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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:17

  Pourquoi faut-il tuer Kadhafi et au passage DSK !

 

  (Sarkosy y a échappé de peu mais il est prudent, il demande la permission)

 

 

La décision prise par Sarkozy de procéder à une escalade militaire en Libye par l'engagement d'hélicoptères lance-missiles fait suite sans aucun doute à un ordre de ses patrons étasuniens. La France n'a nul intérêt dans cette opération de vol colonial des richesses libyennes. L'état libyen a maint fois proposé à la France de participer pleinement et aux premiers rangs au développement de ce pays pour en tirer de substantiels bénéfices.

 

La survie inattendue, autant politique que légale, du chef de l'état libyen pose des problèmes importants, problèmes surtout financiers qui indisposent les milieux bancaires et le FMI, leur appendice.

 

Le FMI a décidé de non plus accorder des prêts en dollar, devenue monnaie de singe et dont plus personne ne veut mais dans une nouvelle monnaie internationale virtuelle que l'on appelle « droit de tirage spéciaux ». En fait et en schématisant une escompte de garanties financières cautionnée par des fonds souverains. Cette escompte pouvant être tirée dans la monnaie choisie par l'emprunteur au FMI, par exemple pour la Grèce et le Portugal en Euro. Quels sont ces fonds souverains? Evidemment les plus importants sont les fonds chinois, mais il y a au FMI pas mal de fonds libyens cependant, le blocage de ces fonds bloque  le système d'attribution des aides par le FMI et pénalise les états européens qui en ont besoin, contribuant ainsi à précipiter un peu plus l'Euro au gouffre.

 

Dominique Strauss-Kahn devait se rendre en Libye à Tripoli avec un délégué allemand, dont le pays s'inquiète de la santé de l'Euro, afin de négocier une sortie de conflit. Conflit qui empêche le FMI de fonctionner. En effet légalement, selon l'ONU l'état libyen est toujours représenté par Tripoli.

 

Un autre problème légal réside dans la fortune personnelle de Kadhafi. Cette fortune est placée pour beaucoup en «assets» c'est à dire dans le jargon financier en biens réels sur lesquels, comme pour les fonds souverains, les banques émettent des garanties bancaires (dept bonds) cautionnées par ces biens réels. Ces garanties bancaires servent en premier lieu à établir des lettres de crédit garanties par les banques (SBLC, Stand By Letter of Credit) et utilisées dans le commerce de commodités, (pétrole, denrées, engrais etc....) Le fait que les comptes de Kadhafi soient bloqués pose de graves problèmes légaux au système bancaire.

 

Cette situation qui n'était pas prévue ne peut plus durer longtemps maintenant, il faut, soit reculer en négociant soit avancer en éliminant Kadhafi

 

Bien entendu, on pouvait revenir en arrière et négocier, c'est ce que s'apprêtait à faire DSK et ce qu'avait commencé à entreprendre Sarkozy, des contacts avaient été pris et un émissaire spécial, un certain Jean Martinez, ami des deux partis faisaient l'aller retour,. Ce même homme  arrangea le déplacement de DSK et de l'envoyé allemand en Libye. Des avantages considérables étaient accordés à la France par la Libye si ces négociations aboutissaient, un accord fut trouvé, mais il fut quand même  décidé de demander la permission au patron US. Cette négociation  n'étant pas du gout du patron, tout fut abandonné. Par contre DSK, continua à agir seul au nom du FMI.

Sarkozy doit encore en trembler, si il avait passé outre il était fini. 

 

La décision de ne pas revenir en arrière a donc été prise par l'impérialisme, trop d'intérêts sont en jeux les USA ,omptant peut être dans la panique se refaire une santé sur le dos des peuples d'Afrique, puisque tel est actuellement l'axe de leur action.

C'est donc la précipitation avant le « big one » économique.

 

Il faut donc maintenant tuer Kadhafi pour terminer l'opération coloniale anglo-saxonne. Il faut le tuer légalement pour récupérer l'usage des fonds souverains et il faut que l'ONU reconnaisse le gouvernement croupion de marionnettes mâtinées Al Quaïda de Benghasi. Pour réussir cette opération, difficile pour l'impérialisme il lui faut convaincre une communauté des nations perplexe et peu enthousiaste, il lui faut absolument l'appui de la Russie et de la Chine et de pays régionalement influents comme la Turquie. Pour la Turquie c'est fait avec une promesse d'entrée dans l'Union Européenne rapidement et un oubli du génocide arménien. Pour la Russie, on connait les dissensions Medvedev, Poutine. Medvedev enclin à « travailler avec les USA », il a une fortune personnelle à se constituer mais pas Poutine. Qui l'emportera? C'est pour l'instant Medvedev qui possède le pouvoir. Quand aux chinois, le fondement de leur politique étrangère est de toujours d'avoir les meilleurs relations possibles avec les USA et pour ça ils sont prêts à avaler toutes les couleuvres possibles. Les jours légaux de Kadhafi sont comptés et règlerais le problème des fonds souverains.

Cette mort légale pourtant, ne réglera pas le problème du blocage de la fortune personnelle de Kadhafi, pour ça il faut le faire disparaître « ad patres ».

 

Sarko, en fidèle second couteau est la pour s'en charger, enfin pas lui, c'est la vie de nos pilotes d'hélicoptère qui va être cruellement en jeux, il ne s'agira plus d'appuyer sur un bouton à 5000 mètres d'altitude, mais de quasiment aller au contact au risque d'être pris sous le feux du premier lance-missile portable venu, la Libye n'en manque pas.

La guerre coloniale anglo-saxonne prend de l'ampleur avec des vies françaises qui risquent de disparaître, comme en Afghanistan, pour des intérêts contraires à ceux de la France. Le général se retourne dans sa tombe!

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 16:59

Je reproduit ici une allocution de Domonique Strauss Kahn que tous français devrait lire.

 

 

«À enjeux mondiaux, solutions mondiales»

 

— Allocution prononcée à l’Université George Washington Par Dominique Strauss-Kahn Directeur général du Fonds monétaire international Washington, le 4 avril 2011 Texte préparé pour l’intervention

 

 

Bonjour, chers voisins.

C’est avec plaisir que je me retrouve parmi vous aujourd’hui. Je tiens à remercier le Président Knapp de son aimable invitation et Danny Leipziger d’avoir organisé cette séance. Je me fais toujours un plaisir de parler à des étudiants et j’ai eu l’occasion de pratiquer cet exercice un peu partout dans le monde. Après tout, vous êtes les dirigeants de l’avenir, c’est vous qui allez donner forme au monde de demain. À la fin de la semaine prochaine, le FMI tiendra ses réunions de printemps. C’est la saison où les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales auxquels nous rendons compte viennent à Washington pour parler de l’économie mondiale. Et cette année, ils auront largement de quoi parler. Nous vivons un moment unique de l’histoire, une période de grands bouleversements. Vous n’êtes pas sans savoir que la crise financière mondiale a dévasté l’économie mondiale et causé une misère et des souffrances incalculables dans le monde entier. Mais elle a fait bien plus : elle a aussi sapé les fondements intellectuels de l’ordre économique mondial du dernier quart de siècle. Avant la crise, nous pensions que nous savions plutôt bien gérer nos activités économiques. Ce «consensus de Washington» reposait sur un certain nombre de formules de base. Il suffisait de simples règles de politique monétaire et budgétaire pour garantir la stabilité. La déréglementation et les privatisations donneraient libre cours à la croissance et à la prospérité. Les marchés financiers se chargeraient d’acheminer des ressources aux secteurs les plus productifs et de s’autoréguler efficacement. Et tous les citoyens du globe surferaient sur la vague montante de la mondialisation. Tout cet échafaudage s’est effondré sur le passage de la crise. Le consensus de Washington relève désormais du passé. Il nous appartient aujourd’hui de reconstruire les fondements de la stabilité et de faire en sorte qu’ils résistent à l’épreuve du temps et que la prochaine phase de la mondialisation apporte ses bienfaits à toute l’humanité. Ce travail de reconstruction repose sur trois grands axes — une nouvelle approche de la politique économique, une nouvelle approche de la cohésion sociale et une nouvelle approche de la coopération et du multilatéralisme. Tour d’horizon Voyons pour commencer comment se présente la situation économique. L’activité économique mondiale continue à se redresser, mais la reprise est déséquilibrée, au plan international comme au plan national. Dans les pays avancés, foyer de la crise financière, la croissance est encore faible et le chômage trop élevé. Pendant ce temps, les pays émergents — surtout en Asie et en Amérique latine — montent en puissance et frisent la surchauffe. Les pays à faible revenu ont fait preuve d’une remarquable résistance, mais souffrent maintenant de la hausse des cours des produits alimentaires et des carburants. De grandes incertitudes continuent à planer. Il y a bien encore à l’heure actuelle un grand nombre de cygnes noirs sur le lac économique mondial. Après la grande tragédie qu’a vécue le Japon, la priorité immédiate est de soulager les souffrances humaines et de reconstruire ce qui a été mis à bas. Nous sommes tous admiratifs devant la résilience du peuple japonais. En Europe, quelques pays sont à la croisée des chemins — ils ont franchi des étapes difficiles, mais ont encore du chemin à faire. Au final, l’Europe a besoin de solutions globales — basées sur la solidarité paneuropéenne — pour venir à bout des problèmes persistants du secteur financier et des dettes souveraines. Jusqu’à présent, il y a eu des avancées partielles et fragmentaires, ce qui constitue une menace pour les pays en crise ainsi que pour le redressement de l’ensemble de l’Europe. Le Moyen-Orient vit en ce moment une transformation historique. Les citoyens revendiquent plus de liberté, ainsi qu’une répartition plus juste des chances et des ressources économiques. Pour répondre à ces aspirations, il faudra modifier en profondeur les institutions politiques, économiques et sociales. Ce sera un processus de longue haleine : des réformes de pareille ampleur demandent du temps et des efforts. L’enjeu immédiat consiste à préserver la cohésion sociale, sans compromettre la stabilité macroéconomique. En période d’agitation sociale, presque tous les gouvernements de la région ont essayé — ce qui est bien compréhensible — d’amortir les effets de la hausse des prix de la nourriture et des carburants en les prenant partiellement en charge dans le budget de l’État. Bien sûr, ce surcroît de dépenses va peser à l’avenir sur les finances publiques. L’instabilité politique, par ailleurs, fait baisser les recettes du tourisme, décourage les IDE et accroît le coût des emprunts. Cela pourrait réduire à néant les efforts visant à établir un modèle de croissance plus soucieux des égalités sociales et à créer des emplois pour absorber une population active en vive expansion. La communauté internationale doit être prête à apporter son soutien, aujourd’hui et dans les années à venir. Globalement, donc, la situation économique est encore fragile, inégale et entourée d’une grande incertitude. Une nouvelle approche de la politique macroéconomique Selon l’ancien paradigme, la politique monétaire n’avait que deux soucis : l’inflation et la croissance. Mais c’était trop simple. Avant la crise, la faible inflation et la croissance vigoureuse de façade dissimulaient de graves dangers : envolée des prix des actifs, explosion du crédit, investissements biaisés en faveur de l’immobilier, creuset financier d’actifs toxiques et vastes déficits extérieurs courants. Dans le passé, on faisait souvent abstraction du secteur financier. Les instances de réglementation et de contrôle se concentraient sur les institutions et les marchés à titre individuel, et ne prêtaient guère d’attention aux dimensions plus larges de la stabilité financière et macroéconomique. Mais une des leçons essentielles est que les événements locaux peuvent avoir des répercussions mondiales. Il est clair que la politique monétaire ne doit pas s’arrêter à la stabilité des prix et doit se soucier aussi de la stabilité financière. Cela ne veut pas dire pour autant que son principal instrument, le taux directeur, doit accroître sa portée. Heureusement, nous disposons d’autres instruments — les instruments macroprudentiels tels que les ratios de fonds propres, les ratios de liquidité et les ratios de quotité des prêts. Nous devons apprendre à concevoir et utiliser ces instruments de manière plus efficace. Quid de la politique budgétaire? Dans l’ancien paradigme, elle était à n’en pas douter laissée pour compte dans la panoplie des instruments de gouvernement. Son rôle se limitait aux stabilisateurs automatiques — laisser les déficits augmenter et baisser en fonction du cycle — et toute action discrétionnaire était vue d’un mauvais œil. Mais la politique budgétaire est sortie de son engourdissement, telle la Belle au bois dormant, au cours de la crise, lorsque la politique monétaire s’est essoufflée et que le système financier s’est retrouvé à genoux : c’est alors que l’instrument oublié est venu étayer la demande globale et sauver le monde de la chute libre économique. Nous devons repenser la politique budgétaire. Parallèlement, le secteur financier a besoin d’une sérieuse intervention de chirurgie réglementaire. La crise a pris racine dans une culture de prise de risques débridée, culture qui malheureusement, est encore bien vivante et agissante. Il y a eu quelques avancées positives, mais ce ne sont que des premiers pas. L’accord de Bâle III sur la réglementation bancaire devrait améliorer quantitativement et qualitativement les fonds propres des banques. Mais il nous faut étendre la réglementation au «système bancaire virtuel». Il nous faut un contrôle plus efficace, car même la meilleure réglementation n’a de valeur que si elle est convenablement appliquée. Il nous faut de meilleurs mécanismes de restructuration pour en finir avec le syndrome maudit du «trop- gros ou trop important pour qu’on le laisse mourir — y compris au niveau crucial des établissements transfrontaliers. Nous avons besoin d’une taxe sur les activités financières pour forcer ce secteur à prendre en charge une partie des coûts sociaux de son comportement irresponsable. Globalement, je tirerais de tout cela deux grandes conclusions. La conception d’un nouvel ordre macroéconomique pour le monde d’aujourd’hui exige que la main passe — au moins dans une certaine mesure — du marché à l’État et que, d’une simplicité relative, l’on s’achemine vers relativement plus de complexité. Une nouvelle approche de l’inclusion sociale La nouvelle gouvernance mondiale doit aussi s’attacher davantage à la cohésion sociale. Ne vous méprenez pas — l’ancienne formule de mondialisation nous a beaucoup apporté et a permis d’arracher des millions de personnes à la pauvreté. Mais la médaille de la mondialisation avait un revers — celle d’un fossé vaste et grandissant entre les riches et les pauvres. Si la mondialisation des échanges est allée de pair avec une diminution des inégalités, la mondialisation financière — qui fait la une depuis quelques années — les a aggravées. La tendance a été de banaliser les inégalités, en les présentant comme un mal nécessaire dans la quête de la prospérité. Mais la crise et ses séquelles ont profondément changé nos perceptions. Le cocktail explosif d’un chômage élevé et persistant et d’une aggravation des inégalités risque de saper la cohésion sociale et la stabilité politique et, partant, de menacer la stabilité macroéconomique. Les inégalités ont sans doute été l’une des causes «cachées» de la crise. Aux États-Unis, à la veille de la crise, elles étaient revenues à leur niveau d’avant la Grande Dépression. La Grande Récession, elle aussi, a été précédée par une augmentation de la part du revenu des populations riches et par une prépondérance croissante du secteur financier. Dans ces conditions, pour l’homme de la rue l’emprunt aurait pu être un moyen de relever son niveau de vie, mais cela n’aurait eu qu’un temps. À terme, pour être soutenable la croissance doit s’accompagner d’une répartition plus équitable des revenus. À cela plusieurs raisons. Les inégalités peuvent bloquer l’accès au financement. Elles peuvent rendre les pays plus vulnérables aux chocs. Elles peuvent ébranler la confiance dans les institutions et ouvrir la porte à l’instabilité. Sans une classe moyenne solide, la demande intérieure n’a guère de chances de décoller. Il nous faut un nouveau type de mondialisation, une mondialisation plus juste, une mondialisation à visage plus humain. Les fruits de la croissance doivent être largement partagés, et non accaparés par quelques privilégiés. Certes, le marché doit garder son rôle prépondérant, mais la main invisible ne doit pas pour autant se transformer en poing. Une nouvelle approche au multilatéralisme Nous avons beaucoup appris de la crise, et surtout que la coopération est indispensable à la stabilité. Sans la coopération préconisée par le G-20, nous aurions sans doute sombré dans une deuxième Grande Dépression. Aujourd’hui cette coopération ne peut s’estomper. L’économie mondiale est trop interdépendante pour permettre aux simples intérêts nationaux de prévaloir. Je crains toutefois que cette coopération ne s’essouffle. Les grands enjeux actuels exigent tous une solution concertée. Songeons au rééquilibrage de la croissance mondiale. Les pays qui ont accusé des déficits extérieurs doivent s’appuyer davantage sur la demande extérieure. Les pays excédentaires doivent, eux, évoluer en sens inverse, et s’appuyer davantage sur la demande intérieure. Autrement dit, il faut d’abord miser sur l’intérêt de la planète, car en fin de compte les intérêts nationaux en dépendent. La mondialisation doit être perçue comme une entreprise commune. Les pays ne doivent pas se prévaloir de leur monnaie ni des restrictions commerciales pour obtenir des gains à court terme. Dans leur quête d’investisseurs, ils doivent résister à la tentation du relâchement de la réglementation financière et du renoncement aux protections sociales. Dans ce monde, les institutions multilatérales — foyers de coopération mondiale — revêtiront une importance croissante. Mais il faut qu’elles gardent leur pertinence. Elles doivent s’adapter à la nouvelle mondialisation. Je suis heureux de constater que le FMI joue son rôle. Un rôle qui a été essentiel durant la crise, où nos programmes de prêt ont été décisifs — notamment à la faveur d’accords avec certains pays avancés que peu d’observateurs auraient pu prévoir. Nous nous efforçons désormais de mieux saisir les relations d’interdépendance complexes qui caractérisent l’économie mondiale. Nous voulons être mieux à même de prévenir les crises, pas simplement de les gérer. Nous avons opéré beaucoup de changements. Nous avons mis en place un nouvel exercice d’alerte avancée. Nous publions de nouveaux rapports sur les effets de contagion, qui examinent en quoi les politiques nationales de cinq grandes économies systémiques agissent sur le reste du monde. Nous avons rendu obligatoires les programmes d’évaluation du secteur financier pour les pays d’importance systémique. Nous offrons un meilleur suivi des flux de capitaux mondiaux. Nous œuvrons avec le G-20 pour faire de la coopération un moteur de croissance. Nous avons entrepris de renforcer le dispositif mondial de protection financière pour épargner aux pays des revers de fortune soudains. Mais nous devons nous armer de légitimité et refléter la réalité économique du xxie siècle. De là l’importance des récentes réformes de gouvernance du FMI. L’an dernier, nos États membres ont convenu de transférer plus de 6 % des voix aux pays émergents et aux pays en développement — en sus du transfert de 2,7 % de 2008. Le Brésil, la Chine, l’Inde et la Russie figurent désormais parmi nos dix plus grands actionnaires. Nous sommes ainsi mieux à même de nous acquitter de notre mission, une mission de stabilité macroéconomique, aujourd’hui plus pertinente que jamais. Conclusion Les défis que nous devons relever aujourd’hui n’ont rien de nouveau. Déjà en 1933, John Maynard Keynes — un des pères fondateurs du FMI — écrivait «Le capitalisme international et néanmoins individualiste, décadent mais dominant depuis la fin de la guerre, n’est pas une réussite. Il n’est ni intelligent, ni beau, ni juste, ni vertueux, et il ne tient pas ses promesses. En bref, nous ne l’aimons pas et nous commençons à le mépriser. Mais quand nous nous demandons par quoi le remplacer, nous sommes extrêmement perplexes». Aujourd’hui nous nous heurtons à des défis étrangement similaires. Nous sommes en train de surmonter des obstacles dont la nature et les causes le sont, elles aussi. Mais nous ne devons pas perdre de vue que les institutions créées dans l’après-guerre ont montré leur pérennité, ouvrant une période de paix, de prospérité, de coopération et de stabilité sans précédent. C’est dans ce monde qu’est né le FMI. Un monde où le multilatéralisme comptait. Un monde où les fruits de la croissance étaient amplement partagés. Un monde où l’État et le marché se complétaient et s’équilibraient. Aujourd’hui il nous appartient de reconstruire ce type de monde. Bien entendu il ne s’agit pas de revivre les années 40. Nous ne voulons pas d’un monde dominé par une poignée de pays. Nous ne voulons pas tourner le dos à l’ouverture. Nous pouvons toutefois revenir aux principes sur lesquels fut construite l’économie de l’après-guerre. Nous pouvons nous inspirer du passé pour dessiner l’avenir. Or, le FMI a justement un rôle primordial à jouer. Il doit renouer avec sa mission originelle, celle de promouvoir la coopération et de combattre les causes économiques de la guerre. L’avenir vous appartient. Vous en serez-les dirigeants. Quel monde voulez-vous façonner? Un monde plus intelligent, plus juste, et plus vertueux, n’est-ce pas? Merci de votre attention.

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 11:05

République Nation

 

 

Un concept révolutionnaire bien français en danger perpétuel.

 

  f1.highres-vive-la-nation-en-avant-citoyens.jpg

 

 

 

 

Ces deux mots semblent être un parcours de manif de premier mai à Paris. Si ces mots rappellent des lieux de luttes sociales, ce sont surtout des concepts hautement révolutionnaires et représentent l'essence même de l'identité française dont il convient d'en rappeler le sens, tellement celui-ci semble oublié voir bafoué.


Beaucoup remplacent aujourd'hui «république» par «état» alors que le sens en est différent voir contradictoire. On parle de la France comme «Etat-nation» confondant ainsi la France avec d'autres nations n'ayant pas inventé, comme notre pays, tous les concepts d'une république moderne, ceci est manière d'édulcorer la signification du mot république.


Pourtant, l'ensemble de nos symboles et de nos institutions sont républicains, notre drapeau aux trois couleurs, la Marseillaise notre hymne national, notre fête nationale jour anniversaire de la prise de la Bastille, date hautement symbolique, notre devise de Liberté, Égalité, Fraternité, ces symboles révolutionnaires ont ils été vidé de tous sens?


 

 

La Marseillaise

 

 

La république est là mais elle est mourante remplacée par un état en cours de restauration et si nous ne travaillons pas à sa renaissance il ne fait aucun doute qu'elle est appelée à disparaître, bientôt il n'en restera plus qu'un nom qui signifiera autre chose et se confondra avec la consommation du «pinard et du saucisson».

 

Les concepts républicains modernes fondamentaux, une invention française.

 

Le bien commun ou l'espace public.

 

Le mot république vient du latin Respublica se traduisant littéralement par chose publique mais qui veut dire en français moderne «bien commun». La république est à la base, une organisation sociale dont l'objet est de gérer un bien commun. La république organise donc une propriété sociale. Ce concept de propriété sociale est née dans la Grèce antique il s'appelait Dhimokratía qui a donné démocratie, littéralement pouvoir du peuple. Cependant la «respublica» romaine ou la «dhimokratia» grecque, n'étaient pas la gestion d'un bien commun appartenant à la totalité du peuple, dans la Grèce antique seuls les propriétaires avaient le «droit de cité», étaient citoyens, tous les autres étaient exclus c'est à dire la grande majorité du peuple. Dans la Rome républicaine ce «droit de cité» était également très limité parmi la population.

 

Au Moyen Ages féodal (postérieur au 10ème siècle), la nécessité de gérer un bien commun, un espace public, ressurgit surtout dans les villes à population très concentrée. Cette organisation s'appellera en France «commune», les concepts de commune et de république resteront liés en français. La première organisation politique des parisiens insurgés en 1792 reprendra l'appellation de commune se référant aux libertés (franchises ) médiévales. Des républiques de marchands existeront au Moyen Ages en Allemagne, la Hanse et en Italie à Florence, Sienne, Venise et Gênes sans que celles-ci ne rassemblent la totalité du peuple.

 

Le bien commun ou espace public se sépare ainsi du bien ou espace privé.

 

Le bien commun appartenant légalement à la nation, définie comme l'ensemble des citoyens et non à une oligarchie, voilà le concept révolutionnaire apporté par la révolution française de 1789, définissant ainsi une république véritable contrairement à toutes celles du passé.


 

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montesquieu 02

 

Montesquieu  et  Rousseau les précursseurs.


 

La légalité


 

 

L'idée d'institutions républicaines 200px-Montesquieu_Defense.jpgmodernes revient à Montesquieu (1654-1713) qui souligne dans son maître ouvrage, de l'Esprit des Lois (1748), la nécessité de l'aspect formel des lois et des institutions et souligne également la nécessité de séparer les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires.

La légalité, premier concept français est le prodrome des idées républicaines. La légalité est la référence à un corpus de lois écrites, connues de tous (nul n'est sensé ignorer la loi) et auquel tous puissent se référer. Ce concept est particulièrement révolutionnaire car il rejette l'arbitraire d'un despote comme pouvait être un monarque absolu ou d'un groupe tyrannique appliquant la loi du plus fort. Ce concept rejette également toutes lois coutumières non écrites se référant à des traditions ou a de pseudos identités non formelles.

 

En république ou le peuple est souverain la loi doit exprimer sa volonté et se confond avec la république même.

 

 

 

 

  Le contrat social et la souveraineté du peuple.

 


 

280px-Social_contract_rousseau_page.jpgL'idée que le peuple puisse être souverain revient à Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), il l'exprime dans son ouvrage: Du Contrat Social écrit en1762

 

Dans Du contrat social, Rousseau établit qu’une organisation sociale "juste" repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c’est-à-dire l’ensemble exhaustif des citoyens. Dans le pacte social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté civile. La souveraineté populaire est le principe fondamental du contrat social. L’indivisibilité de cette souveraineté est un autre principe fondamental, par lequel il faut comprendre que le pouvoir du Souverain ne saurait être divisé (Rousseau emploie ce terme pour désigner le peuple souverain) et il ne peut s’en séparer par intérêt particulier, car l’intérêt particulier est contraire à la recherche de l’intérêt général, seul objectif du contrat social. Ce contrat social, Rousseau le voit comme faisant suite à l’état de nature dans lequel règne la loi du plus fort. Pour lui, la loi du plus fort ne peut être un principe directeur d’une société car il est incompatible avec l’intérêt général, et donc avec le contrat social: «Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir.»


La dissolution du contrat social, c’est le retour à l’état de nature, primitif, pré social, «tyrannique et vain ». Une société qui rompt son contrat social ne serait plus une société .


 

La nation.


 

libegfragd.jpgLe principe de toute souveraineté réside dans la Nation c'est l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui l'affirme avec force.

« Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. »

La nation est constitué par l'ensemble des citoyens.

 

Par arrêté du 23 juillet 1789 la Nation est la «personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l'état», cette définition formelle de la nation est un des premiers actes de la révolution française, c'est un acte fort il possède une grande signification, rejetant toute idée de communauté de langue dans un pays utilisant plus de 500 langues et dialectes, rejetant toute idée de communauté d'histoire et de culture dans un pays ou un bon quart du territoire et des populations venait historiquement du Saint Empire Romain Germanique.

 

Les peuples insurgés contre la tyrannie de différentes langues et cultures se fédéraient dans une nouvelle nation française révolutionnaire.

 

Le citoyen.

 

declaration1789.jpg

 

Chaque citoyen de la nation française, c'est à dire possédant formellement la nationalité française est régis par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, préambule à notre constitution.

 

 

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.


Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.


Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.


Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.


Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.


Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.


Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.


Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.


Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.


Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.


Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.


Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.


Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.


Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.


Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.


Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.


Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


 

La révolution de 1789 n'a pu aller au bout du concept républicain, il manquait deux aspects importants, le suffrage réellement universel incluant les femmes et la laïcité d'une république remplaçant l'état.

 

La laïcité.

 

200px-Emile_Combes.jpg

 

 

 

Le concordat avec le Vatican, établis sous Napoléon en 1813, définissait la France comme une nation chrétienne catholique. Ceci dérogeait au principe républicain d'égalité des citoyens dans la république, ceux-ci pouvant être de différentes confessions, ce concordat dérogeait notamment à l'article premier de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

  Le petit père Combes

 

«Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.»

Ceci dérogeait également aux principes de légalité, identique pour tous et de souveraineté d'une nation regroupant tous ses citoyens quelque fut leur religion. La république ne pouvait donc pas être celle des seuls chrétiens catholiques mais celle de tous les français.

 

Les lois laïques, de séparation de l'église et de l'état ne datent que de 1905. Après l'établissement de la 3ème république promulguée en 1870, le camp royaliste et cléricale était encore très important surtout dans les campagnes. Une lutte politique acharnée opposait ce camp passéiste soutenu par le Vatican à celui des républicains. Le Parti Radical fut créer en 1901 dont le but politique était de parfaire le concept républicain, remplaçant un Parti Radical Républicain dont Gambetta, un des fondateur de la 3ème république fut une de ses figures les plus célèbres. Le cabinet radical de Jules Émile Combes franchit le pas, la chambre à majorité républicaine vota la loi de séparation en 1905 qui fut immédiatement promulguée. La loi de séparation de l'église et de l'état, libère ainsi la république d'un état à superstructure idéologique chrétienne catholique.


L'état est laïc, en conséquence il n'y a plus d'état, mais une administration républicaine. L'état n'est plus une personne juridique possédant une idéologie le justifiant.

 

En 1905 le concept républicain fait un pas considérable en tirant toutes les conséquence de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

Seule la république française organise la nation française. L'état n'en est plus que l'administration, ce qui bouleverse sa nature.

 

 

Le suffrage universel.

 

Le suffrage universel sert à élire les représentants du peuple à l'assemblée nationale et satisfaire l'article 6 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

« Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.»

 

On parle de suffrage universel en opposition au suffrage censitaire, c'est à dire limité à des électeurs répondant à certaines conditions, par exemple de revenu. La révolution française n'appliqua que très brièvement le suffrage universel masculin de 1792 date de la proclamation de la 1ère république à 1795 date d'enterrement de ladite république par le Directoire qui rétablit le suffrage censitaire.

 

Le suffrage universel masculin ne fut rétabli définitivement que par la troisième république. Il fallut attendre 1945 et la 4ème république pour que soit institué un suffrage réellement universel incluent tous les citoyens français des deux sexes en application du programme du Conseil National de la Résistance.

 

Les conséquences du concept révolutionnaire français de république

 

Nous voyons que le concept républicain a mis du temps pour se perfectionner de Montesquieu au CNR afin de supprimer les contradictions des premières républiques.

 

La France a ainsi inventé un certain nombre de concepts fondamentaux qu'elle a offert au monde:

  • - la légalité formelle,

  • - la nation comme ensemble des citoyens,

  • - la nation personne morale,

  • - légalité et nation formelle donnant la nationalité formelle établie par la loi.

  • - la laïcité de l'état et sa dissolution en administration de la république.

Elle a aussi donné des nations légales définies par des frontières reconnues internationalement et une constitution, véritable personne morale juridique. En découle, un droit international adopté par des nations libres et égales, donnant une première organisation internationale des nations: la Société des Nations (SDN) créée en 1919, puis l'Organisation des Nations Unis (ONU) crée en 1945.

Dans la constitution de la SDN puis de l'ONU, c'est la signification française révolutionnaire et légale de la nation qui est retenue par tous et non pas la conception de l'ancien régime et anglo-saxonne d'une nation communauté de langue et de culture.

 

Du concept français de république découlent des effets radicalement révolutionnaires.

 

L'extinction de l'état.

 

La république remplace l'état. L'état est né avec la propriété privée à la fin du néolithique à partir de -6000 avant JC dans des lieux divers en Asie, en Egypte, dans les Balkans, en Amérique (l'Origine de la Famille de la Propriété privée et de l'État - Friedrich Engels 1884) l'état est l'organisation d'un pouvoir qui peut être despotique, oligarchique, tyrannique, c'est un pouvoir qui pèse sur le peuple, la république est le pouvoir du peuple, il y a donc une contradiction entre état et république.

 

L'état justifie toujours son pouvoir par une idéologie le plus souvent d'origine divine c'est ce que Karl Marx a appelé la superstructure idéologique de l'état. État et religion vont de paire l'un justifiant l'autre. La république laïque ne possède aucune justification idéologique, seule la volonté de la nation est sa justification.

La république remplaçant l'état, celle-ci n'est pourtant pas l'anarchie, pour satisfaire l'article 12 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et faire appliquer la loi commune au bénéfice des plus faibles la république se dote d'une force publique.

«Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.»

Cette force publique, police, armée, justice est gérée non pas par l'état qui n'existe pas mais par l'administration de la république sous la responsabilité de l'exécutif.

 

 

Un libéralisme politique mais une économie au service de la nation.

 

La république organise le maximum de liberté pour le maximum de citoyens, c'est un libéralisme politique, contrairement au libéralisme anglo-saxon qui est un libéralisme économique, le «free trade» ou libre échange qui laisse se développer la loi du plus fort. La république défend la liberté d'entreprendre et le droit de posséder selon l'article 17 de la déclaration des droit de l'homme et du citoyen.

«Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.»

Cependant, s'il existe une nécessité publique qui l'exige toute possession peut être mise au service de la Nation sous la condition évidemment d'une juste rémunération.

Ceci veux dire que l'économie est au service du peuple et soumise aux lois du peuple.

La république laisse ainsi se développer la lutte des classes et le débats social dans l'intérêt publique sans que l'une des parties ne puisse l'emporter sur l'autre. En république le contrat social est perpétuellement en débat, des compromis perpétuels scellent un contrat social toujours en évolution selon la volonté du peuple, l'histoire est perpétuellement en marche.

Tout concept de « fin de l'histoire » qui voudrait signifier la fin du débat social ou de la lutte des classes est anti républicain.


La république est multiculturelle par définition.


La république étant neutre de toutes idéologies, par conséquent de toutes cultures, peut accueillir en son sein tous peuples qui le désirent se rappelant ainsi les conditions initiales de la fédérations de peuples divers se constituant en nation en 1789. La république ne peut donc être affectée par l'immigration dans la mesure ou les immigrés acceptent les lois de la république et s'y soumettent selon notamment l'article 10 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen

«Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.»

 

 

La république française, terreur des puissants du monde est en danger permanent.

 

La république française a toujours été la terreur des puissants et l'espoir des faibles, maint révolutions dans le monde ont éclaté au son de la Marseillaise traduite dans toutes les langues.

En conséquence la république et ses valeurs décrites ci-dessus sont perpétuellement attaquées soit frontalement soit subrepticement édulcorées.

 

Sans que le peuple n'y prenne garde car soumis à une constante propagande, la république se vide peu à peu de ses principes, sans que le peuple n'y prenne garde l'étatisation gagne et la souveraineté de la nation se dilue et s'évanouit.

 

1 ère attaque, L'état gagne sur la république.


En république il y a séparation entre l'organisation de l'exécutif et l'organisation du législatif, selon les principes édictés par Montesquieu. Seule l'organisation législative qui est l'assemblée nationale à pouvoir de discuter et de voter les lois.

Malheureusement ce n'est plus le cas, toutes les lois sont établis par l'exécutif et le plus souvent par le président de la république lui-même s'intitulant de nouveau «chef de l'état» comme l'était Pétain.

L'assemblée nationale est vidée de son rôle et ne devient plus qu'une chambre d'enregistrement par l'effet des «majorités» présidentielles. Les députés ne sont plus les représentants de leur circonscription mais les représentants professionnels et disciplinés de leur parti politique.

Les partis politiques volent ainsi la souveraineté à la nation.

La Vème république en permettant l'élection du président au suffrage universel a accéléré le processus de «royalisation» de la fonction présidentielle la caricature en est Nicolas Sarkosy voulant édicter lui-même toutes les lois et faire taire le débat national.


 

180px-Logo_de_la_R-publique_fran-aise.svg.pngLa République Française est la seule personne morale représentant la nation française.

L'état français n'existait que sous Pétain

 


 

2ème attaque. La dilution de la république dans les pouvoirs supra nationaux.

 

En transmettant nombre de pouvoirs à l'Union Européenne par les traités illégaux de Maastricht et de Lisbonne, la république déroge gravement à l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

«Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.»

La république se dilue et perd tout son sens, sans pouvoir de la nation elle ne peut plus être un exemple pour le monde.


Sans souveraineté de la nation point de république toutes tyrannies devient possible comme nous le voyons aujourd'hui.



3ème attaque. Promouvoir une fausse identité nationale.


Le pouvoir Sarkosien dont le rôle édicté par l'étranger est d'enterrer la «Gueuse», (nom donné à la république par les royalistes au 19ème siècle) a trouvé un moyen de détourner l'identité française de ses valeurs réelles en cherchant à replacer le concept de nation selon la signification anglo-saxonne de communauté d'histoire et de culture. Si cette signification était adoptée la France n'aurait plus qu'a éclater dans une multitude de régionalisme.

Il s'agit la du principal complot anglo-saxon sur l'Europe et le monde, faire de notre république nation et de toutes nations légales ce qui a été fait en Yougoslavie, la balkanisation.

Il s'agit la de diviser les français et d'y porter les germes de la guerre civile, comme ils cherchent à entretenir une guerre de civilisation avec le monde musulman sur toute la planète.

Nous avons vu que la nation française est née en 1789 par le décret du 23 juillet fédérant les peuples soumis à la tyrannie par l'ancien régime, nous avons vu que par la vertu de l'article premier de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, nulle autre identité que celle conférée par la loi ne peut exister.

«Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.»

Les citoyens sont égaux en droit quelque soient leur religion, origine ou culture. Le terme « français de souche » ne présente aucune signification légale et est une insulte aux principes républicains.


La seule identité nationale valide pour chaque citoyen français est l'identité révolutionnaire et républicaine de lutte contre la tyrannie, la république une et indivisible.

 

 

 

 

Citoyen notre république nation est en grave danger, il est nécessaire aujourd'hui de refonder une république véritable et nouvelle.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 18:32

 

 

 

Je suis sensible à l'air du temps, je suis sensible à cet air qui diffuse aujourd'hui comme une odeur déjà connue, une odeur d'inquiétude que l'on aurait pu croire disparu à jamais, une vague odeur nauséabonde. Cette sensibilité à l'air du temps, temps de la peur, temps du combat doit tenir de famille sans doute. Je commence à avoir de l'âge, 65 ans et mes parents, grands parents que j'ai bien connu, oncles et tantes, ont vécu dans un siècle douloureux qui les a marqué. Ils ont pu, ceux qui ont survécu me communiquer la sensibilité à cette odeur particulière, odeur de haine, de violence et de mort mais odeur de résistance également. J'ai le nez, parano, peut être, mais il en faut. Mieux vaut une hypersensibilité à cette odeur très spéciale que de subir la tempête sans s'y attendre.

 

555_127_image_mahj_2218_1-copie-1.jpgLes immigrés juifs envahissant la France

 

Mes grands parents maternels viennent de Lituanie, juifs au sein de l'empire russe, nés à la fin du 19 ème siècle, ils ont connu et subi les fameux pogromes organisés par le tsar Nicolas II. Ma grand mère m'a souvent raconté comment les cosaques parcouraient à cheval leur village, sabre au clair et tuaient ça et la ceux qui n'avaient pas fuis assez vite, elle courait dans les bois au son de l'alerte. Mes grands parents me racontaient l'hystérie anti juive de cette époque qui prévalait en Russie. Juifs accusés de tous les maux. L'air du temps de cette époque avait été bien préparé par Nicolas II, ses services avaient fabriqué de toute pièce et diffusé massivement une légende que les esprits faibles de l'époque croyaient: «Le Protocole des Sages de Sion», les juifs dans ce faux, ourdissaient des complots pour prendre le pouvoir en Russie et dans le monde. Comploteurs, anti russes, pervers monstrueux, assassins d'enfants ils devaient être châtiés et éliminés. Le bon peuple russe devait ainsi détourner son attention des immenses difficultés qui l'assaillaient et détourner sa vindicte sur les Juifs laissant ainsi le tsar de toutes les Russies continuer à opprimer juifs et non juifs. Mon grand père et ma grand mère s'enfuirent et vinrent se réfugier en France où même Dieu y était heureux comme disait un proverbe yiddish «Men ist azoy wie Gott in Frankreich», la justice rendue dans l'affaire Dreyfus avait balayé la mauvaise odeur de l'air du temps qui un moment avait empesté le pays des Droits de l'Homme.

555_129_image_mhv_50_fontainebleau.jpg

 

  Juifs pas français 

 

On sait ce qu'il en advint finalement, le piège ne fonctionna pas cette fois. En Russie les juifs ont massivement participé à la Révolution d'Octobre, elle balaya le Nicolas II et son air vicié, cependant le mal était instillé dans toute l'Europe.

 


En Pologne, le régime des Colonels avait activement agi contre la Russie révolutionnaire et perpétué les pogromes qui devenaient plus sauvages encore, les juifs devenaient «judéo-bolchévik» et devaient être sabrés. Les grands parents et parents de mon épouse durent aussi quitter leur Pologne natale et son air irrespirable pour venir se réfugier dans le pays où les droits de l'homme étaient encore respectés et l'air encore frais bien que déjà une vague odeur y flottait.

En effet les synarchies financières avaient largement misé sur un nouveau type de régime politique qui émergeait en Italie et en Allemagne: le fascisme.

Comme au temps de Nicolas II, ce nouveau système se fondait en premier sur la désignation d'une population devant recueillir la vindicte populaire. Il fallait diviser le peuple pendant que la synarchie bancaire étendait son pouvoir économique.

 

L'air du temps devait être préparé en France comme il l'était dans toute l'Europe.

 

Plutôt Hitler que le Front Populaire, tel était le mot d'ordre des puissants. Ainsi de la politique de non intervention en Espagne aux accords de Munich on voulait ne pas chagriner « Monsieur » Hitler, abondamment pourvu en US dollars. Nos généraux déposèrent très vite les armes devant ce qu'ils trouvaient être une divine surprise, le régime fasciste leur seyait bien mieux que la république, cette gueuse comme ils l'appelaient. Là il ne s'agissait plus de simple pogromes et de quelques coups de sabres, la solution devait être finale et le génie industriel allemand servi aux nazis pour traiter les frisés au nez crochu industriellement comme ils le méritaient.

Ma grand mère avec sa fille, ma mère avait pris les devants, elle avait connu les pogromes de Nicolas II, avec l'aide de français patriotes elles avaient trouvé refuge au fin fond de l'Auvergne où dans le village de ma naissance on délivrait à tous réfugiés de véritables pièces d'identités en demandant tout simplement aux gens leur nom et leur lieu de naissance. Des patriotes anonymes avaient toujours la France au cœur et je naquis auvergnat. Mon grand père qui avait un atelier de tapissier à Paris voulu rester et porter l'étoile jaune, au matin de la rafle du Vel d'Hiv, il réussit à s'enfuir par les toits. Du côté de la famille de mon épouse, tous n'eurent pas la chance de tomber sur des patriotes, pour beaucoup les chambres à gaz de l'industrie allemande furent leur dernière demeure. D'autres s'engageaient dans les glorieux FTP MOI, ils furent traités de terroristes, de judéo-bolchevik, peu réchappèrent des flics pétainistes, des pelotons d'exécution et des camps de concentration.

 

Ainsi nourri de ces histoires de famille, je conserve une sensibilité particulière à l'odeur du fascisme même rampant.


 

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Caricatures antisémites judéophobe.........islamophobe (caricatures de Mahomet)  

 

 

Cela commence toujours de la même façon, il y a d'abord une crise, les puissants ont des problèmes et le peuple commence à gronder.


C'est toujours la même chose, trouver un autre, un responsable de substitution et détourner l'attention.

 

Pour faire un autre efficace il est bon qu'il soit identifiable aisément, une caractéristique physique, un nom reconnaissable.

 

Les cheveux frisés et le nez prononcé, c'est pas mal, cela a déjà bien servi, alors des juifs? On va remettre ça? 

 

Non cette fois cela ne sera pas les juifs! L'holocauste a laissé trop de traces, on ne peut pas remettre ça avec eux! Et puis il y a l'état d'Israël devenu le plus fidèle allié de ceux qui avaient couvert Hitler de dollars.

 

Retournement monstrueux de l'histoire, les fils des victimes devenus bourreaux, comme les enfants martyrisés n'ayant eu que la violence en exemple n'ont que ça à offrir.

 

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Le champignon vénéneux                           Le ver dans le fruit (caricature de mahomet)

 

 

C'est l'empire qui va donner le ton de l'air du temps nouvelle manière.

 

Au plus proches des juifs, même typologie, même noms exotiques, il y a les «arabes», on ne changera pas grand chose dans l'imagerie populaire, juste un léger glissement.

Comme pour les juifs qui étaient intrinsèquement terroristes, judéo-bolchevicks et ennemis du monde libre les arabes le seront également.

 

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Traitre

 

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Terroriste (caricatures de Mahomet)

 

Cette nouvelle partition de l'air du temps va commencer le 11 septembre 2001, un incendie du Reichtag mais en plus grave donnant le prétexte à la déclaration d'une guerre de civilisation contre l'islam et les arabes baptisés «fascislamisme».

Très drôle et très fort de retourner les mots, le «fascislamisme» des nouveaux juifs accusés de vouloir reconduire un holocaustes contre les anciens juifs, pas mal non?

L'holocauste des juifs d'Europe entrepris par les nazis ex poulains des USA instrumenté pour accuser les nouveaux de vouloir le perpétrer encore sur les anciens devenus entre temps des amis de ces USA.

Le grand père de G W Bush, Prescot, ayant organisé le financement d'Adolphe Hitler tendant le relais à son petit fils avec les ex victimes pour alliés afin d'accuser d'autres futures victimes de vouloir remettre ça.

 

 

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Invasion de  l'Europe

 

 

dechristianisation.jpgDéchristianiser la France

 

Vous suivez?

 

Cependant l'opération «false flag» initiale, ne suffit pas, l'air du temps doit être perpétuellement entretenu pour que, le moment venu on puisse espérer lever des foules vindicatives.

Entretenir journellement l'air du temps demande de la constance et de l'organisation, cela demande également une rhétorique bipartisane, puisque l'empire a voulu imposer son modèle politique réduit à deux mouvements, la droite comme la gauche se doivent de participer à l'air du temps afin que tous puissent le respirer.


Il s'agit donc de traiter les musulmans comme furent traités les juifs par le passé, traitement ayant abouti à la mise en place en Europe de régimes fascistes.

 

Il y a de multiples axes dans la rhétorique pré fasciste que j'ai déjà traité, dans le "complot identitaire".


La mise en avant d'une prétendue identité nationale qui serait chrétienne, (version droite) ceci en contradiction avec une autre prétendue identité nationale, républicaine qui serait laïque en version anti religieuse, (version gauche), ont voit que les identitaires au pinard saucisson (riposte laïque) ne sont pas à une contradiction près. Dans ce concert de haine beaucoup viennent de découvrir la laïcité, alors qu'ils en étaient toujours hostile tout en cherchant à l'instrumenter contre une seule religion, l'islam.


Tout est bon pour répandre la haine et repousser les musulmans hors du cercle national. Mais la rhétorique principale reste l'accusation portée contre les musulmans à devenir aisément terroristes. Ceci permet, en instillant la peur de rassembler le bon peuple autour de son chef, de faire passer de pseudo mesures de sécurité mais toujours liberticides et de contrôler les dissidents.

La menace d'attentats doit être perpétuellement entretenue à ceci rien de plus facile quand on contrôle des médias déjà peu enclins à contester les versions officielles. Le patron du renseignement intérieur peut bien raconter ce qu'il veut personne n'ira jamais vérifier ses dires.

 

Bien sûr il y a en France beaucoup d'immigrés, bien sûr que dans certains secteurs comme la Seine Saint Denis cette concentration est devenue majoritaire et tourne au ghetto, bien sûr que les populations locales d'origine s'en trouvent déconcertées et fort mal à l'aise, bien sûr qu'on ne trouve plus à Saint Denis ni de boucherie non hallal ni charcuterie, bien sûr que la petite délinquance qui suit partout et dans tous pays l'immigration devient insupportable.

Tout ceci présente des inconvénients réels pour les populations.

Mais qui a encouragé ou au mieux laissé faire cette immigration massive tout en sachant quels problèmes cela entraînerait et tout en sachant surtout quel parti on pourrait en tirer, pour déstabiliser la France?

 

Quelles solutions nous proposent les pseudo identitaires pré-fascistes:

- Le pogrome façon Nicolas II avec autodafé de Corans comme il y avait autodafé de Thora en Russie tzariste?

- La ratonnade façon OAS avec immersion de «bougnoules» dans la première rivière venue ?

- Le camp de concentration façon Nazi avec chambres à gaz et holocauste?

- La présentation de son arbre généalogique et son acte de baptême comme sous Vichy?

- Montrer sa bite aux flics à chaque contrôle?  Mon père a du souvent la montrer, la chance pour lui il avait une bite chrétienne et identitaire.

 

Combien faudra t-il d'ascendance française pour mériter l'identité que fera t-on des exclus??


Tant de questions et tant d'inquiétudes.

 

humiliation4.jpgCarte d'identité "identitaire", la même avec musulman?

 

La guerre des civilisations qui a été voulu par l'empire anglo-saxon, si elle traversait la France serait terrible, elle la déstabiliserait pour un moment et s'en serait fini de son modèle républicain et laïc. L'empire n'a jamais caché son projet de recomposition de l'Europe comme il a voulu le faire au moyen orient et l'a fait en Yougoslavie. La fin définitive des états-nations ferait sauter le dernier frein de la dérégulation mondialiste et s'en serait terminé de nos lois sociales déjà bien mal en point.

 

Les patriotes, ne peuvent que s'opposer à ce qui se trame, l'air du temps doit être assaini.


Le fascisme ne passera pas!

 

 

 

NB: Nous voyons que les caricatures judéophobes et islamphobes présentent les même thèmes, les racistes ont peu d'imagination

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 17:20

 

 

Chacun peut bien donner la définition qu'il veut du capitalisme, selon son opinion politique, il y en a de forts nombreuses, une description basique et qui conviendrait à tout le monde serait:

 

l'action d'accumuler ou de vouloir accumuler du capital par tous moyens, qu'ils soient industriels, commerciaux, ou purement financiers.

 

Certains veulent confondre à dessein politique capitalisme et libéralisme, rien n'est plus faux, le libéralisme est une idéologie qui prône le maximum de liberté pour le maximum de gens. Cela n'a rien à voir avec la volonté d'accumuler du capital.

Si la liberté d'entreprendre et la libre concurrence font bien parties des libertés fondamentales, chères au libéralisme, la volonté particulière de vouloir accumuler du capital tend à s'opposer à ces deux libertés là. En effet, toute entreprise cherchant à gagner de l'argent ne peut que haïr la concurrence, chercher à l'éliminer et s'établir en monopole.

De la même manière le capitalisme ne peut tendre que vers l'étatisme, les plus puissants des capitalistes cherchent naturellement à s'associer la puissance étatique afin de pouvoir conserver des positions de monopole, être le seul sur le marché et en plus s'accaparer celui de l'état voilà le rêve de tout capitaliste.

Un capitalisme, monopoliste d'état tend à se renforcer, notamment dans les domaines nécessitant de gros moyens, comme l'énergie, les transports, l'armement, les banques, ou les états s'associent volontiers aux entrepreneurs privés.

 

Vouloir restreindre les libertés publiques et individuelles est également une tendance naturelle du capitalisme.

 

Quel chef d'entreprise n'a pas été fâché de voir se former dans son établissement un syndicat venant réclamer des hausses de salaires, quel chef d'entreprise n'a pas rêvé de voir limiter les libertés syndicales, voir d'interdire tous syndicats. Quel capitaliste ne se trouve pas consterné de voir des partis politiques contester ou limiter son action d'accumuler du capital sans contrainte et n'a pas rêvé d'éliminer ces partis comme on élimine un concurrent.

Éliminer concurrents, contraintes et s'accaparer les faveurs de l'état est bien l'action naturelle de tout bon gestionnaire d'une entreprise cherchant à accumuler du capital.

Une seule entreprise, plus de concurrence, tout le monde salarié, plus de syndicats ni de partis politiques, voilà la rêve final du capitalisme, cela a été fait... en URSS.

 

Le capitalisme possède donc une tendance forte qui tend à sa négation comme l'avait observé Karl Marx et le prédisait pour une période qui lui semblait proche.

 

Pourtant le système capitaliste a perduré jusque nos jour, il a même permis un formidable essor de l'humanité, surtout dans les pays occidentaux ou ce système est né.

 

Pourquoi.

 

Si l'activité capitaliste tend à la restriction naturelle, par élimination de concurrence, du nombre de ses opérateurs elle tend en corolaire à l'augmentation du nombre de ses victimes. Afin qu'un juste équilibre s'établisse, il est nécessaire que des lois en viennent à limiter les tendances néfastes.

 

Cependant, établir des lois n'est possible qu'en ayant le pouvoir de les faire appliquer, ceci nécessite un espace de légalité appuyé par des forces exécutives fonctionnant dans le même espace. Pouvoir établir des lois allant à l'encontre du pouvoir des plus forts cela s'appelle la démocratie, ou mieux encore la république, et l'espace dans lequel ces lois sont à la fois applicables et leur application contrôlée cela s'appelle la nation.

 

Au cours du 19ème siècle et de la première moitié du 20ème siècle, le capitalisme par sa violence naturelle à engendré des forces de contestation, forces de contestation souvent victorieuses s'accaparant par moment le pouvoir de l'état.

Les capitalisme a du s'adapter aux lois sociales, aux sections syndicales, aux grèves et à la démocratie, ses tendances néfastes ont été édulcorées, la divine surprise a été de constater que cette limitation par la démocratie et la loi l'on finalement favorisé, dopé et permis de perdurer, comment?

 

 

Un cercle vertueux ou plutôt une spirale vertueuse s'est établi dans les pays occidentaux, assurant croissance économique et progrès social. L'un assurant l'autre.

 

Cercle-vertueux-copie-1.png

 

 

 

Commentaires

 

L'industrie

 

Le capitalisme, en occident s'est assis sur l'industrie principalement. Il est vrai que certains pays plus que d'autres ont développés des activités financières et spéculatives s'exerçant surtout dans le commerce des matières premières facilitées par la colonisation. Ce fut le cas en premier lieu de la Grande Bretagne des Pays Bas et de la France à la traine de la Grande Bretagne, ce ne fut pas le cas de l'Allemagne par exemple dont le capital est resté essentiellement industriel.

L'activité industrielle est affectée par la baisse tendancielle de la valeur des marchandises produites (par jeux de concurrence) et par l'augmentation de la valeur des moyens de production à mettre en œuvre, donc une baisse tendancielle du taux de profit. La baisse de la valeur des marchandises profite au consommateur qui peut acquérir automobile, électroménager etc.. mais elle affecte les bénéfices. Il faut produire toujours plus de marchandises de moindre valeur pour avoir les mêmes profits.

 

> Technologies nouvelles à valeur élevée

 

Pour l'industriel la solution a résidé dans l'innovation, être le premier à mettre sur le marché un nouveau produit, c'est rester un moment sans concurrence et augmenter momentanément ses bénéfices.

La recherche et développement, les nouvelles technologies ont permis l'ascension du capitalisme et l'utilisation par les consommateurs de technologies courantes de plus en plus sophistiquées et moins chères

 

> Emplois qualifiés et savoirs-faire.

 

Les producteurs se sont aguerris à la complexification de l'industrie et à des moyens de production de haute technologie, tout ceci favorisé par l'éducation, l'allongement de la scolarisation et de multiples spécialités techniques. Le plein emploi a régné en France jusqu'à la fin des années 1970.

Les bassins de producteurs qualifiés ont facilité l'implantation d'industries efficaces, comme l'automobile ou l'aviation. L'un engendrant l'autre, des traditions de bel ouvrage se transmettant de père en fils.

 

> Syndicats et revendications.

 

Les libertés syndicales imposées, le droit de grève, des revendications salariales victorieuses ainsi que des diminutions du temps de travail, ont enrichis les producteurs, les ont rendu plus efficaces et plus aptes à un travail devenant de plus en plus complexe.

 

> Nation république acquis sociaux.

 

Tout ceci n'aurais été possible sans l'établissement de lois imposant des salaires minimum, un temps de travail maximum, des congés payés, des droits syndicaux. Ces lois sociales ne pouvaient s'établir sans souveraineté du peuple les votant et les faisant appliquer. Souveraineté du peuple ne pouvant s'exercer sans un espace de légalité reconnu et protégé: la nation . (Nation selon la définition légale imposée par la l'assemblée constituante sur proposition de l'abbé Sieyes: «personne juridique constituée par l’ensemble des individus composant l'état» par arrêté du 23 juillet 1789.)

 

> Niveau de vie élevé.

 

Le niveau de vie des populations occidentales s'est considérablement accru jusqu'à la fin des années 1970. Ce niveau de vie accru s'est concrétisé par un pouvoir d'achat accru, l'accès à de nouvelles technologies, mais également une qualité de vie accrue due à l'augmentation des temps de loisir pouvant être consacrés à un enrichissement culturel, l'accès aux transports aériens, aux voyages et à la rencontre d'autres peuples. C'est également une augmentation des dépenses de santé et une longévité en croissance continuelle.

Ceci est constitutif du progrès.

 

> Marché.

 

Les populations occidentales ont constitué le premier marché pour l'industrie. L'indice de consommation est devenu un indice majeur pour le monde capitaliste. Que les populations ne puissent plus consommer et tout le système s'enraye.

Le marché des consommateurs est en conséquence l'alimentation de l'industrie.

 

La boucle est bouclée, tout se tient, le capitalisme sans syndicats, sans grèves, sans contestations, sans démocratie, sans opposition, sans nation, sans lois sociales ne pouvait pas continuer et se développer.

 

Tout ceci s'est constitué et renforcé contre la volonté des capitalistes avec chacun sa soif individuelle d'accumulation de capital. Pourtant leurs principaux alliés objectifs furent les syndicats et les partis politiques de gauche.

Il leur fut imposé par la force un intérêt général contre leur intérêt particulier, intérêts particuliers qui assemblés les  conduisaient au désastre.

 

La prospérité des nations occidentales fut une industrie assise sur des nations, des lois et des syndicats.

 

 

Quand les intérêts particuliers des capitalistes prennent le pas sur l'intérêt général, tout s'écroule et le capitalisme avec.

 

 

 

 

Les lois sociales, les règles et les nations qui vont avec ont toujours été insupportables au capitalisme anglo-saxon, lois et nations allant à l'encontre de leur idéologie fondamentale du «free trade» ou libre échange en français.

S'étant accaparés les puissances régaliennes des états britanniques et étasuniens le grand capital anglo-saxon va entreprendre un travail systématique de démolition des nations afin de rendre inutiles les acquis sociaux et caduques les lois de régulation du capitalisme.

A la fin de la seconde guerre mondiale, ils peuvent placer sous leur dépendance la moitié de la planète et la quasi totalité de l'Europe occidentale. Ils mettent en place en Europe à coup de propagande et d'influence un dispositif supranational répondant à leurs principe de libre échange afin de contrer les lois de protection nationales et sociales Cependant leur concurrent Soviétique ne leur permet pas d'aller aussi loin qu'ils ne le souhaitent. Avec la fin de l'URSS plus de gène, le monde leur appartient et la mise en place de la mondialisation s'accélère.

 

La destruction des nations et de leur corpus légal va stopper la spirale vertueuse et la remplacer par une spirale fatale que nous connaissons maintenant.

 

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Industrie en déclin.

 

La baisse de la valeur des marchandises et du taux de profit ne va plus trouver de réponse dans la mise en œuvre de produits nouveaux, mais dans une recherche de moindre coût de production. Cette recherche pourra se réaliser grâce à la dérégulation mondialiste. C'est la ruée vers les coûts de productions dérisoires et les très bas salaires asiatiques. La Chine "communiste" sera couverte de capitaux et d'usines.

Dans le même temps, la rémunération très importante des capitaux spéculatifs, principalement sur les matières premières et le pétrole va détourner les investissements de l'industrie vers le tout financier. L'industrie devient une charge

pouvant être abandonnée aux chinois.

 

> Technologies anciennes à délocaliser.

 

Les immenses capitaux spéculatifs se détournent des technologies. Les technologies courantes deviennent obsolètes et de faibles valeurs, elles peuvent être aisément délocalisées vers une main-d'œuvre peut aguerrie.

 

> Emplois faiblement qualifiés, délocalisation et chômage.

 

Les délocalisations massives associées au non renouvellement des technologies courantes entrainent chômage et baisse de salaires.

 

> Syndicats, acceptation résignation.

 

Comme nous le voyons souvent les producteurs sont soumis au chantage: «vous acceptez des baisses de salaire ou c'est la délocalisation». C'est la résignation, les syndicats ne sont plus écoutés. Peu ou pas de revendications salariales pour espérer conserver l'outil de travail.

 

> Mondialisation dépendance.

 

Comme la nation, la république et la légalité étaient le moteur essentiel du cercle vertueux, la mondialisation et la dépendance deviennent les moteurs du cercle fatal. Les lois nationales deviennent caduques face à une dérégulation libre échangiste. La recherche du moins disant salarial et social n'a plus de frein.

 

> Niveau de vie en baisse paupérisation en hausse.

 

Karl Marx qui avaient un moment tort en prédisant la paupérisation des producteurs, se met à avoir raison. Baisse des salaires, mise en cause des acquis sociaux, chômage, entraînent une baisse générale des niveaux de vie, une extension de la pauvreté et de la misère.

 

> Marché

 

Évidemment les marchés constitués par les populations occidentales s'affaissent, même les chinois ont du mal à exporter.

Les industries déclinent encore, la boucle est bouclée, la décroissance est en marche.

 

 

Décroissance.

 

La décroissance a en fait démarré dès les années 1980, mais elle a été en partie masquée par l'endettement. Les états voulant conserver les niveaux de vie passés s'endettent de plus en plus jusqu'à atteindre des sommes abyssales comme la dette US. Cet endettement ne peut avoir qu'un temps.

 

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Afin de donner une justification à cette décroissance inexorable, les idéologies malthusiennes sont ressorties des tiroirs et dépoussiérées.

 

 

Comment envisager l'avenir.

 

Évidemment retrouver une spirale vertueuse.

En vrac

 

  • Retrouver l'indépendance des nations et la souveraineté des peuples.

  • Rétablir les corpus légaux de régulation du capitalisme, rétablir l'intérêt général.

  • Combattre l'idéologie mondialiste anglo-saxonne du libre échange.

  • Mettre en œuvre des technologies nouvelles alternatives en dehors du capitalisme institutionnel. Faire comme au 19ème siècle, bricoler dans les garages.

  • Une fois l'indépendance acquise créer des fonds souverains pour investir dans les technologies nouvelles, en finir avec le pétrole.*

  • Utiliser le réseau Internet pour diffuser les nouvelles technologies,

  • Rétablir par le fait une véritable liberté d'entreprendre, le peuple se réappropriant les technologies et l'économie.

 

La nouvelle société fera la jonction entre libéralisme et communisme, moins d'état plus de république, moins de salariat, plus d'entrepreneurs. Moins de capitaux plus d'innovations.

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 12:07

 

 

 

 

Nous pourrions penser que science, technologie et industrie se suivent d'une façon quasiment mécanique, que la science devienne directement une force productive comme le pensaient les communistes des années 60 au moment du boum économique des 30 glorieuses.

S'il est apparu dans l'histoire que des découvertes scientifiques trouvent rapidement des applications technologiques puis industrielles, ce ne fut pas toujours le cas car ces trois activités humaines n'obéissent pas aux mêmes nécessités.

 

Il est même remarquable que dans l'histoire des hommes, les découvertes scientifiques et les nouvelles technologies appliquées usuellement ne soient en rien concomitantes.

Chacun peut constater que de nos jours, il existe un ralentissement important dans l'utilisation commune de nouvelles technologies en regard de ce qu'il apparu entre le dernier quart du 19ème siècle jusqu'aux année 70 du 20ème siècle.

 

Je pense toujours à ma grand-mère née à la fin du 19ème siècle et décédée en 1978, qui aura connu au cours de son existence, l'utilisation commune de l'automobile, du téléphone, du transport aérien, de l'ordinateur et les grandes conquêtes spatiales. Quand elle est née l'automobile balbutiait, l'avion n'existait pas, quand elle est décédée on avait marché sur la lune et l'on pouvait se déplacer en Concorde à Mach 2.



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J'ai vibré également dans ma jeunesse pour les grandes conquêtes spatiales  Le film de Stanley Kubrick 2001 l'Odyssée de l'Espace sorti en 1968, me semblait à peine une anticipation. Chacun était fondé à l'époque en regard du rythme des développements  technologiques, qu'en 2001 l'homme se serait définitivement installé sur la Lune et aurait lancé un raid sur Mars. Jamais je n'aurais pu imaginer que l'automobile que j'utilise journellement, roulerait encore à l'essence avec un moteur à explosion et utiliserait des roues munies de pneumatiques comme au début du 20ème siècle.

Dans les années 50, mes parents ne possédaient ni automobile, ni réfrigérateur ni téléviseur, ni téléphone, ni machine à laver, mon père se déplaçait à bicyclette, fin des années 60 mes parents disposaient de tous ces avantages technologiques acquis en 10 années. Aujourd'hui je ne dispose de rien de plus hormis d'un ordinateur et d'un téléphone portable.

 

Quel est la raison de cet arrêt brutal dans l'utilisation de nouvelles technologies?

 

Rapport entre science et technologie.

 

La Science.

 

La Science est une méthode générale ayant pour but, qu’une méthode particulière nouvellement expérimentée, puisse être validée socialement.

Telle est la définition un peu technique que j'ai donné à la Science dans cet article.

Le terme méthode doit être pris au sens de connaissance, la connaissance d'un phénomène est bien une méthode. La science est donc la pour consigner des connaissances après que celles-ci soient validées socialement, c'est à dire qu'elles puissent entrer dans le champs d'une crédibilité valable pour chacun.

 

La science n'a nullement pour objet de trouver des applications technologiques, cependant science et technologie sont bien intimement liées par l'instrument utilisé pour les investigations. Aujourd'hui c'est bien la qualité de l'instrument qui marque une limite à l'investigation, le télescope, le microscope, l'accélérateur de particule permettent des découvertes, limitées par l'acuité et la performance de ces instruments.

Toutes découvertes scientifiques sont bien liées à l'utilisation de technologies et d'instruments nouveaux plus efficaces. La technologie usuelle peut aider la science, un peu seulement dans son accomplissement quotidien, par exemple l'explosion des moyens de communications favorise les échanges d'expériences et de résultats.

Tout ralentissement dans la mise en œuvre de technologies nouvelles implique donc directement un ralentissement dans les découvertes scientifiques.

 

La technologie.

 

La technologie est liée à l'utile, elle sert directement, dans la confection d'outils et d'instruments propres à faciliter la vie des hommes. La technologie peut faire appel à la science, mais souvent, les connaissances scientifiques appliquées aux technologies sont anciennes. Si nous prenons l'exemple du téléphone portable, ce n'est qu'un poste radio émetteur récepteur de faible puissance permettant de se connecter à une antenne relais dont la distance ne peut excéder 30 km en rase campagne.

Nous devons cette application récente à Giuliemo Marconi qui, s'appuyant sur les découvertes de Hertz, Popov, Branly et Lodge, réalisa la première liaison radio en 1895. La découverte scientifique des ondes électromagnétiques est due à Heinrich Hertz en 1888.

On voit qu'il s'est écoulé 7 ans entre la découverte scientifique et sa première application en communication et une centaine d'années pour parvenir à nos téléphones portables.

Si aujourd'hui l'usage par chacun de  technologies n'est due qu'à l'industrie et aux marchandises qu'elle propose, avant son avènement cette technologie commune provenait des besoins humains et des petites inventions d'artisans. La technologie usuellement utilisée devait faciliter la vie des gens et avant tout améliorer la production de biens consommables.

 

 

Histoire très condensée des technologies et de l'industrie.

 

Cette histoire ne vaut que pour l'Europe occidentale,  berceau de l'industrie.

L'histoire des technologies n'est pas marquée par un progrès continu mais par de longues périodes d'absence d'innovation voir de reculs puis des progrès soudains, rapides et brefs marquant des ruptures dans le mode de vie des humains. L'avancée des connaissances fondamentales scientifiques ne suit pas forcément celle des d'innovations technologiques introduites dans l'usage courant. Quand les progrès scientifiques, technologiques et industriels sont concomitant alors l'humanité fait un bond en avant.

 

Il est remarquable que dans le monde antique et surtout chez les Grecs de la période classique, des découvertes scientifiques fondamentales apparurent avec quantité de savants comme Thalès, Démocrite, Euclide, Archimède fameux pour leurs théorèmes, cependant le niveau des technologies en usage était très bas dans ce monde antique. Bien que furent inventés le moulins à vent, la vis sans fin, le moulin à eau, leur utilisation ne s'est pas généralisée puisque la force de travail accomplie par des esclaves était gratuite le besoin n'était pas présent.

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Thalès

 

 

La technologie usuelle des Celtes à la même époque, pourtant qualifiés de barbares par les méditerranéens était bien plus complexe, si l'on en croit Jules César dans son livre «De la Guerre des Gaules». L'organisation sociale des Celtes n'était pas fondée sur la capture d'esclaves comme dans le monde antique méditerranéen, les Celtes avait coutume de tuer leurs ennemis et de leur trancher la tête pour la garder en trophée, en conséquence, le paysan guerrier devait labourer sa terre lui même tout en cherchant à se faciliter la tâche.

On peut citer un certain nombre d'innovations spécifiques aux Celtes: la charrue de labour avec avant train à roue et soc versoir, les chariots avec avant trains mobiles, les tonneaux et autres récipients en lattes de bois, les chaussures à tiges utilisées plus tard par les légionnaires romains ainsi que les vêtements cousus, l'utilisation courante du moulage à la cire perdue en joaillerie, la charcuterie, l'usage de moissonneuses, une bonne connaissance de la métallurgie et un usage intensif du fer.


La technologie celte sera en partie perdue après l'occupation romaine et le génocide qui s'en suivit, il faudra plus de mille ans pour la retrouver au moyen age. Le paysan celte du 1er siècle avait un niveau de vie similaire à celui d'un paysan européen du 19ème siècle et était habillé pratiquement de la même façon.

 

Le moyen age classique ouest européen est également une période pauvre en découvertes scientifiques mais riche en applications de technologies nouvelles, illustrant ainsi une forte dichotomie entre ces deux activités. (Ici la chronologie des inventions médiévales) . Cette période historique ou la main d'œuvre était rare et ou l'initiative ne connaissait pas de contraintes découvre les procédés industriels et la mécanisation par l'utilisation à très grande échelle de l'énergie hydraulique. De nouveaux procédés de transmission de mouvement comme l'arbre à came permettant des mouvements alternatifs sont utilisés dans l'actionnement de marteaux hydrauliques pour le foulage des draps mais aussi et surtout pour le martelage automatique du fer.

C'est l'invention des premières usines par les moines cisterciens utilisant la force hydraulique au 12ème siècle.

 

forge usine cistercienne 001

Roue aube 003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye de Fontenay. Usine forge cistercienne 12 ème

 

Marteau pilon

 

 

 

 

 

Moteur hydraulique (reconstitution)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marteau automatique pour le martelage du fer (reconstitution)

 

 

La technologie médiévale va atteindre le complexe au sens moderne du terme avec l'invention de l'architecture dynamique utilisée dans la construction des cathédrales dites gothiques. Ce niveau de complexité s'apparente à celui de la construction de nos satellites artificiels.

 

 

Avant les innovations architecturales gothiques, on se contentait pour les constructions ,de moyens récurrents en utilisant principalement la force verticale statique engendrée par le poids de la pierre. Les romains avaient innovés cependant en inventant l'arc de plein cintre. Toute construction était fondée sur cet arc semi circulaire décliné en voute et en coupole, l'épaisseur des murs avec leur poids servait à contrebuter la pression horizontale des arcs  Ainsi, le rapport entre la surface couverte dégagée et celle occupée par de lourds murs et colonnes était de 20%.

Avec l'arc en tiers point sur plan carré ou barlong appuyé sur colonne de l'architecture gothique on atteint 9%. La poussée horizontale des ogives en tiers point, même considérablement amoindrie en comparaison de celle des arcs de plein cintre, n'est plus contrebutée par l'épaisseur des murs, ils sont inexistants, des verrières les remplacent, mais par des arc-boutants extérieurs permettant de reconduire une poussée horizontale en poussée verticale.

Il fallut les ordinateurs de la fin du 20ème siècle et les calculs en «éléments finis» pour comprendre l'interaction des forces horizontales et verticales de ces constructions.

 

 

Bourges interaction des forcesInteraction complexe des forces dans l'édifice (l'Art des Cathédrales- Jean Cosse -Zodiaque)

 

La mise en œuvre de ce type d'architecture dynamique obligeait à de grandes connaissances en mathématique et géométrie additionnées d'un grand sens de l'organisation de la part des ingénieurs architectes. Il faudra attendre la fin du 19ème siècle et l'utilisation de poutres métalliques pour parvenir à ce ratio de 9% entre l'assise et la surface couverte.

 

Ce savoir faire commença à se perdre dés le 14ème siècle, à la «Renaissance» on en revint au mode architecturale romain et à ses pauvres 20% .

 

Surface considérable des verrières n'est atteinte

ensuite qu'à la fin du 19ème siècle - Amiens

arc boutantverrière Amiens

Arc boutant, dentelles de pierre

Amiens

 

La période 12ème 13ème siècle a connu une avancée très importante dans l'histoire de l'humanité, elle aurait pu continuer et survenir au siècle suivant dans la modernité actuelle, cette avancée fut stoppée par la peste noir au 14ème siècle qui décima les populations.

 

Les 16, 17 et 18ème siècle furent très pauvres en innovations technologiques courantes L'encyclopédie de Diderot et d'Alembert ne décrit que des techniques déjà connues au moyen age, par contre cette période sera riche en découvertes scientifiques et en savants: Kepler, Copernic, Galilée, Newton, Laplace, Lavoisier etc.

Cette période d'établissement de despotismes absolus partout en Europe et d'anéantissement des pouvoirs des bourgeois capitalistes arrachés au moyen age, sera peu propice aux innovations technologiques et industrielles.

 

Au 19ème siècle avec l'accession finale des bourgeoisies industrieuses aux pouvoirs en Europe, de nouvelles innovations technologiques fondamentales s'imposent avec le moteur à vapeur. C'est surtout à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle qu'un très grand nombre de découvertes scientifiques notamment autour des phénomènes électriques et électromagnétiques deviennent rapidement des technologies courantes.

Le courant alternatif, le moteur électrique, le téléphone, les transmissions par onde radio, le moteur à explosion, la turbine à vapeur, la photographie et le cinéma, les pneumatiques en caoutchouc, la radioactivité, les rayons X, les aéroplanes. En une vingtaine d'année, de 1890 à 1910, le monde bascule dans la modernité.

 

Il s'agit du plus grand bond technologique dans l'instant le plus court de l'histoire de l'humanité.

 

Nouvelles technologies et découvertes scientifiques fondamentales vont s'épauler et se répondre.

Parmi un très grand nombre d'ingénieurs et de savants, deux individualités ont particulièrement marqué cette période de basculement dans un autre monde.

 

Un ingénieur, Nikola Tesla souvent considéré comme l’un des plus grands scientifiques dans l’histoire de la technologie, pour avoir déposé plus de 700 brevets (qui sont pour la plupart attribués à Thomas Edison) traite de nouvelles méthodes pour aborder la « conversion de l’énergie ». Tesla est donc reconnu comme l’un des ingénieurs les plus créatifs de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle

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Ses travaux les plus connus et les plus largement diffusés portent sur l’énergie électrique. Il a mis au point les premiers alternateurs permettant la naissance des réseaux électriques de distribution en courant alternatif, dont il est l’un des pionniers. Tesla s’est beaucoup intéressé au monde moderne et à l’électricité qui était le noyau de ses inventions. Il est connu pour avoir su profiter du caractère ondulatoire de l'électromagnétisme (théorisé par James Clerk Maxwell en 1864), en utilisant les fréquences propres des composants des circuits afin de maximiser leur rendement.


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Un scientifique, Albert Einstein qui publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et une théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915. Il contribue largement au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie, et reçoit le prix Nobel de physique de 1921 pour son explication de l’effet photoélectrique. Son travail est notamment connu pour l’équation E=mc2, qui établit une équivalence entre la matière et l’énergie d’un système.


 

Le monde ne sera plus comme avant.

 

Les années suivantes du 20ème siècle ne connaissent pas les très grands bouleversements scientifiques et techniques précédents mais des ajustements, améliorations et des applications passant de plus en plus dans l'utilisation publique, la plus spectaculaire est la télévision suite à l'invention de Marconi.

La guerre de 1939, 1945 introduit de nouvelles technologies courantes provenant d'innovations militaires: l'utilisation guerrière mais également pacifique de l'énergie nucléaire, les fusées à carburant et comburant liquide V2, permettant la conquête spatiale, le moteur turboréacteur pour les avions, la télévisison couleur (Henri Defrance) et surtout l'ordinateur (machine de Turing) inventé pour casser le dispositif de chiffrage allemand Enigma.

Cette dernière invention optimisera des inventions existantes et des applications passeront dans l'usage courant public. Notamment l'association de l'ordinateur et du téléphone va bouleverser les communications.

Durant la dernière moitié du 20ème siècle peu de découvertes scientifiques donnant des innovations technologiques fondamentales verront le jour, seul le LASER est remarquable. La possibilité d'émettre une lumière cohérente avait été décrite par Einstein dés 1907, c'est seulement en 1960, que le physicien américain Théodore Maiman obtient pour la première fois une émission laser au moyen d'un cristal de rubis.

Des applications sont rapidement introduites dans l'usage industriel comme la découpe de tôles et public comme la lecture de codes à barres.


Cette seconde moitié du 20ème siècle connaîtra surtout des progrès spectaculaires dans la connaissance du corps humain, la biologie et la médecine induisant un accroissement spectaculaire de la longévité.


Les technologies courantes seront marquées par l'avènement d'une discipline nouvelle, l'électronique rendue possible par une miniaturisation constante de la taille des composants et une diminution spectaculaire des coûts permettant la mise sur le marché public d'ordinateurs personnels (Personal Computer PC.) de plus en plus performants et devenant à la porté de tous.

Connectés au réseau téléphonique existant ils bouleversent le mode de communication des humains avec le réseau Internet.

Chaque humain peut désormais devenir le nœud d'un immense réseau mondial de communication.

 

L'industrie.

 

Les technologies courantes, qui avant l'ère industriel étaient diffusées ça et la par des artisans inventeurs individuels, seront prises en charge exclusivement par l'industrie. Ces technologies nouvelles  seront inclues dans les marchandises produites.

 

Il y a industrie, quand la production d'une marchandise n'est plus assurée par un seul individu, mais quand le processus de production est parcellisé en taches différentes et distinctes, assurées par plusieurs individus spécialisés. L'industrie requiert également la mise en place de normes de qualité assurant la réalisation de marchandises identiques, ceci étant nécessaire à l'établissement d'un prix de vente incontestable, d'un prix de revient et d'un bénéfice attendu.

La parcellisation des tâches et leurs simplifications permet l'introduction de moyens mécaniques dans le processus de production, ces moyens mécaniques ayant pour but d'abaisser les prix de revient face à la concurrence et d'augmenter les bénéfices.

 

On voit donc que l'efficacité industrielle est intimement liée aux progrès technologiques ceux-ci devant automatiser le plus possible les processus.

 

L'industrie commence avec les 12 et 13ème siècle dans la fabrication de draps en Flandre et à Florence, Les communautés monastiques cisterciennes inventent également les premières usines de forges, usines possédant un plan rationnel partout identique en utilisant toutes un moteur hydraulique.

 

L'industrie se généralise au 19ème siècle avec le moteur à vapeur, la rationalisation de la production sera réellement étudiée avec le taylorisme. Cette méthode apparue en 1880 repose sur une organisation a priori définie par des scientifiques: l'O.S.T (Organisation scientifique du travail) cherchant à définir "The One Best Way" (la meilleure façon de produire), permettant le rendement maximum. Cette méthode revient à réduire les taches en les parcellisant et les simplifiant à l'extrême et à établir une organisation hiérarchique du travail de type pyramidale.

Puis le fordisme apparaît en 1908 qui est le travail en ligne de montage, dit à la chaîne. Le taylorisme et fordisme appliqués à la production d'automobiles aux USA vont réduire considérablement leur valeur et rendre accessible ces produits à une masse de consommateurs.

Ces organisations rationnelles du travail, introduites par chaque industriel pour faire face à la concurrence, accélèrent la baisse du taux de profit, par la baisse continuelle de la valeur des marchandises et l'augmentation du coût des moyens de production.

Il faut de plus en plus de moyens pour produire des marchandises possédant de moins en moins de valeurs.

Cependant, cette loi affectant le capitalisme industriel décrite par Karl Marx entre 1867 et jusqu'à sa mort en 1883, va d'abord jouer en faveur de l'innovation technologique, puis dans le dernier quart du 20ème siècle jouer contre.

 

Afin de palier cette loi inexorable de baisse tendancielle de la valeur des marchandises, il suffit de créer de nouvelles marchandises qui, au moment de leur mise sur le marché ne sont pas encore soumises à la concurrence et donc possèdent encore une valeur élevée déterminée arbitrairement. Cette plus-value supplémentaire existante dans les marchandises nouvelles, est appelée par Karl Marx plus-value extra. Pendant une centaine d'années entre le dernier quart du 19ème siècle et le dernier quart du 20ème siècle, cette recherche continuelle de la cette plus-value extra sera le moteur de l'innovation industrielle introduisant des technologies nouvelles.

Dans le même temps, le développement de luttes sociales victorieuses pour les salaires et les conditions de travail, maintiennent et augmentent les pouvoirs d'achats des producteurs leur donnant accès à ces nouvelles marchandises. Une spirale vertueuse s'établit et engendrera un formidable progrès dans les technologies d'usage courant avec un accroissement considérable des niveaux de vie, faisant ainsi mentir la prévision de Karl Marx sur la paupérisation tendancielle de la classe ouvrière.

 

Ce processus de progrès continuel néanmoins se heurtera à une limite à partir des années 80 du vingtième siècle.

 

Le capitalisme financier remplace aujourd'hui le capitalisme industriel d'antan.

 

Le renchérissement continuel des moyens de production à mettre en œuvre pour réaliser n'importe quelle marchandise et l'importance considérable des capitaux à investir, ne permet plus aux initiateurs, inventeurs, ingénieurs de fonder des industries comme ce fut le cas durant période explosive de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème.

Toute invention, toute initiative industrielle doit obligatoirement faire appel au capital financier pour voir le jour.

Les banques sont devenues les maitresses du jeux industriel et les seules à décider si telle ou telle invention sera promue ou non et ce en fonction de leurs intérêts financiers à court terme.

L'introduction du capital financier dans l'industrie, fortement associé aux banques, a modifié en les aggravant les conditions de la rentabilité.

Les actionnaires anonymes ne sont plus liés à l'entreprise et à son histoire, les patrimoines familiaux ayant disparu il n'y a plus que la rentabilité immédiate qui compte et non plus la pérennité de l'entreprise familiale.

L'introduction en bourse des grandes entreprises aggrave encore la situation car elle exige une rentabilité très immédiate afin de payer des dividendes et de conserver élevés les cours des actions soumises aux marchés électroniques chaque seconde.

Les investissements, la recherche et développement sont vus comme des charges et alourdissent les bilans dans le négatif. Fermer un secteur de recherche et développement équivaut pour le manager à faire immédiatement remonter la situation financière, assurer le payement des dividendes et faire remonter les cours en bourse.

La recherche de la plus-value extra par l'innovation technologique n'est donc plus regardée comme une solution pour améliorer la rentabilité, seule la baisse des coûts de production est envisagée.

Pour faire baisser les coûts de production sans investir outre mesure dans les moyens une seule solution, la délocalisation dans des pays ou la législation du travail est moins contraignante et les salaires courants plus bas.

 

Le capital financier va donc œuvrer à la mondialisation de manière à pouvoir rechercher sans contraintes le moins disant social et salarial et ainsi annihiler les avantages sociaux consentis durant les trois premiers quarts du 20ème siècle.

Parallèlement, la spéculation purement financière et avec, celle sur les matières premières offrent une rentabilité du capital bien supérieur à l'industrie. Le capital se détourne alors de plus en plus de l'investissement industriel pire, cet investissement industriel dans des procédés nouveaux est vu comme une menace par le capital financier.

 

Dés lors, tout procédé qui éloignerai d'une consommation systématique du pétrole est rejeté. En effet le capital financier et bancaire s'enrichit surtout grâce à la spéculation sur les cours du pétrole, un cours bien payé serait de 20 USD le baril comme il était durant des dizaines d'années un cours à 80 USD le baril est d'une rentabilité considérable quand l'extraction ne revient qu'à 2 USD le baril.

Plus de la moitié du volume des transactions bancaires sont des opérations concernant des achats ventes de pétrole, on comprend parfaitement que le capital financier et bancaire est assis sur le cours du pétrole.

 

Un capitalisme monopoliste d'état, à vocation transnational

 

A partir du moment ou les anglo-saxons n'eurent plus de concurrents pour la domination de la planète avec la fin de l'URSS en 1992, un nouveau système économique et politique à tendance totalitaire c'est établi mondialement. Ce système conjugue intérêts financiers des places de Londres et de New York et intérêts impérialistes des états anglo-saxons.

Les puissances étatiques principalement des USA, du Royaume Uni et d'Israël se sont mises au service des puissances financières afin d'imposer un pouvoir mondial unique au seul profit d'une oligarchie financière gavée par des cours du pétrole élevés.

Des organisations discrètes (ne sont plus secrètes) comme le groupe de Bilderberg créé par David Rockefeller ou la Trilatérale sont chargées de coordonner les oligarchies politiciennes s'étant accaparé les puissances étatiques avec les oligarchies financières. Comme nous l'avons vu plus haut, tout investissement industriel rendu impossible sans l'accord des banques, tout investissement dans de nouvelles technologies est devenu en conséquence impossible.

La liberté d'entreprendre a vécu.

Seule la Chine fut couverte de capitaux afin que les industries anciennes et nécessaires aux pays occidentaux puissent s'y établir pour faire chuter les coûts de production et améliorer les taux de profit. Il est risible que ce pays, principale destination des capitaux anglo-saxons, soit  encore prétendument «communiste», ce qui ne peut que jeter le trouble sur une prétendue bataille idéologique durant la guerre froide entre un faux libéralisme et un faux communisme.

Ce système à tendance totalitaire devient impérial et entropique, disposant de moyens militaires énormes et d'un nombre de fonctionnaires pléthorique, il commence de crise en crise et de guerre en guerre à faire sombrer le monde dans l'horreur économique.

 

Conséquences de ce nouvel ordre mondial.

 

Les conséquences pour la vie des humains et principalement des occidentaux sont multiples et très importantes.

 

1- La fin des libertés individuelles.

L'instrumentation du terrorisme donne le prétexte à des restrictions historiques des libertés individuelles. De pléthoriques organisations d'états assurant un contrôle social tatillon traquent toutes les dissidences politiques et économiques.

La liberté d'entreprendre qui permit l'essor économique des 19ème et des trois premiers quarts du 20ème est annihilée par un capitalisme monopoliste financiariste des états anglo-saxons établit sur le cours élevé du pétrole.

 

2- La paupérisation repart.

La paupérisation des producteurs, prévue par Karl Marx, un moment stoppée par des  acquis sociaux repart à la hausse. Les délocalisations massives d'industries vers des pays à main d'œuvre faiblement payée induisent une élévation importante du chômage. Le risque de délocalisation, amène les producteurs encore au travail à accepter eux même des baisses de salaires et d'avantages.

Le niveau de vie baisse dans les pays occidentaux, le principal marché mondial pour les marchandises produites et les prêts bancaires s'écroule l'endettement s'amplifie.

Une spirale déflationniste infernale s'accentue inexorablement de crises en crises.

 

3- Fin des avancées technologiques

Les avancées scientifiques et technologiques considérables surtout des années 1890-1910, puis du 20ème siècle sont stoppées au profit du tout pétrole et du tout financier.

 

4- L'obscurantisme grandit

Les idéologies chargées d'accompagner la décroissance en cours sont promues à grand renfort de dollars (Al Gore). Il s'agit de démontrer que la décroissance est inévitable, par la promotion des théories malthusiennes et que cette décroissance serait dans l'intérêt de l'humanité.

 

5- Un nombre de plus en plus important de technologies nouvelles émergent grâce à l'internet en dehors de toutes institutions.

 

 

 

Des technologies en déshérence.

 

Parmi le nombre important d'ingénieurs, techniciens et chercheurs formés dans les pays occidentaux et au Japon, un certain nombre est frustré de ne pas voir leurs inventions aboutir industriellement. Ces innovations s'accumulent dans les tiroirs et les armoires, des centres recherche et des universités. D'autres bricolées au fond de garages restent des objets de curiosité pour les buz de Dailymotion sur l'Internet.

 

Qu'est ce qu'une technologie en déshérence?

 

C'est d'abord une technologie éprouvée ayant fait l'objet de brevets et d'expérimentation. Puis c'est une technologie abandonnée pour les raisons expliquées plus haut, raisons soit financières soit également militaires.

 

Ces technologies sont ça et là utilisées confidentiellement par quelques bricoleurs qui en font profiter leur entourage immédiat mais sans qu'aucun financement ne vienne les faire émerger pour le grand public.

 

Nous pouvons en faire la liste suivante d'après celle établie par l'ingénieur français Jean Louis Naudin qui a pris pour spécialité d'expérimenter toutes ces technologies en déshérence.

 

Pour plus de détail voir son site :http://jnaudin.free.fr/

 

 

ELECTROGRAVITE
- ELPEX, moteur électrogravitique de Cornille,
- Expérience de Trouton-Noble
- Moteur ZPF
- Expérience de T.T. Brown
- L'appareil électrodynamique ELG02

 

APPLICATIONS DE TECHNOLOGIE ELECTRO-HYDRO DYNAMIQUE (E. H. D.)
- Les disques volants
- Les alimentations
- Le projet ARDA : aile volant d'après le principe de T.T. Brown ,
- Applications de la technologie EHD, Flying Saucers v1.0, v2.0 et v3.0
- UXAV (Véhicule expérimental pour vol inhabité)
- PFT (Poynting Flow Thruster) 2.0 et 3.0 et Moteur PFT mk1 et mk2
- Une nouvelle conception de SEG (Searl)
- Les disques volants de Schauberger : Repulsion type A et B, l'effet Coanda

  QUANTUM ELECTRODYNAMIQUE
- Systèmes de pompe d'énergie magnétique
- Expériences push-pull avec des aimants
- Quelques idées de moteurs et appareils à aimants permanents (Dave Squires)
- Moteur de Reed
- Moteur de Johnson
- Moteur de Adams.
- Appareil électrique à efficacité élevée, le moteur de Douglas Konzen
- Générateur toroïdal selon Dave Squires

 

LE SMOT : DEMONSTRATEUR D'ENERGIE LIBRE
- SMOT 1 à 3
- Idée de SMOT circulaire…

 

EXPLORER TESLA

- Ondes diélectriques Magnéto-Longitudinales et Ondes électromagnétiques transversales

- Emetteur amplificateur de Tesla.

- FEP (Free Electrons Pump) v1.0 et v2.0 

- AFEP (Avramenko's Free Electrons Pump) v1.2

 RECHERCHE EN ENERGIE MAGNETIQUE SCALAIRE
- TEP : le projet de pompe à énergie temporelle (Time Energy Pump).

LA MACHINE A ÉNERGIE DE NEWMAN.

 

GENERATEUR A AQUAFUEL

Gaz HHO issu de l'électrolyse de l'eau.

 

 CONVERSION DIRECTE DE LA TEMPERATURE AMBIANTE EN ELECTRICITE
- Les condensateurs de Zaev dont le COP va jusqu'à 1,35.

  RECHERCHE SUR L'ENERGIE QUANTIQUE
- L'expérience de Hooper-Monstein.

11. ABSORBEUR D'ENERGIE DE PRESSION G.
- Les GSEA (G-Strain Energy Absorber) modèles 1 à 4.

14. CONVERSION D'ENERGIE PARAMETRIQUE
- Amplificateurs paramétriques
- Inducteur variable VARIND V4.0
- Transformateur paramétrique à sur unité
- Circuits paramétriques à grande Bobine
- Projet TEP (ondes scalaires)
 

Parmi ces technologies répertoriées plus haut, j'en retiendrai deux qui me semblent fondamentales.

 

D'autres non évoquées ici resteront définitivement à l'ombre d'un tiroir d'un centre de recherche ou d'un inventeur.

 

 

1- Les moteurs à répulsion magnétique appelés improprement moteur Minato, du nom d'un de ses premiers inventeurs.

http://www.rexresearch.com/minato/minato.htm

 

 

Les moteurs électriques synchrones ou dit « pas à pas » fonctionnent par attraction magnétique, un stator muni d'électroaimants qui commutent alternativement attire vers eux des aimants permanents ou électroaimants d'un rotor. De commutation en commutation, d'attraction en attraction le moteur tourne.

Pour que deux pôles différents d'un aimant permanent s'attirent il faut qu'ils soient à une distance faible, 1, 2, 3 mm suivant leur puissance.

Maintenant si on place l'un en face de l'autre à se toucher quasiment, les pôles identiques de deux aimants permanents, ils se repoussent et si ces aimants sont placés sur une glissière sans frottement, ils se repoussent à une distance bien supérieure à celle nécessaire à l'attraction de deux pôles différents. Par exemple si il faut 3 mm pour que les deux pôles différents entrent en attraction, ils sont repoussés à 10 mm l'un de l'autre si deux pôles identiques sont présentés, chacun peut faire cette simple expérience.

La différence de distance représente le travail supplémentaire pouvant être accompli entre un moteur à attraction magnétique et un moteur à répulsion magnétique, la répulsion magnétique est une énergie libre naturelle et gratuite. La consommations électrique des moteurs à répulsion magnétique est considérablement amoindrie.

 

Certains montrent des expérience ou l'énergie produite par une magnéto emmenée par ce type de moteur est supérieur à l'énergie dépensée. Cette différence est la récupération en terme d'énergie électrique de la force magnétique des aimants permanents.

 

pour en savoir plus.

http://quanthommesuite.pagesperso-orange.fr/nouv041005motmagn.htm

http://tigre450.chez.com/magnet.htm

http://patrice.l1.free.fr/moteur/reed_troy.htm

 

2- Improprement appelé moteur à eau, le moteur à gaz HHO.

 

Si on place deux électrodes dans de l'eau, (non pure), et que l'on fasse passer un courant continu entre elles, à l'électrode + dite anode se dégagera de l'oxygène O2 et à l'électrode – dite cathode se dégagera de l'hydrogène H2. L'eau H2O possède 2 atomes d'hydrogène H pour un atome d'oxygène O.

Si on place les deux électrodes très proches l'une de l'autre afin d'éviter la résistance de l'eau et améliorer le rendement, il ne sera plus possible de séparer les deux gaz, hydrogène oxygène, il seront recueillis mélangés. Deux volumes d'hydrogène pour un volume d'oxygène on appel ce gaz HHO.

Ce gaz est hautement explosif, à la moindre étincelle ou compression, il retourne en eau, H2O en dégagent beaucoup de chaleur. 2H+O > H2O+ chaleur cette réaction est la plus exothermique de la nature, elle est utilisée pour faire fonctionner des fusées spatiales.

 

Cependant ce gaz HHO peut rester stable un moment. Si à un mélange gazeux air essence,on additionne ce mélange HHO, l'explosion obtenue sera d'un meilleur rendement énergétique, que sans le HHO, toute l'essence étant transformée en CO2 sans déchet. Additionné aux gaz d'admission d'un moteur à explosion l'économie de carburant atteint environ 30%

http://www.generateurhho.com/

des kits permettant d'équiper tout véhicule sont vendu dans le commerce

http://www.hhoplusgas.com/?gclid=CIqHv4PXjqMCFQGZ2Aod1V4TXQ

 

Le gaz HHO bien évidemment peut faire tourner un moteur à explosion sans apport de carburant pétrolier, il y a seulement un problème de rendement à résoudre. L'énergie électrique d'une automobile, nécessaire à l'électrolyse, provient de la batterie, elle même chargée par l'alternateur emmené par le moteur à explosion.

Aujourd'hui le rendement en gaz des générateurs HHO du commerce, n'est pas suffisant pour faire tourner le moteur seul, il faut encore l'adjonction de carburant fossile.

 

Un ingénieur étasunien, Stanley Meyer à breveté un générateur HHO possédant un rendement suffisant pour faire diverger l'ensemble, moteur à explosion, alternateur, batterie et générateur HHO.

La batterie chargée à l'aide de la rotation du moteur, fournit suffisamment de courant pour générer le gaz nécessaire au fonctionnement du moteur.


 

 

 

 

Le rendement des générateurs à électrolyse est limité par la résistance électrique de l'eau ,par effet Joule le courant se transforme en chaleur. Vaincre l'effet Joule est déterminant dans l'utilisation de l'énergie électrique sans gaspillage d'énergie. Déjà, Nikola Tesla avait inventé le courant alternatif afin de transporter des courants à forte intensité sur de longues distances sans qu'il ne se perde dans les conducteurs. Cependant en électrolyse comme en électronique il est nécessaire d'utiliser du courant continue. Un courant commuté à haute fréquence permet de vaincre en grande partie l'effet Joule en plus, si le temps de commutation est calculé de manière à intervenir au moment ou la résistance du conducteur survient, l'effet Joule peut être en grande partie annihilé.

 

Il est donc théoriquement possible d'améliorer le rendement des générateurs HHO afin de ne pouvoir utiliser que ce gaz pour faire fonctionner un moteur. Le fameux moteur à eau, de l'eau brûlée en quelque sorte.

 

Stanley Meyer a expérimenté un tel dispositif mais malheureusement il est mort empoisonné avant de voir son invention appliquée

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/qui-a-empoisonne-stanley-meyer-27550

 


Alim HHO

Dispositif de Stanley Meyer

 

Toutes ces technologies utilisant ce que l'on appel aujourd'hui de l'énergie libre (taper « énergie libre » sur Google) sont ignorées ou dénigrées par l'industrie automobile qui n'a évidemment aucun intérêt que ces technologies émergent.

 

 

Un mouvement libertaire et de masse

 

Passant outre les dénigrements officiels, aux USA, au Japon et en Inde se dessine un grand mouvement populaire dans l'utilisation des énergies libres. Des inventeurs ayants commencé au fond d'un garage communiquent entre eux sur des forums internet, ils ont put créer de petites entreprises et peuvent aujourd'hui fournir des kits pour équiper des automobiles, aux USA de très nombreux véhicules surtout des camions fonctionnent au HHO.

http://www.hhoplusgas.com/?gclid=CIqHv4PXjqMCFQGZ2Aod1V4TXQ

 

Contourner les blocages technologiques imposés par ce nouvel ordre mondial est une œuvre militante cette opération de contournement commence à porter ses fruits dans d'autres pays, Japon, USA , Inde. pourquoi pas la France.

 

 


 

Le monde est à l'orée d'un grand bond en avant technologique, ce bond relèguera la combustion de produits carbonés et hydrocarbonés au rang de la préhistoire des technologies, au même titre que la «guerre du feu».

Les propriétés de l'énergie électrique et magnétique n'en sont qu'a leur balbutiement, les travaux de Nikola Tesla captés par le FBI juste avant sa mort finiront par reprendre.

L'homme se déplacera ayant maitrisé la pesanteur et utilisera une énergie gratuite et permanente.

 

En conséquence de quoi les règles du jeu social ne pourront plus être les mêmes qu'avant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:07

 

 

 

Des affrontements politiques fondamentaux ont marqué les 18,19, et 20ème siècle. Affrontements entre royalistes et républicains, puis au 20ème siècle affrontements entre partisans du socialisme, appelés communistes et partisans du système capitaliste. Ces affrontements marquaient des conceptions du monde et de son organisation opposées ou se voulant opposées.

 

 

La question était également: qui allait assurer la souveraineté et dans quel intérêt?

 

Un roi pour les royalistes et dans l'intérêt de la noblesse, le peuple pour les républicains et dans l'intérêt général.

Puis pour les communistes, la classe ouvrière seule devait assurer la souveraineté dans son propre intérêt, intérêt de la classe ouvrière assimilé à l'intérêt du peuple. Les tenants du capitalisme prétendait également que le système représentait l'intérêt du peuple.

 

Les partisans du capitalisme ont finalement réussi à s'imposer, le socialisme s'est partout effondré. Cependant ce type d'affrontement partageant la société en deux camps irréductibles fait il parti du passé ?

 

Le nouvel affrontement en émergence opposant deux conceptions contradictoires est celui qui commence déjà à opposer les partisans d'un nouvel ordre mondial aux défenseurs de la souveraineté des nations.

Ces deux conceptions de l'organisation du monde offrent des paradigmes différents, un paradigme pyramidal et impérial pour un nouvel ordre mondial gouverné par une oligarchie et un paradigme en réseau pour un monde composé de nations souveraines.

 

Quelle est la plus efficace ?

 

 

1ère phase, anglo-saxons et soviétiques, prodrome du nouvel ordre mondial.

Ou l'apprentissage de la dépendance

 

On ne peut évoquer le nouvel ordre mondial en cours d'établissement sans en évoquer les prémisses conséquences de la deuxième guerre mondiale.

 

 

A Yalta en Crimée le 11 février 1945, les vainqueurs sur les puissances de l'axe, soviétiques et anglo-saxons se sont partagés le monde. En se partageant le monde ils devenaient à la fois partenaires, complices et concurrents. La souveraineté et l'indépendance des nations avait déjà sombré, sous les bottes Nazies et fascistes cela rendait la mise en place de leur nouveau pouvoir plus simple.

Chacun de ces deux camps s'est organisé afin de conserver ce pouvoir nouveau sur ce qu'ils estimaient être leur bien. Un accord entre les deux puissances impérialistes assurait la non intervention de l'un dans les affaires de l'autre.

Chacun des ces deux camps s'est d'abord attaché à réduire le plus possible la souveraineté des nations de son camp, c'était le concept de souveraineté limitée. Souveraineté plus aisément limitée, qu'un climat de guerre savamment entretenu instillait la peur de l'autre et bien évidemment préconisait le rassemblement sans faille sous la bannière du maître présentée comme le seul rempart contre l'autre diabolisé à l'extrême.

Dans ce climat, la mise en place de structures supranationales furent présentées comme des organisations de défense et de sauvegarde. OTAN d'un côté auquel fut répondu Pacte de Varsovie de l'autre.

Dans le camp anglo-saxon, pour que la fable démocratique continue d'être cru et fonctionner, on s'est voulu plus formel et moins violent que dans le camp soviétique ou cette fable n'existait pas. Le rassemblement s'est opéré pas à pas, traités après traité, ou à chaque étape chaque nation abandonnait de par sa propre volonté des pans entiers de son indépendance.

 

Dans cet article j'évoque la chronologie de la perte d'indépendance des nations européennes parallèlement avec l'émergence de la crise

http://www.alain-benajam.com/article-30931462.html

 

Dés 1945 tous les pays d'Europe avait perdu de fait cette souveraineté, par l'occupation militaire qui leur était imposée et par les aspects secrets des pactes militaires qui ne fais aient d'eux que des états croupions, incapables de décider de leur destin.

Il y avait dans le camp anglo-saxon deux manières d'avancer dans l'intégration sous leur seul et unique pouvoir. D'un côté la manière forte, régalienne, militaire, de l'autre la persuasion, par la propagande et la corruption.

 

http://www.voltairenet.org/IMG/gif/fr-doc-207.gif1945,  mise en place d'organisation para-militaires entraînées à la répression des partisans de l'autre camp, les «Stay Behind».

 

Cette organisation clandestine opérationnelle dés 1945, souvent composées d'anciens collabos, avait pour but de se préparer à contrer militairement une éventuelle insurrection communiste. Les « Stay behind » doublaient et contrôlaient, vraisemblablement doublent encore, tout l'appareil régalien des états, de manière à assurer que les décisions soient bien prises dans l'intérêt anglo-saxons. Des fichiers seront élaborés, repris des fichiers des renseignements généraux de la collaboration afin de suivre communistes et éventuellement gaullistes. De Gaulle lui même sera surveillé par les RG. Ces «Stay Behind» vont jouer en France un rôle très important dans le suivi des guerres coloniales. En effet dés 1945, quelques velléités françaises prises par le Général Leclerc de négociation avec les indépendantistes vietnamiens seront soigneusement sabotées, notamment par l'Amiral Thierry d'Argenlieu qui mit fin aux négociations en prenant l'initiative de bombarder Haïphong. Le décès opportun de Leclerc dans un accident d'avion sonna l'heure des guerres coloniales au profit du maître anglo-saxon. L'armée française ne servant seulement que de chaire à canon. Il fallait tout entreprendre pour que l'ex Empire français ne tombe pas sous la coupe du complice et néanmoins concurrent soviétique. Puis quand le Général De Gaulle entrepris de rendre l'indépendance au peuple algérien, ces fameux «Stay behind» rebaptisés pour l'occasion OAS tentèrent par 40 fois de l'assassiner.


http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/fr-doc-206.jpgUn quarteron de généraux factieux au service des USA

 

 

"Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains
par Thierry Meyssan* »

http://www.voltairenet.org/article8691.html

 

«Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle
par Thierry Meyssan*
»

http://www.voltairenet.org/article8701.html

 

 

 

En réponse aux 40 tentatives de meurtre

 


Corruption de politiciens, de partis politique et propagande.

 

Le but était de faire accroire aux populations de la nécessité d'une intégration économique et surtout politique supranationale afin que le contrôle soit plus aisé. Des politiciens tels que Robert Schuman ou Jean Monet seront employés à la rude tâche de persuader les français d'abandonner leur indépendance, ils en seront largement récompensés. Des partis politiques comme le Parti socialiste ou des syndicats comme FO ou la CFDT sont investis et ne cessent de pérorer sur la nécessité d'une «Europe» intégrée politiquement.

Lire à ce sujet une importante littérature sur les réseaux d'influence anglo-saxon en Europe et en France publié par www.voltairenet.org .

 

"Première partie : du CFR au Bilderberg
Histoire secrète de l’Union européenne
par Thierry Meyssan * »
http://www.voltairenet.org/article14369.html

 

« Cercles d’influence atlantistes en France
La face cachée de la Fondation Saint-Simon
par Denis Boneau* »
http://www.voltairenet.org/article12431.html

 

« Guerre froide économique
Les planificateurs français
par Denis Boneau*»
http://www.voltairenet.org/article15553.html

 

2ème phase: Le Nouvel Ordre Mondial.

 

La fin de l'union soviétique aurait du sonner le glas des affrontements politiques de fond. Certains le croyaient et même parlaient de « fin de l'histoire » pour qualifier la victoire écrasante du capitalisme sur le socialisme par jet de l'éponge de ce dernier. Francis Fukuyama, idéologue de l'Empire étasunien s'est abondamment exprimé sur le sujet relayé comme il se doit par les médias de la propagande officielle.

Francis Fukuyama

http://www.voltairenet.org/auteur5147.html?lang=fr

http://www.alain-benajam.com/article-10470644.html

 

Pourtant dans l'ombre une des nombreuses officine d'intoxication politique étasunienne l'AEI (American Enterprise Institute) sous la férule de Dick Cheney, préparait la suite de l'Histoire en éditant un plan devant permettre d'étendre l'empire anglo-saxon à l'ensemble de la planète: le PNAC (Pproject for a New American Century)

 

L’Institut américain de l’entreprise à la Maison-Blanche http://www.voltairenet.org/article14285.html


États-Unis, Royaume-Uni, Israël
Un réseau militaire d’intoxication
http://www.voltairenet.org/article11497.html

 

L'idée d'un nouvel ordre mondial.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvel_ordre_mondial

 

 

Nul ne peut contester le terme précis abondamment répété par grand nombre de dirigeants,  « new world oder», nouvel ordre mondial sont trois mots maintenant familiers des discours officiels, Nicolas Sarkosy affecte particulièrement de les marteler, bien que curieusement les médias aux ordres prétendent que cette évocation provient des cerveaux embrumés de quelques complotistes. Le message ne devrait peut être ne rester à leur yeux que subliminal.

 

 

 

Nouvel ordre mondial.... , nouvel ordre mondial...., nouvel ordre mondial. 


 

S'intéresser à l'origine du terme, d'un éventuel complot, d'éventuelle existance de sectes ne présente pas beaucoup d'intérêt.

Il est certain que l'origine du terme et surtout de la volonté d'établir un pouvoir centralisé mondial possède des origines multiples, c'est un faisceau de volontés diverses venant d'idées de gauche voir progressistes comme d'idées de droite fascisantes concourant toutes à la volonté d'établir un pouvoir pyramidal sur le monde.

 

L'idée d'une société pyramidale avec au sommet un maître absolu est très ancienne, elle fait partie des mythes partagés par différentes civilisations. La symbolique du pouvoir et de l'état qui est son organisation, conduit à la pyramide pourvue en son sommet d'une évocation déiste, être suprême, dieu souvent symbolisé par un œil, celui qui surveille ou par la symbolique du triangle équilatéral symbole de la perfection.

 

http://ban-sidhe.com/blog/wp-content/uploads/2007/01/annuitcoeptissmall.jpg

Le grand sceau

Représentation maçonique sur le billet de 1 USD les représentations maçoniques sur ce billet ont été choisi par F.D.Roosvelt qui était franc-maçon

 

 

La franc-maçonnerie utilise largement cette symbolique, ceci a conduit à l'idée chez certains qu'un nouvel ordre mondial serait d'origine maçonnique. Ceci ne peut être le cas, car le mouvement franc-maçon est on ne peut plus divers traversé par des obédiences contradictoires. Il est en France à l'origine de la république dont le fondement est la souveraineté du peuple, celle-ci étant en contradiction avec tout ordre mondialisé.

Par contre il est possible qu'une obédience maçonnique anglo-saxonne, qui ne possède pas les traditions françaises révolutionnaires aurait pu être investie par une élite voulant jouer d'une façon folklorique au complot mondial.

 

Un faisceau de volontés qui concourent au pouvoir mondial centralisé, est composé de trois forces pouvant être contradictoires.

 

1- Volonté anglo-saxonne de dominer la planète militairement après l'effondrement de l'URSS, volonté matérialisée par le «Project for a New American Century», établissement d'un empire anglo-saxon à base étasunienne.

 

2- Volonté d'une élite à base anglo-saxonne plutôt britannique composée de banquiers et de gros industriels de déréguler les légalités nationales afin faciliter la circulation des capitaux.

  • Groupe de Bilderberg sous la houlette de David Rockefeller 
  • Trilatéral

  • Open Sociaty de Georges Soros.

Cette élite est prête à sacrifier les intérêts anglo-saxons pour satisfaire ses appétits financiers.

 

3- Venant de gauche et d'extrême gauche.

  • Idée trotskyste d'un pouvoir révolutionnaire mondialisé, ce qui a fait des trotskystes historiquement des alliés de l'impérialisme US, avec un passage permanent des hommes du trotskisme vers le néo-conservatisme US (jamais l'inverse)

  • Idées de gauche voir communiste se voulant progressistes, voyant dans la fin des nations et l'établissement d'une gouvernance mondial le terme de l'histoire et l'accession de l'humanité à la paix et au bonheur.

 

«Gouvernance globale
Dominique Strauss-Kahn, l’homme de «Condi» au FMI
par Thierry Meyssan*»

http://www.voltairenet.org/article151921.html

 

Le projet d'un nouvel ordre mondial n'apparait ni de gauche ni de droite, démontrant ainsi l'interchangeabilité des hommes et des idées dont Ms Nicolas Sarkosy et Dominique Strauss-Kahn sont la parfaite démonstration.

 

 

Deux paradigmes d'organisation aux effets contraires, la pyramide ou le réseau.

 

La pyramide présente un paradigme ancestrale et classique pour tout pouvoir. Le maître, chef, roi, empereur, dieu, seigneur, comité, décide, les autres transmettent les ordres et obéissent.

Sous le maître des subordonnés et sous les subordonnés d'autres plus nombreux et d'autres encore toujours plus nombreux du sommet de la pyramide jusqu'à sa base. La base, soldats, ouvriers, bas peuple laborieux exécutant les ordres et œuvrant à la fonctionnalité de la pyramide.

Ce type d'organisation est simple et efficace pour un but simple, tout le monde concourt à la même tâche. Un seul ordre, une seule tâche. Le système a tendance à toujours prendre de l'ampleur, la masse de la pyramide est efficace pour intégrer les éléments dispersés ou des pyramides plus petites.

Ainsi fonctionnent les empires. Les centurions de l'empire romains ne savaient combattre que groupés en effectuant des gestes très simples, désorganisés ils étaient vulnérables comme l'ont vite compris les barbares.

En 1880 avec l'industrie mécanisée, un homme théorise sur ce type d'organisation, Frederick Winslow Taylor qui cherche à augmenter le rendement des ouvriers, en parcellisant les tâches à l'extrême et en transformant les ouvriers en machines simplifiées capables de ne réaliser qu'une tache réduite.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Frederick_Winslow_Taylor

 

Dans ce modèle d'organisation, l'initiative n'est laissé qu'au sommet de la pyramide, la base obéissante ne réalise que des tâches parcellaires et simplement apprises. Entre les deux, la hiérarchie ne sert qu'a transmettre les ordres et à s'assurer que les tâches sont convenablement effectuées.

Suite à l'efficacité taylorienne au sein d'une industrie non complexe, ce type d'organisation apparaît naturellement efficace et se transmet au corps social. La pratique d'entreprise devenant naturellement une pratique sociale.

Les syndicats, puis les parti politiques socialistes composés d'ouvriers ne possèdent et pratiquent que ce seul modèle qui sera reproduit au sein de leur organisation.

 

- Si ce modèle est efficace pour des réalisations simples il possède un certain nombre d'inconvénients surtout quand les taches se compliquent.


- L'initiative est limitée car n'appartenant qu'à un seul ou à un groupe restreint.


- Si il y a erreur du maître, celle-ci est reproduite par l'ensemble pyramidal et affecte donc cet l'ensemble.


- La base est déresponsabilisée, elle doit être étroitement surveillée pour accomplir une tâche de qualité médiocre.


- Il y a pléthore d'intermédiaires dans le commandement et la surveillance, intermédiaires qui n'accomplissent pas eux même de tâches utiles, le rendement est mauvais.

 

A partir des années 80 du 20ème siècle apparaissent dans le monde de l'organisation d'entreprise, appelé maintenant «management», une série de contributions et d'ouvrages critiquant le modèle taylorien et souhaitant instaurer un modèle différent. Ce nouveau  model cherchait à introduire plus de responsabilité chez les producteurs, tout en diminuant le nombre de cadres inutiles.

La société US Hewlett Packard qui fabrique des ordinateurs sera à la pointe de cette réflexion.

http://www.humanite.fr/2009-03-16_Politique_Hewlett-Packard-ou-le-management-darwinien


Chaque salarié doit devenir intelligent , responsable et capable d'autonomie chaque salarié doit pouvoir intervenir dans la stratégie de l'entreprise et donc en détenir toutes les informations.

 

La pyramide taylorienne ne peut plus s'appliquer puisque chacun gagne le statut de «manager».

Dans l'industrie automobile, c'est la chasse aux défauts, le nouveau mot d'ordre est «zéro défaut», il ne s'agit plus que les travailleurs ne fassent qu'obéir il leur faut prendre des initiatives et de la responsabilité afin de parvenir à ce but «zéro défaut».

Puis l'usage de l'informatique, avec l'invention du micro ordinateur se développe et  se démocratise.

La communication dans l'entreprise devient un élément majeur, les réseaux informatiques se généralisant. Les rendements sont dopés par ces nouvelles méthodes d'organisation, le taylorisme dans les entreprises devient obsolète.


Pour appuyer cette évolution une nouvelle discipline est apparue dans les sciences humaines, l'ethnométhodologie, cette discipline s'intéresse aux méthodes et savoir-faire «allant de soi», elle définit chez chaque humain une «compétence unique» quasi ontologique fruit de sa propre complexité. Chaque humain possède une histoire complexe qui en fait un être unique. Chaque ethnométhode est issue d'une pratique sociale d'un ensemble appelé «village». Les « villages » se recoupent quand les pratiques se recoupent.

A l'époque le CNPF s'est beaucoup intéressé aux études ethnométhodologiques afin de définir de nouvelle possibilités de management.

L'individu entre dans l'entreprise en même temps que l'ordinateur, qui en devient un prolongement, un nouveau paradigme entre dans les pratiques sociales, le réseau.

 

Le taylorisme et sa pratique entrepreneuriale a marqué les pratiques sociales du 20ème siècle notamment dans la conception de luttes politiques animées par des partis organisés en mode pyramidale. Le réseau et sa même pratique entrepreneuriale ne pourra que marquer les pratiques sociales du 21ème siècle.

 

Le réseau confère avantages et efficacité.

 

Dans un réseau, chaque nœud / individu est relié à tous les autres, il est autonome, il peut prendre toute initiative, même les plus farfelues. Si les initiatives d'un nœud du réseau confèrent un avantage aux autres, libre à eux de les retenir et les appliquer, si elles confèrent des inconvénients, libre à eux de les ignorer. Les autres membres du réseau peuvent même laisser un nœud défaillant de côté et passer par d'autres voies.

Dans un réseau les d'initiatives et les expériences sont multipliées par le nombre de membre du réseau.Chacun peut même améliorer les expériences des autres. L'efficacité peut donc s'élever à la puissance du nombre des membres. Dans l'organisation en réseau il n'y a que des avantages et pas d'inconvénients. Les idées, même celles qui paraissent stupides, sont toujours les bien venues car ne peuvent avoir aucun effet négatif sur l'ensemble et pourquoi pas se trouver géniales utilisées par d'autre.

 

Aujourd'hui les réseaux sociaux entrainent une pratique en réseau d'une quantité accrue d'individus marquant d'une façon indélébile les mentalités politiques.

 

 

Un monde globale soumis à une oligarchie ne pourrait que décliner rapidement, comme ont inexorablement déclinés tous les empires totalitaires qu'ils furent romains ou soviétiques. L'entropie et la mort guettent toujours ce type de construction;

Le réseau présente par contre un paradigme de dynamique sociale inégalé.


Une organisation en réseau nécessite l'indépendance et la parfaite autonomie de chaque nœud, indépendance qui doit permettre à ces nœuds de pouvoir expérimenter ce qu'il juge bon pour lui, puis être adopté, amélioré ou non par les autres si l'expérience leur semble ou non positive.

 

Chaque nation est un «village» ou se produisent des expériences différentes ou les pratiques sociales peuvent être différentes et les lois découlant de ces pratiques sociales différentes, chaque nation / nœud est à prendre ou non en exemple par les autres à leur grès.

 

L'indépendance des nations établies en réseau présente bien un paradigme d'organisation de loin supérieur à ce que le nouvel ordre mondial a déjà imposé et s'apprête à aggraver.

 

Aujourd'hui des forces politiques nouvelles émergent et s'apprètent à entrer en alliance par delà les anciens clivages politiques issus du 19ème siècle.

 

Il y a d'un côté les partisans d'un nouvel ordre mondial totalitaire, partisans issus de la gauche comme en France Dominique Strauss-Kahn candidat des médias ou Nicolas Sarkosy issu de la droite classique.

 

De l'autre le combat républicain fondamental devient le modèle de ceux qui de droite comme Nicolas Dupont-Aignant ou de gauche comme Jean Luc Mélenchon veulent se présenter comme adversaires du nouvel ordre mondial.

Cependant les formes politiques adoptées par les peuples voulant défendre leurs acquis et l'indépendance de leur nation prendront des formes nouvelles ou l'outil réseau en sera l'élément déterminant et ou le leader politique perdra de l'importance.

La forme d'organisation traditionnelle des partis ne peut plus être en cours, mais les symboles politiques évoquant un passé de lutte pour la résistance, l'indépendance et la république doivent être abondamment utilisés comme les figures de Jean Moulin et du Général de Gaulle.



n121136034575865_8103.jpg

 

Le combat pour une république véritable assurant la souveraineté du peuple et qui nous mettrait à l'abri de toute ingérence devient maintenant le combat principale. L'alliance de tous ceux voulant lutter contre le totalitarisme d'un ordre nouveau mondialisé fera immanquablement la victoire.

 

 

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 17:22

  La Marchandise


La marchandise, comme sa consommation font l'objet de critiques véhémentes, la marchandise est accusée de faire le malheur du monde, pourtant la marchandise est intimement liée à notre société et nos « allant de soi », elle est une partie intégrante de notre Etre.

 


Le dictionnaire historique de la langue française définit la marchandise par: «ce qui est meuble et objet de commerce » mot apparu au 12 ème siècle à l'origine du capitalisme. Pour Karl Marx une marchandise n'est objectivée que consommée. On peut dire aujourd'hui qu'une marchandise est un objet de commerce à consommer, ou un objet consommable, commercialisé. On voit qu'il y une étroite relation entre le consommable et la marchandise.


L'objet, artefact est devenu ontologique, l'Etre ne peut exister sans ces objets nécessaires à sa survie. Chacun des individus étant incapable de créer par lui même tous les objets même élémentaires lui permettant d'exister, l'échange, la prédation, l'achat et la consommation des objets nécessaires est devenu une extension de l'Etre.


Il est possible, pour illustrer ce propos par une expérience qui mettrait un homme nu dans une forêt si profonde qu'il ne pourrait en sortir, même si cette forêt était giboyeuse, notre homme mettrait peu de temps à mourir. Par contre convenablement habillé, pourvu de vivres, d'un fusil de chasse, d'une tente et de quelques outils il aurait des chances de survivre, à cet effet et avant cette aventure il eu fallu qu'il passe dans divers magasins et boutiques afin de s'équiper.

On voit que par extension, la boutique et le magasin deviennent également ontologiques.

Descartes avait tort en définissant l'homme par le «cogito», «je pense donc je suis», il faudrait plutôt dire, "je consomme donc je suis".


Si des objets sont nécessaires à l'humain pour survivre, ces objets n'ont pas tous et toujours été des marchandises il a existé dans l'histoire à côté de la marchandise d'autres moyens que l'achat pour se procurer les objets nécessaires à la vie, voir à la survie. Ces autres moyens étaient: la fabrication par soi même des dits objets ou la contrainte d'autres humains pour les fabriquer.


Dans les sociétés antiques la production d'objets étaient le plus souvent assurée par des esclaves attachés à un domaine, les domaines antiques étaient autarciques et assuraient eux même la fabrication des outils, des armes et des vêtements par des esclaves spécialisés. Les sociétés esclavagistes étaient peu marchandes car nul n'était besoin d'acheter ce qui était produit dans le domaine, la monnaie circulait faiblement.


Au 10ème siècle, la société antique s'effondre en Europe occidentale, les pouvoirs centraux s'évanouissent et les grands domaines ne peuvent plus être défendus contre les envahisseurs Vikings, Sarrasins et Magyars. La société féodale succède à la société antique, le mode de production esclavagiste disparaît peu à peu.


La société féodale présente des caractéristiques de mutations sociétales profondes en regard de la société précédente esclavagiste. Face au danger permanent local, les coalitions d'individus deviennent plus restreintes et plus solidaires, les hommes se regroupent en villages serrés autour d'un château ou derrière les murs d'une ville. La multiplication quasi à l'infini des pouvoirs et le resserrement des populations favorise les expériences et les initiatives. Les artisans quittent en premier les domaines et s'installent dans les villes qui deviennent des centres de production.


Les seigneurs guerriers sont contraints d'acheter leur armement à des forgerons spécialisés vivant en ville, la construction de leurs châteaux devenant de pierre et de plus en plus sophistiqués doit faire appel à des ingénieurs, artisans et ouvriers spécialisés demeurant en ville, leur vêture complexe ne peut plus être produite dans leur gynécée comme auparavant. Les seigneurs ont besoin d'argent pour acheter tous ces produits nécessaires à leur état, le paiement en nature n'a plus d'intérêt, il faut des capitaux à l'entreprise seigneuriale. Les produits non marchands tendent à disparaître entre le 11ème siècle et le 13ème siècle, tout devient vendable et achetable, fermes comme terres domaniales et châteaux. Le seigneur devient un chef d'entreprise, il peut s'enrichir ou faire faillite et vendre son domaine y compris à un riche bourgeois citadin.


Entre le 10ème et le 13ème siècle, le mode de production passe d'esclavagiste à marchand, la société devient marchande Une nouvelle catégorie d'individu apparaît alors, le marchand devenant capitaliste.


http://classes.bnf.fr/ema/images/3/109.jpgChez le marchand de colifichets le mari tirant son épouse par le bras.

 

http://classes.bnf.fr/ema/ville/ville/artisans.htm


Dans les villes, la production manufacturière s'organise radicalement en métiers jurés puis les marchands vont se mêler au processus de production.

 

Auparavant marchands et artisans se distinguaient, le marchand était un voyageur, un «pied poudreux». En même temps que l'artisanat citadin émancipé des domaines s'organise en métier, les marchands commencent à directement intervenir dans le processus de production.


Dans la fabrication des draps notamment. Les marchands n'achètent plus de produits finis directement consommables mais des produits semi finis, qu'ils vont transmettre d'ateliers spécialisés dans une tâche en ateliers spécialisés dans d'autres tâches. Ainsi la production en se spécialisant, se parcellise, puisque à chaque tâche le marchand intervient.

Chaque tâche parcellisée va démontrer alors une valeur, qui sera l'addition du côut des matières premières avec le temps de travail rémunéré pour accomplir cette tâche. 

La valeur finale de cette marchandise sera l'addition de la valeur des différentes tâches avec celle de l'organisation de l'ensemble des tâches conduisant au produit fini vendable et consommable.

Il y a donc une valeur sociale d'une marchandise qui se révèle et avec un  rendement.

La valeur sociale sera celle du prix de vente moyen de ladite marchandise proposée par l'ensemble des marchands faisant que cette marchandise est vendable au sein d'une concurrence.

Seule l'amélioration du rendement sera susceptible alors d'augmenter les bénéfices de chaque marchand.


Afin d'améliorer ce rendement des tentatives de mécanisation sont introduites dans les ateliers.

L'industrie entre en jeux et avec les techniques financières. Dans cette ascension de la société marchande au moyen age puis rapidement capitalistes deux notions font radicalement évoluer les mentalités occidentales jusqu'à en forger les « allant de soi »: la qualité avec sa norme et le temps de production.


Ces deux notions sont nécessaires à l'évaluation du prix payé de la tâche effectuée sans qu'il ne puisse y avoir de contestations.

La qualité d'abord et avec, le respect de normes qui étaient régulièrement contrôlées par les inspecteurs des organisations de métiers, les contrevenants devaient payer de lourdes amendes voir d'être bannis du métier ou de la ville.

Le temps de travail ensuite qui devait être incontestable entre patrons et ouvriers pour le paiement des salaires. La recherche de la mesure d'un temps incontestable aboutit au début du 14ème siècle à une invention magistrale, l'horloge et avec le respect du temps.

 

http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/article-15582820-6.html#comment54444420


http://medieval.mrugala.net/Commerce%20et%20l%27argent/Marchands%20au%20MA.htm


Toutes ces innovations ne plaisèrent pas à l'église.


La marchandise et la consommation ont toujours été l'objet de critiques morales.


Avec la mesure du temps qui n'appartient qu'a Dieu et le bénéfice réalisé sur ce temps divin, les marchands sont vites très mal considérés dans la société médiévale.

D'abord ils dérogent à l'ordre établi, la société idéale autour de l'An Mil s'organise selon trois ordres : les gens de prière (oratores), les gens de guerre (bellatores) et ceux qui cultivent la terre (laboratores). La place des marchands n'est pas prévue. Les marchands et la marchandise, ne cessent, à partir de cette époque de s'introduire dans le corps social et ce dans une partie des bras de fer idéologique et politique permanente avec l'ordre établi. Cette partie de bras de fer dont la description prendrait une thèse universitaire connaîtra des avancées spectaculaires à partir du 12ème siècle et des recules. Finalement les bourgeois finiront par vaincre l'ordre ancien et instituer la société ou nous vivons.


http://www.megapsy.com/Louvre/images/028.jpg

Le préteur et sa femme Quentin Metsys 15 ème

Au bord de l'excommunication pourtant des chrétiens


Il est rapidement possible de spécifier quelques étapes dans cette bataille idéologique qui oppose les marchands à l'ordre antique.


Avant le 12ème siècle le travail dit «mécanique» est d'abord méprisé, celui-ci est considéré comme le châtiment divin du pécher originel. Alors travailler pour s'enrichir est un grave pécher.


« À vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s'élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu'aux oreilles du Seigneur des armées ».Jacques 5 1-4.

 


Pourtant marchands et métiers s'organisent en association religieuses sous l'égide d'un Saint Patron, ils organisent des processions, donnent à l'église et aux pauvres.


  Une réplique contre la société marchande viendra, au début du 13ème siècle. Giovanni di Pietro Bernardone dit plus tard San Francesco d'Assisi, fils d'un riche marchand et marchand lui même, créé le premier ordre mendiant les Franciscains, afin de racheter ses pêchés. Cet ordre est là pour fustiger les riches marchands et le travail « mécanique ».


Pourtant un autre ordre s'était établis au 12ème siècle faisant  du travail manuel une vertu, c'est l'ordre des cisterciens, cette ordre va prospérer sur la production de marchandises et organiser les premières usines mécanisées en utilisant la force hydraulique.

 



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d3/Abbaye_de_Fontenay_-_La_Forge_1.jpg/200px-Abbaye_de_Fontenay_-_La_Forge_1.jpg

forge usine cistercienne 001-copie-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye de Fontenay, usine métallurgique cistercienne utilisant un moteur hydraulique

 

 

 

 

L'église catholique est hésitante concernant la marchandise dont la production et les techniques bancaires afférentes dérogent aux principes christiques. Ce balancement produit un premier compromis. Entre enfer et paradis un lieu d'attente est inventé justement pour les marchands, le purgatoire afin qu'ils puissent se racheter.


Au 13ème siècle, l'Europe connaîtra un du boum économique, l'église hésitante, finalement acceptera de mauvaise grace le capitalisme naissant.

Ce ne sera pas le cas de l'église orthodoxe qui refusera toujours de placer des horloges sur ses églises.


Au 16ème siècle, les églises réformées luthériennes allemandes et calvinistes suisses, vont faire de l'enrichissement par le travail une valeur chrétienne, libérant ainsi sans contraintes idéologiques les forces productives.


A partir du 13ème siècle la société marchande s'impose en Europe occidentale et va marquer durablement notre société d'un certain nombre de valeurs nouvelles qui ont façonnées nos actuels « allant de soi »


1- L'altérité:

Le marchand n'appartient à personne mais qu'à lui même, sa richesse n'est due qu'a son travail.


2- Le respect contractuel, le contrat entre dans le champ social.

2-1- Le temps, la mesure contractuelle et indiscutable du temps nécessaire au paiement du travail ouvrier et à la détermination de la valeur des marchandises

2-2- La qualité de l'ouvrage, des normes de qualité très sévères doivent être respectées.

2-3- La reproduction à l'identique d'une série normée.

2-4- Le respect du contrat de vente et de la parole donnée


3- La solidarité et le bien commun.

3-1- La sécurité sociale

Les guildes d'artisans organisent la solidarité au sein des métiers. Les accidentés et les malades sont payés ainsi que les veuves en cas d'accident mortel.

3-2- La propriété sociale.

Afin d'accroitre des moyens financiers et de pouvoir investir dans des affaires plus importantes, l'idée vient qu'il est possible d'organiser une société, ou des capitaux seraient mis en commun, l'affaire étant faite, le bénéfice serait partagé au prorata du montant que chacun aurait investi. Ainsi nait la propriété sociale et la société par action.

La société des moulins du Bazacle près de Toulouse fut créée en 1177 dura jusqu'en 1910. Jean Jaurès en fut propriétaire de quelques actions.

http://www.fb-bourse.com/2009/10/les-moulins-du-bazacle/


3-3- Le bien commun.

Les marchands étaient citadins, la marchandise modela l'espace urbain, les marchands revendiquèrent le pouvoir dans les villes industrieuses. Ils obtinrent plus ou moins pacifiquement des franchises (libertés) leur permettant une organisation de certaines villes en ce qu'ils appelaient des communes, terme toujours existant. Ces communes étaient la mise en commun d'espaces et de biens.


Ce «bien commun» médiéval fut le prodrome de l'idée de république.


La fin du moyen ages va stopper l'ascension de la bourgeoisie industrieuse des villes et de leur pouvoir communal. C'est le retour des états centralisés et des pouvoirs despotiques à la «Renaissance». La manufacture de la marchandise ne connaîtra aucun progrès jusqu'à la deuxième révolution industrielle dans les dernières années du 18ème siècle.


La prise du pouvoir par les bourgeoisies marchandes et industrielles, en Angleterre et en France va libérer radicalement les forces productives dès le début du 19 ème siècle en Europe occidentale, en appliquant ce qui avait été expérimenté à partir du 13ème siècle et perdu à partir du 16ème siècle.


Au cours du 19ème siècle, de nouvelles menaces vont peser sur la marchandise


La mécanisation généralisée dans la production de marchandise grace à la machine à vapeur va entrainer un certain nombre de phénomènes économiques tendanciels, décrits par les premiers économistes, David Ricardo, Adam Smith, puis Karl Marx qui fera une description complètes de ce qui peut affecter économiquement la production en masse de ces marchandises.


watt_leg.jpgPremièr moteur à vapeur de Watt

 

La baisse tendancielle de la valeur des marchandises.

 

La concurrence et en corolaire la recherche pour chaque producteur du moindre coût de fabrication et ainsi du meilleur bénéfice entraîne inexorablement la baisse de la valeur des marchandises.


La baisse tendancielle du taux de profit.


Non seulement la valeur des marchandises baisse mais la valeur des moyens de production à mettre en oeuvre augmente, les machineries, les ingénieurs et techniciens augmentent.

Le taux, valeur des marchandises sur valeur des moyens de production, s'écroule inexorablement.

Il faut de plus en plus de moyens pour produire des marchandises, de moins en moins chères.


La production en masse de marchandises tend donc a diminuer ses coûts de production et donc diminuer les salaires des producteurs. L'effet de cette mécanique devrait être la paupérisation et en corolaire la chute de la consommation et avec l'extinction du capitalisme. C'est ce qu'avait prévu Karl Marx, le capitalisme creusant sa propre tombe.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d4/Karl_Marx_001.jpgKarl Marx


Pourtant la prévision marxiste de paupérisation des producteurs n'a pas été constaté pourquoi?


Au cours du 19ème siècle, des syndicats de défense des ouvriers et des organisations politiques défendant leurs intérêts ont vu le jour. Des combats très durs ont permis aux ouvriers de limiter l'exploitation capitaliste et de limiter le paupérisme, ce faisant ils ont également permis aux producteurs de maintenir et développer leur pouvoir d'achat et ainsi de consommation.

Dans la même occasion ils ont créé, par leur capacité d'achat, de nouveaux marchés et ouverts de nouvelles perspectives à la production industrielle de marchandises.


Les combats syndicaux des ouvriers puis leurs combats politiques permettant la promulgation de lois de protections, comme la journée de 8 h, les congés payés, la sécurité sociale, les salaires minimum. Ce corpus légal a pu maintenir les états occidentaux "démocratiques" dans l'opulence en évitant au capitalisme de creuser sa propre tombe.


En France, l'apogée de cette logique dialectique positive entre forces productives patronales et ouvrières permettant un formidable développement du niveau de vie se situe au cours de ce que l'on a appelé les 30 glorieuses, les années 50, 60, et 70, avec une accélération majeure au cours des années 60. A partir des années 80 cette logique va commencr à ne plus fonctionner et la paupérisation des producteurs va commencer à donner raison à la prévision marxiste.

 

Pourquoi?


A partir des années 80 le nouvel ordre mondial souhaité par une élite financière anglo-saxonne, possédant les commandes des USA et du Royaume Uni se met en place. Le traité de Maastricht signé en 1992 est le départ de la dérégulation qui commence par l'Europe occidentale. Ce qui est souhaité par cette élite financière est la fin des systèmes légaux d'états souverains imposant aux financiers investisseurs des contraintes sociales, comme des salaires minimum, des protections contre les licenciements abusifs, ou des prélèvements sociaux.


http://ecx.images-amazon.com/images/I/51NMbk6qKGL._SL500_AA300_.jpgL'inventeur du concept de nouvel ordre mondial


Les garde-fous légaux vont tomber un à un permettant aux investisseurs de trouver les moins-disants salariaux et sociaux afin de gonfler les profits immédiats propres à satisfaire les actionnaires boursiers et faire monter le cours des actions. Le nouvel ordre mondial doit sonner le glas des nations légales.


C'est la ruée vers la Chine et l'extrême orient qui offrent des conditions de fabrication à très bas prix sans lois sociales ni syndicats c'est à dire sans régulation économique mettant un frein à la paupérisation.


La désindustrialisation des pays occidentaux due aux délocalisations s'accélère à partir des années 2000. La paupérisation suit évidemment et s'accélère. En 2008 nombre de travailleurs étasuniens touchés par le chômage ne peuvent plus rembourser les prêts contractés pour l'achat de leur maison, c'est la crise des «subprime», ou l'on s'aperçoit que le monde financier est en grande part assis sur les prêts hypothécaires, les crédits à la consommation et le cours du pétrole.


L'attrait pour l'argent facile a conduit le capitalisme vers les excès du financiarisme délaissant ainsi l'investissement productif industriel.


Pourtant l'industrie pourrait repartir grace à ce que Karl Marx appelait la plus-value extra.


Si les marchandises en concurrence perdent inexorablement de la valeur pour ne plus pouvoir être produites qu'en Chine, au moment ou une nouvelle marchandise, innovante est sur le marché, il existe une période hors concurrence.

En effet, une innovation n'est pas, pour un temps, soumise à la baisse tendancielle de sa valeur et sa plus-value est en mesure de procurer un profit supérieur momentanément, c'est ce que Karl Marx appelait la plus-value extra. Cette plus-value supplémentaire hors de toutes concurrences a été longtemps le moteur de l'industrie occidentale et a permis également de procurer aux producteurs occidentaux salaires corrects et protection sociale.


Mais voilà la plus value-extra nécessite de l'innovation perpétuelle et donc des investissements dans la recherche et développement, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui puisque la rentabilité purement financière dépasse la rentabilité industrielle et conduit à drainer les capitaux vers le tout spéculatif.


Les asiatiques sont pour l'instant condamnés à produire des marchandises en grand nombre et de faible valeur ne dégageant que de maigres revenus, valeurs de marchandises qu'ils auront largement contribué à faire baisser encore. Mais attention, l'industrie va à l'industrie et le savoir-faire au savoir-faire. Les chinois ne mettrons pas longtemps à trouver le chemin de la plus value extra et le temps n'est pas loin ou les innovations technologiques viendront de Chine.


L'écroulement du château de carte financier pourtant est une bonne nouvelle, les immenses quantités de capitaux cristallisés à Londres ou New York retrouveront t-il le chemin de l'industrie?

 

La technologie publique s'essouffle et vieillie.


Le monde souffre d'un vieillissement des technologies publiques, non militaires. La conquête spatiale est arrêtée, les fusées russes toujours en exploitation ont été mise au point dans les années 50, la navette spatiale US fut conçue au début des années 70, les vols commerciaux supersoniques ont été suspendus, le principe des automobiles à moteur à explosion date de la fin du 19 ème siècle, et le principe des rails de chemin de fer sur lesquelles roulent les TGV datent de la fin du 18 ème siècle, l'invention du moteur électrique fonctionnant par attraction magnétique date du milieu du 19 ème siècle et le moteur à réaction qui propulse les avions de ligne date des années 40.

Les aérotrains de Jean Bertin ont été stoppé par le lobby de l'acier et du rail à la fin des années 70.


http://lfey.chez-alice.fr/I80_250_1.jpgL'aérotrain de Jean Bertin symbole des 30 glorieuses et du volontarisme gaulliste.


Le train MagLev à lévitation magnétique ne roule que sur quelques kilomètres entre Shanghai et son aéroport.


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d0/Shanghai_Transrapid_002.jpg

Shanghai Pudong seulement


Il y a peu de renouvellement dans l'usage des technologies. Une vie d'homme à la fin du 20 ème siècle aura vu beaucoup moins de bouleversements technologiques que celle vécue à la fin du 19 ème et au début du 20 ème siècle.


Si les principes de technologies publiques, c'est à dire utilisés journellement par l'homme dans sa vie courante n'ont pas beaucoup évolués depuis le début du 20 ème siècle, il n'en est pas de même des technologies militaires, ou des technologies que l'on pourrait qualifier d'être en déshérence.

 

Il y existe une importante quantité de principes technologiques ou de technologies non utilisées faute de volonté et de capitaux, là se trouve la possibilité de régénérescence de notre monde et de nos valeurs  sociales mais avant mettons en faillite la finance parasite et apatride, rétablissons les nations et leur corpus légaux, remettons une véritable régulation économique par la loi, remettons à l'ordre du jour l'intérêt général républicain et la marchandise poura continuer être le moteur de la dynamique sociale.

 

 

 

 

Alain Benajam

avril 2010

 

 

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:21
2009年美国人权记录(英文版) 来源:转自新华社 作者: 时间:2010-03-23

Full Text of Human Rights Record of the United States in 2009  
 BEIJING, March 12 (Xinhua) -- China's Information Office of the State Council published a report titled The Human Rights Record of the United States in 2009 here Friday. Following is the full text:     


The State Department of the United States released its Country Reports on Human Rights Practices for 2009 on March 11, 2010, posing as the world judge of human rights again. As in previous years, the reports are full of accusations of the human rights situation in more than 190 countries and regions including China, but turn a blind eye to, or dodge and even cover up rampant human rights abuses on its own territory. The Human Rights Record of the United States in 2009 is prepared to help people around the world understand the real situation of human rights in the United States. 

I. On Life, Property and Personal Security     

Widespread violent crimes in the United States posed threats to the lives, properties and personal security of its people.      
In 2008, U.S. residents experienced 4.9 million violent crimes, 16.3 million property crimes and 137,000 personal thefts, and the violent crime rate was 19.3 victimizations per 1,000 persons aged 12 or over, according to a report publis
Full Text of Human Rights Record of the United States in 2009 hed by the U.S. Department of Justice in September 2009 (Criminal Victimization 2008, U.S. Department of Justice, http://www.ojp.usdoj.gov). In 2008, over 14 million arrests occurred for all offenses (except traffic violations) in the country, and the arrest rate for violent crime was 198.2 per 100,000 inhabitants (Crime in the United States, 2008, http://www.fbi.gov). In 2009, a total of 35 domestic homicides occurred in Philadelphia, a 67 percent increase from 2008 (The New York Times, December 30, 2009). In New York City, 461 murders were reported in 2009, and the crime rate was 1,151 cases per 100,000 people. San Antonio in Texas was deemed as the most dangerous among 25 U.S. large cities with 2,538 crimes recorded per 100,000 people (The China Press, December 30, 2009). The murder rate rose 5.5 percent in towns with a population of 10,000 or fewer in 2008 (http://www.usatoday.com, June 1, 2009). Most of the United States' 15,000 annual murders occur in cities where they are concentrated in poorer neighborhoods (http://www.reuters.com, October 7, 2009).      

The United States ranks first in the world in terms of the number of privately-owned guns. According to the data from the FBI and the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF), American gun owners, out of 309 million in total population, have more than 250 million guns, while a substantial proportion of U.S. gun owners had more than one weapon. Americans usually buy 7 billion rounds of ammunition a year, but in 2008 the figure jumped to about 9 billion (The China Press, September 25, 2009). In the United States, airline passengers are allowed to take unloaded weapons after declaration.      

In the United States, about 30,000 people die from gun-related incidents each year (The China Press, April 6, 2009). According to a FBI report, there had been 14,180 murder victims in 2008 (USA Today, September 15, 2009). Firearms were used in 66.9 percent of murders, 43.5 percent of robberies and 21.4 percent of aggravated assaults (http://www.thefreelibrary.com). USA Today reported that a man named Michael McLendon killed 10 people in two rural towns of Alabama before turning a gun on himself on March 11, 2009. On March 29, a man named Robert Stewart shot and killed eight people and injured three others in a nursing home in North Carolina (USA Today, March 11, 2009). On April 3, an immigrant called Jiverly Wong shot 13 people dead and wounded four others in an immigration services center in downtown Binghamton, New York (The New York Times, April 4, 2009). In the year 2009, a string of attacks on police shocked the country. On March 21, a 26-year-old jobless man shot and killed four police officers in Oakland, California, before he was killed by police gunfire (http://cbs5.com). On April 4, a man called Richard Poplawski shot three police officers to death in Pittsburgh, Pennsylvania. On November 29, an ex-convict named Maurice Clemmons shot four police officers to death inside a coffee shop in Parkland, Washington (The New York Times, December 1, 2 and 3, 2009). Campuses became an area worst hit by violent crimes as shootings spread there and kept escalating. The U.S. Heritage Foundation reported that 11.3 percent of high school students in Washington D.C. reported being threatened or injured with a weapon while on school property during the 2007-2008 school year. In the same period, police responded to more than 900 calls to 911 reporting violent incidents at the addresses of Washington D.C. public schools (A Report of The Heritage Center for Data Analysis, School Safety in Washington, D.C.: New Data for the 2007-2008 School Year, http://www.heritage.org). In New Jersey public schools, a total of 17,666 violent incidents were reported in 2007-2008 (Annual Report on Violence, Vandalism and Substance Abuse in New Jersey Public Schools by New Jersey Department of Education, October 2009, http://www.state.nj.us). In the City University of New York, a total of 107 major crimes occurred in five of its campuses during 2006 and 2007(The New York Post, September 22, 2009).  

II. On Civil and Political Rights      

In the United States, civil and political rights of citizens are severely restricted and violated by the government.       The country's police frequently impose violence on the people. Chicago Defender reported on July 8, 2009 that a total of 315 police officers in New York were subject to internal supervision due to unrestrained use of violence during law enforcement. The figure was only 210 in 2007. Over the past two years, the number of New York police officers under review for garnering too many complaints was up 50 percent (http://www.chicagodefender.com). According to a New York Police Department firearms discharge report released on Nov. 17, 2009, the city' s police fired 588 bullets in 2007, killing 10 people, and 354 bullets in 2008, killing 13 people (http://gothamist.com, November 17, 2009). On September 3, 2009, a student of the San Jose State University was hit repeatedly by four San Jose police officers with batons and a Taser gun for more than ten times (http://www.mercurynews.com, October 27, 2009). On September 22, 2009, a Chinese student in Eugene, Oregon was beaten by a local police officer for no reason (The Oregonian, October 23, 2009, http://blog.oregonlive.com). According to the Amnesty International, in the first ten months of 2009, police officers in the U.S. killed 45 people due to unrestrained use of Taser guns. The youngest of the victims was only 15. From 2001 to October, 2009, 389 people died of Taser guns used by police officers (http://theduckshoot.com).        Abuse of power is common among U.S. law enforcers. In July 2009, the Federal Bureau of Investigation put four police officers in the Washington area under investigation for taking money to protect a gambling ring frequented by some of the region's most powerful drug dealers over the past two years (The Washington Post, July, 19, 2009). In September 2009, an off-duty police officer in Chicago attacked a bus driver for cutting him off in traffic as he rode a bicycle (Chicago Tribune, September 2009, http://www.chicagobreakingnews.com). In the same month, four former police officers in Chicago were charged with extorting close to 500,000 U.S. dollars from a Hispanic driving an expensive car with out-of-state plates and suspected drug dealers in the name of law enforcement, and offering bribes to their superiors (Chicago Tribune, September 19, 2009). In November 2009, a former police chief of the Prince George's County's town of Morningside was charged with selling a stolen gun to a civilian (The Washington Post, November 18, 2009). In major U.S. cities, police stop, question and frisk more than a million people each year - a sharply higher number than just a few years ago (http://huffingtonpost.com, October 8, 2009).        Prisons in the United State are packed with inmates. According to a report released by the U.S. Justice Department on Dec. 8, 2009, more than 7.3 million people were under the authority of the U.S. corrections system at the end of 2008. The correctional system population increased by 0.5 percent in 2008 compared with the previous year (http://www.wsws.org). About 2.3 million were held in custody of prisons and jails, the equivalent of about one in every 198 persons in the country. From 2000 to 2008, the U.S. prison population increased an average of 1.8 percent annually (http://mensnewsdaily.com, January 18, 2010). The California government even suggested sending tens of thousands of illegal immigrants held in the state to Mexico, in order to ease its overcrowded prison system (http://news.yahoo.com, January 26, 2010). The basic rights of prisoners in the United States are not well-protected. Raping cases of inmates by prison staff members are widely reported. According to the U.S. Justice Department, reports of sexual misconduct by prison staff members with inmates in the country's 93 federal prison sites doubled over the past eight years. Of the 90 staff members prosecuted for sexual abuse of inmates, nearly 40 percent were also convicted of other crimes (The Washington Post, September11, 2009). The New York Times reported on June 24, 2009 that according to a federal survey of more than 63,000 federal and state inmates, 4.5 percent reported being sexually abused at least once during the previous 12 months. It was estimated that there were at least 60,000 rapes of prisoners across the United States during the same period (The New York Times, June 24, 2009).       

Chaotic management of prisons in the United State also led to wide spread of diseases among the inmates. According to a report from the U.S. Justice Department, a total of 20,231 male inmates and 1,913 female inmates had been confirmed as HIV carriers in the U.S. federal and state prisons at yearend 2008. The percentage of male and female inmates with HIV/AIDS amounted to 1.5 and 1.9 percent respectively (http://www.news-medical.net, December 2, 2009). From 2007 to 2008, the number of HIV/AIDS cases in prisons in California, Missouri and Florida increased by 246, 169, and 166 respectively. More than 130 federal and state inmates in the U.S. died of AIDS-related causes in 2007 (http://thecrimereport.org, December 2, 2009). A report by the Human Rights Watch released in March 2009 said although the New York State prison registered the highest number of prisoners living with HIV in the country, it did not provide the inmates with adequate access to treatment, and even locked the inmates up separately, refusing to provide them with treatment of any kind. (www.hrw.org, March 24, 2009).       

While advocating freedom of speech, freedom of the press and Internet freedom, the U.S. government unscrupulously monitors and restricts the citizens' rights to freedom when it comes to its own interests and needs.     

The U.S. citizens' freedom to access and distribute information is under strict supervision. According to media reports, the U.S. National Security Agency (NSA) started installing specialized eavesdropping equipment around the country to wiretap calls, faxes, and emails and collect domestic communications as early as 2001. The wiretapping programs was originally targeted at Arab-Americans, but soon grew to include other Americans. The NSA installed over 25 eavesdropping facilities in San Jose, San Diego, Seattle, Los Angeles, and Chicago among other cities. The NSA also announced recently it was building a huge one million square feet data warehouse at a cost of 1.5 billion U.S. dollars at Camp Williams in Utah, as well as another massive data warehouse in San Antonio, as part of the NSA's new Cyber Command responsibilities. The report said a man named Nacchio was convicted on 19 counts of insider trading and sentenced to six years in prison after he refused to participate in NSA's surveillance program (http://www.onelinejournal.com, November 23, 2009). After the September 11 attack, the U.S. government, in the name of anti-terrorism, authorized its intelligence authorities to hack into its citizens' mail communications, and to monitor and erase any information that might threaten the U.S. national interests on the Internet through technical means. The country's Patriot Act allowed law enforcement agencies to search telephone, email communications, medical, financial and other records, and broadened the discretion of law enforcement and immigration authorities in detaining and deporting foreign persons suspected of terrorism-related acts. The Act expanded the definition of terrorism, thus enlarging the number of activities to which law enforcement powers could be applied. On July 9, 2008, the U.S. Senate passed the Foreign Intelligence Surveillance Act Amendments Act of 2008, granting legal immunity to telecommunication companies that take part in wiretapping programs and authorizing the government to wiretap international communications between the United States and people overseas for anti-terrorism purposes without court approval (The New York Times, July 10, 2008). Statistic showed that from 2002 to 2006, the FBI collected thousands of phones records of U.S. citizens through mails, notes and phone calls. In September 2009, the country set up an Internet security supervision body, further worrying U.S. citizens that the U.S. government might use Internet security as an excuse to monitor and interfere with personal systems. A U.S. government official told the New York Times in an interview in April 2009 that NSA had intercepted private email messages and phone calls of Americans in recent months on a scale that went beyond the broad legal limits established by U.S. Congress the year before. In addition, the NSA was also eavesdropping on phones of foreign political figures, officials of international organizations and renowned journalists (The New York Times, April, 15, 2009). The U.S. military also participated in the eavesdropping programs. According to CNN reports, a Virginia-based U.S. military Internet risk evaluation organization was in charge of monitoring official and unofficial private blogs, official documents, personal contact information, photos of weapons, entrances of military camps, as well as other websites that might threaten its national security. The so-called freedom of the press of the United States was in fact completely subordinate to its national interests, and was manipulated by the U.S. government. According to media reports, the U.S. government and the Pentagon had recruited a number of former military officers to become TV and radio news commentators to give positive comments and analysis as military experts for the U.S. war in Iraq and Afghanistan, in order to guide public opinions, glorify the wars, and gain public support of its anti-terrorism ideology (The New York Times, April 20, 2009). At yearend 2009, the U.S. Congress passed a bill which imposed sanctions on several Arab satellite channels for broadcasting contents hostile to the U.S. and instigating violence (http://blogs.rnw.nl). In September 2009, protesters using the social-networking site Twitter and text messages to coordinate demonstrations clashed with the police several times in Pittsburgh, where the Group of 20 summit was held. Elliot Madison, 41, was later charged with hindering apprehension of the protesters through the Internet. The police also searched his home (http://www.nytimes.com, October 5, 2009). Vic Walczak, legal director of the American Civil Liberties Union of Pennsylvania, said the same conduct in other countries would be called human rights violations whereas in the United States it was called necessary crime control.  


III. On Economic, Social and Cultural Rights     

Poverty, unemployment and the homeless are serious problems in the United States, where workers' economic, social and cultural rights cannot be guaranteed.      Unemployment rate in the U.S. in 2009 was the highest in 26 years. The number of bankrupt businesses and individuals kept rising due to the financial crisis. The Associated Press reported in April 2009 that nearly 1.2 million businesses and individuals filed for bankruptcy in the previous 12 months - about four in every 1,000 people, a rate twice as high as that in 2006 (http://www.floridabankruptcyblog.com). By December 4, 2009, a total of 130 U.S. banks had been forced to close in the year due to the financial crisis (Chicago Tribune, December 4, 2009). Statistics released by the U.S. Labor Department on Nov. 6, 2009 showed unemployment rate in October 2009 reached 10.2 percent, the highest since 1983 (The New York Times, November 7, 2009). Nearly 16 million people were jobless, with 5.6 million, or 35.6 percent of the unemployed, being out of work for more than half a year (The New York Times, November 13, 2009). In September, about 1.6 million young workers, or 25 percent of the total, were jobless, the highest since 1948 when records were kept (The Washington Post, September 7, 2009). In the week ending on March 7, 2009, the continuing jobless claims in the U.S. were 5.47 million, higher than the previous week's 5.29 million (http://247wallst.com, March 19, 2009). The population in poverty was the largest in 11 years. The Washington Post reported on September 10, 2009, that altogether 39.8 million Americans were living in poverty by the end of 2008, an increase of 2.6 million from that in 2007. The poverty rate in 2008 was 13.2 percent, the highest since 1998. The number of people aged between 18 to 64 living in poverty in 2008 had risen to 22.1 million, 170,000 more than in 2007. Up to 8.1 million families were under poverty, accounting for 10.3 percent of the total families (The Washington Post, September 11, 2009). According to a report of the New York Times on Sept. 29, 2009, the poverty rate in New York City in 2008 was 18.2 percent and nearly 28 percent of the Bronx borough's residents were living in poverty (The New York Times, September 29, 2009). From August 2008 to August 2009, more than 90,000 poor households in California suffered power and gas cuts. A 93-year-old man was frozen to death at his home (http://www.msnbc.msn.com). Poverty led to a sharp rise in the number of suicides in the United States. It is reported that there are roughly 32,000 suicides in the U.S. every year, nearly double the cases of murder, which numbered 18,000 (http://www.time.com). The Los Angeles County coroner's office said the poor economy was taking a toll even on the dead as more bodies in the county went unclaimed by families who could not afford funeral expenses. A total of 712 bodies in Los Angles County were cremated with taxpayers' money in 2008, an increase of 36 percent over the previous year (The Los Angeles Times, July 21, 2009).      

The population in hunger was the highest in 14 years. The U.S. Department of Agriculture reported on Nov. 16, 2009, that 49.1 million Americans living in 17 million households, or 14.6 percent of all American families, lacked consistent access to adequate food in 2008, up 31 percent from the 13 million households, or 11.1 percent of all American families, that lacked stable and adequate supply of food in 2007, which was the highest since the government began tracking food insecurity in 1995 (The New York Times, November 17, 2009; 14.6% of Americans Could Not Afford Enough Food in 2008, http://business.theatlantic.com). The number of people who lacked food security, rose from 4.7 million in 2007 to 6.7 million in 2008 (http://www.livescience.com, November 26, 2009). About 15 percent of families were still working for adequate food and clothing (The Associated Press, November 27, 2009). Statistics showed 36.5 million Americans, or about one eighth of the U.S. total population, took part in the food stamp program in August 2009, up 7.1 million from that of 2008. However, only two thirds of those eligible for food stamps actually received them (http://www.associatedcontent.com).       

Workers' rights were seriously violated. The New York Times reported on Sept. 2, 2009 that 68 percent of the 4,387 low-wage workers in a survey said they had experienced reduction of wages. And 76 percent of those who had worked overtime were not paid accordingly, and 57 percent of those interviewed had not received pay documents to make sure pay was legal and accurate. Only eight percent of those who suffered serious injuries on the job filed for compensation. Up to 26 percent of those surveyed were paid less than the national minimum wage. Among those who complained about wages or treatment, 43 percent had experienced retaliation or dismissal (The New York Times, September 2, 2009). According to a report by the USA Today on July 20, 2009, a total of 5,657 people died at workplaces across the U.S. in 2007, about 17 deaths each day. About 200,000 workers in New York State were injured or sickened at workplaces each year (USA Today, July 20, 2009).       

The number of people without medical insurance has kept rising for eight consecutive years. Data released by the U.S. Census Bureau on Sept. 10, 2009, showed 46.3 million people were without medical insurance in 2008, accounting for 15.4 percent of the total population, comparing 45.7 million people who were without medical insurance in 2007, which was a rise for the eighth year in a row. About 20.3 percent of Americans between 18 to 64 years old were not covered by medical insurance in 2008, higher than the 19.6 percent in 2007 (http://www.census.gov). A study released by the Commonwealth Fund showed health insurance coverage of adults aged 18 to 64 declined in 31 U.S. states from 2007 to 2009 (Reuters, October 8, 2009). The number of states with extremely high number of adults who were not covered by medical insurance increased from two in 1999 to nine in 2009. More than one in every four people in Texas were uninsured, the highest percentage among all states (http://www.ncpa.org). Houston had 40.1 percent of its residents uninsured (http://www.msnbc.msn.com). In 2008, altogether 2,266 U.S. veterans under the age of 65 died for lack of health insurance coverage or medical care, 14 times higher than the U.S. military death toll in Afghanistan that year (AFP, November 11, 2009). A report by the Consumer International showed 34 percent of U.S. families with annual income below 50,000 U.S. dollars and 21 percent of homes with annual income exceeding 100,000 U.S. dollars lost medical insurance or suffered reduction in medical insurance in 2009. In addition, two thirds of households with annual income below 50,000 U.S. dollars and one third of homes earning more than 100,000 U.S. dollars a year cut their medical expenses last year. About 28 percent Americans chose not to see a doctor when they fell ill; a quarter of them could not afford medical bills; 22 percent postponed medical treatment; a fifth of them did not buy medicine prescribed by doctors or undergo medical checkups; 15 percent took expired drugs or did not follow medical instructions to take medicine on time in order to save money (http://www.oregonlive.com). According to a report of the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) on December 8, 2009, average life expectancy of Americans was 78.1 years in 2007, ranking the fourth from bottom among all member states of OECD. The average life expectancy of OECD member states was 79.1 that year (http://www.msnbc.msn.com).        

The number of homeless has been on the rise. Statistics show that by September 2008, an upward of 1.6 million homeless people in the U.S. had been receiving shelter, and the number of those in families rose from 473,000 in 2007 to 517,000 in 2008 (USA Today, July 9, 2009). Since 2009, homeless enrollments in the six counties of Chicago area had climbed, with McHenry County seeing the biggest hike - an increase of 125 percent over the previous year (Chicago Tribune, November 28, 2009). These families could only live in shabby places such as wagons. In March 2009, a sprawling tent city was seen in Sacramento of California where hundreds of homeless gathered. Police in Santa Monica of southern California even regularly used force to drive the homeless out of the city (www.truthalyzer.com). In October, several thousand homeless in Detroit got into a fight, worrying they might not receive the government's housing subsidies (USA Today, October 8, 2009). In December, there were 6,975 homeless single adults in shelters in New York City, not including military veterans, chronically homeless people, and the 30,698 people living in short-term housing for homeless families (The New York Times, December 10, 2009). The Houston Chronicle reported on March 16, 2009 that large numbers of houses in Galveston were destroyed by Hurricane Ike in September 2008, leaving thousands homeless. About 1,700 households did not receive any aid and most of them do not have fixed residences (Houston Chronicle, March 1

IV. On Racial Discrimination      

Racial discrimination is still a chronic problem of the United States.       
Black people and other minorities are the most impoverished groups in the United States. According to a report issued by the U.S. Bureau of Census, the real median income for American households in 2008 was 50,303 U.S. dollars. That of the non-Hispanic white households was 55,530 U.S. dollars, Hispanic households 37,913 U.S. dollars, black households only 34,218 U.S. dollars. The median incomes of Hispanic and black households were roughly 68 percent and 61.6 percent of that of the non-Hispanic white households. Median income of minority groups was about 60 to 80 percent of that of majority groups under the same conditions of education and skill background (The Wall Street Journal, September 11, 2009; USA Today, September 11, 2009). According to the U.S. Bureau of Census, the poverty proportion of the non-Hispanic white was 8.6 percent in 2008, those of African-Americans and Hispanic were 24.7 percent and 23.2 percent respectively, almost three times of that of the white (The New York Times, September 29, 2009). About one quarter of American Indians lived below the poverty line. In 2008, 30.7 percent of Hispanic, 19.1 percent of African-Americans and 14.5 percent of non-Hispanic white lived without health insurance (Income, Poverty, and Health Insurance Coverage in the United States: 2008, www.census.gov). According to a report issued by the U.S. Department of Housing and Urban Development, a record 10,552 fair housing discrimination complaints were filed in fiscal 2008, 35 percent of which were alleged race discrimination (The Washington Post, June 10, 2009). The U.S. Centers for Disease Control and Prevention reported that while African-Americans make up 12 percent of the US population, they represent nearly half of new HIV infections and AIDS deaths every year (The Wall Street Journal, April 8, 2009; revised statistics released by the Centers for Disease Control and Prevention).       

Employment and occupational discrimination against minority groups is very serious. Minority groups bear the brunt of the U.S. unemployment. According to news reports, the U.S. unemployment rate in October 2009 was 10.2 percent. The jobless rate of the U.S. African-Americans jumped to 15.7 percent, that of the Hispanic rose to 13.1 percent and that of the white was 9.5 percent (USA Today, November 6, 2009). Unemployment rate of the black aged between 16 and 24 saw a record high of 34.5 percent, more than three times the average rate. Unemployment rates for the black in cities such as Detroit and Milwaukee had reached 20 percent (The Washington Post, December 10, 2009). In some American Indians communities, unemployment rate was as high as 80 percent (The China Press, November 6, 2009). According to the U.S. Bureau of Labor Statistics, the unemployment rate for black male college graduates aged 25 and older in 2009 has been twice that of white male college graduates, 8.4 percent compared with 4.4 percent (The New York Times, December 1, 2009). In 2008, a record number of workers filed federal job discrimination complaints, with allegations of race discrimination making up the greatest portion at more than one-third of the 95,000 total claims (AP, April 27, 2009). According to an investigation by the U.S. Equal Employment Opportunity Commission, a Houston-based oil and gas drilling company faced five complaints of racial harassment and discrimination (AP, November 18, 2009). According to a news report, by the end of May 2009, the black and Hispanic groups each accounted for roughly 27 percent of New York City's population, but only 3 percent of the 11,529 firefighters were black, and about 6 percent were Hispanic since the city's fire department unfairly excluded hundreds of qualified people of color from the opportunity to serve (The New York Times, July 23, 2009). The U.S. minority groups face discriminations in education. According to a report issued by the U.S. Bureau of Census, 33 percent of the non-Hispanic white has college degrees, proportion of the black was only 20 percent and Hispanic was 13 percent (US Bureau of Census, April 27, 2009, www.census.gov). According to a report, from 2003 to 2008, 61 percent of black applicants and 46 percent of Mexican-American applicants were denied acceptance at all of the law schools to which they applied, compared with 34 percent of white applicants (The New York Times, January 7, 2010). African-American children accounted for only 17 percent of the U.S. public school students, but accounted for 32 percent of the total number which were expelled from the schools. According to a research by the University of North Carolina and Michigan State University, most of the black juvenile believed that they were victims of racial discrimination (Science Daily, April 29, 2009). According to another study conducted among 5,000 children in Birmingham, Ala., Houston and Los Angeles, prejudice was reported by 20 percent of blacks and 15 percent of Hispanics. The study showed that racial discrimination was an important cause to mental health problems for children of varied races. Hispanic children who reported racism were more than three times as likely as other children to have symptoms of depression, blacks were more than twice as likely (USA Today, May 5, 2009). Racial discrimination in law enforcement and judicial system is very distinct. According to the U.S. Department of Justice, by the end of 2008, 3,161 men and 149 women per 100,000 persons in the U.S. black population were under imprisonment (www.ojp.usdoj.gov). The number of life imprisonment without parole given to African-American young people was ten times of that given to white young people in 25 states. The figure in California was 18 times. In major U.S. cities, there are more than one million people who were stopped and questioned by police in streets, nearly 90 percent of them were minority males. Among those questioned, 50 percent were African-Americans and 30 percent were Hispanics. Only 10 percent were white people (The China Press, October 9, 2009). A report released by New York City Police Department, of the people involved in police shootings whose ethnicity could be determined in 2008, 75 percent were black, 22 percent were Hispanic; and 3 percent were white (The New York Times, November 17, 2009). According to a report by Human Rights Watch, from 1980 to 2007, the ratio of the African-Americans being arrested for dealing drugs across the U.S. was 2.8 to 5.5 times of that of the white (www.hrw.org, March 2, 2009).        Since the Sept. 11 event, discrimination against Muslims is increasing. Nearly 58 percent of Americans think Muslims are subject to a lot of discrimination, according to two combined surveys released by the Pew Research Center. About 73 percent of young people aged 18 to 29 are more likely to say Muslims are the most discriminated against (http://www.washingtontimes.com, September 10, 2009).       Immigrants live in misery. According to a report by the U.S. branch of Amnesty International, more than 300,000 illegal immigrants were detained by U.S. immigration authorities each year, and the illegal immigrants under custody exceeded 30,000 for each single day (World Journal, March 26, 2009). At the same time, hundreds of legal immigrants were put under arrest, denied entry or even sent back under escort every year (Sing Tao Daily, April 13, 2009). A report released by the Constitution Project and Human Rights Watch revealed that from 1999 to 2008, about 1.4 million detained immigrants were transferred. Tens of thousands of longtime residents of cities like Los Angeles and Philadelphia were sent, by force, to remote immigrant jails in Texas or Louisiana (The New York Times, November 2, 2009). The New York City Bar Association received a startling petition in October 2008 which was signed by 100 men, all locked up without criminal charges in the Varick Street Detention Facility in the middle of Manhattan. The letter described their cramped, filthy quarters where dire medical needs were ignored and hungry prisoners were put to work for 1 dollar a day (The New York Times, November 2, 2009). Some detained women who were still in lactation period were denied breast pumps in the facilities, resulting in fever, pain, mastitis, and the inability to continue breastfeeding upon release (www.hrw.org, March 16, 2009). A total of 104 people have died while in custody of the Immigration and Customs Enforcement agency since October, 2003 (The Wall Street Journal, August 18, 2009).       

Ethnic hatred crimes are frequent. According to statistics released by the U.S. Federal Investigation Bureau on November 23, 2009, a total of 7,783 hate crimes occurred in 2008 in the United States, 51.3 percent of which were originated by racial discrimination and 19.5 percent were for religious bias and 11.5 percent were for national origins (www.fbi.gov). Among those hate crimes, more than 70 percent were against black people. In 2008, anti-black offenses accounted for 26 persons per 1,000 people, and anti-white crimes accounted for 18 persons per 1,000 people (victim characteristics, October 21, 2009, www.fbi.gov). On June 10, 2009, a white supremacist gunned down a black guard of the U.S. Holocaust Memorial Museum with another two wounded (The Washington Post, June 11, 2009, The Wall Street Journal, June 11, 2009). According to a report issued by the Southern Poverty Law Center, an environment of racial intolerance and ethnic hatred, fostered by anti-immigrant groups and some public officials, has helped fuel dozens of attacks on Latinos in Suffolk County of New York State during the past decade (The New York Times, September 3, 2009).

V. On the Rights of Women and Children      

The living conditions of women and children in the United States are deteriorating and their rights are not properly guaranteed.       Women do not enjoy equal social and political status as men. Women account for 51 percent of the U.S. population, but only 92 women, or 17 percent of the seats, serve in the current 111th U.S. Congress. Seventeen women serve in the Senate and 75 women serve in the House (Members of the 111th United States Congress, http://en.wikipedia.org). A study shows minorities and women are unlikely to hold top positions at big U.S. charities and nonprofits. The study reveals that women make up 18.8 percent of nonprofit CEOs compared to just 3 percent at Fortune 500 companies. Among the 400 biggest charities in the U.S., no cultural organization, hospital, public affairs group, Jewish federation or other religious organization is headed by a woman (The Washington Times, September 20, Women have difficulties in finding a job and suffer from low income and poor financial situations. According to statistics from the U.S. Equal Employment Opportunity Commission (EEOC), workplace discrimination charge filings with the federal agency nationwide rose to 95,402 during Fiscal Year 2008, a 15 percent increase from the previous fiscal year. Charge of workplace discrimination because of a job applicant's sex maintained a high proportion (www.eeoc.gov, November 3, 2009). According to statistics released by the U.S. Census Bureau in September 2009, the median incomes of full-time female workers in 2008 were 35,745 U.S. dollars, 77 percent of those of corresponding men whose median earnings were 46,367 U.S. dollars, which is lower than the 78 percent in 2007 (The Wall Street Journal, September 11, 2009; www.census.gov, September 10, 2009). According to the Associated Press, a female pharmacist who had been working for Walmart for ten years was fired in 2004 for demanding the same income as her male counterparts (The Associated Press, October 5, 2009). By the end of 2008, 4.2 million, or 28.7 percent of families with a female householder where no husband is present were poor (www.census.gov, September 10, 2009). About 64 million, or 70 percent of working-age American women have no health insurance coverage, or have inadequate coverage, high medical bills or debt problems, or problems in accessing care because of cost (The China Press, May 12, 2009).      

Women are frequent victims of violence and sexual assault. It is reported that the United States has the highest rape rate among countries which report such statistics. It is 13 times higher than that of England and 20 times higher than that of Japan (Occurrence of rape, http://www.sa.rochester.edu). In San Diego, a string of similar attacks happened to five women who have been sexually assaulted by a home invader in March 2009 (Sing Tao Daily, March 14, 2009). According to a report released by the Pentagon, more than 2,900 sexual assaults in the military were reported in 2008, up nearly 9 percent from the year before. And of those, only 292 cases resulted in a military trial. The report said the actual numbers of such cases could be five to ten times of the reported figure (The evening news of the Columbia Broadcasting System, March 17, 2009). Reuters reported that based on in-depth interviews on 40 servicewomen, 10 said they had been raped, five said they were sexually assaulted including attempted rape, and 13 reported sexual harassment (Reuters, April 16, 2009).     

 American children suffer from hunger and cold. A report from the U.S. Department of Agriculture showed that 16.7 million children, or one fourth of the U.S. total, had not enough food in 2008 (The Washington Post, USA Today, November 17, 2009). The food relief institution Feeding America said in a report that more than 3.5 million children under the age of five face hunger or malnutrition. This figure accounts for 17 percent of American children aged five and under. In 11 states, more than 20 percent of young children were at risk for hunger. Louisiana, with 24.2 percent, had the highest rate of child food insecurity (www.feedingamerica.org, May 7, 2009). Children at or below 18 account for more than one third of the U.S. people in poverty. Figures from the U.S. Census Bureau showed that the number of children younger than 18 who live in poverty increased from 13.3 million in 2007 to 14.1 million in 2008 (http://www.census.gov, The Washington Post, September 11, 2009). According to statistics from the U.S-based National Center on Family Homelessness, from 2005 to 2006, more than 1.5 million children, or one in every 50 children, were homeless in the U.S. every year. Among the homeless children, 42 percent were younger than 6 and the majority were African-Americans and Indians (CNN.com, MSNBUC.com, March 10, 2009). In 2008, nearly one tenth of the children in the United States were not covered by health insurance. It was reported that about 7.3 million children, or 9.9 percent of the American total, were without health insurance in 2008. In Nevada, 20.2 percent of the children were uncovered by insurance (http://www.census.gov, the Washington Post, September 21). On August 13, 2009, a state board voted that California will begin terminating health insurance for more than 60,000 children on October 1. The program could ultimately drop nearly 670,000 children by the end of June 2010 (The Los Angeles Times, The China Press, August 14, 2009). A research led by the Johns Hopkins Children's Center showed that lack of health insurance might have led or contributed to nearly 17,000 deaths among hospitalized children in the U.S. in the span of less than two decades (Journal of Public Health, October 30, 2009). The A/H1N1 flu has infected about 8 million children under 18 from April to October 2009, killing 540 of them, according to the Centers for Disease Control and Prevention of the United States (USA Today, The Wall Street Journal, November 13, 2009). Children are exposed to violence and living in fear. It is reported that 1,494 children younger than 18 nationwide were murdered in 2008 (USA Today, October 8, 2009). A report released by the Health Department of the New York City on June 16, 2009 showed that between 2001 and 2007, the national average rate of child deaths was 20 per 100,000 children aged 1 to 12 years. Homicide rates were 1.3 deaths per 100,000 among the group (http://www.nyc.gov). A survey conducted by the U.S. Justice Department on 4,549 kids and adolescents aged 17 and younger between January and May of 2008 showed, more than 60 percent of children surveyed were exposed to violence within the past year, either directly or indirectly. Nearly half of all children surveyed were assaulted at least once in the past year, about 6 percent were victimized sexually, and 13 percent reported having been physically bullied in the past year (The Associated Press, October 7, 2009). There have been at least 1,227 children died from abuse or neglect in Texas since 2002 (The Houston Chronicle, October 22, 2009). According to research of U.S.-based institution and public health media reports, in the U.S., one third of children who run away or were expelled from home performed sexual acts in exchange for food, drugs and a place to stay every year. The justice system no longer considers them as young victims, but as juvenile offenders (The China Press, October 28, 2009).      

Child farmworkers are prevalent. An organization devoted to protecting children's rights disclosed that as many as 400,000 children are estimated to work on U.S. farms. Davis Strauss, executive director of the Association of Farmworker Opportunity Programs, noted that for decades, children, some as young as eight years old, have labored in the fields using sharp tools and toiling amongst dangerous pesticides. The association's president Ernie Flores said children account for about 20 percent of all farm fatalities in the United States (Spain's Uprising newspaper, October 14, 2009). A labor standards act permits a child beyond 13 to work in heat for long time in a farm, but does not permit that child to work in an air-conditioned office and even forbids them working in a fast food restaurant.     

The U.S. is the only country in the world that does not apply parole system to minors. Detentions of juveniles have increased 44 percent from 1985 to 2002. Many children only committed only minor crimes but could not get assistance from lawyers. Many procurators and judges turned a blind eye on abuse in juvenile prisons.  


VI. On U.S. Violations of Human Rights against Other Nations     

The United States with its strong military power has pursued hegemony in the world, trampling upon the sovereignty of other countries and trespassing their human rights.      

As the world's biggest arms seller, its deals have greatly fueled instability across the world. The United States also expanded its military spending, already the largest in the world, by 10 percent in 2008 to 607 billion U.S. dollars, accounting for 42 percent of the world total (The AP, June 9, 2009).      

According to a report by the U.S. Congress, the U.S. foreign arms sales in 2008 soared to 37.8 billion U.S. dollars from 25.4 billion a year earlier, up by nearly 50 percent, accounting for 68.4 percent of the global arms sales that were at its four-year low (Reuters, September 6, 2009). At the beginning of 2010, the U.S. government announced a 6.4-billion-U.S. dollar arms sales package to Taiwan despite strong protest from the Chinese government and people, which seriously damaged China's national security interests and aroused strong indignation among the Chinese people.      

The wars of Iraq and Afghanistan have placed heavy burden on American people and brought tremendous casualties and property losses to the people of Iraq and Afghanistan. The war in Iraq has led to the death of more than 1million Iraqi civilians, rendered an equal number of people homeless and incurred huge economic losses. In Afghanistan, incidents of the U.S. army killing innocent people still keep occurring. Five Afghan farmers were killed in a U.S. air strike when they were loading cucumbers into a van on August 5, 2009 (http://www.rawa.org). On June 8, the U.S. Department of Defense admitted that the U.S. raid on Taliban on May 5 caused death of Afghan civilians as the military failed to abide by due procedures. The Afghan authorities have identified 147 civilian victims, including women and children, while a U.S. officer put the death toll under 30 (The PhilPrisoner abuse is one of the biggest human rights scandals of the United States. A report presented to the 10th meeting of Human Rights Council of the United Nations in 2009 by its Special Rapporteur on the promotion and protection of human rights and fundamental freedoms while countering terrorism showed that the United States has pursued a comprehensive set of practices including special deportation, long-term and secret detentions and acts violating the United Nations Convention against Torture. The rapporteur also said, in a report submitted to the 64th General Assembly of the United Nations, that the United States and its private contractors tortured male Muslims detained in Iraq and other places by stacking the naked prisoners in pyramid formation, coercing the homosexual sexual behaviors and stripping them in stark nakedness (The Washington Post, April 7, 2009). The U.S. Central Intelligence Agency (CIA) has begun interrogation by torture since 2002. The U.S. government lawyers disclosed that since 2001, CIA has destroyed 92 videotapes relating to the interrogation to suspected terrorists, 12 of them including the use of torture (The Washington Post, March 3, 2009). The CIA interrogators used a handgun and an electric drill to frighten a captured al-Qaeda commander into giving up information (The Washington Post, August 22, 2009). The U.S. Justice Department memos revealed the CIA kept prisoners shackled in a standing position for as long as 180 hours, more than a dozen of them deprived of sleep for at least 48 hours, three for more than 96 hours, and one for the nearly eight-day maximum. Another seemed to endorse sleep deprivation for 11 days, stated on one memo (http://www.chron.com). The CIA interrogators used waterboarding 183 times against the accused 9/11 major plotter Khalid Sheikh Mohammed, and 83 times against suspected Al-Qaeda leader Abu Zubaydah (The New York Times, April 20, 2009). A freed Guantanamo prisoner said he experienced the medieval torture at Guantanamo Bay and in a secret CIA prison in Kabul (AFP, London, March 7, 2009). In June 2006, three Guantanamo Bay inmates could have been suffocated to death during interrogation on the same evening and their deaths passed off as suicides by hanging, revealed by a six-month joint investigation for Harpers Magazine and NBC News in 2009 (www.guardian.co.uk, January 18, 2010). A Somali named Mohamed Saleban Bare, jailed at Guantanamo Bay for eight years, told AFP the prison was hell on earth and some of his colleagues lost sight and limbs and others ended up mentally disturbed (AFP, Hargisa, Somali, December 21, 2009). A 31-year-old Yemeni detainee at Guantanamo Bay who had been on a long hunger strike apparently committed suicide in 2009 after four prior suicide deaths beginning at 2002 (The New York Times, June 3, 2009). The U.S. government held more than 600 prisoners at Bagram Air Base, Afghanistan. A United Nations report singled out the Bagram detention facility for criticism, saying some ex-detainees allege being subjected to severe torture, even sexual abuse, and some prisoners put under detention for as long as five years. It also reported that some were held in cages containing 15 to 20 men and that two detainees died in questionable circumstances while in custody (IPS, New York, February 25, 2009). An investigation by U.S. Justice Department showed 2,000 Taliban surrendered combatants were suffocated to death by the U.S. army-controlled Afghan armed forces (http://www.yourpolicicsusa.com, July 16, 2009). adelphia Inquirer, June 9, 2009). The United States has been building its military bases around the world, and cases of violation of local people's human rights are often seen. The United States is now maintaining 900 bases worldwide, with more than 190,000 military personnel and 115,000 relevant staff stationed. These bases are bringing serious damage and environmental contamination to the localities. Toxic substances caused by bomb explosions are taking their tolls on the local children. It has been reported that toward the end of the U.S. military bases' presence in Subic and Clark, as many as 3,000 cases of raping the local women had been filed against the U.S. servicemen, but all were dismissed (http://www.lexisnexis.com, May 17, 2009).      

The United States has been maintaining its economic, commercial and financial embargo against Cuba for almost 50 years. The blockade has caused an accumulated direct economic loss of more than 93 billion U.S. dollars to Cuba. On October 28, 2009, the 64th session of the United Nations General Assembly adopted a resolution on the Necessity of ending the economic, commercial and financial embargo imposed by the United States of America against Cuba, with a recorded vote of 187 in favor to three against, and two abstentions. This marked the 18th consecutive year the assembly had overwhelmingly called on the United States to lift the blockade without delay (Overwhelming International Rejection of US Blockade of Cuba at UN, www.cubanews.ain.cu).      

The United States is pushing its hegemony under the pretence of Internet freedom. The United States monopolizes the strategic resources of the global Internet, and has been retaining a tight grip over the Internet ever since its first appearance. There are currently 13 root servers of Internet worldwide, and the United States is the place where the only main root server and nine out of the rest 12 root servers are located. All the root servers are managed by the ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), which is, by the authority of the U.S. government, responsible for the management of the global root server system, the domain name system and the Internet Protocol address. The United States has declined all the requests from other countries as well as international organizations including the United Nations to break the U.S. monopoly over the root servers and to decentralize its management power over the Internet. The United States has been intervening in other countries' domestic affairs in various ways taking advantage of its control over Internet resources. The United States has a special troop of hackers, which is made up of hacker proficients recruited from all over the world. When post-election unrest broke out in Iran in the summer of 2009, the defeated reformist camp and its advocators used Internet tools such as Twitter to spread their messages. The U.S. State Department asked the operator of Twitter to delay its scheduled maintenance to assist with the opposition in creating a favorable momentum of public opinion. In May 2009, one web company, prompted by the U.S. authorities, blocked its Messenger instant messaging service in five countries including Cuba.       The United States is using a global interception system named ECHELON to eavesdrop on communications worldwide. A report of the European Parliament pointed out that the ECHELON system is a network controlled by the United States for intelligence gathering and analyzing. The system is able to intercept and monitor the content of telephone calls, fax, e-mail and other digital information transmitted via public telephone networks, satellites and microwave links. The European Parliament has criticized the United States for using its “ECHELON” system to commit crimes such as civilian's privacy infringement or state-conducted industrial espionage, among which was the most striking case of Saudi Arabia's 6-billion-dollar aircraft contract (see Wikipedia). Telephone calls of British Princess Diana had been intercepted and eavesdropped because her global campaign against land-mines was in conflict with the U.S. policies. The Washington Post once reported that such spying activities conducted by the U.S. authorities were reminiscent of the Vietnam War when the United States imposed wiretapping and surveillance upon domestic anti-war activists.       The United States ignores international human rights conventions, and takes a passive attitude toward international human rights obligations. It signed the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights 32 years ago and the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women 29 years ago, but has ratified neither of them yet. It has not ratified the Convention on the Rights of Persons with Disabilities either. On Sept. 13, 2007, the 61st UN General Assembly voted to adopt the Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, which has been the UN's most authoritative and comprehensive document to protect the rights of indigenous peoples. The United States also refused to reThe above-mentioned facts show that the United States not only has a bad domestic human rights record, but also is a major source of many human rights disasters around the world. For a long time, it has placed itself above other countries, considered itself world human rights police and ignored its own serious human rights problems. It releases Country Reports on Human Rights Practices year after year to accuse other countries and takes human rights as a political instrument to interfere in other countries' internal affairs, defame other nations' image and seek its own strategic interests. This fully exposes its double standards on the human rights issue, and has inevitably drawn resolute opposition and strong denouncement from world people. At a time when the world is suffering a serious human rights disaster caused by the U.S. subprime crisis-induced global financial crisis, the U.S. government still ignores its own serious human rights problems but revels in accusing other countries. It is really a pity.    

We hereby advise the U.S. government to draw lessons from the history, put itself in a correct position, strive to improve its own human rights conditions and rectify its acts in the human rights field.

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 16:05

 Nation

J'ai revu en grande partie l'article que j'avais écrit il y a plusieurs années, car les récents évènements et notamment le fameux "débat" sur l'identité nationale m'ont permis une réflexion plus approfondie ,surtout avec la prise de conscience de l'instrumentation à des fins effroyables de la signification archaïque de la nation soutenue par les anglo-saxons contradictoirement à la  signification légale française

 

Terme emprunté au latin «natio» dérivé de «nasci» naître. Nation évoque d’abord un ensemble d’individus nés en même temps dans un même lieu. Dans l’empire romain chrétien le terme «natio» est attribué aux barbares non-chrétiens, il recoupe en partie le mot tribu.

Au moyen âge «naciuns» (1120-1165) signifie naissance dans le sens de «extraction, rang, famille», puis (1175) le terme renvois à une communauté d’origine de langue et de culture. Il peut évoquer plus tard (17ème siècle) une communauté d’intérêts, comme des marchands.

Le sens fort de nation qualifie la naissance dans une communauté donnée avec une connotation de coalition soit implicite soit explicite.

Au 18ème siècle avec la Révolution française le terme évolue en accentuant le sens de coalition pour devenir une entité politique identifiée au tiers état (Sieyès) puis prend sa définition de «personne juridique constituée par l’ensemble des individus composant l'état» par arrêté du 23 juillet 1789. (D'après Alain Rey in Dictionnaire historique de la langue française)

Il y a donc deux sens pouvant être compris dans le mot Nation, un sens archaïque, pré révolution française et un sens moderne issu de cette révolution.

Ces deux sens ont des significations politiques profondément différentes et impliquent des rapports différents à la Nation.

Un sens, celui qui est la signification officielle depuis le 23 juillet 1789 est porté évidemment par la France. C'est le sens de l'appartenance légale à la Nation, sens issu des réflexions de Montesquieu dans «L'esprit des Lois». La nation est composée de citoyens libres et égaux en droits soumis aux mêmes devoirs et possédant les mêmes droits. Droits et devoirs sont explicitement consignés et composent la Loi. La Loi commune, explicite selon Montesquieu est l'essence de la Nation. Cette définition de l'appartenance a été complété par les lois de 1905, séparant l'église et l'état et supprimant tout aspect implicite dans l'appartenance nationale, notamment l'appartenance religieuse.

La république, lieu de la souveraineté du peuple est neutre de toutes idéologies, elle est le bien commun de peuples divers issus des tourments de l'histoire, intégrés de fraiche ou de longue date, de gré ou de force dans la communauté française. Peuples issus de toutes cultures, germanique, romane, italique, celtique et maintenant nord africaine et de toutes religions, catholique, protestante, israélite ou musulmane. Ces peuples obéissant aux mêmes lois forment la Nation française.

La Nation française n'exige d'autre intégration de la part de ses citoyens que leur soumission à la loi commune, laquelle consignée est consultable par tous. Nul n'est censé ignoré la loi.

Nous avons la un système moderne d'appartenance qui seul peut permettre à des populations diverses comme celles de tous pays d'aujourd'hui, de vivre en bonne intelligence. Ce système légal d'appartenance d'origine française est peu ou prou adopté par l'ensemble des nations, cet ensemble de nations se reconnaissant légalement mutuellement sont adhérentes à l'Organisation des Nations Unies. L'appartenance légale à chacune de ses nations est démontrable toujours explicitement par la possession de papiers d'identité nationale ou par un passeport national.



Pourtant une autre acception de la Nation existe. Cette acception est idéologique, non légale, elle est issue de significations antérieures à la révolution française et portée surtout par les anglo-saxons. Les anglo-saxons enseignent dans leurs écoles, soit sur leurs sols soit dans celles, nombreuses qu'ils subventionnent ou influencent dans tous pays (par exemple en Tunisie) une toute autre signification de la nation, cette signification est identitaire. L'appartenance nationale est définie par une communauté de langue, de culture et de religion elle est donc implicite, car nulle loi ne vient démontrer cette appartenance et elle est non légale car cette communauté ne recoupe pas toujours voir jamais les nations légales.

Non légale, ce type d'appartenance est soumise à l'appréciation de chacun et les pratiques visibles d'adhésion «nationale» c'est à dire d'intégration font l'objet permanent de querelles et de polémiques sans fins puisque non explicitement décrites: port d'un foulard, d'un turban, d'une kipa, d'un prénom, l'usage d'une langue locale etc... devenant pour certains et pas pour d'autre des pratiques d'exclusion.

Il n'y a donc que deux issues possibles à ce type d'appartenance, marquant deux tendances: le séparatisme et l'élimination physique ou nettoyage ethnique.


On voit donc tout l'intérêt politique que les promoteurs anglo-saxons de la nation « ethnique » peuvent tirer. En premier,  balkanisation des nations légales comme en Yougoslavie et en corolaire leur affaiblissement rendant inopérantes les lois de contrôle économique et permettant ainsi la libre circulation des capitaux et la libre recherche du moins disant social. Puis nettoyage ethnique, guerre de civilisation, permettent l'institution de chaos permanent avec l'espoir de recompositions au profit des déstabilisateurs anglo-saxons. Nous voyons de nombreux exemples dans le monde de ce type de querelles conduisant à des guerres atroces, Yougoslavie, Palestine, Liban, Irak.

Lire l'article de voltairenet.org sur le chaos créateur.

Le nouvel ordre mondial promis doit sonner le glas des nations légales et instituer en lieu et place une balkanisation communautariste qui ne pourra jamais avoir de fin car les critères d'appartenance non légaux son infinis et indéfinissables.

Il existe une idéologie française, celle qui a institué et promue dans le monde la légalité, c'est notre bien et notre identité commune la seule existante car descriptible.

La seule façon d'envisager une Nation dans la paix et le développement est bien celle définie en France le 23 juillet 1789 et offerte ce jour au monde.

 



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