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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 17:37

Médias, guerres et pouvoirs.

Une affaire ancienne


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Une polémique se développe entre Thierry Meyssan avec le Réseau Voltaire d'une part et la corporation des journalistes des pays de l'OTAN de l'autre. Le Réseau Voltaire accuse les journalistes de l'OTAN de se confondre avec des militaires, parties intégrantes dans les guerres menées par cette organisation étasunienne, tandis que la corporation des journalistes accuse Thierry Meyssan par de tels propos, les mettre en péril dans leurs activités de couverture de conflits .

 

Pourtant la participation des médias autant pour justifier les pouvoirs que les guerres n'est pas chose nouvelle.

 

 

Guerres et pouvoirs.

 

La guerre est un moyen pour une association quelconque d'humains, d'obtenir des avantages politiques c'est à dire de pouvoirs sur une autre association d'humains. Faire la guerre, c'est engager la vie des hommes, c'est faire accepter par ceux qui la font le risque de perdre la vie dans la souffrance, c'est engager ces hommes à commettre le pire, infliger la mort. On comprend bien qu'il faille une sérieuse motivation pour que des humains acceptent de transgresser un tabou fondamental, celui du décalogue « Tu ne tueras point » tabou existant peu ou prou dans toutes les religions.


La guerre, a toujours été précédée par l'établissement de justifications permettant aux belligérants d'être suffisamment motivés pour tuer et risquer de mourir. L'histoire des justifications des conflits est l'histoire même de la guerre. Les guerriers peuvent seulement obéir surtout s'ils sont professionnels, cependant, la guerre étant également une action politique, en faire connaître les raisons, montrer que ces raisons sont justes c'est également faciliter l'action guerrière et préparer ce qui va suivre. Même s'agissant de guerriers professionnels, donner une bonne raison de tuer l'adversaire ne peut que faciliter le geste.

Diffuser la bonne raison de faire la guerre a toujours été dévolu aux médias des pouvoirs.


 

Les clercs, médias des pouvoirs.

 

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Le pape Urbain II préchant la croisade

 

Pour qu'un humain ou une oligarchie puisse exercer un pouvoir sur d'autres humains, il est nécessaire que ceux qui subissent ce pouvoir l'accepte sans se révolter. Si exercer un pouvoir, souvent coercitif sur d'autres est agréable, subir ce pouvoir, qui revient à faire ce que l'on a pas envi , est désagréable et comme pour faire la guerre il faut de bonnes raisons pour ça.

 

Aucun pouvoir n'a jamais pu s'exercer dans l'histoire sans médias, c'est à dire sans clercs qui par la parole et l’écrit créent et entretiennent l'histoire qui justifie le pouvoir et le fait accepter aux soumis.

 

Les médias ou clercs des pouvoirs on été très longtemps les religions qui faisaient accepter les pouvoirs d'essence divine, la non soumission à ces pouvoirs devaient affecter gravement la vie éternelle dans un mythique au delà ou l'insoumis subiraient éternellement de cruelles tortures. Tandis que le soumis, mieux le guerrier ayant été tué au combat, irait au Walhalla ou les plaisirs abondent, ils pourraient peut être déflorer un nombre considérable de vierges si on considère cette action comme un plaisir.

On voit que l'établissement des légendes permettant de faire ou non agir les hommes a toujours été un travail important d'intellectuels aguerris dans la communication, rôle très longtemps dévolus aux prêtres des religions et leurs organisations ecclésiastiques.

 

Jamais un système de pouvoir n'a pu s'établir dans l'histoire humaine sans l'aide d'organisations médiatiques au sens propre du terme qui par la paroles et l'écrit perpétuel permettaient de justifier ce pouvoir le faire accepter sans révoltes.

 

L'écrit, le livre, a souvent été sacré, il y a entre l'écriture et la religion un lien très étroit que l'on comprend bien, car Le Livre permet la transmission et la pérennité du conforme et donne un sens à la soumission. Les clercs médiateurs, possédant la capacité d'exprimer et de diffuser les histoires devant être crues par les bas peuples furent toujours privilégiés et proches des pouvoirs quand ils n'en étaient pas une partie intégrante.

 

La guerre peut être vue comme une continuation de l'exercice d'un pouvoir, continuation extrême même, car pour inciter des humains à perdre ce qu'ils ont de plus précieux, il faut que motivations et craintes soient également extrêmes.

 

La motivation la plus généralement répandue permettant à l'humain de transgresser le tabou de donner la mort est celle de la déshumanisation de l'adversaire. Si il n'est pas permis légalement de tuer son prochain, il est possible de tuer l'autre quand celui-ci a perdu son statut d'humain attaché à la religion du Bien pour s'adonner à l'anti religion du Mal.

La première justification des guerres a toujours été la diabolisation de l'adversaire, il ne sert pas le vrai Dieu mais les forces du Mal. Le rôle des clercs va donc être d'inventer et de raconter la légende faisant de l'ennemi une force du Mal devant être combattue par le Bien.

L'histoire de la motivation des guerres ferait un ouvrage considérable s'il devait être écrit, je ne peux donner ici que quelques exemples, la première qui vient à l'esprit est celle des croisades. Il y avait d'un côté les croyants véritables et la vrai religion et de l'autre les infidèles s'adonnant à une religion diabolique, je ne saurais dire de quel côté étaient les fidèles et les infidèles, mais l'agresseur, professant le christianisme a justifié de sa religion pour conquérir des terres se les approprier tout en massacrant sans discernement y compris de religion ceux qui se trouvaient sur son passage. Il en avait reçu la permission des pouvoirs par leurs clercs médiateurs qui leur avaient dit : «Tuez les tous, Dieux reconnaîtra les siens!».

Une autre histoire de guerre et de religion me vient à l'esprit avec la fantastique épopée de Jeanne d'Arc ou quand le clerc se fait guerrier. Jeanne était bien un clerc habilement promu par le parti Armagnac car elle n'agissait que par la parole, ne tirant jamais l'épée. On peut aisément penser qu'une efficacité accrue dans la motivation des combattants serait celle ou le média, qui diffuse la justification de la guerre, joigne le geste à la parole et entraîne lui même ces combattants sur le champs de bataille qui ainsi, au cœur de l'action sont encouragés par une perpétuelle parole et ne peuvent ainsi faiblir.

Avant que Jeanne d 'Arc, sa paroles et ses symboles n'atteignent Orléans assiégée depuis octobre 1428, les combats sporadiques entre français et la coalition dirigée par les anglais ne permettaient pas de trouver une issue aux combats. Les français combattaient dans le désordre comme d'habitude au grès des lubies subites des divers chefs de guerre se trouvant à défendre Orléans. Jeanne d'Arc arriva avec sa parole, disant qu'elle était envoyé par Dieux pour défendre le royaume sacré de France et que les anglais et leurs alliés étaient impies et si ils devaient la combattre ils s'attaqueraient à Dieu en personne. Une femme, non pas un solide soudard, une femme, avec son étendard blanc représentant des symboles religieux, son absence complète de crainte dans le combat donnait une totale crédibilité à ses dires et sa personne. Elle arriva dans Orléans le 29 mars 1429 au soir, le 7 mai les anglais et leurs alliés pliaient bagages et levaient le siège. Quoi de plus efficace, seule ici la parole a réussi à vaincre et très rapidement.


Il est simple de penser que la guerre et la parole sont intimement liées. Parole de justification d'abord, raconter pourquoi on va faire le guerre et que l'on est obligé de la faire, raconter comment l'autre est vil, déshumanisé et diabolique méritant ainsi la mort, encourager finalement perpétuellement les combattants afin qu'ils ne faiblissent pas en entretenant l'histoire qui a fait la guerre comme on entretient un feux (sacré) en y adjoignant du combustible.

 

 

Pouvoirs et guerres modernes.


 

599px-CNAM-IMG_0546.jpgUne rotative de 1883

 

Si l'on entend par clercs, ceux dont la profession est de parler et d'écrire afin de défendre l'ordre établi, de nouveaux clercs sont apparus avec l'émergence d'un nouvel ordre moral, les clercs laïcs. Ceux-ci s'exprimant dans des publications journalières dont la diffusion devint favorisée par la capacité à la lecture de la quasi totalité des peuples et une nouvelle technologie, la rotative, permettant une impression en très grand nombre et rapidement. Avec les journaux la parole par l'écrit connut une diffusion qui pouvait atteindre chacun, ceci devenait sans aucune commune mesure avec la seule diffusion par les prêtres, à la messe du dimanche de la pensée conforme. Cette diffusion exhaustive était à la fois une divine opportunité pour les pouvoirs, mais également pouvait devenir une menace si ce qui était diffusé n'était pas contrôlé. Avec la presse appuyée par les partis politiques lui donnant un contenu idéologique, une deuxième forme de cléricalisme apparu.

 

 

Il fallut une longue gestation au cours des 18, 19 et 20ème siècle pour que la presse, les partis politiques et avec les politiciens et journalistes puisse devenir le média favori des pouvoirs.

De la fin du 18ème siècle au début du 20ème il y eut une période de transition entre deux types de pouvoirs, de l'ancien justifié par Dieu ou une quelconque divinité, au nouveau justifié par la démocratie et l'argent. L'ancien pouvoir de droit divin céda la place aux propriétaires, industriels et banquiers.

Cette longue période entre chien et loup, entre deux idéologies, fut très instable et fut une période de révoltes et de révolutions, aucun médiateur de pouvoir ne pouvait imposer fermement la soumissions, il fallait que cela cesse, les pouvoirs ne pouvaient supporter l'enchaînement ininterrompu des révolutions.


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La presse à ses débuts essentiellement média d'opinion, devint graduellement, avec son industrialisation au cours du 19ème siècle une affaire rentable puis une industrie. Passant de l'artisanat à l'industrie elle se rapprochait ainsi des pouvoirs d'argent et des partis politiques de pouvoir. Presse d'opinion artisanale, elle gagna la confiance du peuple, elle devint crédible, comme le curé du village. Devenue industrie elle chercha à conserver sa précieuse crédibilité.


 

Crédibilité.

 

Toute histoire racontée ne peut être prise pour vraie, par celui qui l'écoute, que dans la mesure ou celui qui la raconte est crédible. Être crédible c'est être réputé toujours raconter des histoires vraies. S'il s'avère par preuve que celui qui raconte l'histoire a menti une fois, il n'est plus crédible et tout ce qu'il pourra raconter par la suite sera considéré comme faux même si c'est vrai. Ainsi doit fonctionner la presse, si elle n'est plus crédible, elle ne peut servir les pouvoirs. Être crédible c'est aussi faire croire que l'on ne possède aucune contrainte obligeant à falsifier la vérité, une presse crédible doit être réputée libre. La liberté de la presse devint un élément fondamental de sa crédibilité et en aucun cas ne pouvais être mise en doute.

 

Avec l'avènement de la démocratie, vint aussi l'avènement de la croyance d'être en démocratie, comme avant la croyance en Dieux faisaient la soumission au roi. La croyance d'être en démocratie faisaient la croyance d'être dans le vrai, du bon côté celui du Bien contre le Mal, cette sacro-sainte croyance devenait de plus à la fois nécessaire et apparemment plus difficile à inculquer face au flot d'informations pouvant être contradictoires devant atteindre le bas peuple.

 

Pour les nouveaux clercs médiateurs, devant justifier les nouveaux pouvoirs et les nouvelles guerres, la tache devint particulièrement ardue et ne pu s'accomplir du jour au lendemain.

 

Toute l'histoire de ce nouveau média, le couple presse, parti politique, devint un jeu subtil pour garder la précieuse crédibilité, elle ne pouvait ostensiblement soutenir les pouvoirs sans s'effondrer. On voit par exemple la presse de pays totalitaires, directement inspirée par le pouvoir perdre toutes crédibilité et finalement amener l'effondrement du système. Il fallait que cette presse puisse vivre sur ses acquis avec une crédibilité chèrement acquise grâce à des campagnes retentissantes comme le « J'accuse » de Zola dans l'Aurore au sujet de l'affaire Dreyfus ou les reportages d'Albert Londres sur le bagne de Cayenne.

 

Durant le 20ème siècle, la presse d'opinion plus ou moins liée aux partis continua à exister donnant ainsi l'impression du pluralisme et du choix. Le Figaro, l'Aurore, l'Humanité, Le Populaire, Le Petit Parisien permettait aux lecteurs de choisir selon sa tendance politique. Pendant l'occupation nazie en France, la presse se partagea comme le monde politique entre résistance et collaboration. A la Libération la presse collaborationniste disparue et un foisonnement de titres émergea, issus des publications clandestines de la résistance. Cette multiplication de titre donna en France un regain d'intérêt et de crédibilité pour la presse. En France, pendant la guerre d'Algérie, l'Humanité et Libération de d'Astier de la Vigerie (pas de Rotschild) rapportèrent la dureté des combats et montrèrent l'iniquité de cette guerre faisant basculer l'opinion en faveur de l'indépendance algérienne. Aux USA les reportages de guerre furent pour beaucoup également dans le basculement de l'opinion US contre cette guerre que le gouvernement dut arrêter. Le journalisme connu son heure de gloire et une crédibilité sans failles.

 

 

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C'est suite à ces défaites que les pouvoirs et surtout le pouvoir suprême US conçu l'idée de mieux utiliser la presse à son profit. Il put déjà l'utiliser en organisant « l'impeachment » de Richard Nixon, nous savons aujourd'hui que le fameux « gorge profonde » informateur des journalistes du Washington Post était un agent du FBI et que cette affaire du « Water Gate » était un complot dirigé contre Nixon coupable d'avoir ouvert des relations diplomatiques avec la Chine.

 

La fin du 20ème siècle connu une concentration dans la presse avec l'élimination de nombreux titres accompagnée de fortes prises de participation de puissances d'argent et de pouvoir dans le capital de ce qui restait. L'émergence de la radio et de la télévision par l'importance accrue des capitaux à mobiliser pour ces médias accéléra la tendance. L'information, les médias n'étaient plus qu'une affaire d'argent et de pouvoir, la presse d'opinion avait vécu elle était éliminée, les moyens d'information étaient maintenant concentrés dans un petit nombre de mains. La presse écrite, parlée et télévisée pouvait jouer pleinement son rôle de médias du pouvoir, pouvoir mondial maintenant car l'effondrement de l'URSS laissait seul sur le monde le pouvoir des USA et de son complexe militaro-industriel.

 

Le 11 septembre 2001 et la fin d'un mythe.

 

Les USA seul impérialisme actif en ce début de 21 siècle, conçu l'idée d'étendre sa domination sur le monde en prenant les places laissées vacantes par l'impérialisme soviétique décédé. Il voulait également effacer la honteuse défaite du Vietnam dont il rendait les journalistes responsables. Il expliqua son projet dans un écrit, le PNAC Project for a New American Century (Projet pour un Nouveau Siècle Étasunien).

 

Le 11 septembre 2001 une série d’événements survenus aux USA à New York et à Washington, largement diffusés en temps réel, ou quasiment, montrait des avions percutant les tours jumelles du World Trade Center de New York, ces tours s'effondrer, puis une troisième tour non touchée, mais subissant un petit incendie, s'effondrer également. A Washington un aéronef percuta le Pentagone au niveau du sol perçant trois ailes de bâtiment en faisant un orifice parfaitement circulaire de 3 mètres de diamètre. Il était dit également qu'un avion s'était écrasé en Pennsylvanie.

 

Les journalistes sur place le 11 septembre 2001 rapportèrent fidèlement l’événement pendant qu'il se déroulait. Rapidement, dans la journée, sans attendre, l'administration US raconta une histoire qui devait montrer une responsabilité des auteurs de ces événements. Il s'agissait de terroristes islamistes guidés par Ben Laden, qui détournèrent des vols réguliers d'American Airline et avaient jeté ces avions, en se suicidant, sur les tours jumelles et le Pentagone. Le crash supposé de Pennsylvanie serait survenu alors que des passagers tentaient de neutraliser des terroristes.

 

Je ne vais pas revenir sur l'ensemble des faits, de nombreuses associations spécialisée depuis dix ans ont largement démontré la réalité de ces événements comme ne pouvant être ceux décrits par la version officielle.

 

Ce qui m'intéresse c'est l'attitude époustouflante des journalistes de l'OTAN dans le rapport de ces événement.

 

Les événements :

 

Tous ces événements sont des premières historiques, jamais il ne pu être montré d’événement semblables avant.

 

Le Pentagone.

 

Un aéronef percute le Pentagone au rez de chaussé, perce un trou de 3m de diamètre sur trois ailes de bâtiment en profondeur, ne touche pas la pelouse, ne laisse aucun débris si ce n'est un petit réacteur ne pouvant appartenir à un avion de ligne bimoteur. La version officielle prétend que le métal se serait évaporé sous l'effet de la chaleur, réacteurs compris, (pourquoi en trouve t-on un petit). Pas de traces des ailes de l'avion de 30 m d'envergure sur la façades supposées avoir percuté le bâtiment. Les ailes se seraient repliées « en arrière » au moment du choc, l'énergie cinétique (e=1/2 mv2) n'aurait pas fonctionné dans ce cas qui aurait due les projeter vers l'avant. Pourtant les corps, eux auraient résisté à la chaleur et à l'évaporation, mieux que le titane et l'acier, puisque des tests ADN aurait été fait pour identifier les corps.


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Aucune image ne montre l’avion, pourtant le lieu est cerné de caméras. Plusieurs mois après on ressort une vidéo à la quelle il manque des images, vidéo ou l'on ne voit pas l'avion d'American Airline mais une traînée d'un petit aéronef, genre missile de croisière. On apprend par la suite que des agents du FBI sont venu effacer toute trace d'enregistrement de la scène provenant des nombreuses caméras alentour.

 

Il faut un faible niveau d'étude secondaire pour s'apercevoir que la version officielle est une rigolade. Les faits montrent aisément que l'aéronef ayant percuté le bâtiment était un missile de croisière disposant d'une charge creuse et non un avion de ligne d'American Airline.

 

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Les autres versions officielles des différents faits de cette journée sont autant abracadabrantesques que l'affaire du Pentagone, la palme revenant à la tour 7 qui s'écroule d'elle même sans qu'elle ne fut percuté par quoi que ce soit. L'évocation du seul pentagone suffit à la démonstration.

 

Un journaliste, même bas de plafond aurait pu au moins s'interroger sur les incohérences entre les faits et la version officielle, émettre même timidement quelque doutes, demander des explications et bien non, rien, pas un mot, pas un doute. L'incroyable version officielle sera reproduite dans le monde dans toute la presse, autant celle de l'OTAN au début que dans celle ou l'influence étasunienne semblerait moins prégnante.

 

Seule, dans ce silence, une petite organisation, le Réseau Voltaire, qui militait pour la liberté d'expression, osa publier sur son site Internet un jeux des «7 erreurs» ou était montré en plaisantant le ridicule de cette version officielle. Cette remarque de ce petit groupe disant que « le roi était nu » fit tache d'huile et rapidement une contestation sporadique se développa contre cette version officielle. C'est alors que le monde politico-médiatique, ses journalistes et politiciens s'enferma en se raidissant dans une défense bornée et sans faille de la version officielle étasunienne.

Leurs arguments religieux étaient essentiellement fondés sur l'explication qu'une déviance avait frappé les contestataires, les amenant à nier une parole divinisée et que si l'on niait cette parole on pouvait nier également l'holocauste des juifs européens durant la deuxième guerre mondiale. Il s'agissait d'une diabolisation suprême de ceux qui étaient désormais qualifiés d'hérétiques.

Tous les titres de journaux, tous les journalistes, tous les partis politiques, tous les politiciens sans exceptions se lancèrent avec haine dans une série d'anathèmes frappant Thierry Meyssan et avec ceux qui voulaient en revenir au faits matériels de cette journée du 11 septembre 2001 et leur complète discordance avec la version officielle. Des dizaines d'ouvrages, des centaines d'articles, des heures d'émission de télévision pour expliquer qu'il fallait croire l'autorité institutionnelle sans conteste et pour discréditer à coup de rumeurs Thierry Meyssan et ses camarades.


Pour ces zélateurs de tous pouvoirs, remettre en cause toutes vérités officielles était remettre en cause les fondements même de la société, ce qui était parfaitement juste. C'est la raison même de l'implication hargneuse des institutions politico-médiatiques qui avaient conscience de jouer là, leur existence.


Dans ce raidissement des défenseurs de l'ordre journalistique et institutionnel, il y eu une surprise de taille et significative ce fut la position du PCF et de sa presse. Cet ensemble était jusqu'ici réputé dissident, mais il n'en était rien, le PCF et sa presse se sont dévoilés à cette occasion comme imposteurs et suppôts comme les autres de l'imperium US en soutenant avec autant d'énergie que les autres la thèse de l'ordre. Dévoilés et sans honte on voit aujourd'hui les débris de ce parti qui fut glorieux soutenir l'aventure impérialiste en Syrie.

 

Nombre d'associations d'experts professionnels furent créées après le 11/9 démontrant techniquement et scientifiquement que cette fameuse version officielle n'était que baliverne. L'explosion de l'Internet puis des réseaux sociaux durant ce temps permit à ce type d'information avec ses images démonstratives de se répandre largement dans le public. Dans le même temps les grands médias des pays hors OTAN s’emparèrent de l’événement pour contester la version officielle, des émissions de télévision en Russie par exemple donnèrent la parole aux contestataires à des heures de grande écoute.

 

Qui fallait il croire maintenant le monde politico-médiatique de l'OTAN enferré dans sa religion de la vérité officielle étasunienne, ou les divers démonstrations d'experts ?

 

Dans ce combat les politico-médias perdirent la bataille de l'Internet leur crédibilité tombait en chute libre.


Le média réputé menteur, perd ainsi son caractère de média.

 

http://www.reopen911.info/11-septembre/sondage-h-e-c-pour-reopen911-les-francais-et-le-11-9-11-questions-sur-le-11-septembre/

 

http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/FBABA80031284B66BE443C21CFADABBA.aspx

 

http://mediateur.blogs.rfi.fr/article/2011/02/08/journalistes-la-crise-de-confiance-perdure

 

On voit dans ces différents sondage l'effet du 11/9 sur le manque de crédibilité des journalistes. Si un peu plus de la moitié des français évoque des doutes sur la version officielle, ces français pensent à une proportion identique ou presque que les journalistes mentent.

 

Comment en est on arrivé là? Comment et par quelles voies le pouvoir impérial étasunien pu ainsi imposer sa volonté sans conteste aux politiciens et aux médias. C'est une question essentielle à laquelle il faudra bien répondre un jour. Entre la fin de la guerre du Vietnam en 1975 et le 11 septembre 2001 les USA durant 25 ans ont réussi à imposer leur pouvoir partout dans tous les rouages même les plus intimes des sociétés « occidentales ».

Puis durant 10 ans, l’imperium US sur l'occident a réussi à faire chuter la confiance des français de moitié dans une institution politico-médiatique pourtant nécessaire à la paix sociale, creusant ainsi sa tombe.

 

Le lien, déjà démontré très étroit entre le pouvoir étasunien et le monde politico-médiatique en « occident » va s'illustrer une nouvelle fois avec les guerres de Libye et de Syrie.


 

L'avènement du «journaliste» de guerre.

 

Journalistes-et-terrorites.jpg

le journaliste de guerre Paul Conroy et ses amis terroristes

 

http://www.voltairenet.org/Le-journaliste-Paul-Conroy-agent

 

 

Le «journaliste» de guerre, avec guillemet à journaliste, n'est pas un reporter de guerre comme il y en eu durant la guerre du Vietnam, non, ce type de « journaliste » mêle dans un conflit, deux fonctions celle de désinformer le public pour justifier la guerre et celle d'informer les services de renseignement de son pays. Ce type d'action, désinformation espionnage est tellement évidente que l'on se demande pourquoi il n'y fut pas songé avant. La carte de journaliste confère à l'agent maint possibilités de déplacement, d'observation et d'intrusion sans être la cible des belligérants.

Les guerres US sont en générale menées du ciel et si l'on veut faire des frappes dites chirurgicales il est nécessaire d'avoir du personnel au sol. Ces personnels opèrent soit en éclairant au laser la cible, ainsi les bombes pourront être guidées avec ce signal optique, soit en plaçant des balises dans les lieux ciblés, balises pouvant ainsi guider des missiles de croisière.

Le « journaliste » avec son matériel peut aisément dissimuler les outils qui conviennent. Également le « journaliste » bien équipé en moyens de transmission peut assister le groupe allié en lui offrant des moyens de transmission efficaces. Les armées « occidentales » disposant de satellites et de moyens d'écoutes sophistiqués, peut renseigner en permanence le groupe militaire allié par l'intermédiaire du « journaliste » espion. Ces métiers se confondent tellement que l'on peut distinguer deux sortes de « journalistes » espions, les journalistes professionnels d'origine il en faut, surtout si ils sont connus et les espions professionnels d'origine a qui l'on a fourni une carte de presse les deux travaillant en général en équipe le « journaliste » couvrant de sa fonction l'espion professionnel et l'espion protégeant le « journaliste »

 

 

La fonction principale du « journalisme » de guerre reste la désinformation.

 

Justifier la guerre d'agression impérialiste.

 

La résolution de l'ONU 1973 a permis aux puissances soumises aux USA de bombarder des objectifs militaires et civiles en Libye et d'appuyer avec des hélicoptères d'attaque les offensives terrestres des troupes au sol disparates composées de mercenaires islamistes encadrées par des militaires professionnels. Les attaquants ont largement outrepassés cette résolution, comme l'ont souligné les diplomaties de nombreux pays, cependant elle n'a pu être votée que par la diffusion de fausses informations sur une prétendue révolte pacifique à Benghasi et sur l'emploi qui auraient été disproportionné des forces de maintient de l'ordre libyennes. En fait il s'agissait d'attaques coordonnées de groupes armées pilotés de l'étranger contre des bâtiments publics et des commissariats ceci en assassinant tous représentants de l'état libyen. Ce coup d'état était préparé de longue date comme l'indique une interview du général US Westley Clark. Durant tout le conflit les « journalistes » de guerre « occidentaux » n'ont cessé de falsifier la réalité du terrain et ce en contradiction avec les médias de pays hors OTAN présents sur place, comme Tele Sur la télévision Vénézuelienne ou Russia Today la télévision anglophone russe. Huit journalistes du Réseau Votaire, de différentes nationalités ont pu également témoigner sur place de la réalité de ce conflit, des assassinats ciblés de personnalités libyennes et de divers crimes de guerre commis par les forces attaquantes, comme la destruction systématique de systèmes d’adduction d'eau et de lignes électriques. Cette guerre par son horreur marqua l'effondrement moral de "l'occident"

 


 

Le scénario libyen a voulu être reproduit en Syrie, quand la désinformation des « journalistes » de guerre a prétendu qu'une révolte massive de citoyens de ce pays était durement réprimée par les forces nationales. Pourtant, de la même manière, des groupes armés islamistes assassinaient ça et la militaires policiers et civiles ne voulant pas se plier à leur loi et ce des manières les plus horribles qui soient en cherchant à rendre responsable de ces crimes les forces nationales. Ce scénario à l'identique a cette fois-ci soulevé la protestation véhémentes de la Chine et de la Russie, qui refusèrent de renouveler l'expérience de la résolution 1973 .

Ici la symbiose entre « journalistes » de guerre et mercenaires combattants étrangers a été poussé à l'extrême avec l'édification à Homs dans le quartier de Baba Amr d'un pseudo centre de presse, en réalité un centre de communication très sophistiqué entre services de renseignements « occidentaux » et mercenaires sur le terrain.

 

http://www.voltairenet.org/Les-journalistes-combattants-de

 

Aujourd'hui la diffusion rapide de l'information en dehors des circuits officiels, via l'Internet et les réseau sociaux permet de dévoiler les complots ourdis par la puissance impérialiste. Avec le refus de grands pays comme la Russie et la Chine d'être maintenant complices de ces complots, pensant à juste titre qu'ils sont in-fine dirigés contre eux, ce type d'action sera de plus en plus difficile à monter.

La rapide destruction de crédibilité des politico-médias « occidentaux » ne peut que saper les bases institutionnelles de notre société puisque l’ensemble des institutions morales, sociales et publics sont impliqués dans les mensonges et les crimes commis suivant ces mensonges.

 

De cette destruction un autre monde naîtra dans la douleur peut être mais espérons maintenant sans la nécessité de médias cherchant à nous faire accepter notre propre soumission.

 

Un monde sans médias, un monde libre.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 10:31

 

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Jeanne d'Arc par Rembrandt 


2ème Partie

 

Apparition de l'état au royaume de France

 

 

 

La deuxième phase de la guerre de cent ans verra les prémisses  d'un état et la tentative de la bourgeoisie d'y participer, elle verra également des révoltes populaires, la peste et la reconquète des terres perdues.

Cette partie s'intéresse au règne de Charles V, celui-ci est  né en 1338 et est mort en 1380, la période de son pouvoir réel commence pourtant en 1356 en tant que régent, il ne sera couronné roi qu'en 1364. Elle s'intéresse surtout à sa tentative de reconstituer un état en France et à la volonté de la bourgeoisie d'y participer.


2-1- Charles régent de France 1356-1364.

L'état.

On peut considérer un état comme une organisation permettant à un pouvoir central de s'exercer sur un territoire donné. Il n'y avait plus une telle organisation dans le royaume de France depuis le dernier roi carolingien.

Charlemagne nommait des comtes à la têtes des «pagus» (pays) qui étaient une division administrative de l'empire. Il choisissait toujours ces comtes, parmi ceux qui étaient d'une autre origine que celle du «pagus» qu'il devaient administrer, ces comtes pouvaient être révoqués et lui devaient obéissance, ils représentaient le pouvoir central, l'état carolingien, comme un préfet.
A la mort de Charlemagne cette fonction devint héréditaire et les familles de ces comtes s'implantèrent durablement. Les derniers rois carolingiens, incapables de faire face aux invasions qui assaillaient de toutes parts les restes de l'Empire, ces comtes prirent le pouvoir localement.  En France Eudes comte de Paris qui s'illustra avec vaillance contre les attaques des  Vikings,  fut le premier d'une lignée, qui remplaça les rois carolingiens pour les robertiens d'abord puis les capétiens ensuite.

Le royaume de France s'organisa alors selon le mode féodal. Le Roi de France n'avait  de pouvoir administratif que dans son propre domaine réduit à l’Île de France, comme n'importe quel seigneur féodal.
L'organisation féodale, sans pouvoir central permettra d'augmenter considérablement le nombre des initiatives. Plusieurs types d'organisations individuelles ou sociales pouvaient posséder le pouvoir de ban. Cela pouvait être des seigneuries militaires de la noblesse ou des seigneuries ecclésiastiques des évêques s'exerçant surtout dans des villes. Cela pouvait être également des seigneuries collectives, qui pouvaient être des abbayes ou des villes organisées en commune, ayant obtenu des franchises. 

Cette multiplication de pouvoirs locaux différents multiplia les possibilités d'entreprises, artisanales, industrielles, commerciales ou agricoles qui n'étaient freinées par aucun obstacle. Ceci permit un formidable développement économique en Europe et particulièrement en France. 
La population tripla ainsi en trois siècles. Entre Loire et Somme, le tonnage en pierre de construction, vestige  de cette époque dépasse le tonnage des vestiges de 3000 ans de civilisation de l’Égypte  ancienne.

Une bourgeoisie citadine prospéra, s'enrichit au cours du beau 13ème siècle, elle réclama de participer aux pouvoirs locaux des cités. Cette bourgeoisie citadine organisée en communes obtint du roi ou du pouvoir nobiliaire régional ce que l'on appelait des franchises, c'est à dire un certain nombre de droits d'administration et de justice (ban), la bourgeoisie s'insérait parfaitement au sein du système féodal. Cette insertion était également militaire car les villes, comme toutes seigneuries,  fournissaient à l'ost royal de forts contingents de milices. 


Cette accession au pouvoir local des bourgeoisies sera beaucoup plus importante dans l'Empire Romain Germanique qu'en France. Au sein de l'Empire, en Italie du Nord de véritables républiques bourgeoises seront érigées avec un semblant de démocratie, Venise Florence, Sienne, Gène et en Allemagne du Nord la République de la Hanse. Dans le royaume de France ce sont les villes de Flandre qui obtinrent  les plus importantes franchises, notamment les villes de Bruges et Gand et certaines ville du midi comme Toulouse. A Paris les franchises accordées sont modestes.

La multiplication des pouvoirs locaux et l’absence de pouvoir central, fonctionne merveilleuse bien quand tout va bien  quand il n'y a pas besoin de fortes et puissantes coalitions.

Mais quand le dauphin Charles prit le pouvoir, plusieurs problèmes graves affectaient le royaume et cette dispersion des pouvoirs ne permit pas d'y faire face.

 Le premier de ces problèmes était l'agression organisée par un pays possédant des moyens : l'Angleterre. Cette agression concertée et méthodique d'un pays sur un autre était une nouveauté. Jusqu'alors ce qui fut plus tard la France n'avait été agressée que par des bandes d'envahisseurs plus ou moins bien organisés comme les Vikings à l'Ouest ou les Sarrasins au sud.



Etienne Marcel (Gravure du 19ème siècle)
262px-Etienne_Marcel.jpgLa tentative révolutionnaire d'Etienne Marcel.

Les défaites militaires engendrèrent une déconsidération brutale de la noblesse chevaleresque, elle avait failli à ce pourquoi elle était légitime pour le peuple, le protéger. Cette déconsidération encouragea la bourgeoisie des villes à la contestation et à la révolte. Cette contestation bourgeoise s'accompagna également de révoltes paysannes au nord de Paris, les Jacqueries.

Le pouvoir du futur Charles V  commence en 1356 après la bataille de Poitier quand son père Jean le Bon est fait prisonnier par les anglais. Dauphin il prend la régence, il a 18 ans. Il ne régnera pleinement qu'à partir de 1364. Charles possède une malformation de la main droite qui l’empêche de bien tenir une épée,  il ne possède ni les capacités physiques ni l’entraînement militaire de son frère Philippe qui à la bataille de Poitier combattit au côté de son père. Tout le monde a appris à l'école ses supposées paroles : « Père gardez vous à droite ! Père gardez vous à gauche !» ce qui lui vaudra le surnom de Philippe le Hardi et la couronne ducale de bourgogne en récompense. Charles qui s'est enfui à la bataille de Poitier, ce qui est une honte chevaleresque, ne possède pas les qualités requisent pour faire un chevalier guerrier et ce au grand  dam  de son père. Il possède en revanche et en compensation de bonnes qualités intellectuelles et d'organisation.

Le non intérêt du jeune Charles pour les choses de la chevalerie sauvera son trône et la France. Outre la guerre avec l'Angleterre le dauphin Charles est confronté aux ambitions de Charles le Mauvais roi de Navarre fils de Jeanne de Navarre qui aurait pu devenir reine de France si elle n'avait signé un renoncement. Charles le Mauvais est  l'arrière petit fils de Philippe le Bel, il s'estime plus légitime que le dauphin future Charles V et qu’Édouard III d'Angleterre, ce qui est vrai selon les lois féodales de succession.


C'est un combattant il prétend être mieux à même de repousser l'anglais que le dauphin.

En France, face à l'incompétence de la noblesse entichée de chevalerie, les bourgeois, notamment parisiens et flamands voulaient participer au pouvoir central, ils voulaient  une monarchie contrôlée par le peuple, enfin par les bourgeois.

Les pouvoirs politiques de la bourgeoisie, parfois très importants dans la chrétienté, surtout au sein de l'Empire étaient moindres dans le royaume de  France, cependant, les villes de Bruges et Gand avaient obtenues du comte de Flandre une grande autonomie, ceci donnait un exemple à la bourgeoisie parisienne dont le pouvoir politique était modeste. Les milices citadines flamandes avaient déjà montré leur force à Philippe le Bel en 1302 en décimant la fine fleur de la noblesse à la bataille de Courtrai dite des 1000 éperons d'or, ceux des nobles massacrés. Ces éperons d'or avaient été suspendus au beffroi de la ville. (Les éperons des chevaliers étaient toujours en or).

Il y avait eu pourtant une avancée avec la création, des États Généraux en 1302 par Philippe le Bel pour donner plus de crédibilité à ses décisions souvent impopulaires, surtout en matière financière.

On désignait par États Généraux les assemblées exceptionnelles convoquées par le roi de France pour traiter d'une crise politique, d'une guerre ou d'une question diplomatique, pour  décider d'une aide militaire ou fiscale. Ils réunissaient le clergé, la noblesse et la bourgeoisie des bonnes villes, celles bénéficiant de franchises. Jusqu'en 1484 ils étaient réunis de manière distincte par région de langue d'oïl ou de langue d'oc.
L'élection des députés de chaque province aux États Généraux se faisait par une élection au sein d'assemblées primaires provinciales, elle-mêmes séparées en trois collèges correspondant aux trois ordres. Les membres de ces assemblées primaires étaient pour la noblesse des représentants de toutes les familles, pour le clergé les titulaires des principaux sièges ecclésiastiques ou abbatiaux, et pour le tiers état les représentants des villes ayant un consulat ou un échevinage, c'est à dire une commune.

Étienne Marcel appartenait aux deux plus prestigieuses confréries parisiennes: la grande Confrérie de Notre-Dame aux prêtres et bourgeois de Paris et la Confrérie Saint-Jacques-aux-Pèlerins. Les membres de cette dernière faisaient serment de faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle dont la Navarre était  un point de passage obligé et dont son roi, Charles le Mauvais, était également membre de cette confrérie . Étienne Marcel prit un rôle prééminent dans ces confréries et en 1350, il fut cité comme prévôt de la Grande Confrérie de Notre- Dame.  Fort de son influence grandissante, il succéda en 1354 à Jean de Pacy comme prévôt des marchands de Paris.

Des États généraux se réunirent le 17 octobre 1356. Le dauphin se heurta alors à une forte opposition,  Étienne Marcel, à la tête de la bourgeoisie, était allié avec les amis de Charles le Mauvais,  Les États généraux, déclarèrent néanmoins  le dauphin lieutenant du roi (régent) et défenseur du royaume en l’absence de son père et lui adjoignirent un conseil de douze représentants de chaque ordre.


Les États Généraux du 17 octobre 1356, exigent la destitution des conseillers les plus compromis pour avoir dévalué la monnaie à plusieurs reprises,  la capacité à élire un conseil qui assistera le roi ainsi que la libération de Charles de Navarre, emprisonné auparavant par Jean Le Bon.  Le dauphin proche des idées réformatrices n’est pas contre l’octroi d’un rôle plus important des États Généraux dans le contrôle de la monarchie. En revanche, la libération de Charles de Navarre est inacceptable car elle mettrait fin au règne des Valois. Pas assez puissant pour pouvoir refuser d’emblée ces propositions, le Dauphin ajourne sa réponse, congédie les États généraux et quitte Paris,. Les États généraux sont prorogés et seront convoqués de nouveau le 3 février1357.


La grande ordonnance de 1357, pour  une monarchie contrôlée.


Le texte de cette ordonnance comporte 61 articles elle est l'esquisse d'une monarchie contrôlée et un vaste plan de réorganisation administrative. Il précise qu'une commission d'épuration composée de vingt-huit députés, dont douze bourgeois, aura pour charge de destituer les fonctionnaires fautifs (et particulièrement les collecteurs d'impôts indélicats). Les coupables seront alors condamnés et auront leurs biens confisqués. Le Dauphin renonce à toute imposition non votée par les états généraux et accepte la création d'un conseil de tutelle de 36 membres qui se met aussitôt en mesure d'exécuter un programme de réformes. Six représentants des états entrent au conseil du roi qui devient un conseil de tutelle, l'administration royale sera surveillée de près, les finances et particulièrement les mutations monétaires et les subsides extraordinaires seront contrôlés par les états. L'ordonnance prévoie aussi une monnaie fixe, les nobles ne pourraient plus être dispensés de l'impôt, le droit de réquisition des seigneurs doit être aboli, les fourrages et les chevaux mis à l'abri du pillage. En échange de ces mesures les villes fourniront un homme d'armes par cent foyers. Cinq jours après la promulgation de l'ordonnance, presque tous les conseillers royaux du moment sont exilés, les membres du parlement et de la chambre des comptes renouvelés, les officiers de justice et de finances destitués, la cour des aides créée. (Wikipedia)

Le dauphin est contraint d'accepter la promulgation de cette ordonnance révolutionnaire plus de 4 siècle avant la dernière réunion des états généraux du royaume le 5 mai 1789.
Jean le Bon roi en titre mais prisonnier à Bordeaux interdit l'application de cette ordonnance
L'exécution de cette ordonnance va être vite bloquée. La commission d'épuration est désignée mais ne fonctionne que 5 mois. Les collecteurs d'impôts nommés par les États Généraux rencontrent l'hostilité des paysans et des artisans pauvres. Les six députés entrés au conseil de tutelle sont en minorité et les états généraux manquent d'expérience politique pour contrôler en permanence le pouvoir du dauphin qui, en prenant de l'expérience, retrouve l'appui des fonctionnaires. Les déplacements fréquents, coûteux et dangereux à l'époque, découragent les députés de province et les états sont de moins en moins représentatifs. Peu à peu seule la bourgeoisie parisienne vient siéger aux assemblées. Mais enfin, le roi Jean II le Bon, gardant un grand prestige et venant de signer une trêve de deux ans avec les anglais, désavoue le dauphin et depuis sa prison de Bordeaux, interdit l'application de l'ordonnance de «réformation» le 6 avril 1357.
Étienne Marcel et l’évêque Robert Le Coq son allié protestent auprès du Dauphin, celui-ci se sentant soutenu par les provinces, lesquelles ne suivaient pas le mouvement imprimé par la bourgeoisie parisienne, interdit au mois d'août au prévôt et à ses alliés de se mêler désormais du gouvernement. Le Coq se retira dans son évêché ; mais le prévôt, resté à Paris, profita du départ du Dauphin Charles qui avait convoqué les États hors de la capitale, pour organiser la résistance.

 

Charles le Mauvais harangue les parisiens
Charles le mauvais et les ParisiensIl songea dès lors à opposer à la branche régnante des Valois une autre branche de la maison de France et trouva en la personne du roi de Navarre, Charles le Mauvais, un prétendant prêt à tout. Un coup de main combiné par le prévôt des marchands fit sortir le roi de Navarre du château d'Ailleux où il était détenu, et le Dauphin, revenu à Paris sans argent, dut une fois encore convoquer les États pour le 7 novembre. Sous la pression des chefs de la bourgeoisie, il accorda à son beau-frère le navarrais un sauf-conduit et l'autorisation de rentrer à Paris. Le 13 janvier 1358, les États Généraux s'assemblèrent de nouveau mais presque aucun noble et très peu de gens d'église ne s'y rendirent. Les députés se quittèrent sans avoir pu se mettre d'accord sur les moyens à trouver des subsides. Le 23 janvier suivant, le Dauphin prescrit une ordonnance l'autorisant à dévaluer la monnaie. Étienne Marcel, constatant l'échec de l'instauration d'une monarchie contrôlée par voie législative, va essayer de la faire proclamer par la force.

 

Assasinat des maréchaux

Le Dauphin contraint à porter le

chaperon rouge et bleu.

Assassinat marechauxLa nouvelle de l’acceptation par Jean le Bon du premier traité de Londres qui cède le tiers du territoire à l’Angleterre provoque un tollé dont Étienne Marcel va profiter. Un proche du Dauphin est assassiné le 24janvier1358, le meurtrier est saisi alors qu’il se réfugiait dans une église et le Dauphin fait de son exécution un exemple.  Étienne Marcel exploite les esprits qui s’échauffent, le 22 février 1358, Étienne Marcel déclenche une émeute réunissant trois mille personnes qu’il a convoquées en arme. La foule surprend Regnault d’Acy, l’un des négociateurs du Traité de Londres qui a rapporté la nouvelle à Paris. Il se réfugie dans une pâtisserie où on l’égorge férocement avec ses proches.

Puis la foule envahit le Palais de la Cité pour affronter le Dauphin futur Charles V,  Étienne Marcel et certains de ses partisans parviennent à sa chambre dans le but de l’impressionner. Il s’exclame: «Sire, ne vous ébahissez pas des choses que vous allez voir, car elles ont été décidées par nous, et il convient qu’elles soient faites». Le maréchal de Champagne Jean de Conflans et le maréchal de Normandie Robert de Clermont sont tués devant le dauphin, qui est couvert de leur sang et croit son existence menacée.
Étienne Marcel l’oblige à coiffer le chaperon rouge et bleu des émeutiers (aux couleurs de Paris), alors que lui même met le chapeau du Dauphin, et l'incite à renouveler l’ordonnance de 1357.
Ces événements semblent être une répétition de ce qui se passera à partir de 1789. Cette scène ressemble à celle de la prise des Tuilerie par les parisiens le 20 juin1792 quand Louis XVI est contraint de coiffer le bonnet rouge des insurgés.

La grande  Jacqueries et l'alliance momentanée avec la bourgeoisie parisienne.

La paysannerie est excédée par les exactions des soudards, par les impôts levés pour  la guerre et par l'incapacité des nobles à les défendre. Dans ce cadre une altercation entre paysan et nobles dégénère à Saint Leu d'Esserent  près de Chantilly, les nobles sont massacrés.

 Rapidement les exactions contre les nobles se multiplient au nord de Paris, 5 000 hommes se regroupent autour d’un chef charismatique, Guillaume Carle, mieux connu sous le sobriquet de  Jacques Bonhomme. Il reçoit très rapidement des renforts de 300 hommes de la part d’Étienne Marcel, afin de libérer Paris de l’encerclement que le dauphin est en train de réaliser, il voulait en préserver l’accès nord qui permettait de communiquer avec les puissantes villes du comté de Flandre (Bruges et Gand), solidaires des insurgés parisiens.
L’alliance avec Étienne Marcel semble réussir lorsque les Jacques s’emparent du château d’Ermenonville.


Massacre des Jacques sur le pont de Meaux
Jacquerie_meaux.jpgLe 9 juin, les hommes du prévôt de Paris et une partie des Jacques, environ mille hommes, conduisent un assaut sur la forteresse du Marché de Meaux où s'était réfugié le Dauphin et sa famille. C’est un échec,  alors que les Jacques se ruent à l’assaut de la forteresse, ils sont balayés par une charge de cavalerie menée par le comte de Foix, Gaston Phébus,
Mais le gros des forces de Guillaume Carle veut prende Mello, bourgade du Beauvaisis le 10 juin.
Écarté du pouvoir par Étienne Marcel qui a trop vite cru contrôler le régent après l’assassinat des maréchaux, Charles le Mauvais doit montrer au prévôt de Paris que son soutien militaire est indispensable. Pressé par la noblesse, pour réprimer la jacquerie Charles le Mauvais voit le moyen aussi d’affermir sa position de prétendant au trône de France, son allié Etienne Marcel doit abandonner les  Jacques.
Le navarrais prend la tête de la répression, engage des mercenaires anglais et rallie la noblesse. Il s’empare par ruse de Guillaume Carle venu négocier et charge les Jacques qui n'ont plus de chef. C’est un massacre et la répression qui s’ensuit est très dure, quiconque est convaincu d’avoir été de la compagnie des Jacques est pendu sans jugement. La jacquerie se termine dans un bain de sang dont Charles le Mauvais porte la responsabilité alors que le dauphin a su garder les mains propres. Il saura lui par la suite se montrer magnanime envers les rescapé de la répression.


La fin de d'Etienne Marcel et de l'espoir d'une monarchie contrôlée.


Étienne Marcelle et Charles de Navarre se réfugient alors dans Paris assiégé par le Dauphin. Une grande partie des chevaliers recrutés par le navarrais l'abandonne et vont se rallier à la légitimité du futur roi de France. Le gros des troupes recrutées pour la défense de Paris est alors  constituée de mercenaires anglais en déshérence des combats.
L'installation de cette troupe de soudards anglais dans Paris deviendra très vite impopulaire.
Le 21 juillet 1358, à la suite d’une rixe de taverne qui dégénère en combat de rue, trente-quatre archers anglais sont massacrés, les parisiens en armes en saisissent ensuite quatre cent qu’ils veulent soumettre à rançon.
Le lendemain, Étienne Marcel et Charles de Navarre réunissent la population place de Grève pour calmer les esprits, mais les événements leurs échappent et la foule réclame d'être débarrassés  des anglais. C'est alors que 8 000 piétons et 1 600 cavaliers en arme conduisent les parisiens en colère par groupes distincts vers les mercenaires anglais en embuscade, ceux-ci massacrent 600 à 700 parisiens dans l'affrontement.
Les parisiens suspectent Charles de Navarre, qui a quitté Paris avant ce massacre, d’avoir été prévenir d'autres mercenaires anglais et de les recruter afin de marcher sur Paris. Les parisiens prennent soudain conscience que leur chef, Étienne Marcel et son allié Charles le Mauvais soutenaient les ennemis de la France contre le Dauphin et contre la population. Les parisiens se sentent trahis et s'en  désolidarisent brutalement.


Assassinat d'Etienne Marcel Porte Saint Antoine

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La rumeur enfle rapidement, on dit que Philippe de Navarre, frère de Charles arrive avec 10000 anglais. Les Parisiens redoutent qu’ils ne vengent leurs camarades et pillent la ville.
Étienne Marcel, fait marquer les maisons de ceux qu’il suspecte de sympathie pour le Dauphin. Ces signes sont mal  interprétés et la suspicion à son égard augmente encore. L’échevin Jean Maillart, aidé de Jehan Pastoret, président du Parlement de Paris et du gentilhomme et chevalier Pépin des Essart, convainquent les bourgeois de demander l’aide du Dauphin.  Le 31 juillet1358, à l’aube, Étienne Marcel, en compagnie du trésorier de Charles de Navarre, essaye de se faire remettre les clefs de la porte de Saint-Denis pour faire entrer navarrais et anglais  mais il se heurte au refus de Jean Maillard. N’insistant pas il tente sa chance à la porte Saint-Antoine, mais Jean Maillart a sonné l’alerte et rameute le maximum de monde: Étienne Marcel surpris,  au signal convenu, il est massacré avec ses amis.
Les espoirs d’Étienne Marcel de voir s'établir en France une monarchie contrôlée par un parlement meurent avec lui. Pire, en réaction, le peu de franchises dont bénéficiaient l'échevinage parisien disparaît. Le prévôt des marchands ne sera plus élu par les échevins eux mêmes élus au sein de la bourgeoisie, il sera désormais nommé par le roi et lui devra donc cette charge.

 

Entrée triomphale du Dauphin

dans Paris

Entree_de_Charles_V_a_Paris.jpgLe réflexe national a joué finalement, les bourgeois ne voulaient pas de l'anglais allié à Charles le Mauvais lui même allié d’Étienne Marcel. Le réflexe de classe à joué également, la noblesse emmenée par le navarrais ne pouvant pas  permettre que des vilains massacrent des nobles.
Etienne Marcel entre deux alliances, celle du peuple et celle des ambitions personnelles de Charles de Navarre a finalement choisi se dernier, le peuple lui, préférant encore la légitimité du future roi de France compromis, ni avec l'anglais ni avec la répression contre la jacquerie.
Le futur Charles V sort vainqueur de ce conflit et entre triomphalement dans Paris le 2 août 1358. 

La noblesse est encore plus déconsidérée, la bourgeoisie rentre dans le rang et le pouvoir despotique royal est renforcé.

Pourtant la bourgeoisie parisienne ne renoncera pas, plus tard elle soutiendra le parti  bourguignon favorable à une monarchie contrôlée face au parti armagnac qui défendait une monarchie absolue, mais voilà le parti bourguignons s’allia aux anglais et l’évêque Cauchon fut l'une de leur figure, tandis que le parti armagnac nous sorti Jeanne d'Arc. Une autre histoire 70 ans plus tard.

Des révoltes également en Europe.


Révolte de paysans

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Les révoltes populaires n'affectèrent pas seulement la France à cette époque,
En Italie à Florence, c'est la révolte des Ciompi en 1378, ce sont les prolétaires de Florence qui prennent un moment le pouvoir contre les bourgeois et établissent une véritable démocratie.

 

Mort de Wat Tyler
250px-DeathWatTylerFull-copie-1.jpgEn Angleterre c'est la révolte de Wat Tyler en 1381 qui réussit à prendre la Tour de Londres avec ses partisans mais fut tué et celle du prêtre égalitariste John Ball la même année qui est l'auteur de cette phrase célèbre «Quand Adam bêchait et Ève filait, où donc était le gentilhomme?». Puis à la suite de John Ball vint le mouvement chrétien égalitariste des  Lollards qui fut actif jusqu'en 1399 année d'une terrible répression qui les décima.

 

 

En Bohème en 1419 dans l'empire ce fut la révolte des égalitaristes Hussites adeptes Jan Hus lui même adepte des égalitaristes Lollards dont les communistes Taborites de Jean Siska seront les plus nombreux et déterminés. Cette révolte vit nombre d'innovations en matière d'armement et de mœurs les Taborites pratiquaient l'amour libre et les ils allaient de victoires en victoires grâce à leur...  char d'assaut et à leur puissante artillerie. Il fallut nombre de croisades et d'efforts de 1419 à 1436 de la part du pape et de l'empereur pour les vaincre.

La peste noire.

 

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Parmi tous les malheurs que devaient subir le peuple à cette époque le pire fut la peste noire.
La peste noire sévit gravement en France de 1340 à 1440, soit pratiquement le temps de la guerre de cent ans, elle parti du sud de l'Europe pour se rependre pratiquement sur tout le continent. En France la propagation de la maladie, fut favorisée par la surpopulation des villes car les anglais ravageaient les campagnes et celle-ci étaient abandonnées. La malnutrition consécutive à cette guerre favorisa également son expansion ainsi que les mouvements de soldats et de mercenaires en tous genres venant de tous pays.
En France la population a décru de 17 à 10 millions d'habitants, une diminution de 41%.
Le registre paroissial de Givry, en Saône-et-Loire, l'un des plus précis, montre que pour environ 1500 habitants, on a procédé à 649 inhumations en 1348, dont 630 de juin à septembre, alors que cette paroisse en comptait habituellement environ 40 par an : cela représente un taux de mortalité de 40,6%.


Albrecht Dürer

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Ainsi se termine se chapitre par les 4 cavaliers de l'apocalypse La Mort, La Famine, La Guerre et La Peste

 

 

 

La suite prochainement.

2-2- Charles V, la reconquête.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:15


En trois parties.

1- La fin d'un monde qui fut prospère
2- Apparition de l'état au royaume de France
3- Reconquête, victoire du despotisme et mythe national.


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Première partie.


La fin d'un monde qui fut prospère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Image mythique de Jeanne d'Arrc au 19ème siècle

 

 

Les pouvoirs et les politiciens ont un grand intérêt pour l'histoire. Il espèrent en tirer des conclusions pour le présent qui soient favorables à leurs intérêts. Ainsi les pouvoirs forts, autocratiques sont toujours magnifiés dans les histoires officielles qui aiment Louis XIV et Napoléon, tandis que  la période féodale est vilipendée par les historiographes de tous bords car les pouvoirs y était trop dilués et trop partagés pour satisfaire les partisans politiques du despotisme et de la tyrannie.

Ainsi dans notre pays comme dans d'autres, les manuels scolaires rendent compte d'une histoire officielle le plus souvent composée de mythes fabriqués à posteriori. Il y a évidemment le grand exemples des césures: antiquité, moyen ages, renaissance et temps modernes puis époque contemporaine. Ces césures de l'histoire, qui ne correspondent à rien de rationnellement  descriptible permettent toujours comme je l'ai dit plus haut de vilipender les périodes libertaires, misent dans un sac «moyen age» ou se retrouvent des civilisations  complètement différentes et d'ainsi de pouvoir magnifier les périodes despotiques et étatiques venant après une supposée renaissance. 

Pourtant il existe réellement de courtes périodes ou les mutations sociales et techniques sont plus rapides celles-ci pourraient aisément remplacer les pseudo césures de l'histoire officielle . Une importante mutation passe par la guerre de cent ans que cette longue guerre a engendré, elle a créé le mythe national de Jeanne d'Arc déesse de la Résistance, mythe éminemment moderne.

Il ne s'agit pas ici pour moi de dérouler chronologiquement les événements de la guerre de cent ans pour cela chacun peut se reporter  à son livre d'histoire favori, il s'agit pour autant de relier des types d'événements en causes et en effets dans la mutation qui sera engendrée au cours de cette période historique. Il s'agit également d'essayer de comprendre comment les événements engloutirent une période féodale prospère, comment un état émerge et une nation se forme dans la douleur et le malheur des peuples.
Comment naît un mythe et comment l'histoire se fabrique, après coup.

La guerre de cent ans se déroule après une période très prospère pour la France et l'Europe occidentale en générale, celle du beau 13ème siècle, seul siècle sans famine jusqu'au 19ème siècle. Le nord de la France, entre Loire et Somme a été le lieux d'une explosion économique, culturelle et artistique, dont il nous reste en vestige les grandes cathédrales. Cette période des 12 et 13 ème siècle est une civilisation en soit, elle a vu la population triplée. Mais aussi quand débute le 14ème siècle commence une crise économique profonde avec de nombreuses faillites de banques, sur fond de pollution urbaine et de déboisement massif. L'histoire officielle l'appelle le Moyen Ages classique. Le peuple se souviendra de cette période qu'il appellera longtemps celle du « bon temps du roi Saint Louis»

 

 

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St Pierre de Beauvais

 

                                                                               sculpture cathédrale de Reims

 

La guerre de cent ans couvre une période de 116 ans de 1337 à 1453 bien que le traité y mettant un point final officiel date de 1475 mais nulles batailles ou escarmouches ne sont livrées après 1453 année de la bataille finale de Castillon, les anglais étant pris par une guerre civile, dite guerre des deux roses.

On peut diviser la guerre de cent ans en trois périodes.

1- La cause initiale, une guerre de succession classique au sein de la noblesse qui se déroule de 1337 à 1364,  guerre ou le peuple anglais est peu impliqué, le peuple français le sera de plus en plus et souffrira beaucoup. Cette période couvre les règnes de Philippe VI de Valois et de son fils Jean le Bon c'est un désastre pour la royauté française, sa noblesse et le peuple.

2- Une période de reconquête très habile sous Charles V, dit Charles le Sage roi de France  de 1364 à 1380.  il réussit à récupérer la quasi-totalité des terres perdues par ses prédécesseurs, instaure un État relève un peu le royaume de ses ruines, mais au prix de très grandes souffrances pour le peuple qui gronde et se révolte.

3- Une guerre nationale suite à une invasion massive anglaise, qui commence par le désastre militaire d'Azincourt en 1415, puis une terrible guerre civile entre deux partis politiques ne partageant pas la même conception du pouvoir royal. Cette période se termine par la reconquête, la victoire du roi de France à partir de la défaite anglaise de la bataille du coude de la Loire en 1429 marquée par l'apparition de Jeanne la Pucelle appelée plus tard Jeanne d'Arc et l'imposition du despotisme royal en France.

La cause initiale, une guerre de succession pour la trône de France.


900px-Généalogie Charles V.svgImbrication des familles royales



Quand la guerre de cent ans commence le sentiment d'être français ou anglais n'existe pas, l'appartenance ne concerne réellement que sa ville ou son village voir la principauté ou l'on habite, on est normand, poitevin, champenois plus que français. Pire les rois d'Angleterre possèdent de nombreux fiefs sur le continent et donc de nombreux vassaux, être aquitain ou poitevin c'est être aussi « anglais », c'est à dire vassal du roi d'Angleterre. Le peuple est sous l'unique pouvoir de celui qui détient le ban c'est à dire le droit de punir et de contraindre, ce droit peut être détenu par un seigneur, une abbaye ou une ville ayant obtenu des franchises. Le roi, titre honorifique ne possède de pouvoir que dans ses possessions personnelles. Quand commence à s'établir le système féodal au 11ème siècle son territoire propre se résumait à  l'Ile de France actuelle.

Les pouvoirs sont très dilués et très partagés.

Cette guerre de cent ans commence comme une guerre féodale classique entre deux lignées familiales se disputant le même royaume, le royaume de France. Il y a d'un côté  les plantagenets, capétiens par la mère et les valois, capétiens par l'oncle.  L'une des lignée, les plantagenets, possède le royaume d’Angleterre et est vassale du roi de France pour  la Guyenne. La Normandie qu'elle revendique fut ôté  à l'un de ses membres, Jean Sans Terre par Philippe Auguste un siècle et demi auparavant.
En 1328 à la mort de Charles IV, fils de Philippe le Bel, le royaume de France détenu par la lignée capétienne se retrouve sans successeur mâle.
La loi féodale commune à toute la chrétienté  n'interdit pas à une femme de prendre la succession d'un bien territorial.  Un royaume est un bien territorial nobiliaire comme un duché. Justement près de deux siècles auparavant Aliénor duchesse d’Aquitaine avait transmis  le duché à la couronne de France par son mariage avec Louis VII et l'avait récupérée après son divorce d'avec le roi de France, puis elle l'avait  transmise aux plantagenets par son mariage avec Henri II  roi d'Angleterre, duc de Normandie et d'Anjou, qui devenait aussi duc d'Aquitaine par sa femme.

 

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Empire plantagenet au 12ème siècle en brun et rose, le domaine royale en vert foncé et en vert claire, les vassaux directs du roi de France

 


L’aîné des fils de Philippe le Bel, Louis X le Hutin avait eu une fille Jeanne de Navarre, elle aurait du régner, mais on lui avait fait signer un renoncement à la couronne de France avant son mariage avec le comte d'Evreux, preuve s'il en est, qu'elle avait le droit régner selon cette loi féodale, mais elle y avait renoncé.
La succession pouvait donc se tourner vers Isabelle de France fille de Philippe le Bel, mais mariée au roi d'Angleterre le plantagenet  Edouard II. Celui-ci étant brusquement décédé d'un tisonnier rougi introduit par ou il avait l'habitude de pécher, son fils Edouard III, capétien par sa mère devenait roi d'Angleterre et était parfaitement en droit de briguer également la couronne de France.
Tel ne fut pas l'avis des grands du royaume de France, emmenés par Charles de Valois, frère de Philippe le Bel qui préférèrent son fils Philippe, celui-ci fut donc couronné roi de France en 1328  sous le nom de Philippe VI le premier roi Valois .
Afin de rendre cette dérogation à la loi féodale valide, ils inventèrent  une loi « salique » du nom des Francs saliens tribu à laquelle appartenait Clovis. Cette loi prétendait que les femmes franques ne pouvaient régner, comme la royauté française se prétendait descendante des Francs saliens, cette prétendue loi fut invoquée et adoptée pour écarter du trône de France  Edouard III fils d'Isabelle de France, arrière petite fille de Saint Louis.
Pour Edouard III c'était une supercherie et cette loi pure invention, ce qui était le cas.

Le 7 octobre 1337, à l'Abbaye de Westminster  le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin, le roi de France. Il conteste la légitimité de Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France pour lui-même. C'est le début de la guerre de Cent Ans.
Les deux lignées familiales ennemies plantagenets et valois sont autant françaises de culture et d'origine l'une que l'autre. Les plantagenets sont normands par Mathilde de Normandie petite fille de Guillaume le conquérant mère d'Henri II. Ils sont angevin par Geoffroy Plantagenet duc d'Anjou père d'Henri II qui donne son nom à la lignée, celui-ci épousa Mathilde devenue veuve de l'empereur germanique, enfin  ils sont aquitains par Aliénor qui épousa Henri II après son divorce d'avec Louis VII. Les plantagenets sont exclusivement francophones ils ne parlent pas un mot de saxons, l'anglais se formera pendant leur règne par le mélange des deux langues à parts égales de saxon et de français.


La première campagne d'Édouard III en 1339 passe relativement inaperçue. Il s'attire habilement le soutien des villes flamandes, grosses clientes des produits lainiers anglais. Une hégémonie anglaise au nord du royaume de France s'amorce.
En 1340, après avoir tenu sa cour à Gand et pris le titre de "roi d'Angleterre et de France", Édouard III, engage la seconde campagne sur terre et sur mer. Elle se solde par la défaite de la marine française lors de la bataille navale de l'Écluse
En 1346, Édouard III entreprend une troisième campagne ayant pour but de piller les provinces françaises proches de la Manche. C'est au cours de cette campagne qu'eut lieu la bataille de Crécy.
La bataille de Crécy (1346)  inaugure une série de défaites retentissantes de l'armée nobiliaire    française face à l'armée de métier anglaise composée pour beaucoup de paysans.

 

 

 

Battle of crecy froissart

 

Bataille de Crécy d'après les chroniques de Froissard.

Sur la gauche on remarque la bannière du roi de France et à côté l'oriflamme rouge de France. A droite la bannière du roi d'Angleterre. A gauche les arbalétriers génnois à droite les archers anglais. Les belligérants ne portent pas encore de marques nationales.

 

 


Caractéristiques de l'armée féodale nobiliaire appelée ost et raison de la succession de défaites françaises.

Jusqu'au règne de Charlemagne tous les hommes libres, les francs étaient convoqués à l'ost   impériale, quelque fut leurs moyens. Chaque homme libre devait posséder ses armes et de paysan il se faisait guerrier. Sous le règne de Charlemagne, tous les ans, au printemps, l'ost était convoqué, ce qui désordonnait le travail agricole. Pour plus d'efficacité militaire et plus de capacité à se mouvoir rapidement d'un bout à l'autre de l'empire, Charlemagne finit par  ne plus convoquer que ceux des hommes libres possédant un cheval et pouvant combattre à cheval, les autres pouvaient continuer à cultiver la terre.
La guerre devenait essentiellement une affaire de cavalerie. Au 10ème siècle l'état carolingien s'effondre sous les assauts des grandes invasions. Il n'y a plus d'état susceptible d'organiser et d'entretenir une armée. Chacun se regroupe autour d'un chef de guerre local qui deviendra seigneur, châtelain. Les grands chefs de guerre sont souvent issus de l'ancienne aristocratie carolingienne anciens propriétaires des immenses domaines qui vont se morceler. Le système est le suivant, l'ex grand propriétaire d'un domaine, offre à ses compagnons d'arme, qui peuvent être de toutes extractions, des parcelles de ce domaine, à leur charge de les exploiter et de les défendre. En contre partie le vassal, celui qui à reçu la parcelle, doit à son suzerain, l'ex propriétaire, fidélité militaire et doit se rendre à son ost privé séance tenante sur toutes convocations et avec son propre personnel de guerre et ses armes. Chaque vassal ayant au demeurant ses propres vassaux eux même possédant leur propre personnel de guerre. Les vassaux sont obligatoirement des chevaliers, c'est à dire appartenant à une confrérie militaire combattant exclusivement à cheval, ils sont adoubés durant une cérémonie religieuse particulière.
Ainsi se forme, à partir du 10ème siècle une nouvelle classe sociale, la noblesse qui jusqu'à la fin du 13ème siècle ne sera que militaire. Le roi suzerain, suprême convoque s'il en a besoin son ost, comme n'importe quel seigneur. Il convoque ses vassaux directs, le ban, qui convoquent leurs vassaux et les vassaux des vassaux, l'arrière ban. Tous doivent de se rendre à cette convocation.  L'ost royal est rassemblé à Saint Denis, devant la basilique ou après une cérémonie religieuse l’évêque  donne au roi l’oriflamme de guerre rouge, avec d'un côté inscrit Montjoie et de l'autre Saint Denis.


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Oriflamme de France Montjoie de l'autre côté


 

Cette confrérie des chevaliers  devient une caste avec son mode de vie bien particulier, elle possède un code de l'honneur dont il n'est possible de déroger. Elle fait la guerre toujours de la même manière en suivant  ses rites et son code fort précis. Les chevaliers passent tout le temps de leur vie, souvent très court à faire la guerre ou à s'entraîner à la guerre, la guerre est leur seul  raison de vivre et mourir. 
L'entraînement collectif à la guerre s'effectue dans les tournois. Les tournois sont de véritables batailles rangées entre équipes en utilisant des armes à peine émoussées, il y a de nombreux blessés et des morts. Les tournois deviennent des jeux d'argent ou l'action consiste à faire prisonnier un adversaire puis à réclamer une rançon pour sa libération, il est également possible de lui prendre son équipement et notamment ses éperons d'or. Cela devient également des jeux de sexe. Les tournois sont des spectacles organisés comme tels pour des spectatrices plus que des spectateurs. Les dames de la noblesse sont juchées sur des estrades et ne perdent rien de ce spectacle particulièrement violent, elles ont toutes leur chevalier servant en lice. Celui-ci possède un objet qu'elle lui aura offert. Gagnant le chevalier fera un beau mariage avec la dame de son choix, perdant il se contentera des nombreuses filles de joie entourant en permanence ces rudes hommes de guerre.
Pour ces chevaliers,  guerre et tournois se confondent, dans les deux cas des hérauts d'arme professionnels suivent les combats et notent des appréciations sur le courage et la tenue des uns et des autres, ces appréciations,  les « hauts faits d'arme » peuvent être repris par des trouvères dans des chants et gare à celui qui a fuit devant l'ennemi sa réputation sera compromise et sa place dans la caste nobiliaire remise en question, plus de riche mariage, plus d'argent.

 

Chevallerie

Pression sociale
Dans cette image venant d'une édition du Roman des Chevaliers de la Table Ronde, éditée à la fin du 15ème siècle (reconnaissable aux types d'armets (casques) ) on voit un tournoi ou un combat guerrier, les armes ne sont pas celles des tournois, il y a équivoque. Pourtant on voit les dames sur une estrade qui assistent à la scène et jugent l'engagement ou tremblent pour leur chevalier servant. 

 

Cette pression sociale qui agit sur le chevalier est accentuée par la littérature. Les romans de chevalerie, les chansons de gestes sont largement lus dans la noblesse et même dans la bourgeoisie. Le plus fameux d'entre eux est le Roman des Chevaliers de la Table Ronde de Chrétien de Troyes et  avec  les traités et roman d’amour courtois le Fin'amor occitan. Cette littérature magnifie le chevalier au service de sa Dame défendant la veuve et l'orphelin. Aucun chevalier n'aimerais déroger aux mythes qui entourent son état. Ces mythes prégnants s'accentuent au 15 ème siècle avec la diffusion des livres.

 

L'apparition de l'armure correspond avec le début de la guerre de cent ans, avant les chevaliers revêtaient un haubert en maille de fer. Cette armure commence par la fixation de plaques de fer sur le haubert, elle ira en se sophistiquant jusqu'au 16ème siècle on l'appelle armure de plates puis harnois blanc.  

 

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Tenue d'un chevalier fin 14ème siècle un peu après Crécy le haubert ou cotte de maille est encore présent. C'est le début de l'utilisation de l'armure de plates. Ici Thomas Beauchamps comte de Warwick chevalier anglais d'origine française comme l'indique son nom. (d'après son gisant). A gauche avec un masque protégeant la face.

 


La guerre médiévale, du chevalier est mythique et invariable.


1- L'unité de combat est la « bannière », ou « lance », elle est composée d'un «conroi» c'est à dire d'une équipe de 6 à 12 chevaliers (voir plus pour les riches)  ayant l'habitude de combattre ensemble au tournoi, cette équipe est très soudée et est commandée par un chevalier banneret, ou un homme de plus haute noblesse, sous cette bannière et derrière le «conroi», suivent les non chevaliers, écuyers, sergents, (à cheval), homme à pied et éventuellement homme de trait. Il n'y a pas d'effectifs établis pour une bannière, les hommes de haute noblesse peuvent disposer jusqu'à une centaine d'homme et ceux des moins riches une douzaine seulement. La bannière est carrée, ou rectangulaire fixée à la hampe par le grand côté, elle est portée par le chevalier le plus proche du banneret dont elle porte les  armes, c'est un honneur, les autres chevaliers exhibent  à leur lance un pennon (petit drapeau triangulaire).  Chaque chevalier porte une cotte de tissu sur son armure et un écu (bouclier) à ses propres armes.  Les hommes d'arme portent une cotte aux armes du chevalier dont ils sont au service mais souvent ne portent aucune marque et ne sont pas reconnaissables.

 

 

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Bannière de Raoul de Gaucourt                                                          Bannière de  Jean de Beuil

 

 

2- L'action militaire commence toujours par une charge de cavalerie à la lance, les «conrois» juxtaposés formant une bataille, (se mettre en ligne de bataille, la signification du terme glissera de la formation à l'action) ), puis suit la mêlée souvent à pied ou chacun combat pour soit avec les hommes de sa bannière, c'est une suite de combats singuliers essentiellement à l'épée pour les chevaliers, arme noble par excellence. 


3- Les ruses de guerre et la dissimulation sont prohibées elles ne sont pas chevaleresques, le chevalier et ses armoiries doivent être vues.


4- Les chevalier ne peuvent utiliser d'arme de trait: arc, d'arbalète ou d'armes à feu, l'usage de ces armes est réservé aux roturiers, aux manants (qui travaillent de leurs mains),  elle sont méprisées ainsi que ceux qui les utilisent.


4- Le but de la guerre, comme du tournoi, n'est pas de tuer l’adversaire mais de le faire prisonnier afin d'obtenir une rançon pour sa libération. Il est mal vu de tuer un adversaire autre qu'en combat singulier et encore plus d'exécuter des prisonniers nobles.


5- Chaque chevalier ne combat que pour son suzerain, c'est sa seule et unique motivation. Si le suzerain change de camp, le chevalier change de camp également. Ainsi nombre de chevaliers « français »,changèrent souvent de camp durant la guerre de cent ans au grès des traités qui accordent des territoires donc des fiefs au roi d'Angleterre ou lui enlève. Ceci ne posera aucun problèmes moraux aux chevaliers.  Gagner des fiefs c'est également augmenter le nombre d'homme à sa disposition à la guerre.


Si ces  usages chevaleresques de la guerre sont absolument respectés par les français, ils ne le sont pas par les anglais, pourquoi ?


Il y a bien  évidemment une chevalerie anglaise qui suit les mêmes règles que la chevalerie française, elle a l'habitude de participer aux tournois sur le continent et possède les mêmes mythes. Cependant les effectifs de cette chevalerie anglaise sont beaucoup moindres, chevaliers contre chevaliers, bataille contre bataille, les anglais perdraient toujours.
Les anglais avait commencé à réutiliser l'arc contre les écossais, cette arme était tombée en désuétude face à l'arbalète, mais ils en avaient amélioré l'efficacité avec le «long bow» en bois d'if. Le «long bow» comme l'arbalète était capable d'envoyer des traits pouvant percer des armures, en outre il avait une cadence de tire allant jusqu'à 8 traits à la minute alors que l'arbalète avait une cadence de 1 trait par  minute seulement. Edouard II  avait composé des compagnies d'archer (long bow men) avec de forts effectifs capables de faire tomber sur l'ennemi une pluie ininterrompue de flèches, blessant les chevaux qui couraient ainsi en tous sens et désorganisaient les charges de cavalerie adverse.

 

archer1.gifArcher anglais et son "long bow"


Quand le contingent anglais débarque en France en 1346, il est composé majoritairement de soldats non nobles, bien payés, parmi lesquels un très grand nombre d'archers. Les anglais n'étaient pas en mesure de suivre les règles chevaleresques de la guerre, la majorité des hommes de troupe anglais n'en avaient  que  faire et si ils les avaient suivi, ils auraient toujours été vaincus.
Les anglais inférieurs en nombre combattaient essentiellement en utilisant leurs arcs, utilisaient peu la charge de cavalerie, ils dissimulaient leurs archers et essayaient de tuer le maximum d’adversaires  ils achevaient les blessés et tuaient les prisonniers en les égorgeant y compris les nobles, ils ne gardaient prisonnier que les hommes de très haute noblesse capables de payer de très fortes tançons.


Ils ne suivaient pas en cela les mêmes règles que les français.


Ainsi, contrairement aux usages chevaleresques un très grand nombres de nobles français furent tués au cours des batailles de Crécy en 1346, Poitier en 1356 et surtout Azincourt en 1415, toutes ces batailles suivant a peu près le même scénario.


Une armée française composée essentiellement de nobles  indisciplinés car chacun voulant œuvrer pour son propre compte et sa propre gloire, bousculant ses propres troupes à pieds composées de manants méprisables. Ce groupe nobiliaire informe que l'on ne peut appeler armée était face à une véritable armée anglaise inférieure en nombre mais avec encore une proportion moindre de nobles. Elle était composée surtout de soldats  très disciplinés. Cette armée cherchait seulement à vaincre en tuant le plus possible d'adversaires.


Batailles après batailles la noblesse chevaleresque française disparue physiquement. Elle avait déjà subi un massacre de ce genre à la bataille de Courtrai en 1302 face aux milices citadines flamandes, qui ne connaissant non plus les règles de la chevalerie et qui  avaient massacré la fine fleure de la noblesse française embourbée dans les marais.


Dans la guerre médiévale, il n'y avait que très peu de batailles rangées impliquant des milliers d'hommes. L'action militaire essentielle et devant être efficace pour abattre l'ennemi était constituée de ce que l'on appelait des «chevauchées». Ces chevauchées avaient pour but de razzier le territoire ennemi en portant atteinte aux revenus nobiliaires des adversaires. Ces revenus, constitués de produits agricoles devaient être supprimés en détruisant les moyens de productions paysans. La troupe de la « chevauchée » parcourait la campagne en brûlant les champs et les villages en tuant les paysans et en pillant tout ce qui pouvait l'être.
Les combats, étaient des escarmouches mobilisant peu d'hommes le seigneur agressé dans ses terres essayant d'arrêter pillage et massacres et de ses paysans.


La première conséquence historique pour la France de la guerre de cent ans fut la fin du rôle primordiale joué par  la noblesse d'épée et la chevalerie militaire,  par disparition physique, déconsidération, et ruine.
Ce fut donc la fin de la période féodale classique.
 

 

 

Anglais et français

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Roi d'Angleterre                                                                                                      Roi de France

 


En paix on appelait « français » les seuls habitants de l'actuelle Ile de France, en guerre  on considérait  « français » ceux qui combattaient pour le roi de France. On considérait «anglais» ceux qui combattaient pour le roi d'Angleterre y compris ses nombreux vassaux continentaux "français" d'un moment. Par dérision ces chevaliers passant d'un camp à l'autre, un jour « français » un autre « anglais » étaient appelés des « tournés ».  Cette guerre devenait nationale dans sa dernière phase les « tournés » finiront par être considérés comme traîtres. Beaucoup dans la noblesse gasconne toujours fidèle au roi d'Angleterre seront exécutés pour traîtrise après la dernière bataille de Castillon. 


 Au début de la guerre de cent ans, il n'y avait  pas de marques nationales pour les soldats (non nobles), seules étaient visibles les armes (armoiries) sur les écus, les cottes recouvrant les armures, sur les bannières et les penons des lances. Puis comme les anglais portaient une cotte blanche avec une croix rouge, la croix de Saint Georges, les français non nobles prendront l'habitude de porter une croix blanche, pour se reconnaître entre eux,  souvent (pas toujours) sur fond rouge. A la fin de la guerre de cent ans ces marques nationales, seront majoritairement portées y compris sur les bannières. Croix rouge sur fond blanc, contre croix blanche sur fond rouge. Les bourguignons, troisièmes acteurs alliés des anglais portaient une cotte bleue avec une croix de Saint André blanche.

  
Les deux bannières ennemies présentaient des armoiries françaises


Azure aux fleurs de lys d'or pour l'ost du roi de France et oriflamme de guerre rouge, marquée de Montjoie d'un côté et Saint Denis de l'autre pour le roi.


Ecarté 1, 4 d' azur aux fleurs de lys d'or (armes de France) et de gueule aux trois léopards d'or lampassés d'azur en 2, 3 ( armes de Normandie ) pour l'ost du roi d'Angleterre. Ainsi le roi d'Angleterre s'affirmait roi de France et duc de Normandie.


Les langues parlées par les belligérants, l'usage d'une langue étant formateur du sentiment d'appartenance.


Au début de la guerre, les nobles et chevaliers des deux camps parlaient exclusivement le français «d'oïl», le français standard ou français  de cour, bien que la langue officielle de l'Angleterre fut l'anglo-normand très proche.  Dans l'ost « anglaise » du Prince Noir fils d'Edouard III, prince de Bordeaux on devait sûrement privilégier le français « d'oc » ou combattait une majorité de gascons, langue parlée par la noblesse gasconne et à la cour du Prince Noir.
Edouard III quand il forme la confrérie chevaleresque de l'ordre de la jarretière durant  le siège de Calais lui donne une devise en français :  « Honnit soit qui mal y pense » toujours présente sur les armoiries de l'Angleterre avec adjoint « Dieux et mon droit ».


Les soldats, hommes de pied et sergents à cheval parlaient leur langue locale, il y en avait de forts nombreuses dans les deux camps. En outre, dans le camps français il y avait des italiens, génois, arbalétriers et canonniers,. De nombreux écossais combattaient également dans l'ost française. L'Ecosse se saignera pour fournir continuellement des contingents d'hommes d'armes au roi de France.


Dans le camp anglais il y avait beaucoup plus de non nobles que dans le camp français. Les archers étaient gallois ou anglais, ils parlaient leur langue nationale. Les anglais, paysans recrutés, jusqu'à l'automne seront de plus en plus nombreux pour occuper les vastes territoires du Nord de la France acquis par le traité de Troyes. L'anglais mélange de français et de saxon parlé par le peuple et la petite noblesse saxonne, commençait à se standardiser notamment avec Geoffrey Chaucer 1343-1400 et ses très populaires contes de Canterbery inspirés du Décaméron de Boccace. L'usage de l'anglais se répendait dans la bourgeoisie et la petite noblesse.


En1361 Edouard III  imposa l'anglais comme langue officielle pour l'Angleterre à la place de l'anglo-normand.


Pourquoi cette décision capitale?

Le peuple anglais d'origine saxonne était dominé depuis 1066 date de la bataille de Hastings par les Normands puis, après le pouvoir plantagenet, par les angevins, les deux imposant leur français de l'époque et leur pouvoir sur le peuple, la noblesse saxonne et la langue saxonne. Par cette habile décision Edourd III plantagenet, francophone, va chercher à s'allier le peuple anglo-saxon dans sa guerre. Il va contribuer à nationaliser cette guerre en essayant d'effacer son aspect purement nobiliaire entre dynasties continentales françaises.

Ainsi les populations occupées du Nord de la Loire feront l'amalgame entre les soudards anglais avec leurs  exactions et  la  langue anglaise.  Les anglais étaient surnommés «godons» en reproduction de leur juron préféré « God dam » (Dieu me damne) les soudards et leur langue deviendront impopulaires pour le petit peuple de France.

Autre conséquence de la guerre de cent ans fut l'abandon de la langue anglo-normande comme langue officielle du royaume d'Angleterre et son remplacement par l'anglais. L'anglo-normand était très proche du français.  Cette imposition  va grandement contribuer à former et séparer les sentiments d'appartenance entre français et anglais.

Le temps des chevauchées et des malheurs du peuple.


La défaite française de Crécy ne mettait pas fin à la guerre, les anglais n'ayant pas encore atteint leur but qui était le couronnement d'Edouard III roi de France et d'Angleterre.

 Parmi les nombreuses chevauchées de la guerre de cent ans celles du Prince Noir marquèrent  durement les français du sud de la Loire.

 

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Les chevauchée avant le traité de Brétigny

 

Edouard Plantagenet de Woodstock fils d'Edourd III, dit plus tard le Prince Noir s'établit à Bordeaux il fut nommé Prince de Bordeaux par son père. Il disposait d'une importante armée constituée d'archers gallois et de chevaliers et hommes d'armes gascons. Il avait gagné ce surnom de Prince Noir, non pas seulement en raison de la cotte noire qu'il revêtait au dessus de son armure mais  également en raisons des graves dérogations aux règles de la chevalerie qu'il avait prises en faisant massacrer blessés et prisonniers nobles après la bataille de Crécy. Les chevauchées du Prince Noir vont ravager le sud de la Loire pendant que son père Edouard III ravage le Nord et tente de prendre Reims lieu mythique ou sont couronnés les roi de France. Ces chevauchées vont terroriser les populations qui se réfugièrent dans les villes fortifiées. Non équipés d'armes de siège le Prince Noir et son père devaient contourner les villes hostiles. Ils s'épuiseront vainement.


Néanmoins, la France à genoux, le roi de France Jean II le Bon fait prisonnier à la bataille de Poitier est contrainte de signer les traités  de Londres et de Brétigny en 1365  et doit payer une importante rançon pour la libération du roi. Ces traités accordent aux anglais et à la domination du Prince Noir, les anciennes possessions plantagenet du sud de la Loire,

 

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Traité de Brétigny



Cette période s'achève sans réelles victoire pour l'un et l'autre camp, certes l'armée féodale française fut durement vaincue, certes le traité de Brétigny toucha durement la France, mais Edouard III n'a pas vaincu, ses forces s'étaient épuisées. La peste noire commença à faire des ravages et en France comme en Angleterre les révoltes paysannes et bourgeoises grondèrent contre une noblesse déconsidérée.


La noblesse française n'a pas réussi à protéger le peuple et la noblesse anglaise qui s'est confortablement enrichie par les pillages, n'a pas réussi à vaincre et ainsi atteindre son objectif.

La suite prochaine, la deuxième phase celle du règne de Charles V verra la reconquête des terres perdues, la construction d'un état, la peste, des révoltes et des guerres civiles.



 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 16:45

 

Chacun peut bien sentir que le monde formaté après 1945 suite à la victoire conjointe de l'URSS et de la coalition anglo-saxonne sur les puissances de l'axe vit ses derniers moments.


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Conférence de Yalta qui consacre le partage du monde en deux zones d'influence., soviétique et anglo-saxonne


Après l'élimination de l'empire russo-soviétique, l'empire anglo-saxon resté un moment sans contraintes ni pressions donc sans régulation a soudainement accéléré son évolution qui comme celle de tous les empires composés jusqu'alors, la mène à sa perte.

 

C'est donc bien à la phase terminale de cet empire que nous assistons à la fois inquiets et plein d'espoir.


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Le prèteur et sa femme Quentin Massys

 

C'est une phase qui vient naturellement de l'évolution d'un système inventé dès le 17ème siècle par les anglais et les hollandais, la finance. Ce système lui même issu d'une invention italienne du 12 ème siècle, la banque, puis du paiement par écriture à l'aide de lettres de change au siècle suivant. Le système financier anglo-hollandais permettait, par des mécanismes spéculatifs, de créer massivement de l'argent sans création préalable de richesses consommables.

 


220px-Fuggerkontor.jpgOn comprend que la dématérialisation de la monnaie, si elle n'est pas contrôlée par une loi stricte, peut entraîner toutes les dérives possibles. Ces dérives qui consistent à créer plus d'argent en écriture que de contre-parties réelles étaient appelées banqueroute et punies par la loi. A partir du moment ou banques privées et états ont commencé à se confondre et les lois ne plus s'appliquer à ceux chargés de les faire respecter, le système s'est emballé.

D'abord la création de richesses consommables est devenue de moins en moins rentable, en application de la loi économique (Marx) de la baisse tendancielle du taux de profit, tandis que la création de richesses virtuelles accroissait la rentabilité financière avec l'affaissement des contrôles et des lois, en fait par la transmission aux banques privées, du droit régalien de créer de la monnaie.

 

 

Banque au début du 16ème siècle 

 

D'un côté, afin de palier l'inexorable loi de la baisse tendancielle du taux de profit, la production industrielle des pays riches occidentaux était massivement délocalisée vers des zones à faibles salaires, de l'autre, afin de soutenir la consommation, des crédits fondés sur de l'argent fictif étaient accordés avec largesse à des gens n'ayant plus, faute de travail, les moyens de rembourser.

On peut se demander comment un système aussi stupide et visiblement auto-destructeur a t-il bien pu se développer librement.

Cette conjonction de la paupérisation et du crédit a initié une crise économique sans précédent dans les pays soumis au pouvoir anglo-saxon.

 

Justement, le système anglo-saxon portait en lui même sa destruction. Ne voulant pas de contraintes imposées par des nations et leurs corpus de loi, ayant de ce fait détruits les prérogatives nationales, démocratiques et régaliennes, le système s'est développé dans l'anarchie, ou chacun n'a vu que son profit maximum à court terme sans se soucier de l'avenir. C'était la maxime « après moi le déluge» qui prévalait.

On voit donc que le postulat du libéralisme économique de l’harmonie spontanée dans la recherche des intérêts privés et de la formation de l’intérêt général, définissant ainsi un «ordre naturel » efficace ne fonctionne pas.


L'intérêt général ne peut être édicté que par la loi, issue de la volonté du peuple.


Telle est la leçon que l'histoire inflige à l'Angleterre. La France, Montesquieu et Rousseau ont gagné face à Quesnay et Adam Smith

 

 

Si les anglo-hollandais ont inventé la finance ils ont inventé l'impérialisme qui va avec.

 

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L'impérialisme, que Lénine définissait comme étant le stade suprême du capitalisme fonctionne avec la conjonction de moyens publics, régaliens et d'intérêts privés.


 

Pourquoi l'impérialisme est-il nécessaire à la finance?


Navires de guerre la compagnie des Indes hollandaise.

 

La spéculation financière ne peut fonctionner avec une référence de valeur donnée par des marchandises manufacturées. Un produit industriel possède une valeur intrinsèque essentiellement fondée par le temps de travail cristallisé dans sa fabrication, on ne peut baisser sa valeur qu'en utilisant une main d'œuvre moins chère ou des automatismes pour le fabriquer.


Les commodités, c'est à dire des produits non manufacturés comme le blé, le sucre, l'urée, le pétrole, des minerais quelconques ne possèdent qu'une valeur spéculative sur un marché, ce que l'on appelle un cour. Il y a un cour du blé mais pas de la voiture ou du fer à repasser.


La finance a besoin de ces marchés et de leurs systèmes spéculatifs pour enfler. Par exemple, le pétrole revient à 2 USD le baril à l'extraction, si le coût du pétrole était calculé comme le coût d'une voiture il serait livré à 3 USD le baril à la raffinerie or il est actuellement à environ 80 USD le baril. On voit qu'il y a un entraînement entre des cours élevés et la masse de capitaux disponibles. Une quantité élevée de capitaux permet d'acheter et de revendre rapidement de grosses quantités de commodités et en même temps de faire monter les cours.

Les pays anglo-saxons et occidentaux ne produisent que très peu de commodités, pour faire enfler la finance, pourtant, il faut pouvoir en disposer d'une grande quantité, pour cela, le plus simple est d'aller s'en saisir ou il y en a.

 

Pour s'en saisir ou il y en a il faut une force armée.

 

Dés le début de l'invention de ce système au 17ème siècle les anglo-hollandais on inventé les « Compagnies des Indes » érigées par des capitaux privées mais utilisant un mélange de forces militaires publiques et privées pour leurs actions de prédation.

 

Ce système de marchés spéculatifs sur les commodités ne fonctionne qu'avec la prédation et la guerre permanente.

 

Pour que ces guerres soient efficaces, il faut un armement efficace toujours supérieur à celui de l'adversaire. Une économie de l'armement s'est développée, elle est intéressante pour les industriels car les produits d'armement ne possèdent pas de valeurs intrinsèques comme les produits industriels

Un Rafale monoplace coûte 142 millions d'€ ce qui est le prix environ d'un Airbus A330-200 (200 places) avec tous les systèmes de sécurité pour passagers que possède l'Airbus et pas le Rafale.

 

Ce système à ce jour a été à l’extrémité de sa logique. Il a abandonné toute industrie de consommation et donc toutes possibilités de créations de richesses industrielles, il a remis en marche le processus de paupérisation décrit et prévu par Marx. Il ne lui reste plus que la prédation pour survivre. Il vient de rentrer dans sa phase ultime qui en toute logique ne peut être que la guerre.

La recherche d'un conflit généralisé est bien ce qui est recherché, le départ de cette phase ultime a été donné par la publication du PNAC (Project for a New American Century) et du complot du 11 septembre engendrant concrètement le début d'un processus militaire devant aboutir à une guerre mondiale. On peut observer que la feuille de route devant aboutir à ce conflit est respectée. Afghanistan, Irak, Libye maintenant Syrie, puis l'Iran et le Pakistan devrait suivre avec rapidement derrière la Russie et finalement la Chine.

 

La France pourra t-elle se sauver de la catastrophe mondiale annoncée, voir retrouver son lustre passé ?

 

L'état économique et politique de notre nation est désastreux et ne peut être comparé qu'aux pires moments de son histoire comme celui de la défaite de juin 1940.

Notre pays a été totalement intégré dans l'empire anglo-saxon et n'en est plus qu'un rouage entraîné dans ses guerres.

 

J'ai écrit nombre d'articles sur la soumission récurrente des élites françaises au monde anglo-saxon depuis la défaite de Napoléon à Waterloo,

Évidemment le système anglo-saxon présente plus d'intérêts pour ces élites financières et politiques qui trouvent dans la légalité une contrainte intolérable à la libre exploitation.

L'élite française n'aime pas la France, c'est pour notre pays une particularité que le peuple doit toujours assumer. La trahison est toujours présente comme avec les immigrés de Coblence pendant la révolution, les Versaillais sous la Commune et les pétainistes sous l'occupation nazie. Cette trahison est une tendance permanente, le "parti de l'étranger" dénoncé par de Gaulle est toujours présent pour défendre la politique de disparition de notre nation.

Si cette tendance à la trahison ne concernait jusqu'alors que les élites industrielles, financières et par nature conservatrices, aujourd'hui c'est la totalité des classes politiques et médiatiques qui est soumise au système imposé par l'empire anglo-saxon.


Toute opposition organisée a disparu.


Les forces politiques traditionnelles progressistes de contestation et de renouvellement sont maintenant soumises au système, pire, ces forces qui constituèrent la gauche sont devenues les principaux vecteurs de pensée conforme et devenues l'axe politique privilégié de l'empire. La gauche est maintenant l'instrument politique particulier des justifications des guerres nécessaires à la survie de l'empire.

Le Parti Communistes Français jouait un rôle éminent à la fois de contestation du système et de dynamisation de la revendication, permettant le maintient d'un important niveau de vie et s'opposant ainsi au déclin industriel et à la paupérisation. Le parti Communiste jouait également un rôle éminent avec le parti gaulliste dans le maintient d'une indépendance nationale minimum faisant de la France une exception au sein des pays soumis de l'empire. Le Parti Communiste Français a vu son influence disparaître avec la disparition de l'URSS, mais pire encore ce qui en reste s'est complètement intégré à la gauche conforme.

Comme de Gaulle l'avait prévu, le parti gaulliste a également sombré après sa mort. Beaucoup n'avaient retenu de ce parti que son aspect conservateur et oublié le combat du général pour l'indépendance de la France et celle de toutes les nations.

Les deux piliers de la France Libre érigés avec force de sacrifices durant les combats contre le fascisme hitlérien se sont effondrés, les autres forces politiques traditionnellement dévouées à l'empire, comme les socialistes et les centristes ont imposé leur vision politique qui à la gauche, qui à la droite.

C'est ainsi qu'aucun des partis traditionnels n'a contesté la version officielle, pourtant ridicule des attentats du 11 septembre 2001 qui, après la lecture du PNAC montraient qu'ils étaient le premier prétexte à l’enchaînement de guerres devant aboutir à un embrasement généralisé.


Cette faillite historique de la gauche communiste et de la droite gaulliste s'est perpétué dans la validation systématique de tous les autres complots et opérations « false flag » dont l'empire est un habitué qui de l'Irak à la Libye puis maintenant à la Syrie et à l'Iran lui permettent de fomenter les guerres nécessaires à sa survie. Aujourd'hui, le parti sarkosiste se prétendant gaulliste, n'est plus seulement un acteur passif des guerres impériales mais est devenu un fer de lance d'actions militaires offensives comme en Libye et maintenant en Syrie, totalement dévoué à des intérêts contraires à ceux de notre nation.

Les médias, dans leur totalité ne sont plus que des instruments de propagande ou une seule vérité n'a le droit de s'exprimer, celle des intérêts de l'empire anglo-saxon et de la justification de ces guerres. Toute opposition à cette pensée unique a disparu pire encore les quelques voix dissidentes sont derechef diabolisées et insultées.

 

Pourtant, la nature ayant horreur du vide, une opposition dissidente se construit. L'Internet favorise et accélère considérablement les contacts puis, au sein de ce réseau informatique, les réseaux sociaux type Face Book ou Twiter vont encore accélérer ce qui est en cours d'accélération. De multiples groupes politiques et ce qui est nouveau politico-médiatiques se sont créés. Ces groupes qui a l'instar du Réseau Voltaire le premier groupe dissident historique, combinent l'organisation politique et la transmission d'informations interdites de médias officiels.

Beaucoup de ces groupes représentés par des sites ou des blogs se regroupent encore en plates-formes ou portails afin de mieux encore coordonner leurs actions tel le nouveau Réseau Civis.

Bien entendu tout n'est pas rose dans ce fourmillement, certains sombrent déjà dans ce qui est depuis toujours une tradition de défense de l'ordre établis: la désignation de «boucs émissaires». Depuis toujours, des minorités ont été désignées par les puissants comme les fauteurs de troubles et de malheurs, pour les juifs c'est une tradition ancestrale qui a beaucoup servi et ce d'une façon dramatique, mais il y a maintenant également les musulmans. Certains groupes ce sont spécialisés dans le détournement de la vindicte populaire sur les juifs, d'autres sur les musulmans, faisant régner une atmosphère nauséabonde d'années 30. Ces groupes sont devenus des voies de garage pour une jeunesse avide de contestation et si riposte il y a, c'est contre la naissance d'un mouvement social dissident uni qu'elle s'exerce.

 

La dissidence à l'ordre établi par l'empire a déjà dépassé le stade du seule regroupement sur la toile, les gens se rencontrent , se réunissent, s'organisent, manifestent, timidement certes comme les « Indignés » mais avec beaucoup de détermination.

C'est bien dans ce foisonnement, souvent spontané et inexpérimenté que l'avenir de la France est en train de naître et croître. Cet avenir ne se refonde pas ex nihilo il s'appuie également sur l'expérience des anciens qui orphelins d'un parti communiste, qui d'un parti gaulliste ensemencent cette jeunesse avide d'action avec les valeurs traditionnelles de notre nation.

 

En effet, quand elle était libre et sans contrainte la France se donna au monde en exemple par l'invention d'une organisation sociale partagée aujourd'hui par la quasi totalité des autres nations, la légalité, et la souveraineté des peuples organisés en nation. Le peuple français toujours insoumis, même après sa défaite de 1815 a toujours et toujours réussi à produire des contre-offensives fulgurantes, des Trois Glorieuses de 1830 à la révolution de 1848, de la Commune de Paris aux lois de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état puis de la Résistance au fascisme, puis aux efforts du général de Gaulle pour le droit des peuples à disposer d'eux même.

 

Aujourd'hui la France est encore féconde et de ses flancs peut naître un monde nouveau qui peut encore étonner, mais il faut aller vite.

 

Il est urgent aujourd'hui de balayer les traîtres et de restaurer la France et ses valeurs, il est urgent car si notre peuple ne s'y oppose pas, une guerre mondiale ferait des ravages sur cette terre. L'empire anglo-saxon en déliquescence n'a plus que cela pour espérer survivre et n'a plus de temps car ses jours son comptés, alors de grâce prenez conscience du danger et prenez le pouvoir.


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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 12:23

 

 

Je suis personnellement dénoncé par ce site qui prétend contrer la subversion. http://contresubversion.wordpress.com/2011/09/22/alain-benajam-reseau-voltaire-sur-facebook/#comment-117

je ne peux que le remercier car ayant toujours voulu être un subversif, il me confirme qu'au soir de ma vie je le demeure.

 

 


  La commune de Paris fut avant tout un mouvement patriotique.

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Subversion est un emprunt au dérivé bas latin «subversio» qui signifie, renversement, destruction, a signifié (1462) destruction d'une ville et rébellion. Il désigne l'action de bouleverser l'ordre établis (1440-1475), les idées et les valeurs reçue (1653). (d'après Alain Rey)

Ce terme, dans son acception contemporaine a souvent été accolé a «communiste» pour désigner une subversion communiste, terreur des ordres établis du 19 ème au 20ème siècle, surtout après la Commune de Paris de 1871 et la victoire des communistes en Russie en 1917.

 

Contre-subversion est un néologisme voulant désigner l'action de contrer cette subversion afin de préserver l'ordre établis et les idées reçues.

 

L'action systématique contre subversive a été inaugurée par les régimes fascistes en Italie de Mussolini et nazis d'Adolf Hitler, puis suivie par tous les avatars fascistes de Franco en Espagne à Salazar au Portugal, régimes promus et maintenus avec le soutient indéfectible des puissances d'argent.

 

Le fascisme était la contre-subversion et le proclamait bien haut.

 

Avec la victoire des anglo-saxons et des soviétiques sur l'Allemagne nazie en 1945, la conférence de Yalta consacra le partage du monde entre ces deux vainqueurs. Chacun dut se soucier d'établir son pouvoir sur la zone qui lui était dévolue tout en cherchant à empêcher l'autre d'empiéter sur son territoire. La puissance des Partis Communistes fermement implantés dans la zone anglo-saxonne grâce à leur efficacité dans les résistances, fut perçue comme une grave menace subversive par ce pouvoir anglo-saxon. Il organisa dés 1945, dans les zones qu'il occupait, une action contre subversive systématique comme l'avaient faite auparavant les régimes fascistes et nazis, à cet effet, les anglo-saxons engagèrent les spécialistes anciens nazis et collaborateurs des nazis dans ce combat contre subversif contre les idées communistes ou réutilisèrent sans les modifier les réseaux nazis existant comme le réseau d'espionnage nazi antisoviétique Gehlen.

 

L'OTAN créé en 1949 se chargea de la lutte contre subversive anticommuniste. Cette lutte pris deux aspects, une lutte idéologique de contre influence des idées communistes en subventionnant les intellectuels et organisations anticommunistes, et une action de préparation à la coercition par le fichage systématique des communistes et sympathisants avec l'organisation d'un plan de rafle comme l'avait fait Hitler en 1933.

 

L'idée de souveraineté nationale classée dans la subversion.

 

Pour parvenir à établir leur pouvoir sur l'Europe occidentale, les anglo-saxons firent d'emblée, la promotion d'un affaissement des souverainetés nationales et celle d'une Europe qui serait idyllique et prétendument sans guerre car dépourvue de frontières.

La gauche non communiste et la droite pro étasunienne firent de cette promotion d'une Europe «unie», leur cheval de bataille politique. A contrario, les forces politiques issues de la résistance a l'occupation nazie s'opposèrent avec plus ou moins de force à cette idéologie et action de destruction des souverainetés. Communistes et gaullistes se retrouvèrent un temps, après la Résistance pour s'opposer à la CED, Communauté Européenne de Défense. L'OTAN avait donc à ce moment deux ennemis subversifs à abattre, les communistes et les gaullistes souverainistes.

 

Malheureusement pour la France, l'alliance logique et naturelle entre communistes et gaullistes souverainistes ne put jamais se faire en dépit d'accords sur l'analyse de l'état d'un monde. Chacun ne put jamais dépasser une vision politique fortement idéologique et surannée sur un communisme qui n'en n'était que très peu, masquant ainsi ce qui était le principal, la nécessité de la souveraineté des nations.

Chacun s'est enfermé, qui dans une gauche, qui dans une droite et qui n'étaient finalement qu'un piège anglo-saxon.

L'alliance à gauche des communistes avec les socialistes a permis la disparition du souverainisme communiste en le phagocytant dans l'idéologie d'un mondialisme « bien pensant » ou de pseudos «droit de l'homme» devaient montrer toute la perversité des frontières et en conséquence des nations tandis que la droite s'abandonnait au « free trade » cher à ces anglo-saxons pour qui frontières et nations avec leurs lois s'opposent à la libre exploitation des peuples.

 

Gauche morale mondialiste et droite dérégulatrice également mondialiste se sont retrouvées aujourd'hui dans un montage idéologique commun ou la nation et la souveraineté n'a plus lieu d'être laissant la place aux aventures militaires justifiées par « l'ingérence humanitaire » nouveau faux nez de l'impérialisme ancestral.

 

Les souverainistes sont devenus les nouveaux ennemis de l'OTAN et des USA après la fin du «communisme».

 

Avec le fin du socialisme réel en URSS, les partis communistes occidentaux ont sombré, et avec le communisme politique, faisant sombrer également ce qui en était sa réelle justification: l'idée de l'indépendance des nations et l'idée que les peuples avaient le droit à disposer d'eux mêmes point de vu commun aux communistes et aux gaullistes.

Ces deux forces politiques, faute d'avoir compris ce qui les motivaient réellement, prises dans des alliances contre nature qui les ont étouffé, sont mortes en même temps ne laissant que des lambeaux de pensée.

 

Totalement épurée de ses scories passées il ne reste plus que l'idée de nation et de sa souveraineté pour s'opposer à l'unique impérialisme anglo-saxon d'aujourd'hui et pour donner aux peuples l'espoir d'une démocratie réelle.

 

L'OTAN, c'est à dire le bras armé des USA a mis en place, à la suite du complot du 11 septembre 2001 une stratégie contre subversive bien précise chargée d'éliminer l'idée de souveraineté nationale.

 

Le but: classer l'idée de souveraineté nationale à l'extrême droite, voire héritière du nazisme.

 

L'extrémisme en politique peut être vu comme une poubelle, personne n'a envi d'être extrémiste qui est le contraire du raisonnable, marginaliser une idée politique c'est la placer comme extrémiste.

 

Comme pour l'efficace lutte anticommuniste, l'OTAN va tenter de marginaliser l'idée nationale en la plaçant extrémiste. Le «communisme» était marginalisé à l'extrême gauche, l'idée de nations souveraines sera marginalisée à l'extrême droite.


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Comment marginaliser à l'extrême droite une pensée politique qui est un fondement républicain, raisonnable et centriste, édicté par l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

 

Article 3- Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

 

Travail laborieux mais réalisé non sans peine avec l'aide des nombreuses officines médiatiques, que l'impérialisme anglo-saxon entretient..

 

Il leur fallut déjà composer un noyau d'idées aisément reconnaissables comme étant d'extrême droite et tenter, par une rhétorique plus ou moins habile d'y amalgamer contre leur gré les idées souverainistes à marginaliser.

 

Le lancement de cette rhétorique sera faite peu après le complot du 11 septembre 2001 par Donald Runsfeld lui même au cours d'une interview donnée en réaction aux accusations de Thierry Meyssan montrant que la version médiatique de ces attentats était infaisable et ridicule. Donald Runsfeld répondit que ceux qui niaient la version officielle étaient amenés à nier toutes versions officielles notamment celle qui montrait l'existence de chambres à gaz dans les camps d'extermination nazis. Donc en corolaire expliqua t-il, nier l'existence d'un complot islamique revenait à vouloir mettre à nouveau des juifs dans des chambres à gaz. Cette version de Donald Runsfeld répétée à l'envie par tous les médias du monde, matraquée perpétuellement, donnait le « La » de l'argumentation contre subversive, la suite n'était plus que mise en scène.

 

Bien que Thierry Meyssan fut à l'époque secrétaire général de l'Observatoire National contre l'Extrême Droite et secrétaire national du Parti Radical de Gauche parti éminemment raisonnable, il fut taxé médiatiquement de négationniste et de situer sa pensée politique à l'extrême de la droite.

 

La négation de l'existence de chambres à gaz dans les camps de la mort nazis fut le noyau dur idéologique autour duquel tout subversif souverainiste devait absolument être amalgamé pour être marginalisé. Un halo relationnel va être créé autour de ce négationnisme véritable afin de pouvoir y faire adhérer n'importe qui.

 

L'Internet, Face Book et le complot Faurisson.

 

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Le réseau social Face Book sera un merveilleux outil pour observer les liens pouvant s'établir entre personnes ou de simples débats peuvent être montrés et dénoncés comme des accointances idéologiques. Il fut aisé que des agents de l'impérialisme anglo-saxon s'introduisent dans les pages souverainistes affichant un temps des idées proches puis soudainement se révélant être des promoteurs des thèses négationnistes de Faurisson.

C'est le cas du complot ourdi par Paul Eric Blanrue et Julien Teil chargés de donner du crédit à la thèse faisant de tous subversifs républicains souverainistes et anti impérialistes des adeptes de la négation des chambres à gaz.

Pourtant Julien Teil peut difficilement être suspecté d'être un ami de Thierry Meyssan, bien qu'un moment son compagnon de route à Tripoli en août 2011, il déclara publiquement durant l'attaque finale de l'OTAN sur la ville qu'il était, je cite: « un dangereux paranoïaque »*, ce ne sont pas la des paroles d'amis.

Dans le même temps le bruyant soutient de Julien Teil à Kadhafi, après son aventure de Tripoli, permet d'accréditer l'idée que le guide libyen n'était soutenu que par des négationnistes néonazis c'était l'assassiner moralement après l'avoir assassiné physiquement, telle devait être le bût de ce complot ourdi par l'OTAN.

 

Faurisson et ceux qui le soutienne reste comme ils ont toujours été les meilleurs alliés de l'OTAN et des USA.

 

Aujourd'hui le combat politique et idéologique contre l'impérialisme anglo-saxon se situe sur le l'Internet car nul parti politique représentatif possédant des élus, nul média n'est totalement engagé dans ce combat, certains comme le Front National ou Debout la République le sont partiellement, les débris du PCF ont rejoint la gauche morale et hurlent avec les loups contre les républicains souverainistes, qui dénoncent les complots ourdis par l'impérialisme, en taxant « d'extrême droite » ceux qui cherchent à faire jaillir la vérité sur le complot du 11 9 2001, c'est à dire se placent dans l'argumentaire habituel de l'OTAN et des USA.

 

Ce combat se livre sur l'Internet car les internautes sont largement hostiles aux idées de l'impérialisme comme l'attestent les nombreux forums de discussion y compris ceux appartenant à la presse dominante et montrant que sur le net l'impérialisme a nettement perdu la partie.

 

Il s'agit maintenant pour les officines de l'impérialisme de remonter la pente et d'essayer discréditer ceux qui sur la toile tiennent le haut du pavé.

 

Des blogs comme :

http://conspishorsdenosvies.wordpress.com/ http://contresubversion.wordpress.com/ , il y en a des nombreux autres, sont chargés par l'impérialisme de créer les amalgames nécessaires pour discréditer les idées républicaines et nationales.

 

Des sites comme http://www.indymedia.org/fr/, financés par des subsides de la NED CIA sont également chargés de s'introduire dans le combat social et de discréditer les républicains, comme l'atteste l'affaire Marie Anne Boutoleau alias Ornella Guyet.

http://fr.sott.net/articles/show/4399-Affaire-Ornella-Guyet-Marie-Anne-Botuleau-les-honteux-stratagemes-d-une-manipulatrice-demasques

 

Pourtant le système «occidental» sous le poids de l'OTAN est bien l'héritier en ligne directe du fascisme historique, il s'agit bien d'un système totalitaire, comme je le démontre dans cet article: "Vous avez dit fasciste?"

 

Certes on n'assassine pas encore les subversifs ici, mais on le fait avec la dernière sauvagerie ailleurs ou il est montré qu'aucune barrière morale n'existe permettant d'éviter des massacres de masse de subversifs.

 

La contre-subversion reste encore pour un temps dans le discrédit tant que celui-ci est efficace. Mais que le bras armé des USA s'affole en voyant le sol se dérober, comme l'indique ce dernier sondage

http://www.cevipof.com/fr/le-barometre-de-la-confiance-politique-du-cevipof/resultats3/

  et il n'hésitera pas à faire ici ce qu'il a fait si bien sous d'autre cieux comme au Chili avec Pinochet ou qu'il fait en Libye en ce moment.


 

388993_177408779013814_100002340801296_362703_1881975907_n.jpgMassacres de masse en Libye de subversifs noirs sous l'égide de l'OTAN

 

Le Mal ne passera pas en dépit de toutes les contre-subversions possibles et imaginables.

 

 

 

 

* Extrait d'un communiqué du site Macanopolis

Mise à jour du jeudi 25 août à 04h00

Mecanopolis

Communication importante, 18h00 :

A peine pensions nous que nos amis étaient tiré d’affaire que nait une polémique. Julien Teil, dans un courrier envoyé à diverses personnes, dont Mecanopolis, indique qu’il se « désolidarise complètement de Thierry Meyssan », et le qualifie de « parano dangereux ».

Nous n’allons pas, pour l’heure, publier ce document et contribuer à alimenter une polémique invérifiable, puisque nous n’avons toujours pas pu avoir de contact direct ni avec Julien Teil, ni avec Thierry Meyssan.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:23

 

Le bal des ordures.

 

 

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Exécutions sommaires de prisonniers à Syrte: crimes de guerre

 

 

 

Je n'ai pas l'habitude d'utiliser ici des mots excessifs, qui pourraient aller au delà de ma pensée, mais il faut bien appeler un chat, un chat comme le dit un dicton populaire et une ordure humaine, un déchet de l'humanité.

 

 

Dans la guerre de Libye chacun a pu voir le pire de ce que l'humanité a pu produire dans la bassesse, le mensonge, la trahison, le vol, le crime, le massacre de masse et la destruction industrielle d'un pays et d'un peuple.

 

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Ordures bien sûr puisque nous avons sous les yeux maintenant le résultat de leurs ordureries.


Voilà un pays qui était prospère, ou les habitants vivaient très bien, excessivement bien de la manne pétrolière, qui possédait un système de démocratie direct original, bien plus démocratique que les pseudo démocraties « occidentales » ou à chaque élection on nous propose de choisir entre peste et choléra sous un délire de propagande et ou toute voix non conforme est écartée sous un flot d'injures.

 

Maintenant ce pays systématiquement détruit par les bombardements aériens et la guerre des sbires de l'OTAN, qui a perdu 1% au moins de sa population, s'enfonce dans la nuit.

 

Ordures, ceux qui de Washington et Londres ont ordonné ce crime, afin de simplement voler les avoirs bancaires considérables de ce pays  et ce pour renflouer leurs lourdes pertes dues à leur minable et irresponsable gestion. Là, pas de surprises le mal est leur nature déjà connue.

 

Ordures, les « journalistes » qui nous accablent quotidiennement de mensonges et de propagande qui ont baptisé ce pays dictature, qui ont perpétuellement menti en toute connaissance de cause sur la réalité du déclenchement de cette guerre et sans qui cet épouvantable massacre n'aurait pu se produire.

 

Ordure, BHL baptisé « philosophe » par les ordures précédentes, laudateur des crimes racistes d'Israël, laudateur de l'impérialisme US, soutient indéfectible des puissants contre les faibles et les opprimés, islamophobe hystérique qui a permis de mettre au pouvoir en Libye Salafistes et Wahhabistes qui se sont empressés d'établir la charia avec lapidation des femmes adultères et amputation des voleurs. Alors, serais-ce que Wahhabistes et Salafistes soient si éloignés de l'Islam véritable pour mériter un tel soutient.

 

Ordure, notre Ubu roi qui a hautement trahi la France, placé notre armée sous les ordres et au service d'une puissance étrangère, puissance qui usuellement ourdi tous les coups bas possibles contre notre pays.

 

Ordure, le sinistre des affaires qui lui sont étrangères, qui fait mine d'être offusqué par l'établissement de la charia en Libye alors qu'il savait précisément qui il avait contribué à armer et soutenir militairement.

 

Ordures les politiciens français, veules, stupides et ignorants qui de Hollande à Joly de Mélenchon à Buffet, de droite comme de gauche ont approuvé cette horreur et ont permis qu'elle s'accomplisse et enfoncent journellement notre pays dans un fascisme sans heurt.

 

Ordures, les militaires français qui ont commis des crimes de guerre et qui en seront perpétuellement comptables devant l'humanité alors que leur conscience et la loi internationale leur permettait la désobéissance.

 

Notre malheureux pays est tombé bien bas, il est temps que la benne à ordure nettoie tout ça.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 12:28

TRIBUNE LIBRE DE DJERRAD AMAR -

 

On résiste à une injustice, à une offense, à une agression. Cela est valable pour un individu ou pour un peuple. Kadhafi incarnait la résistance d’un peuple.

Sa mort et son martyr étaient attendus. « La victoire ou la mort » disait Omar El Mokhtar » ; slogan repris à répétition par les résistants. « Ils disent que j’ai fui…moi je meurs ici l’arme à la main » ne cessait de lancer Kadhafi. - C’est parce qu’il devient le symbole de la résistance que les « choses » sérieuses vont commencer. Le peuple libyen va s’apercevoir de la grande différence, de la valeur de son guide, des enjeux qui se font sur son dos et à son détriment. Ajouter que la population qui a souffert des bombardements, avec ses dizaines de milliers de morts, il ne reste aux Libyens que la vengeance enfouie encore l’esprit propre à la culture bédouine.

L’Otan et le CNT n’espéreront jamais son ralliement car, ils leur ont apporté la mort. Bien au contraire, la haine et la vengeance vont décupler. Ils ne les laisseront jamais tranquille durant tout le restant de leur vie. - Selon nos informations, les « brigades pour la vengeance » constituées il y a quelques mois – dont nous avions fait état sur ce blog et avions dit que leur mission était d’éliminer tous ceux (y compris leur famille) qui sont à l’origine des tueries et du chaos en Libye – sont activées pour exécuter leur mission en Libye et en Europe. Ils ne se qualifient pas de « Kamikazes » mais de « moudjahidines » au sens religieux qui impose de se défendre par tous les moyens contre un ennemi, fut-il son coreligionnaire, qui viole son pays, sa maison, tue son peuple, vole ses biens.

Pour l’Islam c’est un martyr, un acte digne de haute valeur. - Les agresseurs de la coalition doivent savoir qu’ils ont ouvert en Libye la « boite à Pandore » de la vengeance que ne peuvent arrêter que les « Grand Sages » religieux reconnus de Libye et ce, sur concertation entre eux d’une part, et entre-eux et les familles des victimes, d’autre part, en plus des excuses et dommages solennels des offenseurs sinon seul Dieu peut arrêter ce processus ! Les membres du CNT et leurs « rats » Libyens connaissent parfaitement ce principe de vengeance, qu’ils portent aussi, puisque la majorité d’entre-eux se sont engagés dans cette « révolution du 18 février»- en exhibant le drapeau de la royauté – par vengeance, 42 ans plus tard, contre Kadhafi qui avait aboli le système sur lequel profitaient leurs parents. Ces « rats » sont leurs enfants et leurs petits-enfants.

La grande différence c’est que dans la révolution de 1969 il n’y a pas eu ce sang d’un peuple versé avec la complicité active de leurs propres citoyens. Le peuple libyen, le CNT et leurs familles, les agresseurs extérieurs et leurs familles, sont dans une situation d’une extrême gravité, dans un engrenage infernal.

Beaucoup seront traqués toute leur vie. - Lorsque la propagande dit, par soulagement hypocrite, que la Libye « entre dans une ère nouvelle », il s’agit en fait d’une ère de grande instabilité, de terreur qui touchera toute la méditerranée voire plus ! Le CNT ne pourra jamais former un gouvernement au vu de ce qui se passe et de la configuration de la société libyenne. « Rien ne sera comme avant en Libye, il n’y a que les naïfs qui osent encore croire un retour en arrière, le vert a cédé la place au rouge sang.

Les Libyens vivront dans le cauchemar pendant longtemps » dit un commentateur sur ce blog. Ce sera une guerre sans merci. L’Otan ne tiendra pas longtemps. Ce temps qui joue contre elle à cause de la crise (donc financier) et les élections. Ce temps d’en finir avec Kadhafi est arrivé ! Et Alors ? Nous verrons bien ! Et bien bien ! - Va-t-elle laisser ce CNT se « débrouiller » ? Impossible car les choses se retourneront très vite d’autant que ce « nouveau pouvoir » non élu, n’a ni institutions, ni lois, ni armée. Les divergences de ses membres sont telles qu’ils vont s’entretuer. La mort de Kadhafi va accentuer leurs divergences, leur cupidité et précipiter leur disparition. Ils le savent. Leurs « insurgés » ne font pas partie d’une armée régulière et donc non stable voire volatile; ce sont soit des volontaires soit des gens forcés qui n’ont, de plus, aucune expérience.

L’écrasante majorité s’est engagée, par vengeance, par opportunisme, par cupidité ou par abrutissement; ce qui ne dure pas. Par contre, ceux qui soutiennent le pouvoir légal, ne font que se défendre ; c’est la guerre qui est venue vers eux. Ils ont donc toute la légitimité (morale et religieuse) de combattre dans l’honneur et la dignité. Ou bien va- t-elle continuer à bombarder jusqu’à tout détruire et tuer jusqu’au génocide d’un peuple comme elle vient de le commettre sur Syrte. Nous verrons bien ! Et bien bien ! - Kadhafi et certains de ses fils sont partis, « rappelés à Dieu » comme disent les musulmans. Il les a engagé dans ce combat avec honnêteté jusqu’au martyr contrairement aux renégats du CNT qui ont mis les leurs à l’abri, en Europe, pendant qu’ils se servent des enfants des autres, comme chair à canon, pour confisquer le pouvoir.

Cette différence est non seulement très significative mais décisive dans le choix d’un camp. - Réitérons ce que nous avons lancé dans notre dernier article intitulé «L’impossible victoire des gueux du CNT » : « Nos amis et frères Libyens doivent savoir que la lutte sera âpre, douloureuse, destructrice mais l’issue est certaine car, leur sacrifice vient d’un combat juste pour l’honneur et la dignité contre des forces du mal sans principes et sans vertu. La disparition d’un dirigeant même charismatique n’a jamais mis un terme à la volonté de libérer son pays de l’oppression ou d’une colonisation. »

 

Djerrad Amar

(copié du Blog d'Allain Jules)


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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 10:18

 

Lettre ouverte aux négationnistes qui se retrouvent par malentendu au nombre de mes amis Facebook.

 

Fours.jpgTout d'abord je précise que mon « mur » et mon expression sur Facebook ne sert qu'à propager de l'information anti impérialiste et à contredire les mensonges médiatiques. C'est une expression de combat. Il ne m'intéresse aucunement que se développe ici des polémiques oiseuses et sans intérêt pour ce combat, mon combat.

 

 

1- Existence des camps d'extermination nazis.

L'existence de ces camps d'extermination est attestée par de très nombreux témoignages, images et films réalisés par les libérateurs, occidentaux et soviétiques. J'ai reçu moi-même de nombreux témoignages de déportés survivants y compris dans ma propre famille.

L'extermination se faisait selon deux modes: soit une extermination dés la capture ou dés l'arrivée au camp ou pendant un transport, utilisant différents moyens, les chambres à gaz au Zyclon B fut l'un de ces moyens, il y en eu de nombreux autres, il concernait les juifs, les tziganes et les prisonniers soviétiques qualifiés par les nazis de « untermensh », (sous hommes). L'autre moyen était l'épuisement par le travail notamment dans les « konzern » industriels nazis ou dans l'organisation du massacre industriel, il concernait les opposants au nazisme et les résistants des différents pays occupés.

Combien de gens ont été massacré de la sorte? Le chiffre est difficile à établir, 6 millions est un chiffre qui ne pourrait concerner que la totalité des massacrés parmi lesquels un grands nombre de soldats soviétiques non juifs.

 

Nié ce fait historique, largement attesté, est sans intérêt pour le combat anti impérialiste.

 

2- Ces faits furent cachés et méconnus durant un grand nombre d'années après guerre quand l'impérialisme utilisait les anciens nazis dans leur lutte contre le communisme. J'ai grandement participé à l'action pour faire connaître l'existence de ces camps de la mort et l'horreur nazie, celle-ci étant au service du capitalisme et des puissances d'argent.

 

3- Les israéliens sionistes ont commencé à instrumenter cet holocauste dans les années 80, 90 afin de masquer leurs exactions à l'encontre des palestiniens et l'on a commencer à en parler notamment avec le film de Lanzman « Shoah ».

 

4- Un niveau supérieur d'instrumentation, mais par l'impérialisme US cette fois, est apparu après le 11 septembre 2001 cherchant à amalgamer les négationnistes de l'holocauste des juifs avec ceux qui contestaient la version officielle des attentats afin de les discréditer et de détruire toute recherche de vérité.

La montée en puissance de la lutte des palestiniens pour leur libération a induit également de la part des sionistes et des impérialistes une propagande intensive dans les médias utilisant le fait historique de l'holocauste en cherchant à amalgamer négationnistes avec les anti sionistes et les anti impérialistes et à ainsi marginaliser toutes luttes et toutes contestations à leur encontre.

 

5- Cette action entreprise par l'impérialisme et le sionisme de vouloir amalgamer l'ensemble des juifs et leur martyre historique avec leurs terribles exactions a porter un coup très sévère à l'intérêt des juifs dans le monde, elle a favorisé l'émergence d'un antisémitisme d'origine politique de bon aloi, qui aujourd'hui explose avec la tentative de vouloir réhabiliter les théories fumeuses de Faurisson.

 

6- Ce néo antisémitisme de pseudo anti impérialistes et anti sionistes avec cette action d'amalgame de l'impérialisme cherchant à embarquer les juifs a permis de marginaliser à l'extrême la lutte anti impérialiste et à favoriser le retour des terribles guerres coloniales et impérialistes comme la guerre de Libye.

L'effet directe et visible de l'explosion du négationnisme au sein du mouvement maintenant atomisé anti impérialiste est : 100 à 150 personnes à la manifestation à Paris le 15 octobre contre les massacres en Libye.

 

Les négationnistes, néo propagandistes de Faurisson sont aujourd'hui les alliés objectifs les plus efficaces de l'impérialisme et du sionisme.

 

En conséquence, toute propagande pour les théories de ce monsieur seront prohibées sur mon « mur » Facebook car je ne désire pas qu'il puisse exister une confusion entre ces théories et la lutte contre le sionisme et l'impérialisme.

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 18:37

 

 

Le mot fasciste est un des termes les plus courants du langage politique, il sert à diaboliser un adversaire et à éviter toute discussion, il est avant tout une insulte proférée à tout va, plus qu'un élément d'analyse politique. Il en va du mot fasciste, comme de tous mots utilisés en politique, une distorsion de sens conférée par des abus de langage. Ainsi son sens historique se trouve vidé et l'idée réellement fasciste s'en trouve de ce fait dédouanée on en verra tout l'intérêt dans cet exposé.

 

Le fascisme a existé, quelle était sa réalité à l'époque et à quoi aujourd'hui peut on le comparer?

 

Fascisme est un emprunt (1921) à l'italien « fascismo », mot dérivé de « fascio » , (faisceau) utilisé comme symbole politique en Italie.

 

450px-DSC01885_Fascio_littorio_sulla_Stazione_Centrale_di_M.jpgFascio subsistant sur un monument italien

 

Le mot a servi d'abord à désigner le parti politique fondé en 1919 par Benito Mussolini établi en Italie, d'octobre 1922 à juillet 1943. Le terme a ensuite désigné un mouvement politique totalitaire et fortement anticommuniste.

 

Le fascisme puis le nazisme qui s'en est inspiré ont été des mouvements politiques qui sont apparus après la victoire du communisme soviétique en URSS après la guerre 1914, 1918 et après la crainte que cette victoire avait inspirée aux puissances industrielles et financières.

 

Les mouvements politiques fascistes puis les régimes fascistes largement financés par les puissances d'argent, étaient destinés à détourner les classes ouvrières et les peuples des révolutions socialistes et des fronts populaires en cours à cette époque en y récupérant quelques symboles et phraséologies populistes. Avec une phraséologie anti ploutocratie ou pseudo nationaliste, il s'agissait de laisser la plus entière liberté au capitalisme industriel et financier et de réprimer durement toute opposition à ce capitalisme.

 

mussolini_002.jpgHitler.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La seule fonction du fascisme, au delà du folklore, était d'être anticommuniste.

 

Les régimes fascistes étaient marqués par un certain nombre de points communs, mais ils possédaient également des différences notables.

 

Les points communs.

 

Anticommunisme et répression.

Les régimes fascistes prônaient un pouvoir assuré par un despote de préférence militaire. Ce pouvoir despotique ne tolérait aucune opposition que cela soit syndicale ou associative. Les partis politiques étaient dissouts et la répression des opposants était féroce, particulièrement celle qui frappait les communistes, puisque la raison première du fascisme étaient l'élimination des partis communistes et ouvriers. Les opposants éventuels étaient fichés et traqués par une police politique, ils subissaient arrestations, interrogatoires musclés, regroupements dans des camps, tortures et exterminations de masse

 

Totalitarisme et propagande

On entend par régime totalitaire, un régime qui cherche à englober tous les aspects de la vie des hommes soumis, que cela soit la vie publique ou la vie privée. Ce totalitarisme est construit sur un système d'endoctrinement permanent rendu possible par une information continuelle n'étant vu que d'un sens partial, information devenant propagande. Le nazisme avait mis en place une administration de la propagande, le fameuse « propagandastaffel ». dans les régimes fascistes totalitaires il y avait une idéologie officielle que chacun devait suivre sous peine de prison ou de mort.

 

Économie de guerre, capitalisme monopoliste d'état

Les régimes fascistes magnifiaient la guerre et l'asservissement des autres peuples. Cette guerre permanente avaient deux avantages, d'une part de militariser les peuples et d'ainsi mieux les soumettre, d'autre part d'alimenter une industrie de guerre au grand profit de certains industriels privés grands soutient d'un système ou ils ne trouvaient que des avantages.

Ainsi sous la protection d'un état fort, de son armée et de ses milices fleurirent en Allemagne nazie les super « konzern » industriels, comme l'IG Farben, Krupp, Tysen et autres. Les régimes fascistes fondant l'essentielle de leur activité vers la guerre, une industrie d'armement tournant à plein, un capitalisme monopoliste lié aux commandes de l'état pu prospérer sans craintes de grèves et de mouvements sociaux.

Les régimes fascistes ont inventé ce système du capitalisme, monopoliste d'état ou intérêts publics et privés sont mêlés dans ce que Eisenhower appellera plus tard un complexe militaro-industriel.

 

igfarben02_office1.jpgIndustrie nazie Konsern IG Farben

 

Au delà de cet aspect commun à tous les régimes fascistes établis entre les deux guerres mondiales ou imposés par l'occupant nazi, de fortes variantes ont existé d'un régime à l'autre selon des démagogies adaptables ou non à un peuple ou un autre, notamment concernant le racisme d'état ou l'instrumentation du nationalisme.

 

Les différences

 

Détournement du nationalisme au profit de l'identité.

Un pseudo nationalisme identitaire mythifié a surtout existé en Allemagne nazie qui a développé une idéologie d'une pseudo « race » aryenne liée a une territoire appelé « faterland » « race » et territoire sublimés en mythe sous le fameux mot d'ordre « Ein Volks, Ein Reich, Ein Fürher », Un peuple, un territoire, un guide. Je dis bien pseudo nationalisme, car celui-ci n'avait rien de commun avec l'amour de la nation développé en France, nation étant ici l'ensemble des citoyens ayant acqui formellement la nationalité française. Pour le pseudo nationalisme nazie il s'agissait d'exclure de la nation ceux qui ne présentaient pas des critères de «race» définies d'une façon arbitraire. En fait le but était de détourner l'attention et la vindicte populaire sur des «juifs» et tziganes accusés de tous les mots afin de dédouaner le capitalisme industriel et financier. Il s'agissait de diviser la nation pour mieux régner.

Le pseudo nationalisme nazi définissait ainsi des sous hommes «untermenshen» qu'il était possible de massacrer, outre les juifs et les tziganes étaient aussi définis comme sous hommes, les slaves et les noirs. Les nazis allemands allant jusqu'au bout de leur idéologie raciale, ont mis en œuvre ce qu'ils ont appelé la «solution finale», c'est à dire la rafle et l'extermination industrielle des juifs et des tziganes, extermination à la quelle ils ont associé les prisonniers de guerre soviétiques.

Ce type d'extermination industrielle n'a pas été appliqué par les autres régimes fascistes, italiens espagnoles ou portugais.

 

Défilés militaires et camps de la mort

 

defilemanifesationnazie1933berlin.jpgcamps-de-la-mort.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Racisme d'état.

humiliation4Le racisme d'état, antisémite (judéophobe) et anti-tzigane, s'est développé seulement en Allemagne nazie et dans les pays de son orbite ou qu'elle occupait, notamment en France pétainiste. Ce racisme d'état, n'a pas existé en Italie mussolinienne ni en Espagne franquiste. Des juifs français allaient se réfugier en Italie et en Espagne pour échapper aux persécutions.

 

Des régimes se réclamant du fascisme traditionnel perdurèrent en Europe, au Portugal jusqu'à la révolution des œillets du 25 avril 1974 et en Espagne jusqu'à la mort du général Franco en 1975.

 

 

 

Il a cependant subsisté en Amérique du sud des régimes autoritaires, très proches du fascisme qui ont continué jusqu'à la fin du 20ème siècle sous la protection des USA , comme celui du général Pinochet au Chili, ou celui de Somoza au Nicaragua, ou le régime des généraux en Argentine.

 

 


Le système « occidental » ou le fascisme sans heurts, (pour l'instant).


 

Aujourd'hui il n'y a plus de régimes politiques se réclamant du fascisme, pourtant certains caractères fondamentaux du fascisme se retrouvent ça et là dans nombre de régimes politiques particulièrement dans les pays dits «occidentaux».

Les fascismes mussoliniens et nazis ont montré une certaine efficacité pour la sauvegarde des intérêts des puissances d'argent, les «démocraties» occidentales vont largement s'en inspirer et imposer doucement et sans heurts un système politique s'apparentant au fascisme.

 

 

L'héritage fasciste dans les « démocraties » occidentales.

 

200px-FlagaNATO-PL-cropped-.png  1- La lutte anticommuniste.

Les anglo-saxons ont développé dés la fin de la guerre une multitude d'organisations secrètes, discrètes ou publiques destinées à la lutte anticommuniste. Ils ont ainsi recruté nombres d'anciens fascistes et nazis, jugés être d'excellents spécialistes dans cette lutte anti communistes.

L'OTAN sera le fer de lance de l'organisation de cette action anticommuniste. Le fichage des communistes fut soigneusement entrepris suivant ce qui avait été commencé sous les régimes fascistes précédents. En France la direction des Renseignement Généraux, police politique sous Pétain destinée à traquer juifs, communistes et résistants continua un travail identique après la libération en se spécialisant dans la traque des communistes. Des projets d'arrestation de communistes et leur incarcération dans des stades seront élaborés dans toutes ces «démocraties» satellites des USA.

Ce plan, européen au départ, ne sera appliqué qu'au Chili ou après la détention dans les stades des partisants d'Allende destitué et assassiné, s'en suivi le massacre de plusieurs milliers de communistes et d'opposants au régime anglo-saxon de Pinochet .


 

350px-Stragedibologna-2.jpg2- L'usage de la violence.

Cet usage deviendra paroxystique dans ces fameuses « démocraties » avec l'utilisation généralisée d'attentats sous « false flag » de manière à entretenir une terreur permanente. Ce seront l'attentat de la Gare de Bologne (photo), l'assassinat d'Aldo Moreau, la tentative d'assassinat de Jean Paul II, les tueurs fou du Brabant en Belgique et puis les attentats du 11 septembre 2001, suivi des attentats de Londres et de Madrid . Ajouté à ceci bon nombre d'assassinats d'état non officiellement élucidé, comme en France ceux Robert Boulin, Bérégovoy et autres.

 

 

3- La guerre permanente.


6.jpg


Avec la fin de la seconde guerre mondiale ce ne fut pas la paix, mais la guerre permanente perdurant jusqu'à nos jours et devenant de plus en plus violente. Ce furent les guerres coloniales menées par la France, puis par les USA partout dans le monde, Vietnam, Afghanistan, Irak, maintenant Libye, ces guerres durant de 10 à 20 ans chacune et faisant de très nombreuses victimes. Ces guerres permanentes ont alimenté l'industrie d'armement, moteur économique principal des « démocraties » occidentales.


 

4 - La structure économique du capitalisme monopoliste d'état et l'industrie d'armement.


Rafale.jpg

 

  Le système économique occidental a rapidement abandonné à l'extrême orient l'industrie de consommation civile pour ne se consacrer réellement qu'à l'industrie d'armement, celle-ci ayant l'avantage de bénéficier de commandes publiques sous le contrôles des copains aux gouvernements. Il ne s'agit plus là de capitalisme libéral, mais de capitalisme monopoliste d'état. Le fameux complexe militaro-industriel, détenteur du pouvoir réel aux USA

 

 

3- Le développement d'une pensée unique totalitaire avec l'accaparement des médias.

250px-Le_Monde_logo.svg.pngDans les « démocraties » occidentales, la totalité de l'information est contrôlée par le maître anglo-saxon et son système de propagande. Ce système fabrique des événements chargés d'ourdir des complots et de 414px-Liberation.svg.pngfomenter des guerres typiquement impérialistes sous couvert humanitaire.

Une pensée totalitaire s'est développée à base conformisme de «gauche» bien pensant expurgé de tout esprit de contestation et de révolte.

 

L'instrumentation des droits de l'homme, servant à accomplir les plus horribles forfaits contre l'humanité.

Dans ce système totalitaire, tout opposant est derechef qualifié de fasciste et d'être à l'extrême droite ce qui est un paradoxe pour un système justement héritier du fascisme .

Le massacre industriel de juifs européens par les nazis a été suffisamment horrible aux yeux des populations celui-ci ne pouvant plus être caché, il fut soudainement utilisé vers les années 80 pour soutenir d'abord le colonialisme raciste israélien, puis pour diaboliser toutes oppositions à l'impérialisme anglo-saxon soutient de ce colonialisme.

Encore un paradoxe, Il est à remarquer que le sionisme israélien est le seul régime existant qui possède une idéologie raciste similaire au nazisme en utilisant le mythe d'une pseudo race associée à un territoire qui lui aurait été attribuée par une quelconque divinité.

Les étasuniens possèdent un mythe similaire prétendant que « l'Amérique » aurait été créée par Dieu et que ce dieu auraient désigné les anglo-saxons pour dominer le monde.

 

5- Le développement d'un super impérialisme à l'échelon planétaire.

Un super impérialisme est mis en œuvre avec l'aide idéologique des mouvements de « gauche » et des médias qui prétendent bâtir un monde sans nations.

Ces nations avec leurs lois et frontières sont vues comme le principal obstacle au libre commerce et à la circulation des capitaux. Ainsi, les salaires et les avantages sociaux peuvent aisément s'aligner sur ceux les plus bas.

 

Le système des "démocraties" se qualifie lui même, de libéral, certainement par antinomie, pourtant ce système économique et politique en est bien le contraire, capitalisme monopoliste d'état, contrôle social tatillon, monopolistation de l'information, propagande permanente est l'inverse du libéralisme tel que voulu par Alexis de Tocqueville, une escroquerie de plus.

 

 

En conclusion on voit que le fascisme avec ses particularités économiques et politiques bien précises avec notamment le totalitarisme idéologique a pu se développer lentement mais sans trouver d'opposition dans des « démocraties » occidentales dont il convient maintenant de mettre le mot entre guillemet.

 

Bien sûr pour le moment on ne tue pas les opposants et on ne les emprisonne pas encore dans ces pays occidentaux (aux USA il esiste un  grand nombre de prisonniers politiques masqués en droit commun, un classique du fascisme). Mais hors de ces pays on n'hésite pas à organiser d'horribles massacres de masse d'opposants comme, c'est le cas en ce moment en Libye.

 

On ne massacre pas encore les opposants, la raison en est simple, les opposants sont trop peu nombreux et jugés non dangereux, ils ne sont pour le moment que diabolisés avec l'étiquette d'extrême droite ou fasciste et bien entendu interdits de médias.

 

Le pouvoir totalitaire réellement néofasciste celui-ci n'hésite pas à utiliser des paradoxes, manœuvre suprême, ainsi le terme de fasciste utilisé hors de propos est vidé de son sens historique puis renvoyé sur l'opposant afin de tenter de lui faire endosser les crimes de ce fascisme d'antan.

 

Mais qu'une dissidence efficace vienne à surgir et un fascisme à l'ancienne avec massacre sera très facile à organiser et toute opposition sera interdite manu-militari.

 

Avec l'assasinat de Kadhafi au vu de tous et glorifié par la propagande médiatique, le néofascisme occidental vient de passer encore une étape dans l'utilisation du meutre et de la violence d'état. Le masque tombe petit à petit et l'on découvre effaré  le visage hideux de la bête immonde.

 

 


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 11:08
Guerre de Libye.

Ce que nous SAVONS maintenant, PERSONNE ne peut plus se tromper de bonne foi, tellement les témoignages sont nombreux.

- La Libye n'était pas une dictature, contrairement au système totalitaire des partis droite/gauche occidentaux qui confisquent la démocratie, la Jamahiriya était un système de démocratie direct autogestionnaire. Les libyens vivaient très bien.

- Les USA avaient programmé l'attaque contre la Libye depuis plus de 10 ans.

- Les raisons de cette attaque sont:
    - 1 politiques, mettre fin à ce mauvais exemple africain et surtout à l'aide de la Libye aux pays d'Afrique afin de contrer une recolonisation du continent.
    - 2 économiques, mettre la main sur les richesses libyennes notamment bancaires réelles de manière à renflouer un système en perdition.

- Les USA ont sous traité à la France et à la Grande Bretagne le sale boulot dés l'automne 2010, c'est la raison de la rentrée précipitée de l'armée française dans le commandement intégré de l'OTAN.

- Les manifestations de cet hiver bien préparées selon le modèle des « révolutions colorées » ont été investies par des hommes armées d'Al Qaïda, tuant ça et la policiers et manifestants.

- Il n'y a jamais eu de bombardements de l'aviation libyenne sur Benghazi et les manifestants.

- Les médias ont toujours complètement menti sur cette affaire, comme on voit qu'ils mentent encore prouvant leurs liens organiques avec l'impérialisme US.

- Les USA ont trompé la Chine et la Russie avec les résolutions 1970, 1973 prétexte aux massacres aériens de l'OTAN qui a tué près de 20000 libyens et continue. C'est la raison de leur véto sur la Syrie, ne voulant pas renouveler cette expérience.

- Les miliciens embauchés par l'OTAN et notamment les salafistes d'Al Qaïda se livrent à d'épouvantables exactions sur le peuple libyen et particulièrement sur les libyens noirs.
Têtes et membres tranchés, exécutions massives, viols systématiques, seins coupés et égorgement des femmes et filles des supposés opposants, prisonniers écrasés vifs par des chars, tirs à l'aveuglette sur des habitations, tortures, exécutions sommaires,etc. etc.

- Ces épouvantables exactions entraînent un résistance farouche du peuple libyen et de son armée.

- En dépit des moyens considérables en bombardiers, hélicoptères de combats, mercenaires et forces spéciales, de toutes nationalités occidentales et arabes, tanks, roquettes, artillerie, ils n'y arrivent pas et c'est à chaque fois une escalade de plus dans l'implication de «l'occident » en moyens militaires et humains sur le terrain.

- En dépit des mensonges éhontés des médias aux ordres ABSOLUS de l'impérialisme, comme l'ont montré timidement quelques journalistes honnêtes, ceci pour faire plier le morale de la résistance et décourager les solidarités, la vérité de cette horreur transparaît grâce à l'internet.

MAINTENANT C'EST ASSEZ, TROP C'EST TROP, IL FAUT QUE CET IGNOBLE MASSACRE FAIT EN VOTRE NOM CESSE.

ASSEZ ! ASSEZ ! Manifestation à Paris Place de la République 14h30 ce 15 Octobre.
Comme partout dans le monde organisez des manifestations pour crier!

ARRETEZ LE MASSACRE !
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