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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 09:58

 

Melenchon.JPGMélenchon

ou la gauche morale contre la vonté des peuples.

 

 

La gauche d'aujourd'hui a remplacé depuis longtemps les analyses marxistes ou marxisantes qui caractérisaient  communistes ou même socialistes d'antan, ces analyses qui se voulaient objectives furent remplacées subrepticement par autre chose de beaucoup moins technique: un ordre moral.

 

Avant, il fallait, vaincre le système capitaliste d'une façon révolutionnaire ou peut être réformiste mais il fallait le vaincre. A cet effet il convenait d'en analyser mécanismes et fonctionnement.

 

Le capitalisme, qui est un système économique devant conduire à l'accumulation de capitaux s'est modifié continuellement depuis l'époque de Karl Marx, on n’accumule plus de capitaux de la même manière aujourd'hui qu'au 19ème siècle.

Il fallait en suivre cette évolution pour mieux contester le système.

 

 

Cette gauche marxiste et républicaine s'est retrouvée en 1936 pour à la fois sauver la république des ligues factieuses et réclamer une amélioration radicale des conditions de vie de la classe travailleuse.

 

Mais voilà, la gauche d'antan a failli, la gauche d'antan a sombré elle est remplacée par une gauche qui place des valeurs se voulant moralistes avant toute analyse technique.

 

Dans le même temps le système capitaliste, essentiellement dans sa composante euro-atlantique connaît une crise profonde qualifiée par les experts de systémique. Ce système cherche à s'échapper à tous prix de cette crise, il a trouvé dans la gauche morale un allié inattendu.

 

Il se trouve que les valeurs que cette gauche morale conviennent parfaitement au système capitaliste actuel, elles le favorise, lui ouvre remarquablement bien la voie dans toutes ses actions même les plus criminelles.

 

Voyons certains aspects du capitalisme euro-atlantique pour comprendre comment cette alliance avec la gauche morale a pu se réaliser et fonctionner.

 

Je parle du capitalisme euro-atlantique, car il présente des caractéristiques bien particulières en comparaison d'avec celui du bloc concurrent des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

 

Le capitalisme euro-atlantique est un capitalisme monopoliste d'état à très forte composante financière et spéculative. Il n'est plus libéral depuis très longtemps, il ne pourrait vivre sans les états et principalement l'état des USA.

Le capitalisme des BRICS est encore originel et libéral il est celui-qui chez nous prévalait au 19 ème siècle, il est essentiellement fondé sur le commerce de marchandises et de matières premières.

 

 

Comment le capitalisme euro-atlantique a besoin de la gauche morale.

 

Le bloc euro-atlantique se présente homogène et organisé sous la domination du groupe anglo-saxon USA Royaume-Uni vainqueur de la seconde guerre mondiale et soumettant un ensemble de pays d'Europe à sa loi, en vertu des accords pris à la conférence de Yalta de 1945 et du pacte atlantique de 1949 qui en est la conséquence.

 

Les pays d'Europe occidentale furent ainsi continuellement débarrassés de leur souveraineté c'est à dire de la volonté de leurs peuples par un ensemble de traités scélérats. Ces traités, suivant celui du pacte atlantique furent les traité de Rome, de Maastricht, puis de Schengen, de l'Euro, de Lisbonne et plus récemment du MES.

Cette confiscation des moyens régaliens des nations et de la volonté des peuples d'Europe n'avait pour seul but que de drainer les richesses qu'ils produisent vers les USA afin d'alimenter son complexe militaro-industriel.

 

Pourquoi comment.

 

Le capitalisme est frappé par une loi inexorable décrite par Karl Marx dans le capital, qui est la loi de la baisse tendancielle du taux de profit. Cette loi est engendrée par la concurrence qui amène à la baisse toujours tendancielle de la valeur des marchandises et par l'obligation d'investir continuellement dans l'outil de production et ce afin d'améliorer la productivité. Les capitalistes cherchent en permanence à palier cette loi, un palliatif fut trouvé dans la suppression de la concurrence honnie: la monopolisation. Un autre palliatif fut de n'avoir qu'un seul client : l'état.


En effet le capitalisme a un ennemi principal, le libéralisme, il n'aime surtout pas la concurrence. Quand on a ses hommes au sein de l'appareil d'état il n'y a plus qu'à engranger les commandes et réaliser des profits.


Cependant l'état ne peut pas procéder à l'achat permanent de tous types de marchandises, il le peut évidemment pour l'armement, surtout que dans ce cas la concurrence est quasiment inexistante, les produits n'ayant que très peu de clients, la valeur des marchandises de guerre n'ayant pas ainsi tendance à décroître, ni la loi de la baisse tendancielle du taux de profit de fonctionner.

Pour favoriser l'augmentation des commandes il n'y a qu'un seul moyen, faire la guerre afin de renouveler les stocks.

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Ce sont les états qui font les guerres il suffit donc d'avoir les hommes d'un complexe militaro-industriel au pouvoir pour les entreprendre.


Ainsi les USA sont perpétuellement en guerre depuis fin1941.

 

 

Le bloc atlantique compris dans l'OTAN qui en est l'organisation sous direction étasunienne, a évidemment l'obligation de se fournir en armement auprès des entreprises du maître. C'est ce que font tous les pays de ce bloc.

Il y a néanmoins une exception avec la France quand le général de Gaulle a voulu marquer l'indépendance de notre pays, il constitua en premier lieu une industrie de défense autonome. L'autonomie de cette industrie n'est aujourd'hui plus qu'un leurre EADS successeur de Matra est passé largement sous contrôle anglo-saxon, il ne reste plus que Dassault qui est soumis à l'interdiction de fait des USA de vendre le moindre avion à l'étranger, ainsi espèrent ils l'étrangler.

Pratiquement tous les budgets de défense des pays de l'OTAN partent donc aux USA.

 

Pour faire la guerre en permanence, il faut une idéologie qui puisse entraîner l'assentiment de tous afin de pouvoir consentir au sacrifice y compris suprême pour les soldats.

 

 

La guerre impérialiste et le «droit» d'ingérence.

 

Ce droit d'ingérence est apparu au sein de la gauche française.

 

C'est un concept inventé par Médecin du Monde de Bernard Kouchener et Rony Broman en 1979.

Ici nous avons une organisation humanitaire dont le but est de soigner toutes populations surtout en guerre dirigée et par des homme réputés de gauche.


Mais qui pourrait critiquer le fait de secourir des populations en détresse. Notre conception morale ne peut qu'avoir tendance à valider ce droit.


Mais qui pourrait nous informer de qui est en danger nécessitant un «droit» d'ingérence: les médias évidemment.

Il suffirait de contrôler les médias et de fabriquer monstres et monstruosités, c'est ce qui fut fait en Libye et en Syrie entre autre, pour faire une guerre coloniale maquillée en guerre humanitaire.

 

Notre Mélenchon de la gauche morale, au lieu d'analyser les causes de cette agression coloniale et d'avoir la moindre idée de ce qu'est l'impérialisme s'est laissé aller dans la pente doucereuse et confortable d' un ordre morale sous contrôle étroit des USA qui condamnait Khadafi comme dictateur et présentait les troupes salafistes anciennement d'Al Qaïda comme de vaillants révolutionnaires combattant cette affreuse dictature.

 

L'ordre morale de gauche imposé par les médias sous contrôle et au service des USA sert aujourd'hui comme prétexte à toutes les guerres coloniales, engagées avec massacres de masse et crimes de guerre comme toutes les guerres coloniales.

 

 

Finance, mondialisation et ordre morale de gauche.

 

La finance est un autre aspect du capitalisme euro-atlantique qui va conforter le capitalisme monopoliste d'état et le complexe militaro-industriel des USA.

Si au 19ème siècle et dans les pays du BRICS, la façon la plus courante pour accumuler du capital, est resté l'industrie et la vente de matières premières, au sein du bloc euro-atlantique il n'en est pas de même.

L'ingénierie financière est devenue la manière principale pour faire de l'argent.

 

Les mécanismes financiers inventés par la City de Londres sont compliqués, ils ont pour but de drainer les richesses produites par les peuples d'Europe vers les USA et son complexe militaro-industriel. Je vais tenter de les résumer sans les déformer.

 

Le système commence par fonctionner avec la dette des états.

Les dettes des états sont titrisées, on en fabrique des titres, comme des obligations, ce sont les «debt bonds» (coupons de dettes) il en existe de différentes sortes.

 

Bank Garanties (BG) ( Garanties bancaires)

Stand By Letter of Crédit (SBLC) (lettres de crédits garanties)

MTN ( Multilateral Trade Negociation) sert aux transactions

et bien d'autres.

 

On peut acheter ces dettes comme une action et attendre que son cours monte pour la revendre ce qui est rarement le cas.

Le mieux est de les louer. Les banques vont les louer moyennant de fortes commissions et les escompter, c'est à dire en fournir une valeur en capital disponible. Bien entendu ces dettes n'ont de valeurs que si les états peuvent les rembourser. D’où les notes des agences de notations. Plus le risque est évalué important plus la banque va demander d'intérêts à l'emprunteur état.

 

Ce qui est important de comprendre c'est que ces capitaux virtuels loués composés de dettes titrisées permettent d'acheter et vendre rapidement des matières premières comme du pétrole et ainsi faire monter les cours.


images.jpgOn comprend qu'un pétrolier contenant 2 millions de barils à 20 dollars le barils contient 40 millions de dollars, à 100 dollars le baril il contient 200 millions de dollars et on comprend que les marges bénéficiaires réalisées sur 200 millions de dollars sont plus importantes que sur 40, d’où l'intérêt de faire monter les cours et pour ce faire disposer de capitaux et donc de dettes.

 

Les dettes solvables étaient jusqu'alors issues de pays européens et libellées en Euro d'ailleurs la majorité des «debt bonds» est libellée en Euro.


Pour disposer de ces capitaux virtuels encore fallait il que les pays européens fassent des dettes et pour faciliter les transactions soient libellées dans la même monnaie.

Afin de faciliter ces emprunts obligatoires par les états encore fallait il soustraire leur gestion des contrôle nationaux. D’où l'Euro dont la gestion est privée.

 

Maintenant comment les USA, se servent ils dans le pot européen ?

 

Depuis les accords de Bretton Wood en 1944, toutes les monnaies du monde n'étaient plus indexées sur l'or mais sur le dollars, devenant ainsi monnaie de référence internationale, qui seule pouvait être convertie en or, seules les USA possédaient cette réserve d'or nécessaire à l'indexation de la monnaie.

Cependant l'arnaque se dévoila en 1971 quand les USA annulèrent la disposition de conversion du dollars en or. Le dollars n'est plus indexé sur quoi que ce soit. Peut être que l'or de Fort Knox a disparu!

Seule la loi du marché pouvait maintenant donner une valeur à cette monnaie devenue de singe et imprimable en quantité sans limites.


Pour maintenir la valeur de leur monnaie et conserver ainsi la valeur de leurs marchandises produites, c'est à dire essentiellement de l'armement, il fallut organiser une forte demande de dollars sur le marché.


Comment !

Il n'y avait plus qu'à obliger les acheteurs de matières premières et surtout du pétrole, d'acheter et vendre en dollars. Il n'y eut qu'un chef d'état pour essayer l'Euro pour vendre du pétrole, il a été vite pendu.


Donc acheter et vendre des matières premières dans une autre monnaie que le dollars est un « cassus belli » pour les USA et le déclenchement immédiat d'une guerre « d'ingérence humanitaire ».

 

Résumons nous, les capitaux disponibles sont en Euro, du fait des dettes européennes, mais le prix des matières premières qui servent à la spéculation et faire monter la mousse du capital sont libellées  en dollars.

 

Tous acheteurs désirant faire des transactions sur des matières premières et principalement du pétrole sont obligés de convertir les euro des capitaux disponibles provenant de la titrisation des dettes européennes en dollars et d'ainsi contribuer à conserver la valeur artificielle de cette monnaie.

 

Le dollars est de fait indexé sur l'euro et non le contraire, c'est un parasite de l'Euro et les USA ne vivent plus qu'au dépend des peuples d'Europe.

 

Dans cette affaire les peuples européens sont doublement siphonnés, d'une part en payant aux banques les intérêts de la dette, d'autre part en passant à la pompe pour payer un pétrole dont le prix aura augmenté grâce à la spéculation rendue possible par les capitaux disponibles issus de ces dettes. Les non français, payent en plus très cher l'armement US.

 

Cette arnaque avec la dette construite avec l'Euro, ne serait pas rendue possible sans l'Union Européenne et les abandons de souverainetés nationales qui vont avec et soutenus par notre gauche morale au nom d'une fraternité entre européens.

 

La gauche morale nous a fait passer la pilule grâce à son idéologie de patronage. Il fallait chanter en chœur : «il ne faut plus de frontières, tous les hommes sont frères youkaïdi youkaïda ». L'union européenne devait empêcher toutes guerres en Europe etc. ect.. Qui veut que les guerres franco-allemandes reprennent? Personne!


Qui veut que tous les hommes ne soient pas frère ? Personne !


Et les frontières avec les douaniers c'est ennuyeux au possible, une frontière c'est moche, c'est une barrière entre peuples. Vendu !


La gauche a vendu aux peuples assoupis le «plus de frontière et la monnaie unique partagée entre frères européens».

Les USA leurs banques et spéculateurs de la City et de Wall Street n'avaient plus qu'à se frotter les mains et se taper sur les cuisses.

 

Là encore un moralisme irresponsable et de bas étage a remplacé toute analyse objective.

 

Les peuples d'Europe n'en finissent plus de payer et de s'appauvrir à grande vitesse, par la faute de la gauche morale et son idéologie de quatre sous.

 

Seule, la gauche morale pouvait se permettre de détruire les nations qui par leurs différentes lois pouvaient faire obstacle à la mainmise des anglo-saxons et des USA en particulier, sur leurs économies.


Le système est en crise, en sortir serait de la pure logique.


Mais le programme politique de Mélenchon ne prévoit justement pas d'en sortir rendant ses objectifs infaisables et totalement démagogiques.

 

On en comprend la raison.

 

Chantre de la gauche morale défenseur de la rhétorique impérialiste concernant les agressions contre la Libye, la Syrie et bientôt l'Iran il est logique avec lui même et tout se tient.

 

Le moralisme de gauche agit ainsi contre les nations représentantes des peuples, il tend à briser les différentes légalités en cherchant à niveler les différences, qui ne peuvent s'établir que sur le plus bas dénominateur commun celui de la sous-culture étasunienne.

 

Seulement voilà, nations, frontières et légalités sont les seuls barrages possibles contre un système capitaliste financiarisé et militarisé.


Ce système a trouvé un allier de poids pour les briser: la gauche morale et son nouveau leader Jean Luc Mélenchon.

 

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 17:52

 

Héros Drapeau

 

 

 

Libérer la France.

Le moment est venu !

 

 

 

Beaucoup peuvent être surpris par ce mot d'ordre ne pensant pas que la France fut occupée par quelques armées étrangères. Serions nous revenus sous l'occupation nazie ?

 

Si aucune armée d'occupation foule notre sol national il n'en demeure pas moins que notre peuple n'est plus maître de son destin aussi sûrement qu'il pourrait ne pas l'être sous le joug d'une force militaire étrangère.

 

Nous n'avons pas vu l'envahisseur confisquer notre souveraineté car cette confiscation de notre pouvoir souverain, inscrit dans l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément », et dans notre constitution s'est faite subrepticement, par étapes successives, mais continuellement depuis 1945.

 

Historique de la perte de souveraineté du peuple français.

 

1948 - Les prémisses de la CEE, le traité de Bruxelles

La France, le Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) et le Royaume-Uni signent le 17 mars 1948 le Traité de Bruxelles qui prévoit une Union occidentale, instituant une collaboration en matière économique, sociale, culturelle, et de défense collective.

 

1949 – Le pacte atlantique.

Une organisation militaire est mise en place, l'union politique est mise en attente. Afin d'unifier et contrôler les forces militaire des pays assujettis l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, OTAN (North Atlantic Treaty Organisation NATO) est créée le 4 avril 1949. Des bases militaires US couvrent la France. Le commandement militaire est à Fontainebleau en France près de Paris.

L'ensemble des organisations régaliennes françaises police, armée, justice est placé sous tutelle anglo-saxonne. La France est contrainte d'engager les guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie entrant dans la stratégie anglo-saxonne de lutte contre l'URSS.

 

1951 - Le CECA .

Le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier(CECA) fut signé le 18 avril 1951 à Paris : les six pays fondateurs sont les pays du Traité de Bruxelles à l'exception du Royaume-Uni auxquels se joignent l'Allemagne et l'Italie. s'entendirent pour favoriser les échanges de matières premières nécessaires à la sidérurgie.

Le royaune uni lié aux USA ne désire pas inclure son économie dans une alliance européenne a laquelle il ne participe que comme instrument de contrôle politique et militaire.

 

1952 - La Communauté Européenne de Défense CED

Le 27 mai 1952 est signé à Paris un Traité instituant la Communauté européenne de défense (CED) permettant le réarmement de l'Allemagne de l'Ouest. La France rejette ce traité par un vote contre au parlement des députés communistes et gaullistes du RPF, qui trouvent une majorité. Les parlementaires français arguent que ce traité signerait définitivement la fin de l'indépendance de la France. C'est le premier acte d'insoumission de la France à l'emprise anglo-saxonne.

 

1957 - Le traité de Rome, la CEE.

Les six pays du CECA sont poussés par les anglo-saxons à parfaire leur union économique permettant une dérégulation de leurs protections et une meilleurs pénétration de leurs marchés , c'est le traité de Rome le 25 mars 1957. Le Royaume Uni dont l'économie est toujours fortement liée aux USA ne désire pas s'inclure dans cette communauté purement économique et désire conserver ses protections. Le domaine politique commun étant assuré par l'OTAN.

 

1966 - Résistance gaulliste appuyée par les communistes français.

Sortie de l'armée française du commandement intégré de l'OTAN, refus de la France de l'entrée du Royaume Uni dans la CEE, de Gaulle argue que ce Royaume Uni serait le « Cheval de Troie » des USA et que cela porterait atteinte à notre souveraineté.

Plein emploi en France, et développement économique spectaculaire, miracle économique allemand. Nous sommes au milieu des 30 glorieuses (années 50,60 et 70)

 

1973 - Entrée du Royaume Uni dans la CEE, Loi Pompidou Giscard

Georges Pompidou abandonne la politique gaulliste. Loi Pompidou Giscard instituant une possibilité d'emprunt de la France sur les marchés financiers.

Soumission de notre monnaies aux marchés financiers sous contrôle anglo-saxon.

 

1981 - Entrée de la Grèce dans la CEE, puis 1986, entrée de l'Espagne et du Portugal. Concurrence des produits manufacturés et agricole à bas prix, début des délocalisations et de la baisse de la valeur des marchandises notamment des chaussures déclin de l'industrie de la chaussure en France.

 

Le temps des traités scélérats.

 

1992 - Traité de Maastrich.

Fin de la souveraineté économique des pays de la CEE, fin de la protection douanière de chaque état membre, institution de la Communauté Européenne CE. Début des délocalisations massives, début de la perte de pans entiers de l'économie des pays de la CE comme le textile, la chaussure ou l'électronique grand public. Les commissaires européens, non élus, prennent le pouvoir. Imbus d'idéologie anglo-saxonne du libre échange, ils vont laisser les produits chinois à faible valeur envahir le marché européen.

 

1995 - Entrée de la Suède et de la Finlande dans la CE

 

1997 - Traité d'Amsterdam, établissement de l'espace Shengen

Fin des barrières douanière des pays de la CE (sauf pour la perfide Albion bien sûre).

 

2001 - Création de l'Euro,

Fin de l'indépendance monétaire, composante importante de la souveraineté économique. L'Euro est une monnaie privatisée au service de la spéculation financière internationale sous contrôle anglo-saxon.

Notre pays ne peut plus contrôler son économie.

 

2001, Complot du 11 septembre et début de la crise systémique.

Emprise totale de l'idéologie des anglo-saxons sur le monde, arguant qu'il existerait une soit disant guerre de civilisation et que ceux qui ne seraient pas avec eux seraient contre eux. Mise en œuvre du « Project for a New American Century ». Affaissement complet de la contestation du libre échangisme anglo-saxon et de la défense de l'idéologie française. Affaissement complet de la gauche en France et du gaullisme, tout le monde valide le complot anglo-saxon sur le monde.

 

Développement explosif de la Chine, invasion des ses produits à faible valeur, délocalisations massives notamment de ce qui reste des industries anglo-saxonnes.

 

Mondialisme avatar de l'européisme.

Financiarisation effrénée de l'économie mondiale, endettement massif des pays occidentaux, création générale de «produits» financiers complexes et opaques, titrisation des dettes.

Creusement de la dette US et envolée des prix du pétrole dopée par une spéculation massive dont le but est d'enrayer la chute des cours du dollars US.

La crise économique occidentale est masquée par la financiarisation.

 

Entreprises guerrières des anglo-saxons pour essayer de masquer la crise (comme celle de 29).

 

14 février 2003 - Tentative de résistance de la France . Discours de Dominique de Villepin à l'ONU sous les applaudissements de la communauté internationale.

La France chiraquienne retrouve momentanément sa vocation et son lustre. Vive tension entre la France et les anglo-saxons (enfin!).

 

20 mars 2003 -  Guerres impérialistes.

Invasion de l'Irak par les anglo-saxons, la France refuse de s'y associer.

 

2004 - Entrée de pays de l'ex URSS, Estonie, Lettonie, Lituanie dans l'UE et des pays de l'ancien bloc socialiste, Pologne et Tchéquie.

Cette entrée est ardemment voulue par les anglo-saxons elle est sans intérêt économique, elle déséquilibre complètement l'UE. Mais les anglo-saxons s'approchent de la Russie, ils espèrent la contrôler et s'accaparer ses immenses richesses.

Délocalisations massives en Pologne et en Tchéquie.

 

29 mai 2005 - Référendum français sur une constitution européenne.

Les français rejettent ce projet à 55%. Les français pénalisent ainsi l'Union Européennes qui n'assure pas leur protection.

 

2007 - Entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'UE,

Délocalisations industrielles dans ces pays, à très faible niveau de vie. Encerclement anglo-saxon de la Russie.

 

- Mandat en France de Nicolas Sarkozy, et d'Angela Merkel en Allemagne, fidèles soutiens des anglo-saxons et de leur idéologie.

Sarkozy va faire allégeance à Georges Bush et à la Reine d'Angleterre.

 

13 décembre 2007 - Traité de Lisbonne,

Ce traité reprend quasi totalement les termes de la constitution européenne déjà rejetée par les français. Ce traité est ratifié par les élus français contrairement à la volonté du peuple.

Les politiciens français, sous influence anglo-saxonne bafouent la démocratie et la souveraineté du peuple français.

 

Eté 2008 - Effondrement du système financier international

Suite à la baisse de la valeurs des hypothèques immobilières aux USA.

 

2009 - 2011 -  Le monde connaît la plus grave crise économique de l'histoire du capitalisme, cette crise est évaluée par maint spécialistes comme une crise systémique.

 

2011- Réintégration de l'armée française dans le commandement intégré de l'OTAN

Comme au temps des guerres d'Indochine et d'Algérie, les USA sous-traitent à la France les guerres coloniales de Libye et de Syrie à la faveur cette réintégration.

La France équipe militairement les groupes intégristes musulmans salafistes, wahhabistes et takfiristes, sous contrôle idéologique de l'Arabie Saoudite afin de servir de mercenaires pour les guerres coloniales étasuniennes.

 

2012 - L'armée française n'appartient plus au peuple français mais devient un outil dans les mains des anglo-saxons et œuvre à l'encontre des intérêts de la France.

Utilisation par Nicolas Sarkozy de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur DCRI à des fins électorales personnelles. Initialement prévue pour contrer l’espionnage étranger et les manœuvres étrangères de déstabilisation de notre pays la DCRI cherche à fomenter des troubles par des opérations permettant la montée de l'islamophobie et de tensions inter communautaires (affaire Merah).

 

 

Une information sous dépendance répandant de fausses nouvelles.

 

A ce tableau excessivement sombre nous pouvons ajouter la totale dépendance des moyens d'information français aux forces impérialistes anglo-saxonnes, comme a montré leur soumission absolue aux thèses officielles incroyables concernant les attentats du 11 septembre 2001 et des attentats de Londres et Madrid.

Puis aujourd'hui par le mélange entre journalisme, renseignement et action en terrain étranger. Les journalistes servant à la fois à justifier les guerres anglo-saxonnes mais également à leur fournir sur place renseignements et contacts sous couvert d'immunité journalistique.

Toutes actions faisant s'effondrer la crédibilité de l'information en France.

 

Le peuple français est entré de plein pied dans un système totalitaire ou il ne peut décider de son destin, sa monnaie, son armée lui ont été confisquées. L'information aux mains de l'étranger n'est plus qu'un outil de manipulation de l'opinion et de propagande.

 

Politiciens professionnels et partis politiques sont responsables de cette situation, force est de constater qu'ils œuvrent sous influence anglo-saxonne puisque aucun d'eux ne dénonce réellement cet état de soumission absolue de notre patrie à des intérêts étrangers.

 

Les partis politiques ne servent plus que les ambitions de quelques politiciens professionnels avides de pouvoir Ils servent par contre d'écran entre le peuple et la république, ils empêchent le peuple de s'exprimer.

 

 

Les élections présidentielles de 2012 sont une mascarade.

 

Soumis depuis toujours par des médias aux ordres du dogme européiste et mondialiste ces élections sont promues médiatiquement comme un duel droite gauche ou la droite et la gauche prévoient à quelques détails près de suivre la même politique, celle qui a conduit notre pays au désastre économique. Voter l'un ou l'autre serait identique.

Quelques outsiders essayent de jouer une partition qui se veut différente dans la forme et malheureusement non sur le fond, tout en cherchant à donner crédit et légitimité à ces élections.

 

Marine LePen et le Le Front National proposent bien des mesures de recouvrement de notre indépendance mais ils travaillent toujours, par une islamophobie exacerbée à diviser notre peuple et à créer des troubles inter communautaires, ceci est inacceptable. En outre, ils se sont bien gardés de dénoncer l'effroyable imposture des attentats du 11 septembre 2001, qui aurait clairement affiché leur volonté d'indépendance vis à vis de l'influence politique anglo-saxonne.

 

Les groupes et partis se réclamant du gaullismes comme Debout la République ou l'Union Populaire Républicaine, divisés et atomisés se sont marginalisés. Chacun sous la coupe d'un leader à l'ego exacerbé, n'ont pas réussi à faire souffler un vent gaulliste et indépendantiste dans notre pays.

 

Jean Luc Mélenchon essaye de radicaliser un langage pouvant plaire à un fraction de l'opinion se réclamant de la gauche, il n'apparaît que comme un imposteur, n'ayant aucune politique de recouvrement de notre souveraineté à proposer.

 

Ces élections qui conduiront à placer au pouvoir suprême François Hollande ou Nicolas Sarkozy n'apporteront rien de plus au peuple français et ne feront qu’aggraver notre situation de dépendance politique et de désastre économique dans lequel nous nous trouvons.

 

Il ne sert à rien conférer une quelconque légitimité à ces élections en allant voter!

 

Nous ne pourons redresser notre pays sans en posséder les moyens, sans que le peuple français puisse décider en toute indépendance de ce qui est bon ou néfaste pour lui.

 

L'entière souveraineté doit lui revenir. Cette souveraineté ne peut se réaliser ni dans le cadre du régime présidentiel, ni dans celui du régime des partis qui le sous-tend.

 

Si les institutions de la 5ème république étaient taillées sur mesure pour le général de Gaulle qui en fit bon usage, si ses successeurs ont peu abusé des pouvoirs étendus conférés par une « majorité présidentielle » d'élus transformant l'assemblée nationale en chambre d'enregistrement de décisions déjà prises, l'avènement de Nicolas Sarkozy a montré toute la nocivité de ce système, car elle lui permit en toute impunité d'aggraver considérablement la dépendance de notre pays à l'étranger.


Ce président s'est rendu ainsi coupable de haute trahison.

 

Notre pays est en état de très grave dysfonctionnement étant placé au service d'intérêts impérialistes anglo-saxons et subissant une crise économique sans précédent. Notre peuple paye lourdement cette situation.

 

Une refonte complète des institutions doit être entreprise, les traités scélérats ayant placé notre pays sous dépendance doivent urgemment être dénoncés, les médias doivent cesser de répandre des fausses nouvelles et manipuler l'opinion public pour des intérêts étrangers, les partis politiques ne doivent plus faire écran entre les citoyens et la république.

 

Ce n'est certainement pas en redonnant un blanc seing à ces politiciens qui ont placé la France dans cette ornière qu'il sera possible d'entreprendre les réformes nécessaires au renouveau de notre pays.


 

libegfragd.jpgLa patrie en danger !

 

Il faut un sursaut national, il faut que chaque citoyen détenteur d'un pouvoir: militaire, policier, judiciaire administratif enfin chaque citoyen responsable et chaque simple citoyen considère que la patrie est en danger.

 

Des comités de salut public doivent s'organiser partout en dehors des partis politiques qui ont trahi la France et rédiger un programme de recouvrement de notre indépendance nationale.

 

Il faut qu'un Front Patriotique prenne urgemment la France en main et propose rapidement aux français une refonte de ses institutions au sein d'une Assemblée Constituante.

 

 

Libérer

 

1- Sortie de L'Euro.

2- Sortie de l'UE.

3- Sortie de l'OTAN.

4- Sortie de Shengen.

5- Un axe Paris, Berlin, Moscou, Pékin.

 

 

Vive la Nation, Vive la République, Vive la France

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 18:22

 

0279-0021_le_polichinelle.jpgATTENTION nouvelle hypothèse qui sera difficile à avaler par mes détracteurs.

 

Je suis un conspirationiste comblé

 

Tout ceci ne serait qu'une légende (dans le langage des spécialistes, un leurre )

 

Tout serait faux comme au théâtre, balles à blanc et sauce tomate, pas de Merah pas de meurtres que du faux, je ne vois pas du tout Squarcini et Guéant faire assassiner des gens.

 

Si on observe bien les faits et les zones d'ombre c'est possible. Des militaires pourquoi, ? Faire de faux morts avec des paras c'est plus simple. Toi tu fais le mort, oui chef, bien chef !

 

Maintenant les enfants juifs, avec des potes au MOSSAD on ne refuse pas un petit service entre amis, les corps rapatriés en Israël vite fait je t'embrouille.

 

Cela n'engage que moi, mais comme ça j'y crois enfin.

 

Alors pourquoi: je reste ancré sur l'objectif de faire monter les tensions communautaristes et de donner corps à la guerre des civilisations juste avant les élections. Voir les "arrestations" d'islamistes d'hier, de quoi rigoler, c'est ce qui m'a mis la puce à l'oreil, trop c'est trop.

 

Les réseaux de tueurs de l'OTAN ? non puisque tout est bidon et théatrale.Et puis les français ne sont pas comme les anglo-saxons, ces derniers n'hésitent pas à zigouiller des innocents, chez nous c'est plus dur même pour faire élire Sarko.

 

Ah Ah Sarko tu nous a bien eu, enlève ton masque de carnaval, que les morts se relèvent et viennent saluer le public!  Applaudissements!

 

Gros problème, le gouvernement algérien à refusé le corps de Merah, la il y a un os !

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 17:29

 

Autopsie d'un crime raciste,

suite, affaire Merah


 

 

Merah.pngDans mon précédent article j'avais montré, aisément qu'il s'agissait d'un crime raciste car si l'on n'abat que des français supposés ne pas être de «souche», c'est la définition même de ce type de crime.

 

J'avais émis l'hypothèse que dans un contexte de montée général du racisme et de l’intolérance, en rajouter un peu plus permettait d'instiller la peur et ainsi de pouvoir encore restreindre les libertés. Ce crime semblait être voisin de ceux attribués aux Armées Secrètes de l'OTAN comme d'autres dans la passé, chargés de déstabiliser les "démocraties".

 

La version officielle donnée par les politico-médias est toute autre et me donnerait tort. Ce crime aurait été perpétré, selon eux par un fondamentaliste musulman voulant ainsi venger les enfants morts de Gaza, ce fondamentaliste dont on nous dit qu'il serait salafiste et appartenant à Al Qaïda, voulait aussi s'attaquer à « l'occident », tremblez ! La thèse de la version officielle montrerait un nouvel épisode d'une guerre de civilisation entre islam et « occident », guerre commencée le 11 septembre 2001 re tremblez !

 

Suis-je impressionné par cette version officielle ? Ferais-je mon mea culpa ? Non.

 

J'ai déjà une grande habitude des versions officielles largement diffusées par les politico-médias après ce type d'attentats, versions officielles comportant toutes zones d'ombre et incohérences. La plus ridicule étant qu'un avion de 30 m d'envergure ai pu entrer dans un orifice de 3 m de diamètre au rez de chaussé du Pentagone le 11 septembre 2001 en perforant avec netteté 3 ailes de bâtiment

 

 

trou1moyenne.jpgCette ridicule incohérence d'un attentat attribué hâtivement à Al Qaïda suivie de la revendication de cette organisation est ce que j'appelle La Preuve par le Pentagone. Preuve que l'organisation appelée Al Qaïda a été fabriquée par des services US pour servir entre beaucoup d'autres choses, d'action sous faux drapeau. Puis La Preuve continue à démontrer l’assujettissement de toutes les institutions politico-médiatiques des pays de l'OTAN aux intérêts des USA puisque toutes ont validé cette ridicule incohérence et présenté la culpabilité d'Al Qaïda et de Ben Laden comme paroles d'évangile. Toutes ont voué aux Gémonies les hérétiques contestataires de cette rocambolesque et incroyable version.

 

Je ne suis donc pas impressionné par cette version, comportant encore plus d'incohérences que les autres, dont les intentions cousues de fils blanc sont exploitées à la hâte par Sarkozy et son clan : faire monter le ressentiment des populations à l'égare des français et des immigrés de confession musulmane. Ainsi cette version donnerait corps à la fameuse théorie de la «Guerre des civilisation » chère aux USA qui aurait commencé le 11 septembre 2001.


http://www.voltairenet.org/La-Guerre-des-civilisations

 

Pourtant cette affaire comporte un élément nouveau, ni le Réseau Voltaire, ni moi-même n'avons eu besoin de nous mettre en avant pour contester cette version officielle ci, une véritable clameur s'élève du peuple pour contrer l'argumentation politico-médiatiques.

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/merah-a-tue-sarkozy-113331

 

http://www.ajib.fr/2012/03/pourquoi/

Ici deux articles parmi tant d'autres posant d'excellentes questions.

 

Cette clameur indique que la crédibilité des politico-média s'effondre et que ce qui est qualifié de vrai par ce monde politico-médiatique est souvent d’emblée maintenant qualifié de faux par un nombre croissant de français, L'effet 11 septembre et ses mensonges est passé par la.

 

Cette affaire est peut être celle de trop.

 

Bien qu'un grand nombre de points de vus se soient exprimés sur les différents portails d'expression libre de l'Internet, je ne résiste pas à proposer mon hypothèse qui est celle d'une action extra française d'origine étasunienne.

 

La revendication d'Al Qaïda signerai l'implication des services US dans cette affaire.

 

Al Qaïda est une organisation qui fut érigée par les USA avec l'aide des services saoudiens et pakistanais pour recruter des volontaires pouvant combattre les soviétiques en Afghanistan, puis cette organisation et ses mercenaires, primitivement dirigés par Ousama Ben Laden furent envoyés en Bosnie combattre les serbes Ben Laden avait un passeport bosniaque. Les candidats au djihad étaient recrutés dans différents pays musulmans parmi les sectes wahhabistes et salafistes contrôlées par l'Arabie Saoudite alliée des USA .Le décès réel de Ben Laden et les attentats du 11 septembre 2001 consacrèrent une autre utilisation de cette organisation étasunienne, la revendication d'actions réalisées sous faux drapeau. Pendant 9 ans un binôme efficace fut monté entre Al Qaïda organisation US et la chaîne d'information et de télévision Al Jazeera appartenant à l'Emir du Qatar ; Al Jazeera donnait corps aux différentes revendications et menaces d'un Ben Laden décédé mais grossièrement ressuscité et rajeuni par la grâce médiatique.

La mort officielle de Ben Laden en 2010 d'un coup de photoshop et sa non moins ridicule immersion hâtive consacrèrent cette fois-ci une utilisation primitive d'Al Qaïda dans le recrutement de mercenaires dans les milieux wahhabistes et salafistes pour servir de chair à canon au plus grand profit des USA pour ses actions néo-coloniales en Afrique et au proche orient. Le GI de base étant semble t-il fatigué des guerres à répétition il fallait trouver des combattants motivés.

 

FSA-e87f6.jpg

 

Mercenaires djihadistes en Syrie au service des USA et de la sarkosie

 

L'aspect nouveau des guerres coloniales de Libye et de Syrie fut l'implication de la sarkosie alors que la France chiraquienne s'était tenue à l'écart des manœuvres étasuniennes. Il a été vu par un certain nombre d'observateurs pendant la prise de Tripoli par l'OTAN que des mercenaires islamistes étaient encadrés par des officiers français, donc la France sarkosienne avait du auparavant s'impliquer dans le recrutement et la formation de ces mercenaires venus de milieux prônant le jihad contre des chefs d'états arabes nationalistes et plutôt laïcs, anti impérialistes issus du nassérisme. Ces milieux sont également ceux ou fleurissent les sectes wahhabistes et salafistes soutenues par l'Arabie saoudite.

 

Il a bien fallu pour la sarkosie créer et entretenir des contacts avec le fondamentalisme musulman sunnite, contacts facilités par l'importante communauté musulmane en France.

On peut aisément penser que des voyageurs furent envoyés ça et la pour porter missives, informations, listes de mercenaire afin d'alimenter les guerres de Libye et de Syrie. Le lien électronique même crypté est d'un emploi peu sure, les russes, les chinois possèdent des moyens d'écoute sophistiqués. Le petit porteur de messages non connu des services adverses, recruté dans la petite délinquance auquel il est simple d'attacher un fil à la patte peut faire merveille, on lui procure un vrai faux passeport et hop tu vas en Afghanistan, au Pakistan, dans les territoires occupés par Israël porter des messages aux recruteurs et recevoir les listes de mercenaires.

Merah a sans doute joué ce rôle parmi d'autres petites fourmis du même type. La DCRI doit posséder une belle écurie de messagers.

Bien évidemment ce trafic de mercenaires dont le nombre allait croissant avec la guerre de Syrie ne pouvait se réaliser à l'extérieur qu'avec l'aide de la DGSE le service de renseignement français.

La DCRI est sous tutelle du ministère de l'intérieur elle est composée de fonctionnaires de police son action est légale et n'est possible qu'en France. La DGSE est composée de militaires son action se réalise hors de France elle est illégale et clandestine. Cependant il existe forcément des liens, des ponts entre les deux organisations. Les petits messagers recrutés par la DCRI doivent être protégés à l'étranger et leurs actions facilitées.

Qui dit DGSE dit forcément liens avec la CIA et le MOSSAD de telle sorte que notre petit télégraphiste porteur de message a du se trouver en contact un moment ou un autre avec des services secrets des USA.

Il a du s'en passer des choses dans sa tête à notre petit délinquant, quand il s'est vu investi de véritables missions et côtoyer des agents secrets véritables, il devait être influençable et manipulable à souhait, il fut simple de lui confier des armes, pour sa « défense » personnelle.

 

Maintenant pour aller zigouiller des paras et des petits enfants, c'est une autre affaire loin des compétences de notre petit délinquant, c'est une affaire de grands professionnels. Non pas d'agents réguliers, il est impossible que l'on puisse utiliser des fonctionnaires pour ce genre de tache. Il existe de nombreuses officines de tueurs à gages pouvant être utilisées par l'état. L'ex commissaire de renseignement Hubert Marty qui a enquêté sur les morts de Bérégovoy et de Lady Diana quand il était en activité me parlait d'équipes de tueurs professionnels privés pouvant être engagés par des services réguliers, c'est excessivement bien payé.

 

Alors pourquoi la DCRI qui tenait Merah par un fil, ne l'a pas arrêté après le premier meurtre, c'est tout simple, c'est que pour la DCRI il n'était pas coupable.

 

 

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Plusieurs équipes ont participé de près ou de loin à ces meurtres racistes, équipes ne sachant peut être pas l'existence des autres, et n'en connaissant pas les tenants et les aboutissants. Une organisation chapeautant tout ça et en en tirant les fils, qui mieux que l'OTAN et ses services clandestins existant en France depuis 1945 pouvait le faire, car présente dans toutes les administrations

 

Le fait qu'une vidéo des meurtres soigneusement montée ai été envoyée à Al Jazeera au nom d'Al Qaïda, organisations complices de toujours signe le crime encore mieux que le seul sigle CIA.

 

 


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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 13:14

 

Autopsie d'un crime raciste

 

 

europe geant

Une des caricatures dites de Mahomet

 

 

 

Il ne fait aucun doute qu'il s'agit là d'un crime raciste, l'auteur ou les auteurs ont bien pris soin d'abattre un représentant de chaque importante communauté française réputée ne pas être de « souche ». deux militaires d'origine du Maghreb, un antillais et des enfants et professeurs juifs.

 

Aucune de ces communautés ou supposées communautés ne peut se sentir particulièrement visée, les auteurs sont globalement racistes.

 

On aurait pu penser que s'en prendre aux parachutistes maghrébins aurait pu être une vengeance d'islamistes qualifiant de traîtres ces soldats, cela ne peut être le cas car l'armée française s'est récemment illustrée dans le soutient sans faille aux milices islamistes les plus radicales radicales en Libye et en Syrie.

 

Nous aurions pu penser à un crime pro palestinien ou antisémite mais les autres meurtres disqualifient cette imputation.

 

Il n'y a pas de doute possible pour le crime généralement raciste.

 

Bien entendu, le fait d'abattre des militaires, ne peut qu'interroger. La réponse la plus simple serait la proximité entre les auteurs de ces meurtres et les victimes. Il peut être soupçonnable que le meurtrier connaissait ses victimes et les avait ciblées avec facilité car les côtoyant journellement et devait être excédé que noirs et maghrébins musulmans puissent être comme eux des paras. L'aisance avec laquelle le meurtrier se sert de son arme indique encore le professionnel.

 

Des fous furieux néo-nazis existent malheureusement dans notre pays et en Europe, un certain nombre s'engage dans l'armée pensant qu'il pourrait ainsi satisfaire ses pulsions racistes et meurtrières en allant légalement zigouiller du noir et de l'arabe.

 

Mais pour passer comme ceci à l'acte en France de cette façon la plus ignoble qui soit, il faut un sérieux déclencheur il faut franchir une barrière morale , il faut que des tabous sociaux aient été abattus.

 

Intéressons nous à la barrière morale dont l'affaissement permettrait le passage à l'acte.


 

1- L'air du temps.

 

http://www.alain-benajam.com/article-l-air-du-temps-57346040.html

(Un article prémonitoire à relire)

 

L'air du temps est éminemment nauséabond, l'islamophobie a explosé, nous pouvons lire dans la proximité des « identitaires » modèle « pinard saucissons » des écrits extrêmement violents à l’égard des musulmans de France, écrits et paroles violentes que nous n'aurions pu voir il y a une dizaine d'année.

La judéophobie s'est particulièrement développée, tournant parfois à l'antisémitisme pur et simple tel qu'il était connu en France dans les années 30 et 40. Nombre de plaisanteries sinistres et révisionnistes fleurissent ça et là à l'égard des juifs de France et d'ailleurs.

 

Tout ce flot nauséabond de racisme et de xénophobie parfois relayé par d'éminents ministres de la république, ne peut qu'aider un passage à l'acte d'individus très bas de plafond et habitués aux meurtres légaux.

 

2- Un coup de pouce ça aide les folies meurtrières racistes.

 

Cependant, ces meurtres ne sont pas sans rappeler la folie raciste d'Anders Behring Breivik dont il est invraisemblable techniquement qu'elle ai pu s'accomplir seule. Une aide d'un groupe particulièrement bien organisé et pouvant bénéficier de l'impunité car intégré au sein de l'état norvégien est aisément soupçonnable.

Plus loin on pense aux tueurs fous du Brabant en 1982, 83 et 85 qui abattaient sans raisons citoyens et gendarmes et dont les auteurs n'ont jamais été retrouvés ni les raisons clairement élucidées. Puis l'attentat terroristes de la Gare de Bologne du 2 août 1980 vient a l'esprit.

 

Bien entendu, il ne s'agit là que de soupçons non étayés de preuves, mais on ne prête qu'aux riches.

 

Le marasme économique dans lequel se trouve la société occidentale et les risques d'explosions sociales ne peuvent qu'induire l'idée chez les puissants, qu'il serait nécessaire de réduire drastiquement les libertés publiques. Aux USA ne l'ont elles pas été réduites gravement après les attentats du 11 septembre attribués faussement à des islamistes. Quoi de mieux qu'un crime ignoble pour faire accepter aux citoyens horrifiés la restriction de leurs libertés.

De plus, la qualité de militaire ou d'anciens militaire, du ou des meurtriers selon une vraisemblance que je qualifierais de très forte, aide à la proximité d'avec les forces noires de réseaux l'OTAN soupçonnées dans les affaires norvégiennes, belges et italiennes.

Seuls ces sombres réseaux ont montrés dans l'histoire qu'ils ne possédaient absolument aucun tabous pour commettre ou faire commettre les meurtres les plus ignobles.

 

Faire pousser du néo-nazi et utiliser ces forces ensuite car dénuées de scrupules et de morales a toujours été l'activité favorite des réseaux noirs de l'OTAN et ce depuis 1945. Il n'y aurait la rien de nouveau.

 

http://www.voltairenet.org/achat-en-ligne/fr/livres-en-francais/38-les-armees-secretes-de-lotan.html

 

Alors vigilance citoyens, vigilance d'abord contre la montée invraisemblable du racisme et de la xénophobie et vigilance également à l'encontre de tentatives de déstabilisation et de reprise en main de la part de forces sombres dont nous connaissons aujourd'hui parfaitement l'existence.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 17:37

Médias, guerres et pouvoirs.

Une affaire ancienne


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Une polémique se développe entre Thierry Meyssan avec le Réseau Voltaire d'une part et la corporation des journalistes des pays de l'OTAN de l'autre. Le Réseau Voltaire accuse les journalistes de l'OTAN de se confondre avec des militaires, parties intégrantes dans les guerres menées par cette organisation étasunienne, tandis que la corporation des journalistes accuse Thierry Meyssan par de tels propos, les mettre en péril dans leurs activités de couverture de conflits .

 

Pourtant la participation des médias autant pour justifier les pouvoirs que les guerres n'est pas chose nouvelle.

 

 

Guerres et pouvoirs.

 

La guerre est un moyen pour une association quelconque d'humains, d'obtenir des avantages politiques c'est à dire de pouvoirs sur une autre association d'humains. Faire la guerre, c'est engager la vie des hommes, c'est faire accepter par ceux qui la font le risque de perdre la vie dans la souffrance, c'est engager ces hommes à commettre le pire, infliger la mort. On comprend bien qu'il faille une sérieuse motivation pour que des humains acceptent de transgresser un tabou fondamental, celui du décalogue « Tu ne tueras point » tabou existant peu ou prou dans toutes les religions.


La guerre, a toujours été précédée par l'établissement de justifications permettant aux belligérants d'être suffisamment motivés pour tuer et risquer de mourir. L'histoire des justifications des conflits est l'histoire même de la guerre. Les guerriers peuvent seulement obéir surtout s'ils sont professionnels, cependant, la guerre étant également une action politique, en faire connaître les raisons, montrer que ces raisons sont justes c'est également faciliter l'action guerrière et préparer ce qui va suivre. Même s'agissant de guerriers professionnels, donner une bonne raison de tuer l'adversaire ne peut que faciliter le geste.

Diffuser la bonne raison de faire la guerre a toujours été dévolu aux médias des pouvoirs.


 

Les clercs, médias des pouvoirs.

 

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Le pape Urbain II préchant la croisade

 

Pour qu'un humain ou une oligarchie puisse exercer un pouvoir sur d'autres humains, il est nécessaire que ceux qui subissent ce pouvoir l'accepte sans se révolter. Si exercer un pouvoir, souvent coercitif sur d'autres est agréable, subir ce pouvoir, qui revient à faire ce que l'on a pas envi , est désagréable et comme pour faire la guerre il faut de bonnes raisons pour ça.

 

Aucun pouvoir n'a jamais pu s'exercer dans l'histoire sans médias, c'est à dire sans clercs qui par la parole et l’écrit créent et entretiennent l'histoire qui justifie le pouvoir et le fait accepter aux soumis.

 

Les médias ou clercs des pouvoirs on été très longtemps les religions qui faisaient accepter les pouvoirs d'essence divine, la non soumission à ces pouvoirs devaient affecter gravement la vie éternelle dans un mythique au delà ou l'insoumis subiraient éternellement de cruelles tortures. Tandis que le soumis, mieux le guerrier ayant été tué au combat, irait au Walhalla ou les plaisirs abondent, ils pourraient peut être déflorer un nombre considérable de vierges si on considère cette action comme un plaisir.

On voit que l'établissement des légendes permettant de faire ou non agir les hommes a toujours été un travail important d'intellectuels aguerris dans la communication, rôle très longtemps dévolus aux prêtres des religions et leurs organisations ecclésiastiques.

 

Jamais un système de pouvoir n'a pu s'établir dans l'histoire humaine sans l'aide d'organisations médiatiques au sens propre du terme qui par la paroles et l'écrit perpétuel permettaient de justifier ce pouvoir le faire accepter sans révoltes.

 

L'écrit, le livre, a souvent été sacré, il y a entre l'écriture et la religion un lien très étroit que l'on comprend bien, car Le Livre permet la transmission et la pérennité du conforme et donne un sens à la soumission. Les clercs médiateurs, possédant la capacité d'exprimer et de diffuser les histoires devant être crues par les bas peuples furent toujours privilégiés et proches des pouvoirs quand ils n'en étaient pas une partie intégrante.

 

La guerre peut être vue comme une continuation de l'exercice d'un pouvoir, continuation extrême même, car pour inciter des humains à perdre ce qu'ils ont de plus précieux, il faut que motivations et craintes soient également extrêmes.

 

La motivation la plus généralement répandue permettant à l'humain de transgresser le tabou de donner la mort est celle de la déshumanisation de l'adversaire. Si il n'est pas permis légalement de tuer son prochain, il est possible de tuer l'autre quand celui-ci a perdu son statut d'humain attaché à la religion du Bien pour s'adonner à l'anti religion du Mal.

La première justification des guerres a toujours été la diabolisation de l'adversaire, il ne sert pas le vrai Dieu mais les forces du Mal. Le rôle des clercs va donc être d'inventer et de raconter la légende faisant de l'ennemi une force du Mal devant être combattue par le Bien.

L'histoire de la motivation des guerres ferait un ouvrage considérable s'il devait être écrit, je ne peux donner ici que quelques exemples, la première qui vient à l'esprit est celle des croisades. Il y avait d'un côté les croyants véritables et la vrai religion et de l'autre les infidèles s'adonnant à une religion diabolique, je ne saurais dire de quel côté étaient les fidèles et les infidèles, mais l'agresseur, professant le christianisme a justifié de sa religion pour conquérir des terres se les approprier tout en massacrant sans discernement y compris de religion ceux qui se trouvaient sur son passage. Il en avait reçu la permission des pouvoirs par leurs clercs médiateurs qui leur avaient dit : «Tuez les tous, Dieux reconnaîtra les siens!».

Une autre histoire de guerre et de religion me vient à l'esprit avec la fantastique épopée de Jeanne d'Arc ou quand le clerc se fait guerrier. Jeanne était bien un clerc habilement promu par le parti Armagnac car elle n'agissait que par la parole, ne tirant jamais l'épée. On peut aisément penser qu'une efficacité accrue dans la motivation des combattants serait celle ou le média, qui diffuse la justification de la guerre, joigne le geste à la parole et entraîne lui même ces combattants sur le champs de bataille qui ainsi, au cœur de l'action sont encouragés par une perpétuelle parole et ne peuvent ainsi faiblir.

Avant que Jeanne d 'Arc, sa paroles et ses symboles n'atteignent Orléans assiégée depuis octobre 1428, les combats sporadiques entre français et la coalition dirigée par les anglais ne permettaient pas de trouver une issue aux combats. Les français combattaient dans le désordre comme d'habitude au grès des lubies subites des divers chefs de guerre se trouvant à défendre Orléans. Jeanne d'Arc arriva avec sa parole, disant qu'elle était envoyé par Dieux pour défendre le royaume sacré de France et que les anglais et leurs alliés étaient impies et si ils devaient la combattre ils s'attaqueraient à Dieu en personne. Une femme, non pas un solide soudard, une femme, avec son étendard blanc représentant des symboles religieux, son absence complète de crainte dans le combat donnait une totale crédibilité à ses dires et sa personne. Elle arriva dans Orléans le 29 mars 1429 au soir, le 7 mai les anglais et leurs alliés pliaient bagages et levaient le siège. Quoi de plus efficace, seule ici la parole a réussi à vaincre et très rapidement.


Il est simple de penser que la guerre et la parole sont intimement liées. Parole de justification d'abord, raconter pourquoi on va faire le guerre et que l'on est obligé de la faire, raconter comment l'autre est vil, déshumanisé et diabolique méritant ainsi la mort, encourager finalement perpétuellement les combattants afin qu'ils ne faiblissent pas en entretenant l'histoire qui a fait la guerre comme on entretient un feux (sacré) en y adjoignant du combustible.

 

 

Pouvoirs et guerres modernes.


 

599px-CNAM-IMG_0546.jpgUne rotative de 1883

 

Si l'on entend par clercs, ceux dont la profession est de parler et d'écrire afin de défendre l'ordre établi, de nouveaux clercs sont apparus avec l'émergence d'un nouvel ordre moral, les clercs laïcs. Ceux-ci s'exprimant dans des publications journalières dont la diffusion devint favorisée par la capacité à la lecture de la quasi totalité des peuples et une nouvelle technologie, la rotative, permettant une impression en très grand nombre et rapidement. Avec les journaux la parole par l'écrit connut une diffusion qui pouvait atteindre chacun, ceci devenait sans aucune commune mesure avec la seule diffusion par les prêtres, à la messe du dimanche de la pensée conforme. Cette diffusion exhaustive était à la fois une divine opportunité pour les pouvoirs, mais également pouvait devenir une menace si ce qui était diffusé n'était pas contrôlé. Avec la presse appuyée par les partis politiques lui donnant un contenu idéologique, une deuxième forme de cléricalisme apparu.

 

 

Il fallut une longue gestation au cours des 18, 19 et 20ème siècle pour que la presse, les partis politiques et avec les politiciens et journalistes puisse devenir le média favori des pouvoirs.

De la fin du 18ème siècle au début du 20ème il y eut une période de transition entre deux types de pouvoirs, de l'ancien justifié par Dieu ou une quelconque divinité, au nouveau justifié par la démocratie et l'argent. L'ancien pouvoir de droit divin céda la place aux propriétaires, industriels et banquiers.

Cette longue période entre chien et loup, entre deux idéologies, fut très instable et fut une période de révoltes et de révolutions, aucun médiateur de pouvoir ne pouvait imposer fermement la soumissions, il fallait que cela cesse, les pouvoirs ne pouvaient supporter l'enchaînement ininterrompu des révolutions.


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La presse à ses débuts essentiellement média d'opinion, devint graduellement, avec son industrialisation au cours du 19ème siècle une affaire rentable puis une industrie. Passant de l'artisanat à l'industrie elle se rapprochait ainsi des pouvoirs d'argent et des partis politiques de pouvoir. Presse d'opinion artisanale, elle gagna la confiance du peuple, elle devint crédible, comme le curé du village. Devenue industrie elle chercha à conserver sa précieuse crédibilité.


 

Crédibilité.

 

Toute histoire racontée ne peut être prise pour vraie, par celui qui l'écoute, que dans la mesure ou celui qui la raconte est crédible. Être crédible c'est être réputé toujours raconter des histoires vraies. S'il s'avère par preuve que celui qui raconte l'histoire a menti une fois, il n'est plus crédible et tout ce qu'il pourra raconter par la suite sera considéré comme faux même si c'est vrai. Ainsi doit fonctionner la presse, si elle n'est plus crédible, elle ne peut servir les pouvoirs. Être crédible c'est aussi faire croire que l'on ne possède aucune contrainte obligeant à falsifier la vérité, une presse crédible doit être réputée libre. La liberté de la presse devint un élément fondamental de sa crédibilité et en aucun cas ne pouvais être mise en doute.

 

Avec l'avènement de la démocratie, vint aussi l'avènement de la croyance d'être en démocratie, comme avant la croyance en Dieux faisaient la soumission au roi. La croyance d'être en démocratie faisaient la croyance d'être dans le vrai, du bon côté celui du Bien contre le Mal, cette sacro-sainte croyance devenait de plus à la fois nécessaire et apparemment plus difficile à inculquer face au flot d'informations pouvant être contradictoires devant atteindre le bas peuple.

 

Pour les nouveaux clercs médiateurs, devant justifier les nouveaux pouvoirs et les nouvelles guerres, la tache devint particulièrement ardue et ne pu s'accomplir du jour au lendemain.

 

Toute l'histoire de ce nouveau média, le couple presse, parti politique, devint un jeu subtil pour garder la précieuse crédibilité, elle ne pouvait ostensiblement soutenir les pouvoirs sans s'effondrer. On voit par exemple la presse de pays totalitaires, directement inspirée par le pouvoir perdre toutes crédibilité et finalement amener l'effondrement du système. Il fallait que cette presse puisse vivre sur ses acquis avec une crédibilité chèrement acquise grâce à des campagnes retentissantes comme le « J'accuse » de Zola dans l'Aurore au sujet de l'affaire Dreyfus ou les reportages d'Albert Londres sur le bagne de Cayenne.

 

Durant le 20ème siècle, la presse d'opinion plus ou moins liée aux partis continua à exister donnant ainsi l'impression du pluralisme et du choix. Le Figaro, l'Aurore, l'Humanité, Le Populaire, Le Petit Parisien permettait aux lecteurs de choisir selon sa tendance politique. Pendant l'occupation nazie en France, la presse se partagea comme le monde politique entre résistance et collaboration. A la Libération la presse collaborationniste disparue et un foisonnement de titres émergea, issus des publications clandestines de la résistance. Cette multiplication de titre donna en France un regain d'intérêt et de crédibilité pour la presse. En France, pendant la guerre d'Algérie, l'Humanité et Libération de d'Astier de la Vigerie (pas de Rotschild) rapportèrent la dureté des combats et montrèrent l'iniquité de cette guerre faisant basculer l'opinion en faveur de l'indépendance algérienne. Aux USA les reportages de guerre furent pour beaucoup également dans le basculement de l'opinion US contre cette guerre que le gouvernement dut arrêter. Le journalisme connu son heure de gloire et une crédibilité sans failles.

 

 

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C'est suite à ces défaites que les pouvoirs et surtout le pouvoir suprême US conçu l'idée de mieux utiliser la presse à son profit. Il put déjà l'utiliser en organisant « l'impeachment » de Richard Nixon, nous savons aujourd'hui que le fameux « gorge profonde » informateur des journalistes du Washington Post était un agent du FBI et que cette affaire du « Water Gate » était un complot dirigé contre Nixon coupable d'avoir ouvert des relations diplomatiques avec la Chine.

 

La fin du 20ème siècle connu une concentration dans la presse avec l'élimination de nombreux titres accompagnée de fortes prises de participation de puissances d'argent et de pouvoir dans le capital de ce qui restait. L'émergence de la radio et de la télévision par l'importance accrue des capitaux à mobiliser pour ces médias accéléra la tendance. L'information, les médias n'étaient plus qu'une affaire d'argent et de pouvoir, la presse d'opinion avait vécu elle était éliminée, les moyens d'information étaient maintenant concentrés dans un petit nombre de mains. La presse écrite, parlée et télévisée pouvait jouer pleinement son rôle de médias du pouvoir, pouvoir mondial maintenant car l'effondrement de l'URSS laissait seul sur le monde le pouvoir des USA et de son complexe militaro-industriel.

 

Le 11 septembre 2001 et la fin d'un mythe.

 

Les USA seul impérialisme actif en ce début de 21 siècle, conçu l'idée d'étendre sa domination sur le monde en prenant les places laissées vacantes par l'impérialisme soviétique décédé. Il voulait également effacer la honteuse défaite du Vietnam dont il rendait les journalistes responsables. Il expliqua son projet dans un écrit, le PNAC Project for a New American Century (Projet pour un Nouveau Siècle Étasunien).

 

Le 11 septembre 2001 une série d’événements survenus aux USA à New York et à Washington, largement diffusés en temps réel, ou quasiment, montrait des avions percutant les tours jumelles du World Trade Center de New York, ces tours s'effondrer, puis une troisième tour non touchée, mais subissant un petit incendie, s'effondrer également. A Washington un aéronef percuta le Pentagone au niveau du sol perçant trois ailes de bâtiment en faisant un orifice parfaitement circulaire de 3 mètres de diamètre. Il était dit également qu'un avion s'était écrasé en Pennsylvanie.

 

Les journalistes sur place le 11 septembre 2001 rapportèrent fidèlement l’événement pendant qu'il se déroulait. Rapidement, dans la journée, sans attendre, l'administration US raconta une histoire qui devait montrer une responsabilité des auteurs de ces événements. Il s'agissait de terroristes islamistes guidés par Ben Laden, qui détournèrent des vols réguliers d'American Airline et avaient jeté ces avions, en se suicidant, sur les tours jumelles et le Pentagone. Le crash supposé de Pennsylvanie serait survenu alors que des passagers tentaient de neutraliser des terroristes.

 

Je ne vais pas revenir sur l'ensemble des faits, de nombreuses associations spécialisée depuis dix ans ont largement démontré la réalité de ces événements comme ne pouvant être ceux décrits par la version officielle.

 

Ce qui m'intéresse c'est l'attitude époustouflante des journalistes de l'OTAN dans le rapport de ces événement.

 

Les événements :

 

Tous ces événements sont des premières historiques, jamais il ne pu être montré d’événement semblables avant.

 

Le Pentagone.

 

Un aéronef percute le Pentagone au rez de chaussé, perce un trou de 3m de diamètre sur trois ailes de bâtiment en profondeur, ne touche pas la pelouse, ne laisse aucun débris si ce n'est un petit réacteur ne pouvant appartenir à un avion de ligne bimoteur. La version officielle prétend que le métal se serait évaporé sous l'effet de la chaleur, réacteurs compris, (pourquoi en trouve t-on un petit). Pas de traces des ailes de l'avion de 30 m d'envergure sur la façades supposées avoir percuté le bâtiment. Les ailes se seraient repliées « en arrière » au moment du choc, l'énergie cinétique (e=1/2 mv2) n'aurait pas fonctionné dans ce cas qui aurait due les projeter vers l'avant. Pourtant les corps, eux auraient résisté à la chaleur et à l'évaporation, mieux que le titane et l'acier, puisque des tests ADN aurait été fait pour identifier les corps.


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Aucune image ne montre l’avion, pourtant le lieu est cerné de caméras. Plusieurs mois après on ressort une vidéo à la quelle il manque des images, vidéo ou l'on ne voit pas l'avion d'American Airline mais une traînée d'un petit aéronef, genre missile de croisière. On apprend par la suite que des agents du FBI sont venu effacer toute trace d'enregistrement de la scène provenant des nombreuses caméras alentour.

 

Il faut un faible niveau d'étude secondaire pour s'apercevoir que la version officielle est une rigolade. Les faits montrent aisément que l'aéronef ayant percuté le bâtiment était un missile de croisière disposant d'une charge creuse et non un avion de ligne d'American Airline.

 

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Les autres versions officielles des différents faits de cette journée sont autant abracadabrantesques que l'affaire du Pentagone, la palme revenant à la tour 7 qui s'écroule d'elle même sans qu'elle ne fut percuté par quoi que ce soit. L'évocation du seul pentagone suffit à la démonstration.

 

Un journaliste, même bas de plafond aurait pu au moins s'interroger sur les incohérences entre les faits et la version officielle, émettre même timidement quelque doutes, demander des explications et bien non, rien, pas un mot, pas un doute. L'incroyable version officielle sera reproduite dans le monde dans toute la presse, autant celle de l'OTAN au début que dans celle ou l'influence étasunienne semblerait moins prégnante.

 

Seule, dans ce silence, une petite organisation, le Réseau Voltaire, qui militait pour la liberté d'expression, osa publier sur son site Internet un jeux des «7 erreurs» ou était montré en plaisantant le ridicule de cette version officielle. Cette remarque de ce petit groupe disant que « le roi était nu » fit tache d'huile et rapidement une contestation sporadique se développa contre cette version officielle. C'est alors que le monde politico-médiatique, ses journalistes et politiciens s'enferma en se raidissant dans une défense bornée et sans faille de la version officielle étasunienne.

Leurs arguments religieux étaient essentiellement fondés sur l'explication qu'une déviance avait frappé les contestataires, les amenant à nier une parole divinisée et que si l'on niait cette parole on pouvait nier également l'holocauste des juifs européens durant la deuxième guerre mondiale. Il s'agissait d'une diabolisation suprême de ceux qui étaient désormais qualifiés d'hérétiques.

Tous les titres de journaux, tous les journalistes, tous les partis politiques, tous les politiciens sans exceptions se lancèrent avec haine dans une série d'anathèmes frappant Thierry Meyssan et avec ceux qui voulaient en revenir au faits matériels de cette journée du 11 septembre 2001 et leur complète discordance avec la version officielle. Des dizaines d'ouvrages, des centaines d'articles, des heures d'émission de télévision pour expliquer qu'il fallait croire l'autorité institutionnelle sans conteste et pour discréditer à coup de rumeurs Thierry Meyssan et ses camarades.


Pour ces zélateurs de tous pouvoirs, remettre en cause toutes vérités officielles était remettre en cause les fondements même de la société, ce qui était parfaitement juste. C'est la raison même de l'implication hargneuse des institutions politico-médiatiques qui avaient conscience de jouer là, leur existence.


Dans ce raidissement des défenseurs de l'ordre journalistique et institutionnel, il y eu une surprise de taille et significative ce fut la position du PCF et de sa presse. Cet ensemble était jusqu'ici réputé dissident, mais il n'en était rien, le PCF et sa presse se sont dévoilés à cette occasion comme imposteurs et suppôts comme les autres de l'imperium US en soutenant avec autant d'énergie que les autres la thèse de l'ordre. Dévoilés et sans honte on voit aujourd'hui les débris de ce parti qui fut glorieux soutenir l'aventure impérialiste en Syrie.

 

Nombre d'associations d'experts professionnels furent créées après le 11/9 démontrant techniquement et scientifiquement que cette fameuse version officielle n'était que baliverne. L'explosion de l'Internet puis des réseaux sociaux durant ce temps permit à ce type d'information avec ses images démonstratives de se répandre largement dans le public. Dans le même temps les grands médias des pays hors OTAN s’emparèrent de l’événement pour contester la version officielle, des émissions de télévision en Russie par exemple donnèrent la parole aux contestataires à des heures de grande écoute.

 

Qui fallait il croire maintenant le monde politico-médiatique de l'OTAN enferré dans sa religion de la vérité officielle étasunienne, ou les divers démonstrations d'experts ?

 

Dans ce combat les politico-médias perdirent la bataille de l'Internet leur crédibilité tombait en chute libre.


Le média réputé menteur, perd ainsi son caractère de média.

 

http://www.reopen911.info/11-septembre/sondage-h-e-c-pour-reopen911-les-francais-et-le-11-9-11-questions-sur-le-11-septembre/

 

http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/FBABA80031284B66BE443C21CFADABBA.aspx

 

http://mediateur.blogs.rfi.fr/article/2011/02/08/journalistes-la-crise-de-confiance-perdure

 

On voit dans ces différents sondage l'effet du 11/9 sur le manque de crédibilité des journalistes. Si un peu plus de la moitié des français évoque des doutes sur la version officielle, ces français pensent à une proportion identique ou presque que les journalistes mentent.

 

Comment en est on arrivé là? Comment et par quelles voies le pouvoir impérial étasunien pu ainsi imposer sa volonté sans conteste aux politiciens et aux médias. C'est une question essentielle à laquelle il faudra bien répondre un jour. Entre la fin de la guerre du Vietnam en 1975 et le 11 septembre 2001 les USA durant 25 ans ont réussi à imposer leur pouvoir partout dans tous les rouages même les plus intimes des sociétés « occidentales ».

Puis durant 10 ans, l’imperium US sur l'occident a réussi à faire chuter la confiance des français de moitié dans une institution politico-médiatique pourtant nécessaire à la paix sociale, creusant ainsi sa tombe.

 

Le lien, déjà démontré très étroit entre le pouvoir étasunien et le monde politico-médiatique en « occident » va s'illustrer une nouvelle fois avec les guerres de Libye et de Syrie.


 

L'avènement du «journaliste» de guerre.

 

Journalistes-et-terrorites.jpg

le journaliste de guerre Paul Conroy et ses amis terroristes

 

http://www.voltairenet.org/Le-journaliste-Paul-Conroy-agent

 

 

Le «journaliste» de guerre, avec guillemet à journaliste, n'est pas un reporter de guerre comme il y en eu durant la guerre du Vietnam, non, ce type de « journaliste » mêle dans un conflit, deux fonctions celle de désinformer le public pour justifier la guerre et celle d'informer les services de renseignement de son pays. Ce type d'action, désinformation espionnage est tellement évidente que l'on se demande pourquoi il n'y fut pas songé avant. La carte de journaliste confère à l'agent maint possibilités de déplacement, d'observation et d'intrusion sans être la cible des belligérants.

Les guerres US sont en générale menées du ciel et si l'on veut faire des frappes dites chirurgicales il est nécessaire d'avoir du personnel au sol. Ces personnels opèrent soit en éclairant au laser la cible, ainsi les bombes pourront être guidées avec ce signal optique, soit en plaçant des balises dans les lieux ciblés, balises pouvant ainsi guider des missiles de croisière.

Le « journaliste » avec son matériel peut aisément dissimuler les outils qui conviennent. Également le « journaliste » bien équipé en moyens de transmission peut assister le groupe allié en lui offrant des moyens de transmission efficaces. Les armées « occidentales » disposant de satellites et de moyens d'écoutes sophistiqués, peut renseigner en permanence le groupe militaire allié par l'intermédiaire du « journaliste » espion. Ces métiers se confondent tellement que l'on peut distinguer deux sortes de « journalistes » espions, les journalistes professionnels d'origine il en faut, surtout si ils sont connus et les espions professionnels d'origine a qui l'on a fourni une carte de presse les deux travaillant en général en équipe le « journaliste » couvrant de sa fonction l'espion professionnel et l'espion protégeant le « journaliste »

 

 

La fonction principale du « journalisme » de guerre reste la désinformation.

 

Justifier la guerre d'agression impérialiste.

 

La résolution de l'ONU 1973 a permis aux puissances soumises aux USA de bombarder des objectifs militaires et civiles en Libye et d'appuyer avec des hélicoptères d'attaque les offensives terrestres des troupes au sol disparates composées de mercenaires islamistes encadrées par des militaires professionnels. Les attaquants ont largement outrepassés cette résolution, comme l'ont souligné les diplomaties de nombreux pays, cependant elle n'a pu être votée que par la diffusion de fausses informations sur une prétendue révolte pacifique à Benghasi et sur l'emploi qui auraient été disproportionné des forces de maintient de l'ordre libyennes. En fait il s'agissait d'attaques coordonnées de groupes armées pilotés de l'étranger contre des bâtiments publics et des commissariats ceci en assassinant tous représentants de l'état libyen. Ce coup d'état était préparé de longue date comme l'indique une interview du général US Westley Clark. Durant tout le conflit les « journalistes » de guerre « occidentaux » n'ont cessé de falsifier la réalité du terrain et ce en contradiction avec les médias de pays hors OTAN présents sur place, comme Tele Sur la télévision Vénézuelienne ou Russia Today la télévision anglophone russe. Huit journalistes du Réseau Votaire, de différentes nationalités ont pu également témoigner sur place de la réalité de ce conflit, des assassinats ciblés de personnalités libyennes et de divers crimes de guerre commis par les forces attaquantes, comme la destruction systématique de systèmes d’adduction d'eau et de lignes électriques. Cette guerre par son horreur marqua l'effondrement moral de "l'occident"

 


 

Le scénario libyen a voulu être reproduit en Syrie, quand la désinformation des « journalistes » de guerre a prétendu qu'une révolte massive de citoyens de ce pays était durement réprimée par les forces nationales. Pourtant, de la même manière, des groupes armés islamistes assassinaient ça et la militaires policiers et civiles ne voulant pas se plier à leur loi et ce des manières les plus horribles qui soient en cherchant à rendre responsable de ces crimes les forces nationales. Ce scénario à l'identique a cette fois-ci soulevé la protestation véhémentes de la Chine et de la Russie, qui refusèrent de renouveler l'expérience de la résolution 1973 .

Ici la symbiose entre « journalistes » de guerre et mercenaires combattants étrangers a été poussé à l'extrême avec l'édification à Homs dans le quartier de Baba Amr d'un pseudo centre de presse, en réalité un centre de communication très sophistiqué entre services de renseignements « occidentaux » et mercenaires sur le terrain.

 

http://www.voltairenet.org/Les-journalistes-combattants-de

 

Aujourd'hui la diffusion rapide de l'information en dehors des circuits officiels, via l'Internet et les réseau sociaux permet de dévoiler les complots ourdis par la puissance impérialiste. Avec le refus de grands pays comme la Russie et la Chine d'être maintenant complices de ces complots, pensant à juste titre qu'ils sont in-fine dirigés contre eux, ce type d'action sera de plus en plus difficile à monter.

La rapide destruction de crédibilité des politico-médias « occidentaux » ne peut que saper les bases institutionnelles de notre société puisque l’ensemble des institutions morales, sociales et publics sont impliqués dans les mensonges et les crimes commis suivant ces mensonges.

 

De cette destruction un autre monde naîtra dans la douleur peut être mais espérons maintenant sans la nécessité de médias cherchant à nous faire accepter notre propre soumission.

 

Un monde sans médias, un monde libre.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 10:31

 

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Jeanne d'Arc par Rembrandt 


2ème Partie

 

Apparition de l'état au royaume de France

 

 

 

La deuxième phase de la guerre de cent ans verra les prémisses  d'un état et la tentative de la bourgeoisie d'y participer, elle verra également des révoltes populaires, la peste et la reconquète des terres perdues.

Cette partie s'intéresse au règne de Charles V, celui-ci est  né en 1338 et est mort en 1380, la période de son pouvoir réel commence pourtant en 1356 en tant que régent, il ne sera couronné roi qu'en 1364. Elle s'intéresse surtout à sa tentative de reconstituer un état en France et à la volonté de la bourgeoisie d'y participer.


2-1- Charles régent de France 1356-1364.

L'état.

On peut considérer un état comme une organisation permettant à un pouvoir central de s'exercer sur un territoire donné. Il n'y avait plus une telle organisation dans le royaume de France depuis le dernier roi carolingien.

Charlemagne nommait des comtes à la têtes des «pagus» (pays) qui étaient une division administrative de l'empire. Il choisissait toujours ces comtes, parmi ceux qui étaient d'une autre origine que celle du «pagus» qu'il devaient administrer, ces comtes pouvaient être révoqués et lui devaient obéissance, ils représentaient le pouvoir central, l'état carolingien, comme un préfet.
A la mort de Charlemagne cette fonction devint héréditaire et les familles de ces comtes s'implantèrent durablement. Les derniers rois carolingiens, incapables de faire face aux invasions qui assaillaient de toutes parts les restes de l'Empire, ces comtes prirent le pouvoir localement.  En France Eudes comte de Paris qui s'illustra avec vaillance contre les attaques des  Vikings,  fut le premier d'une lignée, qui remplaça les rois carolingiens pour les robertiens d'abord puis les capétiens ensuite.

Le royaume de France s'organisa alors selon le mode féodal. Le Roi de France n'avait  de pouvoir administratif que dans son propre domaine réduit à l’Île de France, comme n'importe quel seigneur féodal.
L'organisation féodale, sans pouvoir central permettra d'augmenter considérablement le nombre des initiatives. Plusieurs types d'organisations individuelles ou sociales pouvaient posséder le pouvoir de ban. Cela pouvait être des seigneuries militaires de la noblesse ou des seigneuries ecclésiastiques des évêques s'exerçant surtout dans des villes. Cela pouvait être également des seigneuries collectives, qui pouvaient être des abbayes ou des villes organisées en commune, ayant obtenu des franchises. 

Cette multiplication de pouvoirs locaux différents multiplia les possibilités d'entreprises, artisanales, industrielles, commerciales ou agricoles qui n'étaient freinées par aucun obstacle. Ceci permit un formidable développement économique en Europe et particulièrement en France. 
La population tripla ainsi en trois siècles. Entre Loire et Somme, le tonnage en pierre de construction, vestige  de cette époque dépasse le tonnage des vestiges de 3000 ans de civilisation de l’Égypte  ancienne.

Une bourgeoisie citadine prospéra, s'enrichit au cours du beau 13ème siècle, elle réclama de participer aux pouvoirs locaux des cités. Cette bourgeoisie citadine organisée en communes obtint du roi ou du pouvoir nobiliaire régional ce que l'on appelait des franchises, c'est à dire un certain nombre de droits d'administration et de justice (ban), la bourgeoisie s'insérait parfaitement au sein du système féodal. Cette insertion était également militaire car les villes, comme toutes seigneuries,  fournissaient à l'ost royal de forts contingents de milices. 


Cette accession au pouvoir local des bourgeoisies sera beaucoup plus importante dans l'Empire Romain Germanique qu'en France. Au sein de l'Empire, en Italie du Nord de véritables républiques bourgeoises seront érigées avec un semblant de démocratie, Venise Florence, Sienne, Gène et en Allemagne du Nord la République de la Hanse. Dans le royaume de France ce sont les villes de Flandre qui obtinrent  les plus importantes franchises, notamment les villes de Bruges et Gand et certaines ville du midi comme Toulouse. A Paris les franchises accordées sont modestes.

La multiplication des pouvoirs locaux et l’absence de pouvoir central, fonctionne merveilleuse bien quand tout va bien  quand il n'y a pas besoin de fortes et puissantes coalitions.

Mais quand le dauphin Charles prit le pouvoir, plusieurs problèmes graves affectaient le royaume et cette dispersion des pouvoirs ne permit pas d'y faire face.

 Le premier de ces problèmes était l'agression organisée par un pays possédant des moyens : l'Angleterre. Cette agression concertée et méthodique d'un pays sur un autre était une nouveauté. Jusqu'alors ce qui fut plus tard la France n'avait été agressée que par des bandes d'envahisseurs plus ou moins bien organisés comme les Vikings à l'Ouest ou les Sarrasins au sud.



Etienne Marcel (Gravure du 19ème siècle)
262px-Etienne_Marcel.jpgLa tentative révolutionnaire d'Etienne Marcel.

Les défaites militaires engendrèrent une déconsidération brutale de la noblesse chevaleresque, elle avait failli à ce pourquoi elle était légitime pour le peuple, le protéger. Cette déconsidération encouragea la bourgeoisie des villes à la contestation et à la révolte. Cette contestation bourgeoise s'accompagna également de révoltes paysannes au nord de Paris, les Jacqueries.

Le pouvoir du futur Charles V  commence en 1356 après la bataille de Poitier quand son père Jean le Bon est fait prisonnier par les anglais. Dauphin il prend la régence, il a 18 ans. Il ne régnera pleinement qu'à partir de 1364. Charles possède une malformation de la main droite qui l’empêche de bien tenir une épée,  il ne possède ni les capacités physiques ni l’entraînement militaire de son frère Philippe qui à la bataille de Poitier combattit au côté de son père. Tout le monde a appris à l'école ses supposées paroles : « Père gardez vous à droite ! Père gardez vous à gauche !» ce qui lui vaudra le surnom de Philippe le Hardi et la couronne ducale de bourgogne en récompense. Charles qui s'est enfui à la bataille de Poitier, ce qui est une honte chevaleresque, ne possède pas les qualités requisent pour faire un chevalier guerrier et ce au grand  dam  de son père. Il possède en revanche et en compensation de bonnes qualités intellectuelles et d'organisation.

Le non intérêt du jeune Charles pour les choses de la chevalerie sauvera son trône et la France. Outre la guerre avec l'Angleterre le dauphin Charles est confronté aux ambitions de Charles le Mauvais roi de Navarre fils de Jeanne de Navarre qui aurait pu devenir reine de France si elle n'avait signé un renoncement. Charles le Mauvais est  l'arrière petit fils de Philippe le Bel, il s'estime plus légitime que le dauphin future Charles V et qu’Édouard III d'Angleterre, ce qui est vrai selon les lois féodales de succession.


C'est un combattant il prétend être mieux à même de repousser l'anglais que le dauphin.

En France, face à l'incompétence de la noblesse entichée de chevalerie, les bourgeois, notamment parisiens et flamands voulaient participer au pouvoir central, ils voulaient  une monarchie contrôlée par le peuple, enfin par les bourgeois.

Les pouvoirs politiques de la bourgeoisie, parfois très importants dans la chrétienté, surtout au sein de l'Empire étaient moindres dans le royaume de  France, cependant, les villes de Bruges et Gand avaient obtenues du comte de Flandre une grande autonomie, ceci donnait un exemple à la bourgeoisie parisienne dont le pouvoir politique était modeste. Les milices citadines flamandes avaient déjà montré leur force à Philippe le Bel en 1302 en décimant la fine fleur de la noblesse à la bataille de Courtrai dite des 1000 éperons d'or, ceux des nobles massacrés. Ces éperons d'or avaient été suspendus au beffroi de la ville. (Les éperons des chevaliers étaient toujours en or).

Il y avait eu pourtant une avancée avec la création, des États Généraux en 1302 par Philippe le Bel pour donner plus de crédibilité à ses décisions souvent impopulaires, surtout en matière financière.

On désignait par États Généraux les assemblées exceptionnelles convoquées par le roi de France pour traiter d'une crise politique, d'une guerre ou d'une question diplomatique, pour  décider d'une aide militaire ou fiscale. Ils réunissaient le clergé, la noblesse et la bourgeoisie des bonnes villes, celles bénéficiant de franchises. Jusqu'en 1484 ils étaient réunis de manière distincte par région de langue d'oïl ou de langue d'oc.
L'élection des députés de chaque province aux États Généraux se faisait par une élection au sein d'assemblées primaires provinciales, elle-mêmes séparées en trois collèges correspondant aux trois ordres. Les membres de ces assemblées primaires étaient pour la noblesse des représentants de toutes les familles, pour le clergé les titulaires des principaux sièges ecclésiastiques ou abbatiaux, et pour le tiers état les représentants des villes ayant un consulat ou un échevinage, c'est à dire une commune.

Étienne Marcel appartenait aux deux plus prestigieuses confréries parisiennes: la grande Confrérie de Notre-Dame aux prêtres et bourgeois de Paris et la Confrérie Saint-Jacques-aux-Pèlerins. Les membres de cette dernière faisaient serment de faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle dont la Navarre était  un point de passage obligé et dont son roi, Charles le Mauvais, était également membre de cette confrérie . Étienne Marcel prit un rôle prééminent dans ces confréries et en 1350, il fut cité comme prévôt de la Grande Confrérie de Notre- Dame.  Fort de son influence grandissante, il succéda en 1354 à Jean de Pacy comme prévôt des marchands de Paris.

Des États généraux se réunirent le 17 octobre 1356. Le dauphin se heurta alors à une forte opposition,  Étienne Marcel, à la tête de la bourgeoisie, était allié avec les amis de Charles le Mauvais,  Les États généraux, déclarèrent néanmoins  le dauphin lieutenant du roi (régent) et défenseur du royaume en l’absence de son père et lui adjoignirent un conseil de douze représentants de chaque ordre.


Les États Généraux du 17 octobre 1356, exigent la destitution des conseillers les plus compromis pour avoir dévalué la monnaie à plusieurs reprises,  la capacité à élire un conseil qui assistera le roi ainsi que la libération de Charles de Navarre, emprisonné auparavant par Jean Le Bon.  Le dauphin proche des idées réformatrices n’est pas contre l’octroi d’un rôle plus important des États Généraux dans le contrôle de la monarchie. En revanche, la libération de Charles de Navarre est inacceptable car elle mettrait fin au règne des Valois. Pas assez puissant pour pouvoir refuser d’emblée ces propositions, le Dauphin ajourne sa réponse, congédie les États généraux et quitte Paris,. Les États généraux sont prorogés et seront convoqués de nouveau le 3 février1357.


La grande ordonnance de 1357, pour  une monarchie contrôlée.


Le texte de cette ordonnance comporte 61 articles elle est l'esquisse d'une monarchie contrôlée et un vaste plan de réorganisation administrative. Il précise qu'une commission d'épuration composée de vingt-huit députés, dont douze bourgeois, aura pour charge de destituer les fonctionnaires fautifs (et particulièrement les collecteurs d'impôts indélicats). Les coupables seront alors condamnés et auront leurs biens confisqués. Le Dauphin renonce à toute imposition non votée par les états généraux et accepte la création d'un conseil de tutelle de 36 membres qui se met aussitôt en mesure d'exécuter un programme de réformes. Six représentants des états entrent au conseil du roi qui devient un conseil de tutelle, l'administration royale sera surveillée de près, les finances et particulièrement les mutations monétaires et les subsides extraordinaires seront contrôlés par les états. L'ordonnance prévoie aussi une monnaie fixe, les nobles ne pourraient plus être dispensés de l'impôt, le droit de réquisition des seigneurs doit être aboli, les fourrages et les chevaux mis à l'abri du pillage. En échange de ces mesures les villes fourniront un homme d'armes par cent foyers. Cinq jours après la promulgation de l'ordonnance, presque tous les conseillers royaux du moment sont exilés, les membres du parlement et de la chambre des comptes renouvelés, les officiers de justice et de finances destitués, la cour des aides créée. (Wikipedia)

Le dauphin est contraint d'accepter la promulgation de cette ordonnance révolutionnaire plus de 4 siècle avant la dernière réunion des états généraux du royaume le 5 mai 1789.
Jean le Bon roi en titre mais prisonnier à Bordeaux interdit l'application de cette ordonnance
L'exécution de cette ordonnance va être vite bloquée. La commission d'épuration est désignée mais ne fonctionne que 5 mois. Les collecteurs d'impôts nommés par les États Généraux rencontrent l'hostilité des paysans et des artisans pauvres. Les six députés entrés au conseil de tutelle sont en minorité et les états généraux manquent d'expérience politique pour contrôler en permanence le pouvoir du dauphin qui, en prenant de l'expérience, retrouve l'appui des fonctionnaires. Les déplacements fréquents, coûteux et dangereux à l'époque, découragent les députés de province et les états sont de moins en moins représentatifs. Peu à peu seule la bourgeoisie parisienne vient siéger aux assemblées. Mais enfin, le roi Jean II le Bon, gardant un grand prestige et venant de signer une trêve de deux ans avec les anglais, désavoue le dauphin et depuis sa prison de Bordeaux, interdit l'application de l'ordonnance de «réformation» le 6 avril 1357.
Étienne Marcel et l’évêque Robert Le Coq son allié protestent auprès du Dauphin, celui-ci se sentant soutenu par les provinces, lesquelles ne suivaient pas le mouvement imprimé par la bourgeoisie parisienne, interdit au mois d'août au prévôt et à ses alliés de se mêler désormais du gouvernement. Le Coq se retira dans son évêché ; mais le prévôt, resté à Paris, profita du départ du Dauphin Charles qui avait convoqué les États hors de la capitale, pour organiser la résistance.

 

Charles le Mauvais harangue les parisiens
Charles le mauvais et les ParisiensIl songea dès lors à opposer à la branche régnante des Valois une autre branche de la maison de France et trouva en la personne du roi de Navarre, Charles le Mauvais, un prétendant prêt à tout. Un coup de main combiné par le prévôt des marchands fit sortir le roi de Navarre du château d'Ailleux où il était détenu, et le Dauphin, revenu à Paris sans argent, dut une fois encore convoquer les États pour le 7 novembre. Sous la pression des chefs de la bourgeoisie, il accorda à son beau-frère le navarrais un sauf-conduit et l'autorisation de rentrer à Paris. Le 13 janvier 1358, les États Généraux s'assemblèrent de nouveau mais presque aucun noble et très peu de gens d'église ne s'y rendirent. Les députés se quittèrent sans avoir pu se mettre d'accord sur les moyens à trouver des subsides. Le 23 janvier suivant, le Dauphin prescrit une ordonnance l'autorisant à dévaluer la monnaie. Étienne Marcel, constatant l'échec de l'instauration d'une monarchie contrôlée par voie législative, va essayer de la faire proclamer par la force.

 

Assasinat des maréchaux

Le Dauphin contraint à porter le

chaperon rouge et bleu.

Assassinat marechauxLa nouvelle de l’acceptation par Jean le Bon du premier traité de Londres qui cède le tiers du territoire à l’Angleterre provoque un tollé dont Étienne Marcel va profiter. Un proche du Dauphin est assassiné le 24janvier1358, le meurtrier est saisi alors qu’il se réfugiait dans une église et le Dauphin fait de son exécution un exemple.  Étienne Marcel exploite les esprits qui s’échauffent, le 22 février 1358, Étienne Marcel déclenche une émeute réunissant trois mille personnes qu’il a convoquées en arme. La foule surprend Regnault d’Acy, l’un des négociateurs du Traité de Londres qui a rapporté la nouvelle à Paris. Il se réfugie dans une pâtisserie où on l’égorge férocement avec ses proches.

Puis la foule envahit le Palais de la Cité pour affronter le Dauphin futur Charles V,  Étienne Marcel et certains de ses partisans parviennent à sa chambre dans le but de l’impressionner. Il s’exclame: «Sire, ne vous ébahissez pas des choses que vous allez voir, car elles ont été décidées par nous, et il convient qu’elles soient faites». Le maréchal de Champagne Jean de Conflans et le maréchal de Normandie Robert de Clermont sont tués devant le dauphin, qui est couvert de leur sang et croit son existence menacée.
Étienne Marcel l’oblige à coiffer le chaperon rouge et bleu des émeutiers (aux couleurs de Paris), alors que lui même met le chapeau du Dauphin, et l'incite à renouveler l’ordonnance de 1357.
Ces événements semblent être une répétition de ce qui se passera à partir de 1789. Cette scène ressemble à celle de la prise des Tuilerie par les parisiens le 20 juin1792 quand Louis XVI est contraint de coiffer le bonnet rouge des insurgés.

La grande  Jacqueries et l'alliance momentanée avec la bourgeoisie parisienne.

La paysannerie est excédée par les exactions des soudards, par les impôts levés pour  la guerre et par l'incapacité des nobles à les défendre. Dans ce cadre une altercation entre paysan et nobles dégénère à Saint Leu d'Esserent  près de Chantilly, les nobles sont massacrés.

 Rapidement les exactions contre les nobles se multiplient au nord de Paris, 5 000 hommes se regroupent autour d’un chef charismatique, Guillaume Carle, mieux connu sous le sobriquet de  Jacques Bonhomme. Il reçoit très rapidement des renforts de 300 hommes de la part d’Étienne Marcel, afin de libérer Paris de l’encerclement que le dauphin est en train de réaliser, il voulait en préserver l’accès nord qui permettait de communiquer avec les puissantes villes du comté de Flandre (Bruges et Gand), solidaires des insurgés parisiens.
L’alliance avec Étienne Marcel semble réussir lorsque les Jacques s’emparent du château d’Ermenonville.


Massacre des Jacques sur le pont de Meaux
Jacquerie_meaux.jpgLe 9 juin, les hommes du prévôt de Paris et une partie des Jacques, environ mille hommes, conduisent un assaut sur la forteresse du Marché de Meaux où s'était réfugié le Dauphin et sa famille. C’est un échec,  alors que les Jacques se ruent à l’assaut de la forteresse, ils sont balayés par une charge de cavalerie menée par le comte de Foix, Gaston Phébus,
Mais le gros des forces de Guillaume Carle veut prende Mello, bourgade du Beauvaisis le 10 juin.
Écarté du pouvoir par Étienne Marcel qui a trop vite cru contrôler le régent après l’assassinat des maréchaux, Charles le Mauvais doit montrer au prévôt de Paris que son soutien militaire est indispensable. Pressé par la noblesse, pour réprimer la jacquerie Charles le Mauvais voit le moyen aussi d’affermir sa position de prétendant au trône de France, son allié Etienne Marcel doit abandonner les  Jacques.
Le navarrais prend la tête de la répression, engage des mercenaires anglais et rallie la noblesse. Il s’empare par ruse de Guillaume Carle venu négocier et charge les Jacques qui n'ont plus de chef. C’est un massacre et la répression qui s’ensuit est très dure, quiconque est convaincu d’avoir été de la compagnie des Jacques est pendu sans jugement. La jacquerie se termine dans un bain de sang dont Charles le Mauvais porte la responsabilité alors que le dauphin a su garder les mains propres. Il saura lui par la suite se montrer magnanime envers les rescapé de la répression.


La fin de d'Etienne Marcel et de l'espoir d'une monarchie contrôlée.


Étienne Marcelle et Charles de Navarre se réfugient alors dans Paris assiégé par le Dauphin. Une grande partie des chevaliers recrutés par le navarrais l'abandonne et vont se rallier à la légitimité du futur roi de France. Le gros des troupes recrutées pour la défense de Paris est alors  constituée de mercenaires anglais en déshérence des combats.
L'installation de cette troupe de soudards anglais dans Paris deviendra très vite impopulaire.
Le 21 juillet 1358, à la suite d’une rixe de taverne qui dégénère en combat de rue, trente-quatre archers anglais sont massacrés, les parisiens en armes en saisissent ensuite quatre cent qu’ils veulent soumettre à rançon.
Le lendemain, Étienne Marcel et Charles de Navarre réunissent la population place de Grève pour calmer les esprits, mais les événements leurs échappent et la foule réclame d'être débarrassés  des anglais. C'est alors que 8 000 piétons et 1 600 cavaliers en arme conduisent les parisiens en colère par groupes distincts vers les mercenaires anglais en embuscade, ceux-ci massacrent 600 à 700 parisiens dans l'affrontement.
Les parisiens suspectent Charles de Navarre, qui a quitté Paris avant ce massacre, d’avoir été prévenir d'autres mercenaires anglais et de les recruter afin de marcher sur Paris. Les parisiens prennent soudain conscience que leur chef, Étienne Marcel et son allié Charles le Mauvais soutenaient les ennemis de la France contre le Dauphin et contre la population. Les parisiens se sentent trahis et s'en  désolidarisent brutalement.


Assassinat d'Etienne Marcel Porte Saint Antoine

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La rumeur enfle rapidement, on dit que Philippe de Navarre, frère de Charles arrive avec 10000 anglais. Les Parisiens redoutent qu’ils ne vengent leurs camarades et pillent la ville.
Étienne Marcel, fait marquer les maisons de ceux qu’il suspecte de sympathie pour le Dauphin. Ces signes sont mal  interprétés et la suspicion à son égard augmente encore. L’échevin Jean Maillart, aidé de Jehan Pastoret, président du Parlement de Paris et du gentilhomme et chevalier Pépin des Essart, convainquent les bourgeois de demander l’aide du Dauphin.  Le 31 juillet1358, à l’aube, Étienne Marcel, en compagnie du trésorier de Charles de Navarre, essaye de se faire remettre les clefs de la porte de Saint-Denis pour faire entrer navarrais et anglais  mais il se heurte au refus de Jean Maillard. N’insistant pas il tente sa chance à la porte Saint-Antoine, mais Jean Maillart a sonné l’alerte et rameute le maximum de monde: Étienne Marcel surpris,  au signal convenu, il est massacré avec ses amis.
Les espoirs d’Étienne Marcel de voir s'établir en France une monarchie contrôlée par un parlement meurent avec lui. Pire, en réaction, le peu de franchises dont bénéficiaient l'échevinage parisien disparaît. Le prévôt des marchands ne sera plus élu par les échevins eux mêmes élus au sein de la bourgeoisie, il sera désormais nommé par le roi et lui devra donc cette charge.

 

Entrée triomphale du Dauphin

dans Paris

Entree_de_Charles_V_a_Paris.jpgLe réflexe national a joué finalement, les bourgeois ne voulaient pas de l'anglais allié à Charles le Mauvais lui même allié d’Étienne Marcel. Le réflexe de classe à joué également, la noblesse emmenée par le navarrais ne pouvant pas  permettre que des vilains massacrent des nobles.
Etienne Marcel entre deux alliances, celle du peuple et celle des ambitions personnelles de Charles de Navarre a finalement choisi se dernier, le peuple lui, préférant encore la légitimité du future roi de France compromis, ni avec l'anglais ni avec la répression contre la jacquerie.
Le futur Charles V sort vainqueur de ce conflit et entre triomphalement dans Paris le 2 août 1358. 

La noblesse est encore plus déconsidérée, la bourgeoisie rentre dans le rang et le pouvoir despotique royal est renforcé.

Pourtant la bourgeoisie parisienne ne renoncera pas, plus tard elle soutiendra le parti  bourguignon favorable à une monarchie contrôlée face au parti armagnac qui défendait une monarchie absolue, mais voilà le parti bourguignons s’allia aux anglais et l’évêque Cauchon fut l'une de leur figure, tandis que le parti armagnac nous sorti Jeanne d'Arc. Une autre histoire 70 ans plus tard.

Des révoltes également en Europe.


Révolte de paysans

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Les révoltes populaires n'affectèrent pas seulement la France à cette époque,
En Italie à Florence, c'est la révolte des Ciompi en 1378, ce sont les prolétaires de Florence qui prennent un moment le pouvoir contre les bourgeois et établissent une véritable démocratie.

 

Mort de Wat Tyler
250px-DeathWatTylerFull-copie-1.jpgEn Angleterre c'est la révolte de Wat Tyler en 1381 qui réussit à prendre la Tour de Londres avec ses partisans mais fut tué et celle du prêtre égalitariste John Ball la même année qui est l'auteur de cette phrase célèbre «Quand Adam bêchait et Ève filait, où donc était le gentilhomme?». Puis à la suite de John Ball vint le mouvement chrétien égalitariste des  Lollards qui fut actif jusqu'en 1399 année d'une terrible répression qui les décima.

 

 

En Bohème en 1419 dans l'empire ce fut la révolte des égalitaristes Hussites adeptes Jan Hus lui même adepte des égalitaristes Lollards dont les communistes Taborites de Jean Siska seront les plus nombreux et déterminés. Cette révolte vit nombre d'innovations en matière d'armement et de mœurs les Taborites pratiquaient l'amour libre et les ils allaient de victoires en victoires grâce à leur...  char d'assaut et à leur puissante artillerie. Il fallut nombre de croisades et d'efforts de 1419 à 1436 de la part du pape et de l'empereur pour les vaincre.

La peste noire.

 

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Parmi tous les malheurs que devaient subir le peuple à cette époque le pire fut la peste noire.
La peste noire sévit gravement en France de 1340 à 1440, soit pratiquement le temps de la guerre de cent ans, elle parti du sud de l'Europe pour se rependre pratiquement sur tout le continent. En France la propagation de la maladie, fut favorisée par la surpopulation des villes car les anglais ravageaient les campagnes et celle-ci étaient abandonnées. La malnutrition consécutive à cette guerre favorisa également son expansion ainsi que les mouvements de soldats et de mercenaires en tous genres venant de tous pays.
En France la population a décru de 17 à 10 millions d'habitants, une diminution de 41%.
Le registre paroissial de Givry, en Saône-et-Loire, l'un des plus précis, montre que pour environ 1500 habitants, on a procédé à 649 inhumations en 1348, dont 630 de juin à septembre, alors que cette paroisse en comptait habituellement environ 40 par an : cela représente un taux de mortalité de 40,6%.


Albrecht Dürer

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Ainsi se termine se chapitre par les 4 cavaliers de l'apocalypse La Mort, La Famine, La Guerre et La Peste

 

 

 

La suite prochainement.

2-2- Charles V, la reconquête.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:15


En trois parties.

1- La fin d'un monde qui fut prospère
2- Apparition de l'état au royaume de France
3- Reconquête, victoire du despotisme et mythe national.


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Première partie.


La fin d'un monde qui fut prospère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Image mythique de Jeanne d'Arrc au 19ème siècle

 

 

Les pouvoirs et les politiciens ont un grand intérêt pour l'histoire. Il espèrent en tirer des conclusions pour le présent qui soient favorables à leurs intérêts. Ainsi les pouvoirs forts, autocratiques sont toujours magnifiés dans les histoires officielles qui aiment Louis XIV et Napoléon, tandis que  la période féodale est vilipendée par les historiographes de tous bords car les pouvoirs y était trop dilués et trop partagés pour satisfaire les partisans politiques du despotisme et de la tyrannie.

Ainsi dans notre pays comme dans d'autres, les manuels scolaires rendent compte d'une histoire officielle le plus souvent composée de mythes fabriqués à posteriori. Il y a évidemment le grand exemples des césures: antiquité, moyen ages, renaissance et temps modernes puis époque contemporaine. Ces césures de l'histoire, qui ne correspondent à rien de rationnellement  descriptible permettent toujours comme je l'ai dit plus haut de vilipender les périodes libertaires, misent dans un sac «moyen age» ou se retrouvent des civilisations  complètement différentes et d'ainsi de pouvoir magnifier les périodes despotiques et étatiques venant après une supposée renaissance. 

Pourtant il existe réellement de courtes périodes ou les mutations sociales et techniques sont plus rapides celles-ci pourraient aisément remplacer les pseudo césures de l'histoire officielle . Une importante mutation passe par la guerre de cent ans que cette longue guerre a engendré, elle a créé le mythe national de Jeanne d'Arc déesse de la Résistance, mythe éminemment moderne.

Il ne s'agit pas ici pour moi de dérouler chronologiquement les événements de la guerre de cent ans pour cela chacun peut se reporter  à son livre d'histoire favori, il s'agit pour autant de relier des types d'événements en causes et en effets dans la mutation qui sera engendrée au cours de cette période historique. Il s'agit également d'essayer de comprendre comment les événements engloutirent une période féodale prospère, comment un état émerge et une nation se forme dans la douleur et le malheur des peuples.
Comment naît un mythe et comment l'histoire se fabrique, après coup.

La guerre de cent ans se déroule après une période très prospère pour la France et l'Europe occidentale en générale, celle du beau 13ème siècle, seul siècle sans famine jusqu'au 19ème siècle. Le nord de la France, entre Loire et Somme a été le lieux d'une explosion économique, culturelle et artistique, dont il nous reste en vestige les grandes cathédrales. Cette période des 12 et 13 ème siècle est une civilisation en soit, elle a vu la population triplée. Mais aussi quand débute le 14ème siècle commence une crise économique profonde avec de nombreuses faillites de banques, sur fond de pollution urbaine et de déboisement massif. L'histoire officielle l'appelle le Moyen Ages classique. Le peuple se souviendra de cette période qu'il appellera longtemps celle du « bon temps du roi Saint Louis»

 

 

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St Pierre de Beauvais

 

                                                                               sculpture cathédrale de Reims

 

La guerre de cent ans couvre une période de 116 ans de 1337 à 1453 bien que le traité y mettant un point final officiel date de 1475 mais nulles batailles ou escarmouches ne sont livrées après 1453 année de la bataille finale de Castillon, les anglais étant pris par une guerre civile, dite guerre des deux roses.

On peut diviser la guerre de cent ans en trois périodes.

1- La cause initiale, une guerre de succession classique au sein de la noblesse qui se déroule de 1337 à 1364,  guerre ou le peuple anglais est peu impliqué, le peuple français le sera de plus en plus et souffrira beaucoup. Cette période couvre les règnes de Philippe VI de Valois et de son fils Jean le Bon c'est un désastre pour la royauté française, sa noblesse et le peuple.

2- Une période de reconquête très habile sous Charles V, dit Charles le Sage roi de France  de 1364 à 1380.  il réussit à récupérer la quasi-totalité des terres perdues par ses prédécesseurs, instaure un État relève un peu le royaume de ses ruines, mais au prix de très grandes souffrances pour le peuple qui gronde et se révolte.

3- Une guerre nationale suite à une invasion massive anglaise, qui commence par le désastre militaire d'Azincourt en 1415, puis une terrible guerre civile entre deux partis politiques ne partageant pas la même conception du pouvoir royal. Cette période se termine par la reconquête, la victoire du roi de France à partir de la défaite anglaise de la bataille du coude de la Loire en 1429 marquée par l'apparition de Jeanne la Pucelle appelée plus tard Jeanne d'Arc et l'imposition du despotisme royal en France.

La cause initiale, une guerre de succession pour la trône de France.


900px-Généalogie Charles V.svgImbrication des familles royales



Quand la guerre de cent ans commence le sentiment d'être français ou anglais n'existe pas, l'appartenance ne concerne réellement que sa ville ou son village voir la principauté ou l'on habite, on est normand, poitevin, champenois plus que français. Pire les rois d'Angleterre possèdent de nombreux fiefs sur le continent et donc de nombreux vassaux, être aquitain ou poitevin c'est être aussi « anglais », c'est à dire vassal du roi d'Angleterre. Le peuple est sous l'unique pouvoir de celui qui détient le ban c'est à dire le droit de punir et de contraindre, ce droit peut être détenu par un seigneur, une abbaye ou une ville ayant obtenu des franchises. Le roi, titre honorifique ne possède de pouvoir que dans ses possessions personnelles. Quand commence à s'établir le système féodal au 11ème siècle son territoire propre se résumait à  l'Ile de France actuelle.

Les pouvoirs sont très dilués et très partagés.

Cette guerre de cent ans commence comme une guerre féodale classique entre deux lignées familiales se disputant le même royaume, le royaume de France. Il y a d'un côté  les plantagenets, capétiens par la mère et les valois, capétiens par l'oncle.  L'une des lignée, les plantagenets, possède le royaume d’Angleterre et est vassale du roi de France pour  la Guyenne. La Normandie qu'elle revendique fut ôté  à l'un de ses membres, Jean Sans Terre par Philippe Auguste un siècle et demi auparavant.
En 1328 à la mort de Charles IV, fils de Philippe le Bel, le royaume de France détenu par la lignée capétienne se retrouve sans successeur mâle.
La loi féodale commune à toute la chrétienté  n'interdit pas à une femme de prendre la succession d'un bien territorial.  Un royaume est un bien territorial nobiliaire comme un duché. Justement près de deux siècles auparavant Aliénor duchesse d’Aquitaine avait transmis  le duché à la couronne de France par son mariage avec Louis VII et l'avait récupérée après son divorce d'avec le roi de France, puis elle l'avait  transmise aux plantagenets par son mariage avec Henri II  roi d'Angleterre, duc de Normandie et d'Anjou, qui devenait aussi duc d'Aquitaine par sa femme.

 

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Empire plantagenet au 12ème siècle en brun et rose, le domaine royale en vert foncé et en vert claire, les vassaux directs du roi de France

 


L’aîné des fils de Philippe le Bel, Louis X le Hutin avait eu une fille Jeanne de Navarre, elle aurait du régner, mais on lui avait fait signer un renoncement à la couronne de France avant son mariage avec le comte d'Evreux, preuve s'il en est, qu'elle avait le droit régner selon cette loi féodale, mais elle y avait renoncé.
La succession pouvait donc se tourner vers Isabelle de France fille de Philippe le Bel, mais mariée au roi d'Angleterre le plantagenet  Edouard II. Celui-ci étant brusquement décédé d'un tisonnier rougi introduit par ou il avait l'habitude de pécher, son fils Edouard III, capétien par sa mère devenait roi d'Angleterre et était parfaitement en droit de briguer également la couronne de France.
Tel ne fut pas l'avis des grands du royaume de France, emmenés par Charles de Valois, frère de Philippe le Bel qui préférèrent son fils Philippe, celui-ci fut donc couronné roi de France en 1328  sous le nom de Philippe VI le premier roi Valois .
Afin de rendre cette dérogation à la loi féodale valide, ils inventèrent  une loi « salique » du nom des Francs saliens tribu à laquelle appartenait Clovis. Cette loi prétendait que les femmes franques ne pouvaient régner, comme la royauté française se prétendait descendante des Francs saliens, cette prétendue loi fut invoquée et adoptée pour écarter du trône de France  Edouard III fils d'Isabelle de France, arrière petite fille de Saint Louis.
Pour Edouard III c'était une supercherie et cette loi pure invention, ce qui était le cas.

Le 7 octobre 1337, à l'Abbaye de Westminster  le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin, le roi de France. Il conteste la légitimité de Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France pour lui-même. C'est le début de la guerre de Cent Ans.
Les deux lignées familiales ennemies plantagenets et valois sont autant françaises de culture et d'origine l'une que l'autre. Les plantagenets sont normands par Mathilde de Normandie petite fille de Guillaume le conquérant mère d'Henri II. Ils sont angevin par Geoffroy Plantagenet duc d'Anjou père d'Henri II qui donne son nom à la lignée, celui-ci épousa Mathilde devenue veuve de l'empereur germanique, enfin  ils sont aquitains par Aliénor qui épousa Henri II après son divorce d'avec Louis VII. Les plantagenets sont exclusivement francophones ils ne parlent pas un mot de saxons, l'anglais se formera pendant leur règne par le mélange des deux langues à parts égales de saxon et de français.


La première campagne d'Édouard III en 1339 passe relativement inaperçue. Il s'attire habilement le soutien des villes flamandes, grosses clientes des produits lainiers anglais. Une hégémonie anglaise au nord du royaume de France s'amorce.
En 1340, après avoir tenu sa cour à Gand et pris le titre de "roi d'Angleterre et de France", Édouard III, engage la seconde campagne sur terre et sur mer. Elle se solde par la défaite de la marine française lors de la bataille navale de l'Écluse
En 1346, Édouard III entreprend une troisième campagne ayant pour but de piller les provinces françaises proches de la Manche. C'est au cours de cette campagne qu'eut lieu la bataille de Crécy.
La bataille de Crécy (1346)  inaugure une série de défaites retentissantes de l'armée nobiliaire    française face à l'armée de métier anglaise composée pour beaucoup de paysans.

 

 

 

Battle of crecy froissart

 

Bataille de Crécy d'après les chroniques de Froissard.

Sur la gauche on remarque la bannière du roi de France et à côté l'oriflamme rouge de France. A droite la bannière du roi d'Angleterre. A gauche les arbalétriers génnois à droite les archers anglais. Les belligérants ne portent pas encore de marques nationales.

 

 


Caractéristiques de l'armée féodale nobiliaire appelée ost et raison de la succession de défaites françaises.

Jusqu'au règne de Charlemagne tous les hommes libres, les francs étaient convoqués à l'ost   impériale, quelque fut leurs moyens. Chaque homme libre devait posséder ses armes et de paysan il se faisait guerrier. Sous le règne de Charlemagne, tous les ans, au printemps, l'ost était convoqué, ce qui désordonnait le travail agricole. Pour plus d'efficacité militaire et plus de capacité à se mouvoir rapidement d'un bout à l'autre de l'empire, Charlemagne finit par  ne plus convoquer que ceux des hommes libres possédant un cheval et pouvant combattre à cheval, les autres pouvaient continuer à cultiver la terre.
La guerre devenait essentiellement une affaire de cavalerie. Au 10ème siècle l'état carolingien s'effondre sous les assauts des grandes invasions. Il n'y a plus d'état susceptible d'organiser et d'entretenir une armée. Chacun se regroupe autour d'un chef de guerre local qui deviendra seigneur, châtelain. Les grands chefs de guerre sont souvent issus de l'ancienne aristocratie carolingienne anciens propriétaires des immenses domaines qui vont se morceler. Le système est le suivant, l'ex grand propriétaire d'un domaine, offre à ses compagnons d'arme, qui peuvent être de toutes extractions, des parcelles de ce domaine, à leur charge de les exploiter et de les défendre. En contre partie le vassal, celui qui à reçu la parcelle, doit à son suzerain, l'ex propriétaire, fidélité militaire et doit se rendre à son ost privé séance tenante sur toutes convocations et avec son propre personnel de guerre et ses armes. Chaque vassal ayant au demeurant ses propres vassaux eux même possédant leur propre personnel de guerre. Les vassaux sont obligatoirement des chevaliers, c'est à dire appartenant à une confrérie militaire combattant exclusivement à cheval, ils sont adoubés durant une cérémonie religieuse particulière.
Ainsi se forme, à partir du 10ème siècle une nouvelle classe sociale, la noblesse qui jusqu'à la fin du 13ème siècle ne sera que militaire. Le roi suzerain, suprême convoque s'il en a besoin son ost, comme n'importe quel seigneur. Il convoque ses vassaux directs, le ban, qui convoquent leurs vassaux et les vassaux des vassaux, l'arrière ban. Tous doivent de se rendre à cette convocation.  L'ost royal est rassemblé à Saint Denis, devant la basilique ou après une cérémonie religieuse l’évêque  donne au roi l’oriflamme de guerre rouge, avec d'un côté inscrit Montjoie et de l'autre Saint Denis.


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Oriflamme de France Montjoie de l'autre côté


 

Cette confrérie des chevaliers  devient une caste avec son mode de vie bien particulier, elle possède un code de l'honneur dont il n'est possible de déroger. Elle fait la guerre toujours de la même manière en suivant  ses rites et son code fort précis. Les chevaliers passent tout le temps de leur vie, souvent très court à faire la guerre ou à s'entraîner à la guerre, la guerre est leur seul  raison de vivre et mourir. 
L'entraînement collectif à la guerre s'effectue dans les tournois. Les tournois sont de véritables batailles rangées entre équipes en utilisant des armes à peine émoussées, il y a de nombreux blessés et des morts. Les tournois deviennent des jeux d'argent ou l'action consiste à faire prisonnier un adversaire puis à réclamer une rançon pour sa libération, il est également possible de lui prendre son équipement et notamment ses éperons d'or. Cela devient également des jeux de sexe. Les tournois sont des spectacles organisés comme tels pour des spectatrices plus que des spectateurs. Les dames de la noblesse sont juchées sur des estrades et ne perdent rien de ce spectacle particulièrement violent, elles ont toutes leur chevalier servant en lice. Celui-ci possède un objet qu'elle lui aura offert. Gagnant le chevalier fera un beau mariage avec la dame de son choix, perdant il se contentera des nombreuses filles de joie entourant en permanence ces rudes hommes de guerre.
Pour ces chevaliers,  guerre et tournois se confondent, dans les deux cas des hérauts d'arme professionnels suivent les combats et notent des appréciations sur le courage et la tenue des uns et des autres, ces appréciations,  les « hauts faits d'arme » peuvent être repris par des trouvères dans des chants et gare à celui qui a fuit devant l'ennemi sa réputation sera compromise et sa place dans la caste nobiliaire remise en question, plus de riche mariage, plus d'argent.

 

Chevallerie

Pression sociale
Dans cette image venant d'une édition du Roman des Chevaliers de la Table Ronde, éditée à la fin du 15ème siècle (reconnaissable aux types d'armets (casques) ) on voit un tournoi ou un combat guerrier, les armes ne sont pas celles des tournois, il y a équivoque. Pourtant on voit les dames sur une estrade qui assistent à la scène et jugent l'engagement ou tremblent pour leur chevalier servant. 

 

Cette pression sociale qui agit sur le chevalier est accentuée par la littérature. Les romans de chevalerie, les chansons de gestes sont largement lus dans la noblesse et même dans la bourgeoisie. Le plus fameux d'entre eux est le Roman des Chevaliers de la Table Ronde de Chrétien de Troyes et  avec  les traités et roman d’amour courtois le Fin'amor occitan. Cette littérature magnifie le chevalier au service de sa Dame défendant la veuve et l'orphelin. Aucun chevalier n'aimerais déroger aux mythes qui entourent son état. Ces mythes prégnants s'accentuent au 15 ème siècle avec la diffusion des livres.

 

L'apparition de l'armure correspond avec le début de la guerre de cent ans, avant les chevaliers revêtaient un haubert en maille de fer. Cette armure commence par la fixation de plaques de fer sur le haubert, elle ira en se sophistiquant jusqu'au 16ème siècle on l'appelle armure de plates puis harnois blanc.  

 

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Tenue d'un chevalier fin 14ème siècle un peu après Crécy le haubert ou cotte de maille est encore présent. C'est le début de l'utilisation de l'armure de plates. Ici Thomas Beauchamps comte de Warwick chevalier anglais d'origine française comme l'indique son nom. (d'après son gisant). A gauche avec un masque protégeant la face.

 


La guerre médiévale, du chevalier est mythique et invariable.


1- L'unité de combat est la « bannière », ou « lance », elle est composée d'un «conroi» c'est à dire d'une équipe de 6 à 12 chevaliers (voir plus pour les riches)  ayant l'habitude de combattre ensemble au tournoi, cette équipe est très soudée et est commandée par un chevalier banneret, ou un homme de plus haute noblesse, sous cette bannière et derrière le «conroi», suivent les non chevaliers, écuyers, sergents, (à cheval), homme à pied et éventuellement homme de trait. Il n'y a pas d'effectifs établis pour une bannière, les hommes de haute noblesse peuvent disposer jusqu'à une centaine d'homme et ceux des moins riches une douzaine seulement. La bannière est carrée, ou rectangulaire fixée à la hampe par le grand côté, elle est portée par le chevalier le plus proche du banneret dont elle porte les  armes, c'est un honneur, les autres chevaliers exhibent  à leur lance un pennon (petit drapeau triangulaire).  Chaque chevalier porte une cotte de tissu sur son armure et un écu (bouclier) à ses propres armes.  Les hommes d'arme portent une cotte aux armes du chevalier dont ils sont au service mais souvent ne portent aucune marque et ne sont pas reconnaissables.

 

 

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Bannière de Raoul de Gaucourt                                                          Bannière de  Jean de Beuil

 

 

2- L'action militaire commence toujours par une charge de cavalerie à la lance, les «conrois» juxtaposés formant une bataille, (se mettre en ligne de bataille, la signification du terme glissera de la formation à l'action) ), puis suit la mêlée souvent à pied ou chacun combat pour soit avec les hommes de sa bannière, c'est une suite de combats singuliers essentiellement à l'épée pour les chevaliers, arme noble par excellence. 


3- Les ruses de guerre et la dissimulation sont prohibées elles ne sont pas chevaleresques, le chevalier et ses armoiries doivent être vues.


4- Les chevalier ne peuvent utiliser d'arme de trait: arc, d'arbalète ou d'armes à feu, l'usage de ces armes est réservé aux roturiers, aux manants (qui travaillent de leurs mains),  elle sont méprisées ainsi que ceux qui les utilisent.


4- Le but de la guerre, comme du tournoi, n'est pas de tuer l’adversaire mais de le faire prisonnier afin d'obtenir une rançon pour sa libération. Il est mal vu de tuer un adversaire autre qu'en combat singulier et encore plus d'exécuter des prisonniers nobles.


5- Chaque chevalier ne combat que pour son suzerain, c'est sa seule et unique motivation. Si le suzerain change de camp, le chevalier change de camp également. Ainsi nombre de chevaliers « français »,changèrent souvent de camp durant la guerre de cent ans au grès des traités qui accordent des territoires donc des fiefs au roi d'Angleterre ou lui enlève. Ceci ne posera aucun problèmes moraux aux chevaliers.  Gagner des fiefs c'est également augmenter le nombre d'homme à sa disposition à la guerre.


Si ces  usages chevaleresques de la guerre sont absolument respectés par les français, ils ne le sont pas par les anglais, pourquoi ?


Il y a bien  évidemment une chevalerie anglaise qui suit les mêmes règles que la chevalerie française, elle a l'habitude de participer aux tournois sur le continent et possède les mêmes mythes. Cependant les effectifs de cette chevalerie anglaise sont beaucoup moindres, chevaliers contre chevaliers, bataille contre bataille, les anglais perdraient toujours.
Les anglais avait commencé à réutiliser l'arc contre les écossais, cette arme était tombée en désuétude face à l'arbalète, mais ils en avaient amélioré l'efficacité avec le «long bow» en bois d'if. Le «long bow» comme l'arbalète était capable d'envoyer des traits pouvant percer des armures, en outre il avait une cadence de tire allant jusqu'à 8 traits à la minute alors que l'arbalète avait une cadence de 1 trait par  minute seulement. Edouard II  avait composé des compagnies d'archer (long bow men) avec de forts effectifs capables de faire tomber sur l'ennemi une pluie ininterrompue de flèches, blessant les chevaux qui couraient ainsi en tous sens et désorganisaient les charges de cavalerie adverse.

 

archer1.gifArcher anglais et son "long bow"


Quand le contingent anglais débarque en France en 1346, il est composé majoritairement de soldats non nobles, bien payés, parmi lesquels un très grand nombre d'archers. Les anglais n'étaient pas en mesure de suivre les règles chevaleresques de la guerre, la majorité des hommes de troupe anglais n'en avaient  que  faire et si ils les avaient suivi, ils auraient toujours été vaincus.
Les anglais inférieurs en nombre combattaient essentiellement en utilisant leurs arcs, utilisaient peu la charge de cavalerie, ils dissimulaient leurs archers et essayaient de tuer le maximum d’adversaires  ils achevaient les blessés et tuaient les prisonniers en les égorgeant y compris les nobles, ils ne gardaient prisonnier que les hommes de très haute noblesse capables de payer de très fortes tançons.


Ils ne suivaient pas en cela les mêmes règles que les français.


Ainsi, contrairement aux usages chevaleresques un très grand nombres de nobles français furent tués au cours des batailles de Crécy en 1346, Poitier en 1356 et surtout Azincourt en 1415, toutes ces batailles suivant a peu près le même scénario.


Une armée française composée essentiellement de nobles  indisciplinés car chacun voulant œuvrer pour son propre compte et sa propre gloire, bousculant ses propres troupes à pieds composées de manants méprisables. Ce groupe nobiliaire informe que l'on ne peut appeler armée était face à une véritable armée anglaise inférieure en nombre mais avec encore une proportion moindre de nobles. Elle était composée surtout de soldats  très disciplinés. Cette armée cherchait seulement à vaincre en tuant le plus possible d'adversaires.


Batailles après batailles la noblesse chevaleresque française disparue physiquement. Elle avait déjà subi un massacre de ce genre à la bataille de Courtrai en 1302 face aux milices citadines flamandes, qui ne connaissant non plus les règles de la chevalerie et qui  avaient massacré la fine fleure de la noblesse française embourbée dans les marais.


Dans la guerre médiévale, il n'y avait que très peu de batailles rangées impliquant des milliers d'hommes. L'action militaire essentielle et devant être efficace pour abattre l'ennemi était constituée de ce que l'on appelait des «chevauchées». Ces chevauchées avaient pour but de razzier le territoire ennemi en portant atteinte aux revenus nobiliaires des adversaires. Ces revenus, constitués de produits agricoles devaient être supprimés en détruisant les moyens de productions paysans. La troupe de la « chevauchée » parcourait la campagne en brûlant les champs et les villages en tuant les paysans et en pillant tout ce qui pouvait l'être.
Les combats, étaient des escarmouches mobilisant peu d'hommes le seigneur agressé dans ses terres essayant d'arrêter pillage et massacres et de ses paysans.


La première conséquence historique pour la France de la guerre de cent ans fut la fin du rôle primordiale joué par  la noblesse d'épée et la chevalerie militaire,  par disparition physique, déconsidération, et ruine.
Ce fut donc la fin de la période féodale classique.
 

 

 

Anglais et français

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Roi d'Angleterre                                                                                                      Roi de France

 


En paix on appelait « français » les seuls habitants de l'actuelle Ile de France, en guerre  on considérait  « français » ceux qui combattaient pour le roi de France. On considérait «anglais» ceux qui combattaient pour le roi d'Angleterre y compris ses nombreux vassaux continentaux "français" d'un moment. Par dérision ces chevaliers passant d'un camp à l'autre, un jour « français » un autre « anglais » étaient appelés des « tournés ».  Cette guerre devenait nationale dans sa dernière phase les « tournés » finiront par être considérés comme traîtres. Beaucoup dans la noblesse gasconne toujours fidèle au roi d'Angleterre seront exécutés pour traîtrise après la dernière bataille de Castillon. 


 Au début de la guerre de cent ans, il n'y avait  pas de marques nationales pour les soldats (non nobles), seules étaient visibles les armes (armoiries) sur les écus, les cottes recouvrant les armures, sur les bannières et les penons des lances. Puis comme les anglais portaient une cotte blanche avec une croix rouge, la croix de Saint Georges, les français non nobles prendront l'habitude de porter une croix blanche, pour se reconnaître entre eux,  souvent (pas toujours) sur fond rouge. A la fin de la guerre de cent ans ces marques nationales, seront majoritairement portées y compris sur les bannières. Croix rouge sur fond blanc, contre croix blanche sur fond rouge. Les bourguignons, troisièmes acteurs alliés des anglais portaient une cotte bleue avec une croix de Saint André blanche.

  
Les deux bannières ennemies présentaient des armoiries françaises


Azure aux fleurs de lys d'or pour l'ost du roi de France et oriflamme de guerre rouge, marquée de Montjoie d'un côté et Saint Denis de l'autre pour le roi.


Ecarté 1, 4 d' azur aux fleurs de lys d'or (armes de France) et de gueule aux trois léopards d'or lampassés d'azur en 2, 3 ( armes de Normandie ) pour l'ost du roi d'Angleterre. Ainsi le roi d'Angleterre s'affirmait roi de France et duc de Normandie.


Les langues parlées par les belligérants, l'usage d'une langue étant formateur du sentiment d'appartenance.


Au début de la guerre, les nobles et chevaliers des deux camps parlaient exclusivement le français «d'oïl», le français standard ou français  de cour, bien que la langue officielle de l'Angleterre fut l'anglo-normand très proche.  Dans l'ost « anglaise » du Prince Noir fils d'Edouard III, prince de Bordeaux on devait sûrement privilégier le français « d'oc » ou combattait une majorité de gascons, langue parlée par la noblesse gasconne et à la cour du Prince Noir.
Edouard III quand il forme la confrérie chevaleresque de l'ordre de la jarretière durant  le siège de Calais lui donne une devise en français :  « Honnit soit qui mal y pense » toujours présente sur les armoiries de l'Angleterre avec adjoint « Dieux et mon droit ».


Les soldats, hommes de pied et sergents à cheval parlaient leur langue locale, il y en avait de forts nombreuses dans les deux camps. En outre, dans le camps français il y avait des italiens, génois, arbalétriers et canonniers,. De nombreux écossais combattaient également dans l'ost française. L'Ecosse se saignera pour fournir continuellement des contingents d'hommes d'armes au roi de France.


Dans le camp anglais il y avait beaucoup plus de non nobles que dans le camp français. Les archers étaient gallois ou anglais, ils parlaient leur langue nationale. Les anglais, paysans recrutés, jusqu'à l'automne seront de plus en plus nombreux pour occuper les vastes territoires du Nord de la France acquis par le traité de Troyes. L'anglais mélange de français et de saxon parlé par le peuple et la petite noblesse saxonne, commençait à se standardiser notamment avec Geoffrey Chaucer 1343-1400 et ses très populaires contes de Canterbery inspirés du Décaméron de Boccace. L'usage de l'anglais se répendait dans la bourgeoisie et la petite noblesse.


En1361 Edouard III  imposa l'anglais comme langue officielle pour l'Angleterre à la place de l'anglo-normand.


Pourquoi cette décision capitale?

Le peuple anglais d'origine saxonne était dominé depuis 1066 date de la bataille de Hastings par les Normands puis, après le pouvoir plantagenet, par les angevins, les deux imposant leur français de l'époque et leur pouvoir sur le peuple, la noblesse saxonne et la langue saxonne. Par cette habile décision Edourd III plantagenet, francophone, va chercher à s'allier le peuple anglo-saxon dans sa guerre. Il va contribuer à nationaliser cette guerre en essayant d'effacer son aspect purement nobiliaire entre dynasties continentales françaises.

Ainsi les populations occupées du Nord de la Loire feront l'amalgame entre les soudards anglais avec leurs  exactions et  la  langue anglaise.  Les anglais étaient surnommés «godons» en reproduction de leur juron préféré « God dam » (Dieu me damne) les soudards et leur langue deviendront impopulaires pour le petit peuple de France.

Autre conséquence de la guerre de cent ans fut l'abandon de la langue anglo-normande comme langue officielle du royaume d'Angleterre et son remplacement par l'anglais. L'anglo-normand était très proche du français.  Cette imposition  va grandement contribuer à former et séparer les sentiments d'appartenance entre français et anglais.

Le temps des chevauchées et des malheurs du peuple.


La défaite française de Crécy ne mettait pas fin à la guerre, les anglais n'ayant pas encore atteint leur but qui était le couronnement d'Edouard III roi de France et d'Angleterre.

 Parmi les nombreuses chevauchées de la guerre de cent ans celles du Prince Noir marquèrent  durement les français du sud de la Loire.

 

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Les chevauchée avant le traité de Brétigny

 

Edouard Plantagenet de Woodstock fils d'Edourd III, dit plus tard le Prince Noir s'établit à Bordeaux il fut nommé Prince de Bordeaux par son père. Il disposait d'une importante armée constituée d'archers gallois et de chevaliers et hommes d'armes gascons. Il avait gagné ce surnom de Prince Noir, non pas seulement en raison de la cotte noire qu'il revêtait au dessus de son armure mais  également en raisons des graves dérogations aux règles de la chevalerie qu'il avait prises en faisant massacrer blessés et prisonniers nobles après la bataille de Crécy. Les chevauchées du Prince Noir vont ravager le sud de la Loire pendant que son père Edouard III ravage le Nord et tente de prendre Reims lieu mythique ou sont couronnés les roi de France. Ces chevauchées vont terroriser les populations qui se réfugièrent dans les villes fortifiées. Non équipés d'armes de siège le Prince Noir et son père devaient contourner les villes hostiles. Ils s'épuiseront vainement.


Néanmoins, la France à genoux, le roi de France Jean II le Bon fait prisonnier à la bataille de Poitier est contrainte de signer les traités  de Londres et de Brétigny en 1365  et doit payer une importante rançon pour la libération du roi. Ces traités accordent aux anglais et à la domination du Prince Noir, les anciennes possessions plantagenet du sud de la Loire,

 

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Traité de Brétigny



Cette période s'achève sans réelles victoire pour l'un et l'autre camp, certes l'armée féodale française fut durement vaincue, certes le traité de Brétigny toucha durement la France, mais Edouard III n'a pas vaincu, ses forces s'étaient épuisées. La peste noire commença à faire des ravages et en France comme en Angleterre les révoltes paysannes et bourgeoises grondèrent contre une noblesse déconsidérée.


La noblesse française n'a pas réussi à protéger le peuple et la noblesse anglaise qui s'est confortablement enrichie par les pillages, n'a pas réussi à vaincre et ainsi atteindre son objectif.

La suite prochaine, la deuxième phase celle du règne de Charles V verra la reconquête des terres perdues, la construction d'un état, la peste, des révoltes et des guerres civiles.



 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 16:45

 

Chacun peut bien sentir que le monde formaté après 1945 suite à la victoire conjointe de l'URSS et de la coalition anglo-saxonne sur les puissances de l'axe vit ses derniers moments.


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Conférence de Yalta qui consacre le partage du monde en deux zones d'influence., soviétique et anglo-saxonne


Après l'élimination de l'empire russo-soviétique, l'empire anglo-saxon resté un moment sans contraintes ni pressions donc sans régulation a soudainement accéléré son évolution qui comme celle de tous les empires composés jusqu'alors, la mène à sa perte.

 

C'est donc bien à la phase terminale de cet empire que nous assistons à la fois inquiets et plein d'espoir.


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Le prèteur et sa femme Quentin Massys

 

C'est une phase qui vient naturellement de l'évolution d'un système inventé dès le 17ème siècle par les anglais et les hollandais, la finance. Ce système lui même issu d'une invention italienne du 12 ème siècle, la banque, puis du paiement par écriture à l'aide de lettres de change au siècle suivant. Le système financier anglo-hollandais permettait, par des mécanismes spéculatifs, de créer massivement de l'argent sans création préalable de richesses consommables.

 


220px-Fuggerkontor.jpgOn comprend que la dématérialisation de la monnaie, si elle n'est pas contrôlée par une loi stricte, peut entraîner toutes les dérives possibles. Ces dérives qui consistent à créer plus d'argent en écriture que de contre-parties réelles étaient appelées banqueroute et punies par la loi. A partir du moment ou banques privées et états ont commencé à se confondre et les lois ne plus s'appliquer à ceux chargés de les faire respecter, le système s'est emballé.

D'abord la création de richesses consommables est devenue de moins en moins rentable, en application de la loi économique (Marx) de la baisse tendancielle du taux de profit, tandis que la création de richesses virtuelles accroissait la rentabilité financière avec l'affaissement des contrôles et des lois, en fait par la transmission aux banques privées, du droit régalien de créer de la monnaie.

 

 

Banque au début du 16ème siècle 

 

D'un côté, afin de palier l'inexorable loi de la baisse tendancielle du taux de profit, la production industrielle des pays riches occidentaux était massivement délocalisée vers des zones à faibles salaires, de l'autre, afin de soutenir la consommation, des crédits fondés sur de l'argent fictif étaient accordés avec largesse à des gens n'ayant plus, faute de travail, les moyens de rembourser.

On peut se demander comment un système aussi stupide et visiblement auto-destructeur a t-il bien pu se développer librement.

Cette conjonction de la paupérisation et du crédit a initié une crise économique sans précédent dans les pays soumis au pouvoir anglo-saxon.

 

Justement, le système anglo-saxon portait en lui même sa destruction. Ne voulant pas de contraintes imposées par des nations et leurs corpus de loi, ayant de ce fait détruits les prérogatives nationales, démocratiques et régaliennes, le système s'est développé dans l'anarchie, ou chacun n'a vu que son profit maximum à court terme sans se soucier de l'avenir. C'était la maxime « après moi le déluge» qui prévalait.

On voit donc que le postulat du libéralisme économique de l’harmonie spontanée dans la recherche des intérêts privés et de la formation de l’intérêt général, définissant ainsi un «ordre naturel » efficace ne fonctionne pas.


L'intérêt général ne peut être édicté que par la loi, issue de la volonté du peuple.


Telle est la leçon que l'histoire inflige à l'Angleterre. La France, Montesquieu et Rousseau ont gagné face à Quesnay et Adam Smith

 

 

Si les anglo-hollandais ont inventé la finance ils ont inventé l'impérialisme qui va avec.

 

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L'impérialisme, que Lénine définissait comme étant le stade suprême du capitalisme fonctionne avec la conjonction de moyens publics, régaliens et d'intérêts privés.


 

Pourquoi l'impérialisme est-il nécessaire à la finance?


Navires de guerre la compagnie des Indes hollandaise.

 

La spéculation financière ne peut fonctionner avec une référence de valeur donnée par des marchandises manufacturées. Un produit industriel possède une valeur intrinsèque essentiellement fondée par le temps de travail cristallisé dans sa fabrication, on ne peut baisser sa valeur qu'en utilisant une main d'œuvre moins chère ou des automatismes pour le fabriquer.


Les commodités, c'est à dire des produits non manufacturés comme le blé, le sucre, l'urée, le pétrole, des minerais quelconques ne possèdent qu'une valeur spéculative sur un marché, ce que l'on appelle un cour. Il y a un cour du blé mais pas de la voiture ou du fer à repasser.


La finance a besoin de ces marchés et de leurs systèmes spéculatifs pour enfler. Par exemple, le pétrole revient à 2 USD le baril à l'extraction, si le coût du pétrole était calculé comme le coût d'une voiture il serait livré à 3 USD le baril à la raffinerie or il est actuellement à environ 80 USD le baril. On voit qu'il y a un entraînement entre des cours élevés et la masse de capitaux disponibles. Une quantité élevée de capitaux permet d'acheter et de revendre rapidement de grosses quantités de commodités et en même temps de faire monter les cours.

Les pays anglo-saxons et occidentaux ne produisent que très peu de commodités, pour faire enfler la finance, pourtant, il faut pouvoir en disposer d'une grande quantité, pour cela, le plus simple est d'aller s'en saisir ou il y en a.

 

Pour s'en saisir ou il y en a il faut une force armée.

 

Dés le début de l'invention de ce système au 17ème siècle les anglo-hollandais on inventé les « Compagnies des Indes » érigées par des capitaux privées mais utilisant un mélange de forces militaires publiques et privées pour leurs actions de prédation.

 

Ce système de marchés spéculatifs sur les commodités ne fonctionne qu'avec la prédation et la guerre permanente.

 

Pour que ces guerres soient efficaces, il faut un armement efficace toujours supérieur à celui de l'adversaire. Une économie de l'armement s'est développée, elle est intéressante pour les industriels car les produits d'armement ne possèdent pas de valeurs intrinsèques comme les produits industriels

Un Rafale monoplace coûte 142 millions d'€ ce qui est le prix environ d'un Airbus A330-200 (200 places) avec tous les systèmes de sécurité pour passagers que possède l'Airbus et pas le Rafale.

 

Ce système à ce jour a été à l’extrémité de sa logique. Il a abandonné toute industrie de consommation et donc toutes possibilités de créations de richesses industrielles, il a remis en marche le processus de paupérisation décrit et prévu par Marx. Il ne lui reste plus que la prédation pour survivre. Il vient de rentrer dans sa phase ultime qui en toute logique ne peut être que la guerre.

La recherche d'un conflit généralisé est bien ce qui est recherché, le départ de cette phase ultime a été donné par la publication du PNAC (Project for a New American Century) et du complot du 11 septembre engendrant concrètement le début d'un processus militaire devant aboutir à une guerre mondiale. On peut observer que la feuille de route devant aboutir à ce conflit est respectée. Afghanistan, Irak, Libye maintenant Syrie, puis l'Iran et le Pakistan devrait suivre avec rapidement derrière la Russie et finalement la Chine.

 

La France pourra t-elle se sauver de la catastrophe mondiale annoncée, voir retrouver son lustre passé ?

 

L'état économique et politique de notre nation est désastreux et ne peut être comparé qu'aux pires moments de son histoire comme celui de la défaite de juin 1940.

Notre pays a été totalement intégré dans l'empire anglo-saxon et n'en est plus qu'un rouage entraîné dans ses guerres.

 

J'ai écrit nombre d'articles sur la soumission récurrente des élites françaises au monde anglo-saxon depuis la défaite de Napoléon à Waterloo,

Évidemment le système anglo-saxon présente plus d'intérêts pour ces élites financières et politiques qui trouvent dans la légalité une contrainte intolérable à la libre exploitation.

L'élite française n'aime pas la France, c'est pour notre pays une particularité que le peuple doit toujours assumer. La trahison est toujours présente comme avec les immigrés de Coblence pendant la révolution, les Versaillais sous la Commune et les pétainistes sous l'occupation nazie. Cette trahison est une tendance permanente, le "parti de l'étranger" dénoncé par de Gaulle est toujours présent pour défendre la politique de disparition de notre nation.

Si cette tendance à la trahison ne concernait jusqu'alors que les élites industrielles, financières et par nature conservatrices, aujourd'hui c'est la totalité des classes politiques et médiatiques qui est soumise au système imposé par l'empire anglo-saxon.


Toute opposition organisée a disparu.


Les forces politiques traditionnelles progressistes de contestation et de renouvellement sont maintenant soumises au système, pire, ces forces qui constituèrent la gauche sont devenues les principaux vecteurs de pensée conforme et devenues l'axe politique privilégié de l'empire. La gauche est maintenant l'instrument politique particulier des justifications des guerres nécessaires à la survie de l'empire.

Le Parti Communistes Français jouait un rôle éminent à la fois de contestation du système et de dynamisation de la revendication, permettant le maintient d'un important niveau de vie et s'opposant ainsi au déclin industriel et à la paupérisation. Le parti Communiste jouait également un rôle éminent avec le parti gaulliste dans le maintient d'une indépendance nationale minimum faisant de la France une exception au sein des pays soumis de l'empire. Le Parti Communiste Français a vu son influence disparaître avec la disparition de l'URSS, mais pire encore ce qui en reste s'est complètement intégré à la gauche conforme.

Comme de Gaulle l'avait prévu, le parti gaulliste a également sombré après sa mort. Beaucoup n'avaient retenu de ce parti que son aspect conservateur et oublié le combat du général pour l'indépendance de la France et celle de toutes les nations.

Les deux piliers de la France Libre érigés avec force de sacrifices durant les combats contre le fascisme hitlérien se sont effondrés, les autres forces politiques traditionnellement dévouées à l'empire, comme les socialistes et les centristes ont imposé leur vision politique qui à la gauche, qui à la droite.

C'est ainsi qu'aucun des partis traditionnels n'a contesté la version officielle, pourtant ridicule des attentats du 11 septembre 2001 qui, après la lecture du PNAC montraient qu'ils étaient le premier prétexte à l’enchaînement de guerres devant aboutir à un embrasement généralisé.


Cette faillite historique de la gauche communiste et de la droite gaulliste s'est perpétué dans la validation systématique de tous les autres complots et opérations « false flag » dont l'empire est un habitué qui de l'Irak à la Libye puis maintenant à la Syrie et à l'Iran lui permettent de fomenter les guerres nécessaires à sa survie. Aujourd'hui, le parti sarkosiste se prétendant gaulliste, n'est plus seulement un acteur passif des guerres impériales mais est devenu un fer de lance d'actions militaires offensives comme en Libye et maintenant en Syrie, totalement dévoué à des intérêts contraires à ceux de notre nation.

Les médias, dans leur totalité ne sont plus que des instruments de propagande ou une seule vérité n'a le droit de s'exprimer, celle des intérêts de l'empire anglo-saxon et de la justification de ces guerres. Toute opposition à cette pensée unique a disparu pire encore les quelques voix dissidentes sont derechef diabolisées et insultées.

 

Pourtant, la nature ayant horreur du vide, une opposition dissidente se construit. L'Internet favorise et accélère considérablement les contacts puis, au sein de ce réseau informatique, les réseaux sociaux type Face Book ou Twiter vont encore accélérer ce qui est en cours d'accélération. De multiples groupes politiques et ce qui est nouveau politico-médiatiques se sont créés. Ces groupes qui a l'instar du Réseau Voltaire le premier groupe dissident historique, combinent l'organisation politique et la transmission d'informations interdites de médias officiels.

Beaucoup de ces groupes représentés par des sites ou des blogs se regroupent encore en plates-formes ou portails afin de mieux encore coordonner leurs actions tel le nouveau Réseau Civis.

Bien entendu tout n'est pas rose dans ce fourmillement, certains sombrent déjà dans ce qui est depuis toujours une tradition de défense de l'ordre établis: la désignation de «boucs émissaires». Depuis toujours, des minorités ont été désignées par les puissants comme les fauteurs de troubles et de malheurs, pour les juifs c'est une tradition ancestrale qui a beaucoup servi et ce d'une façon dramatique, mais il y a maintenant également les musulmans. Certains groupes ce sont spécialisés dans le détournement de la vindicte populaire sur les juifs, d'autres sur les musulmans, faisant régner une atmosphère nauséabonde d'années 30. Ces groupes sont devenus des voies de garage pour une jeunesse avide de contestation et si riposte il y a, c'est contre la naissance d'un mouvement social dissident uni qu'elle s'exerce.

 

La dissidence à l'ordre établi par l'empire a déjà dépassé le stade du seule regroupement sur la toile, les gens se rencontrent , se réunissent, s'organisent, manifestent, timidement certes comme les « Indignés » mais avec beaucoup de détermination.

C'est bien dans ce foisonnement, souvent spontané et inexpérimenté que l'avenir de la France est en train de naître et croître. Cet avenir ne se refonde pas ex nihilo il s'appuie également sur l'expérience des anciens qui orphelins d'un parti communiste, qui d'un parti gaulliste ensemencent cette jeunesse avide d'action avec les valeurs traditionnelles de notre nation.

 

En effet, quand elle était libre et sans contrainte la France se donna au monde en exemple par l'invention d'une organisation sociale partagée aujourd'hui par la quasi totalité des autres nations, la légalité, et la souveraineté des peuples organisés en nation. Le peuple français toujours insoumis, même après sa défaite de 1815 a toujours et toujours réussi à produire des contre-offensives fulgurantes, des Trois Glorieuses de 1830 à la révolution de 1848, de la Commune de Paris aux lois de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état puis de la Résistance au fascisme, puis aux efforts du général de Gaulle pour le droit des peuples à disposer d'eux même.

 

Aujourd'hui la France est encore féconde et de ses flancs peut naître un monde nouveau qui peut encore étonner, mais il faut aller vite.

 

Il est urgent aujourd'hui de balayer les traîtres et de restaurer la France et ses valeurs, il est urgent car si notre peuple ne s'y oppose pas, une guerre mondiale ferait des ravages sur cette terre. L'empire anglo-saxon en déliquescence n'a plus que cela pour espérer survivre et n'a plus de temps car ses jours son comptés, alors de grâce prenez conscience du danger et prenez le pouvoir.


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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 12:23

 

 

Je suis personnellement dénoncé par ce site qui prétend contrer la subversion. http://contresubversion.wordpress.com/2011/09/22/alain-benajam-reseau-voltaire-sur-facebook/#comment-117

je ne peux que le remercier car ayant toujours voulu être un subversif, il me confirme qu'au soir de ma vie je le demeure.

 

 


  La commune de Paris fut avant tout un mouvement patriotique.

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Subversion est un emprunt au dérivé bas latin «subversio» qui signifie, renversement, destruction, a signifié (1462) destruction d'une ville et rébellion. Il désigne l'action de bouleverser l'ordre établis (1440-1475), les idées et les valeurs reçue (1653). (d'après Alain Rey)

Ce terme, dans son acception contemporaine a souvent été accolé a «communiste» pour désigner une subversion communiste, terreur des ordres établis du 19 ème au 20ème siècle, surtout après la Commune de Paris de 1871 et la victoire des communistes en Russie en 1917.

 

Contre-subversion est un néologisme voulant désigner l'action de contrer cette subversion afin de préserver l'ordre établis et les idées reçues.

 

L'action systématique contre subversive a été inaugurée par les régimes fascistes en Italie de Mussolini et nazis d'Adolf Hitler, puis suivie par tous les avatars fascistes de Franco en Espagne à Salazar au Portugal, régimes promus et maintenus avec le soutient indéfectible des puissances d'argent.

 

Le fascisme était la contre-subversion et le proclamait bien haut.

 

Avec la victoire des anglo-saxons et des soviétiques sur l'Allemagne nazie en 1945, la conférence de Yalta consacra le partage du monde entre ces deux vainqueurs. Chacun dut se soucier d'établir son pouvoir sur la zone qui lui était dévolue tout en cherchant à empêcher l'autre d'empiéter sur son territoire. La puissance des Partis Communistes fermement implantés dans la zone anglo-saxonne grâce à leur efficacité dans les résistances, fut perçue comme une grave menace subversive par ce pouvoir anglo-saxon. Il organisa dés 1945, dans les zones qu'il occupait, une action contre subversive systématique comme l'avaient faite auparavant les régimes fascistes et nazis, à cet effet, les anglo-saxons engagèrent les spécialistes anciens nazis et collaborateurs des nazis dans ce combat contre subversif contre les idées communistes ou réutilisèrent sans les modifier les réseaux nazis existant comme le réseau d'espionnage nazi antisoviétique Gehlen.

 

L'OTAN créé en 1949 se chargea de la lutte contre subversive anticommuniste. Cette lutte pris deux aspects, une lutte idéologique de contre influence des idées communistes en subventionnant les intellectuels et organisations anticommunistes, et une action de préparation à la coercition par le fichage systématique des communistes et sympathisants avec l'organisation d'un plan de rafle comme l'avait fait Hitler en 1933.

 

L'idée de souveraineté nationale classée dans la subversion.

 

Pour parvenir à établir leur pouvoir sur l'Europe occidentale, les anglo-saxons firent d'emblée, la promotion d'un affaissement des souverainetés nationales et celle d'une Europe qui serait idyllique et prétendument sans guerre car dépourvue de frontières.

La gauche non communiste et la droite pro étasunienne firent de cette promotion d'une Europe «unie», leur cheval de bataille politique. A contrario, les forces politiques issues de la résistance a l'occupation nazie s'opposèrent avec plus ou moins de force à cette idéologie et action de destruction des souverainetés. Communistes et gaullistes se retrouvèrent un temps, après la Résistance pour s'opposer à la CED, Communauté Européenne de Défense. L'OTAN avait donc à ce moment deux ennemis subversifs à abattre, les communistes et les gaullistes souverainistes.

 

Malheureusement pour la France, l'alliance logique et naturelle entre communistes et gaullistes souverainistes ne put jamais se faire en dépit d'accords sur l'analyse de l'état d'un monde. Chacun ne put jamais dépasser une vision politique fortement idéologique et surannée sur un communisme qui n'en n'était que très peu, masquant ainsi ce qui était le principal, la nécessité de la souveraineté des nations.

Chacun s'est enfermé, qui dans une gauche, qui dans une droite et qui n'étaient finalement qu'un piège anglo-saxon.

L'alliance à gauche des communistes avec les socialistes a permis la disparition du souverainisme communiste en le phagocytant dans l'idéologie d'un mondialisme « bien pensant » ou de pseudos «droit de l'homme» devaient montrer toute la perversité des frontières et en conséquence des nations tandis que la droite s'abandonnait au « free trade » cher à ces anglo-saxons pour qui frontières et nations avec leurs lois s'opposent à la libre exploitation des peuples.

 

Gauche morale mondialiste et droite dérégulatrice également mondialiste se sont retrouvées aujourd'hui dans un montage idéologique commun ou la nation et la souveraineté n'a plus lieu d'être laissant la place aux aventures militaires justifiées par « l'ingérence humanitaire » nouveau faux nez de l'impérialisme ancestral.

 

Les souverainistes sont devenus les nouveaux ennemis de l'OTAN et des USA après la fin du «communisme».

 

Avec le fin du socialisme réel en URSS, les partis communistes occidentaux ont sombré, et avec le communisme politique, faisant sombrer également ce qui en était sa réelle justification: l'idée de l'indépendance des nations et l'idée que les peuples avaient le droit à disposer d'eux mêmes point de vu commun aux communistes et aux gaullistes.

Ces deux forces politiques, faute d'avoir compris ce qui les motivaient réellement, prises dans des alliances contre nature qui les ont étouffé, sont mortes en même temps ne laissant que des lambeaux de pensée.

 

Totalement épurée de ses scories passées il ne reste plus que l'idée de nation et de sa souveraineté pour s'opposer à l'unique impérialisme anglo-saxon d'aujourd'hui et pour donner aux peuples l'espoir d'une démocratie réelle.

 

L'OTAN, c'est à dire le bras armé des USA a mis en place, à la suite du complot du 11 septembre 2001 une stratégie contre subversive bien précise chargée d'éliminer l'idée de souveraineté nationale.

 

Le but: classer l'idée de souveraineté nationale à l'extrême droite, voire héritière du nazisme.

 

L'extrémisme en politique peut être vu comme une poubelle, personne n'a envi d'être extrémiste qui est le contraire du raisonnable, marginaliser une idée politique c'est la placer comme extrémiste.

 

Comme pour l'efficace lutte anticommuniste, l'OTAN va tenter de marginaliser l'idée nationale en la plaçant extrémiste. Le «communisme» était marginalisé à l'extrême gauche, l'idée de nations souveraines sera marginalisée à l'extrême droite.


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Comment marginaliser à l'extrême droite une pensée politique qui est un fondement républicain, raisonnable et centriste, édicté par l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

 

Article 3- Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

 

Travail laborieux mais réalisé non sans peine avec l'aide des nombreuses officines médiatiques, que l'impérialisme anglo-saxon entretient..

 

Il leur fallut déjà composer un noyau d'idées aisément reconnaissables comme étant d'extrême droite et tenter, par une rhétorique plus ou moins habile d'y amalgamer contre leur gré les idées souverainistes à marginaliser.

 

Le lancement de cette rhétorique sera faite peu après le complot du 11 septembre 2001 par Donald Runsfeld lui même au cours d'une interview donnée en réaction aux accusations de Thierry Meyssan montrant que la version médiatique de ces attentats était infaisable et ridicule. Donald Runsfeld répondit que ceux qui niaient la version officielle étaient amenés à nier toutes versions officielles notamment celle qui montrait l'existence de chambres à gaz dans les camps d'extermination nazis. Donc en corolaire expliqua t-il, nier l'existence d'un complot islamique revenait à vouloir mettre à nouveau des juifs dans des chambres à gaz. Cette version de Donald Runsfeld répétée à l'envie par tous les médias du monde, matraquée perpétuellement, donnait le « La » de l'argumentation contre subversive, la suite n'était plus que mise en scène.

 

Bien que Thierry Meyssan fut à l'époque secrétaire général de l'Observatoire National contre l'Extrême Droite et secrétaire national du Parti Radical de Gauche parti éminemment raisonnable, il fut taxé médiatiquement de négationniste et de situer sa pensée politique à l'extrême de la droite.

 

La négation de l'existence de chambres à gaz dans les camps de la mort nazis fut le noyau dur idéologique autour duquel tout subversif souverainiste devait absolument être amalgamé pour être marginalisé. Un halo relationnel va être créé autour de ce négationnisme véritable afin de pouvoir y faire adhérer n'importe qui.

 

L'Internet, Face Book et le complot Faurisson.

 

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Le réseau social Face Book sera un merveilleux outil pour observer les liens pouvant s'établir entre personnes ou de simples débats peuvent être montrés et dénoncés comme des accointances idéologiques. Il fut aisé que des agents de l'impérialisme anglo-saxon s'introduisent dans les pages souverainistes affichant un temps des idées proches puis soudainement se révélant être des promoteurs des thèses négationnistes de Faurisson.

C'est le cas du complot ourdi par Paul Eric Blanrue et Julien Teil chargés de donner du crédit à la thèse faisant de tous subversifs républicains souverainistes et anti impérialistes des adeptes de la négation des chambres à gaz.

Pourtant Julien Teil peut difficilement être suspecté d'être un ami de Thierry Meyssan, bien qu'un moment son compagnon de route à Tripoli en août 2011, il déclara publiquement durant l'attaque finale de l'OTAN sur la ville qu'il était, je cite: « un dangereux paranoïaque »*, ce ne sont pas la des paroles d'amis.

Dans le même temps le bruyant soutient de Julien Teil à Kadhafi, après son aventure de Tripoli, permet d'accréditer l'idée que le guide libyen n'était soutenu que par des négationnistes néonazis c'était l'assassiner moralement après l'avoir assassiné physiquement, telle devait être le bût de ce complot ourdi par l'OTAN.

 

Faurisson et ceux qui le soutienne reste comme ils ont toujours été les meilleurs alliés de l'OTAN et des USA.

 

Aujourd'hui le combat politique et idéologique contre l'impérialisme anglo-saxon se situe sur le l'Internet car nul parti politique représentatif possédant des élus, nul média n'est totalement engagé dans ce combat, certains comme le Front National ou Debout la République le sont partiellement, les débris du PCF ont rejoint la gauche morale et hurlent avec les loups contre les républicains souverainistes, qui dénoncent les complots ourdis par l'impérialisme, en taxant « d'extrême droite » ceux qui cherchent à faire jaillir la vérité sur le complot du 11 9 2001, c'est à dire se placent dans l'argumentaire habituel de l'OTAN et des USA.

 

Ce combat se livre sur l'Internet car les internautes sont largement hostiles aux idées de l'impérialisme comme l'attestent les nombreux forums de discussion y compris ceux appartenant à la presse dominante et montrant que sur le net l'impérialisme a nettement perdu la partie.

 

Il s'agit maintenant pour les officines de l'impérialisme de remonter la pente et d'essayer discréditer ceux qui sur la toile tiennent le haut du pavé.

 

Des blogs comme :

http://conspishorsdenosvies.wordpress.com/ http://contresubversion.wordpress.com/ , il y en a des nombreux autres, sont chargés par l'impérialisme de créer les amalgames nécessaires pour discréditer les idées républicaines et nationales.

 

Des sites comme http://www.indymedia.org/fr/, financés par des subsides de la NED CIA sont également chargés de s'introduire dans le combat social et de discréditer les républicains, comme l'atteste l'affaire Marie Anne Boutoleau alias Ornella Guyet.

http://fr.sott.net/articles/show/4399-Affaire-Ornella-Guyet-Marie-Anne-Botuleau-les-honteux-stratagemes-d-une-manipulatrice-demasques

 

Pourtant le système «occidental» sous le poids de l'OTAN est bien l'héritier en ligne directe du fascisme historique, il s'agit bien d'un système totalitaire, comme je le démontre dans cet article: "Vous avez dit fasciste?"

 

Certes on n'assassine pas encore les subversifs ici, mais on le fait avec la dernière sauvagerie ailleurs ou il est montré qu'aucune barrière morale n'existe permettant d'éviter des massacres de masse de subversifs.

 

La contre-subversion reste encore pour un temps dans le discrédit tant que celui-ci est efficace. Mais que le bras armé des USA s'affole en voyant le sol se dérober, comme l'indique ce dernier sondage

http://www.cevipof.com/fr/le-barometre-de-la-confiance-politique-du-cevipof/resultats3/

  et il n'hésitera pas à faire ici ce qu'il a fait si bien sous d'autre cieux comme au Chili avec Pinochet ou qu'il fait en Libye en ce moment.


 

388993_177408779013814_100002340801296_362703_1881975907_n.jpgMassacres de masse en Libye de subversifs noirs sous l'égide de l'OTAN

 

Le Mal ne passera pas en dépit de toutes les contre-subversions possibles et imaginables.

 

 

 

 

* Extrait d'un communiqué du site Macanopolis

Mise à jour du jeudi 25 août à 04h00

Mecanopolis

Communication importante, 18h00 :

A peine pensions nous que nos amis étaient tiré d’affaire que nait une polémique. Julien Teil, dans un courrier envoyé à diverses personnes, dont Mecanopolis, indique qu’il se « désolidarise complètement de Thierry Meyssan », et le qualifie de « parano dangereux ».

Nous n’allons pas, pour l’heure, publier ce document et contribuer à alimenter une polémique invérifiable, puisque nous n’avons toujours pas pu avoir de contact direct ni avec Julien Teil, ni avec Thierry Meyssan.

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