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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 14:59

 

L'art comme Personne ou la construction du sens.

 

 

 

Personne, c'est le nom qu'elle se donne, est une jeune femme qui, avec la collaboration d'une équipe, publie un journal sur l'Internet. Ce journal a pour objet de construire du sens politique en utilisant des moyens à la fois explicites mais également artistiques.

 

http://www.lejournaldepersonne.com/

 

Personne donne à penser plus qu'elle nous explique comment penser.

 

Donner à penser, c'est conduire l'interlocuteur à construire lui même le sens seulement suggéré, quand ce sens est suggéré par l'art, il en ajoute l'émotion qui en décuple l'assimilation.

 

Personne, personnage remarquable, m'a conduit à réfléchir sur l'art en général et particulièrement sur l'art en tant que mode de propagation d'idées politiques .

 

Qu'est que l'art? Voilà qui questionne le monde depuis que ce terme a pris son acception moderne et s'est différencié du simple savoir-faire.

 

Art, un mot à significations multiples.

 

Que nous apprend à ce sujet le Dictionnaire Historique de la Langue française d'Alain Rey à propos de l'art?

Le terme vient de l'accusatif du latin ars, artis . Ars a pris en latin le sens d'habilité acquise par l'étude ou la pratique et celui de talent, puis est passé au sens de métier, profession. Le mot a servi d'équivalent au grec tekhné (technique) et prend le sens d'habile. Le premier groupe d'emploi (historique) correspond à la valeur générale de «moyens, méthode, connaissance», fin du 10ème siècle. Puis vers 1165 deux significations: «discipline, étude»; les sept arts enseignés au moyen âge. Plus tard, du 12ème au 17ème siècle, il prend le sens de «ruse, artifice».

Le terme a conservé plusieurs sens; le sens premier, technique: «méthode propre à une discipline», on dit d'un grand technicien, ingénieur, artisan, chirurgien qu'il est bien l'homme de l'art et qu'il peut réaliser du grand art.

Puis au 19ème siècle sous l'influence du mot allemand "Kunst", le terme va changer de domaine. La valeur du mot art va être essentiellement liée à l'importance prise par le sentiment dans la création artistique et la sensation de beau, sensation éminemment subjective d'où de grandes divergences entre humains sur ce qui est beau et ce qui ne l'est pas.

 

Allons plus loin, Alain Rey ne nous dit pas tout. La définition du terme moderne qui n'est plus habileté technique, peut être aujourd'hui résumé par :

«Artefact (objet créé de main d'homme) propre à susciter une émotion».

C'est lapidaire, mais cette définition toute personnelle fait abstraction du beau de Kunst puisque l'objet «artistique» n'est ainsi pas obligé de satisfaire à des critères relatifs d'esthétique pour provoquer une émotion.

 

L'émotion est une sensation qui peut être agréable ou désagréable, elle est proche du stress. Cette émotion est provoquée par un afflux d'enzymes chargées de placer le corps humain en état de défense en cas de danger, ainsi l'émotion accroît brièvement certaines capacités cognitives.

Une émotion peut être produite par un événement dramatique soudain, elle peut également survenir d'un rappel d'événements passés et ce d'une manière consciente ou inconsciente.

 

Une émotion, peut donc survenir par le biais d'un artefact quelconque qui provoque un rappel, de ce qui est imprimé dans notre mémoire même inconsciente, comme la simple odeur des madeleines rappelait à Proust les plaisirs de son enfance.

 

L'artefact qui suscite une émotion chez un individu peut être appelé «art» si il a été conçu expressément pour ça. Malheureusement l'odeur des madeleines ne sont pas artistiques bien qu'elles puissent donner des émotions semblables à une œuvre d'art.

 

Donc l'objet artistique, qui en appelle à la totalité des informations déjà stockées dans notre mémoire, ne peut provoquer le même effet émotionnel chez tous les hommes. Chaque humain possédant une expérience de la vie différente lui ayant apporté des informations différentes aura des émotions différentes.

 

L'art ne peut être universel et ne peut qu'être lié à une culture, culture inscrite dans un espace: Afrique, Amérique etc. ou dans une époque, antiquité, moyen age etc.

L'art peut être aussi rassembleur dans un espace culturel donné s'il fait appel à ce qui est commun à un ensemble humain pouvant être décrit: populations de l'occident chrétien du 13ème siècles, indiens d'Amérique, population russe insurgée en révolution etc. Ici il s'agit d'art religieux au sens étymologique, c'est à dire qui relie les hommes concernés partageant un tronc culturel commun.

 

Les artefacts de l'art, s'adressent aux sens pour produire une émotion et pourraient s'adresser à tous les sens: la vue, l'ouïe, l'odeur, le goût, le touché.

Cependant une habitude a été prise de catégoriser les formes prises par l'art en fonction des techniques utilisées.

 

1- Avec la vue, l'image à deux dimensions: la peinture, la photographie.

2- Avec la vue, la forme à trois dimensions: la sculpture et l'architecture.

3- Avec la vue et l'ouïe, le roman, la poésie, le théâtre, l'opéra, le cinéma, la vidéo.

4- Avec l'ouïe: la musique et l'effet sonore.

5- Avec l'odeur la parfumerie.

6- Avec le goût, la cuisine, (en France c'est un art).

Le touché n'est pas encore utilisé pour produire de l'émotion, cependant les aveugles l'utilise pour se rendre compte de formes.

 

Technique ou art, artisan ou artiste ?

 

On perçoit que dans la description des catégories techniques pouvant produire des émotions, il en est qui sont usuellement considérées seulement techniques, comme la cuisine et la parfumerie ,bien que l'on puisse dire art de la cuisine ou de la parfumerie. D'autres techniques restent toujours dans le domaine de l'art comme la peinture ou la musique. La frontière entre les deux est floue et particulièrement subjective.

On a vu précédemment que le terme «technique» venant du grec s'est confondu dans le passé avec le terme «art» venant du latin. Le terme «art» possède d'ailleurs toujours ces deux significations, l'une renvoie à la technique, c'est la signification primitive qui s'estompe et devient un archaïsme dans la langue. L'autre faisant appel à la sensation de beau est apparu petit à petit en Europe à partir du15ème siècle en perdant avec la même progressivité son aspect technique pour s'imposer au 19ème siècle.

 

Cependant, ma définition, celle que j'expose plus haut: «artefact propre à susciter une émotion», départage définitivement ce qui est art et ce qui ne l'est pas car elle prend en compte l'émotion, le sentiment, l'impression provoquée, sans faire appel à la notion très subjective de beau, c'est l'acception la plus actuelle de l'art et la plus intéressante.

 

En Europe occidentale, cette progression dans la signification de l'art est bien déterminée dans l'histoire; du Moyen Age à nos jour on peut en suivre les étapes.

 

Art comme technique mais également valeur spirituelle.

 

Au début du moyen âge classique l'art est indissociable de la technique, cela ne veut pas dire du tout que cet art ne cherche pas l'émotionnel, mais le statut d'artiste n'existait pas, le facteur d'art était un artisan qui était inscrit à un registre de métier et payait sa cotisation au métier juré auquel il était affilié. L'artisan devait avoir l'obligation de suivre certaines techniques: un peintre de portrait était affilié à la même organisation de métier qu'un peintre en bâtiment et un sculpteur était considéré comme un tailleur de pierre.

 

L'artisanat artistique de l'époque médiéval est pourtant très lié à l'émotion il est essentiellement religieux par exemple les églises et cathédrales dites gothiques furent entièrement conçues pour donner l'impression du divin par la verticalité, par l'importance des verrières et de la lumière venant d'en haut.

 

Basilique-Saint-Denis.jpg

Transept de la Basilique Saint Denis

Architecture médiévale complexe et porteuse de sens, un art au vu et au sus du peuple 

 

Afin de pouvoir dégager ces immenses verrières il fallait supprimer les murs porteurs, les architectes trouvèrent la solution avec l'arc d'ogive sur colonne et l'utilisation d'arcs boutant extérieurs, l'ensemble accentuant l'effet de verticalité et d'élan vers le ciel. Cet art architectural purement technique est devenu un art émotionnel à part entière.

 

Bourges interaction des forces

Technique sophistiquée de l'architecture médivale, perdue à la "renaissance"

 

Si les églises et cathédrales romanes précédentes possédaient de vastes murs porteurs propices à la peinture sur fresque, dans la cathédrale gothique il n'y a plus de murs et donc plus de fresques possibles, mais des vitraux les remplacent. C'est la raison pour laquelle l'art pictural s'est peu développé dans l'espace gothique du nord de la France, né partir de la fin du 12ème siècle puis s'est épandu dans toute l'Europe jusqu'au 16ème siècle. L'art pictural par contre va se développer en Italie du nord et en Flandre, nous verrons pourquoi.

 

 

L'avènement de l'artiste et de l'art comme valeur purement esthétique.

 

A partir du 14ème siècle venant d' Italie du nord, un art privé va se répandre en Europe. Cet art n'est destiné qu'à une petite élite de très riches bourgeois et de quelques nobles embourgeoisés et enrichis. Cet art n'est plus monumental comme l'art médiéval français car n'est destiné qu'à être regardé seulement par le maître du lieu ou il est exposé et par ses relations d'affaires.

 

L'art quitte l'église, l'agora pour être exposé dans les salons privés des palais. La possession d’œuvres d'art devient un signe de richesse et de réussite sociale et par là, montre que son possesseur figure bien parmi les puissants faisant parti d'une élite.

Parmi cette élite il y a aussi une élite plus élevée, celle qui possède, parmi son personnel domestique, un peintre ou un sculpteur capable de composer une œuvre originale n'étant destiné qu'à lui-même.

Ainsi l'artisan, au service d'un personnage puissant, rémunéré par lui à plein temps , devient artiste, il ne cotise plus aux métiers, il n'a plus à en suivre les obligations. L'artiste se libère de la corporation certes, il peut composer l’œuvre qu'il entend, sans règles corporatistes imposées certes, mais il entre dans l'ordre des valets de maisons, il obéit à son maître et compose sur commande.

L'art quitte le domaine du signifiant collectif et du transcendant pour ne devenir qu'esthétisme au service d'un hédonisme élitiste, c'est la fameuse et fausse «renaissance», terme et concept inventés plus tard, au 19ème siècle .

 

 

botticelli.jpg

Boticelli , « La naissance de Vénus » icône typique de l'art privé italien de la fin du 15ème siècle qui développe à l'envie l'esthétisme et l'hédonisme sur des sujet antiques. Boticelli reviendra plus tard sur ce type de peinture avec des représentations plus religieuses et médiévales.

 

L'art devient également une valeur en politique commerciale.

 

Pour que cet art élitiste et hédoniste puisse exister il était nécessaire que de riches personnalités possédassent les moyens d'entretenir à plein temps peintres et sculpteurs. On comprend également que l’œuvre d'art ne nécessitait plus d'être monumentale, l'hédonisme qu'il devait servir était propice au tableau et à la sculpture unique possédées par un seul le maître. Ce maître là avait du s'enrichir fortement et personnellement et non plus collectivement comme une cité qui finançait une grande cathédrale. La guerre de cent ans fut propice à l'enrichissement d'hommes d'affaires, banquiers et industriels de l'Italie du Nord qui prêtaient de l'argent aux belligérants et leur fournissaient un armement qui devenait onéreux : armures, canons, poudre, pendant que les villes italiennes étaient épargnées par les destructions de la guerre affectant la France. La Flandre et la Bourgogne étaient également épargnées par la guerre, elles virent l'émergence d'une élite industrielle enrichie dans la fabrication d'étoffes et étroitement alliée avec la finance et l'industrie italienne, elle favorisa l'art pictural privé. Parmi cette élite de l'élite émergeât à Florence, au tout début du 15ème siècle, une forte personnalité, Cosme de Médicis (1389 – 1464) dit Cosme l'ancien. Cosme de Médicis industriel et banquier, possédait une fortune personnelle égale aux moyens à l'époque de la France et l'Angleterre réunies, il utilisa l'art produit par ses artistes pour montrer son propre pouvoir et démontrer la supériorité italienne sur les autres pays d'Europe. Il prêtait alors volontiers ses artistes serviteurs à ses riches clients qu'il conservaient ainsi dans sa dépendance.

 

L'art un enjeux d'influence politique entre anarchie médiévale et étatisme despotique en émergence.

 

Durant la période 14,15 et 16 ème siècle l'art devint un enjeux d'influence politique et de pouvoir entre la France et l'Italie. En effet, au 13ème siècle, la France et Paris étaient le centre absolu à la fois de l'art et de la connaissance pour le monde occidental. L'université de Paris et ses nombreux collèges dispensaient de nouveaux enseignements dont la scolastique inventée par Pierre Abélard.(1079 – 1142) Cette méthode reprise beaucoup pus tard par Descartes dans son fameux «Discours de la Méthode», possédait une originalité qui se trouvait dans la philosophie aristotélicienne du doute et dans la recherche de la division d'une problématique donnée en ses plus petits éléments, allant du compliqué au plus simple, afin de pouvoir résoudre un ensemble complexe.

Cette pensée profonde et novatrice dont étaient imprégnés les intellectuels de l'époque facilitera l'invention de l'architecture appelée improprement gothique. La conception architecturale des bâtisses était alors basée sur une succession récurrente d'éléments identiques fabriqués avec les même outils et capables à force d'être reproduits de construire des structures finalement complexes. Ceci allait de paire avec l'autonomie des communes qui en collectant d'énormes moyens pouvaient financer ces monuments de complexité.

 

On distingue ici cette capacité collective ou tout despotisme était exclu. Les intellectuels italiens étaient fort jaloux à l'époque de la magnificence française et parisienne. Le pape résidait en Avignon, le centre du pouvoir intellectuel et spirituel étaient en France et à Paris et non plus à Rome.

 

 

 

  Un complot pour promouvoir l'état.

 

Pétrarque (1304 -1374 romancier et poète italien) pourtant issu de l'enseignement français se lancera dans une activité d'influence politique cherchant à dénigrer la France et le moderne pour valoriser l'Italie et l'antique, il va le faire en s'appuyant sur l'art. L'art français était taxé alors de «gotico» et «tedesco» c'est à dire germanique, pour les italiens tout ce qui venait d'au delà des Alpes était forcément germanique, barbare et péjoratif. Pétrarque encouragera la recherche d’œuvres antiques dont le sol italien était riche, ces sculptures s'arrachaient à prix d'or entre les riches industriels et banquiers italiens. L’Italie voulait alors se rappeler son ancien pouvoir impérialiste sur l'Europe et promouvoir son nouveau pouvoir économique. Pétrarque fit la promotion de l'art italien et des valeurs antiques, avec ce que mon ami Marc Boureau d'Argonne appelait un comité d'adoration mutuelle, celui-ci était composé par le duc d'Anjou installé à Naple qui avait pris le parti de Florence, les auteurs Dante, (1265 – 1321), Boccace, (1313 – 1375) et le peintre Giotto, (1267 – 1337) ou chacun était le laudateur de l'autre et fustigeaient en même temps l'art français et son «gotico». Mais au delà de la critique du gothique collectif et de la promotion de l'esthétique antique se profilait la promotion du despotisme romain face à la multipolarité anarchique du pouvoir médiéval.

 

 

 

Ici, un comparatif entre la peinture de Giotto et celle de ses collègues à la même époque sur le seul sujet de la vierge à l'enfant.

 

 

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Giotto (1267- 1337), « Vierge à l'enfant », rien d'extraordinaire qui puisse justifier des louanges particulières, aucune invention, il est comme tous ses collègues de son époque surtout influencé par l'art Byzantin. Seule la propagande en fit la notoriété.

 

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Simone Martini (1284-1344) détail d'une annonciation, peintre pourtant contemporain de Giotto, est autrement plus évolué. Mais lui, siennois n'a pas bénéficié de la propagande médiatique du florentin.

L'imposture est évidente

 

Il s'agit bien ici d'un combat entre deux conceptions du monde supportées par deux conceptions de l'art. Un art collectif à volonté transcendantale et un art esthétique et hédoniste.

Un pouvoir dilué à l'infini contre un état centralisateur et despotique.

 

Le concept politique qui sera plus tard appelé «renaissance» en se référent à la renaissance de l'antique, était né contre la culture française à partir de la critique de Pétrarque du «moderne» représenté par le «gothique». On en fit bien plus tard, au 19ème siècle, un concept contraire, puisque on appela «temps modernes» l'époque qui suivit ce «moyen age» prétendument obscure.

Ce concept récent de «renaissance» emmène aujourd'hui avec lui un fatras pseudo historique essentiellement bâti sur du faux. Un faux, mais asséné à l'envi formant ainsi une montagne d'idées reçues sur cette fausse période historique et artistique. Le plus connu de ces faux arguments serait «l'invention» de la perspective en peinture, comme si le réalisme avec perspective en art pictural en était la quintessence définitive. L'art de Picasso non seulement ne l'utilise pas de perspective mais elle est un obstacle à ses représentations du réel.

Cependant, des artistes nordistes médiévaux comme Robert Campin (1378 – 1444) né à Valencienne, ont peint avec un réalisme précis.

 

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Robert Campin : Annonciation.

 

Robert-Campin-detail.jpgDécrit dans ses moindres détails un intérieur bourgeois du début du 15ème siècle

Détail , Annonciation de Robert Campin

 

Le complot ourdi par Pétraque va trouver son achèvement avec Giorgio Vasari (1511- 1574) qui écrivit laVies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes. Particulièrementsa seconde édition de 1568, retrouvée au 19ème siècle et à défaut d'autre chose, furent considérées par certains comme des publications fondatrices de l'histoire de l'art, mais en fait de l'art italien, excluant l'art français, c'est à ce moment que le terme de «Renaissance» fut inventé.

Ce complot à l'origine dirigé contre la France devint par la suite un complot dénigrant la période féodale dont le défaut, qu'il fallait fustigé, était l'inexistence de l'état et la multiplicité des pouvoirs. A contrario ce complot valorisait l'état despotique et tyrannique incarné par sa forme romaine et son art antique.

Tous les despotes à partir du 16ème siècle jusqu'à nos jours prirent modèle sur l'antique romain, des Médicis à Louis XIV et de Napoléon à Mussolini tout en valorisant la pseudo «renaissance».

Malheureusement, la république française voulant valoriser l'état et fustiger le féodal, prit un symbole romain puissamment étatiste que je retrouve avec tristesse sur mon passeport.

 

Armoiries_republique_francaise.svg.png

Armoiries de la République française avec des faisceaux romains,

facio en italien origine du terme fascisme

 

 

L'art est bien un mode d'expression qui entraîne avec efficacité une conception du monde, comment ?

 

La réflexivité et la construction du sens.

 

La réflexivité est une des notions axiome de l'ethnométhodologie, discipline cognitive aidant à interpréter les phénomènes sociaux. Cette discipline fut inventée par l'étasunien Harold Garfinkel et introduite en France par Yves Lecerf qui fut brièvement mon maître juste avant son décès.

La réflexivité comme activité d'interprétation est un phénomène observable dans les comportements. Elle influe sur la manière dont chacun interprète les signes qu'il observe pour construire du sens.

Une définition théorique est donnée par Alain Coulon :

«La réflexivité désigne les pratiques qui à la fois décrivent et constituent un cadre social.Dans le cours de nos activités ordinaires, nous ne prêtons pas attention au fait qu’en parlant, (avec un interlocuteur) nous construisons en même temps, au fur et à mesure de nos énoncés, le sens, l’ordre, la rationalité de ce que nous sommes en train de faire à ce moment-là.

Les descriptions du social deviennent, aussitôt dites, des parties constitutives de ce qu’elles décrivent »

 

il s'agit là bien de l'interprétation que l'on donne à une information qui nous est transmise, cette interprétation est bien «réflexive» car elle fait appel aux informations déjà acquises et reconnues nous permettant d'interpréter, c'est à dire donner un sens (pour nous) à ce qui nous est transmis afin de ranger ce sens dans telle ou telle valeur que l'on s'est déjà donnée.

 

L'information reçue et interprétée est le reflet de l'information déjà acquise. Cette nouvelle information est validée car considérée comme vrai car pouvant être rangée dans le crédible car peu éloigné ce qui est déjà acquis. Un nouvel acquis se constitue ainsi prêt à accueillir une nouvelle information et ainsi se forme la construction d'un sens.

 

L’œuvre d'art transmet avant tout des impressions pouvant être interprétées d'une manière réflexive en fonction de ce qui est acquis. Cette impression peut avantageusement être précédée d'une «provocation» ayant pour but de déstabiliser l'acquis, de briser les conformismes afin de provoquer une réflexion Cette réflexion commençant par être défensive mais peut se terminer (ou non ) par un acquiescement. La réflexion induite par la «provocation» permet au récepteur de construire «lui-même» le sens souhaité et ainsi de se l'approprier définitivement. Si la provocation éloigne trop de l'acquis c'est à dire de la culture du récepteur il y a alors risque de déconnexion et de rejet.

 

On voit que la connaissance du fonctionnement de la communication entre humains qu'elle soit artistique ou explicite présente un intérêt considérable en politique.

 

L'impression et la provocation dans l'art.

 

Évidemment on pense aux impressionnistes et au premier tableau de cette école de peinture: «Impression soleil levant » de Claude Monet

 

impression-soleil-levant2.jpg

 

 

Ici le levé de soleil au dessus du port du Havre en perçant la brume matinale est suggérée. Nous construisons nous même le spectacle du manière réaliste et ainsi nous sommes en mesure de nous l'approprier et l'apprécier bien mieux que s'il était reproduit en détail comme une photographie. Nous sommes loin de l'esthétisme réaliste. Ce tableau fit scandale à l'époque, c'était une provocation, mais celle-ci permit de valider le concept. Aujourd'hui l'aspect provocateur a totalement disparu.

 

Soutine-ecorche.jpg

 

 

Ici un pas de plus est franchi par Chaïm Soutine (1893 – 1943) dans la provocation et son éloignement de l'esthétisme. Cette peinture intitulée le «Bœuf écorché» nous montre «La viande» et son horreur bien mieux que son spectacle réel dans une boucherie.

 

Soutine-Enfant-de-coeur1.jpg

Ici encore, Chaïm Soutine, dans l'un de ses nombreux portraits d'enfant de chœur, nous «montre» le blanc absolu de la chasuble en contraste avec le rouge de la cote. Cette chasuble semble plus blanche que blanche, tandis que le visage renforce l'expression jusqu'à la caricature.

 

Art et poésie désignent la même chose.

 

La poésie est l'art même de l'émotion. La poésie n'existe pas seulement dans la parole et l'écrit, la poésie existe dans toutes les formes artistiques ont peut dire que c'est l'essence de l'art. On dirait même que si l'art peut être défini comme un artefact propre à provoquer une émotion, il ne serait y avoir art sans poésie.

Tout ce qui est décrit plus haut à propos de l'art est valide pour décrire la poésie.

La provocation, l'impression donnée, l'implicite remplaçant l'explicite, la réflexivité et la construction du sens.

La poésie le plus réflexif des arts, la poésie est l'art apte à faire surgir le vécu de chacun.

 

L'art et la politique.

 

On a vu que l'art et la politique se sont liés étroitement même bien avant que la notion moderne du terme n'existe. Au moyen âge l'art (technique) doit donner une impression de transcendance il est collectif et fait pour la collectivité il sert à entraîner une cohésion sociale par la religion (relier).

Puis l'art devient un moyen pour les italiens d'affirmer leur puissance économique et tenter de la transformer en puissance politique, il devient au contraire de l'art médiéval français, esthétique et hédoniste réservé à une riche élite.

L'art de la «renaissance» s'inspirant de l'antique devient un marqueur du pouvoir, du despotisme et de l'état, voir même des états totalitaires des régimes fascistes italiens et nazis.

L'art des impressionnistes provoque l'ordre établi et le conformisme bourgeois.

 

L'art dés le 19ème siècle peut devenir directement politique en supportant une idée révolutionnaire ou de contestation.

L'art voulant introduire un sens politique ne peut être qu'un art de masse à la disposition de tous au vu et au sus de tous comme l'art médiéval. Ce sera également l'art révolutionnaire par l'affiche ou l'art théâtral populaire et politique de Bertold Brecht.

 

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Affiche révolutionnaire soviétique d'inspiration cubiste

 

 

 

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Le tableau de Delacroix : « La Liberté guidant le peuple aux barricades » est le plus célèbre des tableaux en France, personne jusqu'au moins cultivé des français ne l'ignore tant il a été montré et qu'il incarne aujourd'hui l'idée même de liberté et de république.

 

 

Guernica.jpg

 

Le tableau de Picasso : « Guernica » en dépit de son cubisme fait également parti des tableaux les plus connus dans le monde, chacun de nous en a aperçu un jour une reproduction. Le plus hermétique des humains ne peut qu'y voir l'horreur d'un bombardement et l'horreur du fascisme à la seconde même ou il envisage ce tableau.

 

 

 

 

L'art et la poésie, meilleurs vecteurs d'idées politiques.

 

La poésie peut ainsi être l'art le plus politique de tous car il montre sans démontrer il donne à penser plus qu'il n'exige comment penser permettant ainsi au sujet récepteur une rapide appropriation du sens construit.

Ces deux poèmes. Liberté de Paul Eluard et la Rose et le Réséda d'Aragon sont peut être les seules poésies que personne n'ignore et ou tout un chacun y reconnaît d'emblée la résistance au nazisme, en quelques phrases plus qu'en un long discours.

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

Paul Eluard, Poésies et vérités, 1942

 

La Rose et le réséda

Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du cœur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda

 

Aragon

 

 

 

 

La méthode de Personne dans la construction d'un sens politique.

 

 

Personne.jpg

http://www.lejournaldepersonne.com/

 

 

 

 

 

Pourquoi m'attarder sur ce site et sa méthode de communication politique ?

 

L'équipe qui participe à ce site a formulé une méthode originale et efficace mêlant d'une manière synergique différents procédés de telle sorte que la réflexivité, c'est à dire la participation du spectateur soit utilisée au maximum possible rendant les messages politiques particulièrement efficaces.

 

Le Journal de Personne s'intitule secondairement: «l'information scénarisée». Cette information transmise n'a rien d'une conférence de François Asselineau, elle est mise en scène, théâtralisée, poétisée de manière à provoquer l'émotion nécessaire au conditionnement du spectateur et à sa mise en posture de vigilance sensorielle et de réflexion.

 

Dans le message en forme de clip vidéo, la réflexivité joue à fond permettant de bousculer les idées reçues et de forcer l'acquiescement du message politique.

 

Personne ou la réflexivité en continue.

 

D'abord la comédienne en Personne, elle est belle, maquillée comme au théâtre en forçant le trait, habillée comme théâtre selon le scénario, il y a un décor, le spectateur est déjà à l'écoute, en se posant cette question: que peut bien vouloir nous dire d'important cette femme ?

 

La comédienne s'anime, elle parle toujours comme au théâtre articulant outre mesure, sa gestuelle et ses mimiques accompagnent le propos et le soulignent, ce propos ne peut ainsi nous échapper la parole accentuée par le mime, techniques théâtrales assurément .

La technique « artistique » suscite déjà l'émotion.

La théâtralisation du propos nous conditionne ; ce sera grave et sérieux. Une musique toujours aussi théâtrale introduit le discours une autre sera à la conclusion afin de souligner à l'aide d'évocations sonores ce qui va être dit et ce que l'on doit en conclure..

 

Puis le discours ; il est entrecoupé de phrases explicites, de provocations humoristiques et d'images poétiques. La dérision domine le propos. La provocation c'est l’inattendu, le non conforme, le décalage que l'on perçoit entre ce que nos certitudes attendent et le sens du message. La provocation est déjà poésie la provocation se perçoit en émotion.

L'explicite est acquis sans problème on sait tout de suite de quoi il s'agit , on est dans le contexte, la provocation suit nous mettant en posture de réflexion, nous sommes bousculés, l'image poétique peut venir alors par jeux de mots, notre acquis surgit de notre mémoire et nous construisons nous même le sens à donner. L'explicite revient, un nouveau contexte se met en place pour la suite du propos, ces alternances se suivent jusqu'à une conclusion toujours aussi théâtrale et musicale.

Durant tout le discours nous n'avons jamais cessé de produire par nous même du sens politique pour l'assimiler comme certitude ou ...doute.

Nous sommes fascinés, groggy par la puissance de l'évocation politique.

 

Ici la politique c'est de l'art.

 

Car l'art donne à penser, l'art permet la construction d'un sens, l'art est éminemment politique et Personne l'a parfaitement compris.

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie :

Le Robert, Dictionnaire Historique de la Langue Française, sous la direction d'Alain Rey.

Le Moyen Age, une Imposture. Jacques Heers, Perrin.

L'Artiste et la Cour. Martin Warnke. Edition de la Maison des Sciences de l'Homme.

L’Ethnométhodologie . Alain Coulon. Que sais-je . PUF.

Le Travail au Moyen Age. Jacques Heers. Que sais-je. PUF.

Initiation à l'Art des Cathédrales. Jean Cosse. Zodiaque.

Penser au Moyen Age. Alain de Libera. Seuil.

La révolution industrielle du Moyen Age. Jean Gimpel. Seuil.

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 12:24

Reseau-Voltaire-France-copie-2.jpg

 

 

Pourquoi Réseau Voltaire France?

 


 

Bref historique sur la genèse du Réseau Voltaire.


L'association française Réseau Voltaire a été créée par Thierry Meyssan en 1994. Je m’y suis rapidement joint et suis considéré comme un de ses membres fondateurs. J'en suis devenu par la suite administrateur. Le Réseau Voltaire à l’origine avait pour but d’œuvrer en faveur de la liberté d'expression  et s’élevait contre tout ordre moral et contre toutes censures. Il cherchait à publier des informations introuvables dans les médias dominants. Ces informations paraissaient dans un feuillet photocopié qui était adressé par courrier à des abonnés. 

Le Réseau Voltaire faisait partie à ses débuts de la gauche républicaine. Thierry Meyssan était secrétaire national du Parti Radical de Gauche dont je suis brièvement devenu membre par la suite.

Des membres du parti des Verts ont également adhéré au début de l'existence de cette association, puis, une fois qu'il eut été admis que des partis pouvaient adhérer au Réseau Voltaire, trois partis politiques figurèrent à son conseil d'administration: le PRG, le Parti Communiste Français et Les Verts. La ligne éditoriale du Réseau Voltaire  fustigeait alors  l'extrême droite et le cléricalisme. Thierry Meyssan était également secrétaire de l'Observatoire National contre l'Extrême Droite; de nombreux procès l'ont opposé à cette époque au Front National.

Cette association était financée en grande partie par Michel Sitbon qui avait fait fortune avec son père, il faut le dire, dans l'édition  pornographique, Marianne et Le Nouvel Observateur ont été par ailleurs financés par les mêmes personnes avec le même type de fonds.


TM.jpg


 

Le Réseau Voltaire une association en évolution constante.

 

Dans son activité principale de critique de l'information dominante, nous avons fait un premier travail conséquent durant la guerre du Kosovo en 1999 en comparant l'information diffusée par les médias des pays membres de l'OTAN et celle diffusée dans des pays hors OTAN. Nous nous sommes aperçus alors d'une forte discordance. Non seulement l’histoire qui était racontée était très différente, mais en zone OTAN l’identité de vue des grands médias était totale, alors qu’hors OTAN l’approche des journalistes était variée et nuancée.

Puis nous avons travaillé sur les réseaux secrets de l'OTAN en Europe appelés « stay behind » (voir sur ce sujet le livre de l’historien suisse Daniel Gänser) ; nous apparûmes alors comme une association très critique à l’égard  de l'OTAN et ses visées impérialistes. A titre personnel j'ai fortement appuyé cette nouvelle ligne éditoriale. En effet, membre et cadre du PCF pendant près de trente ans j'ai, dans ce parti, participé à maintes luttes contre l'impérialisme étasunien et ses diverses marionnettes, par exemple contre la guerre US du Vietnam, ou pour la fin de l'apartheid en Afrique du Sud et la libération de Nelson Mandela.

 

Les attentats du 11 septembre 2001 nous firent passer dans une autre dimension.


Dès le premier jour, à l’instar de nombreux agents des services de renseignement français, nous avons constaté des incohérences dans le déroulement des événements et leur interprétation par les grands médias. Rapidement nous avons publié le « jeu des sept erreurs » sur notre site, qui montrait de façon intuitive et incontestable l’absurdité complète de la version officielle du crash du vol AA77 sur le pentagone. Thierry Meyssan publia ensuite, en mars 2002, le premier livre remettant en cause la version officielle du 11/09: " l’Effroyable Imposture". Quelques jours avant sa parution, curieusement, le Pentagone décidait de publier la preuve par image de l’impact du boeing 757, à savoir les fameuses et fumeuses cinq images d’une des 89 caméras de vidéosurveillance du pentagone, images qui ne montraient aucun avion.

Dans un premier temps le livre de Thierry reçut un accueil médiatique classique. Il fut notamment invité à l’émission  C dans l’air sur France 5  le 21 mars 2002, émission au cours de laquelle un des débatteurs invités,  Eric Denece, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, affirma notamment qu’il appréciait beaucoup la manière dont Thierry Meyssan s’efforçait de faire la synthèse des éléments disponibles sur le crash du vol AA77 sur le Pentagone.

5 jours plus tôt, avait eu lieu l’émission de Thierry Ardisson qui faillit coûter sa place au présentateur. Thierry Meyssan en cette occasion avait pu, de façon très convaincante, longuement développer ses vues en toute liberté. Devant le succès de l’émission, le CSA, quelques jours plus tard, via sa directive 151, sommait France télévisions « de prendre des mesures pour que la vérité soit rétablie et que de tels dérapages ne se renouvellent pas »

 

Cette sommation marqua le coup d’envoi d’une vaste campagne de diabolisation du Réseau Voltaire en général, et de Thierry Meyssan en particulier.


Des centaines d'articles de presse, des dizaines d'ouvrages, des dizaines d'émissions de télévision, furent consacrées à la diabolisation systématique du Réseau Voltaire.

Des spécialistes de la diffamation comme Fiammetta Vener ou Caroline Fourest allèrent fouiller dans la vie privée de Thierry Meyssan pour en sortir des éléments qui, accommodés de mensonges éhontés, permettaient de dépeindre l'homme comme l'incarnation du mal.

Une rhétorique particulière, commença à être utilisée de façon systématique: remettre en cause la version la version officielle des attentats du 11 septembre 2001, cela revenait, sans la moindre nuance, à remettre en cause l'existance du génocide des Juifs pendant la seconde guerre mondiale, position interdite par la loi mémorielle Fabius-Gayssot de 1990.

C’est ainsi que de militants de la gauche libertaire bien reçus dans les médias, nous passâmes rapidement à l'état de suppôts du nazisme et interdits de parole dans ces mêmes médias.

Le Cercle de l’Oratoire, cercle de réflexion français proche des néoconservateurs états-uniens joua un rôle majeur dans cette campagne de diabolisation.


Cette façon de placer sous l'éteignoir toute opposition, qui consiste à insinuer ou affirmer que tout dissident est un nazi diabolique voulant de nouveau massacrer des juifs, a été appliquée ensuite à bien d'autres puis généralisé à tous ceux s'opposant aux visées hégémoniques des USA. Ce "passe-partout" est à présent utilisé sans scrupules, sans recul critique, et sur tous les sujets qui dérangent par les journalistes et les politiques dès qu'ils se trouvent hors d'état de pouvoir répondre par des faits et des arguments.


Un climat de terreur médiatique s'installa en France et dans tous les pays sous l'influence de l'OTAN.


Michel Sitbon, dont le père était un proche de l'état d'Israël, décida de nous couper tout financement. Nous eûmes brièvement par la suite quelques relais de généreux donateurs qui nous permirent, entre autres, d'organiser la conférence Axis for Peace à Bruxelles , en 2005, mais finalement nous nous trouvâmes hors d'état d'entretenir notre siège et l'équipe de 5 permanents que comptait l'association.


En 2007, avec l'avènement de Nicolas Sarkozy et la multiplication des menaces à l'encontre de Thierry Meyssan, des sabotages sur nos serveurs et des dissensions consécutives à notre évolution anti impérialiste, nous décidâmes de dissoudre l'association en France.

Le bureau du Réseau Voltaire s'installa à Damas, puis à Beyrouth, puis de nouveau à Damas et nous dispersâmes les serveurs de par le monde. Le Réseau Voltaire devint www.voltairenet.org, un réseau de presse international avec échange d'articles.

 

Aujourd'hui le Réseau Voltaire est connu dans le monde entier et Thierry Meyssan est invité dans de nombreux pays; il rencontre de nombreux chefs d'état et est devenu hors de la zone OTAN une personnalité française importante et reconnue.

 

TM-Ahmadi.jpgThierry Meyssan en entretien avec Ahmadinedjad.

 


En France bien sûr, le flot d'injures et de calomnies de toutes sortes ne tarit pas et continue d'entretenir la légende noire,

Mais ces procédés malhonnêtes et malveillants sont de moins en moins efficaces. Pour un nombre croissant de citoyens, surtout parmi les jeunes générations, qui ont tôt appris à se méfier des médias de masse grâce à l'internet, ce traitement diffamatoire n'a pour effet que d’accroître la méfiance envers les pratiques de certains journalistes, et à renforcer la réputation du Réseau Voltaire en général, et de Thierry Meyssan en particulier.

Nous avons donc été amenés à penser qu'il était nécessaire de fonder un nouveau Réseau Voltaire en France.


 

Fondation de Réseau Voltaire France.

 

Certains dans mon entourage politique ont voulu me convaincre qu'en France le Réseau Voltaire était grillé, définitivement mort, qu'il fallait en oublier jusqu'au nom et hasarder autre chose sous une autre bannière.

Mais si nous cédions à consentir une aussi triste fin, cela signifierait une forme de capitulation de notre part, et une victoire pour le pouvoir impérialiste et ses dociles relais médiatiques, qui se sentiraient ainsi encouragés à poursuivre leur stratégie de diabolisation visant à rejeter toute opposition sérieuse dans le camp de l'extrême droite néo nazie. Il n'y aurait plus pour eux qu'à passer au suivant, puis au suivant, et ainsi de suite, en se servant pour chaque serrure du même inusable et répugnant passe-partout.


Allions nous céder devant ce terrorisme médiatique et nous saborder? Non, évidemment!


Il est dans l'intérêt de tous et dans l'intérêt de la France de mettre en échec ce travail de destruction programmée d'une idée et d'une organisation politique qui dénonce depuis plus de dix ans les visées impérialistes d'une entité dont le dessein est de s'assurer la place de seul maître du monde au XXIème siècle.


Nous avons décidé de résister!

 

Réseau Voltaire France est une organisation qui possède sa place dans l'éventail dispersé des organisations de médias, associations et partis politiques de tous ordres contestant à des degrés divers le système. D'abord  le Réseau Voltaire dont elle est l'héritière fut la première organisation dissidente du système et elle a acquis de ce fait une solide expérience.


Le Réseau Voltaire a acquis également une réputation mondiale, même en France, où depuis 10 ans il est régulièrement diffamé et diabolisé par la plupart des journalistes.


- Réseau Voltaire France possède une spécificité inscrite dans ses statuts et rappelée dans sa « Déclaration » issue de son assemblée constitutive.


- Réseau Voltaire France milite pour que la Nation française recouvre son indépendance totale suivant en cela la déclaration des Droits de l'homme et du Citoyen de 1789, préambule à notre constitution et dont l'article 3 précise que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation ».


- Réseau Voltaire France est un mouvement de libération nationale réclamant que notre république sorte de l'OTAN, de L'UE et de l'Euro.


- Réseau Voltaire France milite également avec le Réseau Voltaire International pour imposer le respect du droit international défini par la Charte de l’ONU  en 1945, garantissant l’indépendance des nations et réaffirmé par lors de la conférence de Bandoeng de 1955.


- Réseau Voltaire France continuera à dénoncer la frauduleuse version officielle des attentats du 11 septembre 2001 et exiger que toute la lumière soit faite sur ces événements graves qui ont été érigés en casus belli par les USA pour relancer une politique impérialiste extrêmement meurtrière et attentatoire aux libertés individuelles.


- Réseau Voltaire France fustige et dénonce les agressions et menaces des USA et de ses marionnettes contre des pays souverains comme la Libye, la Syrie, la République Démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire, l'Iran, le Venezuela, et bien d'autres.


- Réseau Voltaire France milite pour la libération de la Palestine occupée et pour la création sur ce territoire d'un seul et unique état laïc dans lequel Juifs, Chrétiens, Musulmans et Athées pourraient vivre en paix.


- Réseau Voltaire France milite pour la liberté d'expression et contre le totalitarisme de la presse dominante dont le rôle se réduit de plus en plus à la préparation et à la justification des guerres de l'impérialisme.


- Réseau Voltaire France, n'est ni de droite ni de gauche, distinctions obsolètes qui ne veulent plus rien dire: il est national et républicain.


- Réseau Voltaire France enfin rejette toutes discriminations raciales et religieuses, et se refuse à désigner des boucs émissaires qu'ils soient traditionnels (juifs, francs-maçons, immigrés) ou nouvellement mis en avant par les médias comme les musulmans, Réseau Voltaire France combat résolument l'islamophobie nouvel antisémitisme.


- Réseau Voltaire France est fondé de manière à pouvoir légalement s'associer avec d'autres partis ou organisations partageant même partiellement ses objectifs dont les plus essentiels sont la sortie de l'OTAN, de l'Union Européenne et de l'Euro.


- Réseau Voltaire France milite pour la création d'un vaste Front Patriotique rassemblant tous les français sans exclusives : partis politiques, associations et individus désirant seulement que la France recouvre la totalité de son indépendance.

 

Réseau Voltaire France va s'ouvrir à l'adhésion en pouvant accueillir tous membres d'autres partis et organisations, dans le respect de ses principes et statuts.

 

Alain Benajam, président de Réseau Voltaire France

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:54

 

 

Je rends public cette lettre écrite fin 2011 quand Sarkozy était encore président de la République française. J'étais à l'époque surveillé de très près par la DCRI (ce n'était pas discret) suite au fait que j'avais organisé le voyage de plusieurs rédacteurs de www.voltairenet.org en Libye dont Thierry Meyssan. Je sais que cette lettre fut portée à qui de droit, je n'en ai eu aucune réaction.
Évidemment, le successeur de Sarkozy suit la même politique de soumission de notre pays aux intérêts des USA et l'administration française qui lui fut confiée par le peuple français, continue d'armer et de financer le terrorisme pour effectuer de basses besognes en Syrie maintenant.

 

Je réitère donc publiquement ma question : messieurs, êtes vous fier de ce que vous faites, êtes vous fier de trahir la France et son peuple en travaillant pour une puissance étrangère hostile à la France?

 

 

 

 

 

A qui cela concerne

 

 

Saint Denis le 27 décembre 2011,

 

 

Messieurs,

 

 

 

Je profite de l'occasion qui m'est offerte par notre ami commun afin de convenir d'une entrevue sur le sujet principal qui nous anime vous et nous à savoir: «qui sont les patriotes et qui sont les agents d'une puissance étrangère ?». Bien évidemment je suis prêt à en débattre au non de mon association voltairenet.org.

 

Je me targue ainsi que mon ami Thierry Meyssan d'être un patriote, très attaché aux valeurs républicaines de mon pays. Nous sommes en conséquence des ardents défenseurs de l'indépendance nationale et d'une politique de la France telle qu'avait pu la définir le Général de Gaulle. Nous ne sommes en rien des adversaires de l'armée française et en général des forces de sécurité de notre nation auxquelles nous reconnaissons toutes utilités pour la défense de notre peuple.

 

Nous avons par le passé collaboré plusieurs fois avec ces forces de sécurité fort volontiers et pour ma part quand l'occasion m'en a été donné avec altruisme et enthousiasme.

 

Cependant, aujourd'hui nous sommes face à un problème grave. La politique de la France telle que l'avait défini le Général de Gaulle et suivie par les présidents qui lui ont succédé, n'est plus suivie par l'actuel président pire, cette politique traditionnelle est prise à contre pied et c'est bien une politique inverse qui est menée.

 

Je vous rappelle que le général de Gaulle avait voulu suivre une politique étrangère indépendante des blocs soviétiques et anglo-saxons. Cette politique était fondée sur la défense de l'indépendance des nations et en conséquence bien évidemment de la nation française. A cet effet il avait voulu que l'armée française quitte le commandement intégré de l'OTAN, il pensait à juste titre que ce commandement intégré assujettissait nos armées à une volonté étrangère et pouvait être contraire aux intérêts de notre nation. Je tiens à votre disposition tous les discours et conférences de presse ou le général justifie sa politique d'indépendance nationale.

 

Thierry Meyssan avait déjà attiré l'attention du monde après l'élection de l'actuel président de la république, sur les relations très étroites qui liaient ce nouveau président aux USA, relations autant familiales qu'idéologiques. Dés qu'il fut élu sa première action fut de se rendre aux USA auprès de G W Bush. Qu'allait il y faire ? Bien entendu pour nouer des relations privilégiées avec le gouvernement de ce pays qui à l'époque étaient fort distendues. Vous n'ignorez sans doute pas la forte hostilité des dirigeant US envers le précédent président Jacques Chirac qui lui, s'était efforcé de placer la politique étrangère de la France dans les traces marquées par le Général de Gaulle.

 

Ce que l'on peut bien penser comme ayant été une prise d'ordre par notre actuel président, s'est rapidement concrétisé par un retour de l'armée française sous commandement de l'OTAN c'est à dire des USA c'est à dire d'une puissance étrangère hostile à notre nation.

 

Puis nous en avons rapidement vu et compris les raisons de ce retour sous commandement US de nos armées avec la guerre de Libye.

 

J'espère que vous n'ignorez pas que cette guerre fut planifiée dés 2001 par les USA dans le cadre de ce qu'ils appellent le remaniement du « grand moyen orient » dans le cadre lui même de leur projet intitulé « Project for a New American Century » sorte de « Mein Kampf » dans lequel les USA expliquent leur projet futur de domination du monde. Dans leur projet de remaniement du « Grand Moyen Orient » il y avait planifié également une agression contre l'Afghanistan, le Soudan, le Liban, la Syrie , le Pakistan et l'Iran.

 

Ce projet est axé sur un démembrement des états-nations évoqués, leur remplacement par de petits émirats confessionnels et par la mise au pouvoir dans ces émirats des groupes terroristes religieux musulmans fondamentalistes tels que salafistes et wahhabistes dont les mercenaires sont actuellement regroupés sous le vocable d'Al Qaïda.

C'est ainsi que nous avons retrouvé comme gouverneur de Tripoli Abdelkrim Belhadj connu par tous les services occidentaux pour son appartenance à Al Qaïda et recherché par la justice espagnole pour sa participation aux attentats de Madrid. Le dit Belhadj qui se trouve actuellement en Syrie toujours sous l'égide réunie d'Al Qaïda et de la CIA afin d'y porter la guerre et la désolation comme en Libye.

 

Les USA avaient bien évidemment tout intérêt à pouvoir disposer à leur guise de l'armée française. C'était des dépenses non supportées par eux et un semblant de mise en retrait laissant croire au monde que cette aventure à caractère colonialiste n'était pas menée par eux mais par les colonisateurs traditionnels de l'Afrique qui étaient de retour.

 

Messieurs, cette affaire de projet étasunien de démembrement du grand moyen orient de mise en place d'émirats salafistes et terroristes puis de volonté de dominer le monde, s'oppose vivement aux intérêts de la France et de son peuple. Ceux qui chez nous se sont investis dans cette action ne peuvent être qualifiés que de traîtres.

 

Nous pourrons au cours de cette entrevue revenir dans le détail de tout ce qui s'oppose aux intérêts de notre pays dans le projet conjoint des USA et d'Al Qaïda, que cela soit les intérêts pétroliers en Libye et en Afrique aux intérêts d'exploitation des gisements d'uranium au Niger oblitérés par Al Qaïda et aux intérêts culturels de la France au Liban et en Syrie ainsi il ne faut pas l'oublier la défense des congrégations religieuses chrétiennes dans ces pays face à l'intégrisme salafiste.

 

Je suis donc à votre disposition pour cet échange de vu entre gentleman et si vous le souhaitez nous pourrions organiser un duplex par Skype avec Thierry Meyssan.

 

 

Avec mes sincères salutations

 

 

Alain Benajam

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 10:55

Lors de son assemblée constitutive l'association "Réseau Voltaire France" a fait la déclaration suivante

 

Reseau-Voltaire-France.jpg

 

 


Déclaration.

 


 

Le gouvernement actuel de la France ne fait que poursuivre la politique du précédent et est soumis d'une façon identique à l'impérialisme des USA dont il n'est qu'une simple et obéissante courroie de transmission.


François Hollande «élu» président de la République a engagé derechef un combat politique et idéologique contre la France, son indépendance et ses valeurs républicaines.


En faisant l'éloge de Jules Ferry il s'est empressé de réhabiliter le colonialisme rebaptisé aujourd'hui «droit d'ingérence humanitaire». Il légitime par ailleurs toutes les formes de collaboration avec l'étranger en estimant que «l'état français», construction étatique au service des nazis durant leur occupation de la France de 1940 à 1945, continuait de représenter la France.


Sa politique intérieure poursuit la politique précédente d’assujettissement de notre peuple à une dette virtuelle générant des intérêts insupportables, qui s'élèvent à environ 3000 € par français et par an, enfants compris. Le paiement des intérêts de cette dette est la principale ressource d'un système bancaire entièrement dévolu aux intérêts des USA et de sa monnaie.


Il poursuit la politique de désindustrialisation massive de notre pays en offrant toutes les possibilités légales de délocalisation aux grandes industries qui ont fait jadis la prospérité de notre nation, plongeant ainsi de plus en plus les travailleurs dans le chômage, la pauvreté et le désespoir.


Sa politique extérieure ne fait que suivre fidèlement celle des USA, politique qui renoue avec des opérations militaires purement colonialistes en Afrique et au Proche-Orient, opérations militaires auxquelles le général de Gaulle avait su mettre un terme en son temps dans l'intérêt de la France. Cette politique extérieure lâche et criminelle consiste à financer, armer et former au combat des groupes se réclamant de l'islamisme, groupes créés par les USA et baptisés par ces derniers Al Qaïda. Ces groupes armés d'une extrême violence se sont livrés en Libye aux plus horribles exactions. En Syrie, ces mêmes groupes armés par la France, les pays européens soumis aux USA et les pires dictatures royales de la péninsule arabique, se livrent aux mêmes massacres de masse, mettant un pays souverain à feu et à sang.


Pour les français épris de droit et de justice, trop c'est trop !

 

Il est urgent de recouvrer la souveraineté de la Nation en cessant de reconnaître les traités scélérats et les institutions supranationales de l'Union Européenne .


Il est urgent de récupérer notre monnaie afin de nous mettre à l’abri d'une dette que nous n'avons contracté en aucune manière.


Il est urgent de sortir de l'OTAN afin que notre peuple récupère son armée nationale, que des traîtres ont abandonnée au commandement d'une puissance étrangère hostile.


Français, il faut maintenant prendre conscience que la patrie est en danger et que le monde est en danger. Aucun des grands partis siégeant à l'assemblée nationale ne prend plus la défense de la France ; les piliers historiques qui ont toujours défendu la souveraineté française, communistes et gaullistes, se sont effondrés.


Le Réseau Voltaire France s'engage à hisser de nouveau la bannière de la France.


Le Réseau Voltaire France s'engage à lutter pour :


- Recouvrer l'indépendance de la France dans l'unité de son peuple, quelles que soient pour chacun sa religion, sa conscience et surtout son obédience politique de droite ou de gauche.


- Restaurer la République et les valeurs républicaines dans l'esprit de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.


- Imposer le respect du droit international défini par la charte de l'ONU garantissant  l'indépendance des nations.

 

 

Alain Benajam

Président de "Réseau Voltaire France"

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 19:28

 

Geopolitika-Belgrade.jpg 

 

GP: Monsieur Benajam, pouvez-vous dire aux lecteurs de GEOPOLITIKA ce que c’est le Réseau Voltaire, vous, qui êtes son administrateur ? Quelle est l’idée principale et la lignée éditoriale du site que vous administrez, et comment est-ce que vous expliquez qu’aujourd’hui, époque avec tant de médias dans le monde, il existe une censure drastique et une manipulation de la vérité ?


 

AB: Le Réseau Voltaire fut créé en 1994 par Thierry Meyssan auquel je me suis rapidement associé. Son but était d’œuvrer pour la liberté d'expression contre toutes censures et de lutter pour promouvoir la laïcité et les idées républicaines d'obédience française. Le Réseau Voltaire a commencé par publier régulièrement un opus photocopié distribué par courrier à des abonnés. L'équipe recherchais des informations introuvables dans les autres médias. L'équipe Réseau Voltaire se situait politiquement dans la gauche républicaine, elle combattait l'extrême droite et les idées néo fascistes.

En 1999 nous nous sommes particulièrement intéressés à l'agression de l'OTAN contre le Kosovo serbe et la Serbie en publiant au jour le jour un comparatif entre les communiqués toujours victorieux de l'OTAN rapportés dans sa presse et d'autres informations glanées hors OTAN moins glorieuses.

A partir de juin 2001 nous avons commencé à travailler à rechercher ce que pouvaient être les « Stay behind » c'est à dire les réseaux ultra secrets de l'OTAN dans les pays d'Europe occidental, comme nous nous étions aperçus, en étudiant la mouvance néofasciste, que celle-ci était instrumentée par ces réseaux. Au cours de cette étude et au fur et à mesure des découvertes sur l'importance et la nocivité de ces réseaux nous avons pris un virage anti impérialiste.

Le complot du 11 septembre 2001 correspond pour nous a une étape très importante. Nous avons dés le 11 septembre 2001 remarqué les incohérences de l'information officielle,  nous avons publié alors, sur notre site Internet que nous venions juste de réaliser un jeu des « sept erreurs » sur un ton humoristique. Ce jeu fit très rapidement le tour du monde, et il contribua à notre popularité. Puis Thierry Meyssan publia « L'effroyable Imposture », et derrière « Le Pentagate » qui ajoutait des informations importantes sur la réalité de ce complot. A ce moment le Réseau Voltaire pris un aspect différent, la polémique enfla après l'apparition de Thierry Meyssan a une émission de la télévision française. Nous fûmes pour un moment entraînés dans l'action de contre information sur le 11 septembre 2001. Nous priment une ligne de plus en plus anti impérialiste, c'est dans cette voie que nous avons organisé en 2005 la conférence Axis for Peace à Bruxelles réunissant un grand nombre de personnalités anti impérialistes de tous pays.

A ce moment le Réseau Voltaire pris une dimension internationale axée essentiellement vers la lutte contre l'impérialisme anglo-saxon.

En 2007 Thierry Meyssan et le Réseau Voltaire, en but à maints tracasseries, durent fermer notre antenne française. En effet, l'avènement de Sarkozy représentait pour nous une différence notable en comparaison d'avec la bienveillance chiraquienne. Nicolas Sarkozy très proche des USA a engagé la France dans une politique de collaboration étroite avec l'impérialisme comme on le vit plus tard avec l'agression contre la Libye. Thierry Meyssan évalua que sa sécurité personnelle ne pouvait plus être assurée, il se réfugia à Damas puis à Beyrouth maintenant il vit et travail de nouveau à Damas.

 

L'impérialisme a besoin du mensonge, il a besoin d'intoxiquer les peuples qui lui sont soumis pour justifier ses guerres et tenter d'obtenir des votes favorables à l'ONU lui permettant d'agir. Aujourd'hui ce qu'il appelle « l'ingérence humanitaire » est sa justification principale, ceci ne peut fonctionner que par le mensonge permettant de diaboliser les cibles.

Le Réseau Voltaire avec son succès international de par sa vocation d'informer face aux mensonges d'une presse dévouée à l'impérialisme US est devenu l'ennemi à abattre de tous ces organes dont la vocation est plutôt la désinformation.

 

 

GP: Vous êtes très au point de la situation en Syrie. Pouvez-vous nous dire comment vous qualifiez la guerre qui est actuellement menée là bas, contre le gouvernement légal ? Dans quel contexte s’inscrivent les tentatives de changer encore un gouvernement au Proche Orient, et pourquoi est-ce que l’Occident souhaite faire tomber Bassar Asad ?


 

AB: La guerre contre la Syrie s'inscrit dans un projet de longue date d'abord prévu par le « Think Tank » étasunien : « Project for a New American Century » puis dans le projet de remodelage de ce que les USA appellent le grand Moyen Orient. Le général Westley Clark a évoqué dans une interview célèbre sa conversation avec un responsable du Pentagone affirmant que les projets d'agression contre la Libye et la Syrie avaient été mis au point dés 2002. Il s'agit donc d'une guerre classiquement impérialiste ayant pour but de briser l'état-nation syrien comme ont été brisés les états-nation yougoslave, somalien, irakien et libyen. La stratégie impérialiste étasunienne et plus généralement anglo-saxonne consiste donc à briser les nations légales pour les fractionner en mini états ethniques ou confessionnels dont la sujétion est rendue plus simple. La stratégie contre la Syrie est exactement identique à celle utilisée contre la Yougoslavie et la Libye. Il s'agit en premier lieu de créer des troubles interconfessionnels ou interethniques armés, de susciter une répression, de diaboliser le dirigeant politique incarnant l'unité nationale à l'aide d'une presse occidentale aux ordres et ce afin d'essayer de le faire destituer. Ensuite, sous prétexte d'ingérence humanitaire pour soit disant « sauver » une population, faire intervenir l'aviation en bombardements massifs afin de casser le moral et la résistance du peuple ciblé. Puis finalement terminer le travail par une intervention militaire au sol en collaboration avec des milices de mercenaires recrutés essentiellement dans les milieux musulmans djihadistes (Al-Qaïda). Tout ceci fait avantageusement avec l'assentiment de l'ONU. A cet effet, au préalable les chefs des nations siégeant au conseil de sécurité ont été menacés, achetés et corrompus pour s'assurer de leur vote.

 

GP: Pouvez-vous nous dire quelle est la structure de contrôle ou la structure militaire de « l’armée de libération syrienne » ? Comment peut-on expliquer la présence en Syrie d’autant de radicaux islamistes provenant d’autres pays, du côté des rebelles? Comment expliquez-vous également la présence d’autant de combattants d’Al Qu’Aïda, ainsi que la coïncidence bizarre entre les intérêts d’Al Qu’Aïda et ceux des US ?

 

 

AB: L'opposition au régime républicain, multiconfessionnel syrien dit : de Bachar El Assad, a commencé comme une de ces «révolutions» colorées expérimentée en Serbie par l'organisation étasunienne serbe Otpor puis continuée en Ukraine en révolution orange et ailleurs. Cette opposition prit rapidement un tour confessionnel, les opposants reprochant au président Bachar El Assad de n'être pas musulman sunnite mais allaouite. Ces premières manifestations furent dans un premier temps accompagnées par des hommes en armes, qui devaient, comme en Libye à la fois tirer sur la foule et sur les forces de l'ordre, ceci ayant pour but de déclencher une dure répression. Il y eu des morts de part et d'autre, mais la propagande « occidentale » avec l'aide de sa presse, ne montra que des victimes parmi les manifestants sans évoquer évidemment les tireurs des toits. Bien entendu il y a en Syrie même des extrémistes religieux sunnites parmi lesquels nombre de takfiristes qui considèrent qu'il faut éliminer physiquement les non sunnites salafistes c'est à dire ceux qui selon eux ne pratiquent pas correctement le véritable islam sunnite. Donc pour eux tuer un musulman serait permis et conduirait également au paradis du djihad avec le nombre de vierges adéquat à déflorer. Ces gens furent recrutés essentiellement dans les campagnes les plus arriérées de Syrie et pris en charge par des cheikh prêchant le djihad.

Les manifestations violentes du vendredi n'ayant pas réussi certains furent armés par l'organisation étasunienne, mettant en avant le Qatar et l'Arabie Saoudite. Une intervention étrangère directe avec des forces spéciales françaises et certainement britanniques commença cet hiver emmenant un certain nombre de pseudo journalistes véritables agents secrets qui permirent d'équiper la rébellion militaire en moyens de communication de manière à ce qu'elle puisse recevoir les renseignements satellitaires sur les mouvements de l'Armée nationale. C'est ainsi que fut fondé le micro émirat de Homs rapidement assiégé et détruit par l'armée et au cours duquel fut fait un certain nombre de prisonniers français. Le but était de créer des zone dites « libérées» afin qu'elles puissent demander du secours aux USA. Cette deuxième manœuvre a échoué comme la première. Puis les USA et leurs marionnettes « françaises» et britanniques ont tenté d'obtenir un blanc seing de l'ONU afin de pouvoir intervenir militairement sur place pour «sauver» comme d'habitude des populations du «massacre» en fait pour pouvoir bombarder le pays afin de le soumettre.
Les russes et les chinois mirent leur veto
à une résolution du conseil de sécurité de l'ONU devant autoriser une intervention étasunienne en arguant que les USA n'avaient pas respecté la résolution 1973 organisant seulement une zone d'exclusion aérienne sur la Libye alors que l'OTAN profitait de cette résolution pour se livrer à des bombardements terroristes sur des ensembles civiles comme les systèmes d'adduction d'eau, les moyens de communication civiles, les centrales électriques etc. Ces bombardements étaient des crimes de guerre selon les accords internationaux en vigueur.

Jugeant qu'une intervention sans l'aval de l'ONU était risquée d'autant plus que russes et chinois menaçaient d'intervenir à leur tour en cas d'action des USA, ceux-ci mirent en œuvre une troisième tactique celle d'enrôler dans le monde musulman et au delà des mercenaires recrutés dans les milieux sunnites salafistes pour participer au djihad en Syrie, contre ce qu'ils appellent les hérétiques allaouites et pour également chasser les chrétiens syriens avec un mot d'ordre qu'ils hurlent a satiété : « les allaouites dans la tombe les chrétiens au Liban !».
C'est maintenant un flot continu de ces djihadistes salafistes qui arrivent de partout sont entraînés brièvement en Libye ou en Turquie puis passent en Syrie par une des frontières poreuses syrienne choisie en fonction de la proximité de l'objectif, pour Alep c'est la frontière turque qui est utilisée. Ces combattants sont également accompagnés et dirigés comme pour la Libye par des forces spéciales britanniques, allemandes et certainement françaises. L'objectif est de porter la guerre partout en Syrie dans les villes et les campagnes et de toujours tenter de soulever la population. Évidemment ceci accompagné de « journalistes » embarqués (embeded) dont le rôle est de magnifier auprès du public occidental médusé la « belle » action de ces djihadistes baptisés résistants.

Ces djihadistes salafistes ou takfiristes sont identiques à ceux appelés Al Qaïda que les USA prétendaient combattre. En fait ils n'ont servi dans le passé que de prétexte et de repoussoir pour fustiger les populations musulmanes et donner corps à la «guerre des civilisations» ou « guerre au terrorisme ». Ceci permit aux USA d'enterrer les libertés publics dans leur pays avec le « US patriot act » et surtout d'alimenter en commande d'armement leur complexe militaro-industriel. En fait Al Qaïda et la mouvance wahhabite salafiste a toujours été contrôlée et instrumentée par les USA directement ou via leurs alliés du Qatar et de l'Arabie Saoudite.Cette mouvance est intervenue en Afghanistan contre les russes, en Yougoslavie, en Libye et maintenant en Syrie toujours au service de l'impérialisme US.  Concernant maintenant la contradiction qui pourrait apparaître dans le public occidental sur ce qui paraît être un double jeu, la presse aux ordres du pentagone en fait son affaire pour présenter un plat assimilable par des populations occidentales malheureusement résignées. 

 

 

GP: Du point de vue militaire, que pensez-vous des combats qui sont en train d’être menés en Syrie ? Malgré le soutien croissant des pays occidentaux, est-ce que l’armée syrienne peut tenir ? Le président Assad a-t-il assez de force pour se maintenir en position ? Est-ce ce conflit risque de passer au delà des frontières syriennes ? Est-ce qu’on peut s’attendre à une attaque contre l’Iran ?


 

AB: L'Armée Arabe Syrienne est composée essentiellement de conscrits c'est à dire de la jeunesse du peuple syrien. Manifestement au vu des nombreuses vidéos, elle se bat bien est une armée disciplinée, bien commandée et entraînée, elle semble soutenue par le peuple syrien et l'on a vu qu'à Alep ville particulièrement multiconfessionnelle et progressiste elle est soutenue par la population. L'affirmation de la propagande occidentale arguant que cette armée est démoralisée et en sous effectifs ayant souffert de nombreuses désertions ne tient pas en regard des faits, y compris ceux rapportés par certains médias occidentaux. En plus les forces rebelles salafistes se sont rendues coupables de très nombreux crimes et exactions contre les populations qui s'en sont détournées. En générale ces populations accueillent l'armée nationale comme des libérateurs. Cependant le flot des djihadistes étrangers est intarissable et les très nombreuses pertes qu'ils enregistrent sont tout de suite compensées par de nouveaux arrivants fanatisés par leurs cheikh et qui vont au combat sans craintes, espérant les vierges à déflorer au paradis.

L'action de l'armée syrienne est méthodique et compliquée elle sera vraisemblablement longue pour éliminer le flot continu venant de toute part rechercher le paradis du djihad. Aujourd'hui il n'y a aucune raison que Bachar El Assad démissionne, en plus toute opposition politique organisée nationale et constructive a été réduite à néant par l'intervention étrangère.

 

Un article du générale français de l'air Fleury dans le journal Le Monde fait un état des forces aériennes françaises et celles de la Syrie. Déjà la Syrie possède le double d'aéronefs de la France, mais surtout elle possède des moyens de défense antiaériens de dernière génération russes rendant quasi inexpugnable le ciel syrien. Les turcs ont essayé de tester les défenses syriennes et leur avion fut promptement abattu à peine à franchi la limite des eaux territoriales. D'après ce général expert il faudrait pour que l'OTAN l'emporte sur la Syrie, organiser une attaque soudaine et massive de TOUTES les forces militaires étasuniennes en sachant qu'elles auraient dans cette attaque des pertes considérables.

 

Il faut être parfaitement claire, l'OTAN avec la totalité des forces US additionnées des forces israéliennes n'a pas les moyens techniques d'attaquer à la fois la Syrie et l'Iran avec en plus les forces de la Résistance libanaise qui s'engageraient derechef contre Israël.

Il serait certain que dans ce cas, la Chine et la Russie interviendrait dans ce conflit qui tournerait en guerre mondiale.

Les affirmations de la presses israélienne disant qu'une attaque était imminente contre l'Iran ne sont que rodomontades et intoxication.

 

GP: Il est évident que la star de votre site internet, si on peut le dire comme ça, est Thierry Meyssan, dont les analyses sont lues et suivies par des cercles sérieux et libertaires dans le monde entier. Puisque vous êtes un conseiller politique de Thierry Meyssan, pouvez-vous nous dire un peu plus sur lui et quels conseils lui donnez-vous ?

 

AB: Thierry Meyssan est un libéral au sens propre ce qui n'a rien à voir avec le pseudo libéralisme des anglo-saxons. Il s'inscrit comme moi dans ce libéralisme politique d'obédience française issu des Lumières et de la Révolution française de 1789. En quelque sorte nous sommes pour offrir le maximum de libertés individuelles et collectives pour le maximum de gens. Notre credo est la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

Nous tirons toutes les conséquences de cette déclaration et de notre fondamentalisme républicain français. Ces conséquences nous obligent à militer pour recouvrer l'indépendance de la France oblitérée par nombre de traités scélérats comme ceux du pacte atlantique, de Maastricht, de Lisbonne et celui fondant l'Euro qui confisque notre monnaie nationale au profit des marchés financiers et des USA. En conséquence également nous défendons la liberté des nations selon la charte de l'ONU et bien évidemment contre l'impérialisme.

Nous nous concertons donc en permanence pour que nos articles soient en conformité avec cette ligne politique ferme et conséquente et reflète toujours ce que nous appelons l'idéologie français.

 

 

GP: Que pensez vous de la situation en France et dans l’UE en général, ainsi que de la crise économique qui se manifeste à travers la crise de la zone Euro ?

 

AB: Je prendrais seulement l'exemple le plus significatif car ces pages sont limitées: la dette.

Cette crise économique est la conséquence direct du système financiariste anglo-saxon qui nous est imposé via l'Union Européenne et les traités scélérats. Le principal mécanisme de ce système est la dette.

Nous pouvons constater que tous les pays de l'OCDE, c'est à dire ceux qui subissent directement le pouvoir étasunien sont considérablement endettés. Croyez-vous que la France ou même le Japon, pays les plus riches de la planète avaient besoin de cet endettement ? Certes non. Cet endettement auprès des marchés financiers anglo-saxons nous est imposé via l'Euro, monnaie qui est leur propriété et dont la France a perdu le contrôle. Leurs politiciens malheureusement encore au pouvoir chez nous, imposent cette dette inique dont le prêt n'est qu'un jeu d'écriture et ne coûte à personne, mais dont les intérêts sont bels et bien payés avec la sueur du peuple français et de celui des autres peuples « endettés » de la zone Euro et de l'OCDE. Le paiement des intérêts de cette dette coûte à chaque français enfants compris, 3000 € par an, ce qui est considérable et contribue à une paupérisation qui s'accélère. Aujourd'hui le peuple grec est épuisé, d'autres vont se retrouver exsangues.
Sachez que rentrer dans la zone Euro est un piège mortel pour les peuples. Gardez vous de ce piège.

 

GP: Que pensez-vous du rapport global des forces dans le monde, surtout les rapports entre les grandes puissances, les US, la Russie et la Chine? Est-ce que vous pouvez, dans les grandes lignes, nous exposer la projection du futur développement des relations internationales ? Est-ce que le monde va vers un grand conflit, comme beaucoup l’affirment, et que pensez-vous du rôle du président Putin, qui fait l’objet de très fortes critiques des médias ?


 

AB: J'ai consacré deux articles sur mon blog à ce sujet : « Pour la Liberté des Nations » et « Pourquoi il est important de soutenir V. Poutine », (www.alain-benajam.com)

Cequi suit ne peut être qu'un résumé.

Quand j'étais jeune, adhérent et cadre du parti communiste français, l'URSS existait encore et il y avait un camp socialiste qui contestait la puissance de l'impérialisme anglo-saxon. Il y avait une lutte idéologique mondiale entre le capitalisme et le socialisme. Aujourd'hui ce camp socialiste n'existe plus et le système capitaliste s'est généralisé sur toute la planète y compris en Chine pourtant toujours dirigée par un parti communiste. Cependant nous observons que les tensions internationales sont plus vives encore quelle ne l'étaient du temps de la guerre froide et que l'impérialisme est toujours aussi virulent. Cela veut dire quoi? Que la contradiction principale qui apparaît aujourd'hui n'était pas entre socialisme et capitalisme mais entre la liberté des nations et l'impérialisme. La question nationale s'impose aujourd'hui et la nation, l'état-nation, la nation légale est le principal rempart contre l'impérialisme. On le comprend bien, un état-nation c'est un corpus de lois et un peuple qui impose ces lois. Toutes ces lois sont autant d'obstacles aux marchés financiers contrôlés par les anglo-saxons via le dollars. L'objectif global anglo-saxon est de briser tous les états-nations et de les remplacer par de petites entités ethniques ou religieuses chaotiques faciles à manipuler. Il y a donc d'un côté les nations encore libres qui défendent la charte de l'ONU et un monde multipolaire et de l'autre l'impérialisme anglo-saxon qui prône un nouvel ordre mondial ou les nations légales auraient disparu leur permettant d'exploiter les peuples sans bornes comme la France est exploitée dans la zone Euro. La Russie et la Chine ont soudainement compris ce danger extrême pour eux, leurs yeux se sont promptement ouverts avec la guerre de Libye. Cette compréhension du monde de la part de la Russie notamment vient en grande partie de Vladimir Poutine qui s'est peut être rappelé qu'il fut un cadre de l'URSS et un communiste.

Aujourd'hui la Chine et la Russie ont décidé de stopper net l'aventure impérialiste aux frontières de la Syrie et de l'Iran. Cet arrêt n'est pour le moment que diplomatique, mais ces grandes nations ne se font pas d'illusions et sont prêtes à une confrontation armée ils l'ont répété plusieurs fois. On se retrouve dans une configuration similaire à ce qu'elle était au temps des bloc socialiste et capitaliste, mais avec des idéologies différentes. D'un côté le camp des nations encore libres avec à leur tête la Russie et la Chine, leur organisation commune l'OCS, (Organisation de Coopération de Shanghai) puis derrière une organisation économique puissante, l'alliance du BRICS, avec enfin l'organisation des pays non alignés qui s'est réunie à Téhéran. A ce bloc de nations économiquement très puissantes vont s'ajouter les organisations politiques indépendantistes des peuples toujours soumis comme la France. Ces organisations sont encore faibles mais prennent de l'ampleur et s'attachent à s'organiser, comme nous y contribuons au Réseau Voltaire.

 

Une guerre mondiale déclenchée par des USA en déconfiture économique signerait sa fin.


 

GP: Est-ce que vous avez le temps de suivre un peu la situation en Serbie? Comment qualifiez vous le rôle du peuple serbe, qui durant ces deux dernières décennies, a été exposé à de fortes pressions de l’oligarchie globale ? Que pensez vous de la situation au Kosovo, ainsi que de la lutte que mène le peuple serbe pour sauvegarder son centre historique?

 

AB: Le dépeçage de la Yougoslavie était le prototype de l'action de l'impérialisme ; briser les états-nations historiques pour les remplacer par de petites entités ethniques englobées dans des maxi états comme l'est par exemple l'Union Européenne totalement soumise aux marchés financiers et aux anglo-saxons. Ceci a pu réussir par la passivité de la Russie à l'époque . La Serbie possède la chance d'être encore, un des derniers états indépendant d'Europe. Elle doit absolument le rester et résister aux pressions, son avenir est dans une alliance solide, économique et militaire avec la Russie, alliance qui est en train de se concrétiser. Un pays d'Europe encore indépendant s'inscrivant dans le combat pour la liberté des nations est un avantage et doit devenir une base arrière politique pour les peuples encore soumis qui cherchent à s'organiser. La nation serbe a perdu dans le Kosovo son cœur historique bien entendu nous devons soutenir cette nation amie de longue date de la France pour qu'elle puisse le retrouver rapidement.

 

Article original dans le magazine GeoPolitika

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 19:02

                     L'islam et la France.

  

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L'intégration de l'Islam en France est un enjeu capital, de cette intégration dépendra l'avenir de notre pays.


Une islamophobie s'exprime en France aujourd'hui ouvertement dans certains partis politiques de droite, au Front National et à l'UMP, certaines organisations politiques en on fait même leur cheval de bataille comme Riposte Laïque ou le Bloc Identitaire. Cette islamophobie est instrumentée pour servir des objectifs politiciens, diviser les français et fomenter des troubles. Une crainte surgit de voir se renouveler des épisodes des années 30 et 40 quand les juifs étaient désignés boucs émissaires et servaient à la division au profit de l'envahisseur nazi.

Aujourd'hui, les musulmans pourraient servir aux mêmes objectifs que pendant ces années noires.

 

 

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Antisémitisme islamophobe comme dans les années 30 , 40.

 

 

Le peuple français ne peut alors qu'être intéressé pour que cette intégration réussisse dans la paix.

 

Il est également important pour les musulmans de France de voir leur religion se couler dans notre nation sans encombre il y va de l'avenir de leur pratique religieuse dans ce pays.

 

Si je pose ce problème d'intégration, c'est que j'estime qu'elle n’est pas encore réussie, et que de nouvelles pratiques se réclamant de l'Islam, venant du Moyen Orient, concourent aujourd'hui à engendrer un regain de méfiance voir d’agacement de beaucoup de français envers cette religion et qu’il leur arrive de la percevoir comme un danger de déstabilisation nationale.

 

Cet article principalement destiné à mes amis musulmans a pour dessein d’attirer leur attention sur les causes de ce regain d'hostilité.

 

Islam et immigration se confondent.

 

L'Islam en France n'est pas apparu suivant d'importantes conversions, bien que celles-ci existent, elles restent encore marginales, cet émergence provient d'une immigration massive de populations venant d'Afrique du Nord et d'Afrique sahélienne exclusivement musulmane . Cette immigration fut organisée par le patronat pour disposer d'une main d’œuvre docile et à bas prix. L'apparition de l'Islam s'est alors confondue avec ce flot migratoire qui suscitait déjà en lui-même la méfiance, le percevant comme une concurrence sur le marché du travail.

 

Il est également légitime que des français s'inquiètent de l'irruption soudaine d'une nouvelle population pratiquant une nouvelle religion amenant aussi des habitudes venues d'ailleurs, habitudes souvent éloignées des traditions locales, qu’elles soient culinaires, comportementales ou vestimentaires.

De plus, la concentration en ghetto de ces nouvelles populations induit acculturation, échec scolaire, délinquance et rend quasi impossible toute intégration, ce qui introduit une nouvelle cause d'hostilité envers l'Islam confondu avec l'émergence de ces problèmes.

 

Implantation du christianisme en Europe, long et difficile.

 

L'implantation d'une nouvelle religion venue d'ailleurs au sein d’un tissu social ancien n'est pas chose facile et il demande de la part des tenants de ce nouveau culte beaucoup d'humilité, de tolérance et de compromis.

L'exemple de l'implantation du christianisme catholique en France et en Europe est la pour nous le rappeler, elle fut particulièrement difficile.

Le Christianisme fondé au Proche Orient, sur le «Chemin de Damas» par Saint Paul était à ses débuts aussi exotique pour les peuples européens que l'Islam ne l’est aujourd'hui.

 

Les peuples du proche Orient étaient déjà sous l'emprise du monothéisme israélite et possédaient des habitudes et des conceptions du monde forts différentes des Germains et des Celtes qui peuplaient l'espace qui allait devenir la France.

 

Ces différences de civilisation pouvaient se constater surtout dans deux domaines.

Un domaine religieux, les religions européennes étaient naturalistes : ces peuples adoraient plutôt ce qu'ils avaient sous les yeux, une source, un arbre, une montagne, le soleil, et un ensemble de valeurs comme le courage guerrier, la fécondité, ou l’amour. Leur panthéon était vaste et pour ainsi dire sans limite.

Un domaine de mœurs, le rapport aux femmes. Les civilisations celto-germaniques n’énonçaient pas que la femme était inférieure à l'homme, les déesses étaient autant adorées que des dieux. Chez les celtes les femmes participaient aux guerres aux côtés des hommes.

Le judaïsme muté en christianisme monothéiste et misogyne n'avait aucune chance de prendre dans ce tissu social en conservant pure son essence littérale; le christianisme sut édulcorer son intransigeant monothéisme initial pour donner une religion acceptable par les peuples européens.

Afin de palier les croyances naturalistes, il inventa le culte des saints qui remplaçait ainsi efficacement le culte des lieux ou des valeurs morales, et surtout, il inventa le culte des saintes et de la vierge Marie qui remplaçait le cultes des déesses en conservant le respect du aux femmes.

 

Par exemple, il fallut des siècles pour que l'église réussisse à faire admettre l'aspect diabolique de la femme et imposer sa soumission totale à l'homme. Ce n’est qu’aux 16 ème et 17 ème siècle que l'église finit à y réussir, en accusant de sorcellerie et en exterminant un grand nombre de femmes. Entre 1580 et 1630, au paroxysme de cette persécution entre 50 000 et 100 000 présumées sorcières furent brûlées en Europe. L'église alla même jusqu’à se demander, à cette époque, si la femme avait une âme.

 

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Pendaison de sorcières au 17ème siècle


Suite à cette diabolisation, en France il fallut attendre 1945 pour que les femmes bénéficient du droit de vote et seulement 1965 pour qu’elles puissent obtenir un emploi sans l'accord de leur mari, c'est à dire des droit égaux à ceux les hommes dans tout le corpus légal.

 

Ce christianisme a mis des centaines d'années avant d’imposer complètement sa morale à l'ensemble du corps social, jusqu’à y exercer une emprise proprement totalitaire. Ce n'est qu'au tournant des 15 et 16 ème siècles que l'ensemble de la morale chrétienne réussit à s'imposer aux européens et aux français. Le combat de l'église chrétienne fut acharné durant un millénaire et demi avec des avancées et des reculs. Le christianisme monothéiste ne put réussir cette implantation totale qu'en faisant de très larges concessions aux cultes précédents.


 

St BartelemyGuerres de religions en France. Massacre de la St. Bartélémy à Paris

 

 

Brosser un tableau exhaustif du combat acharné de l'église pour imposer sa morale en France et en Europe demanderait des volumes, remarquons simplement qu’elle ne put y parvenir qu'au prix du sang versé, d'importants reculs et compromis avec le corps social européen avec ses croyances antérieures qu’elle voulait supplanter.

 

Aujourd'hui la morale chrétienne n'est pourtant plus l'idéologie dominante en France, la loi a remplacé la morale même si celle-ci a inspiré la loi. Mais si une morale est implicite, la loi en France est complètement explicite et si nul n'est censé ignorer la loi, celle-ci dit expressément que tout ce qui n'est pas interdit est permis et que nul ne peut empêcher quiconque de faire ce qu’il veut s’il demeure dans le cadre de la loi.

 

Les français forment un peuple généreux et tolérant, cependant ils sont hostiles à l’agrégation communautaire. Cette hostilité vient de la révolution française de 1789 car avant celle-ci la France était constituée par une mosaïque de populations ne possédant ni la même langue ni la même culture, ni la même histoire, ni la même religion. Pourtant une nation cohérente a réussi à se constituer en ayant comme ciment la lutte historique commune de ces populations contre la tyrannie et avec, la constitution d'une loi commune dans la liberté, l'égalité et la fraternité. Si le peuple français est habitué aux différences et les tolère, il ne désire certainement pas que ces différences induisent des droits et devoirs différents: le peuple français est égalitaire.

 

Pourtant, le peuple français entretient une méfiance traditionnelle envers les religions, cette méfiance est inscrite dans son histoire : histoire de violence paroxystique durant les guerres de religions du 16 ème siècle jusqu'au 18 ème siècle, mais également histoire d'hostilité récurrente du peuple français envers l'église catholique accusée d'avoir été un soutien à la tyrannie et une ennemie de la république. C’est ainsi que le peuple français a finalement décidé de séparer l'église de l'état et de promulguer en 1905 les lois de laïcité.

 

Les lois laïques une chance pour l'Islam de France.

 

Les lois laïques ne sont certainement pas des lois antireligieuses : bien au contraire, si elles existent, c’est pour permettre la liberté religieuse et de conscience à chacun. En excluant les religions du domaine publique et politique la loi laïque permet d'éviter que l’une d’entre elles puisse un jour s’imposer à l’exclusion des autres. En France, chaque citoyen est libre de pratiquer le culte de son choix en privé dans le respect de la loi explicite commune.

Ce cadre offre une grande latitude aux musulmans de France pour pratiquer en toute liberté leur religion ; le caractère laïc de la république française représente pour eux un avantage incontestable.

 

C'est dans ce cadre précis que doivent s'inscrire toutes religions en France, et donc aussi l'Islam. On comprend tout de suite, par conséquent, que la pratique de l'Islam en France ne peut pas être la même qu'en Arabie Saoudite. Si l'Islam comme le Christianisme à une vocation universaliste dans les croyances, les rites associés à ces religions ne peuvent être que différents et doivent nécessairement s'adapter aux lois en vigueur propres à chaque pays.

 

Quelques points de friction.

 

Hidjab et Niqab

 

Le port du foulard par les musulmanes, même s’il ne constitue pas une obligation islamique mais une recommandation, ne pose pas de problèmes légaux. Ce port doit seulement être abandonné à la porte de l'école par les enfants dans l'école publique qui interdit toute démonstration d’appartenance religieuse ostensible. On peut contester cette loi d'interdiction du foulard à l'école qui apparaît à juste titre comme visant expressément les musulmans.

 

Il est également interdit, au nom de la défense des libertés individuelles d'obliger quiconque, fille, épouse, sœur de porter ce voile sans qu'elles l'aient consenti.

 

Le port d'un vêtement masquant le visage des femmes, n'est ni une obligation islamique ni même une recommandation, c'est une mode vestimentaire d'Arabie Saoudite.

Une nouvelle loi votée récemment étaient inutile elle ne servait qu'à fustiger les musulmans pour motif électoral, car il existait déjà dans le code civile une interdiction de porter un masque hors des périodes de carnaval.

 

Certaines intégristes féministes prétendent que le foulard porte atteinte à la dignité de la femme. Il est simple de répondre que les femmes en France vont tête nue dans la rue que depuis une période très récente : il n’y a pas si longtemps une femme tête nue dans un espace public était considérée comme une prostituée ; je me souviens que ma grand mère ne serait jamais sortie sans son chapeau. Par ailleurs c'est aux femmes elles-mêmes qui portent ce foulard volontairement d'en juger et non aux intégristes féministes comme Caroline Fourest qui en prenant ces positions leur portent atteinte dans leur dignité de musulmanes.

 

Par la citation de Saint Paul ci-dessous nous voyons la proximité culturelle de l'Islam et du Christianisme au sujet du voile et du rapport aux femmes ceci du à la proximité géographique de leurs naissances.

 

Épîtres:

 

Aux Éphésiens 5, 21 «Femmes soyez soumises à vos maris»

Aux Corinthiens 1, 3 : « Je veux cependant que vous sachiez que le chef de tout homme c'est le Christ, que le chef de la femme, c'est l'homme, et que le chef du Christ, c'est Dieu.

4 - Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte, déshonore sa tête.

5 - Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête: elle est comme celle qui est rasée.

6 - Si une femme ne se voile pas la tête, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux à une femme d'avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, qu'elle se voile.

7 - L'homme ne doit pas se couvrir la tête, parce qu'il est l'image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme.

8 - En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme de l'homme;

9 - et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme.

10 - C'est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion. »

 

Les vêtures extrémistes issues du Moyen Orient.

 

Il est de plus en plus fréquent, dans l’espace publique des villes habitées par une majorité de musulmans comme à Saint Denis ou je demeure, de voir ce genre de vêture portée par les hommes alors que leurs épouses portent des tchadors. Évidemment en France, chacun peut se déguiser comme bon lui semble même si cela est ridicule. Cependant cette vêture renvoie à une tradition du Moyen Orient et indique une appartenance ostensible a l'une des sectes saoudienne wahhabite, salafiste ou takfiriste.


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Drapeau salafiste du supposé Al Qïda organisation étasunienne


Il se trouve que ces sectes sont instrumentées par les USA via leurs alliés du Qatar et de l'Arabie Saoudite pour recruter partout des mercenaires afin de combattre les nations qui résistent à leur emprise. Nous avons vu ces mercenaires avec l'OTAN en Bosnie pour le dépeçage de la Yougoslavie, puis en Libye combattre la Jamahiriya et maintenant en Syrie combattant avec violence et extrême barbarie une nation désignée comme cible par les USA.

Non seulement ces sectes ne cherchent pas l'intégration dans un Islam de France républicain en voulant appliquer la charia, mais il est à craindre que manipulées par l'impérialisme US dans nombre de pays elles puissent également un jour servir à déstabiliser la France au service de ces mêmes USA.

Il est par conséquent inquiétant pour les français de voir l'explosion de ce type de vêture et des boutiques tenues par des saoudiens qui les proposent.

 

La charia.

 

La charia ou loi islamique est en contradiction avec la loi française et est inapplicable en France. Est-ce à dire que ceux qui déambulent sous mes fenêtres avec ce curieux déguisement chercheraient à contrevenir aux lois de la république ? Je me pose cette question, c'est aux musulmans de France d'y répondre.


salafistes.JPGInquiétants salafistes tunisiens voulant imposer la charia dans ce pays moderne.

 

 

Islam de France

 

l'islam a la chance de ne pas avoir une seule et unique loi et une seule et unique interprétation du Coran.

 

Le culte musulman est très divers et très lié aux traditions locales. Il y a déjà le sunnisme et le chiisme puis à côté de très nombreuses sectes, qui interprètent d'une manière différente le Coran comme le soufisme. L'élaboration d'un Islam de France se soumettant aux lois laïques et à la république ne devrait donc pas présenter de difficultés ni théologiques ni rituelles.

 

Cependant la démonstration ostensible publique par une vêture différente d'une appartenance à une volonté hostile à la république française même si elle est permise par la loi ne peut qu’offenser les français, jeter un doute sur la volonté des musulmans d'abandonner l'imposition de la charia, jeter la suspicion sur d'éventuels liens avec des puissances étrangères en l’occurrence les USA via le Qatar et l'Arabie Saoudite.

Déjà, un certain nombre de pratiquants juifs en France font ouvertement allégeances à un état étranger, Israël, dont les lois théocratiques sont fort différentes de celles de notre pays. Israël, instrument dans la main des USA tout comme le Qatar et l'Arabie Saoudite. Salafistes et intégristes juifs pourraient s'associer contre la France laïque au bénéfice des USA, voilà une éventualité que cette alliance déjà réalisée contre le régime laïc syrien, donne toute crédibilité.

 

Tant que ces vêtures sectaires pseudo islamiques étaient rares on ne pouvaient s'inquiéter mais si ce type de comportement vestimentaire venait à se généraliser, les français y verraient justement une menace et la démagogie islamophobe y trouverait un terreau favorable.

 

Tenues-wahhabites.jpg

Nouvelle boutique de tenues wahhabites salafistes d'origines saoudiennes à Saint Denis

 

La République une et indivisible unit la nation française et accepte toute les religions pratiquées par ses citoyens. Toutes les différenciations communautaires excessives seraient propices à la destruction par les ennemis de la France de ses institutions républicaines.

 

Le peuple français doit recouvrer sa souveraineté, il ne peut le faire que dans l'union. Une nouvelle guerre de religion serait terriblement destructrice et c'est peut être la raison pour laquelle les ennemis anglo-saxons de la France cherchent, par les sectes qu'ils manipulent ici et là comme on le voit en Syrie, à nous introduire un virus mortel.

 

Nul doute que le peuple français saurait se sortir de cette situation comme il a toujours su le faire même dans les périodes les plus sombres.

 

Les musulmans de France possèdent donc une responsabilité particulière dans la préservation de nos institutions républicaines, celle de s'opposer à tous complots ourdis de l'étranger susceptibles de porter atteinte à notre Nation.

Ils ont également le devoir de s'adapter aux coutumes de notre pays, de rejeter explicitement la Charia et ne pas prêter le flanc aux intégristes islamophobes qui eux portent atteinte à l'unité de notre Nation.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:57

 

Pourquoi il est important pour les français de soutenir Vladimir Poutine.

 

265px-Vladimir_Putin_12023.jpgVladimir Poutine avec assurance


 

Le régime politique qui a cours en Russie est similaire à celui de la France : c'est un régime présidentiel dans lequel, comme chez nous la politique étrangère est le domaine réservé du président. La fédération de Russie, héritière de l'URSS vainqueur des nazis possède un droit de veto à l'ONU et il est évident que ce droit revêt une importance considérable pour les nations.

En effet, l'impérialisme anglo-saxon a décidé à la fin du siècle dernier et suite à l'effondrement de l'URSS d'étendre sa domination sur le monde. Il procède à cette extension de deux manières, d'une part sur les pays qui lui sont déjà soumis, en aggravant encore un peu plus sur eux sa domination, notamment financière, et d'autre part en s'attaquant militairement directement ou par milices interposées aux nations qui lui résistent.

Il est évident que les nations déjà soumises voulant se libérer et les nations attaquées ne peuvent être qu'intéressées par la mise en échec de cet impérialisme.

 

Quant à notre patrie, la soumission à l'impérialisme nous impose un certain nombre de traités scélérats, votés par des politiciens corrompus. Ces traités scélérats affectent notre indépendance et la souveraineté de notre peuple, ce faisant notre république justement fondée sur la souveraineté du peuple est vidée de son sens.

Cette soumission à l'impérialisme implique en outre un coût élevé payé par chacun des français, puisqu’une dette obligatoire envers les marchés financiers nous a également été imposée par ces politiciens corrompus.

La France, un des pays les plus riches de la planète, n'avait nullement besoin de s'endetter : il pouvait le faire comme cela se faisait dans le passé auprès du peuple français, en émettant sa propre monnaie et en empruntant à sa banque centrale à taux zéro. Mais voilà, des politiciens corrompus par ces marchés financier pilotés par l'impérialisme US en ont décidé autrement.


Aujourd'hui, chaque français, enfant compris, paye 3000 € par an pour rembourser cette fausse dette.


La soumission à l'impérialisme de nos politiciens les a amenés à placer nos armées sous le commandement des USA, puissance qui déjà saigne notre peuple par la dette. Cette soumission a eu pour conséquence d'engager nos armées dans un conflit avec un pays souverain, la Libye, avec les dépenses que cela suppose. Cette agression prévue de longue date a été justifiée par des prétextes fallacieux construits de toutes pièces et diffusés  par une presse toujours aux ordres de cet impérialisme.

Après la Libye, la Syrie figure à son tour sur la liste de ceux à détruire, liste établie depuis fort longtemps.

 

Mais voilà, la présidence de la Russie a changé entre temps. Vladimir Poutine a été élu président de la Fédération de Russie et a pris derechef les rênes de la diplomatie russe des mains d'un Medvedev complaisant à l'égare des USA.

L'agression militaire victorieuse contre la Libye ne put réussir que par l'abstention des Russes et des Chinois lors du vote de la résolution 1973 du conseil de sécurité qui autorisait l'organisation d'une zone d'interdiction aérienne pour les aéronefs libyens. Cette résolution fut largement outrepassée par les USA qui engagèrent ses supplétifs Britanniques et Français à opérer des bombardements de terreur sur des cibles civiles, comme les installations énergétiques, d'adduction d'eau, les immeubles abritant les médias, tuant ça et la nombre d'employés et de journalistes. Puis les USA par leurs vassaux interposés utilisèrent des hélicoptères d’attaque aux sol pour appuyer voir devancer les milices dans leurs combats sur le terrain, tuant un très grand nombre de libyens. Ces actions étaient des crimes de guerre, mais les USA fort de leur puissance écrasante sur beaucoup de nations représentées à l'ONU échappèrent aux condamnations. La Russie de Medvedev protesta, certes, mais mollement. Les Chinois, déçus d'avoir été exclus des contrats gaziers offerts au Royaume Unis, ne bougèrent pas non plus.

 

L'élection de Vladimir Poutine coïncida avec la volonté des USA d'engager une action militaire contre la Syrie du même type de celle engagée auparavant contre la Libye, avec en plus l'engagement de la Turquie, autre pays soumis aux USA par l’intermédiaire l'OTAN. Vladimir Poutine sut convaincre les Chinois, et un veto commun Russe et Chinois empêcha le conseil de sécurité de voter une résolution similaire à celle numérotée 1973, qui permit l'agression contre la Libye. L'argumentation russo-chinoise était : « vous avez outrepassé le droit international contre la Libye, vous ne le ferez pas contre la Syrie. » Bien entendu les USA pouvaient se passer de ce veto comme ils s’étaient passé du veto Français contre l'Irak, mais la situation militaire était pour eux bien plus complexe que pour les autres pays détruits. La Russie a fourni à la Syrie des armes antiaériennes très performantes comme les fameux S 400 s'ajoutant à d'autres aussi performantes qui empêchent tous aéronefs ennemis de pénétrer dans le ciel Syrien, une tentative Turque fut significative.


Il ne restait plus aux USA qu’à recruter un grand nombre de mercenaires dans les pays musulmans qui sous couvert de « jihad » contre les Allaouites, (religion de Bachar el Assad ) pourraient envahir la Syrie et tenter de soulever le peuple majoritairement sunnite. Une bonne guerre de religion est toujours privilégiée par l'impérialisme. Cette agression étrangère conduite et financée par le Qatar et l'Arabie Saoudite, autres vassaux des USA, aidée et conseillée sur le terrain par les forces spéciales Françaises, Allemandes et du Royaume Uni, masquée en révolte populaire par la même presse aux ordres, est actuellement un échec cuisant.

La Russie soumise à une lourde pression des USA et à une campagne de dénigrement, n'a pas cédé et demande toujours une résolution pacifique par la négociation du conflit syrien. On comprend bien la haine que les USA déchaînent contre la personne de Vladimir Poutine, jugé responsable de leur échec face à la Syrie. On comprend bien aussi que la Syrie se trouve être le premier échec des USA depuis la chute de l'URSS et la guerre du Vietnam.

En outre Vladimir Poutine avec la diplomatie russe réussit a renforcé une coalition militaire au sein de l'OCS avec les chinois mais également avec l'Iran et l'Inde en observateurs de cette association. Derrière, une coopération économique puissante s'établit avec les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), rendant beaucoup moins efficaces les mesures de rétorsions économiques adoptées contre les ennemis des USA. Les guerres suivantes prévues contre l'Iran et le Vénézuela semblent maintenant bien plus difficiles à engager.

 

La Russie et singulièrement Vladimir Poutine deviennent les principaux ennemis des USA ; il s'agit pour eux de détruire prioritairement cet obstacle. De grandes campagnes de dénigrement vont être maintenant montées sans discontinuer contre Vladimir Poutine et la Russie en tant que nation avec toujours l'aide des médias aux ordres, le petit doigt sur la couture du pantalon


Pussy.jpg

On voit le contexte dans lequel s'inscrit l'opération Pussy Riot à la fois contre l'église orthodoxe russe et la personnalité de Vladimir Poutine, ces filles manipulées, n'ont pas négligé d’arborer sur tee shirts et bannières le sigle des contre révolutions à la sauce étasunienne dites « révolutions colorées » .


optorCe sigle : un poing levé fut inauguré par l'organisation serbe Otpor pour faire tomber Milosevic. On voit que l'impérialisme ne recule devant aucune récupération pour avancer ses terribles organisations de coups d'état qui se terminent toujours dans le sang et le massacre. Le poing levé avec l'inscription en espagnol « no pasaran » était le signe de ralliement des républicains luttant contre le fascisme en Espagne et en Europe au cours de la seconde guerre mondiale.

 


Utiliser des signes antifascistes pour abattre des états, mettre la mains sur leurs richesses, établir des dictatures confessionnelles, est un paradoxe qui ne peut tromper que des gens stupides, inconscients, et sans mémoire historique. Déjà en son temps l'Empire Romain avait pris l'habitude de s'accaparer les Dieux et Déesses symboles des pays conquis afin de mieux soumettre leurs peuples. Cette ruse semble être similaire à celle des USA qui cherchent à s'accaparer les sigles de ses adversaires.

A quand le drapeau rouge remplaçant la bannière étoilée ?

L'impérialisme se fout des valeurs nationales et politiques comme de sa première bombe atomique, pour lui, seul compte le résultat final. Ce résultat consiste à s'accaparer pétrole, gaz et matières premières pour que surtout ces commodités soient toujours payées en dollars, monnaie dans laquelle il est obligatoire de convertir les Euros soutirés par la dette sempiternelle payés par les français et les peuples d'Europe.

L'impérialisme laisse aux imbéciles le soin de s'attacher à des signes qu'il a préalablement vidé de tous sens politiques, il ne met en avant qu'un romantisme à quatre sous, à la mai 68, qui abattit son grand ennemi le général de Gaulle.


Holy-War.jpg

Ici la future "révolution colorée" s'attaque à un symbole, l'église orthodoxe russe. Holly War traduit en arabe veut dire "Jihad" c'est bien ce que finance aussi les USA en Libye et en Syrie, il y a de la constance chez eux


Certains peuvent penser que l'opération «Pussy Riot » semble bien dérisoire et qu'il serait bon de l'ignorer. Nous aurions grand tort de passer sous silence ce qui semble être un cirque stupide. L'ennemi par ses médias s'est emparé de suite et comme prévu de cette affaire dont le but est d'influencer une jeunesse toujours prompte à la révolte contre toutes contraintes. Cette affaire n'est pas innocente; elle a pour but de dénigrer toutes valeurs nationales et d'insulter ceux qui en Russie comme en France les défendent.

La nation est le dernier rempart défendant la souveraineté d'un peuple contre la prédation impérialiste, il est naturel que l'impérialisme s'y attaque par « Chattes Insurgées » interposées en Russie et par fondamentalistes jihadistes, salafistes et takfiristes en Syrie.

 

 

Croix-catholique.jpg

Ici cette travailleuse dénudée s'attaque à une crois érigée en mémoire des victimes des persécutions religieuses perpétrées sous Staline. Les USA et la presse aux ordres soutiennent ce geste, curieux non?

 


L'impérialisme se fiche des contradictions soutenant ici révoltés sexuels soixante-huitards et de l'autre conservateurs religieux ailleurs, leur presse de propagande s'arrangeant avec tout ça pour présenter aux bas peuples un plat mangeable.


On en revient donc à la raison pour laquelle les patriotes de France se doivent de soutenir la Russie et la personne de Vladimir Poutine.

Nous avons le plus grand intérêt comme la Syrie et la Russie à mettre en échec l'impérialisme des USA car nous avons intérêt à recouvrer notre indépendance avec nos armées et notre monnaie pour suspendre cette dette inique.


La mise en échec de l'impérialisme US devant la Syrie, face à la détermination de la Chine et surtout de la Russie incarnée par un homme, Vladimir Poutine représente pour notre nation une opportunité de s’affranchir d'un impérialisme qui serait ainsi grandement affaibli.


Il est de notre intérêt, de l'intérêt de la France de soutenir ceux qui se battent contre notre ennemi commun. Soutenons le peuple Syrien dans sa lutte courageuse qui, avec sa vaillante armée se bat contre l'agression étrangère, soutenons la nation Russe principale obstacle aux visées criminelles de l'impérialisme.


Soutenons un homme, Vladimir Poutine qui courageusement, sans faiblir, contre vents et marées mène la vie dure à cet ennemi commun qui pèse aussi sur notre nation.

265px-Vladimir Putin 12023La France patriotique te soutient !

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 12:33

 

Pour la liberté des nations, contre l'impérialisme mondialiste.

 

 

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Une lutte idéologique primitive capitalisme contre socialisme.

 

Depuis la révolution soviétique de 1917 et plus encore depuis le partage du monde de 1945 entre soviétiques et anglo-saxons, ce monde était réglé par deux systèmes économiques distincts. Ces deux systèmes, le socialisme d'un côté et le capitalisme de l'autre se présentaient différents et contradictoires.

Cette fracture idéologique existait également dans la zone attribuée aux anglo-saxons à la conférence de Yalta, puisque qu'en France ou en Italie des Partis Communistes puissants proposaient d'établir également le socialisme dans leur pays. On appelait alors "mouvement communiste international", l'ensemble des pays socialistes dirigés par un parti communiste et des partis communistes de la zone anglo-saxonne. Ce mouvement communiste n'était pas monolithique mais en gros il y avait un consensus pour que soit établi le socialisme partout dans le monde, système socio-économique jugé supérieur au capitalisme.


Les partisans du socialisme et les partisans du capitalisme étaient dans un conflit et en confrontation perpétuels, chacun s'évertuant à étendre son influence et à soutenir financièrement ses poulains d'une manière ou d'une autre. Le mouvement communiste international considérait également les mouvements de libération nationale qui luttaient contre le colonialisme et l'impérialisme comme des alliés et devaient être aidés, ces mouvements étaient alors soutenus militairement et financièrement par le camp socialiste.

 

L'OTAN créé en 1949 avec le pacte atlantique plaçait l'ensemble des armées des pays de la zone attribuée aux anglo-saxons par la conférence de Yalta, sous commandement US. En réponse L'URSS fit de même avec les armées des pays lui étant attribués à cette conférence avec le Pacte de Varsovie.

 

Il s'établit ainsi un rapport de force à l'échelle mondiale entre ces deux camps fondé sur la puissance militaire, la dissuasion nucléaire, et des guerres de basse intensité voir de haute intensité, comme en Algérie et au Vietnam. Cette confrontation prenait également en compte l'influence politique des partis communistes dans les pays occidentaux.

A côté de ces deux camps idéologiquement et militairement bien marqués et antagonistes, il y avait également des pays indépendants dit "non alignés" qui n'appartenaient à aucun camp, mais le camp socialiste considérait ces pays proches de lui.

 

Les marxistes pensaient alors que la contradiction principale (affrontement principal) n'existait qu'entre socialisme et capitalisme. Les partisans du capitalisme considéraient également que l'ennemi principal était le socialisme et qu'il fallait le combattre afin d'instaurer la liberté d'entreprendre et la «démocratie». Dans les pays capitalistes le monde politique était aussi partagé entre "gauche" et "droite", la gauche étant partisane du socialisme, même si il y avait divergence sur les moyens d'y parvenir, tandis que la droite défendait le capitalisme. Ce schéma politique fut valide très longtemps et a marqué durablement le monde politique occidental.

 

Aujourd'hui ce schéma politique est devenu obsolète car le camp socialiste a disparu avec l'effondrement de l'URSS; tout le monde a abandonné le socialisme léniniste, jusqu'à la Chine qui certes a au pouvoir un parti communiste, mais a abandonné ce type de socialisme pour un capitalisme sans contraintes.

On pouvait penser que l'affrontement politique et idéologique allait cesser avec la victoire incontestée du capitalisme et certains prédisaient avec la fin des affrontements idéologiques, la «fin de l'histoire».

Pourtant avec la fin de l'URSS l'ex camp dit «capitaliste» ou «occidental» n'a pas relâché son dispositif militaire sous commandement étasunien comme on aurait pu s'y attendre. Bien au contraire, l'OTAN a étendu sa domination à bon nombre de pays européens anciennement dans le camp socialiste voir à d'anciennes républiques soviétiques.

Loin de cesser, les guerres locales engagées par l'OTAN et les USA se sont au contraire intensifiées, l'OTAN ayant étendu son action au delà de la zone atlantique nord pour aller maintenant combattre sur le continent eurasiatique et en Afrique.

 

Il est donc juste d'en déduire que l'affrontement planétaire capitalisme versus socialisme, n'était pas la contradiction principale.

 

La contradiction (confrontation) capitalisme socialisme en masquait une autre bien plus importante: laquelle?

 

La victoire sur l'Allemagne nazie consacra deux vainqueurs et seulement deux vainqueurs: l'URSS d'une part et la coalition anglo-saxonne formée par le Royaume Uni et les USA associés en vertu de leurs "special relationschips". Cette coalition de deux impérialismes traditionnels, prit le dessus sur l'impérialisme français et son empire colonial. L'armée française était placée alors sous commandement étasunien par l'OTAN et on ne peut plus considérer un impérialisme actif sans la disposition de sa propre force armée. L'impérialisme français disparut de fait et devint anglo-saxon. Ainsi les guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie furent menées au nom du camp dit «occidental» pour combattre le soit disant «communisme» c'est à dire soustraire l'Indochine et l'Algérie à l'influence soviétique alors que vietnamiens et algériens ne combattaient quant à eux que pour leur indépendance nationale.

 

Chacun des deux camps, au cours de cette guerre froide a soutenu de loin les nationalistes du camp adverse qui combattaient pour se débarrasser d'une tutelle imposée par les accords de Yalta.


Guerre-d-algerie.jpgArmée française sous commandement OTAN contre les nationalistes algériens.


Par exemple, les soviétiques armaient et soutenaient les nationalistes algériens, les USA soutenaient de leur côté les nationalistes hongrois au cours de leur insurection de 1956. Il y avait bien à l'intérieur du conflit camp socialiste versus camp capitaliste d'autres conflits, nationalistes ceux-là, mais habilement masqués par les puissances tutélaires qui demeuraient complices pour conserver la fiction du combat entre deux systèmes sociaux.

 

814659_6_76e6_ill-814659-56091237.jpgNationalistes hongrois en lutte contre l'URSS

 

Pour chacun, combattre pour des valeurs idéologiques qu'il estimait positives était plus noble et valorisant que de ne combattre pour un simple et classique impérialisme politique et surtout économique.

 

Ces guerres coloniales classiques mais maquillées en lutte contre le "communisme" n'étaient en fait que la suite des guerres impérialistes et coloniales passées quand l'empire britannique, l'empire français et le nouvel empire étasunien s'associaient ou s'affrontaient dans la conquête et la colonisation du monde.

 

Quand le camp socialiste fut défait, ou plutôt quand il se saborda , il ne resta plus qu'un seul camp, mais l'ex camp capitaliste ne pouvait plus avoir pour prétexte de combattre le socialisme comme système social.

Après l'effondrement de l'empire soviétique, plusieurs élites étasuniennes rassemblés dans un «think tank», le PNAC (Project for a New American Century), rédigèrent un manifeste: Rebuilding America's Defenses (Reconstruire les défenses de l'Amérique); ce manifeste présentait les objectifs militaires et géopolitiques que devraient atteindre les USA au cours du 21ème siècle pour préserver et accroître leur domination mondiale. A bien des égards ce manifeste peut être comparé à "Mein Kampf", ouvrage ou Adolphe Hitler exposait noir sur blanc ses projets de domination.

 

L'empire soviétique avait laissé un vide il fallait rapidement pour l'empire anglo-saxon le remplir.

 

Une nouvelle lutte idéologique: la liberté des nations légales contre l'impérialisme mondialiste

 

L'impérialisme anglo-saxon n'a jamais pu agir sans justification morale et idéologique. Au temps de la lutte contre l'empire soviétique, "l'empire du mal" selon Ronald Reagan, tout était simple, après sa défaite, il fallut élaborer un nouveau corpus idéologique transcendantal pour mobiliser le complexe politico-médiatique déjà sous sa domination. Il fallait opérer une mutation dans le corpus idéologique précédent: capitalisme contre socialisme et désigner de nouveaux adversaires diaboliques crédibles.

 

La base fondamentale du corpus idéologique impérialiste n'était plus le capitalisme mais la mondialisation devant remplacer les états-nations.

 

Des nations légales.

 

Le traité de Westphalie du 24 octobre 1648 mit fin à trente ans de guerre ouverte en Europe et 100 ans de conflits religieux dans lesquels chaque puissance avait pris l'habitude d'intervenir au delà de ses propres frontières afin de soutenir ses partisans.

Ce traité fut le premier à définir des frontières mutuellement reconnues et à interdire l'ingérence .

Bien que Louis XIV le foula rapidement au pied, ce traité marqua un tournant car il s'agit du premier traité international de reconnaissance mutuelle. On parle du monde «westphalien» aujourd'hui pour évoquer un espace international de nations reconnues mutuellement.

L'esprit «westphalien» fut conforté par l'érection de la Société des Nations (SdN) introduite par le traité de Versailles de 1919 et surtout par l'ONU, Organisation des Nations Unies fondée en 1945 en remplacement de la SdN. Ces organisations avaient pour but de donner un cadre légal aux différentes nations du monde.

 

Ces nations étaient définies suivant la signification qu'en avait donné la Révolution Française qui promulga l'arrêté suivant le 23 juillet 1789: "la Nation est la personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'état", on parlerait alors d'états-nation ou de nations légales.

 

Remarquons qu'il s'agit la d'une reconnaissance internationale capitale de l'idéologie française puisque la définition du mot nation généralise au monde la signification de 1789 contre une signification archaïque portée par les anglo-saxons qui reste basée sur une communauté de langue de culture et d'histoire, concept extrêmement flou ne pouvant être ni formalisé et encore moins légalisé. On voit que la conception française et internationale règle des appartenances citoyennes; elle définit des nationalités légales en définissant des frontières reconnues mutuellement.


Dans les appartenances nationales légales il n'est nullement fait mention de religion ou d'origine ethnique.

A l'intérieur de chaque frontière, existe un ensemble de lois, propre à chaque nation, chaque nation jouissant de la liberté d'appliquer sa légalité à l'intérieur de ses frontières.

On comprend que cette conception du droit international pose un problème à l'impérialisme.

Cet impérialisme va donc chercher à briser les légalités, qui avec la multitude de lois promulguées dans chaque état-nation forment autant d'obstacles à son expansion.

 

L'impérialisme stade suprème du capitalisme (Lénine).

 

Le monde anglo-saxon a développé une structure économique capitaliste bien particulière, qui n'est plus basée sur l'accumulation de capitaux par la vente de marchandises, mais sur un ensemble réduit d'activités beaucoup plus efficaces pour accumuler du capital comme le commerce de commodités, les activités bancaires de spéculation sur ce commerce, celui-ci comprenant surtout le commerce du pétrole, puis la fabrication et le commerce d'armement. Toutes ces activités sont très liées, état, finance et industrie d'armement formant un ensemble cohérent que le président des Etats-Unis Eisenhower avait appelé complexe "militaro-industriel" et qu'il conviendrait d'appeler aujourd'hui complexe "banco-militaro-industriel". Il s'agit d'un mélange état, armée et banque mis en place pour la première fois au 18ème siècle avec la compagnie britannique des Indes.

Ce type de capitalisme que l'on peut appeler d'état et de prédation qui fut la caratéristique principale des régimes fascistes hitlériens et mussoliniens a besoin de s'imposer largement au delà de ses frontières d'origine notamment ou il se trouve des matières premières à exploiter et des peuples riches à racketter par la dette.

 

Une nouvelle idéologie développée par l'impérialisme.

 

L'impérialisme anglo-saxon va donc opposer au droit définis par la charte de l'ONU sa propre idéologie et imposer sa force.

 

Pour briser les état-nations, ou nations légales, il va promouvoir sa propre conception de la nation, pour nous archaïque, en la différenciant de l'état et en insistant sur ses aspects religieux, ethniques et historiques. Comme les nations ainsi définies ne recoupent pratiquement jamais les nations légales, il va, en flattant de pseudo nationalismes ethniques et religieux essayer de briser, atomiser, affaiblir les nations légales et placer ses hommes à la tête de mini états croupions.

 

L'impérialisme anglo-saxon justifiant toujours ses actions avec des arguments moraux, il va développer un corpus idéologique d'appuis diffusé par des médias qu'il contrôle et des politiciens qu'il influence par tous les moyens possibles et imaginables.

 

Mondialisme et séparatisme pour briser les états-nations par le chaos.

 

Les thématiques promues cherchent toujours à atteindre une valeur morale aisément transformée en moralisme, cette promotion cherche une exemplarité dans une histoire récente révisée. Cette histoire révisée exploite beaucoup la deuxième guerre mondiale qui a fortement marqué les mémoires. Ce conflit permet une critique des états-nations présentés comme fauteurs de guerre, cette critique sera le moteur idéologique du bris des état-nations «westphaliens» d'Europe pour les intégrer dans une Union Européenne dévolue aux intérêts financiers et stratégiques des anglo-saxons et surtout soumis perpétuellement à une dette fort rémunératrice pour leurs banques.

 

L'déologie impérialiste veut enseigner à la jeunesse qu'elle doit vivre dans un monde sans frontières, celles-ci étant présentées comme autant d'obstacles visant à séparer les hommes. Cette vision du monde est promue par des gens comme Georges Soros, un banquier anglo-saxon qui a créé une ONG s'appelant «Open Society», laquelle, sous le prétexte de développer la fraternité humaine, a pour vériatble objectif la libre circulation des capitaux et la suppression des lois nationales de protection sociale.

 

Le chaos.

 

D'un autre côté l'impérialisme anglo-saxon fait la promotion du séparatisme ethnique et religieux qu'il présente comme une liberté supplémentaire accordée à certaines populations voulant se différencier par certaines traditions . Cette promotion d'un droit qui serait naturel, communautaire permet d'attaquer les légalités d'état et de contribuer à les briser.

En Yougoslavie, la subrogation des droits communautaires et religieux au droit national yougoslave a provoqué une terrible guerre civile avec des atrocités commises comparables à celle perpétrées durant la deuxième guerre mondiale.

 

On s'aperçoit que l'impérialisme n'hésite pas à promouvoir des idées en apparence contradictoires, : mondialisation et réduction ethnique. Une idée va être promue par un clan qu'il a rassemblé et ce qui semble être son contraire par un autre clan qui deviendra ennemi du premier. De cette dualité créée, l'impérialisme va espérer tirer des oppositions et des combats sanglants dont le résultat aura pour effet de briser une situation stable qui ne pouvait être que difficilement modifiée.

Du chaos ainsi créé il aura l'espoir dans un deuxième temps d'une recomposition stable à son avantage.


8040 310677782358188 2146727328 nCe personnage est le responsable du bureau d'information des brigades révolutionnaires de Tripoli, en Libye. Sa présence et sa participation active à "l'insurrection pacifique du peuple Syrien" démontre bien que le mouvement populaire Syrien a bel et bien été infiltré par des mercenaires à la solde des puissances étrangères, entrainés en Turquie et financés par l'Arabie Saoudite et le Qatar, le tout étant sous commandement de l'OTAN.

 

 

Si d'un côté l'impérialisme cherche à s'associer une gauche moraliste se réclamant d'idéaux humanistes, transcendentaux c'est à dire mondialistes, de l'autre il n'a pas de scrupules à s'associer aux groupes religieux et ethniques les plus fondamentalistes, les plus sectaires et les plus sanguinaires.

 

Un allié de poid pour l'impérialisme l'Arabie Saoudite et les divers sectes wahhabistes.

 

Le soutien apporté aux mercenaires islamistes recrutés par l'Arabie Saoudite est ancien. Ces groupes jihadistes furent rassemblés dans les années 80 pour combattre l'armée soviétique en Afghanistan, puis sous le vocable d'Al Qaïda (la base), ils servirent contre les serbes en Bosnie et au Kosovo; le saoudien Ousama Ben Laden, prétendu chef de ce groupe armé et entraîné par la CIA; était détenteur d'un passeport bosniaque. Ils furent aussi employés en Thétchénie combattre la nouvelle Russie.

En 2001 ce groupe toujours dirigé par les USA et sa CIA prétendit avoir organisé l'attentat du 11 septembre (quoique Ben Laden ait toujours nié sa responsabilité dans les attentats). Cet attentat avait pourtant été organisé par l'état profond étasunien, et devait servir de prétexte au lancement d'une nouvelle politique impérialiste étasunienne formulée par le PNAC.

Durant une dizaine d'année Al Qaïda et Ousama Ben Laden, probablement décédé de maladie en 2002, servirent à revendiquer différents attentats organisés par les états profonds associés, étasuniens, israéliens et du Royaume-Uni.

 

En 2010, cette politique d'affrontement avec l'islam, désignée sous le vocable de «guerre des civilisation» fut abandonnée. A cet effet Ben Laden fut «tué» virtuellement, car il apparut aux anglo-saxons que les groupes jihadistes étaient des combattants efficaces pour s'opposer aux états-nations arabes laïcs issues du nassérisme. En effet les wahhabites et autre salafistes ne reconnaissent pas le fait national ni de lois nationales, pour eux seule la loi islamique, la Charia doit s'appliquer à l'ensemble du monde musulman, avant de s'étendre à l'humanité toute entière. Pour eux, les musulmans doivent vivre sous le pouvoir d'émirs locaux devant surveiller la bonne application de la charia. Il parut évident à l'impérialisme anglo-saxon que soutenir ces groupes ne pouvait que favoriser leur grand dessein politique de remodelage de ce qu'ils appellent le «Grand Moyen Orient», ce remodelage devant leur permettre de placer leurs marionnettes à la tête d'une multitude d'émirats islamiques et d'ainsi en finir avec des états qui nationalisent leurs ressources énergétiques avec à leur tête des dirigeants déterminés à combattre leurs visées comme l'étaient Mouamar Khadafi ou Sadam Hussein.

 

Ingérence humanitaire et guerre médiatique.

 

Le concept «d'ingérence humanitaire» promu dans les années 80 par les «French Doctors» Roni Brauman et Bernard Kouchner fut accueilli par l'impérialisme comme un cadeau divin. Il ne suffisait plus en effet qu'à fomenter des troubles et des crimes dans les pays ciblés, d'accuser dans la foulée le pouvoir en place de les avoir commis, enfin d'assassiner les chefs charismatiques qui, refusant la vassalité, avaient pu auparavant prétendre mettre en oeuvre des politiques d'indépendance nationale, inspirées sur le modèle nassérien ou bolivarien.

 

Les actions militaires de l'impérialisme ne pouvaient être ainsi engagées au prétexte du droit d'ingérence humanitaire sans le préalable d'une "guerre médiatique" sophistiquée.

 

L'impérialisme est rodé à la guerre médiatique et à l'influence politique depuis qu'il impose son pouvoir sur la zone géographique qui lui fut attribuée par la conférence de Yalta. Depuis cette époque il prit l'habitude de financer des organes de presse, des partis politiques, des fondations et autres groupes de réflexion pour favoriser la diffusion de ses idées. C'est ainsi qu'après la guerre il put faire avancer les idées anticommunistes et les idées d'Union Européenne et de monnaie unique privatisée sur le modèle du dollars avec comme vecteurs le Parti Socialiste et la Démocratie Chrétienne afin de battre en brèche à la fois les idées gaullistes et communistes.

Aujourd'hui la guerre médiatique et idéologique a pris une ampleur sans précédent avec la recrudescence des activités militaires de l'impérialisme anglo-saxon.

Dans son espace géographique et politique d'influence cet impérialisme réussit à prendre le contrôle de la totalité des organes de presse comme l'atteste l'unanimité des médias défendant l'incroyable "version officielle" des attentats du 11 septembre, ou plus récemment le médiamensonge éhonté qui servit de prétexte à la destruction de la Libye et au lynchage de Kadhafi. Que même la presse «communiste» héritière de la guerre froide se soit rangée sous ces deux bannières de la pensée unique en dit long sur l'état de la liberté de la presse en France et en Europe. L'impérialisme réussit également à prendre le contrôle de l'essentiel des partis politiques de droite comme de gauche dont les politiciens défendent ses thèses que cela soient sur l'Union européenne, l'Euro ou la diabolisation des régimes politiques désignés pour cible par cet impérialisme comme l'attestent, par exemple les votes politiciens aux assemblées nationales et sénatoriales en France.

 

Un corpus idéologique omniprésent dans les médias

 

Aujourd'hui, l'idéologie de l'impérialisme est asséné sempiternellement par une propagande ne laissant pas la moindre place à la contradiction elle se fonde sur un ensemble d'idées et de valeurs présentées "humanistes" et véhiculées essentiellement par la "gauche" qui devient ainsi, par un retournement étonnant, son principal vecteur politique et idéologique.

 

Les idées fortes sont:

 

  • La lutte contre le nationalisme, afin de détruire les états-nations et les insupportables légalités qui en découlent. Le nationalisme est présenté comme intrinsèquement «fasciste», quand il n'est pas brutalement amalgamé au nazisme, de sorte que, tout opposant à l'impérialisme est taxé de «fasciste» ou "d'extrême droite" et associé aux pires horreurs de la seconde guerre mondiale dont l'histoire est le plus souvent adaptée voir révisée.

  • La promotion du communautarisme et au delà du séparatisme, toujours dans le but de briser les légalités des états-nations. Ici est invoqué un «devoir de mémoire» que chaque groupe communautaire devrait mettre en avant afin de se victimiser et de renforcer sa cohésion et ses revendications spécifiques. L'impérialisme peut ainsi provoquer des troubles communautaires entres différentes «victimes mémorielles»; pensons en France à la population juive «victime mémorielle» de l'holocauste et la population d'origine algérienne «victime mémorielle» des exactions et massacres commis par l'armée française en Algérie.

  • La promotion de l'ingérence humanitaire, en réponse aux troubles et massacres que l'impérialisme aura lui-même commis dans les pays cibles avec ses mercenaires infiltrés, suivant les exemples du Kosovo, de la Tchétchénie, de la Libye et aujourd'hui de la Syrie: les cibles suivantes pourraient être le Caucase russe et le Xinjiang chinois.

  • La promotion du mondialisme présenté comme l'accomplissement de l'idéal de fraternité de tous les hommes mélangés dans une ethnie unique et soudés autour d'un sytème de valeurs et d'une culture uniques, évidemment issus de la sous-culture étasunienne.

 

Cette terrible volonté de domination mondiale de l'impérialisme anglo-saxon ne suscite aujourd'hui aucune réponse politique, idéologique et médiatique appropriée.

 

Très récemment, la Chine et la Russie ont pris des mesures diplomatiques et militaires suite à la destruction de la Libye par l'impérialisme Otanien sous commandement US. Ces puissances ont enfin pris la mesure d'un danger qu'elles avaient jusqu'à présent mal évalué. Cependant, les positions diplomatiques et militaires récemment adoptées par ces deux pays seraient inefficaces si elles n'étaient accompagnées de réponses médiatiques pour contrer la désinformation, pour «réinformer» les peuples des zones sous influence anglo-saxonne, OTAN et OCDE.

 

A cet effort de «réinformation» doit s'ajouter une lutte politique et idéologique axée sur l'opposition entre un impérialisme anglo-saxon stade ultime du capitalisme devenu mondialiste et de l'autre le droit reconnu de nations indépendantes possédant chacunes leurs lois propres pouvant s'opposer à la prédation impérialiste.

 

Cette contradiction, nations contre impérialisme est devenue la contradiction principale remplaçant la contradiction capitalisme contre socialisme devenue secondaire.

 

Un rapport de force doit maintenant s'établir au sein de cette contradiction comprenant contre l'impérialisme les nations libres emmenées par la Chine et la Russie associées aux mouvements de libération nationale des nations assujetties.

 

L'existence de cette contradiction, doit susciter du côté des partisans de la liberté des nations, l'émergence d'un nouveau type d'organisation politique. De nouveaux types d'organisations seraient des mouvements de libération nationale, ils ne feraient plus référence aux concepts de gauche et de droite devenus piégeurs et obsolètes mais à celui de la nécessaire liberté des nations, seul cadre à l'intérieur duquelle la volonté démocratique des peuples pourrait s'exprimer afin de choisir le système social qui leur conviendrait.

 

Suivant cet objectif, des mouvements politiques de masse, de libération nationale avec leurs médias doivent être rapidement érigés et financés pour le bien des nations et de l'humanité entière.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 09:48
Syrie : un missile russe porteur de messages

 


Après plusieurs mois d’agressions contre la Syrie et plusieurs milliards investis, le bilan des opérations occidentales est correct du poins de vue médiatique mais médiocre du point de vue militaire. Pis ! L’engagement des Chinois, des Russes et des Iraniens pour garantir la sécurité de la Syrie et le respect du droit international fait que le coût d’une guerre ferait sombrer les économies de ceux qui s’y laisseraient entrainer. Ceux qui souhaitent faire croire qu’un engagement militaire direct de leur pays dans la région ne serait qu’une simple « intervention » sont soit inconscients, soit mus par un agenda irrationnel.

Réseau Voltaire | Beyrouth (Liban) | 14 juin 2012
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Il est désormais certain que la dite « crise syrienne », qui dès le départ nous est apparue comme étant une guerre mondiale contre la Syrie  [1], est devenue un problème universel autour duquel le monde s’est divisé en deux camps : le camp occidental qui a planifié, commandité, et dirigé l’agression par des mercenaires arabes ou régionaux, du moins jusqu’ici [2] ; et le camp adverse qui s’est coalisé par la force de ses propres objectifs stratégiques.

Ce dernier a formé un groupe international qui considère que la réussite des projets de l’Occident en Syrie signifierait la chute de toute la région sous l’emprise d’un néo-colonialisme qui anéantirait toute velléité de liberté et d’indépendance. Le conflit est donc clair entre un agresseur aux ordres des USA et un défenseur qui s’organise par une distribution coordonnée des rôles à chacun des membres de son organisation stratégique, en fonction de leur capacité et de leur efficacité à repousser l’agression.

I. Plus le temps passe et plus les constantes de cette confrontation deviennent évidentes. Au terme d’un peu plus de quinze mois, elles peuvent être résumées comme suit :

1. Les capacités de défense des défenseurs sont supérieures aux capacités d’attaque des agresseurs. En effet, compte tenu du potentiel de chacun des deux camps, le succès du camp agresseur pour atteindre ses objectifs en Syrie et redessiner la région de telle sorte qu’elle puisse se conformer aux intérêts des États- Unis et du sionisme, est devenu impossible. Par conséquent, entendre le camp des agresseurs répéter à l’envi : « Le président syrien doit s’en aller », « Il faut qu’il cède le pouvoir à un gouvernement civil de transition », « Il faut une transition pacifique du pouvoir », ne témoigne que du ridicule et de l’ironie de la situation ; parce qu’il se comporte en vainqueur alors qu’il est vaincu et que, jusqu’à présent, son agression ne lui a rapporté que ses propres crimes qui ont coûté la vie à des Syriens innocents. À moins qu’il ne considère la criminalité comme une victoire ?

2. La désintégration et l’affaissement du système des agresseurs alors que la cohésion du système des défenseurs parait de plus en plus solide, chacun de ses membres estimant que la question syrienne le concerne directement ; ce qui explique leurs prises de position de plus en plus fermes contre toute atteinte ou intervention étrangère en Syrie et sous n’importe quel prétexte qui nécessiterait l’usage de la force, notamment par adoption d’une résolution en vertu du Chapitre VII. Les États-Unis sont, peut-être, sur le point de comprendre cet état des choses, surtout depuis la dernière prise de position russe. Seuls les « ourbans du pétrole » restent sourds devant l’évidence et refusent de comprendre. C’est pourquoi, avec le Secrétaire général (malencontreusement dénommé « Al-Arabi ») de la Ligue pétrolière prétendument concernée par la « Cause arabe », ils persistent à tenter et à exiger que la « question syrienne » soit soumise au fameux Chapitre VII. Mais, en l’occurrence, leurs appels ne seront pas entendus à travers la porte définitivement scellée du Conseil de sécurité.

3. En plus de ce qui précède, il est important de constater que chacun de ces deux camps rassemble et exhibe ses forces dans le but de précipiter l’heure décisive et d’y mettre fin de manière à ce qu’elle lui soit favorable. En effet :

- Le camp des agresseurs, comme nous l’avons précédemment écrit [3] , a organisé des manœuvres militaires de grande envergure en Jordanie sous la dénomination « Eager Lion » (Lion avide), après avoir recruté l’ensemble des forces qui pourraient jouer un rôle lors de sa future intervention militaire en Syrie. Il a très généreusement inondé sa prétendue « opposition syrienne » d’armes de toutes sortes, et de toutes technologies, pour assurer aux terroristes mercenaires qui lui sont inféodés les moyens de commettre leurs méfaits. Il a chargé les observateurs internationaux de recueillir les renseignements utiles et de mener l’enquête qui favoriserait son intervention militaire à venir. Il a décidé d’étrangler les médias syriens pour créer les conditions favorables à son opération militaire, qu’il suggère très proche avec ou sans résolution du Conseil de sécurité. Pour finir, voici que des manœuvres israéliennes se mettent en branle pour, dit-on, passer le message d’une attaque sur les bastions du Hezbollah.

- Le camp des défenseurs, après avoir résisté en absorbant les chocs depuis le début de l’agression et après avoir laissé le temps à la Syrie pour qu’elle puisse réaliser ses réformes, se met lui aussi à rassembler et à exhiber ses forces pour renforcer sa défense et confirmer ses acquis. Ainsi, et suite au succès des élections législatives syriennes, est venue la décision ferme et définitive de combattre le terrorisme sans relâche ; suivi du « test surprise » correspondant au tir de missiles balistiques intercontinentaux russes [4], lequel a semé la confusion dans le camp adverse qui a bien compris le sérieux du nouveau message militaire signifiant que les décisions politiques déclarées par Moscou, à l’intérieur et à l’extérieur du Conseil de sécurité, reposent sur une puissance militaire réelle et prête à intervenir en cas d’agression. Un projet de manœuvres militaires communes à quelques pays membres de cette organisation défensive n’a pas tardé à être envisagé. Quant au plan d’étranglement des médias syriens [5], il a échoué avant même sa mise à exécution par la prise de mesures adaptées aux circonstances et capables de protéger le droit de la Syrie à faire entendre sa vérité.

II. Dans ces conditions, la question qui se pose concerne le devenir de cette crise mondiale révélée par la soi-disant crise syrienne : le monde est-il à la veille d’une confrontation militaire globale, ou bien, est ce que ces démonstrations de force ne sont là que pour servir d’atouts lors de futures négociations ? Or, en matière de guerres, il est raisonnablement impossible de lancer une attaque avant de s’assurer de deux éléments : le premier correspond à la possibilité de réaliser l’exploit escompté tout en amenant l’adversaire à l’effondrement ou à une sorte de dépression ou d’égarement ; le second correspond à la capacité à transformer une victoire militaire en victoire politique qui puisse permettre d’ancrer, de conserver et d’exploiter la victoire. Dans certains cas, un troisième élément est à prendre en compte et correspond à ce que l’attaquant peut supporter comme pertes potentielles suite à la confrontation. Si nous appliquons ces règles immuables au camp des agresseurs, nous constatons que :

1. Dans le domaine de la guerre conventionnelle, les forces militaires essentielles à ce camp (l’OTAN) sortent de deux décennies décevantes qui ont épuisé leur économie au point qu’elles ne peuvent envisager une nouvelle guerre, alors que le camp adverse a des capacités militaires défensives qu’il leur serait extrêmement difficile de vaincre ; ce qui nous amène à laisser tomber l’éventualité d’une intervention militaire justifiée ou non par une résolution du Conseil de sécurité.

2. Dans le domaine de la guérilla et des opérations terroristes en cours, alimentées et dirigées par le camp des agresseurs qui poussent à l’escalade des violences et à leur généralisation à tout le territoire syrien et notamment aux grandes villes (Damas et Alep), le battage médiatique et les possibilités des agresseurs sont en deçà du seuil nécessaire à la réalisation de leur projet. En revanche, il est désormais très clair que la prochaine étape de la lutte contre ce terrorisme sera différente des précédentes, notamment parce que depuis la formation du nouveau gouvernement issu d’élections parlementaires libres il ne sera plus question d’opposer des lignes rouges infranchissables aux forces militaires syriennes et de les empêcher de faire ce qui doit être fait. Il ne sera plus possible au terrorisme médiatique et aux politiques du camp des agresseurs, qui sont derrière les massacres, de continuer leurs frauduleuses campagnes accusant l’État syrien de leurs propres crimes. Il ne sera plus acceptable que la mission des observateurs internationaux serve à intensifier les opérations criminelles, mission désormais sujette à caution vu ses manquements volontaires ou involontaires à dire la vérité.

3. Quant au reste, il nous suffit de rappeler l’impossibilité pour Israël de mettre en place une organisation défensive qui protégerait son front intérieur. Il brûle d’impatience pour attaquer l’Iran en plus de toutes les menaces qu’il ne cesse d’alimenter contre son programme nucléaire. Ce simple rappel suffit pour comprendre que le camp des agresseurs est incapable de supporter la réaction possible à son agression.

III. Par conséquent, nous pouvons déduire que la guerre militaire contre la Syrie est très peu probable ; que la guerre terroriste ne permettra pas à l’agresseur d’atteindre ses objectifs mais, qu’au contraire, elle lui imposera des pertes qui l’useront même si cela doit prendre un certain temps. À ce stade, nous pouvons revenir à la question posée plus haut : pourquoi un tel rassemblement des forces ?

À notre avis la réponse réside dans le fait que le camp agresseur, qui a constaté son échec, sait que la seule issue qui lui reste passe par une solution négociée et pacifique, mais il sait aussi que celui qui s’installe à la table des négociations ne reçoit qu’une part proportionnelle à ce qu’il a acquis sur le terrain et aux cartes qu’il tient dans sa main ; ce qui explique qu’il tente d’en rassembler un maximum pour que sa défaite devienne tolérable, maintenant que sa victoire en Syrie est entrée dans le domaine de la fiction et que la Russie a lancé ses invitations aux négociations selon un code compréhensible par toute personne qui connait le protocole : un missile qui lève les doutes, dissipe les délires, et ouvre la voie à la paix. Ainsi, le Président Bachar Al-Assad aura offert à son père l’équilibre stratégique pour lequel il a toujours œuvré et dont il a toujours rêvé, en commémoration du dixième anniversaire de sa mort.

Source
Tayyar (Liban)

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 09:38
L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication

Des États membres de l’OTAN et du CCG préparent un coup d’État et un génocide sectaire en Syrie. Si vous voulez vous opposer à ces crimes, agissez dès maintenant : faites circuler cet article sur le Net et alertez vos élus.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 10 juin 2012 
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Dans quelques jours, peut-être dès vendredi 15 juin à midi, les Syriens qui voudront regarder les chaînes nationales verront celles-ci remplacées sur leurs écrans par des télévisions créées par la CIA. Des images réalisées en studio montreront des massacres imputés au gouvernement, des manifestations populaires, des ministres et des généraux donnant leur démission, le président el-Assad prenant la fuite, les rebelles se rassemblant au cœur des grandes villes, et un nouveau gouvernement s’installant au palais présidentiel.

Cette opération, directement pilotée depuis Washington par Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale des États-Unis, vise à démoraliser les Syriens et à permettre un coup d’État. L’OTAN, qui se heurte au double veto de la Russie et de la Chine, parviendrait ainsi à conquérir la Syrie sans avoir à l’attaquer illégalement. Quel que soit le jugement que l’on porte sur les événements actuels en Syrie, un coup d’État mettrait fin à tout espoir de démocratisation.

Très officiellement, la Ligue arabe a demandé aux opérateurs satellitaires Arabsat et Nilesat de cesser la retransmission des médias syriens, publics et privés (Syria TV, Al-Ekbariya, Ad-Dounia, Cham TV etc.). Il existe un précédent, puisque la Ligue avait déjà œuvré à la censure de la télévision libyenne pour empêcher les dirigeants de la Jamahiriya de communiquer avec leur peuple. Il n’y a pas de réseau hertzien en Syrie où les télévisions sont exclusivement captées par satellite. Mais cette coupure ne laissera pas les écrans noirs.

En effet, cette décision publique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon nos informations plusieurs réunions internationales ont été organisées cette semaine pour coordonner l’opération d’intoxication. Les deux premières, d’ordre technique, se sont tenues à Doha (Qatar), la troisième, politique, s’est tenue à Riyad (Arabie saoudite).

Une première réunion a rassemblé les officiers de guerre psychologique « embedded » dans quelques chaînes satellitaires, dont Al-Arabiya, Al-Jazeera, BBC, CNN, Fox, France 24, Future TV, MTV — On sait que depuis 1998 des officiers de l’United States Army’s Psychological Operations Unit (PSYOP) ont été incorporés dans la rédaction de CNN ; depuis, cette pratique a été étendue par l’OTAN à d’autres stations stratégiques—. Ils ont rédigé à l’avance de fausses informations, selon un « storytelling » élaboré par l’équipe de Ben Rhodes à la Maison-Blanche. Une procédure de validation réciproque a été mise au point, chaque média devant citer les mensonges des autres pour les rendre crédibles aux yeux des téléspectateurs. Les participants ont également décidé de ne pas uniquement réquisitionner les chaînes de la CIA pour la Syrie et le Liban (Barada, Future TV, MTV, Orient News, Syria Chaab, Syria Alghad), mais aussi une quarantaine de chaînes religieuses wahhabites qui appelleront au massacre confessionnel au cri de « Les chrétiens à Beyrouth, les alaouites au tombeau ! »

Le second meeting réunissait des ingénieurs et des réalisateurs pour planifier la fabrication d’images de fiction, mêlant une partie en studio à ciel ouvert et une partie d’images de synthèse. Des studios ont été aménagés durant les dernières semaines en Arabie saoudite pour reconstituer les deux palais présidentiels syriens et les principales places de Damas, Alep et Homs. Il existait déjà des studios de ce type à Doha, mais ils étaient insuffisants.

La troisième réunion regroupait le général James B. Smith, ambassadeur des États-Unis, un représentant du Royaume-Uni, et le prince Bandar Bin Sultan (que le président George Bush père désignait comme son fils adoptif, au point que la presse états-unienne l’a surnommé « Bandar Bush »). Il s’agissait de coordonner l’action des médias et celle de « l’Armée syrienne libre » dont les mercenaires du prince Bandar forment le gros des effectifs.

L’opération qui était en gestation depuis des mois a été précipitée par le Conseil de sécurité nationale des États-Unis après que le président Poutine ait notifié à la Maison-Blanche que la Russie s’opposerait par la force à toute intervention militaire illégale de l’OTAN en Syrie.

Cette opération comprend deux volets simultanés : d’une part déverser de fausses informations et d’autre part censurer toute possibilité d’y répondre.

Le fait d’interdire des TV satellitaires pour conduire une guerre n’est pas nouveau. Ainsi, sous la pression d’Israël, les États-Unis et l’Union européenne ont successivement interdit des chaînes libanaise, palestiniennes, irakiennes, libyennes, et iraniennes. Aucune censure n’a été effectuée envers des chaînes satellitaires provenant d’autres régions du monde.

La diffusion de fausses nouvelles, n’est pas non plus une première. Cependant, quatre pas significatifs ont été franchis dans l’art de la propagande au cours de la dernière décennie.
• En 1994, une station de musique pop, la Radio libre des Mille Collines (RTML) a donné le signal du génocide rwandais en appelant à « Tuer les cafards !  ».
• En 2001, l’OTAN a utilisé des médias pour imposer une interprétation des attentats du 11-Septembre et justifier les attaques de l’Afghanistan et de l’Irak. À l’époque déjà, c’est Ben Rhodes qui avait été chargé par l’administration Bush de rédiger le rapport de la Commission Kean/Hamilton sur les attentats.
• En 2002, la CIA a utilisé cinq chaînes, Televen, Globovision, Meridiano, ValeTV et CMT, pour faire accroire que des manifestations monstres avaient contraint le président élu du Venezuela, Hugo Chavez, à démissionner, alors qu’il venait d’être victime d’un coup d’État militaire.
• En 2011, France 24 faisait de facto office de ministère de l’Information du Conseil national libyen, avec qui il était lié par contrat. Lors de la bataille de Tripoli, l’OTAN a fait réaliser en studio et diffuser par Al-Jazeera et Al-Arabiya des images des rebelles libyens entrant sur la place centrale de la capitale, alors qu’ils étaient encore loin de la ville, de sorte que les habitants, persuadés que la guerre était perdue, cessèrent toute résistance.

Désormais, des médias ne se contentent plus de soutenir la guerre, ils la font.

Ce dispositif viole des principes de base du droit international, à commencer par l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme relatif au fait « de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ». Surtout, il viole les résolutions de l’Assemblée générale des Nations-Unies, adoptées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour prévenir les guerres. Les résolutions 110, 381 et 819 interdisent « les obstacles au libre-échange des informations et des idées » (en l’occurrence la coupures des chaînes syriennes) et «  la propagande de nature à provoquer ou encourager toute menace à la paix, rupture de la paix, ou tout acte d’agression ». En droit, la propagande de guerre est un crime contre la paix, le plus grave des crimes, puisqu’il rend possible les crimes de guerre et les génocides.

 

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