielles françaises de 2012 eurent pour objet de continuer la mise en scène de la fiction démocratique dans notre pays et d'installer durablement le système imposé par les USA qui est fondé sur l'UE, l'Euro et le Dollars. Ces élections s'attachèrent à briser toute union majoritaire comme celle qui avait pu exister en 2005 quand le peuple français avait voté "non" au référendum sur la constitution européenne.

 

Pour ça il fallut jouer La Mascherata (La Mascarade)!

 

 

Il fallut présenter au bon peuple une fiction que l'on peut voire comme une pièce de théâtre en deux actes. Le scénario en fut habilement concocté par le Grand Auteur d'outre atlantique spécialiste en tous genres de fictions permettant de faire croire aux peuples tout ce qu'il désire faire croire.

 

Ce scénario nous raconte une histoire dans laquelle un bon peuple peut choisir en toute liberté le meilleur personnage de la pièce parmi ceux présentés au début.

 

Ce personnage finalement librement choisi et quel qu’il fut arrive toujours à la fin du deuxième acte à vendre au dit peuple après force boniments un avenir qui est invariablement le même et est représenté sous forme d'un tableau intitulé « Le Désastre de la Mondialisation».


Nous sommes dans la comédie italienne et il s'agit d'un scénario à la Goldoni comme dans la pièce «Personnages en quête d'Auteurs » ou l'on ne peut faire la différence entre personnages de fiction dans la fictions et personnages réels dans la fiction.

Une grande liberté est laissé à ces personnages qui peuvent improviser, seule la fin est importante et doit être invariablement la même.

La scène finale doit voir le dernier personnage restant choisi "librement" par le peuple en liesse brandir devant ce même peuple subjugué le tableau de l'avenir qui lui est réservé «Le Désastre de la Mondialisation».

 

La pièce s'intitule en français La Mascarade, La Mascheretta en italien, elle plonge ses racines dans la tradition italienne de la Comedia dell'arte dont elle emprunte les personnages traditionnels.

 

Le scénario est fort complexe que n'aurais pas désavoué notre Goldoni, sa compréhension n'est réservé qu'aux spécialistes de ce grand art italien qu'est mascarade

 

 

Premier Acte: L'intrigue se noue

 

 

Deux personnages principaux de bateleurs habiles sont montés chacun sur une estrade et tentent d'attirer vers eux le plus gros d'une clientèle de chalands afin de leur vendre le fameux tableau de l'avenir. Le tableau présenté par chacun d'eux représente la même scène, « Le Désastre de la Mondialisation ».

Pourtant ces deux bateleurs ne se ressemblent pas, la clientèle auxquelles ils s'adressent chacun ne se ressemble pas et ils n'utilisent pas non plus le même langage.

Chacun brandit bien le fameux tableau mais de loin ceux-ci semblent différents. Pour l'un le fond est rose et raffiné, pour l'autre le fond est bleu et plus frustre.

 

Description des personnages et de leur rôle:

 

Personnages principaux, les bateleurs, chacun sur une estrade.


 

Flamby Pulcinella 


 

Pulcinella-rose.pngFlamby Pulcinella,  est doux et gentil tout habillé de rose, il ne ferait pas de mal à une mouche.

On peut observer ses clients s'assemblant autour de son estrade ou il se meut doucement l'air rigolard, ils sont tous aussi calmes que lui. Les hommes sont souvent barbus avec l'air suffisant du Docteur Thomas Diafoirus dans une pièce de Molière, ils devisent doctement, les femmes ont l'air sévère elles portent des lunettes ont voit qu'elles ont l'habitude de commander aux enfants. Ils approuvent sagement les douces paroles de Flamby Pulcinella en hochant du chef.

Ils approuvent tout en faisant la leçon aux passants indifférents, leur expliquant en agitant le doigt doctement, pourquoi acheter «Le Désastre de la Mondialisation » à fond rose est bien et méritoire. Chaque acheteur de tableau est ainsi gratifié d'un « Bon Point » alors que la douce musique du «Chœur des Médias» entonne les louanges du sombre avenir à fond rose.

La foule ainsi grossit autour de l'estrade de notre doux bateleur et les tableaux s'arrachent comme petits pain dans le flon flon joyeux du chœur médiatique dont il apparaîtra qu'il entonnera toujours les louanges de notre Flamby Pulcinella sans discontinuer jusqu'à la scène finale.

 

 

Sarko il Capitan

 

 

 

Sarko-Capitan.pngL'autre personnage a l'air plus inquiétant, il est agité sur son estrade et mouline des bras avec avec son épée de bois, c'est «Sarko il Capitan» le matamore. Il veut faire la guerre à tout le monde pour mieux vendre son tableau du «Désastre de la Mondialisation » pour montrer qu'il est le plus fort.

Les chalands qui s'assemblent autour de son estrade ont l'air tous aussi agités que lui. Ils vocifèrent des insultes envers ceux qu'ils appellent des «bougnoules », à qui ont va faire la guerre et même à des français mais à l'air de «bougnoules» car le Grand Auteur qu'il pense être son maître lui a bien spécifié à lui Sarko il Capitan le matamore qu'il y avait deux civilisations, la bonne et la "bougnoule" et que la "bougnoule" devait être éradiquée de la planète, donc il mouline martialement son épée de bois au dessus de sa tête en roulant des yeux.

Sarko il Capitan le matamore n'est pas seul il est entouré des «spadacini squarcini» chargés des mises en scènes spéciales avec sauce tomate et balles à blanc pour les scénettes qui entrecoupent ses harangues, scénettes ou l'on voit d'affreux et faux terroristes déguisés justement en "bougnoules" assassinant de braves gens.

Il pense comme cela vendre à ses clients à l'air beaucoup moins savant que ceux de son concurrent, le même tableau représentant « Le Désastre de la Mondialisation » mais sur fond bleu et ainsi mériter du Grand Auteur.

 

 

Le premier acte de la pièce met également en scène d'autres personnages qui ne sont pas chargés de vendre au bon peuple quoi que ce soit représentant un quelconque avenir, la n'est pas leur rôle. Leur rôle est de faciliter l'avènement de la scène finale voulue par le Grand Auteur.

 

 

Méluche Pantalone

 

pantalone.jpgL'un est très malin c'est Méluche Pantalone dit le rouge à la verve fracassante.

 

Il a un rôle bien précis, il doit d'abord rassembler, les pauvres, les malheureux, les mécontents, ceux bien effrayés par les discours guerriers de Sarko il Capitan, en les noyant sous le flot des paroles qu'ils aimes bien entendre et qui sont les seules en mesure de calmer leurs angoisses.

Il leur dit qu'il n'y aura bientôt plus de pauvres et de malheureux, que tous les hommes sont pareils, même les «bougnoules». Il fait chanter la foule des pauvres en chœur qui frappe en cadence dans ses mains : « Il ne faut plus de frontières, tous les hommes sont frères, tra la la la lère », accompagné par la douce musique du chœur médiatique qui aime ce type de chant propre à hypnotiser des pauvres accablés par tant de malheur .

 

 

Puis tel un enchanteur avec sa flûte il conduit doucement et subrepticement vers l'estrade de son vieux compère Flamby Pulcinella, les pauvres et les malheureux hypnotisés par tant de belles paroles, mais sans qu'ils puissent s’apercevoir vers ou ils se dirigent.

En même temps, entre deux chants de patronage pour adolescent il fait vociférer par ses pauvres et malheureux des paroles injurieuses envers d'autres pauvres et malheureux ayant malheureusement choisis de suivre plutôt Colombine la Marine sa voisine et néanmoins concurrente. Son truc à Méluche Pantalone à la verve fracassante c'est la lutte des deux F : Frère contre Frère suivant en cela le merveilleux scénario du Grand Auteur.

 

Ah maintenant présentation de Colombine la Marine la voisine de Méluche Pantalone à la verve fracassante et de son rôle dans cette magnifique mascarade.

 

Colombine La Marine

 

 

Colombine la Marine                      Normale                                      Diabolique

 

C'est un personnage à double face, une espèce de Dr Jekyl et Mr Hyde, en féminin, un théâtre à elle seule.

Elle présente tout d'abord une côté sérieux voir professoral riche en vérités et bonnes paroles pour tous les pauvres et les opprimés, paroles propres à rassembler le bon peuple qui croit voir ici la fin de ses malheurs.

Puis soudain, soudain sans que l'on y prenne gare, elle se transforme en sorcière hargneuse, rouge sang, fustigeant «bougnoules», étrangers, homosexuels, vas nu pieds et pas pareils.

Certains parmi les badauds ne comprennent plus et veulent fuir vers son voisin Méluche Pantalone, d'autres accourent venant de l'estrade ou s'agite furieusement Sarko il Capitan le matamore en entendant le seul discours simple et puissant que leurs capacités limitées peu comprendre.


Alors finalement, des pauvres et des opprimés perdus courant ça et la entre Méluche Pantalone et Colombine la Marine sa voisine, finissent par se mélanger avec les limités du Matamore courants eux, entre Sarko il Capitan et la Marine Colombine, c'est la plus complète confusion et c'est bien la toute la subtilité du merveilleux scénario concocté par le Grand Auteur qui tire les ficelles de ses belles marionnettes.

 

Et la, au plus fort des cavalcades et des confusion le "Chœur Médiatique" entonne l'air de "L'Extrême Droite". Dans cet air grave et puissant est chanté: "que les clients de Colombines la Marine avec sa cohorte de pauvres et de malheureux, ne sont finalement que des suppôts de l'enfer voulant remettre des juifs dans des chambres à gaz et avec, accomplir d'autres forfaits et horreurs du même type".


 

L'Arlequin du Bagou

 

Arlequin.jpgOn peut également citer un autre personnage de moindre importance ne jouant que dans ce premier acte.

 

Il s'agit de l'Arlequin du Bagou, c'est un personnage aux multiples couleurs, indécis et bégayant il ramasse ça et les des clients un peu de tous les côtés qui traînent de droite et de gauche, comme lui hésitant. Il est chargé après un boniment limité d'emmener les uns vers l'estrade de Flamby Pulcinella et les autres vers Sarko il Capitan.au grès de ses hésitations. Les uns vont finalement acheter « Le Désastre de la Mondialisation à fond rose » et les autres le même à fond bleu, c'est pour cela qu'il est appelé l'Arlequin du Bagou.

 

 

 

 

 

 

Il y a également des figurants qui ne sont la que pour donner un semblant de crédibilité à la pièce, montrant que le choix est grand parmi ces nombreux personnages et figurants et que la démocratie n'est pas la mascarade que l'on peut  croit.

Le chœur médiatique ignore volontairement ces personnages figurants  qui doivent rester dans l'ombre pour le bon déroulement du scénario.

 


 

 

Choeur-mediatique.png

 

 

Le chœur médiatique.

 

Le chœur médiatique est chargé d'orchestrer La Mascherata  suivant la partition écrite par le Grand Auteur et d'en souligner les événements principaux chantant les louanges des uns, ceux qui se laissent conduire sagement vers l'avenir que le Grand Auteur a dessiné et de fustiger les autres avec le grand air de «l'Extrême Droite» pour ceux qui ne voient dans cet avenir que misère et effondrement.


 

 

Deuxième Acte : Le Duel.


 

Il ne reste plus sur scène que les deux personnages principaux. Coté cour, c'est à dire à gauche, Flamby Pulcinella le rose sur son estrade entouré de ses clients calmes avec leurs airs doctes de Thomas Diafoirus. Coté Jardin, à droite Sarko il Capitan le matamore avec ses clients agités vociférant des injures.

 

Tout le monde peut voir l'extraordinaire différence entre ces deux personnages mais également la grande différence de leurs clients.

 

Chacun présente son tableau, l'un à fond rose, l'autre à fond bleu, de loin ils semblent bien différents, il faut s'approcher, quasiment le nez dessus pour voir que les scènes qu'ils représentent sont identiques, c'est « Le Désastre de la Mondialisation » dessiné par le Grand Auteur pour le bas peuple. Mais d’où se situe le peuple il est impossible de pouvoir discerner ce qui est dessiné, chacun ne peut voir que la couleur du fond et entendre les boniments des bateleurs expliquant que les tableaux sont bien différents et que cet avenir étant dessiné la est bien plus radieux que l'autre.

 

Les autres personnages sont sortis de scène en coulisse, entraînant les pauvres, malheureux et opprimés qui disparaissent de la pièce.

Les uns sont sorti côté cour, à l'extrémité gauche de la scène suivant Méluche Pantalonne à la verve fracassante, le chœur médiatique accompagnant cette sortie par l'hymne à la gauche et à sa belle morale d'empire.

Les autres sont sorti côté jardin à l’extrémité droite de la scène suivant Colombine la Marine le chœur médiatique les accompagnant avec le grand air diabolique de « L'Extrême Droite ».

 


 

Scène finale: Le Duel à mort.

 

 

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Un duel à mort est organisé devant l'assemblée du peuple réunis et médusé, c'est une espèce d'ordalie médiévale, un jugement de Dieux, seul l'un des personnages restera vivant.

A gauche côté cour dans la lisse construite à cet effet Flamby Pulcinella armé de son bâton de théâtre mais qui de loin semble bien dangereux, à droite côté jardin Sarko il Capitan le matamore qui mouline férocement son épée de bois.

 

Et il s'assènent chacun de grands coup en poussant de hauts cris, le chœur médiatique entonnant le grand hymne à la démocratie de théâtre.

 

L'un sous les coups a mis un genoux à terre il semble vaincu, Flamby Pulcinella peut être, ayant reçu un mauvais coup d'épée de bois. Non il semble plutôt que c'est Sarko il Capitan l’infâme matamore comme le chante maintenant le chœur médiatique, c'est lui qui a reçu un mauvais coup de bâton par derrière s'étant malencontreusement retourné pour voir si ses spadacini squarcini allaient ressortir une scénette au dernier moment en agitant un horrible « bougnoule » en carton pâte.

Non ils ne font rien tous occupés qu'ils sont à offrir leurs services aux « spadacini » de Flamby Pulcinella leurs collègues auquel le Grand Auteur a déjà offert la victoire et comme ils connaissent le scénario alors ils tournent promptement leur veste au bon moment du côté rose car ils en ont toujours une dont un côté est rose et l'autre bleu.

 

C'est alors que le peuple se lève et se tournant vers Sarko il Capitan qui est allongé sur le sol les bras en croix, baisse le pouce comme un seul homme indiquant qu'il ne veut plus de lui, même déjà mort.

La démocratie de théâtre a bien fonctionné, applaudissements!

 

On enlève alors le corps de Sarko il capitan de la scène, il sort côté jardin d’où il était venu accompagné en guise de marche funèbre par le chœur médiatique entonnant le grand air de « L'Extrême Droite »

 

Flamby Pulcinella victorieux peut alors brandir son tableau que tout le monde s'arrache avec dessiné sur fond rose « Le Désastre de la Mondialisation » avenir prévu depuis longtemps par le Grand Auteur.

 


Finitto la Comedia !

 

La Mascheratta est terminée le rideau se baisse.


 

Remarque: Il existe une autre version quasi identique ou Sarko il Capitan tue Flamby Pulcinella à la fin et brandit son tableau représentant "Le Désastre de la Mondialisation" à fond bleu.

Le grand Auteur se réserve le droit de choisir la fin qui lui convient le mieux au dernier moment.


 

En coulisse le champagne coule à flot, tous les personnages ont tombé les masques, on se congratule du succès de la pièce en forme de mascarade, Sarko il Capitan peut maintenant se lever après son coup de théâtre de derrières les oreilles il dit que ce n'est rien, même pas mal et tout le monde se tape sur les cuisses en rigolant.


C'est à ce moment le Grand Auteur entre sous les applaudissements, il vient féliciter ses merveilleuses marionnettes dont il est si fier.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 12:37

TM2

 

 

En 10 ans, Thierry Meysan s’est imposé comme le chef de file naturel et incontestable du courant contre-mondialiste.  En ces temps pour le moins troublés – proche d’un basculement irréversible – ses analyses sur la situation au Moyen-Orient et l’impérialisme étasunien, d’une rigueur implacable, telle une dialectique agissante, sont appelées à donner un nouveau visage à l’avenir déjà, secrètement, en marche : un avenir débarrassé de l’ennemi ontologique, de ses agences de contrôle et de ses subalternes. Dans cet entretien, réalisé la nuit dernière, Thierry Meyssan nous livre son éclairage sur les tentatives de déstabilisation de la Syrie par l’OTAN et l’élection présidentielle en France.


Mecanopolis

Mecanopolis : Thierry Meyssan, vous observez la situation en Syrie depuis plusieurs mois pour le Réseau Voltaire. Que pouvez-vous nous dire des dernières évolutions sur le terrain ?

Thierry Meyssan : Durant un an, la Syrie a affronté une « guerre de basse intensité ». Des milliers de mercenaires, venant de toute la région et ayant une expérience du combat en Irak et en Libye, ont saboté les infrastructures énergétiques et de télécommunication. Puissamment armés par l’OTAN, disposant de renseignements satellitaires, encadrés par des instructeurs occidentaux, ils ont tenté de semer la terreur et le chaos en perpétrant des crimes d’une violence inouïe. Simultanément, les médias occidentaux ont inventé une histoire de révolution/répression que leurs lecteurs et spectateurs ont gobée par assimilation : le schéma tunisien se reproduirait dans tous les pays où les gens parlent arabe.

Il n’y a pas à ce jour de bilan clair des victimes. La seule source indépendante crédible à laquelle on peut se référer est la Mission d’observation de la Ligue arabe. Elle était majoritairement composée d’experts de haut niveau (officiers supérieurs et diplomates), de nationalités différentes, et a pu librement se déployer dans tout le pays. Selon elle, il n’y a jamais eu de manifestations de masse contre le régime et, partant de là, jamais de répression. Surtout, les groupes armés ont fait autant de victimes parmi les civils que parmi les forces de sécurité (armée et police). Ce constat, qui contredit les assertions des puissances occidentales et du Golfe, a été rejeté par elles, alors mêmes que ce sont elles qui avaient voulu et composé cette Mission d’observation.

La « guerre de basse intensité » a pris fin avec le retrait états-unien consécutif au double veto russo-chinois et au déploiement des armes anti-aériennes russes. L’OTAN, ayant été contrainte d’abandonner son projet de bombardement de la Syrie, n’avait plus de raison de poursuivre sa stratégie préparatoire au sol. Les derniers combattants se sont retranchés dans un quartier de Homs, où ils ont proclamé l’Emirat islamique de Baba Amr. Durant un mois, ils ont organisé un show télévisé mondial pour faire accroire que leur bastion était « pilloné » par les forces syriennes ; ce qui n’a jamais eu lieu et ne pouvait pas avoir lieu puisqu’un détachement syrien était lui-même prisonnier à l’intérieur de l’Emirat islamique. En définitive, à la suite d’un accord conclu entre Claude Guéant et le général Assef Chawkat, les instructeurs français ont quitté Baba Amr et la plupart des mercenaires se sont rendus.

Comme toujours lorsqu’une guerre est finie, il reste des individus et des groupuscules isolés, animés par un esprit de vengeance, qui causent encore des dommages à la population. Quoi qu’il en soit, progressivement tout revient à la normale. Dans quelques jours se tiendront des élections législatives pluralistes, les premières que le pays aura connues depuis un demi-siècle. Les nouveaux partis politiques découvrent la possibilité de s’exprimer à la télévision et d’animer des débats publics. En définitive, la Syrie sort de cette épreuve appauvrie, mais renforcée.

La Fédération de Russie a mis fin à la dominance aérienne des Etats-Unis et d’Israël au Proche-Orient.

Les efforts de l’OTAN pour faire tomber le régime de Bachar el-Assad ont jusqu’ici été mis en échec. Nous imaginons toutefois que cette coalition occidentale ne va pas abandonner ses projets. Quelles seront, selon vous, les prochaines actions de déstabilisation de la Syrie ?

En déployant en Syrie le système de défense anti-aérien le plus sophistiqué du monde, la Fédération de Russie a mis fin à la dominance aérienne des Etats-Unis et d’Israël au Proche-Orient. Or, la puissance des forces armées US repose principalement sur sa capacité de destruction aérienne, les forces au sol ayant montré leur incapacité à occuper un terrain. Washington n’a donc plus les moyens de sa politique.

La présence russe est massive. Il y a aujourd’hui plus de 100 000 ressortissants russes stationnés en Syrie et ce sont des militaires russes qui servent leur matériel de défense anti-aérienne.

L’équilibre stratégique s’est inversé en quelques années. Washington, qui n’avait pas réussi à entrer en guerre au Liban en 2005, y a livré une guerre par procuration en 2006, laquelle s’est soldée par la cuisante défaite d’Israël face au Hezbollah. Puis, le Pentagone a été contraint d’évacuer en 2011 les gigantesques bases militaires qu’il avait construites pour un siècle en Irak. L’OTAN vient de reculer en Syrie, et il n’est plus question d’attaquer l’Iran.

Bien plus que les Etats-Unis et Israël, ce sont les régimes arabes sionistes qui sont les grands perdants de cette nouvelle donne. Je pense particulièrement aux dictatures wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar. Je ne suis pas sûr qu’ils puissent survivre longtemps à leur défaite

L’OTAN n’a d’alliance défensive que le nom. En réalité, c’est une organisation de supplétifs des Etats-Unis, au service de leurs ambitions impériales.

Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots quels sont les intérêts que servent l’OTAN dans la déstabilisation de la Syrie, et quel est leur but final ?

L’OTAN n’a d’alliance défensive que le nom. En réalité, c’est une organisation de supplétifs des Etats-Unis, au service de leurs ambitions impériales. La décision d’attaquer la Syrie a été prise lors d’une réunion au Camp David, le 15 septembre 2001, juste après les attentats de New York et Washington. Elle faisait partie d’une liste de 7 objectifs, après l’Afghanistan et l’Irak, il était prévu d’attaquer la Libye et la Syrie, puis la Somalie et le Soudan, et enfin l’Iran. Les préparatifs de la guerre contre la Syrie ont débuté après la chute de Bagdad, avec le vote du Syria Accountability Act, le 15 octobre 2003. Immédiatement, les premières sanctions ont été prises. Leur prétexte était que la Force de paix syrienne déployée au Liban pour mettre fin à la guerre civile s’y éternisait. Damas a retiré ses troupes, laissant le pays du cèdre à découvert face à l’ennemi israélien, mais les sanctions ont été maintenues. Depuis, tout a été essayé pour provoquer le conflit. Souvenez-vous par exemple de la manière dont on a accusé, sur la base de faux témoignages aujourd’hui annués, le président Bachar el-Assad d’avoir commandité divers assassinats au Liban dont celui de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri. Pour juger el-Assad, les Etats de l’OTAN et du CCG ont alors financé un tribunal d’exception, dont les règles violent les principes les plus élémentaires de la Justice et du Droit international. Et ainsi de suite.

Fondamentalement, la coalition anti-syrienne unit quatre composantes.

- Les Etats-Unis veulent poursuivre le remodelage du « Moyen-Orient élargi ». Il s’agit pour eux de casser les grands Etats historiques et de leur substituer de petits Etats ethniquement homogènes, plus faciles à manipuler. Ils entendent amputer le Nord-Est de la Syrie en vue de la création d’un Kurdistan avec des éléments irakiens, turcs, voire iraniens. Et amputer la côte syrienne pour déplacer le Liban vers le Nord et offrir une partie de son territoire actuel à Israël.

- De son côté la colonie juive de Palestine vise à briser « l’Axe de la Résistance ». Il lui faut changer le régime, renverser Bachar el-Assad, au profit d’un fantoche, Burhan Galioun, dont le seul programme politique est de rompre l’alliance syrienne avec le Hezbollah et l’Iran, ainsi qu’il l’a lui-même expliqué au Wall Street Journal.

- En ce qui les concerne, les dictatures religieuses du Golfe ont, pour survivre, un besoin vital d’éliminer le modèle laïque syrien. Celui-ci est très différents de ce que nous connaissons sous le même vocable en Europe, particulièrement en France. La laïcité syrienne n’est pas une cohabitation, une tolérance, entre communautés religieuse —et encore moins un cache-nez du racisme comme elle tend à le devenir en Europe , mais une véritable coopération entre croyants pour garantir la liberté de chacun de s’épanouir spirituellement en suivant la foi de ses ancêtres.

- Enfin, les multinationales de l’énergie convoitent le gaz de la région. On a découvert des réserves considérables en Méditerranée sous la croute de sel, et dans le continent. Ces gisements sont partagés entre l’Egypte, la Palestine occupée, le Liban, la Syrie, la Turquie et Chypre, mais leur centre se trouve à Qârâ, non loin de Homs. Nous venons en fait d’assister à la première grande guerre du gaz qui préfigure de nouvelles règles géopolitiques bien différentes de celles du pétrole. C’est aussi la raison pour laquelle, les grandes puissances du gaz sont si impliquées : la Russie, l’Iran et le Qatar.

En embarquant la France dans cette aventure, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont cherché à satisfaire chacune des quatre composantes de la coalition ; Paris n’ayant aucun intérêt direct au conflit. La France a cru pouvoir jouer un rôle en tant qu’ancienne puissance mandataire, et monnayer ce rôle. Cependant, l’espoir de la victoire a laissé place à la réalité de la défaite et les Français vont être surpris de devoir payer la facture des crimes commis en leur nom.

Personne ne gouverne la Libye. Et personne ne pourra la gouverner avant longtemps.

Plusieurs mois après l’intervention de l’OTAN en Libye, pouvez-vous nous dire quelle est la situation dans ce pays, et qui le dirige ?

Personne ne gouverne la Libye. Et personne ne pourra la gouverner avant longtemps. J’avais expliqué lors de l’assassinat de Mouammar el-Khadafi, mort sous la torture un jour après l’attaque de son convoi par les Français, que la disparition du « Leader » marquait l’anéantissement de la notion d’autorité dans une société tribale. Le but recherché a été atteint : la société libyenne est détruite, comme on a détruit la société en Somalie et en Irak.

Les partisans du « remodelage » ont étendu leur stratégie à l’Afrique du Nord. La contagion gagne maintenant le Mali et menace l’Algérie.

Permettez-moi de répéter qu’il n’y a jamais eu de révolution anti-Kadhafi en Libye, qui était apprécié par son peuple et n’a jamais envisagé de le massacrer. Par contre, il y a eu une sécession de la Cyrénaïque à l’initiative de la France et du Royaume-Uni pour le compte des Etats-Unis et d’Israël. On se dirige maintenant vers une partition du pays : rétablissement de la monarchie Senussie en Cyrénaïque, installation des Frères musulmans en Tripolitaine, et repli des anti-impérialistes au Fezzam.

Le Front national a condamné les aventures militaires de Nicolas Sarkozy en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie, mais il entretient un flou artistique à propos des Etats-Unis et d’Israël.

En France, nous approchons du premier tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont auto désignés comme les candidats de l’antimondialiste. Pensez-vous qu’ils le soient réellement ?

Si nous abordons la question des programmes politiques, nous devons la penser en termes de partis, d’équipes, et pas de personnes. A l’inverse, si nous parlons des candidats, nous devons juger leur personnalité, leur compétence et leur vertu républicaine.

Je ne doute pas que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon soient antimondialistes, mais l’important est de savoir si leurs équipes le sont. Les positions du Front national et du Front de gauche sont généralement anti-mondialistes, mais souvent ambiguës et parfois contradictoires. Seul des deux, le Front national a condamné les aventures militaires de Nicolas Sarkozy en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie, mais il entretient un flou artistique à propos des Etats-Unis et d’Israël. Il est clair pour moi que le Front de gauche, malgré les efforts de son candidat, n’est pas anti-mondialiste. Je suis par contre dubitatif quant au Front national qui a soigneusement évité de clarifier en son sein cette question centrale.

Je pense comme Pierre Hillard, et certainement de très nombreux Français, que notre République n’est plus laïque, n’est plus démocratique et n’est plus sociale. Mais si nous appelons à délégitimer les institutions, nous ne pouvons en rester là. Nous devons aller jusqu’au bout : la Révolution ! Sommes-nous prêts ?

Notre ami et camarade Pierre Hillard s’apprête à lancer, dans la continuité du texte d’Adrien Abauzit,  un « appel à l’abstention » pour le deuxième tour de cette élection qui, sauf surprise, consacrera un duel entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. L’idée est de donner le moins de légitimité possible au prochain président, de sorte à pouvoir ensuite contester son autorité – qu’il ne manquera pas de mettre au service de l’oligarchie mondialiste. Seriez-vous prêt à le signer, avec d’autres intellectuels français ?

D’abord, par principe, je me refuse à discuter en public de la stratégie de second tour avant que le suffrage universel ait parlé au premier tour.

Ensuite, je pense que le passage du vote blanc à l’abstention doit être murement réfléchi. Le premier exprime un refus de légitimer le choix présenté, tandis que le second manifeste une volonté de délégitimer les institutions. Nous avons évoqué tout à l’heure la Libye. J’ai vu ce que signifie l’effondrement d’un Etat, l’anarchie que Hobbes décrivait en disant qu’elle fait de l’homme « un loup pour l’homme », et je ne souhaite pas ce genre chose à n’importe quel peuple et surtout pas au mien.

Je pense comme Pierre Hillard, et certainement de très nombreux Français, que notre République n’est plus laïque, n’est plus démocratique et n’est plus sociale. Mais si nous appelons à délégitimer les institutions, nous ne pouvons en rester là. Nous devons aller jusqu’au bout : la Révolution ! Sommes-nous prêts ?

Entretien réalisé par Mecanopolis, le 18 avril 2012

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