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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:07

 

 

 

Des affrontements politiques fondamentaux ont marqué les 18,19, et 20ème siècle. Affrontements entre royalistes et républicains, puis au 20ème siècle affrontements entre partisans du socialisme, appelés communistes et partisans du système capitaliste. Ces affrontements marquaient des conceptions du monde et de son organisation opposées ou se voulant opposées.

 

 

La question était également: qui allait assurer la souveraineté et dans quel intérêt?

 

Un roi pour les royalistes et dans l'intérêt de la noblesse, le peuple pour les républicains et dans l'intérêt général.

Puis pour les communistes, la classe ouvrière seule devait assurer la souveraineté dans son propre intérêt, intérêt de la classe ouvrière assimilé à l'intérêt du peuple. Les tenants du capitalisme prétendait également que le système représentait l'intérêt du peuple.

 

Les partisans du capitalisme ont finalement réussi à s'imposer, le socialisme s'est partout effondré. Cependant ce type d'affrontement partageant la société en deux camps irréductibles fait il parti du passé ?

 

Le nouvel affrontement en émergence opposant deux conceptions contradictoires est celui qui commence déjà à opposer les partisans d'un nouvel ordre mondial aux défenseurs de la souveraineté des nations.

Ces deux conceptions de l'organisation du monde offrent des paradigmes différents, un paradigme pyramidal et impérial pour un nouvel ordre mondial gouverné par une oligarchie et un paradigme en réseau pour un monde composé de nations souveraines.

 

Quelle est la plus efficace ?

 

 

1ère phase, anglo-saxons et soviétiques, prodrome du nouvel ordre mondial.

Ou l'apprentissage de la dépendance

 

On ne peut évoquer le nouvel ordre mondial en cours d'établissement sans en évoquer les prémisses conséquences de la deuxième guerre mondiale.

 

 

A Yalta en Crimée le 11 février 1945, les vainqueurs sur les puissances de l'axe, soviétiques et anglo-saxons se sont partagés le monde. En se partageant le monde ils devenaient à la fois partenaires, complices et concurrents. La souveraineté et l'indépendance des nations avait déjà sombré, sous les bottes Nazies et fascistes cela rendait la mise en place de leur nouveau pouvoir plus simple.

Chacun de ces deux camps s'est organisé afin de conserver ce pouvoir nouveau sur ce qu'ils estimaient être leur bien. Un accord entre les deux puissances impérialistes assurait la non intervention de l'un dans les affaires de l'autre.

Chacun des ces deux camps s'est d'abord attaché à réduire le plus possible la souveraineté des nations de son camp, c'était le concept de souveraineté limitée. Souveraineté plus aisément limitée, qu'un climat de guerre savamment entretenu instillait la peur de l'autre et bien évidemment préconisait le rassemblement sans faille sous la bannière du maître présentée comme le seul rempart contre l'autre diabolisé à l'extrême.

Dans ce climat, la mise en place de structures supranationales furent présentées comme des organisations de défense et de sauvegarde. OTAN d'un côté auquel fut répondu Pacte de Varsovie de l'autre.

Dans le camp anglo-saxon, pour que la fable démocratique continue d'être cru et fonctionner, on s'est voulu plus formel et moins violent que dans le camp soviétique ou cette fable n'existait pas. Le rassemblement s'est opéré pas à pas, traités après traité, ou à chaque étape chaque nation abandonnait de par sa propre volonté des pans entiers de son indépendance.

 

Dans cet article j'évoque la chronologie de la perte d'indépendance des nations européennes parallèlement avec l'émergence de la crise

http://www.alain-benajam.com/article-30931462.html

 

Dés 1945 tous les pays d'Europe avait perdu de fait cette souveraineté, par l'occupation militaire qui leur était imposée et par les aspects secrets des pactes militaires qui ne fais aient d'eux que des états croupions, incapables de décider de leur destin.

Il y avait dans le camp anglo-saxon deux manières d'avancer dans l'intégration sous leur seul et unique pouvoir. D'un côté la manière forte, régalienne, militaire, de l'autre la persuasion, par la propagande et la corruption.

 

http://www.voltairenet.org/IMG/gif/fr-doc-207.gif1945,  mise en place d'organisation para-militaires entraînées à la répression des partisans de l'autre camp, les «Stay Behind».

 

Cette organisation clandestine opérationnelle dés 1945, souvent composées d'anciens collabos, avait pour but de se préparer à contrer militairement une éventuelle insurrection communiste. Les « Stay behind » doublaient et contrôlaient, vraisemblablement doublent encore, tout l'appareil régalien des états, de manière à assurer que les décisions soient bien prises dans l'intérêt anglo-saxons. Des fichiers seront élaborés, repris des fichiers des renseignements généraux de la collaboration afin de suivre communistes et éventuellement gaullistes. De Gaulle lui même sera surveillé par les RG. Ces «Stay Behind» vont jouer en France un rôle très important dans le suivi des guerres coloniales. En effet dés 1945, quelques velléités françaises prises par le Général Leclerc de négociation avec les indépendantistes vietnamiens seront soigneusement sabotées, notamment par l'Amiral Thierry d'Argenlieu qui mit fin aux négociations en prenant l'initiative de bombarder Haïphong. Le décès opportun de Leclerc dans un accident d'avion sonna l'heure des guerres coloniales au profit du maître anglo-saxon. L'armée française ne servant seulement que de chaire à canon. Il fallait tout entreprendre pour que l'ex Empire français ne tombe pas sous la coupe du complice et néanmoins concurrent soviétique. Puis quand le Général De Gaulle entrepris de rendre l'indépendance au peuple algérien, ces fameux «Stay behind» rebaptisés pour l'occasion OAS tentèrent par 40 fois de l'assassiner.


http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/fr-doc-206.jpgUn quarteron de généraux factieux au service des USA

 

 

"Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains
par Thierry Meyssan* »

http://www.voltairenet.org/article8691.html

 

«Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle
par Thierry Meyssan*
»

http://www.voltairenet.org/article8701.html

 

 

 

En réponse aux 40 tentatives de meurtre

 


Corruption de politiciens, de partis politique et propagande.

 

Le but était de faire accroire aux populations de la nécessité d'une intégration économique et surtout politique supranationale afin que le contrôle soit plus aisé. Des politiciens tels que Robert Schuman ou Jean Monet seront employés à la rude tâche de persuader les français d'abandonner leur indépendance, ils en seront largement récompensés. Des partis politiques comme le Parti socialiste ou des syndicats comme FO ou la CFDT sont investis et ne cessent de pérorer sur la nécessité d'une «Europe» intégrée politiquement.

Lire à ce sujet une importante littérature sur les réseaux d'influence anglo-saxon en Europe et en France publié par www.voltairenet.org .

 

"Première partie : du CFR au Bilderberg
Histoire secrète de l’Union européenne
par Thierry Meyssan * »
http://www.voltairenet.org/article14369.html

 

« Cercles d’influence atlantistes en France
La face cachée de la Fondation Saint-Simon
par Denis Boneau* »
http://www.voltairenet.org/article12431.html

 

« Guerre froide économique
Les planificateurs français
par Denis Boneau*»
http://www.voltairenet.org/article15553.html

 

2ème phase: Le Nouvel Ordre Mondial.

 

La fin de l'union soviétique aurait du sonner le glas des affrontements politiques de fond. Certains le croyaient et même parlaient de « fin de l'histoire » pour qualifier la victoire écrasante du capitalisme sur le socialisme par jet de l'éponge de ce dernier. Francis Fukuyama, idéologue de l'Empire étasunien s'est abondamment exprimé sur le sujet relayé comme il se doit par les médias de la propagande officielle.

Francis Fukuyama

http://www.voltairenet.org/auteur5147.html?lang=fr

http://www.alain-benajam.com/article-10470644.html

 

Pourtant dans l'ombre une des nombreuses officine d'intoxication politique étasunienne l'AEI (American Enterprise Institute) sous la férule de Dick Cheney, préparait la suite de l'Histoire en éditant un plan devant permettre d'étendre l'empire anglo-saxon à l'ensemble de la planète: le PNAC (Pproject for a New American Century)

 

L’Institut américain de l’entreprise à la Maison-Blanche http://www.voltairenet.org/article14285.html


États-Unis, Royaume-Uni, Israël
Un réseau militaire d’intoxication
http://www.voltairenet.org/article11497.html

 

L'idée d'un nouvel ordre mondial.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvel_ordre_mondial

 

 

Nul ne peut contester le terme précis abondamment répété par grand nombre de dirigeants,  « new world oder», nouvel ordre mondial sont trois mots maintenant familiers des discours officiels, Nicolas Sarkosy affecte particulièrement de les marteler, bien que curieusement les médias aux ordres prétendent que cette évocation provient des cerveaux embrumés de quelques complotistes. Le message ne devrait peut être ne rester à leur yeux que subliminal.

 

 

 

Nouvel ordre mondial.... , nouvel ordre mondial...., nouvel ordre mondial. 


 

S'intéresser à l'origine du terme, d'un éventuel complot, d'éventuelle existance de sectes ne présente pas beaucoup d'intérêt.

Il est certain que l'origine du terme et surtout de la volonté d'établir un pouvoir centralisé mondial possède des origines multiples, c'est un faisceau de volontés diverses venant d'idées de gauche voir progressistes comme d'idées de droite fascisantes concourant toutes à la volonté d'établir un pouvoir pyramidal sur le monde.

 

L'idée d'une société pyramidale avec au sommet un maître absolu est très ancienne, elle fait partie des mythes partagés par différentes civilisations. La symbolique du pouvoir et de l'état qui est son organisation, conduit à la pyramide pourvue en son sommet d'une évocation déiste, être suprême, dieu souvent symbolisé par un œil, celui qui surveille ou par la symbolique du triangle équilatéral symbole de la perfection.

 

http://ban-sidhe.com/blog/wp-content/uploads/2007/01/annuitcoeptissmall.jpg

Le grand sceau

Représentation maçonique sur le billet de 1 USD les représentations maçoniques sur ce billet ont été choisi par F.D.Roosvelt qui était franc-maçon

 

 

La franc-maçonnerie utilise largement cette symbolique, ceci a conduit à l'idée chez certains qu'un nouvel ordre mondial serait d'origine maçonnique. Ceci ne peut être le cas, car le mouvement franc-maçon est on ne peut plus divers traversé par des obédiences contradictoires. Il est en France à l'origine de la république dont le fondement est la souveraineté du peuple, celle-ci étant en contradiction avec tout ordre mondialisé.

Par contre il est possible qu'une obédience maçonnique anglo-saxonne, qui ne possède pas les traditions françaises révolutionnaires aurait pu être investie par une élite voulant jouer d'une façon folklorique au complot mondial.

 

Un faisceau de volontés qui concourent au pouvoir mondial centralisé, est composé de trois forces pouvant être contradictoires.

 

1- Volonté anglo-saxonne de dominer la planète militairement après l'effondrement de l'URSS, volonté matérialisée par le «Project for a New American Century», établissement d'un empire anglo-saxon à base étasunienne.

 

2- Volonté d'une élite à base anglo-saxonne plutôt britannique composée de banquiers et de gros industriels de déréguler les légalités nationales afin faciliter la circulation des capitaux.

  • Groupe de Bilderberg sous la houlette de David Rockefeller 
  • Trilatéral

  • Open Sociaty de Georges Soros.

Cette élite est prête à sacrifier les intérêts anglo-saxons pour satisfaire ses appétits financiers.

 

3- Venant de gauche et d'extrême gauche.

  • Idée trotskyste d'un pouvoir révolutionnaire mondialisé, ce qui a fait des trotskystes historiquement des alliés de l'impérialisme US, avec un passage permanent des hommes du trotskisme vers le néo-conservatisme US (jamais l'inverse)

  • Idées de gauche voir communiste se voulant progressistes, voyant dans la fin des nations et l'établissement d'une gouvernance mondial le terme de l'histoire et l'accession de l'humanité à la paix et au bonheur.

 

«Gouvernance globale
Dominique Strauss-Kahn, l’homme de «Condi» au FMI
par Thierry Meyssan*»

http://www.voltairenet.org/article151921.html

 

Le projet d'un nouvel ordre mondial n'apparait ni de gauche ni de droite, démontrant ainsi l'interchangeabilité des hommes et des idées dont Ms Nicolas Sarkosy et Dominique Strauss-Kahn sont la parfaite démonstration.

 

 

Deux paradigmes d'organisation aux effets contraires, la pyramide ou le réseau.

 

La pyramide présente un paradigme ancestrale et classique pour tout pouvoir. Le maître, chef, roi, empereur, dieu, seigneur, comité, décide, les autres transmettent les ordres et obéissent.

Sous le maître des subordonnés et sous les subordonnés d'autres plus nombreux et d'autres encore toujours plus nombreux du sommet de la pyramide jusqu'à sa base. La base, soldats, ouvriers, bas peuple laborieux exécutant les ordres et œuvrant à la fonctionnalité de la pyramide.

Ce type d'organisation est simple et efficace pour un but simple, tout le monde concourt à la même tâche. Un seul ordre, une seule tâche. Le système a tendance à toujours prendre de l'ampleur, la masse de la pyramide est efficace pour intégrer les éléments dispersés ou des pyramides plus petites.

Ainsi fonctionnent les empires. Les centurions de l'empire romains ne savaient combattre que groupés en effectuant des gestes très simples, désorganisés ils étaient vulnérables comme l'ont vite compris les barbares.

En 1880 avec l'industrie mécanisée, un homme théorise sur ce type d'organisation, Frederick Winslow Taylor qui cherche à augmenter le rendement des ouvriers, en parcellisant les tâches à l'extrême et en transformant les ouvriers en machines simplifiées capables de ne réaliser qu'une tache réduite.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Frederick_Winslow_Taylor

 

Dans ce modèle d'organisation, l'initiative n'est laissé qu'au sommet de la pyramide, la base obéissante ne réalise que des tâches parcellaires et simplement apprises. Entre les deux, la hiérarchie ne sert qu'a transmettre les ordres et à s'assurer que les tâches sont convenablement effectuées.

Suite à l'efficacité taylorienne au sein d'une industrie non complexe, ce type d'organisation apparaît naturellement efficace et se transmet au corps social. La pratique d'entreprise devenant naturellement une pratique sociale.

Les syndicats, puis les parti politiques socialistes composés d'ouvriers ne possèdent et pratiquent que ce seul modèle qui sera reproduit au sein de leur organisation.

 

- Si ce modèle est efficace pour des réalisations simples il possède un certain nombre d'inconvénients surtout quand les taches se compliquent.


- L'initiative est limitée car n'appartenant qu'à un seul ou à un groupe restreint.


- Si il y a erreur du maître, celle-ci est reproduite par l'ensemble pyramidal et affecte donc cet l'ensemble.


- La base est déresponsabilisée, elle doit être étroitement surveillée pour accomplir une tâche de qualité médiocre.


- Il y a pléthore d'intermédiaires dans le commandement et la surveillance, intermédiaires qui n'accomplissent pas eux même de tâches utiles, le rendement est mauvais.

 

A partir des années 80 du 20ème siècle apparaissent dans le monde de l'organisation d'entreprise, appelé maintenant «management», une série de contributions et d'ouvrages critiquant le modèle taylorien et souhaitant instaurer un modèle différent. Ce nouveau  model cherchait à introduire plus de responsabilité chez les producteurs, tout en diminuant le nombre de cadres inutiles.

La société US Hewlett Packard qui fabrique des ordinateurs sera à la pointe de cette réflexion.

http://www.humanite.fr/2009-03-16_Politique_Hewlett-Packard-ou-le-management-darwinien


Chaque salarié doit devenir intelligent , responsable et capable d'autonomie chaque salarié doit pouvoir intervenir dans la stratégie de l'entreprise et donc en détenir toutes les informations.

 

La pyramide taylorienne ne peut plus s'appliquer puisque chacun gagne le statut de «manager».

Dans l'industrie automobile, c'est la chasse aux défauts, le nouveau mot d'ordre est «zéro défaut», il ne s'agit plus que les travailleurs ne fassent qu'obéir il leur faut prendre des initiatives et de la responsabilité afin de parvenir à ce but «zéro défaut».

Puis l'usage de l'informatique, avec l'invention du micro ordinateur se développe et  se démocratise.

La communication dans l'entreprise devient un élément majeur, les réseaux informatiques se généralisant. Les rendements sont dopés par ces nouvelles méthodes d'organisation, le taylorisme dans les entreprises devient obsolète.


Pour appuyer cette évolution une nouvelle discipline est apparue dans les sciences humaines, l'ethnométhodologie, cette discipline s'intéresse aux méthodes et savoir-faire «allant de soi», elle définit chez chaque humain une «compétence unique» quasi ontologique fruit de sa propre complexité. Chaque humain possède une histoire complexe qui en fait un être unique. Chaque ethnométhode est issue d'une pratique sociale d'un ensemble appelé «village». Les « villages » se recoupent quand les pratiques se recoupent.

A l'époque le CNPF s'est beaucoup intéressé aux études ethnométhodologiques afin de définir de nouvelle possibilités de management.

L'individu entre dans l'entreprise en même temps que l'ordinateur, qui en devient un prolongement, un nouveau paradigme entre dans les pratiques sociales, le réseau.

 

Le taylorisme et sa pratique entrepreneuriale a marqué les pratiques sociales du 20ème siècle notamment dans la conception de luttes politiques animées par des partis organisés en mode pyramidale. Le réseau et sa même pratique entrepreneuriale ne pourra que marquer les pratiques sociales du 21ème siècle.

 

Le réseau confère avantages et efficacité.

 

Dans un réseau, chaque nœud / individu est relié à tous les autres, il est autonome, il peut prendre toute initiative, même les plus farfelues. Si les initiatives d'un nœud du réseau confèrent un avantage aux autres, libre à eux de les retenir et les appliquer, si elles confèrent des inconvénients, libre à eux de les ignorer. Les autres membres du réseau peuvent même laisser un nœud défaillant de côté et passer par d'autres voies.

Dans un réseau les d'initiatives et les expériences sont multipliées par le nombre de membre du réseau.Chacun peut même améliorer les expériences des autres. L'efficacité peut donc s'élever à la puissance du nombre des membres. Dans l'organisation en réseau il n'y a que des avantages et pas d'inconvénients. Les idées, même celles qui paraissent stupides, sont toujours les bien venues car ne peuvent avoir aucun effet négatif sur l'ensemble et pourquoi pas se trouver géniales utilisées par d'autre.

 

Aujourd'hui les réseaux sociaux entrainent une pratique en réseau d'une quantité accrue d'individus marquant d'une façon indélébile les mentalités politiques.

 

 

Un monde globale soumis à une oligarchie ne pourrait que décliner rapidement, comme ont inexorablement déclinés tous les empires totalitaires qu'ils furent romains ou soviétiques. L'entropie et la mort guettent toujours ce type de construction;

Le réseau présente par contre un paradigme de dynamique sociale inégalé.


Une organisation en réseau nécessite l'indépendance et la parfaite autonomie de chaque nœud, indépendance qui doit permettre à ces nœuds de pouvoir expérimenter ce qu'il juge bon pour lui, puis être adopté, amélioré ou non par les autres si l'expérience leur semble ou non positive.

 

Chaque nation est un «village» ou se produisent des expériences différentes ou les pratiques sociales peuvent être différentes et les lois découlant de ces pratiques sociales différentes, chaque nation / nœud est à prendre ou non en exemple par les autres à leur grès.

 

L'indépendance des nations établies en réseau présente bien un paradigme d'organisation de loin supérieur à ce que le nouvel ordre mondial a déjà imposé et s'apprête à aggraver.

 

Aujourd'hui des forces politiques nouvelles émergent et s'apprètent à entrer en alliance par delà les anciens clivages politiques issus du 19ème siècle.

 

Il y a d'un côté les partisans d'un nouvel ordre mondial totalitaire, partisans issus de la gauche comme en France Dominique Strauss-Kahn candidat des médias ou Nicolas Sarkosy issu de la droite classique.

 

De l'autre le combat républicain fondamental devient le modèle de ceux qui de droite comme Nicolas Dupont-Aignant ou de gauche comme Jean Luc Mélenchon veulent se présenter comme adversaires du nouvel ordre mondial.

Cependant les formes politiques adoptées par les peuples voulant défendre leurs acquis et l'indépendance de leur nation prendront des formes nouvelles ou l'outil réseau en sera l'élément déterminant et ou le leader politique perdra de l'importance.

La forme d'organisation traditionnelle des partis ne peut plus être en cours, mais les symboles politiques évoquant un passé de lutte pour la résistance, l'indépendance et la république doivent être abondamment utilisés comme les figures de Jean Moulin et du Général de Gaulle.



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Le combat pour une république véritable assurant la souveraineté du peuple et qui nous mettrait à l'abri de toute ingérence devient maintenant le combat principale. L'alliance de tous ceux voulant lutter contre le totalitarisme d'un ordre nouveau mondialisé fera immanquablement la victoire.

 

 

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 17:22

  La Marchandise


La marchandise, comme sa consommation font l'objet de critiques véhémentes, la marchandise est accusée de faire le malheur du monde, pourtant la marchandise est intimement liée à notre société et nos « allant de soi », elle est une partie intégrante de notre Etre.

 


Le dictionnaire historique de la langue française définit la marchandise par: «ce qui est meuble et objet de commerce » mot apparu au 12 ème siècle à l'origine du capitalisme. Pour Karl Marx une marchandise n'est objectivée que consommée. On peut dire aujourd'hui qu'une marchandise est un objet de commerce à consommer, ou un objet consommable, commercialisé. On voit qu'il y une étroite relation entre le consommable et la marchandise.


L'objet, artefact est devenu ontologique, l'Etre ne peut exister sans ces objets nécessaires à sa survie. Chacun des individus étant incapable de créer par lui même tous les objets même élémentaires lui permettant d'exister, l'échange, la prédation, l'achat et la consommation des objets nécessaires est devenu une extension de l'Etre.


Il est possible, pour illustrer ce propos par une expérience qui mettrait un homme nu dans une forêt si profonde qu'il ne pourrait en sortir, même si cette forêt était giboyeuse, notre homme mettrait peu de temps à mourir. Par contre convenablement habillé, pourvu de vivres, d'un fusil de chasse, d'une tente et de quelques outils il aurait des chances de survivre, à cet effet et avant cette aventure il eu fallu qu'il passe dans divers magasins et boutiques afin de s'équiper.

On voit que par extension, la boutique et le magasin deviennent également ontologiques.

Descartes avait tort en définissant l'homme par le «cogito», «je pense donc je suis», il faudrait plutôt dire, "je consomme donc je suis".


Si des objets sont nécessaires à l'humain pour survivre, ces objets n'ont pas tous et toujours été des marchandises il a existé dans l'histoire à côté de la marchandise d'autres moyens que l'achat pour se procurer les objets nécessaires à la vie, voir à la survie. Ces autres moyens étaient: la fabrication par soi même des dits objets ou la contrainte d'autres humains pour les fabriquer.


Dans les sociétés antiques la production d'objets étaient le plus souvent assurée par des esclaves attachés à un domaine, les domaines antiques étaient autarciques et assuraient eux même la fabrication des outils, des armes et des vêtements par des esclaves spécialisés. Les sociétés esclavagistes étaient peu marchandes car nul n'était besoin d'acheter ce qui était produit dans le domaine, la monnaie circulait faiblement.


Au 10ème siècle, la société antique s'effondre en Europe occidentale, les pouvoirs centraux s'évanouissent et les grands domaines ne peuvent plus être défendus contre les envahisseurs Vikings, Sarrasins et Magyars. La société féodale succède à la société antique, le mode de production esclavagiste disparaît peu à peu.


La société féodale présente des caractéristiques de mutations sociétales profondes en regard de la société précédente esclavagiste. Face au danger permanent local, les coalitions d'individus deviennent plus restreintes et plus solidaires, les hommes se regroupent en villages serrés autour d'un château ou derrière les murs d'une ville. La multiplication quasi à l'infini des pouvoirs et le resserrement des populations favorise les expériences et les initiatives. Les artisans quittent en premier les domaines et s'installent dans les villes qui deviennent des centres de production.


Les seigneurs guerriers sont contraints d'acheter leur armement à des forgerons spécialisés vivant en ville, la construction de leurs châteaux devenant de pierre et de plus en plus sophistiqués doit faire appel à des ingénieurs, artisans et ouvriers spécialisés demeurant en ville, leur vêture complexe ne peut plus être produite dans leur gynécée comme auparavant. Les seigneurs ont besoin d'argent pour acheter tous ces produits nécessaires à leur état, le paiement en nature n'a plus d'intérêt, il faut des capitaux à l'entreprise seigneuriale. Les produits non marchands tendent à disparaître entre le 11ème siècle et le 13ème siècle, tout devient vendable et achetable, fermes comme terres domaniales et châteaux. Le seigneur devient un chef d'entreprise, il peut s'enrichir ou faire faillite et vendre son domaine y compris à un riche bourgeois citadin.


Entre le 10ème et le 13ème siècle, le mode de production passe d'esclavagiste à marchand, la société devient marchande Une nouvelle catégorie d'individu apparaît alors, le marchand devenant capitaliste.


http://classes.bnf.fr/ema/images/3/109.jpgChez le marchand de colifichets le mari tirant son épouse par le bras.

 

http://classes.bnf.fr/ema/ville/ville/artisans.htm


Dans les villes, la production manufacturière s'organise radicalement en métiers jurés puis les marchands vont se mêler au processus de production.

 

Auparavant marchands et artisans se distinguaient, le marchand était un voyageur, un «pied poudreux». En même temps que l'artisanat citadin émancipé des domaines s'organise en métier, les marchands commencent à directement intervenir dans le processus de production.


Dans la fabrication des draps notamment. Les marchands n'achètent plus de produits finis directement consommables mais des produits semi finis, qu'ils vont transmettre d'ateliers spécialisés dans une tâche en ateliers spécialisés dans d'autres tâches. Ainsi la production en se spécialisant, se parcellise, puisque à chaque tâche le marchand intervient.

Chaque tâche parcellisée va démontrer alors une valeur, qui sera l'addition du côut des matières premières avec le temps de travail rémunéré pour accomplir cette tâche. 

La valeur finale de cette marchandise sera l'addition de la valeur des différentes tâches avec celle de l'organisation de l'ensemble des tâches conduisant au produit fini vendable et consommable.

Il y a donc une valeur sociale d'une marchandise qui se révèle et avec un  rendement.

La valeur sociale sera celle du prix de vente moyen de ladite marchandise proposée par l'ensemble des marchands faisant que cette marchandise est vendable au sein d'une concurrence.

Seule l'amélioration du rendement sera susceptible alors d'augmenter les bénéfices de chaque marchand.


Afin d'améliorer ce rendement des tentatives de mécanisation sont introduites dans les ateliers.

L'industrie entre en jeux et avec les techniques financières. Dans cette ascension de la société marchande au moyen age puis rapidement capitalistes deux notions font radicalement évoluer les mentalités occidentales jusqu'à en forger les « allant de soi »: la qualité avec sa norme et le temps de production.


Ces deux notions sont nécessaires à l'évaluation du prix payé de la tâche effectuée sans qu'il ne puisse y avoir de contestations.

La qualité d'abord et avec, le respect de normes qui étaient régulièrement contrôlées par les inspecteurs des organisations de métiers, les contrevenants devaient payer de lourdes amendes voir d'être bannis du métier ou de la ville.

Le temps de travail ensuite qui devait être incontestable entre patrons et ouvriers pour le paiement des salaires. La recherche de la mesure d'un temps incontestable aboutit au début du 14ème siècle à une invention magistrale, l'horloge et avec le respect du temps.

 

http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/article-15582820-6.html#comment54444420


http://medieval.mrugala.net/Commerce%20et%20l%27argent/Marchands%20au%20MA.htm


Toutes ces innovations ne plaisèrent pas à l'église.


La marchandise et la consommation ont toujours été l'objet de critiques morales.


Avec la mesure du temps qui n'appartient qu'a Dieu et le bénéfice réalisé sur ce temps divin, les marchands sont vites très mal considérés dans la société médiévale.

D'abord ils dérogent à l'ordre établi, la société idéale autour de l'An Mil s'organise selon trois ordres : les gens de prière (oratores), les gens de guerre (bellatores) et ceux qui cultivent la terre (laboratores). La place des marchands n'est pas prévue. Les marchands et la marchandise, ne cessent, à partir de cette époque de s'introduire dans le corps social et ce dans une partie des bras de fer idéologique et politique permanente avec l'ordre établi. Cette partie de bras de fer dont la description prendrait une thèse universitaire connaîtra des avancées spectaculaires à partir du 12ème siècle et des recules. Finalement les bourgeois finiront par vaincre l'ordre ancien et instituer la société ou nous vivons.


http://www.megapsy.com/Louvre/images/028.jpg

Le préteur et sa femme Quentin Metsys 15 ème

Au bord de l'excommunication pourtant des chrétiens


Il est rapidement possible de spécifier quelques étapes dans cette bataille idéologique qui oppose les marchands à l'ordre antique.


Avant le 12ème siècle le travail dit «mécanique» est d'abord méprisé, celui-ci est considéré comme le châtiment divin du pécher originel. Alors travailler pour s'enrichir est un grave pécher.


« À vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s'élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu'aux oreilles du Seigneur des armées ».Jacques 5 1-4.

 


Pourtant marchands et métiers s'organisent en association religieuses sous l'égide d'un Saint Patron, ils organisent des processions, donnent à l'église et aux pauvres.


  Une réplique contre la société marchande viendra, au début du 13ème siècle. Giovanni di Pietro Bernardone dit plus tard San Francesco d'Assisi, fils d'un riche marchand et marchand lui même, créé le premier ordre mendiant les Franciscains, afin de racheter ses pêchés. Cet ordre est là pour fustiger les riches marchands et le travail « mécanique ».


Pourtant un autre ordre s'était établis au 12ème siècle faisant  du travail manuel une vertu, c'est l'ordre des cisterciens, cette ordre va prospérer sur la production de marchandises et organiser les premières usines mécanisées en utilisant la force hydraulique.

 



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d3/Abbaye_de_Fontenay_-_La_Forge_1.jpg/200px-Abbaye_de_Fontenay_-_La_Forge_1.jpg

forge usine cistercienne 001-copie-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye de Fontenay, usine métallurgique cistercienne utilisant un moteur hydraulique

 

 

 

 

L'église catholique est hésitante concernant la marchandise dont la production et les techniques bancaires afférentes dérogent aux principes christiques. Ce balancement produit un premier compromis. Entre enfer et paradis un lieu d'attente est inventé justement pour les marchands, le purgatoire afin qu'ils puissent se racheter.


Au 13ème siècle, l'Europe connaîtra un du boum économique, l'église hésitante, finalement acceptera de mauvaise grace le capitalisme naissant.

Ce ne sera pas le cas de l'église orthodoxe qui refusera toujours de placer des horloges sur ses églises.


Au 16ème siècle, les églises réformées luthériennes allemandes et calvinistes suisses, vont faire de l'enrichissement par le travail une valeur chrétienne, libérant ainsi sans contraintes idéologiques les forces productives.


A partir du 13ème siècle la société marchande s'impose en Europe occidentale et va marquer durablement notre société d'un certain nombre de valeurs nouvelles qui ont façonnées nos actuels « allant de soi »


1- L'altérité:

Le marchand n'appartient à personne mais qu'à lui même, sa richesse n'est due qu'a son travail.


2- Le respect contractuel, le contrat entre dans le champ social.

2-1- Le temps, la mesure contractuelle et indiscutable du temps nécessaire au paiement du travail ouvrier et à la détermination de la valeur des marchandises

2-2- La qualité de l'ouvrage, des normes de qualité très sévères doivent être respectées.

2-3- La reproduction à l'identique d'une série normée.

2-4- Le respect du contrat de vente et de la parole donnée


3- La solidarité et le bien commun.

3-1- La sécurité sociale

Les guildes d'artisans organisent la solidarité au sein des métiers. Les accidentés et les malades sont payés ainsi que les veuves en cas d'accident mortel.

3-2- La propriété sociale.

Afin d'accroitre des moyens financiers et de pouvoir investir dans des affaires plus importantes, l'idée vient qu'il est possible d'organiser une société, ou des capitaux seraient mis en commun, l'affaire étant faite, le bénéfice serait partagé au prorata du montant que chacun aurait investi. Ainsi nait la propriété sociale et la société par action.

La société des moulins du Bazacle près de Toulouse fut créée en 1177 dura jusqu'en 1910. Jean Jaurès en fut propriétaire de quelques actions.

http://www.fb-bourse.com/2009/10/les-moulins-du-bazacle/


3-3- Le bien commun.

Les marchands étaient citadins, la marchandise modela l'espace urbain, les marchands revendiquèrent le pouvoir dans les villes industrieuses. Ils obtinrent plus ou moins pacifiquement des franchises (libertés) leur permettant une organisation de certaines villes en ce qu'ils appelaient des communes, terme toujours existant. Ces communes étaient la mise en commun d'espaces et de biens.


Ce «bien commun» médiéval fut le prodrome de l'idée de république.


La fin du moyen ages va stopper l'ascension de la bourgeoisie industrieuse des villes et de leur pouvoir communal. C'est le retour des états centralisés et des pouvoirs despotiques à la «Renaissance». La manufacture de la marchandise ne connaîtra aucun progrès jusqu'à la deuxième révolution industrielle dans les dernières années du 18ème siècle.


La prise du pouvoir par les bourgeoisies marchandes et industrielles, en Angleterre et en France va libérer radicalement les forces productives dès le début du 19 ème siècle en Europe occidentale, en appliquant ce qui avait été expérimenté à partir du 13ème siècle et perdu à partir du 16ème siècle.


Au cours du 19ème siècle, de nouvelles menaces vont peser sur la marchandise


La mécanisation généralisée dans la production de marchandise grace à la machine à vapeur va entrainer un certain nombre de phénomènes économiques tendanciels, décrits par les premiers économistes, David Ricardo, Adam Smith, puis Karl Marx qui fera une description complètes de ce qui peut affecter économiquement la production en masse de ces marchandises.


watt_leg.jpgPremièr moteur à vapeur de Watt

 

La baisse tendancielle de la valeur des marchandises.

 

La concurrence et en corolaire la recherche pour chaque producteur du moindre coût de fabrication et ainsi du meilleur bénéfice entraîne inexorablement la baisse de la valeur des marchandises.


La baisse tendancielle du taux de profit.


Non seulement la valeur des marchandises baisse mais la valeur des moyens de production à mettre en oeuvre augmente, les machineries, les ingénieurs et techniciens augmentent.

Le taux, valeur des marchandises sur valeur des moyens de production, s'écroule inexorablement.

Il faut de plus en plus de moyens pour produire des marchandises, de moins en moins chères.


La production en masse de marchandises tend donc a diminuer ses coûts de production et donc diminuer les salaires des producteurs. L'effet de cette mécanique devrait être la paupérisation et en corolaire la chute de la consommation et avec l'extinction du capitalisme. C'est ce qu'avait prévu Karl Marx, le capitalisme creusant sa propre tombe.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d4/Karl_Marx_001.jpgKarl Marx


Pourtant la prévision marxiste de paupérisation des producteurs n'a pas été constaté pourquoi?


Au cours du 19ème siècle, des syndicats de défense des ouvriers et des organisations politiques défendant leurs intérêts ont vu le jour. Des combats très durs ont permis aux ouvriers de limiter l'exploitation capitaliste et de limiter le paupérisme, ce faisant ils ont également permis aux producteurs de maintenir et développer leur pouvoir d'achat et ainsi de consommation.

Dans la même occasion ils ont créé, par leur capacité d'achat, de nouveaux marchés et ouverts de nouvelles perspectives à la production industrielle de marchandises.


Les combats syndicaux des ouvriers puis leurs combats politiques permettant la promulgation de lois de protections, comme la journée de 8 h, les congés payés, la sécurité sociale, les salaires minimum. Ce corpus légal a pu maintenir les états occidentaux "démocratiques" dans l'opulence en évitant au capitalisme de creuser sa propre tombe.


En France, l'apogée de cette logique dialectique positive entre forces productives patronales et ouvrières permettant un formidable développement du niveau de vie se situe au cours de ce que l'on a appelé les 30 glorieuses, les années 50, 60, et 70, avec une accélération majeure au cours des années 60. A partir des années 80 cette logique va commencr à ne plus fonctionner et la paupérisation des producteurs va commencer à donner raison à la prévision marxiste.

 

Pourquoi?


A partir des années 80 le nouvel ordre mondial souhaité par une élite financière anglo-saxonne, possédant les commandes des USA et du Royaume Uni se met en place. Le traité de Maastricht signé en 1992 est le départ de la dérégulation qui commence par l'Europe occidentale. Ce qui est souhaité par cette élite financière est la fin des systèmes légaux d'états souverains imposant aux financiers investisseurs des contraintes sociales, comme des salaires minimum, des protections contre les licenciements abusifs, ou des prélèvements sociaux.


http://ecx.images-amazon.com/images/I/51NMbk6qKGL._SL500_AA300_.jpgL'inventeur du concept de nouvel ordre mondial


Les garde-fous légaux vont tomber un à un permettant aux investisseurs de trouver les moins-disants salariaux et sociaux afin de gonfler les profits immédiats propres à satisfaire les actionnaires boursiers et faire monter le cours des actions. Le nouvel ordre mondial doit sonner le glas des nations légales.


C'est la ruée vers la Chine et l'extrême orient qui offrent des conditions de fabrication à très bas prix sans lois sociales ni syndicats c'est à dire sans régulation économique mettant un frein à la paupérisation.


La désindustrialisation des pays occidentaux due aux délocalisations s'accélère à partir des années 2000. La paupérisation suit évidemment et s'accélère. En 2008 nombre de travailleurs étasuniens touchés par le chômage ne peuvent plus rembourser les prêts contractés pour l'achat de leur maison, c'est la crise des «subprime», ou l'on s'aperçoit que le monde financier est en grande part assis sur les prêts hypothécaires, les crédits à la consommation et le cours du pétrole.


L'attrait pour l'argent facile a conduit le capitalisme vers les excès du financiarisme délaissant ainsi l'investissement productif industriel.


Pourtant l'industrie pourrait repartir grace à ce que Karl Marx appelait la plus-value extra.


Si les marchandises en concurrence perdent inexorablement de la valeur pour ne plus pouvoir être produites qu'en Chine, au moment ou une nouvelle marchandise, innovante est sur le marché, il existe une période hors concurrence.

En effet, une innovation n'est pas, pour un temps, soumise à la baisse tendancielle de sa valeur et sa plus-value est en mesure de procurer un profit supérieur momentanément, c'est ce que Karl Marx appelait la plus-value extra. Cette plus-value supplémentaire hors de toutes concurrences a été longtemps le moteur de l'industrie occidentale et a permis également de procurer aux producteurs occidentaux salaires corrects et protection sociale.


Mais voilà la plus value-extra nécessite de l'innovation perpétuelle et donc des investissements dans la recherche et développement, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui puisque la rentabilité purement financière dépasse la rentabilité industrielle et conduit à drainer les capitaux vers le tout spéculatif.


Les asiatiques sont pour l'instant condamnés à produire des marchandises en grand nombre et de faible valeur ne dégageant que de maigres revenus, valeurs de marchandises qu'ils auront largement contribué à faire baisser encore. Mais attention, l'industrie va à l'industrie et le savoir-faire au savoir-faire. Les chinois ne mettrons pas longtemps à trouver le chemin de la plus value extra et le temps n'est pas loin ou les innovations technologiques viendront de Chine.


L'écroulement du château de carte financier pourtant est une bonne nouvelle, les immenses quantités de capitaux cristallisés à Londres ou New York retrouveront t-il le chemin de l'industrie?

 

La technologie publique s'essouffle et vieillie.


Le monde souffre d'un vieillissement des technologies publiques, non militaires. La conquête spatiale est arrêtée, les fusées russes toujours en exploitation ont été mise au point dans les années 50, la navette spatiale US fut conçue au début des années 70, les vols commerciaux supersoniques ont été suspendus, le principe des automobiles à moteur à explosion date de la fin du 19 ème siècle, et le principe des rails de chemin de fer sur lesquelles roulent les TGV datent de la fin du 18 ème siècle, l'invention du moteur électrique fonctionnant par attraction magnétique date du milieu du 19 ème siècle et le moteur à réaction qui propulse les avions de ligne date des années 40.

Les aérotrains de Jean Bertin ont été stoppé par le lobby de l'acier et du rail à la fin des années 70.


http://lfey.chez-alice.fr/I80_250_1.jpgL'aérotrain de Jean Bertin symbole des 30 glorieuses et du volontarisme gaulliste.


Le train MagLev à lévitation magnétique ne roule que sur quelques kilomètres entre Shanghai et son aéroport.


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d0/Shanghai_Transrapid_002.jpg

Shanghai Pudong seulement


Il y a peu de renouvellement dans l'usage des technologies. Une vie d'homme à la fin du 20 ème siècle aura vu beaucoup moins de bouleversements technologiques que celle vécue à la fin du 19 ème et au début du 20 ème siècle.


Si les principes de technologies publiques, c'est à dire utilisés journellement par l'homme dans sa vie courante n'ont pas beaucoup évolués depuis le début du 20 ème siècle, il n'en est pas de même des technologies militaires, ou des technologies que l'on pourrait qualifier d'être en déshérence.

 

Il y existe une importante quantité de principes technologiques ou de technologies non utilisées faute de volonté et de capitaux, là se trouve la possibilité de régénérescence de notre monde et de nos valeurs  sociales mais avant mettons en faillite la finance parasite et apatride, rétablissons les nations et leur corpus légaux, remettons une véritable régulation économique par la loi, remettons à l'ordre du jour l'intérêt général républicain et la marchandise poura continuer être le moteur de la dynamique sociale.

 

 

 

 

Alain Benajam

avril 2010

 

 

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:21
2009年美国人权记录(英文版) 来源:转自新华社 作者: 时间:2010-03-23

Full Text of Human Rights Record of the United States in 2009  
 BEIJING, March 12 (Xinhua) -- China's Information Office of the State Council published a report titled The Human Rights Record of the United States in 2009 here Friday. Following is the full text:     


The State Department of the United States released its Country Reports on Human Rights Practices for 2009 on March 11, 2010, posing as the world judge of human rights again. As in previous years, the reports are full of accusations of the human rights situation in more than 190 countries and regions including China, but turn a blind eye to, or dodge and even cover up rampant human rights abuses on its own territory. The Human Rights Record of the United States in 2009 is prepared to help people around the world understand the real situation of human rights in the United States. 

I. On Life, Property and Personal Security     

Widespread violent crimes in the United States posed threats to the lives, properties and personal security of its people.      
In 2008, U.S. residents experienced 4.9 million violent crimes, 16.3 million property crimes and 137,000 personal thefts, and the violent crime rate was 19.3 victimizations per 1,000 persons aged 12 or over, according to a report publis
Full Text of Human Rights Record of the United States in 2009 hed by the U.S. Department of Justice in September 2009 (Criminal Victimization 2008, U.S. Department of Justice, http://www.ojp.usdoj.gov). In 2008, over 14 million arrests occurred for all offenses (except traffic violations) in the country, and the arrest rate for violent crime was 198.2 per 100,000 inhabitants (Crime in the United States, 2008, http://www.fbi.gov). In 2009, a total of 35 domestic homicides occurred in Philadelphia, a 67 percent increase from 2008 (The New York Times, December 30, 2009). In New York City, 461 murders were reported in 2009, and the crime rate was 1,151 cases per 100,000 people. San Antonio in Texas was deemed as the most dangerous among 25 U.S. large cities with 2,538 crimes recorded per 100,000 people (The China Press, December 30, 2009). The murder rate rose 5.5 percent in towns with a population of 10,000 or fewer in 2008 (http://www.usatoday.com, June 1, 2009). Most of the United States' 15,000 annual murders occur in cities where they are concentrated in poorer neighborhoods (http://www.reuters.com, October 7, 2009).      

The United States ranks first in the world in terms of the number of privately-owned guns. According to the data from the FBI and the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF), American gun owners, out of 309 million in total population, have more than 250 million guns, while a substantial proportion of U.S. gun owners had more than one weapon. Americans usually buy 7 billion rounds of ammunition a year, but in 2008 the figure jumped to about 9 billion (The China Press, September 25, 2009). In the United States, airline passengers are allowed to take unloaded weapons after declaration.      

In the United States, about 30,000 people die from gun-related incidents each year (The China Press, April 6, 2009). According to a FBI report, there had been 14,180 murder victims in 2008 (USA Today, September 15, 2009). Firearms were used in 66.9 percent of murders, 43.5 percent of robberies and 21.4 percent of aggravated assaults (http://www.thefreelibrary.com). USA Today reported that a man named Michael McLendon killed 10 people in two rural towns of Alabama before turning a gun on himself on March 11, 2009. On March 29, a man named Robert Stewart shot and killed eight people and injured three others in a nursing home in North Carolina (USA Today, March 11, 2009). On April 3, an immigrant called Jiverly Wong shot 13 people dead and wounded four others in an immigration services center in downtown Binghamton, New York (The New York Times, April 4, 2009). In the year 2009, a string of attacks on police shocked the country. On March 21, a 26-year-old jobless man shot and killed four police officers in Oakland, California, before he was killed by police gunfire (http://cbs5.com). On April 4, a man called Richard Poplawski shot three police officers to death in Pittsburgh, Pennsylvania. On November 29, an ex-convict named Maurice Clemmons shot four police officers to death inside a coffee shop in Parkland, Washington (The New York Times, December 1, 2 and 3, 2009). Campuses became an area worst hit by violent crimes as shootings spread there and kept escalating. The U.S. Heritage Foundation reported that 11.3 percent of high school students in Washington D.C. reported being threatened or injured with a weapon while on school property during the 2007-2008 school year. In the same period, police responded to more than 900 calls to 911 reporting violent incidents at the addresses of Washington D.C. public schools (A Report of The Heritage Center for Data Analysis, School Safety in Washington, D.C.: New Data for the 2007-2008 School Year, http://www.heritage.org). In New Jersey public schools, a total of 17,666 violent incidents were reported in 2007-2008 (Annual Report on Violence, Vandalism and Substance Abuse in New Jersey Public Schools by New Jersey Department of Education, October 2009, http://www.state.nj.us). In the City University of New York, a total of 107 major crimes occurred in five of its campuses during 2006 and 2007(The New York Post, September 22, 2009).  

II. On Civil and Political Rights      

In the United States, civil and political rights of citizens are severely restricted and violated by the government.       The country's police frequently impose violence on the people. Chicago Defender reported on July 8, 2009 that a total of 315 police officers in New York were subject to internal supervision due to unrestrained use of violence during law enforcement. The figure was only 210 in 2007. Over the past two years, the number of New York police officers under review for garnering too many complaints was up 50 percent (http://www.chicagodefender.com). According to a New York Police Department firearms discharge report released on Nov. 17, 2009, the city' s police fired 588 bullets in 2007, killing 10 people, and 354 bullets in 2008, killing 13 people (http://gothamist.com, November 17, 2009). On September 3, 2009, a student of the San Jose State University was hit repeatedly by four San Jose police officers with batons and a Taser gun for more than ten times (http://www.mercurynews.com, October 27, 2009). On September 22, 2009, a Chinese student in Eugene, Oregon was beaten by a local police officer for no reason (The Oregonian, October 23, 2009, http://blog.oregonlive.com). According to the Amnesty International, in the first ten months of 2009, police officers in the U.S. killed 45 people due to unrestrained use of Taser guns. The youngest of the victims was only 15. From 2001 to October, 2009, 389 people died of Taser guns used by police officers (http://theduckshoot.com).        Abuse of power is common among U.S. law enforcers. In July 2009, the Federal Bureau of Investigation put four police officers in the Washington area under investigation for taking money to protect a gambling ring frequented by some of the region's most powerful drug dealers over the past two years (The Washington Post, July, 19, 2009). In September 2009, an off-duty police officer in Chicago attacked a bus driver for cutting him off in traffic as he rode a bicycle (Chicago Tribune, September 2009, http://www.chicagobreakingnews.com). In the same month, four former police officers in Chicago were charged with extorting close to 500,000 U.S. dollars from a Hispanic driving an expensive car with out-of-state plates and suspected drug dealers in the name of law enforcement, and offering bribes to their superiors (Chicago Tribune, September 19, 2009). In November 2009, a former police chief of the Prince George's County's town of Morningside was charged with selling a stolen gun to a civilian (The Washington Post, November 18, 2009). In major U.S. cities, police stop, question and frisk more than a million people each year - a sharply higher number than just a few years ago (http://huffingtonpost.com, October 8, 2009).        Prisons in the United State are packed with inmates. According to a report released by the U.S. Justice Department on Dec. 8, 2009, more than 7.3 million people were under the authority of the U.S. corrections system at the end of 2008. The correctional system population increased by 0.5 percent in 2008 compared with the previous year (http://www.wsws.org). About 2.3 million were held in custody of prisons and jails, the equivalent of about one in every 198 persons in the country. From 2000 to 2008, the U.S. prison population increased an average of 1.8 percent annually (http://mensnewsdaily.com, January 18, 2010). The California government even suggested sending tens of thousands of illegal immigrants held in the state to Mexico, in order to ease its overcrowded prison system (http://news.yahoo.com, January 26, 2010). The basic rights of prisoners in the United States are not well-protected. Raping cases of inmates by prison staff members are widely reported. According to the U.S. Justice Department, reports of sexual misconduct by prison staff members with inmates in the country's 93 federal prison sites doubled over the past eight years. Of the 90 staff members prosecuted for sexual abuse of inmates, nearly 40 percent were also convicted of other crimes (The Washington Post, September11, 2009). The New York Times reported on June 24, 2009 that according to a federal survey of more than 63,000 federal and state inmates, 4.5 percent reported being sexually abused at least once during the previous 12 months. It was estimated that there were at least 60,000 rapes of prisoners across the United States during the same period (The New York Times, June 24, 2009).       

Chaotic management of prisons in the United State also led to wide spread of diseases among the inmates. According to a report from the U.S. Justice Department, a total of 20,231 male inmates and 1,913 female inmates had been confirmed as HIV carriers in the U.S. federal and state prisons at yearend 2008. The percentage of male and female inmates with HIV/AIDS amounted to 1.5 and 1.9 percent respectively (http://www.news-medical.net, December 2, 2009). From 2007 to 2008, the number of HIV/AIDS cases in prisons in California, Missouri and Florida increased by 246, 169, and 166 respectively. More than 130 federal and state inmates in the U.S. died of AIDS-related causes in 2007 (http://thecrimereport.org, December 2, 2009). A report by the Human Rights Watch released in March 2009 said although the New York State prison registered the highest number of prisoners living with HIV in the country, it did not provide the inmates with adequate access to treatment, and even locked the inmates up separately, refusing to provide them with treatment of any kind. (www.hrw.org, March 24, 2009).       

While advocating freedom of speech, freedom of the press and Internet freedom, the U.S. government unscrupulously monitors and restricts the citizens' rights to freedom when it comes to its own interests and needs.     

The U.S. citizens' freedom to access and distribute information is under strict supervision. According to media reports, the U.S. National Security Agency (NSA) started installing specialized eavesdropping equipment around the country to wiretap calls, faxes, and emails and collect domestic communications as early as 2001. The wiretapping programs was originally targeted at Arab-Americans, but soon grew to include other Americans. The NSA installed over 25 eavesdropping facilities in San Jose, San Diego, Seattle, Los Angeles, and Chicago among other cities. The NSA also announced recently it was building a huge one million square feet data warehouse at a cost of 1.5 billion U.S. dollars at Camp Williams in Utah, as well as another massive data warehouse in San Antonio, as part of the NSA's new Cyber Command responsibilities. The report said a man named Nacchio was convicted on 19 counts of insider trading and sentenced to six years in prison after he refused to participate in NSA's surveillance program (http://www.onelinejournal.com, November 23, 2009). After the September 11 attack, the U.S. government, in the name of anti-terrorism, authorized its intelligence authorities to hack into its citizens' mail communications, and to monitor and erase any information that might threaten the U.S. national interests on the Internet through technical means. The country's Patriot Act allowed law enforcement agencies to search telephone, email communications, medical, financial and other records, and broadened the discretion of law enforcement and immigration authorities in detaining and deporting foreign persons suspected of terrorism-related acts. The Act expanded the definition of terrorism, thus enlarging the number of activities to which law enforcement powers could be applied. On July 9, 2008, the U.S. Senate passed the Foreign Intelligence Surveillance Act Amendments Act of 2008, granting legal immunity to telecommunication companies that take part in wiretapping programs and authorizing the government to wiretap international communications between the United States and people overseas for anti-terrorism purposes without court approval (The New York Times, July 10, 2008). Statistic showed that from 2002 to 2006, the FBI collected thousands of phones records of U.S. citizens through mails, notes and phone calls. In September 2009, the country set up an Internet security supervision body, further worrying U.S. citizens that the U.S. government might use Internet security as an excuse to monitor and interfere with personal systems. A U.S. government official told the New York Times in an interview in April 2009 that NSA had intercepted private email messages and phone calls of Americans in recent months on a scale that went beyond the broad legal limits established by U.S. Congress the year before. In addition, the NSA was also eavesdropping on phones of foreign political figures, officials of international organizations and renowned journalists (The New York Times, April, 15, 2009). The U.S. military also participated in the eavesdropping programs. According to CNN reports, a Virginia-based U.S. military Internet risk evaluation organization was in charge of monitoring official and unofficial private blogs, official documents, personal contact information, photos of weapons, entrances of military camps, as well as other websites that might threaten its national security. The so-called freedom of the press of the United States was in fact completely subordinate to its national interests, and was manipulated by the U.S. government. According to media reports, the U.S. government and the Pentagon had recruited a number of former military officers to become TV and radio news commentators to give positive comments and analysis as military experts for the U.S. war in Iraq and Afghanistan, in order to guide public opinions, glorify the wars, and gain public support of its anti-terrorism ideology (The New York Times, April 20, 2009). At yearend 2009, the U.S. Congress passed a bill which imposed sanctions on several Arab satellite channels for broadcasting contents hostile to the U.S. and instigating violence (http://blogs.rnw.nl). In September 2009, protesters using the social-networking site Twitter and text messages to coordinate demonstrations clashed with the police several times in Pittsburgh, where the Group of 20 summit was held. Elliot Madison, 41, was later charged with hindering apprehension of the protesters through the Internet. The police also searched his home (http://www.nytimes.com, October 5, 2009). Vic Walczak, legal director of the American Civil Liberties Union of Pennsylvania, said the same conduct in other countries would be called human rights violations whereas in the United States it was called necessary crime control.  


III. On Economic, Social and Cultural Rights     

Poverty, unemployment and the homeless are serious problems in the United States, where workers' economic, social and cultural rights cannot be guaranteed.      Unemployment rate in the U.S. in 2009 was the highest in 26 years. The number of bankrupt businesses and individuals kept rising due to the financial crisis. The Associated Press reported in April 2009 that nearly 1.2 million businesses and individuals filed for bankruptcy in the previous 12 months - about four in every 1,000 people, a rate twice as high as that in 2006 (http://www.floridabankruptcyblog.com). By December 4, 2009, a total of 130 U.S. banks had been forced to close in the year due to the financial crisis (Chicago Tribune, December 4, 2009). Statistics released by the U.S. Labor Department on Nov. 6, 2009 showed unemployment rate in October 2009 reached 10.2 percent, the highest since 1983 (The New York Times, November 7, 2009). Nearly 16 million people were jobless, with 5.6 million, or 35.6 percent of the unemployed, being out of work for more than half a year (The New York Times, November 13, 2009). In September, about 1.6 million young workers, or 25 percent of the total, were jobless, the highest since 1948 when records were kept (The Washington Post, September 7, 2009). In the week ending on March 7, 2009, the continuing jobless claims in the U.S. were 5.47 million, higher than the previous week's 5.29 million (http://247wallst.com, March 19, 2009). The population in poverty was the largest in 11 years. The Washington Post reported on September 10, 2009, that altogether 39.8 million Americans were living in poverty by the end of 2008, an increase of 2.6 million from that in 2007. The poverty rate in 2008 was 13.2 percent, the highest since 1998. The number of people aged between 18 to 64 living in poverty in 2008 had risen to 22.1 million, 170,000 more than in 2007. Up to 8.1 million families were under poverty, accounting for 10.3 percent of the total families (The Washington Post, September 11, 2009). According to a report of the New York Times on Sept. 29, 2009, the poverty rate in New York City in 2008 was 18.2 percent and nearly 28 percent of the Bronx borough's residents were living in poverty (The New York Times, September 29, 2009). From August 2008 to August 2009, more than 90,000 poor households in California suffered power and gas cuts. A 93-year-old man was frozen to death at his home (http://www.msnbc.msn.com). Poverty led to a sharp rise in the number of suicides in the United States. It is reported that there are roughly 32,000 suicides in the U.S. every year, nearly double the cases of murder, which numbered 18,000 (http://www.time.com). The Los Angeles County coroner's office said the poor economy was taking a toll even on the dead as more bodies in the county went unclaimed by families who could not afford funeral expenses. A total of 712 bodies in Los Angles County were cremated with taxpayers' money in 2008, an increase of 36 percent over the previous year (The Los Angeles Times, July 21, 2009).      

The population in hunger was the highest in 14 years. The U.S. Department of Agriculture reported on Nov. 16, 2009, that 49.1 million Americans living in 17 million households, or 14.6 percent of all American families, lacked consistent access to adequate food in 2008, up 31 percent from the 13 million households, or 11.1 percent of all American families, that lacked stable and adequate supply of food in 2007, which was the highest since the government began tracking food insecurity in 1995 (The New York Times, November 17, 2009; 14.6% of Americans Could Not Afford Enough Food in 2008, http://business.theatlantic.com). The number of people who lacked food security, rose from 4.7 million in 2007 to 6.7 million in 2008 (http://www.livescience.com, November 26, 2009). About 15 percent of families were still working for adequate food and clothing (The Associated Press, November 27, 2009). Statistics showed 36.5 million Americans, or about one eighth of the U.S. total population, took part in the food stamp program in August 2009, up 7.1 million from that of 2008. However, only two thirds of those eligible for food stamps actually received them (http://www.associatedcontent.com).       

Workers' rights were seriously violated. The New York Times reported on Sept. 2, 2009 that 68 percent of the 4,387 low-wage workers in a survey said they had experienced reduction of wages. And 76 percent of those who had worked overtime were not paid accordingly, and 57 percent of those interviewed had not received pay documents to make sure pay was legal and accurate. Only eight percent of those who suffered serious injuries on the job filed for compensation. Up to 26 percent of those surveyed were paid less than the national minimum wage. Among those who complained about wages or treatment, 43 percent had experienced retaliation or dismissal (The New York Times, September 2, 2009). According to a report by the USA Today on July 20, 2009, a total of 5,657 people died at workplaces across the U.S. in 2007, about 17 deaths each day. About 200,000 workers in New York State were injured or sickened at workplaces each year (USA Today, July 20, 2009).       

The number of people without medical insurance has kept rising for eight consecutive years. Data released by the U.S. Census Bureau on Sept. 10, 2009, showed 46.3 million people were without medical insurance in 2008, accounting for 15.4 percent of the total population, comparing 45.7 million people who were without medical insurance in 2007, which was a rise for the eighth year in a row. About 20.3 percent of Americans between 18 to 64 years old were not covered by medical insurance in 2008, higher than the 19.6 percent in 2007 (http://www.census.gov). A study released by the Commonwealth Fund showed health insurance coverage of adults aged 18 to 64 declined in 31 U.S. states from 2007 to 2009 (Reuters, October 8, 2009). The number of states with extremely high number of adults who were not covered by medical insurance increased from two in 1999 to nine in 2009. More than one in every four people in Texas were uninsured, the highest percentage among all states (http://www.ncpa.org). Houston had 40.1 percent of its residents uninsured (http://www.msnbc.msn.com). In 2008, altogether 2,266 U.S. veterans under the age of 65 died for lack of health insurance coverage or medical care, 14 times higher than the U.S. military death toll in Afghanistan that year (AFP, November 11, 2009). A report by the Consumer International showed 34 percent of U.S. families with annual income below 50,000 U.S. dollars and 21 percent of homes with annual income exceeding 100,000 U.S. dollars lost medical insurance or suffered reduction in medical insurance in 2009. In addition, two thirds of households with annual income below 50,000 U.S. dollars and one third of homes earning more than 100,000 U.S. dollars a year cut their medical expenses last year. About 28 percent Americans chose not to see a doctor when they fell ill; a quarter of them could not afford medical bills; 22 percent postponed medical treatment; a fifth of them did not buy medicine prescribed by doctors or undergo medical checkups; 15 percent took expired drugs or did not follow medical instructions to take medicine on time in order to save money (http://www.oregonlive.com). According to a report of the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) on December 8, 2009, average life expectancy of Americans was 78.1 years in 2007, ranking the fourth from bottom among all member states of OECD. The average life expectancy of OECD member states was 79.1 that year (http://www.msnbc.msn.com).        

The number of homeless has been on the rise. Statistics show that by September 2008, an upward of 1.6 million homeless people in the U.S. had been receiving shelter, and the number of those in families rose from 473,000 in 2007 to 517,000 in 2008 (USA Today, July 9, 2009). Since 2009, homeless enrollments in the six counties of Chicago area had climbed, with McHenry County seeing the biggest hike - an increase of 125 percent over the previous year (Chicago Tribune, November 28, 2009). These families could only live in shabby places such as wagons. In March 2009, a sprawling tent city was seen in Sacramento of California where hundreds of homeless gathered. Police in Santa Monica of southern California even regularly used force to drive the homeless out of the city (www.truthalyzer.com). In October, several thousand homeless in Detroit got into a fight, worrying they might not receive the government's housing subsidies (USA Today, October 8, 2009). In December, there were 6,975 homeless single adults in shelters in New York City, not including military veterans, chronically homeless people, and the 30,698 people living in short-term housing for homeless families (The New York Times, December 10, 2009). The Houston Chronicle reported on March 16, 2009 that large numbers of houses in Galveston were destroyed by Hurricane Ike in September 2008, leaving thousands homeless. About 1,700 households did not receive any aid and most of them do not have fixed residences (Houston Chronicle, March 1

IV. On Racial Discrimination      

Racial discrimination is still a chronic problem of the United States.       
Black people and other minorities are the most impoverished groups in the United States. According to a report issued by the U.S. Bureau of Census, the real median income for American households in 2008 was 50,303 U.S. dollars. That of the non-Hispanic white households was 55,530 U.S. dollars, Hispanic households 37,913 U.S. dollars, black households only 34,218 U.S. dollars. The median incomes of Hispanic and black households were roughly 68 percent and 61.6 percent of that of the non-Hispanic white households. Median income of minority groups was about 60 to 80 percent of that of majority groups under the same conditions of education and skill background (The Wall Street Journal, September 11, 2009; USA Today, September 11, 2009). According to the U.S. Bureau of Census, the poverty proportion of the non-Hispanic white was 8.6 percent in 2008, those of African-Americans and Hispanic were 24.7 percent and 23.2 percent respectively, almost three times of that of the white (The New York Times, September 29, 2009). About one quarter of American Indians lived below the poverty line. In 2008, 30.7 percent of Hispanic, 19.1 percent of African-Americans and 14.5 percent of non-Hispanic white lived without health insurance (Income, Poverty, and Health Insurance Coverage in the United States: 2008, www.census.gov). According to a report issued by the U.S. Department of Housing and Urban Development, a record 10,552 fair housing discrimination complaints were filed in fiscal 2008, 35 percent of which were alleged race discrimination (The Washington Post, June 10, 2009). The U.S. Centers for Disease Control and Prevention reported that while African-Americans make up 12 percent of the US population, they represent nearly half of new HIV infections and AIDS deaths every year (The Wall Street Journal, April 8, 2009; revised statistics released by the Centers for Disease Control and Prevention).       

Employment and occupational discrimination against minority groups is very serious. Minority groups bear the brunt of the U.S. unemployment. According to news reports, the U.S. unemployment rate in October 2009 was 10.2 percent. The jobless rate of the U.S. African-Americans jumped to 15.7 percent, that of the Hispanic rose to 13.1 percent and that of the white was 9.5 percent (USA Today, November 6, 2009). Unemployment rate of the black aged between 16 and 24 saw a record high of 34.5 percent, more than three times the average rate. Unemployment rates for the black in cities such as Detroit and Milwaukee had reached 20 percent (The Washington Post, December 10, 2009). In some American Indians communities, unemployment rate was as high as 80 percent (The China Press, November 6, 2009). According to the U.S. Bureau of Labor Statistics, the unemployment rate for black male college graduates aged 25 and older in 2009 has been twice that of white male college graduates, 8.4 percent compared with 4.4 percent (The New York Times, December 1, 2009). In 2008, a record number of workers filed federal job discrimination complaints, with allegations of race discrimination making up the greatest portion at more than one-third of the 95,000 total claims (AP, April 27, 2009). According to an investigation by the U.S. Equal Employment Opportunity Commission, a Houston-based oil and gas drilling company faced five complaints of racial harassment and discrimination (AP, November 18, 2009). According to a news report, by the end of May 2009, the black and Hispanic groups each accounted for roughly 27 percent of New York City's population, but only 3 percent of the 11,529 firefighters were black, and about 6 percent were Hispanic since the city's fire department unfairly excluded hundreds of qualified people of color from the opportunity to serve (The New York Times, July 23, 2009). The U.S. minority groups face discriminations in education. According to a report issued by the U.S. Bureau of Census, 33 percent of the non-Hispanic white has college degrees, proportion of the black was only 20 percent and Hispanic was 13 percent (US Bureau of Census, April 27, 2009, www.census.gov). According to a report, from 2003 to 2008, 61 percent of black applicants and 46 percent of Mexican-American applicants were denied acceptance at all of the law schools to which they applied, compared with 34 percent of white applicants (The New York Times, January 7, 2010). African-American children accounted for only 17 percent of the U.S. public school students, but accounted for 32 percent of the total number which were expelled from the schools. According to a research by the University of North Carolina and Michigan State University, most of the black juvenile believed that they were victims of racial discrimination (Science Daily, April 29, 2009). According to another study conducted among 5,000 children in Birmingham, Ala., Houston and Los Angeles, prejudice was reported by 20 percent of blacks and 15 percent of Hispanics. The study showed that racial discrimination was an important cause to mental health problems for children of varied races. Hispanic children who reported racism were more than three times as likely as other children to have symptoms of depression, blacks were more than twice as likely (USA Today, May 5, 2009). Racial discrimination in law enforcement and judicial system is very distinct. According to the U.S. Department of Justice, by the end of 2008, 3,161 men and 149 women per 100,000 persons in the U.S. black population were under imprisonment (www.ojp.usdoj.gov). The number of life imprisonment without parole given to African-American young people was ten times of that given to white young people in 25 states. The figure in California was 18 times. In major U.S. cities, there are more than one million people who were stopped and questioned by police in streets, nearly 90 percent of them were minority males. Among those questioned, 50 percent were African-Americans and 30 percent were Hispanics. Only 10 percent were white people (The China Press, October 9, 2009). A report released by New York City Police Department, of the people involved in police shootings whose ethnicity could be determined in 2008, 75 percent were black, 22 percent were Hispanic; and 3 percent were white (The New York Times, November 17, 2009). According to a report by Human Rights Watch, from 1980 to 2007, the ratio of the African-Americans being arrested for dealing drugs across the U.S. was 2.8 to 5.5 times of that of the white (www.hrw.org, March 2, 2009).        Since the Sept. 11 event, discrimination against Muslims is increasing. Nearly 58 percent of Americans think Muslims are subject to a lot of discrimination, according to two combined surveys released by the Pew Research Center. About 73 percent of young people aged 18 to 29 are more likely to say Muslims are the most discriminated against (http://www.washingtontimes.com, September 10, 2009).       Immigrants live in misery. According to a report by the U.S. branch of Amnesty International, more than 300,000 illegal immigrants were detained by U.S. immigration authorities each year, and the illegal immigrants under custody exceeded 30,000 for each single day (World Journal, March 26, 2009). At the same time, hundreds of legal immigrants were put under arrest, denied entry or even sent back under escort every year (Sing Tao Daily, April 13, 2009). A report released by the Constitution Project and Human Rights Watch revealed that from 1999 to 2008, about 1.4 million detained immigrants were transferred. Tens of thousands of longtime residents of cities like Los Angeles and Philadelphia were sent, by force, to remote immigrant jails in Texas or Louisiana (The New York Times, November 2, 2009). The New York City Bar Association received a startling petition in October 2008 which was signed by 100 men, all locked up without criminal charges in the Varick Street Detention Facility in the middle of Manhattan. The letter described their cramped, filthy quarters where dire medical needs were ignored and hungry prisoners were put to work for 1 dollar a day (The New York Times, November 2, 2009). Some detained women who were still in lactation period were denied breast pumps in the facilities, resulting in fever, pain, mastitis, and the inability to continue breastfeeding upon release (www.hrw.org, March 16, 2009). A total of 104 people have died while in custody of the Immigration and Customs Enforcement agency since October, 2003 (The Wall Street Journal, August 18, 2009).       

Ethnic hatred crimes are frequent. According to statistics released by the U.S. Federal Investigation Bureau on November 23, 2009, a total of 7,783 hate crimes occurred in 2008 in the United States, 51.3 percent of which were originated by racial discrimination and 19.5 percent were for religious bias and 11.5 percent were for national origins (www.fbi.gov). Among those hate crimes, more than 70 percent were against black people. In 2008, anti-black offenses accounted for 26 persons per 1,000 people, and anti-white crimes accounted for 18 persons per 1,000 people (victim characteristics, October 21, 2009, www.fbi.gov). On June 10, 2009, a white supremacist gunned down a black guard of the U.S. Holocaust Memorial Museum with another two wounded (The Washington Post, June 11, 2009, The Wall Street Journal, June 11, 2009). According to a report issued by the Southern Poverty Law Center, an environment of racial intolerance and ethnic hatred, fostered by anti-immigrant groups and some public officials, has helped fuel dozens of attacks on Latinos in Suffolk County of New York State during the past decade (The New York Times, September 3, 2009).

V. On the Rights of Women and Children      

The living conditions of women and children in the United States are deteriorating and their rights are not properly guaranteed.       Women do not enjoy equal social and political status as men. Women account for 51 percent of the U.S. population, but only 92 women, or 17 percent of the seats, serve in the current 111th U.S. Congress. Seventeen women serve in the Senate and 75 women serve in the House (Members of the 111th United States Congress, http://en.wikipedia.org). A study shows minorities and women are unlikely to hold top positions at big U.S. charities and nonprofits. The study reveals that women make up 18.8 percent of nonprofit CEOs compared to just 3 percent at Fortune 500 companies. Among the 400 biggest charities in the U.S., no cultural organization, hospital, public affairs group, Jewish federation or other religious organization is headed by a woman (The Washington Times, September 20, Women have difficulties in finding a job and suffer from low income and poor financial situations. According to statistics from the U.S. Equal Employment Opportunity Commission (EEOC), workplace discrimination charge filings with the federal agency nationwide rose to 95,402 during Fiscal Year 2008, a 15 percent increase from the previous fiscal year. Charge of workplace discrimination because of a job applicant's sex maintained a high proportion (www.eeoc.gov, November 3, 2009). According to statistics released by the U.S. Census Bureau in September 2009, the median incomes of full-time female workers in 2008 were 35,745 U.S. dollars, 77 percent of those of corresponding men whose median earnings were 46,367 U.S. dollars, which is lower than the 78 percent in 2007 (The Wall Street Journal, September 11, 2009; www.census.gov, September 10, 2009). According to the Associated Press, a female pharmacist who had been working for Walmart for ten years was fired in 2004 for demanding the same income as her male counterparts (The Associated Press, October 5, 2009). By the end of 2008, 4.2 million, or 28.7 percent of families with a female householder where no husband is present were poor (www.census.gov, September 10, 2009). About 64 million, or 70 percent of working-age American women have no health insurance coverage, or have inadequate coverage, high medical bills or debt problems, or problems in accessing care because of cost (The China Press, May 12, 2009).      

Women are frequent victims of violence and sexual assault. It is reported that the United States has the highest rape rate among countries which report such statistics. It is 13 times higher than that of England and 20 times higher than that of Japan (Occurrence of rape, http://www.sa.rochester.edu). In San Diego, a string of similar attacks happened to five women who have been sexually assaulted by a home invader in March 2009 (Sing Tao Daily, March 14, 2009). According to a report released by the Pentagon, more than 2,900 sexual assaults in the military were reported in 2008, up nearly 9 percent from the year before. And of those, only 292 cases resulted in a military trial. The report said the actual numbers of such cases could be five to ten times of the reported figure (The evening news of the Columbia Broadcasting System, March 17, 2009). Reuters reported that based on in-depth interviews on 40 servicewomen, 10 said they had been raped, five said they were sexually assaulted including attempted rape, and 13 reported sexual harassment (Reuters, April 16, 2009).     

 American children suffer from hunger and cold. A report from the U.S. Department of Agriculture showed that 16.7 million children, or one fourth of the U.S. total, had not enough food in 2008 (The Washington Post, USA Today, November 17, 2009). The food relief institution Feeding America said in a report that more than 3.5 million children under the age of five face hunger or malnutrition. This figure accounts for 17 percent of American children aged five and under. In 11 states, more than 20 percent of young children were at risk for hunger. Louisiana, with 24.2 percent, had the highest rate of child food insecurity (www.feedingamerica.org, May 7, 2009). Children at or below 18 account for more than one third of the U.S. people in poverty. Figures from the U.S. Census Bureau showed that the number of children younger than 18 who live in poverty increased from 13.3 million in 2007 to 14.1 million in 2008 (http://www.census.gov, The Washington Post, September 11, 2009). According to statistics from the U.S-based National Center on Family Homelessness, from 2005 to 2006, more than 1.5 million children, or one in every 50 children, were homeless in the U.S. every year. Among the homeless children, 42 percent were younger than 6 and the majority were African-Americans and Indians (CNN.com, MSNBUC.com, March 10, 2009). In 2008, nearly one tenth of the children in the United States were not covered by health insurance. It was reported that about 7.3 million children, or 9.9 percent of the American total, were without health insurance in 2008. In Nevada, 20.2 percent of the children were uncovered by insurance (http://www.census.gov, the Washington Post, September 21). On August 13, 2009, a state board voted that California will begin terminating health insurance for more than 60,000 children on October 1. The program could ultimately drop nearly 670,000 children by the end of June 2010 (The Los Angeles Times, The China Press, August 14, 2009). A research led by the Johns Hopkins Children's Center showed that lack of health insurance might have led or contributed to nearly 17,000 deaths among hospitalized children in the U.S. in the span of less than two decades (Journal of Public Health, October 30, 2009). The A/H1N1 flu has infected about 8 million children under 18 from April to October 2009, killing 540 of them, according to the Centers for Disease Control and Prevention of the United States (USA Today, The Wall Street Journal, November 13, 2009). Children are exposed to violence and living in fear. It is reported that 1,494 children younger than 18 nationwide were murdered in 2008 (USA Today, October 8, 2009). A report released by the Health Department of the New York City on June 16, 2009 showed that between 2001 and 2007, the national average rate of child deaths was 20 per 100,000 children aged 1 to 12 years. Homicide rates were 1.3 deaths per 100,000 among the group (http://www.nyc.gov). A survey conducted by the U.S. Justice Department on 4,549 kids and adolescents aged 17 and younger between January and May of 2008 showed, more than 60 percent of children surveyed were exposed to violence within the past year, either directly or indirectly. Nearly half of all children surveyed were assaulted at least once in the past year, about 6 percent were victimized sexually, and 13 percent reported having been physically bullied in the past year (The Associated Press, October 7, 2009). There have been at least 1,227 children died from abuse or neglect in Texas since 2002 (The Houston Chronicle, October 22, 2009). According to research of U.S.-based institution and public health media reports, in the U.S., one third of children who run away or were expelled from home performed sexual acts in exchange for food, drugs and a place to stay every year. The justice system no longer considers them as young victims, but as juvenile offenders (The China Press, October 28, 2009).      

Child farmworkers are prevalent. An organization devoted to protecting children's rights disclosed that as many as 400,000 children are estimated to work on U.S. farms. Davis Strauss, executive director of the Association of Farmworker Opportunity Programs, noted that for decades, children, some as young as eight years old, have labored in the fields using sharp tools and toiling amongst dangerous pesticides. The association's president Ernie Flores said children account for about 20 percent of all farm fatalities in the United States (Spain's Uprising newspaper, October 14, 2009). A labor standards act permits a child beyond 13 to work in heat for long time in a farm, but does not permit that child to work in an air-conditioned office and even forbids them working in a fast food restaurant.     

The U.S. is the only country in the world that does not apply parole system to minors. Detentions of juveniles have increased 44 percent from 1985 to 2002. Many children only committed only minor crimes but could not get assistance from lawyers. Many procurators and judges turned a blind eye on abuse in juvenile prisons.  


VI. On U.S. Violations of Human Rights against Other Nations     

The United States with its strong military power has pursued hegemony in the world, trampling upon the sovereignty of other countries and trespassing their human rights.      

As the world's biggest arms seller, its deals have greatly fueled instability across the world. The United States also expanded its military spending, already the largest in the world, by 10 percent in 2008 to 607 billion U.S. dollars, accounting for 42 percent of the world total (The AP, June 9, 2009).      

According to a report by the U.S. Congress, the U.S. foreign arms sales in 2008 soared to 37.8 billion U.S. dollars from 25.4 billion a year earlier, up by nearly 50 percent, accounting for 68.4 percent of the global arms sales that were at its four-year low (Reuters, September 6, 2009). At the beginning of 2010, the U.S. government announced a 6.4-billion-U.S. dollar arms sales package to Taiwan despite strong protest from the Chinese government and people, which seriously damaged China's national security interests and aroused strong indignation among the Chinese people.      

The wars of Iraq and Afghanistan have placed heavy burden on American people and brought tremendous casualties and property losses to the people of Iraq and Afghanistan. The war in Iraq has led to the death of more than 1million Iraqi civilians, rendered an equal number of people homeless and incurred huge economic losses. In Afghanistan, incidents of the U.S. army killing innocent people still keep occurring. Five Afghan farmers were killed in a U.S. air strike when they were loading cucumbers into a van on August 5, 2009 (http://www.rawa.org). On June 8, the U.S. Department of Defense admitted that the U.S. raid on Taliban on May 5 caused death of Afghan civilians as the military failed to abide by due procedures. The Afghan authorities have identified 147 civilian victims, including women and children, while a U.S. officer put the death toll under 30 (The PhilPrisoner abuse is one of the biggest human rights scandals of the United States. A report presented to the 10th meeting of Human Rights Council of the United Nations in 2009 by its Special Rapporteur on the promotion and protection of human rights and fundamental freedoms while countering terrorism showed that the United States has pursued a comprehensive set of practices including special deportation, long-term and secret detentions and acts violating the United Nations Convention against Torture. The rapporteur also said, in a report submitted to the 64th General Assembly of the United Nations, that the United States and its private contractors tortured male Muslims detained in Iraq and other places by stacking the naked prisoners in pyramid formation, coercing the homosexual sexual behaviors and stripping them in stark nakedness (The Washington Post, April 7, 2009). The U.S. Central Intelligence Agency (CIA) has begun interrogation by torture since 2002. The U.S. government lawyers disclosed that since 2001, CIA has destroyed 92 videotapes relating to the interrogation to suspected terrorists, 12 of them including the use of torture (The Washington Post, March 3, 2009). The CIA interrogators used a handgun and an electric drill to frighten a captured al-Qaeda commander into giving up information (The Washington Post, August 22, 2009). The U.S. Justice Department memos revealed the CIA kept prisoners shackled in a standing position for as long as 180 hours, more than a dozen of them deprived of sleep for at least 48 hours, three for more than 96 hours, and one for the nearly eight-day maximum. Another seemed to endorse sleep deprivation for 11 days, stated on one memo (http://www.chron.com). The CIA interrogators used waterboarding 183 times against the accused 9/11 major plotter Khalid Sheikh Mohammed, and 83 times against suspected Al-Qaeda leader Abu Zubaydah (The New York Times, April 20, 2009). A freed Guantanamo prisoner said he experienced the medieval torture at Guantanamo Bay and in a secret CIA prison in Kabul (AFP, London, March 7, 2009). In June 2006, three Guantanamo Bay inmates could have been suffocated to death during interrogation on the same evening and their deaths passed off as suicides by hanging, revealed by a six-month joint investigation for Harpers Magazine and NBC News in 2009 (www.guardian.co.uk, January 18, 2010). A Somali named Mohamed Saleban Bare, jailed at Guantanamo Bay for eight years, told AFP the prison was hell on earth and some of his colleagues lost sight and limbs and others ended up mentally disturbed (AFP, Hargisa, Somali, December 21, 2009). A 31-year-old Yemeni detainee at Guantanamo Bay who had been on a long hunger strike apparently committed suicide in 2009 after four prior suicide deaths beginning at 2002 (The New York Times, June 3, 2009). The U.S. government held more than 600 prisoners at Bagram Air Base, Afghanistan. A United Nations report singled out the Bagram detention facility for criticism, saying some ex-detainees allege being subjected to severe torture, even sexual abuse, and some prisoners put under detention for as long as five years. It also reported that some were held in cages containing 15 to 20 men and that two detainees died in questionable circumstances while in custody (IPS, New York, February 25, 2009). An investigation by U.S. Justice Department showed 2,000 Taliban surrendered combatants were suffocated to death by the U.S. army-controlled Afghan armed forces (http://www.yourpolicicsusa.com, July 16, 2009). adelphia Inquirer, June 9, 2009). The United States has been building its military bases around the world, and cases of violation of local people's human rights are often seen. The United States is now maintaining 900 bases worldwide, with more than 190,000 military personnel and 115,000 relevant staff stationed. These bases are bringing serious damage and environmental contamination to the localities. Toxic substances caused by bomb explosions are taking their tolls on the local children. It has been reported that toward the end of the U.S. military bases' presence in Subic and Clark, as many as 3,000 cases of raping the local women had been filed against the U.S. servicemen, but all were dismissed (http://www.lexisnexis.com, May 17, 2009).      

The United States has been maintaining its economic, commercial and financial embargo against Cuba for almost 50 years. The blockade has caused an accumulated direct economic loss of more than 93 billion U.S. dollars to Cuba. On October 28, 2009, the 64th session of the United Nations General Assembly adopted a resolution on the Necessity of ending the economic, commercial and financial embargo imposed by the United States of America against Cuba, with a recorded vote of 187 in favor to three against, and two abstentions. This marked the 18th consecutive year the assembly had overwhelmingly called on the United States to lift the blockade without delay (Overwhelming International Rejection of US Blockade of Cuba at UN, www.cubanews.ain.cu).      

The United States is pushing its hegemony under the pretence of Internet freedom. The United States monopolizes the strategic resources of the global Internet, and has been retaining a tight grip over the Internet ever since its first appearance. There are currently 13 root servers of Internet worldwide, and the United States is the place where the only main root server and nine out of the rest 12 root servers are located. All the root servers are managed by the ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), which is, by the authority of the U.S. government, responsible for the management of the global root server system, the domain name system and the Internet Protocol address. The United States has declined all the requests from other countries as well as international organizations including the United Nations to break the U.S. monopoly over the root servers and to decentralize its management power over the Internet. The United States has been intervening in other countries' domestic affairs in various ways taking advantage of its control over Internet resources. The United States has a special troop of hackers, which is made up of hacker proficients recruited from all over the world. When post-election unrest broke out in Iran in the summer of 2009, the defeated reformist camp and its advocators used Internet tools such as Twitter to spread their messages. The U.S. State Department asked the operator of Twitter to delay its scheduled maintenance to assist with the opposition in creating a favorable momentum of public opinion. In May 2009, one web company, prompted by the U.S. authorities, blocked its Messenger instant messaging service in five countries including Cuba.       The United States is using a global interception system named ECHELON to eavesdrop on communications worldwide. A report of the European Parliament pointed out that the ECHELON system is a network controlled by the United States for intelligence gathering and analyzing. The system is able to intercept and monitor the content of telephone calls, fax, e-mail and other digital information transmitted via public telephone networks, satellites and microwave links. The European Parliament has criticized the United States for using its “ECHELON” system to commit crimes such as civilian's privacy infringement or state-conducted industrial espionage, among which was the most striking case of Saudi Arabia's 6-billion-dollar aircraft contract (see Wikipedia). Telephone calls of British Princess Diana had been intercepted and eavesdropped because her global campaign against land-mines was in conflict with the U.S. policies. The Washington Post once reported that such spying activities conducted by the U.S. authorities were reminiscent of the Vietnam War when the United States imposed wiretapping and surveillance upon domestic anti-war activists.       The United States ignores international human rights conventions, and takes a passive attitude toward international human rights obligations. It signed the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights 32 years ago and the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women 29 years ago, but has ratified neither of them yet. It has not ratified the Convention on the Rights of Persons with Disabilities either. On Sept. 13, 2007, the 61st UN General Assembly voted to adopt the Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, which has been the UN's most authoritative and comprehensive document to protect the rights of indigenous peoples. The United States also refused to reThe above-mentioned facts show that the United States not only has a bad domestic human rights record, but also is a major source of many human rights disasters around the world. For a long time, it has placed itself above other countries, considered itself world human rights police and ignored its own serious human rights problems. It releases Country Reports on Human Rights Practices year after year to accuse other countries and takes human rights as a political instrument to interfere in other countries' internal affairs, defame other nations' image and seek its own strategic interests. This fully exposes its double standards on the human rights issue, and has inevitably drawn resolute opposition and strong denouncement from world people. At a time when the world is suffering a serious human rights disaster caused by the U.S. subprime crisis-induced global financial crisis, the U.S. government still ignores its own serious human rights problems but revels in accusing other countries. It is really a pity.    

We hereby advise the U.S. government to draw lessons from the history, put itself in a correct position, strive to improve its own human rights conditions and rectify its acts in the human rights field.
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 16:05

 Nation

J'ai revu en grande partie l'article que j'avais écrit il y a plusieurs années, car les récents évènements et notamment le fameux "débat" sur l'identité nationale m'ont permis une réflexion plus approfondie ,surtout avec la prise de conscience de l'instrumentation à des fins effroyables de la signification archaïque de la nation soutenue par les anglo-saxons contradictoirement à la  signification légale française

 

Terme emprunté au latin «natio» dérivé de «nasci» naître. Nation évoque d’abord un ensemble d’individus nés en même temps dans un même lieu. Dans l’empire romain chrétien le terme «natio» est attribué aux barbares non-chrétiens, il recoupe en partie le mot tribu.

Au moyen âge «naciuns» (1120-1165) signifie naissance dans le sens de «extraction, rang, famille», puis (1175) le terme renvois à une communauté d’origine de langue et de culture. Il peut évoquer plus tard (17ème siècle) une communauté d’intérêts, comme des marchands.

Le sens fort de nation qualifie la naissance dans une communauté donnée avec une connotation de coalition soit implicite soit explicite.

Au 18ème siècle avec la Révolution française le terme évolue en accentuant le sens de coalition pour devenir une entité politique identifiée au tiers état (Sieyès) puis prend sa définition de «personne juridique constituée par l’ensemble des individus composant l'état» par arrêté du 23 juillet 1789. (D'après Alain Rey in Dictionnaire historique de la langue française)

Il y a donc deux sens pouvant être compris dans le mot Nation, un sens archaïque, pré révolution française et un sens moderne issu de cette révolution.

Ces deux sens ont des significations politiques profondément différentes et impliquent des rapports différents à la Nation.

Un sens, celui qui est la signification officielle depuis le 23 juillet 1789 est porté évidemment par la France. C'est le sens de l'appartenance légale à la Nation, sens issu des réflexions de Montesquieu dans «L'esprit des Lois». La nation est composée de citoyens libres et égaux en droits soumis aux mêmes devoirs et possédant les mêmes droits. Droits et devoirs sont explicitement consignés et composent la Loi. La Loi commune, explicite selon Montesquieu est l'essence de la Nation. Cette définition de l'appartenance a été complété par les lois de 1905, séparant l'église et l'état et supprimant tout aspect implicite dans l'appartenance nationale, notamment l'appartenance religieuse.

La république, lieu de la souveraineté du peuple est neutre de toutes idéologies, elle est le bien commun de peuples divers issus des tourments de l'histoire, intégrés de fraiche ou de longue date, de gré ou de force dans la communauté française. Peuples issus de toutes cultures, germanique, romane, italique, celtique et maintenant nord africaine et de toutes religions, catholique, protestante, israélite ou musulmane. Ces peuples obéissant aux mêmes lois forment la Nation française.

La Nation française n'exige d'autre intégration de la part de ses citoyens que leur soumission à la loi commune, laquelle consignée est consultable par tous. Nul n'est censé ignoré la loi.

Nous avons la un système moderne d'appartenance qui seul peut permettre à des populations diverses comme celles de tous pays d'aujourd'hui, de vivre en bonne intelligence. Ce système légal d'appartenance d'origine française est peu ou prou adopté par l'ensemble des nations, cet ensemble de nations se reconnaissant légalement mutuellement sont adhérentes à l'Organisation des Nations Unies. L'appartenance légale à chacune de ses nations est démontrable toujours explicitement par la possession de papiers d'identité nationale ou par un passeport national.



Pourtant une autre acception de la Nation existe. Cette acception est idéologique, non légale, elle est issue de significations antérieures à la révolution française et portée surtout par les anglo-saxons. Les anglo-saxons enseignent dans leurs écoles, soit sur leurs sols soit dans celles, nombreuses qu'ils subventionnent ou influencent dans tous pays (par exemple en Tunisie) une toute autre signification de la nation, cette signification est identitaire. L'appartenance nationale est définie par une communauté de langue, de culture et de religion elle est donc implicite, car nulle loi ne vient démontrer cette appartenance et elle est non légale car cette communauté ne recoupe pas toujours voir jamais les nations légales.

Non légale, ce type d'appartenance est soumise à l'appréciation de chacun et les pratiques visibles d'adhésion «nationale» c'est à dire d'intégration font l'objet permanent de querelles et de polémiques sans fins puisque non explicitement décrites: port d'un foulard, d'un turban, d'une kipa, d'un prénom, l'usage d'une langue locale etc... devenant pour certains et pas pour d'autre des pratiques d'exclusion.

Il n'y a donc que deux issues possibles à ce type d'appartenance, marquant deux tendances: le séparatisme et l'élimination physique ou nettoyage ethnique.


On voit donc tout l'intérêt politique que les promoteurs anglo-saxons de la nation « ethnique » peuvent tirer. En premier,  balkanisation des nations légales comme en Yougoslavie et en corolaire leur affaiblissement rendant inopérantes les lois de contrôle économique et permettant ainsi la libre circulation des capitaux et la libre recherche du moins disant social. Puis nettoyage ethnique, guerre de civilisation, permettent l'institution de chaos permanent avec l'espoir de recompositions au profit des déstabilisateurs anglo-saxons. Nous voyons de nombreux exemples dans le monde de ce type de querelles conduisant à des guerres atroces, Yougoslavie, Palestine, Liban, Irak.

Lire l'article de voltairenet.org sur le chaos créateur.

Le nouvel ordre mondial promis doit sonner le glas des nations légales et instituer en lieu et place une balkanisation communautariste qui ne pourra jamais avoir de fin car les critères d'appartenance non légaux son infinis et indéfinissables.

Il existe une idéologie française, celle qui a institué et promue dans le monde la légalité, c'est notre bien et notre identité commune la seule existante car descriptible.

La seule façon d'envisager une Nation dans la paix et le développement est bien celle définie en France le 23 juillet 1789 et offerte ce jour au monde.

 



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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 14:46

Le Complot identitaire




Dans leur volonté de mettre un terme aux nations légales ce que d'aucuns appellent états-nation, les tenants du nouvel ordre mondial s'ingénient à promouvoir tous les concepts anti nationaux possibles et imaginables. Leur but est claire, les nations légales et leurs corpus de lois sont autant d'obstacles à la libre circulation des capitaux et à la recherche du moins disant social et salarial.

 

 

Un nouvel ordre mondial veut nous être imposé

 


 


En France c'est l'identité qui sera l'outil permettant d'abattre définitivement la Nation et le dernier obstacle vers la gouvernance mondiale et notre identité sera ostensiblement anti musulmane le « La » est donné par quantité de fausses bourdes ministérielles soigneusement calculées.


Notre président de la république qui ne cache pas ses attaches avec les promoteurs anglo-saxons du nouvel ordre mondial a engagé le combat en commençant par la mise en place d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, on ne se cache plus l'objectif est claire.


Le concept d'identité opposé au concept de citoyenneté.


Autant la citoyenneté est descriptible car formelle, autant l'identité est floue et insaisissable , c'est un peu l'auberge espagnole ou chacun se nourrit de ce qu'il apporte. Cependant je peux tenter une approche car de nombreuses conversations sur Face Book m'ont opposé aux défenseurs de l'dentité, j'essaye donc de reproduire leurs vues hétéroclites.


L'identité nationale ou le réflex identitaire.


Le premier moteur du réflex identitaire est la xénophobie, c'est le terreau sur lequel est destiné à pousser la plante vénéneuse. Etrangers contre français la xénophobie promue est officialisée par un ministère, le ministère de la xénophobie, tel qu'il conviendrait mieux de le baptiser.

L'identité est d'abord exclusion, c'est contre l'autre qu'elle tente d'exister.

L'Autre, les identitaires ont toujours un Autre sous la main, l'Autre pas comme nous voilà l'ennemi, chez nous l'Autre sera maintenant le musulman, il n'y a pas si longtemps c'était le juif. Exclure ce qui est le plus étrange et visible doit pouvoir créer le fameux réflexe identitaire. La caricature sied bien à l'Autre, pas comme nous, un peu bronzé, les cheveux crépus, le nez crochu..


Caricature de juif caricature de musulman.

 

 


 

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/colporteur.jpg

 

  http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/album-a-colorier.jpg



Juifs ou musulmans

 

 

http://www.alterinfo.net/photo/563695-688083.jpg

 

A l'assaut du monde chrétien

caricature de Mahomet

 

 

 

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/dechristianisation.jpg

  La République  ayant pris un faciès sémite préside à l'écrasement de l'identité chrétienne de la France déjà en 1905

 

 


Différentes versions de néo-xénophobies sont à répertorier


La version "français de souche".


Il y aurait des souches de français véritables et des souches d'Autres. Comment va t-on reconnaître un français de souche d'un français dont les souches sont ailleurs, jusqu'où remonter dans la généalogie? Les identitaires ont des problèmes forcément de procédure de reconnaissance, un français de souche c'est quoi? Sous l'occupation nazie, les Kollabos d'alors, qui voulaient déterminer les français «de souche» avaient trouvé le moyen, chaque français devait remplir son arbre généalogique. Puis que faire de ceux qui ne seraient pas «de souche» ? Telle est la dramatique question ? Que veulent ils faire des allogènes puisqu'ils veulent trier. Les nazis avaient trouvé la solution elle était finale.


http://www.histoire-en-questions.fr/vichy%20et%20occupation/juifs/humiliation4.jpg
Carte d'identité identitaire

 


La version laïciste


Les identitaires droitistes, antisémites traditionnels qui ont toujours crachés sur la république et la laïcité se découvrent subitement de l'intérêt pour cette laïcité tant décriée dans le passé. On n'a jamais entendu autant de défenseurs de la laïcité depuis 1905. Il faudrait lutter contre un islam qui ne respecterait pas les règles de la laïcité, il faut traquer les prières dites sur le domaine public, dans la rue. Le pape de Rome peut bien organiser des messes publiques en France et mobiliser l'état, non la moindre prière musulmane publique serait un affront à la laïcité.

Alors faudrait-il interdire aussi les processions le jour de l'Assomption?

Faut il interdire toute manifestation religieuse publiques qui pour un état laïc comme le nôtre n'est qu'une manifestation comme une autre, soumise à autorisation préfectorale. Le préfet de la république ne pouvant en aucune manière interdire telle ou telle manifestation en raison de telle ou telle idéologie, faudrait il interdire les manifestations?


La version "lutte contre l'intégrisme".


Certain laïcistes disent: liberté religieuse des musulmans, peut être mais il faut lutter contre l'intégrisme.

Comment fait on pour lutter contre un intégrisme religieux? Qui va définir légalement ce qui est intégrisme dans une religion et ce qui ne l'est pas? Concernant le catholicisme c'est simple, le pape désigne ce qui est le dogme officiel et ce qui n'est plus le dogme, on peut donc fustiger ce qui est intégriste, si celui-ci est hors du dogme officiel. Mais dans d'autres religions non centralisées comme le catholicisme, sans chef religieux comme le pape, qui peut dire l'intégrisme? Cet intégrisme ne peut être soumis qu'a l'appréciation de chacun ,qui ne peut être que diverse et engendrer des querelles sans fins. Comment dans une religion ou l'on n'est pas un adepte, apprécier les limites d'un intégrisme sans s'attaquer à la religion elle même et à ses fondements. On voit bien que lutte contre un intégrisme supposé revient a une lutte contre la religion, comme il n'est trouvé d'intégristes que chez les musulmans, on voit bien à quoi cela correspond. Et puis maintenant comment fait on pour lutter contre l'Islam? Faut il interdire cette religion? Comment fait on pour interdire une religion dans une république laïque qui défend la liberté religieuse, faut il abroger les lois de 1905, et plonger le pays dans un intégrisme anti religieux ?


La version féministe.


Ne pas se couvrir la tête dans la religion musulmane est un pécher pour les hommes comme pour les femmes en ce qui concerne les femmes la chevelure doit être cachée. Pour les croyantes musulmanes le port d'un foulard est un rite religieux comme pour les chrétiens d'aller à la messe le dimanche. Toutes religions comportent des rites et à chaque religion ses rites différents. Les chrétiennes doivent rituellement se couvrir la tête dans une église et les chrétiens se découvrir. Dans une synagogue par contre, hommes et femmes doivent se couvrir la tête même non juifs, pour les juifs et juives le port d'un couvre chef en tous lieux fait parti d'un rite fondamental.


Pourquoi certaines féministes ne fustigent elles que les musulmanes en arguant que se couvrir la tête serait un signe de soumission. Ou ont elles été chercher cela, comment peuvent elles ou osent elles nos féministes se mettre à la place des musulmanes qui ne suivent la qu'un rite religieux comme un autre. Interdire le port du voile islamique pour les femmes musulmanes c'est ipso facto leur interdire la pratique de leur religion. Faudrait il également pour les femmes leur interdire de se mettre à genoux à l'église, signe de soumission? Faudrait il pour éviter tous ces rites fâcheux pour les femmes interdire toutes religions? Ce serait dans notre république déroger aux lois de la laïcité de l'état et donc à la constitution.


Je passe sur le coup de la «Burka», portée une très infime minorité de femmes musulmanes se couvrant totalement le visage et le corps d'un voile. Ceci n'est en rien un rite coranique mais est porté par provocation par quelques jeunes femmes très souvent françaises nouvellement converties, puis on ne sait pas ce qu'il y a dessous! De toutes les façons la loi oblige à montrer son visage en dehors des périodes de carnaval.


La version historique.


Certains arguent que notre identité nationale nous viendrait d'une histoire commune. La encore quelle imposture!


L'Histoire de France autant que celle d'autres pays est une composition politique et mythique propre à édifier le bas peuple et à lui composer sur mesure une pseudo identité. Notre Histoire officielle nous vient de Michelet qui déjà, à une époque ou les connaissances historiques étaient faibles, était un piètre historien scientifique. Ce que Isaac et Mallet en ont fait pour « l'éducation » nationale tient de la rigolade. Gossiny et Uderzo ne font pas pire.


La France plus que tous autres nations européennes s'est constituée avec les peuples les plus divers, au cours d'ajouts successifs et de retraits et ce, continuellement jusqu'à une période très proche, puisque le rattachement de la Savoie et du Conté de Nice ne date que de 1860 .


Dés la préhistoire le peuplement du territoire qui deviendra la France est divers. Si le peuplement principal date du néolithique (-10000 à -3000) et suit un axe sud est, nord ouest, venant du croissant fertile (Irak) via l'Anatolie et les Alpes, le sud ouest, (l'espace franco cantabrique) était déjà densément occupé par des populations s'étant développées sur place au cours du paléolithique comme l'attestent de nombreux vestiges. A partir de l'âge du fer dit de Hallstatt (-1000) se sont des populations venant de l'est nord est dites indo-européennes, qui viendront surtout occuper l'est du pays. Les Celtes ou gaulois issus de cette civilisation se répandront dans toute l'Europe et donc sur le territoire de la France actuelle à partir de -500 (civilisation de La Tène), cette civilisation étant en dehors de l'est de la France, plus une invasion culturelle que génétique, tant pis pour ceux qui veulent avoir des ancêtres gaulois. L'apport Romain sera essentiellement et massivement culturel effaçant la culture celtique.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/ee/Hallstatt_LaTene.png

 

Civilisations de l'age du fer Hallstatt -1000 en orange  le départ La Tène,  Celtes -500

 


Les Francs saliens de Clovis tribu germanique venant de la Hollande actuelle n'auront une influence culturelle qu'au nord de la Loire et une implantation génétique qu'au nord de la Somme. Les guerriers francs vont établir leur pouvoir en Gaule romaine avec des effectifs très réduits.

Si la génétique des populations françaises montre un fond important d'origine anatolienne ,les apports culturels protohistoriques et historiques sont successivement, celtiques, romains et germaniques.


La France partage largement son Histoire avec ses voisins ce qui ne peut constituer une identité purement nationale.


Avec l'Allemagne.


Le royaume Franc de Clovis puis de ses successeurs est loin de ressembler à la France actuelle et leur histoire est à partager avec nos voisins surtout allemands.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9d/Les_Francs_entre_400_et_440.svg/320px-Les_Francs_entre_400_et_440.svg.png

Les Francs un peuple germain venant d'au-delà du Rhin 


Les différents rois des Francs de Neustrie, d'Austrasie de Burgondie et autres ne sont en rien des rois de France, Rex Francorum (roi des Francs) ils ne sont pas encore Rex Francium (Roi de France).

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/70/Frankish_Empire_481_to_814-fr.svg/800px-Frankish_Empire_481_to_814-fr.svg.png

  Expension de l'empire Franc de multiples royaumes avant Charlemagne

Ou est la France ??


Charlemagne, Carlus Magnus ou Karl der Grosse va unifier l'ensemble des royaumes francs puis étendre un empire franc sur l'ensemble des peuples germains, il sera sacré empereur romain d'occident à Rome en 800. Karl der Grosse fait partie de l'identité allemande et italienne autant que de la nôtre. Il n'est toujours pas question d'histoire de France qui à cette époque est loin d'exister.

 

Les préliminaires de l'Histoire de France ne commencent qu'en 843 avec le traité de Verdun qui partage l'empire carolingien entre les trois petits fils de Charlemagne Louis dit le Germanique Lothaire et Charles dit le Chauve, celui-ci hérite de la «Francia Occidentalis» royaume franc d'occident, au centre Lothaire hérite de la Lotharingie qui donnera son nom à la Lorraine et à l'est la Germanie de Louis.

 


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/42/Partage_de_l%27Empire_carolingien_au_Trait%C3%A9_de_Verdun_en_843.JPG/652px-Partage_de_l%27Empire_carolingien_au_Trait%C3%A9_de_Verdun_en_843.JPG

Partage de l'empire de Charlemagne traité de Verdun en 843 La Francia occidentalis prémisse de la France

 



La Lotharingie sera rapidement absorbée par la Germanie et les Germains ottoniens tenteront de reconstituer l'Empire de Karl der Grosse et s'intituleront empereurs romains germaniques.


Le tiers est de la France actuelle à l'est de la Meuse de la Saône et du Rhone appartiendra longtemps à l'Empire Romain Germanique et à son histoire.


Avec l'Angleterre.


En 1066 les descendants des Danois établis en Normandie et francisés depuis deux générations envahissent l'Angleterre, ils battent le prince saxon Harold à la bataille de Hasting. Guillaume dit le Conquérant en France ou William the Bastard (ce qui est une insulte) en Angleterre ajoute la couronne d'Angleterre à celle de duc de Normandie. Les compagnons de Guillaume vont s'établir en pays saxon en se taillant des fiefs sur les possessions des nobles locaux morts à Hasting. Ils importèrent ce faisant la langue franco normande en Angleterre. Un peut plus tard, Mathilde de Normandie petite fille de Guillaume épousa Geoffroy Plantagenet duc de Maine et d'Anjou, ils eurent un fils Henri. Celui-ci, grand et beau, présenté à la cour de France séduisit la reine, épouse de Louis VII, Aliénor duchesse d'Acquitaine, elle venait d'apporter son duché à la couronne de France. L'aldultère étant trop visible Louis VII répudia sa jeune épouse volage. Celle-ci récupéra son duché et s'empressa d'épouser son bel Henri. A la mort d'Etienne provisoirement roi d'Angleterre, Henri monta sur le trône d'Albion pas encore perfide.

 

 


Henri II Plantagenet dont le père était angevin apporta avec sa suite en Angleterre la langue parlée en Anjou et avec, les traditions continentales. Aliénor et Henri eurent deux fils et plusieurs filles, le premier des fils Richard dit plus tard Cœur de Lion fut élevé par sa mère dont la langue parlée à Bordeaux était l'occitan, il devint roi d'Angleterre à la mort de son père et en même temps duc de Normandie, de Maine, d'Anjou et d'Aquitaine. Il n'alla pas souvent en Angleterre on dit pas plus de trois fois. Richard était de culture occitane il avait peu de goût pour ce pays dont il laissa longtemps la gestion à son frère Jean dit Jean sans Terre. Richard était un « mangeur d'ail » certainement à l'accent rocailleux, mais allez dire ça aux anglais qui admirent la statut de leur cher Richard Lion Heart devant le palais de Westminster, ils ne vous écouteraient pas.

 


http://www.photoway.com/images/londres/LDN04_134-richard-coeur-de-lion.jpg

La statue de Richard Lion Heart devant le palais de Westminster à Londres
(un mangeur d'ail)

 


Les possessions du roi d'Angleterre Plantagenet en France allaient de la Normandie aux Pyrénées, donc un bon tiers de la France de l'époque.

L'empire Plantagenet prenant trop d'importance aux yeux de Philippe Auguste encore roi des Francs , une guerre sans fin s'engagea avec l'Angleterre continentale. Dans cette guerre point de soldats anglais ou saxons, non! Mais du côté Plantagenet ses vassaux français, aquitains, angevin ou normands.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/33/France_1154-fr.svg/503px-France_1154-fr.svg.png

  L'empire Plantagenet en bleue les possessions du roi capétien


Le conflit franco « anglais » dura longtemps entrecoupé de longues trêves. Il était coutume durant ces périodes de paix que la fille du roi franc devenu de France avec Louis IX épousât le roi d'Angleterre.

Ainsi Isabelle de France fille de Phillipe le Bel eut un fils Edouard avec son mari Edouard II  d'Angleterre, il était donc petit fils de Saint Louis. Les roi « maudits » fils de Philippe le Bel n'eurent pas de descendants. Selon la loi féodale, Edouard III d'Angleterre fils d'Isabelle de France aurait du être couronné également roi de France.

Le frère de Philippe le Bel, Charles ne l'entendit pas de cette oreille il avait un fils Philippe qu'il comptait bien mettre sur le trône de France. Il fut inventé pour la circonstance une «loi» dite salique car prétendument venant des Francs saliens tribu de Clovis. Il était dit dans cette loi que le royaume franc ne pouvait se transmettre par les femmes. Philippe fût donc couronné roi de France sous le nom de Philippe VI à la place d'Edouard III d'Angleterre. Edouard ne fut pas dupe de la supercherie et vint réclamer son royaume les armes à la main. Ce fut le début de la guerre de 100 ans qui continua le conflit Plantagenet de 1337 à 1454.

C'est au cours de la deuxième phase de la guerre de cent ans, après la bataille d'Azincourt en 1415 qu'on parla d'anglais et de français. Avant, le Prince Noir fils d'Edourd III quand il ravagea la France au cours de sa « Chevauchée » c'est avec des soldats et chevalier gascons qu'il le fit.

Il ne faut donc pas croire que les habitants de la région bordelaise vivait sous un joug anglais. Au contraire ils était fort satisfaits d'être anglais et de pouvoir vendre leur vin à Londres.

En 1453 quand l'armée de Charles VII eut définitivement bouté l'anglois hors de France. Les bordelais mécontents allèrent supplier les anglais de revenir. Il revinrent de mauvaise grace et leur contingent renforcé d'une armée gasconne fut écrasé à la bataille de Castillon prêt de Bordeaux par les canons Veuglaire et Ribaudequin de l'artillerie des frères Bureau,selon le même scénario qui permit de les battre quatre ans plus tôt à la bataille de Formigny. Qui connaît les frères Bureau et leur artillerie qui permirent à la France de gagner la guerre de cent ans ?

 

http://s33.photobucket.com/albums/d72/Tiflo/mitraillette.jpg

Ribaudequin multitube à tire en rafale 

 

http://www.video-tr.fr/banniere-odilon/img/machine_10.jpg

Veuglaire à chargement par la culasse

 

 

Ce qui a véritablement bouté l'anglais hors de France l'artillerie des Frères Bureau et non Jeanne d'Arc

 



Revenons vers l'Empire Romain Germanique ou notre histoire commune continue et avec l'Espagne qui va entrer en lice.



En 1482 sous Louis XI le traité d'Arras démantèle l'état bourguignon et le partage entre Maximilien d'Autriche Empereur qui récupère la Flandre et le roi de France qui assimile la Bourgogne.

Les bonnes villes françaises de Bruges et Gand sont définitivement perdues par la France. Le fils de Maximilien, Charles V dit Chales Quint en épousant l'infante d'Espagne ajoute ce pays à l'Empire. Choisissant de vivre en Espagne, Charles Quint utilise essentiellement les moyens militaires espagnols pour occuper la Flandre et les Pays Bas. Pendant deux siècles c'est avec l'Espagne que le nord de la France actuelle partagera son histoire.


Après plus d'un siècle de guerre de religion en France et dans l'Empire et de disputes entre souverains européens soutenant l'un ou l'autre parti religieux, le traité de Wesphalie en 1648 tente de sceller les frontières de l'Europe par un accord international. C'est un accord historique ou le droit doit primer sur la force.

Pour la France, l'Autriche cède une partie de l'Alsace, principalement le sud de l'Alsace. La République de Mulhouse conserve son statut de ville indépendante. La noblesse française éprouvera au début des difficultés à asseoir son autorité sur le territoire alsacien.

En 1659 le traité des Pyrénées partage définitivement la Catalogne entre la France et l'Espagne.

En 1672 le traité d'Aix la Chapelle, puis en 1678 le traité de Nimègue dérogeant au traité de Wesphalie met fin à le domination espagnole en Flandre et au Pays Bas et fixe la frontière nord de la France coupant définitivement en deux la Flandre et le Hainaut. En 1681 la ville libre impériale de Strasbourg est assiégée par les troupes du roi de France et doit se rendre. L’Alsace, à l'exclusion de Mulhouse, sera alors gouvernée par un intendant siégeant à Strasbourg et par le conseil souverain à Colmar. La région conservera largement son autonomie.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0b/France_1552_to_1798-fr.svg/800px-France_1552_to_1798-fr.svg.png


Vint alors le temps des dragonnades surtout après la révocation de l'Edit de Nantes en 1685. Beaucoup parmi les populations nouvellement intégrées par force à la couronne de France,  étaient protestantes. Dans toute la France ancienne mais surtout nouvelle, la soldatesque de Louis XIV fit régner la terreur, maint résistances s'organisèrent comme en Franche Conté ou dans les Cévennes ces révoltes contre le pouvoir totalitaire du roi et de la noblesse fit un temps reculer ces terribles exactions. En 1715 à la mort d'un Louis XIV haï, son convoi mortuaire de Paris à Saint Denis fut hué par la foule et couvert de crachats et d'ordures.


Les populations nouvellement françaises malgré elles, d'Alsace et de Franche Conté s'impliqueront avec enthousiasme dans la révolution française et s'intégreront alors dans la France républicaine.

 

 

 

 

Bretons, marseillais, alsaciens se rassemblent pour former une même nation

 


La République une et indivisible unifiera les Français dans une seule et même nation en dépit de leurs langues divers et variées,prêt de 500 langues et dialectes parlés jusqu'au début du 20 ème siècle, en dépit de leurs traditions toutes aussi diverses et variées ,en dépit de leurs origines, en dépit de leurs religions catholique, protestante ou israélite et en dépit de l'époque à laquelle ils ont été français de gré ou de force.


 

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La seule identité historique pour l'ensemble des français est celle conférée en 1789 par la révolution. Notre drapeau, notre hymne national, notre fète nationale, notre devise, nos lois viennent de cette époque qui marqua la naissance d'une nation.


Avant, depuis le moyen âges, les luttes des peuples qui ont fait finalement la France contre la tyrannie formèrent petit à petit ce qui naîtra en 1789.


Les luttes pour assurer le pouvoir républicain en France au cours des 19 ème et 20 ème siècle vont définitivement sceller notre appartenance. Les lois laïques de 1905 en seront le point d'orgue en assurant formellement l'égalité de tous les citoyens quelque puisse être leur conscience et leur religion


Nous voyons que toute notion d'identité nationale autre que formelle et légale car c'est la seule descriptible, ne peut que diviser notre nation et nous faire retourner vers un passé dramatique et tyrannique. Cette notion d'appartenance légale inaugurée par la France républicaine est petit à petit adoptée par toutes les nations du monde formant ainsi des « nations légales » (états nations pour certains bien que ce terme n'associe pas la notion essentielle de légalité dans l'appartenance).

Nous voyons que toutes notions d'appartenance autre que formelle et légale basée sur une pseudo race ou une religion comme sous l'Allemagne nazie, en Israël ou en Yougoslavie n'apporte que haine violence et guerre.


Diviser pour régner, le nouvel ordre mondial a trouvé un moyen pour faire exploser la France: le réflexe identitaire.






 

 

 

 

 

 

 

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 17:22
Burka, laïcité et identité nationale



La « burka »

La "burka" est un nom pachtoun qui désigne un vêtement porté par les femmes en Afghanistan et qui couvre la totalité du corps, le visage étant masqué par une broderie en grillage.
Par extension les ignorants et les médias désignent un vêtement traditionnel porté par certaines femmes musulmanes qui couvre la totalité du corps et qui ne suit aucune prescription coranique. Dans seulement deux pays au monde cette tradition de couverture du visage existe: l'Afghanistan et l'Arabie Saoudite.

La «burka» en France.

 J'habite Saint Denis dans le 93 ou une majorité de la population est de confession musulmane, j'ai du voir ce vêtement porté trois ou quatre fois en tout et pour tout. Renseignement pris celles qui portent cette vêture sont le plus souvent des françaises nouvellement converties et dont la motivation est la provocation. Peut être une centaine de femmes portent ce vêtement non islamique en France seulement traditionnellement porté dans un petit nombre de pays musulmans.

Certaines musulmanes suivant des pratiques religieuses strictes se couvrent seulement la chevelure soit avec un hijab pièce de tissus entourant la tête et le cou, comme en Afrique du Nord ou avec une simple écharpe posée sur la tête comme dans les pays du golf persique. Seuls deux pays musulmans imposent cette coiffure: l'Iran et l'Arabie Saoudite ailleurs elle n'est nullement imposée aux femmes.

Le port du voile pour une musulmane a la même signification que pour une chrétienne dans une église ou une israélite dans une synagogue ne pas le porter est pécher.
 Quand à la pseudo « burka » très peu de français en on vu le port par qui que ce soit cependant tous en ont beaucoup entendu parlé croyant qu'il y a des lieux en France ou toutes les femmes ont l'obligation de porter ce vêtement.

Cette affaire de « burka » n'est donc qu'une vaste intoxication montée par les médias et certains politiciens peu scrupuleux

 Le voile.

La chevelure dans beaucoup de civilisations possède une signification sexuelle prononcée et dans quasiment toutes les civilisations il est d'usage de masquer les parties sexuellement marquées, les seins, le sexe et parfois la chevelure ou les mains. Dans l'histoire de France il a été très longtemps d'usage de ne pas exposer sa chevelure pour les femmes mariées et honnêtes, la chevelure au vent était réservées aux prostituées.
Avant la guerre de 14 18 toutes femmes portaient un chignon serré qu'elle ne dénouait que devant leur mari. Toutes les femmes portaient un chapeau en ville, les femmes du peuples et les paysannes portaient toutes une coiffe.
Ma grand mère qui est née en 1898 a porté son chignon serré jusqu'à son décès et n'a abandonné son chapeau que dans le années 50. Nos aïeules étaient elles asservies ? Peut être mais elles ne cachaient leur chevelure que par pudeur.
La pudeur est-elle à prendre en compte dans une civilisation? Puis je me promener le sexe à l'air? La pudeur des uns n'est pas forcément la pudeur des autres, certaines montrent leurs seins à la plage d'autres non. Aux USA se découvrir la poitrine sur une plage pour une femme est un grave délit qui conduit la contrevenante au poste avec une importante amande, c'était le cas en France il n'y a pas si longtemps.
Les habitudes et les mœurs sont différentes d'une civilisation à l'autre et d'une époque à une autre.


La laïcité.


Terme très français désignant la loi de séparation de l'église et de l'état en 1905 car le pape de l'époque avait condamné la forme républicaine de la nation comme n'étant pas chrétienne. De fait cette loi de séparation mettait toutes les religions sur un pied d'égalité, l'état n'ayant plus de référence religieuse, l'égalité des citoyens était enfin assurée quelque fut leur religion.
Les protestants et les israélites ont beaucoup défendu cette loi qui les instituait citoyens à part entière. La nation française n'était plus constituée que sur des bases formelles et politiques les hommes naissant et demeurant libres et égaux en droit.
La laïcité est donc l'acceptation de toutes religions et idéologies au sein de la nation française dans le respect évidemment de la loi commune.
Traditionnellement dans l'éventail politique, la gauche était seule à défendre la laïcité et la droite défendait plutôt le cléricalisme catholique. Dans les années 80 au début de l'ère Mitterrand la gauche avait voulu parfaire les lois de 1905 en instituant une seule école publique. La droite s'est largement mobilisée pour défendre l'enseignement confessionnel dont l'existence ne répond pas aux critères strictes de la laïcité.

La laïcité dans l'enseignement est peu prisée par une certaine droite, notre président Sarkosy n'a t-il pas proclamé récemment:

"Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance."

L'arrivée de l'Islam en France va changer la perception des uns et des autres de la laïcité. L'Islam en France est vue comme un corps étranger par ceux qui n'ont pas admis la laïcité de la république et qui n'ont pas compris la valeur des institutions républicaines .

L'ismamophobie, variante de l'antisémitisme traditionnel et de la xénophobie va s'emparer d'une laïcité mal comprise et s'en servir comme une arme de combat contre une seule religion l'Islam, tandis que pour les républicains véritables, l'émergence de l'Islam en France n'est qu'une religion qui s'ajoute aux autres.
Les anti-laïcs d'hier souvent islamophobes d'aujourd'hui deviennent les partisans d'une laïcité pure et dure espérant même l'effacement de signes religieux dans l'espace public, interdire le port du Hijab dans la rue et avec peut être en corolaire l'abattage des calvaires et autres croix installés sur le domaine public.

 Nicolas Sarkosy anti laïc militant agite ainsi démagogiquement une pseudo burka afin d'effrayer et de pouvoir introduire en France de faux critères d' identité nationale qui puissent satisfaire le communautarisme de ses sponsors.

L'identité nationale.

Pour définir ce qu'est notre identité nationale il faut définir ce qu'est la France aujourd'hui. Lire la définition que je donne de la France.
 Beaucoup se sont fabriqués une France mythique et l'identité mythique qui va avec ,souvent cette France est loin des réalités historiques.

Par exemple descendons nous des gaulois?


Ce que les romains appelaient gaulois était une même civilisation qui s'était implantée dans une grande partie de l'Europe. Le terme gaulois vient du mot « gwallon » terme germain signifiant qui ne parle pas le germain, les romains ont tourné le mot en « gallo » le terme a donné Wallon, Gallois, Gaélique Galicien etc... (pas beaucoup de français), les grecs appelaient cette même civilisation « kelt » qui signifie étranger qui a donné le mot celte, les historiens appellent cette civilisation de « La Tène » nom d'un village suisse ou fut retrouvé un grand nombre de vestiges. L'épicentre de cette civilisation est la Bohème actuelle en Tchéquie elle s'étendait au départ en Allemagne du sud, en Suisse dans le nord de l'Italie, et l'est de la France. Gaulois, Celtes et Laténiens désignent strictement la même civilisation, les celtes ou gaulois n'avaient pas de mots pour se désigner globalement et n'avaient pas conscience d'appartenir à un même peuple, ce qui les a perdu.



 Au 5 ème siècle avant JC les celtes vont se disperser dans toute l'Europe sauf au nord car poussés par les germains, ils vont notamment envahir une partie de la France actuelle et les iles britanniques, s'installer le long du Danube et dans la plaine du Po, les anglais sont autant d'origine gauloise que nous.


Pour les Francs et Clovis le mythe l'emporte encore sur l'histoire. Clovis était roi des Francs (Franken) tribu germanique et non roi de France (Rex Francorum) sa tribu les Francs saliens venait de la Hollande actuelle au dela du Rhin.



 Les Francs n'ont jamais occupé d'espace en dessous de la Seine se contentant d'imposer leur pouvoir dans leur royaume conquis par les armes avec de faibles contingents de guerriers. Le premier roi de France (Rex Francium) est Louis IX dit Saint Louis au début du 13 ème siècle. La première conscience nationale apparaît seulement au 15 ème siècle dans la deuxième phase de la guerre de 100 ans et surtout sous le règne de Charles VII avec la résistance du peuple contre l'envahisseur anglais on parle alors véritablement « d'anglois » et de « françois » avec pour chacun une reconnaissance militaire globale, non féodale. Une croix rouge sur fond blanc pour l'anglais et blanche sur fond rouge pour le français. L'organisation de la première armée française permanente non féodale revient donc à Charles VII.

Pourtant la France de la fin du 15 ème siècle représente une superficie de seulement les deux tiers de la superficie actuelle.



La France s'est étendue dans l'espace germanique au-delà de la Saône et du Rhone en associant une multitude de civilisations et de langues. Le dernier tracé de frontière de notre France ne date que de 1945. Les français ont donc toujours eu des origines multiples et variées, l'histoire des alsaciens, des corses des savoyards n'a rien à faire avec la guerre de cent ans et avec Jeanne d'Arc grand mythe national quand les bordelais étaient dans le camps adverse, ceux-ci n'ont jamais voulus être français, ils auraient bien brûlés la Pucelle plutôt deux fois qu'une.

L'identité française ne peut se référer à l'histoire de France exposée dans le Malet Isaac compilation vue par Michelet au 19 ème siècle, histoire mythico-politique sans rapport avec la réalité française.
Cette histoire aurait commencé avec Verre Singe et Torix (son nom ne se prononçait pas comme ça en langue celte) en serait exclue un grand nombre de français d'aujourd'hui dont les ancêtres ne sont certainement pas gaulois alors que les tchèques ou les bavarois ont plus de chances d'avoir eux des ancêtres gaulois.
L'identité française n'est pas cette  histoire encore moins quand elle est puisée dans l'œuvre d'Uderzo. L'identité française n'est pas non plus conférée par la langue puisque qu'un certain nombre d'autres peuples parlent le français comme nous.
Ce n'est ni la culture ni les habitudes alimentaires puisqu'en France de très nombreuses cultures différentes se côtoient depuis toujours. Des bretons, des basques, des guadeloupéens, des corses, des catalans, des indiens d'amazonie la France est un patchwork culturel.

Alors l'identité française c'est quoi?

Formellement la France ne peut se définir que politiquement, comment? .

1- Des frontières reconnues internationalement
2- Une constitution qui définit la France comme une république laïque
3- Des principes politiques définis par la déclaration des droits de l'homme et du citoyen ayant en préambule : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit
4- Des institutions
5- Un principe d'appartenance à la nationalité française, être né sur le sol de France ou de parents français.

Toute autre définition de l'identité française ne peut être qu'asardeuse, portée à caution et surtout diviser les français.

Pour autant les principes politiques qui ont constitué la France d'aujourd'hui républicaine et laïque n'ont pas émergé du néant ils sont bien issus d'une histoire et en conséquence d'une culture politique forgée par cette histoire, il y a incontestablement un bien commun historique.

Ce bien commun de tous les français ce sont les luttes contre la tyrannie et le despotisme qui sont permanentes dans l'histoire de tous les peuples qui ont finalement constitués notre France politique d'aujourd'hui.

C'est ça la seule identité française partageable et acceptable par tous.

Des communes du Moyen Ages, à la Grande Révolution française de 1789, de la Commune de Paris aux combats politiques pour la république au 19 ème siècle, de la réhabilitation du capitaine Dreyfus à la lutte, contre le fascisme de la Résistance aux envahisseurs nazis à la lutte pour l'indépendance des peuples colonisés, et aujourd'hui notre identité ne peut s'affirmer que dans la lutte pour la pleine et entière indépendance de la France contre les traités de Maastricht et de Lisbonne.

Chercher à réduire notre identité à des problèmes de tenues vestimentaires, des régimes alimentaires ou à l'exercice de telle ou telle religion serait faire retourner notre pays dans le passé sanglant des guerres de religions du 16 ème siècle, cela serait plonger notre pays dans le chaos et la division séparatiste au grand satisfecit de nos ennemis.

Cela serait ouvrir une voix royale au nouvel ordre mondial recherché par la finance apatrides et ses séides « français ».

Prenons garde à cette affaire de «burka», de voile et de hallal, l'islamophobie est un cancer qui commence à ronger la France ce cancer la qui pourrait nous emporter nous vient d'ailleurs, il a été introduit chez nous par l'oligarchie anglo-saxonne qui après avoir organisé les attentats du 11 septembre 2001 et les avoir attribué à des musulmans avec la complicité de nos médias et de nos politiciens cherche par tous les moyens de nous entraîner dans une guerre de civilisation.

Cette guerre de civilisation partageant la France nous serait fatale et fatale serait notre identité nationale, notre idéologie républicaine laïque et fatale serait la souveraineté des nations que nous défendons, c'est surtout ça qui gène les adversaires de la France cherchant ainsi à la déstabiliser.

Français unissons nous.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 17:29

Le 11 septembre 2001 une sale affaire pour la France

 

Lettre ouverte à mes amis gaullistes

 



Depuis 8 ans maintenant le monde s'interroge sur la réalité des attentats du 11 septembre 2001.

 

 

 

immeuble-qui-tombe-1.jpg

Sur cette vue chacun peut voir les explosions parfaitement synchonisées avec les fragments de poutres sectionnées à la nanothermite telle qu'elle fut retrouvée dans les poussières prélevées à "ground 0". La version de l'empilement est contradictoire avec les faits tels que visibles notamment l'espace de plusieurs étages entre les explosions supérieures et inférieures et la présence d'explosion AU DESSUS du point d'impact des avions.

Qui sont les véritables négationnistes,  ceux qui s'obstinnent à nier des faits parfaitement démontrés ou ceux qui les mettent en évidence?

 

 

 



Une ingérence US dans les affaires de la France et un officier patriote, gaulliste persécuté:


Historique


La commissaire Hubert Marty-Vrayance

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Marty-Vrayance


Le commissaire Hubert Marty-Vrayance membre du RPR à sa fondation, membre du club 89, membre du comité du souvenir du Général de Gaulle, bras droit de Yves Bertrand directeur des Renseignement Généraux, chargé des enquêtes sensibles pour le président de la république Jacques Chirac. A l'époque des faits membre du Secrétariat Général de la Défense Nationale. SGDN, une pointure.


Je connaissais personnellement le commissaire H M-V à qui j'avais fait des démonstrations sur la reconnaissance automatique biométrique développée par mon entreprise et qui avait pris l'habitude de m'interroger sur des aspects techniques et scientifiques intéressant la sureté nationale par exemple le HAARP, le système US de manipulation du climat. J'ai par la suite développé avec lui une relation amicale


Dés le 11 septembre 2001 après midi j'ai appelé H M-V par téléphone pour lui faire part de mes doutes sur ce que je voyais et entendais à la télévision, comme il partageait ces doutes, j'ai appelé Thierry Meyssan président du Réseau Voltaire dont j'étais administrateur il se trouvait que Thierry partageait également ces doutes.

Dés septembre 2001, le Réseau Voltaire, organisation modérée défendant la laïcité et la liberté d'expression posait quelques questions sur les discordances qui existaient entre les faits exposés publiquement: photos, vidéos, description d'évènements et les explications et conclusions données officiellement par l'administration US, conclusions qui étaient relayées sans réserves par les médias français.


Ces discordances entre les faits brutes connus et les explications et conclusions données sur les attentats du 11 septembre 2001 furent publiées sur le site internet du Réseau Voltaire sous l'appellation du jeux des sept erreurs.


Dés les premiers mois suivant cet événement le Réseau Voltaire a pris contact avec des organisations régaliennes de l'état français. Le commissaire Hubert Marty-Vrayance avait pris une position très critique de cette version officielle dans un forum de discussion s'intéressant au renseignement, www.dgse.org, le commissaire H M-V m'avait inscrit à ce forum.


La prise de position de ce commissaire n'ayant pas suscité d'opposition de la part de sa hiérarchie, une réunion fut organisée entre Thierry Meyssan et des membres de ce forum de discussion composé essentiellement de professionnels du renseignement français sans que ni le SGDN et ni la direction de la DGSE ne trouvent à y redire.

Le commissaire Hubert Marty-Vrayance a même assisté techniquement Thierry Meyssan dans la rédaction de son livre « L 'effroyable Imposture » ceci est attesté par l'apposition de ses initiales en fin de page dans les remerciement

Le livre est publié début 2002 et a rencontré tout de suite un immense succès.


Thierry Meyssan est invité a une émission de télévision de Thierry Ardisson le 16 mars 2002: Tout le monde en parle.

L'émission est calme et se déroule normalement.


Le lendemain un scandal éclate, Thierry Ardisson est convoqué à la direction de France Télévision et sérieusement tancé, la direction le menace de lui retirer son émission. Anonymement il est menacé de mort et de ruine.

Le CSA a publié la note suivante toujours en vigueur


« Le Conseil a adressé un courrier au président de France Télévision au sujet de l'émission Tout le monde en parle, diffusée le 16 mars 2002 sur France 2 : Thierry Ardisson y avait en effet reçu M. Thierry Meyssan pour son livre 11 septembre 2001 - L'effroyable imposture et avait repris à son compte, sans la moindre distance critique ni précaution de langage, la propagation d'informations à l'évidence fausses, après avoir explicitement accordé à son auteur des labels de légitimité et de respectabilité. Le Conseil a rappelé au président de France Télévision les termes du préambule du cahier des missions et des charges de la chaîne qui précisent notamment que " les sociétés nationales de programme ont vocation à constituer la référence en matière d'éthique " et ceux de l'article 2 qui disposent que " la société assure l'honnêteté, l'indépendance et le pluralisme de l'information ". Il lui a demandé de prendre des mesures pour que la vérité soit rétablie et que de tels dérapages ne se renouvellent pas ». Sa hiérarchie ne trouve toujours aucune critique à lui formuler ».

http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=144


Un « journaliste » Guillaume Dasquié habitué des plateaux US ou il y critiquait la France et les français publie dans « Le Monde » un article ou il accuse le commissaire H M-V d'avoir écrit le livre de Thierry Meyssan, ce qui est faux et lui est repproché tardivement par sa hiérarchie. Aujourd'hui Guillaume Dasquié est mis en examen sur plainte de Michel Alliot-Marie qui fut ministre de la défense pour possession illégale de documents classés secrets défense, le soit disant journaliste était une « barbouze » US


H M-V est d'abord abordé par le responsable de la CIA en France qui le menace.


Début avril 2002 Le commissaire Hubert Marty-Vrayance est convoqué par le N° 2 du SGDN le général B.D. qui lui signifie que: « A LA DEMANDE DE L'AMBASSADE US » il est mis fin à ses fonctions au SGDN et son accréditation secret défense lui est retirée.

 

Par la suite le commissaire Hubert Marty-Vrayance devra subir une suite de machinations et de complots ourdis par la DST et la société KROLL http://www.kroll.com entreprise faux nez de la CIA en France. Il fera finalement trois mois de prison préventive après une mise à pied de six mois et sera renvoyé de la police sans indemnité. Ce complot fabriqué par une agence de renseignement privée dirigée par un ex gendarme Patrick Baptendier a été décrit par lui même dans un livre: « Allez y on vous couvre » qui a défrayé la chronique récemment.


Je suis moi même mis en examen dans cette affaire, accusé de corruption de fonctionnaire car j'ai aidé ce commissaire patriote durant sa période de 6 mois de mise à pied sans solde.


La clameur internet du peuple français


Aujourd'hui le peuple français comme les peuples du monde n'en finissent plus de s'interroger sur la faisabilité de cette incroyable version officielle des attentats du 11 septembre 2001.


L'association étatsunienne qui n'existe plus aujourd'hui  Reopen 911.org  fondée grace à l'aide d'un milliardaire US Jimmy Walter a diffusé mondialement le CD "Confronting the Evidence"  puis l'association indépendante française  Reopen 911.info ont repris avec brio ce qui avait été initialisé par le Réseau Voltaire.


Des dizaines d'ouvrages ont été édité mettant en lumière tel ou tel point technique de cette version dépassant les deux premiers livres de Thierry Meyssan « l'Effroyable Imposture » et le « Pentagate »

Le succès de l'association Reopen 911 utilisant largement l'Internet pour la diffusion de documents de qualité a permis de populariser cette interrogation lancinante: comment une telle version officielle des attentats du 11 9 peut être crue.

Une énorme pression venant du peuple et quelques artistes de renom qui s'en sont fait les porte-paroles a obligé les médias français à réagir, médias jusque la réfugiés soit dans le mutisme soit dans la basse insulte envers Thierry Meyssan.


Quelques parcimonieuses fenêtres médiatiques ont été concédé un peu par hazard suite aux deux esclandres dues à Jean Marie Bigard et Mathieu Kassovitz qui profitant d'un moment de promotions de leurs spectacles ont émis leurs opinions non conformes sur ce sujet.


Il faut rappeler que l'évocation d'un doute sur la version officielle sur les antennes médiatiques est interdite par le CSA. Cette interdiction ayant été fortuitement transgressée, les médias ont donc cherché à décrédibiliser ceux qui avaient évoqués ces doutes ainsi que leurs arguments. Ils ont dans un premiers temps promis qu'un débat équilibré pourrait opposer des experts techniques reconnus qui doutent, face à des experts qui pourraient démontrer la faisabilité technique de la version officielle. Ce débat devait être inclus dans l'émission présentée par Guillaume Durand: « L'Objet du Scandale », or ce qui avait été promis par Guillaume Durand n'a pas été tenu. Le prétexte fallacieux était qu'il lui était impossible de trouver des experts partisans de la version officielle qui veuillent bien participer à un tel débat. Du côté de ceux qui doutent, il était prévu un journaliste d'investigation Eric Laurent qui a écrit un livre sur le sujet et Niels Harrit un scientifique danois dont le laboratoire a trouvé de la nano-thermite dans les poussières du WTC ( La nano-thermite est un explosif puissant et rare qui sert en démolition contrôlée pour couper les poutres métalliques).


A la place du débat technique attendu nos artistes qui connaissent bien le dossier, mais comme n'importe quel citoyen pourrait aujourd'hui le connaître, se sont retrouvés seuls face à deux journalistes habitués à ce genre de débat dont l'un Hervé Gattegno journaliste de combat anti gaulliste est connu pour son implication militante dans la défense de la version officielle et donc sa parfaite connaissance technique de cette affaire. En plus Guillaume Durand qui avait fait foi d'impartialité auprès de nos généreux artistes s'est montré un partisan particulièrement agressif de cette contestée version officielle. Guillaume Durand s'inspirait d'un livre qu'il avait à la main le livre de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel « L'Effroyable Mensonge » qui décline toutes les insultes possibles à l'égard de Thierry Meyssan et toute la rhétorique appliquée depuis son écriture par les médias à savoir que toute contestation d'un version officielle venant des USA fait oeuvre de révisionnisme de négationnisme et d'antisémitisme. Evidemment dans cet ouvrage il est impossible d'y trouver le moindre argument technique.

Ainsi cette émission confuse à dessein fut conçue comme un piège et le téléspectateur circonspect n'a pu en tirer aucunes conclusions, le tour était joué.

Cependant il en reste un aspect grandement positif et inquiétant qui est la démonstration aux yeux des français qu'une entreprise de télévision publique d'information s'implique depuis huit années corps et âme dans la conservation secrète d'un crime immonde perpétré par une puissance étrangère, crime qui a impliqué la France dans une guerre ou elle n'avait rien a faire et ou elle a perdu certains de ses soldats.


Les gaullistes et nationaux-républicains


Les gaullistes et nationaux-républicains ne peuvent plus rester muets face à cet événement. En effet suite à ces « attentats » l'argumentation d'une nécessaire gouvernance mondiale s'est avancée pour organiser une guerre contre un terrorisme islamiste. Il y aurait une guerre de civilisation qui ferait rage opposant une religion l'Islam à un « monde libre » (tient j'ai déjà entendu ça) évidemment dirigé par les anglo-saxons comme d'habitude. Le pseudo communisme étant mort de sa belle mort il aurait été souhaitable d'inventer autre chose pour faire marcher le complexe militaro-industriel US base de l'économie anglo-saxonne.


Faut il le rappeler à mes amis gaullistes que le général s'était opposé fortement à la division du monde en deux camps dont chacun subissait la tutelle d'une superpuissance. Nous même sous le joug anglo-saxon furent contraints à engager des guerres coloniales meurtrières en Indochine et en Algérie. Le général de Gaulle mit pour un temps fin à cette soumission de la France à l'étranger.


Que le doute subsiste que ces attentats du 11 septembre 2001 puissent avoir été organisé par une force régalienne interne aux USA est considérablement important pour notre pays et sa place dans le monde.

Qu'il s'agisse de l'une ou l'autre version qui soit réelle et la politique de la France s'en trouverait radicalement changée.

En outre cette affaire a démontré une ingérence intolérable et inacceptable des USA dans les affaires de notre pays que cela soit dans le domaine du renseignement avec l'éviction du commissaire Hubert Marty-Vrayance du SGDN et l'organisation de couteuses machinations cherchant à l'éliminer ou que cela soit l'évidente implication des médias publics français dans la dissimulation de la vérité concernant le plus odieux crime depuis la fin du nazisme: les attentats du 11 septembre 2001.


Amis gaullistes et nationaux-républicains faites entendre votre voix et votre différence dans cette affaire, le peuple attend, il suffit de s'en rendre compte dans tous les forums de discussion sur l'Internet.


M. Nicolas Dupont-Aignant vous avez dit que Gutemberg avait appris aux peuples à lire et l'Internet leur avaient appris à écrire et bien dans cette affaire il se servent de l'écriture et la clameur électronique n'en finit plus de gronder et s'amplifier, ne passez pas à côté de l'Histoire, intervenez.

 


 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 09:49

Loose change final cut

http://www.dailymotion.com/video/xatp4c_exclusif-loose-change-final-cut-en_news


Voici 2 pétitions à signer pour une demande de réouverture d'Enquête sur les attentats du 11 Septembre 2001 :

La 1ère, celle de Reopen911:
http://www.reopen911.info/petition.html

La 2nde, celle de World for 9/11 Truth !
http://world911truth.org/worldwide-911-petition/






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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:51
Gaullisme, nations et nouvel ordre mondial
 


Le général de Gaulle était un spécialiste de la géopolitique. Il s'y intéressait bien plus qu'aux problèmes internes de la France dont il laissait la gestion à ses premiers ministres. Dans son analyse géopolitique il pensait avant tout à la situation de la France dans le monde, France pour laquelle il avait de grandes ambitions. A cet effet la préoccupation principale du général de Gaulle était de recouvrer et d'assurer l'indépendance pleine et entière de la France dans un monde partagé à Yalta entre anglo-saxons et soviétiques.

La politique internationale du général de Gaulle s'exprimait succinctement ainsi:
«Rompre le charme de la double hégémonie américaine et soviétique... et le jeux dangereux de la guerre froide ».
De Gaulle l'OTAN et la double hégémonie conférence de presse

 


Toute politique se réclamant du général de Gaulle ne peut donc qu'être essentiellement fondée sur la volonté d'accession de la France à sa totale indépendance. En outre, que chaque nation, puisse accéder à la souveraineté sur un état qui lui serait propre était sa préoccupation de fond. Un point de vu sur le monde prémonitoire, le général de Gaulle avait souhaité la fin du colonialisme et de l'impérialisme ainsi il désirait que l'Algérie accède à l'indépendance il a soutenu le peuple du Québec et fustigé l'intervention US en Indochine.
Discours de Phnom Penh contre l'impérialisme US

Aussi il a clairement et d'une façon également prémonitoire manifesté son opposition au sionisme qu'il définissait comme tel en prédisant la pérennité des guerres et conflits que celui-ci devait engendrer au Proche Orient.
Conférence de presse sur le Proche Orient et le sionisme

Il s'est opposé à l'usage exclusif du dollars dans les transactions internationales et fustigé le fait que les USA puisse vivre à crédit sur le dos des autres nations.
Conférence de Presse sur la crise du dollars

Enfin il était pour une Europe de coopération entre nations indépendantes et comme chacun le sait opposé à l'entrée du Royaume Uni dans la CEE qu'il qualifiait de cheval de Troie des USA.
L'Europe, l'europe, l'europe

Quelle est la situation internationale aujourd'hui et comment s'affirmer gaulliste. La guerre froide a disparu et une des hégémonies dénoncées par le général a sombré. Cependant l'indépendance de la France a fondamentalement reculé. Des forces politiques funestes ont réussi a imposer un système économique mondialisé en faisant peu à peu disparaître les pouvoirs légaux des nations sur les transactions commerciales internationales. Cette dérégulation a entraîné mécaniquement un appauvrissement dramatique des populations occidentales et en conséquence une crise financière sans précédents, ces populations occidentales en faillite ne pouvant plus rembourser leur crédit.

Qui a œuvré contre l'indépendance des nations, pour la dérégulation du commerce internationale et donc qui est responsable de la crise économique qui affecte dramatiquement le monde?

En un mot qui devons nous combattre, puisqu'il y a eu et qu'il y a toujours volonté d'affecter notre indépendance et de remplacer le pouvoir des français sur leur république par un autre venu d'ailleurs et qui s'intitule lui même «new world order», «nouvel ordre mondiale». Ce terme n'est pas inventé par quelques «conspirationnistes» sic, il a été prélevé dans l'expression de divers politiciens tels que les Bush père et fils, David Rockefeller et Nicolas Sarkosy. Ce terme a été inventé et est utilisé par ceux dont le but est de mettre en place cet ordre mondial nouveau assorti d'une gouvernance mondiale et donc forcément d'une disparition de la souveraineté des nations.

Évidemment promouvoir cet ordre nouveau ne peut se faire qu'en s'attaquant à la souveraineté de chaque nation, bien évidemment nous ne sommes pas les seuls à pâtir ,toutes les nations sont pareillement affectées, toutes sans exceptions, l'indépendance de tous les peuples est menacée et sans indépendance comment organiser la démocratie?

Quand on parle de nations on parle forcément de différences entre nations.

Chaque nation a son histoire, ses traditions ses lois son rythme de développement. Cette différence entre les nations fait la force de l'humanité. La multiplicité des expériences de toutes les nations offre de multiples exemples aux autres qui peuvent ainsi puiser les réussites et rejeter les échecs. Que tout le monde soit pareil comme le rêve les mondialistes et le dynamisme de l'humanité en serait totalement affecté. L'humanité, organisée en un réseau de nations libres offrirait un paradigme dynamique et enthalpique.
L'humanité sous la coupe d'un empire avec une gouvernance mondiale irait forcément vers l'entropie par le choix mécanique du plus petit dénominateur, du moins disant social et culturel.

D'un côté les nations qui veulent être libres et de l'autre quoi?

On s'aperçoit aisément que la multiplicité des nations avec pour chacune leurs lois spécifiques gêne une forme de capitalisme, fortement financiarisé et mondialisé qui cherche à investir rapidement ça et la.
Acheter des matières premières à bas prix les revendre au prix fort, implanter des usines la ou les salaires sont les plus bas et les lois sociales inexistantes, spéculer rapidement sur le prix du pétrole, du cuivre des diamants etc... Transférer des capitaux d'une banque à une autre, d'une monnaie à une autre, spéculer à la vitesse de l'informatique enfin placer ses gains là ou l'on paye le moins d'impôts voir pas du tout.
Les lois des différentes nations c'est très moche pour se livrer à ça, ça empêche.
Mais que faire, comment éliminer les nations pour ce capitalisme mondialiste?
Eh bien il leur faut d'abord acquérir la puissance régalienne d'un état ou d'un groupe d'état avant que d'imposer sa loi aux autres par la force ou la persuasion.
Quel est cet état ou ce groupe d'état œuvrant dans l'intérêt exclusif d'un capitalisme mondialisé s'opposant à l'indépendance des nations. Ce groupe d'état dont s'est accaparé une oligarchie mondialiste apatride c'est l'ensemble des pays anglo-saxons avec a leur tête les USA et le Royaume Uni puis les anciennes colonies britanniques dont la population est majoritairement d'origine britannique comme le Canada, l'Australie et la Nouvelle Zélande. Ces états appelés anglo-saxons (il faut bien leur donner un nom et celui là en vaut un autre) ont mis en commun leurs moyens régaliens au service d'un capitalisme sans nation. (Ces moyens régalien se sont concrétisés par la mise en place d'un réseau d'espionnage commun, le réseau Echelon)

L'origine de cette situation tient dans une tradition historique de ces états, tous issus de l'impérialisme anglais puis britannique, cet impérialisme, en s'associant avec l'impérialisme US et devenu anglo-saxon est le seul a subsister sur cette planète, les autres ayant été vaincus. L'impérialisme se définit comme l'association d'intérêts industriels et commerciaux privés d'un état et des forces publiques régaliennes de cet état en vu de se saisir par la force armée de marchés et de matières première d'autres nations. L'état au service d'intérêts privés monopolistiques.
 Plusieurs états ont été impérialistes ou ont cherché à le devenir, l'Espagne, le Portugal, la France, les Pays Bas, la Belgique, la Russie, l'Allemagne ont tenté cette aventure. A la fin de la seconde guerre mondiale ne subsistât que l'impérialisme soviétique héritier de l'impérialisme russe et l'impérialisme anglo-saxon ( USA et Royaume Unis).
Comme chacun sait l'Union Soviétique a disparu laissant le seul impérialisme anglo-saxon opérationnel (l'impérialisme français en Afrique a disparu en se mettant aux ordres de l'impérialisme anglo-saxon par la vertu du pacte atlantique). L'impérialisme anglo-saxon a depuis la fin de la guerre instauré un système économique en puisant dans ses traditions. Ce système économique ne fonctionnant que dans sa seule sphère d'influence jusqu'à la fin du bloc soviétique a été imposé à toute la planète. Ce système est fondé sur un certain nombre d'éléments bien concrets.

1- La Finance.
Fut mis au point petit à petit jusqu'à nos jours des moyens de spéculation basés sur les systèmes boursiers et par la suite étendus à des produits financiers. Ces produits financiers sont multiples, variés et forts complexes, ils permettent en gros de créer de l'argent virtuel en masse énormes. Cette finance qui notamment créé des actifs avec du passif, c'est à dire transforme des obligations (debt bond) en actifs par la vertu de l'achat. On achète ou on loue des dettes en espérant un remboursement et on place ce produit financier évidemment dans la colonne actif. Si les débiteurs ne peuvent rembourser car ruinés, c'est la faillite .Les pseudos actifs s'évanouissent. C'est ce qui s'est passé à l'été 2008. Les étasuniens appauvris n'ont pu rembourser leurs prêts et le système s'est effondré.

2- Le dollars.
En 1945, les accords de Bretton Wood, ont institué la seule réserve d'or US comme réserve monétaire, à la fois du dollars et des autres monnaies «occidentales» indexées sur le dollars. Ce fait a été dénoncé par le général de Gaulle dans une célèbre conférence de presse. En 1971 cette indexation sur le dollars a été supprimée vraisemblablement pour cause de disparition du stock d'or. Le dollars n'existe plus que par l'offre et la demande, ce n'est plus que du papier. Cependant ce papier est nécessaire car l'oligarchie anglo-saxonne a imposé à la planète de payer toutes transactions commerciales internationales en dollars. Le dollars billet de monopoly n'aillant intrinsèquement aucune valeur, son usage exclusif est imposé par la force si besoin. Dans le volume des transactions commerciales libellées en dollars le pétrole en représente un peu plus de la moitié. On voit que le pétrole est une pièce essentielle du dispositif financier anglo-saxon. Quand on observe que l'oligarchie anglo-saxonne veut mettre la main sur un pays exportateur de pétrole, Irak, Iran, Vénézuela, ect.. la raison première est de l'obliger à vendre son pétrole en USD. L'Irak a commencé à vendre son pétrole en Euro, ce fut la guerre, l'Iran menace depuis deux ans de créer une bourse pétrolière en Euro et on lui trouve comme pour l'Irak des armes de destruction massive. Chavez ne doit sa survie politique que sur la continuation de la vente du pétrole vénézuelien en USD. Que les transactions internationales soient faites dans une autre monnaie que le dollars et s'en serait fini de cette monnaie et du monde économique anglo-saxon. Le général de Gaulle exigeait d'en revenir a l'étalon or tel qu'il était avant les accords de Bretton Wood, il n'ignorait pas que cette demande était un casus belli pour le monde anglo-saxon.

3- La mondialisation
Il est évident que l'existence de nations légales, gêne la finance et peut mettre le système anglo-saxon en danger par l'utilisation d'une autre monnaie que le dollars. Les nations légales peuvent contrôler leur économie par l'institution de lois. Créer une gouvernance mondiale sous son contrôle est l'objectif de l'oligarchie financière anglo-saxonne ils ont baptisé eux même ce projet du terme «new world order ». L'idée de cet ordre mondial a été concocté au cours d'assemblées discrètes et non secrètes car connues comme le groupe de Bilderberg institué par David Rockefeller qui fut le maître à penser de cette mondialisation. Aujourd'hui, un autre théoricien de la mondialisation émerge, c'est Georges Soros, qui met en place son organisation politique, « l'Open Society » un peut partout dans le monde, principalement dans l'ancien monde soviétique. L'Open Society finance nombre d'écoles et d'universités en enseignant partout que le concept de nation est négatif pour le monde et qu'il est préférable qu'un monde sans frontières et sans nations s'impose. Ceci peut paraître généreux et attrayant pour les jeunes. Georges Soros est l'un des principaux initiateurs des divers « révolutions colorées » qui visent toujours à mettre en place politique la marionnette la plus docile à l'intérêt mondialiste.

4- L'organisation de la peur
L'ordre mondialiste est également promu par l'organisation de peurs et ensuite par l'offre de protection de la force militaire anglo-saxonne pour la défense du « monde libre » « occidental » sic. La première de ces peurs organisées est celle du monde musulman. Pendant la guerre froide la peur institutionnalisée et promue par la propagande médiatique était celle du «communisme» entre guillemets car le «communisme» n'a jamais existé autre part que dans les fantasmes soigneusement distillés aux bas peuples effarouchés. Aujourd'hui le musulman a remplacé avantageusement le communiste, avantageusement car il semble totalement allogène, et peut engendrer des réflexes racistes toujours naturels, il est possible de le caricaturer basané au nez crochu avec les mêmes images que celles montrant les juifs avant guerre. Un racisme de bon aloi y compris de gauche peut se lâcher en prenant comme paravent la laïcité, un comble. Afin de donner crédit à ce racisme antisémite mais islamophobe, on ne peut toucher aux juifs aujourd'hui, les forces régaliennes des pays anglo-saxons ont organisé des attentats et selon une tradition éprouvée depuis longtemps, chez eux, celle de l'action « flase flag » et en ont attribué la responsabilité à des «intégristes» musulmans. Le but est de créer une guerre de civilisation afin de motiver un monde anti-musulman à la guerre, contre un autre monde musulman par exemple l'Afghanistan, l'Irak et maintenant l'Iran. Le général de Gaulle avait fait de l'amitié entre la France et le monde arabo musulman un des axes de sa politique étrangère.

Toute guerre de civilisation créée contre les musulmans passerait par la France et la déstabiliserait durablement.

 Pour les mondialistes anglo-saxons cela serait tout bénéfice.

En effet il n'existe plus dans le monde que deux types d'idéologies de gouvernance. L'idéologie française basée sur le socle national sur lequel est bâtie une république laïque possédant des lois formelles établissant un intérêt général, cette idéologie découle de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 par laquelle les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.

D'autre part celle défendue par l'oligarchie anglo-saxonne, un monde sans nations légales mais une multitude balkanisée de communautés établies sur des bases ethniques et religieuses. L'ennemi le plus dangereux pour cette oligarchie financière et mondialiste cherchant à s'accaparer le monde c'est bien la France et ses principes.

Contrôler définitivement la France toujours rebelle est bien le principal objectif des tenants du nouvel ordre mondial, ainsi c'est en France que médias et politiciens sont soumis le plus à l'influence, la corruption et la menace. (voir l'épisode judiciaire Villepin à qui il n'est pas pardonné son fameux discours à l'ONU)

Donc l'adversaire est bien incarné, il existe et peut être désigné. Cet adversaire est bien organisé dans une oligarchie anglo-saxonne possédant aussi ça et la quelques complices issus d'autres pays .
En France nous avons un magnifique couple formé par le tandem Sarkosy Strauss-Kahn.

Cette oligarchie mondialiste utilise les moyens régaliens des pays anglo-saxons pour leur oeuvre néfaste et ce à l'encontre des intérêts même des peuples anglo-saxons qui sont les premiers à pâtir de cette situation.

Combattre les promoteurs de ce nouvel ordre mondial est le seul combat politique ayant le droit de se réclamer du gaullisme. Le général de Gaulle n'a jamais caché dans ses discours le nom de ceux qui s'opposaient à l'intérêt de la France.

Alors il n'y a aucune raison que nous ne désignons pas les coupables, pas les peuples bien évidemment mais les apatrides qui instrumentent les peuples pour la satisfaction de leurs intérêts.

Alain Benajam
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:24
Par Edmond Defechereux


Vieux rêve des penseurs humanistes de tous poils, vue comme condition de la fin des guerres sur le vieux continent selon certains, l’Europe Unie, qui semblait exister après un démarrage apparemment convaincant, subit depuis quelques mois de fameux revers dans sa construction. Et pourtant la monnaie euro existe, mais est-ce assez pour donner aux gens de tous ces pays de l’Union la conviction d’avoir une véritable identité européenne digne de ce nom?

«L’Europe de papa est morte! », ainsi s’exprimait un député français quelques jours avant les élections européennes du 13 juin 2004. Dénonçant les tares du projet de constitution européenne, qui sera rejeté quelques mois plus tard par la France et la Hollande, ce politicien gaulliste considérait que le grand marché constitué par l’Europe doit être placé sous l’autorité de l’Union des États souverains. S’opposant ainsi à la mise de ce marché sous la coupe d’une Europe Unie fortement intégrée tombant sous domination américaine par la voie de la mondialisation. Les souverainistes, en effet, ne reconnaissent qu’une seule entité politique tangible pour faire l’Europe: les Nations.

À toutes les époques, des hommes politiques ont rêvé d'une puissance européenne pesant d'un seul bloc sur la marche du monde. L'Union européenne est fondée sur l'idée que des pays proches les uns des autres doivent s'entendre, s’unir, même n’en former qu’un seul. Chacun se réjouit de la paix retrouvée et du développement des échanges économiques. On en tire argument pour déduire qu'au nom de cette proximité géographique, ces États doivent fusionner. Or, la globalisation a relativisé la notion de proximité : les Européens s'intéressent maintenant bien plus au reste du monde qu'à leurs voisins.

Selon les pères fondateurs de l’Europe, les nations européennes avaient des intérêts communs qui les portent à s'unir. Ayant intérêt à vivre en paix, elles sont pourtant en concurrence permanente. Chaque État veut conserver la haute main sur des secteurs considérés par lui comme vitaux et défend sa propre identité nationale, linguistique et culturelle.

En politique internationale, ces États poursuivent des objectifs qui leur sont personnels, surtout dans les pays du Tiers-monde.

Les Européens partagent des valeurs communes, les droits de l’homme, mais ces droits dépassent maintenant l’Europe elle-même, car ils sont devenus universels.

L’Europe était donc devenue une nécessité. Malheureusement les divisions entre États européens apportent à ce point de vue idyllique un démenti des plus cruels.

Facile à réaliser à six, l'Europe l’est plus difficilement à vingt-cinq. Comment encore pouvoir arriver à établir une politique étrangère et de défense commune: le conflit irakien l'a bien prouvé. Gros problème de politique internationale: comment arriver à imposer des décisions à la majorité qualifiée, remplacer par l'Union européenne la France et l'Angleterre comme membre permanent au Conseil de sécurité, tout cela serait pure chimère aux yeux de certains spécialistes en politique internationale. Et que dire sur les mésententes des États quant au degré d’ouverture des frontières commerciales de l’Union.
Ainsi donc, l’Europe des Pères fondateurs est bel et bien morte, selon les observateurs, elle aurait épuisé ses effets «comme tout système qui ne correspond plus à l’état du monde».

Si donc une Europe intégrationniste ne répond plus à la donne mondiale ni aux intérêts de certains des États concernés, par contre une autre Europe est possible, pour autant qu’elle ne se substitue pas aux nations la constituant pour en faire un État géant, une super-puissance. Il s’agit du modèle politique de l’Union des États souverains, construite sur base d’un pacte élaboré avec souplesse dans l’intelligence des réalités.

Cette union conserverait le marché économique unique, mais en simplifiant l’hyper-réglementation communautaire, vraiment trop difficile à utiliser.

Il convient aussi de maîtriser la mondialisation sauvage, les délocalisations et les pertes d'emplois. Il incombe la Commission européenne de veiller à une concurrence loyale, sans entraver la politique industrielle des États ni porter atteinte à leurs services publics.

Sont envisageables, des politiques communes, la protection de l'environnement, des normes de sécurité sanitaire garantissant la libre circulation des biens et services, une coordination des transports. La Banque centrale européenne devrait être placée sous la tutelle du Conseil européen qui peut lui adresser des directives.

Ce grand marché doit être placé sous l'autorité de l'Union des États souverains, dont l'objectif est la sécurité collective en Europe. Le pacte des nations devenant le socle d'un Conseil européen de sécurité qui règle les litiges entre les États européens, assure une défense commune de notre continent. C'est là le domaine de la coopération intergouvernementale. Sur une base volontaire, ces États devraient se donner les moyens d'agir ensemble sans contraintes procédurales.

Ce pacte européen n'empêcherait nullement des coopérations renforcées entre États le souhaitant. La souveraineté de la France, libre de poursuivre la défense de ses intérêts en toute indépendance dans le monde, ne serait pas contestée.

À la différence du projet de Constitution, rejeté par la France et la Hollande l’an dernier, le pacte ne limiterait pas les États à l'ambition de l’institution «Europe», mais serait le ciment d'une solidarité croissante des Européens entre eux, tout en sauvegardant l'indépendance de la France et des autres nations dignes de ce nom.

L'instance suprême du pacte en serait le Conseil européen des chefs d'États et de gouvernements, avec une présidence tournante entre les six Grands : Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Pologne et France, les autres détenant les présidences de la Commission. Le conseil des ministres assisterait le Conseil européen et contrôlerait la Commission. Le Parlement européen devenant une émanation des parlements nationaux, un véritable Congrès des Nations.

En dehors de ce projet, il n’y aura jamais d’Europe véritable, concrète, si ce n’est en dehors du mythe «Europe» dont semble se satisfaire nos dirigeants.

C’est ainsi qu’un député souverainiste concluait son article sur la question (Le Monde, mardi 1er juin 2004).

Voyons maintenant d’autres aspects du problème, apportant des nuances à ce noir tableau de la naissance de l’Europe Unie.

Selon les adversaires de l’intégration européenne, «le projet de constitution européenne et l’idée même d’une Europe fédérale est une attitude antirépublicaine et antidémocratique qui se moque de l’opinion des peuples et qui tourne à une forme subtile de collaboration avec la volonté de puissance des intérêts supranationaux.» (Alexandre Dorna, professeur de psychologie sociale et politique à l’Université de Caen, décembre 2004).
Selon ce spécialiste, l’enjeu du projet de Constitution n’est pas fondamental pour les Européens, et encore moins pour le reste de la planète. Le véritable enjeu n’est pas d’accepter les lois du marché, mais de les remplacer par un mode de vie qui ne tire pas son énergie du malheur des autres. Le vrai enjeu digne d’être appelé «républicain» est d’arriver à générer l’enthousiasme contagieux des citoyens, afin de les rendre aptes à exercer un contrôle direct sur le pouvoir et ses dirigeants et d’empêcher le renforcement des oligarchies qui brident la volonté citoyenne. Le discours européiste actuel des élites est une idée «nationaliste eurocentriste» (autant de gauche que de droite) qui fait appel au mirage, véritable mythe (dans le sens péjoratif du terme) d’une Europe politique unie face aux États-Unis, mais déjà corrompue par l’internationale de l’argent et l’échec économique du communisme comme système de cumul égalitaire des richesses.
En effet le discours prônant cette union des États européens faisant face ensemble au mastodonte américain est seulement rhétorique, car ceux qui le tiennent n’ont rien d’offensif et ne sont en fait pas partisans d’une vraie alternative face aux U.S.A. Ce n’est, en fait, de leur part qu’une réponse malingre de politiciens pragmatistes fabriquant des programmes à la mesure de leurs ambitions individuelles, et ce dans le cadre plus général d’une mondialisation économique dont leur échappent tenants et aboutissants. Voilà pourquoi l’État nation reste le dernier bastion légitime d’une politique inspirée d’une philosophie morale où la culture humaine est le socle de nos valeurs. La politique dictée par les multinationales mondialisées ne possède aucune philosophie mais seulement des logiques et des mécaniques de pouvoir, dont les pilotes ne réfléchissent pas aux conséquences ultimes de leurs décisions et actions.
Vint alors le fameux moment de la ratification de la Constitution européenne. Tout le monde sait qu’elle a été acceptée par certains pays, sans doute parce que leurs dirigeants y trouvent avantage. Elle a été rejetée par referendum par la France, puis par la Hollande. Certains pays ont évité tout referendum, par exemple la Belgique!
Donner à l’Europe une constitution, c’est bien beau, mais qui ne voit que cela va rendre caduques les constitutions des différents États membres? Une fois adopté, ce texte supprimera en fait la compétence de chaque État sur toutes les matières importantes, puisque la voix de la Commission de Bruxelles sera prépondérante. Une puissance comme la France sera ainsi réduite à la portion congrue, puisque elle ne disposera plus que de 8 % des droits de vote dans un ensemble dominé par des États soucieux de ne jamais déplaire à Washington. Il n’y aurait plus à Paris qu’un gouvernement s’occupant d’affaires sans importance, incapable d’adapter la politique économique et sociale aux réalités françaises suivant les situations et les conditions du moment. Paris devrait se plier aux décisions prises par les tendances européennes majoritaires qui ne pourraient qu’être inadéquates.
Mais qu’est-ce que ce mouvement politique français qui s’oppose à l’intégration européenne et qui s’appelle «souverainisme»? Et sur quoi porte cette souverainetéqu’il revendique ? Le contexte européen réduit ce mot à un seul de ses aspects: le maintien de la souveraineté nationale dans le cadre de la construction européenne, alors que les questions qu'il embrasse sont beaucoup plus larges.
Selon Paul-Marie Coûteaux, son premier théoricien, le souverainisme n'est rien d'autre que «le cœur caché de la politique de la France depuis des siècles, la défense de la souveraineté nationale et populaire, autrement dit la défense du primat du pouvoir légitime sur les pouvoirs de fait, selon la vieille dialectique où s'inscrivit toujours la politique française dans ce qu'elle a de plus constant : la défense, vis-à-vis de l'extérieur, de la souveraineté de la nation face aux hégémonies et aux Empires, et, à l'intérieur, l'affirmation de la souveraineté de l'État face aux féodalités de tous ordres, ainsi que l'illustration d'une civilisation originale dans un monde qui tend plus que jamais à nier l'originalité et la diversité des peuples".
Ce qui, aujourd'hui, assure la paix du monde et protège la pluralité des nations, c'est précisément la Souveraineté.
La Souveraineté est un concept juridique qui, au plan international, place sur le même pied des puissances par nature inégales, et qui, au plan de la politique intérieure, affirme la supériorité du Droit, de la Loi et finalement du Bien commun, ce que Bodin appelle la "res publica", contre les intérêts particuliers et les coalitions intérieures qui cherchent à s’emparer des pouvoirs de l'État. Il est donc une double pensée de l'indépendance : celle de l'État-Nation par rapport aux autres puissances extérieures; celle de l’indépendance d'un État suffisamment détaché des intérêts particuliers pour travailler à ce que commande le Bien commun.
Le souverainisme se trouve au-dessus de toutes les idéologies et de tous les groupes politiques, tant de droite que de gauche, en ce qu'il s'intéresse d'abord à la possibilité même qu'il y ait une politique, un cadre politique, la Nation, et un instrument politique à son service, l'État.
Contrairement à l’Europe des souverainetés, qui existe vraiment, l'Europe des fédéralistes n'a jamais existé et n'existe toujours pas. De l'aveu même de ses propres partisans, elle est une utopie qu'ils sont incapables de décrire avec un peu de précision et dont ils ne peuvent même pas assurer qu'elle existera un jour. Et c’est probablement parce qu’elle n’est actuellement encore qu’un phantasme que chacun peut lui attribuer toutes les vertus. Tandis que l’Europe des souverainistes, réalité tangible, elle, se prête à l’analyse, car elle a existé depuis longtemps. Elle a duré à peu près jusqu’au tournant fatal de 1983: à cette date l’Europe a cessé la fille des nations européennes pour devenir leur ennemie.
Pourtant, pendant environ un quart de siècle, il n'y avait pas eu d'autre Europe que celles des souverainetés nationales. Ainsi en était-il de l’Europe du Traité de Rome. On n’y trouve ni Haute Autorité supra-nationale, ni abandon de la souveraineté. Les créateurs du Marché Commun ont tiré les leçons de l'expérience. Ils en sont revenus à la bonne vieille diplomatie classique. Ils ont fixé le but et l'établissement d'une Union Douanière. Ils en ont précisé les étapes et le calendrier. Puis ils ont assigné leur rôle aux Institutions.
Le Conseil, où siègent leurs gouvernements, est l'unique instance pouvant décider.
Une Commission européenne, composée de personnalités indépendantes, a le monopole des propositions, mais c’est le Conseil qui "dispose". La préséance du Conseil est d'autant plus inexpugnable que la Commission n'exerce ses compétences que dans les limites d'un Traité qui a tranché avec soin les questions de principe et qui, s'il concerne l'économie, ne concerne que ça et rien d’autre. Les États, au contraire, débordent de toutes parts la Communauté qu'ils ont créée. Au Conseil la règle est l'unanimité. Ce système a duré vingt-cinq ans. À l'unanimité les États ont refusé la grande zone de libre-échange, accéléré le calendrier de l'Union Douanière et adopté la politique agricole commune.
La Commission, d'empiètement en usurpation, a tenté de subvertir l'ordre institutionnel du Traité. Mais les États l'ont remise à sa place avec ce qu'on a appelé le "compromis de Luxembourg". Neuf ans plus tard, l'institution du Conseil Européen, placé au sommet de la pyramide des Institutions, est venue confirmer la volonté des États de garder la maîtrise de leur création.
Si on devait ajouter foi à ce que disent les ennemis de la souveraineté nationale, il faudrait imaginer que cette période a été frappée de blocages permanents et marquée de stérilité absolue. Or il n’en a rien été.
C'est cette Europe des souverainistes qui fut l'âge d'or de la construction européenne. Elle n’était donc pas une collection d'États recroquevillés sur eux-mêmes, se regardant en ennemis.
Selon ses adversaires, l’Europe des souverainistes a peut-être correspondu à un stade inévitable de la construction européenne, mais il faut passer désormais à un autre niveau où elle n'a plus sa raison d’être. Il faut choisir entre le progrès de l'Europe et le maintien des souverainetés nationales.
On a accusé la France de se replier sur elle-même. Alors que c’est l’Europe des souverainetés qui a multiplié les échanges commerciaux et créé le Marché Commun. Pourquoi les souverainistes reviendraient-ils là-dessus pour le contester? Pourquoi la France, si ouverte au commerce mondial, se couperait-elle des échanges européens? Alors que ce sont précisément les souverainistes qui sont maintenant les derniers défenseurs du Marché commun et de la préférence européenne.
Autre reproche, plus grave s'il était fondé, fait aux souverainistes : en bloquant les progrès de l'Europe, les souverainistes compromettraient les bases de la paix et de la sécurité de notre continent. C’est faux: c’est là confondre la cause et la conséquence, car la construction européenne n'est pas la cause de la paix en Europe, mais sa conséquence. Ce qui a garanti le continent européen du danger soviétique, c'est l'alliance américaine et la bombe atomique. L'Europe s'est faite sous la protection du NATO. Quant à la réconciliation franco-allemande, elle a été la condition absolue de la construction européenne bien avant d'en recevoir les effets bénéfiques.
Réguler, pacifier, civiliser la mondialisation, voilà ce que devrait être la grande ambition de l’Europe des souverainistes. Au lieu de mondialiser l'Europe, elle viserait à européaniser la mondialisation. Sans négliger de se protéger de ses excès, elle veillerait à les corriger.


Note: la bibliographie du sujet étant trop abondante, nous nous bornons à renvoyer, d’une manière générale, à l’ouvrage en 3 vol. de SEEBACHER et COMPAGNON, L’esprit de l’Europe, qui comporte des études historiques et sur l’histoire des idées. Ce livre existe en traduction roumaine. Voir aussi sur la Toile dans les Archives de Vox Latina le fil adéquat.
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