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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 16:57

Honte et certitude.


Tout le monde se doutait que notre Président  élu par défaut face à l’insondable vacuité de sa concurrente, était l’homme des anglo-saxons. Ils l’avaient encensé et soutenu d’une manière très peu discrète en regard de leur empressement. 

Notre président fraichement élu  avait passé ses premières vacances aux USA, proche de la résidence d’un Bush totalement déconsidéré dans le monde et principalement dans son pays. Tout le monde avait supputé qu’il était là pour prendre les ordres, on n’avait pas de preuves bien sure juste une supputation.

Pourtant on l’avait entendu, hallucinés, louer « l’Amérique » dans un discours d’une incroyable puérilité ou se mélangeait cinéma et réalité virtuelle.

Le monde l’appelait  "l’américain" par dérision pour illustrer son intérêt et sa soumission pour un pays qui n'est pas le sien et fort différent du notre. Le monde généralement bien informé avait entendu parler de ses liaisons organiques, lui et ses plus proches amis avec Israël (récompensés par la Légion d'Honneur quand même),  au point d’avoir par le passé inquiété la DST.  Entendu parlé ça et là, sans preuves bien entendu, juste des bruits de couloirs distillés par ses meilleurs ennemis.

On n'avait que des doutes évidemment,  que des doutes fondés sur rien de concret.

Mais là maintenant, désolé, ce Monsieur s’acharne avec la plus grande des constances à démontrer que ce doute n’est plus permis.

Au parlement britannique et sans en avoir référé le parlement français, il annonce son intention d’utiliser l’armée française pour aller secourir ses amis en difficulté dans la guerre coloniale qu’ils mènent en Afghanistan.

Ce Monsieur montre au monde qu’il est fort reconnaissant du soutient qu’il a pu bénéficier durant sa campagne. Pourtant les autorités militaires françaises parfaitement au fait de la réalité du bourbier afghan, dans lequel sont déjà tombés britanniques et soviétiques ont prévenus.  

Le Canard enchaîné de la semaine dernière rapporte que le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des Armées françaises, n’a pas mâché ses mots sur le danger que représenterait l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan.

« Comme je le répète depuis un moment », a-t-il déclaré, « l’Afghanistan devient un merdier ingérable. Et nous n’avons aucun intérêt à nous y impliquer davantage. »

Aujourd’hui il y a certitude, l’anti France a bien pris le pouvoir.

Honte à nous!

 

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 18:06

  L'anti France

 

 

 


 


 

 







J’ai montré dans l’article précédent, "La France", comment et pourquoi notre pays était devenu une idéologie politique, comment ses lois étaient le reflet de siècles de luttes émancipatrices contre la tyrannie. La France étant une idée bien précise et parfaitement descriptible a généré, depuis qu’elle existe comme telle c'est-à-dire depuis le 14 juillet 1789 maint réactions d’hostilité de l’extérieur comme à l’intérieur.

Bien évidemment toutes idées conservatrices, réactionnaires, théocratiques, communautaristes, despotiques, tyranniques ne peuvent que s’opposer à La France. Ceux qui portent ces idées ne peuvent pas  aimer La France révolutionnaire, républicaine et laïque. La France si elle a beaucoup d’amis a malheureusement  beaucoup d’ennemis.  Dés les débuts de la Révolution Française, une partie des privilégiés de l’ancien régime émigrèrent et s’engagèrent dans des armées étrangères pour combattre le peuple français. De ce temps est née une tradition d’individus nés en France et haïssant leur pays au point de venir le combattre les armes à la main. Il y eut les émigrés de Coblence pendant la révolution, puis ceux qui s’allièrent aux prussiens pour combattre les parisiens insurgés, puis ceux qui collaborèrent avec le Nazisme et finirent par combattre sous son uniforme.  

L’anti France possède de solides traditions dans notre pays.

 

Si la France a toujours généré des ennemis de l’intérieur elle fut, du fait de ses valeurs idéologiques soutenue et défendue par un grand nombre d’étrangers. La révolution  française, avant qu’elle ne soit dévoyée par Napoléon souleva l’enthousiasme des peuples d’Europe et les armées de la Convention furent souvent accueillies  en libérateur. La convention accueillie des étrangers, américains notamment, des italiens des chemises rouges de Garibaldi vinrent soutenir les parisiens insurgés en 1871. Durant tout le 19ème siècle la Révolution française fut prise en exemple par les peuples d’Europe désirant se débarrasser des tyrans.

Des étrangers morts pour la France

 

Plus prêt  de nous la résistance au nazisme organisa beaucoup de non français, notamment dans les FTP MOI ou par exemple le bataillon de juifs polonais  pris le nom de Carmagnole en référence à la révolution française, un allemand Gherard  Leo dirigea un maquis FTP en Savoie et ce sont les FTP allemands qui libérèrent la ville de Montauban et puis tout le monde se souvient de l’affiche rouge.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Haine de la République, haine de la France!

Officier  "français" arborant Francique et Croix de Fer                                                                                                               fusillé!

 

Cette haine de la France ne suscite pas toujours des combattants armés qui viennent jusque dans nos bras avec de féroces soldats, ces combattants armés finissent toujours par être repoussés et les traitres ont toujours terminé leur trajectoire, dans les poubelles de l’Histoire, avec ou sans douze balles dans la peau,  cela ne crée pas des vocations.

 Cette haine politique de la France quémandant  sournoisement l’aide de l’étranger,  s’exprime dans la contestation politique de ses valeurs et affiche ostensiblement et sans honte son admiration pour l’anglo-saxon.  Ainsi nombreux sont ses adversaires de l’intérieur haïssant la république c'est-à-dire la souveraineté du peuple pour vouloir la remplacer par celle d’un despote, nombreux sont ceux qui aimeraient remettre en cause les lois de 1905 et que notre pays redevienne « La fille ainée de l’Eglise», nombreux sont ceux qui aimeraient séparer les français en communautés ennemies, nombreux sont ceux qui aimeraient séparer la France et les Français en minis états croupions de puissances tutélaires et redécouper ce que l’Histoire a façonné,  effaçant par la même le fait que la France est une idée et non un découpage de frontière, très nombreux sont ceux qui sous prétexte d’ « Europe » aimeraient diluer la France jusqu'à l’étouffement dans un conglomérats de Nations divers et souvent assujetties.

Les ennemis de la France de l’extérieure comme de l’intérieur ne cessent d’inventer des solutions pour en finir avec la Gueuse.


 Présidentialisme, abandon de la république par la fusion du législatif à l’exécutif, séparatisme, communautarisme, abandon de souveraineté dans l’OTAN, soumission à l’impérialisme anglo-saxon, intégration européenne, abandon de la politique étrangère de la France et ternissement de son image. Telles sont les avanies qui accablent la France assaillie de concert par l’ennemi de l’extérieur comme de l’intérieur.  Préserver la France a toujours été  un combat de tous les instants. Que la vigilance s’assoupisse et l’ennemi repart à l’assaut tant la France est haï par l’impérialisme et  l’ennemie irréductible de la tyrannie. Fort heureusement jusque il y a peu des forces politiques de droite comme de gauche veillaient sur la France et son indépendance, malheureusement ces forces politiques traditionnelles ont disparues ou sont en voie de disparitions, Radicaux, Communistes, Gaullistes veillaient jalousement sur l’œuvre façonnée par des siècles de combat. 

Tristes exemples :

Le peuple français a dit Non par référendum au projet de constitution européenne et bien ce projet fut adopté quand même par les politiciens.

Le général De Gaulle pensait à juste titre que la France, intégrée dans le commandement militaire de l’OTAN, était une atteinte à sa souveraineté, et bien notre actuel président élu par défaut avait promis à ses amis US de l’y réintégrer il fait beaucoup d’efforts pour y parvenir.

Jacques Chirac et Michelle Alliot-Marie avaient pensés à juste titre que la place des troupes française n’était pas en Afghanistan à s’embourber dans une nouvelle guerre coloniale anglo-saxonne, et bien contre l’avis de l’Etat Major de l’Armée Française il compte bien envoyer des soldats pour soutenir ses amis en difficultés (Il est bien reconnaissant !).

Et puis qui a dit ceci ?

"Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance."

Et puis, accueil en grande pompe du président d’Israël, rare état théocratique pratiquant le nettoyage ethnique et commettant les exactions les plus terribles sur les peuples de la région.

Et puis, modification en profondeur de la politique étrangère de la France jetant le trouble parmi les peuples et abaissant la France au rang de vassal des USA.

Aujourd’hui la conscience française est à l’abandon, l’ennemi de l’intérieur, le Parti de l’étranger comme l’appelait De Gaulle  a pris le pouvoir, une cinquième colonne s’est emparée de la France et tente rapidement de la détruire.

Français ils ne vous reste plus qu’à résistez pour que vive la France

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 16:52

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La France

Notre président de la République est-il soluble dans ce pays?

 




 

Pour le savoir essayons de définir ce qu’est la France.


La France est une entité politique, géographique, culturelle, linguistique, historique ?

Notre France, celle d’aujourd’hui, celle ou nous vivons, celle que nous ressentons,  la France de maintenant s’est fabriquée au cours de  son histoire. Cependant certains évènements ont été plus déterminants que d’autres  pour réaliser ce qu’elle est devenue. Bien évidemment plus on s’éloigne dans le temps  plus la France du passé devient  étrangère au Français de maintenant, notre France est récente.


Si nous ouvrons un livre d’Histoire de France,  nous voyons que cette  Histoire  débuterait  sous le règne de Clovis roi des Francs. Si un français contemporain  devait retourner à cette époque il  verrait un monde qui lui serait totalement étranger, il ne comprendrait pas la langue des gens, il se sentirait beaucoup plus proche d’un chinois contemporain que d’une personne vivant au 6ème siècle sur notre territoire actuel. Les Francs envahisseurs, tribu germanique, qui ont donné leur nom à la France parlaient  une langue tudesque (germanique) et   les autochtones d’alors parlaient un bas latin qui nous serait incompréhensible. Ont peut dire  de cette époque que  l’histoire du territoire qui sera la France n’était certainement pas d’Histoire de France.

Jusqu’au 12ème siècle il n’y avait pas de France au sens ou un état pouvait utiliser ce nom. Il y avait un roi des Francs (Rex Francorum) qui avait des vassaux possédant en toute propriété des territoires sur lesquels ils avaient une entière souveraineté.   Le roi des Francs régnait sur les Francs supposés descendants des tribus germaniques envahisseurs du 6ème siècle. Il n’était souverain que sur son propre territoire, fort petit et se limitant à l’Ile de France et l’orléanais. N’étaient considérés comme Francs que les hommes libres en fait les nobles, les autres, la masse du peuple n’avaient pas de statuts juridiques.

 


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C’est vers la fin du 12ème siècle que germa dans la tête du roi Philippe Auguste l’idée de construire un état et donc d’avoir des sujets «français». Ce n’est que son petit fils, Louis IX dit "Saint Louis", au début du 13ème siècle  qui prit le titre de "Rex Francium" c'est-à-dire roi de France. L’histoire de France ne commence réellement qu’à  ce moment, c'est-à-dire l’histoire d’un début  d’état  et d’un territoire s’appelant Francia, territoire fort différent d’ailleurs de notre territoire actuel.


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Le royaume, non plus des Francs mais devenu de France connu bien des vicissitudes. Il failli disparaitre pendant la guerre de cent ans au profit d’un royaume franco-anglais, ou le français eu été langue nationale et ayant Paris pour capitale. C’est ce qui put arriver si le roi Charles VII dit « Le bien servi » n’avait eut de vaillants capitaines qui après Jeanne d’Arc,  le Batard d’Orléans,  Arthur de Bretagne duc de Richemont et surtout les frères Bureau qui organisèrent l’artillerie française, finirent par bouter « l’anglois » hors de France.  La langue anglaise se dissocia de la langue française et naquit chez les gens de France un sentiment d’appartenir à un même peuple, le peuple français, il en fut de même pour les anglais vaincus.

Puis le territoire s’agrandit surtout au détriment de l’empire germanique.  Initialement la Francia Occidentalis issue du traité de Verdun de 843 partageant l’empire de Charlemagne s’étendait à l’ouest d’une ligne tracée par les fleuves et rivières Escaut, Meuse, Saône et Rhône.    A l’Est était l’Empire.  La France perdit la Flandre maritime et ses bonnes villes de Bruges et de Gand, perdit les iles normandes,  mais gagna des territoires à l'est, au-delà de ceux du  traité de Verdun jusqu’aux frontières actuelles. D’anciennes communautés  possédant langues et histoires communes furent coupées définitivement par deux états différents comme au nord, la Flandre et le Hainaut, au sud la Catalogne et le Pays Basque.   Les dernières acquisitions territoriales, la Savoie et le comté de Nice  furent annexées en 1860 sous le règne de Napoléon III.  Ainsi le glorieux Garibaldi père de la Nation Italienne était natif de Nice. Des français nous quittèrent  et d’autres peuples devinrent français, de plus ou moins bonne grâce. Enfin de la colonisation ils nous restent quelques confettis de part le monde ou les habitants sont français autant que les parisiens. L’amérindien de la forêt amazonienne habitant le département français de Guyane est français comme je le suis.
Parler d’Histoire commune pour définir une nation est bien une vaste imposture, les français ont de multiples histoires et ont parlé jusque il y a très peu de temps (100 ans) plusieurs centaines de langues différentes, parler de culture commune pour définir une nation est également une vaste imposture.   

Je n'évoque évidemment pas de race française ni même d’ethnie française tant ces qualifications sont éloignées de ce qui est commun aux français de toutes origines.


Alors comment définir et caractériser notre patrie et  la différencier de celle des nations voisines.

 

La France c’est quoi ?

La France est une communauté politique partageant un corpus légal commun.  Etre français c’est démontrer légalement son appartenance à la communauté politique française, être soumis aux lois de cette communauté politique française et en avoir les droits. Le corpus régissant la loi française est récent la France est récente !

La France ce sont des lois comme le démontra Montesquieu mais également une idéologie sans laquelle ces lois n’auraient pu avoir été élaboré et sans laquelle elles ne pourraient être respectées.


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Je ne t'abandonnerai jamais par Le Journal de Personne

 

 

La France c’est une idéologie ! 


Quelle est cette idéologie ayant forgé ces lois.

Cette idéologie a été forgée  au cours de luttes incessantes entreprises par  les peuples de France afin de se libérer, de s’émanciper de contraintes qui les accablaient.

Les  lutte pour conquérir la liberté et acquérir la souveraineté sont les éléments les plus  marquants ayant forgé la nation française.

Les communes, le bien commun prodrome de la République française.

Les peuples qui firent la France prirent l’habitude très tôt de contester la tyrannie. Dés le 11ème siècle un mouvement de fond traversa l’Europe occidentale et bien entendu le territoire qui deviendra la France, ce fut le mouvement communal. Ce mouvement communal revendiqua des franchises, c'est-à-dire des libertés aux titulaires du droit de ban (droit de punir et de contraindre). Ce ban était possédé  par des seigneurs ecclésiastiques ou laïcs. C’est dans les villes et les bourgs  ou le plus souvent régnait un évêque que ce mouvement qui dura jusqu’au 14ème siècle fut le plus spectaculaire. A partir du 15ème siècle le mouvement communal déclina pour disparaitre à la « Renaissance ».  « Commune ! »  fut pendant longtemps le mot d’ordre des soumis et la terreur des puissants.  Cette organisation et ce terme fut tellement prégnant, qu’il fut repris à la Révolution de 1789 pour qualifier l’organisation révolutionnaire des parisiens.  Au sein des communes le peuple apprit à s’organiser à voter des lois communales, à prendre en charge son destin quand la ville était assiégée, à organiser des milices, souvent efficaces comme les milices flamandes qui battirent l’armée royale à la bataille de Courtrai en 1302.  Le dauphin, futur Charles V contraint de porter le bonnet rouge et bleu des parisiens insurgés en 1358, ceci rappel  l’obligation faite à Louis XVI  quatre siècles plus tard de porter le bonnet rouge cette fois des révolutionnaires au cours de la fête de la fédération de 1790.
Les paysans ne furent pas en reste de nombreuses révoltes paysannes émaillèrent le passé du territoire qui deviendra la France. Le terme de dragonnades resté dans le langage évoquant  une violente répression militaire nous vient du règne de Louis XIV quand les habitants de Franche-Comté  rechignaient à accepter le pouvoir du roi de France et durent subir une rude répression. Ou bien comme les camisards, protestants révoltés des Cévennes qui mirent en échec  ces fameux Dragons de triste mémoire et l’armée royale.


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En 1789 après avoir pris la Bastille symbole de la tyrannie, le peuple français accueilli avec enthousiasme la déclaration des Droit de L’Homme qui affirmait  en préambule, « Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Au moment ou les peuples de France coalisés en Nation s’émancipaient pour fonder la 1ère République beaucoup furent parmi la noblesse, ceux qui allèrent chercher de l’aide à l’étranger, qui s’établir à Coblence en Allemagne et s’engagèrent dans des armées d’invasions  venant combattre le peuple français.  Les citoyens français appelèrent aux armes  et l’un de ces chants de guerre devint notre hymne national.  

C'est ainsi que la lutte armée contre l’envahisseur étranger, pour l’indépendance nationale  fut comprise comme faisant partie de la lutte pour la démocratie car il ne peut y avoir de démocratie sans indépendance c'est-à-dire sans souveraineté du peuple français sur la France.

Tous les symboles représentant la France sont des symboles révolutionnaires,  de combat pour la Liberté,  l'Egalité , la Fraternité.  Cette symbolique pourrait être qualifiée aujourd'hui d'extrême gauche.

undefinedAux armes les citoyens !


Cette tradition du peuple français prenant  les armes fut reprise en 1940 quand d’autres privilégiés de cette époque disaient préférer Hitler au Front Populaire et collaborèrent avec les Nazis allemands. Ce combat pour la souveraineté marqua  durablement notre Nation.  Le Général de Gaulle qui avec Jean Moulin pu fédérer la France résistante et  permi d’appliquer le programme progressiste du Conseil National de la Résistance.

undefinedJean Moulin
Icone de France


Le Général de Gaulle chassa l’OTAN hors de France en 1966 et mis un temps notre pays à l’abri des ingérences anglo-saxonnes.  Le Général de Gaulle développa une politique étrangère autonome à l’écart de l’influence des deux grands se livrant une guerre froide sans merci. La France fut durant cette période un des rares pays du monde réellement indépendant et connu un essor sans précédent elle acquit également le respect  et l’écoute du monde.


La France devint le symbole de la souveraineté des peuples. 

Encore récemment, le discours de Dominique de Villepin à l’ONU chaudement applaudi par toutes les nations résonne encore comme un appel pour la souveraineté de chaque peuple  contre l’Empire cherchant à dominer le monde.


La France reste pour le monde le symbole de la liberté contre les empires tyranniques.

 
Mais la France reste surtout le symbole de la laïcité, son invention.

La France eut à souffrir au cours de son histoire de l’emprise des religions. Le 16ème siècle fut a cet égare particulièrement sanglant et terrifiant. Tout le monde connait le massacre de la Saint Barthélémy mais sans doute oublie les centaines de massacres locaux perpétrés par les Protestants contre les Catholiques et les Catholiques contre les Protestants. Une guerre sans fin qui laissa notre pays exsangue. La proclamation de l’Edit de Nantes par le roi Henri IV le 13 avril 1598 mis provisoirement un terme à ces luttes fratricides mais celles-ci reprirent à sa révocation par Louis XIV le 18 octobre 1685. Ce fut le temps des dragonnades.  Les guerres de religion et les persécutions religieuse la France dut largement subir ce fléau.


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La France républicaine du 19ème siècle réfléchit longuement à ce que devait être une République véritable.  Elle devait assurer à chaque citoyen un espace publique qui n’était que la loi, identique pour tous. Elle devait assurer  également à chaque citoyen un espace privé ou il pouvait avoir la liberté de conscience. Ceci ne pouvait être permis qu’en séparant l’Etat français de toutes religions, chaque citoyen pouvant s’adonner, en privé à la croyance de son choix sans craindre la persécution.

Cette forme supérieure d’Etat représente une mutation qualitative dans l’organisation des nations. Elle découple l’état des idéologies, elle permet d’associer  en une seule et unique Nations tous peuples, toutes ethnies, toutes religions toutes croyances et ce quelque soit le lieu ou vit le citoyen, dans l’hexagone ou dans la forêt amazonienne.

La France rejette tous les communautarismes elle ne reconnait que ses citoyens libres et égaux en droits, musulmans,  animistes, israélites, catholiques, athées  et que sais je encore.

La France est un exemple pour le monde car son idéologie républicaine et laïque devrait permettre à la communauté des Nations de vivre dans l’harmonie.

La France n’est donc pas neutre, la France représente bien un parti pris politique fort pesant sur chaque français et issu de son histoire.

Jusqu'à présent chaque gouvernement de la France, de droite comme de gauche respecta ce parti pris. Une exception cependant, le gouvernement collaborationniste de Vichy qui de 1940 à 1944 abolit la République pour restaurer l’Etat français et soumettre les ex citoyens au joug de l’étranger et des profiteurs. Ceci ne put durer que quatre ans et la République put être de nouveau fondée avec  ceux qui de droite comme de gauche y étaient profondément attachés car être patriote en France c’est aimer la République, c'est-à-dire la Liberté de conscience et  la Souveraineté du peuple.
Des hommes de droite comme  Charles de Gaulle ou Leclerc de Hauteclocque, néanmoins patriotes se coulèrent dans  une France républicaine modelée par des années de révoltes, rebellions, luttes sociales réputées de gauche

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Ces hommes de guerre, hommes de droite  aimèrent la France, ils la prirent, la chérirent la défendirent comme elle était et la rendirent à son peuple. undefined

Alors notre président qui fait réintégré   notre pays dans le commandement de l’OTAN c'est-à-dire soumettre la France aux intérêts de l’étranger  anglo-saxon, qui n’en finit plus de critiquer la loi de laïcité de 1905, qui est un ami et un soutient sans faille du colonialisme théocratique israélien, qui est un laudateur sans retenue de l’impérialisme US dont le Générale de Gaulle avait su nous préserver. 


undefinedDes traditions solides de résistance!


Ce président de droite comme l’était De Gaulle, de droite comme l’était Leclerc de Hauteclocque, de droite comme Jacques Chirac ou Dominique de Villepin est il soluble comme ces derniers dans la France, comme un sucre dans un café chaud.

Il semblerait que cela ne soit qu’un caillou que la France rejettera  très vite.

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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 18:48

La Science

ou,
notre existence a-t-elle un sens ?

 

 

Laboratoires_Arkopharma_-_Laboratoire_R-D_-_Chromatographie.JPG

 

Le mot Science a pour définition : «Connaissance théorique» cependant, ce qu’est aujourd’hui et réellement La Science porte à confusion. Une connaissance théorique peut être considérée valide par certains et non par d’autres, qui pourraient la qualifier de mythique. Par exemple l’astrologie est considérée comme science par nombre de gens et mystification par d’autres. Il en va de même pour beaucoup d’arts divinatoires.
Les paradoxes de la mécanique quantique et les récentes découvertes en cosmologie ont donné lieu à un foisonnement de théories ou pour certains Dieu devrait être réintroduit dans le corpus des connaissances scientifiques (« Notre existence a-t-elle un sens» Jean Staune,  Presses de La Renaissance).
Pourtant la Science produite par La Recherche Scientifique institutionnelle présente une caractéristique précise reconnue par tous ses acteurs, quelque soient leurs conceptions du monde et le sens qu’ils pourraient donner ou non à ce monde.

Qu'est ce que la science aujourd'hui?
La Science est une méthode générale ayant pour but, qu’une méthode particulière nouvellement expérimentée puisse être validée socialement.

Toute connaissance sur le monde est une méthode. Harold Garfinkel fondateur de l’ethnométhodologie a démontré que toute découverte scientifique est égale à la méthode permettant cette découverte. Comme pour le théorème de Lebensfelt dit paire de Lebensfelt (un théorème est égal à sa démonstration). La mise en évidence d’une galaxie par un astronome revient à la méthode permettant cette mise en évidence, il en est de même pour un virus, une molécule ou n’importe quoi d’autre.

La science est donc une méthode devant être admise socialement par la communauté des hommes et notamment par ses différents «villages» ne partageant pas les mêmes conceptions du monde. On parle donc de méthode scientifique pour qualifier la Science.

Pour être acceptée par la communauté des hommes comme telle, il est convenu par tous que la science est fondée sur l’expérimentation et la reproductibilité. N’est science que ce qui est expérimental et reproductible c’est ainsi que la communauté humaine l’accepte.

Cependant, la reproduction de l’expérience n’est valide que dans le cadre de cette expérience, c'est-à-dire de l’ensemble formé par le matériel utilisé et la méthode utilisant ce matériel, ensemble dans lequel il est possible de verser le but rechercher, par exemple pour des astronomes, une galaxie. On peut également appeler cet ensemble rationalité. La Science ne peut donc donner que des résultats locaux inscrits dans le cadre local de l’expérience ainsi on peut parler de rationalité locale, (celle des astronomes par exemple).

Donc pour devenir Science la méthode (ou l’expérience) doit être validée par la communauté des hommes. A cet effet cette méthode expérimentale candidate  doit être reproduite, d’abord par son expérimentateur initial qui expose sa méthode et cette reproduction, dans une publication scientifique  mais ensuite par d’autres reproduisant la même méthode décrite. Par la suite cette méthode est validée socialement au cours de congrès scientifiques ou tous les expérimentateurs d’un groupe de méthodes donné (village) par exemple des astronomes, ou des physiciens, conviennent socialement de la reproductibilité de la méthode envisagée, reproductibilité humainement admissible par tous. Il n’y a aucun absolu dans la reproductibilité par contre dans La Science l’incertitude de la reproductibilité doit figurer dans les résultats, à chacun d’apprécier par la suite si ces résultats peuvent être validés ou non.

La validation d’une méthode ne peut donc être que sociale, c'est-à-dire que les règles régissant cette validation sont humaines et par force soumises à la conception du monde de ceux qui procèdent à cette validation.  Bien que les scientifiques s’efforcent à la neutralité idéologique et  à l’indifférence quand aux résultats et leur validation, une validation sociale peut avoir des éléments arbitraires dus au contexte.

Une théorie scientifique peut être tirée d’un ensemble de méthodes reproductibles validées  afin de satisfaire l’esprit humain avide de compréhension générale du monde. Une théorie scientifique est donc une construction intellectuelle humaine, une idéologie, montée à partir de ces méthodes.

Cependant chaque théorie scientifique est liée à son contexte expérimental dont nous avons vu qu’il n’était que local et non universel. Chaque théorie scientifique est liée à la capacité de conceptualisation de ses auteurs, conceptualisation intimement liée à leur culture, à leur capacité c'est-à-dire à leurs connaissances sociales passées. Chaque théorie scientifique est un message devant être compris par d’autres et susceptible d’être validé par d’autres humains n’appartenant pas forcément à la communauté des auteurs. Aucune théorie scientifique ne peut acquérir le statut d’universalité car indéfectiblement  liée au cerveau humain et à ses capacités de conceptualisation, forcément limitées. Une théorie scientifique actuelle n’est qu’actuelle devant être crue  dans un contexte actuel

Pour les occidentaux, la croyance prend deux sens et brouille les esprits. En effet, croire peut être pris dans le sens sémantique original, d’admettre pour vrai, ce qui implique une démonstration ou bien dans le sens religieux chrétien d’avoir foi en Dieu qui n’implique aucune démonstration.

Pourtant une théorie produite par la science doit être crue pour faire son office et donc être croyable cette nouvelle théorie ne peut donc être que fortement liée à ce qui est déjà socialement cru que cela soit religieux ou non, ce qui rajoute à l’aspect local et passager de toutes théories scientifiques.

 Malheureusement un piège guette la science devant être crue par les hommes, c’est celui du dogmatisme et par conséquent de l’immobilisme conservatoire. Pour échapper à ce piège il n’y a qu’une voie : Le Doute. Le doute est le contraire sémantique de croyance. Si croire est admettre pour vrai le Doute est non pas d’admettre pour faux ce qui reviendrait à croire mais  est admettre pour incertain et en conséquence déclenche chez l’homme qui a horreur des incertitudes une recherche du vrai ou du faux afin de lever ce doute.

Le doute est le moteur de la Science,
(lire maintenant "La Foi, la Raison et le Doute").
Chaque théorie scientifique, construction humaine du moment est par force douteuse et requiert un complément de recherche pour lever ce doute. La science avance donc ainsi d’incertitudes en incertitudes, de supputations en supputations. Chaque découverte pose un problème nouveau.  La science est donc abonnée à l’incertitude (Voir Pensée Prigogine) et le scientifique par habitude intègre parfaitement cette « non connaissance ».

Pourtant, de tous temps les hommes angoissés par la « non connaissance » ont placé une force supérieure et transcendantale en lieu et place de chaque méconnaissance, pour beaucoup il s’agit de Dieu, Dieu placé comme un Joker faisant office de non savoir. Forcément la place du Dieu démiurge recule quand la science avance mais forcément il est toujours là pour calmer cette angoisse d’une nouvelle « non connaissance » en place de la précédente. Dieu a donc encore de beaux jours à vivre, d’autant plus qu’il semble apparaitre une limite infranchissable dans la connaissance de l’Univers : « Qu’y avait-il avant le fameux Big Bang ? ».

Il est fort probable que nul homme ne le saura jamais en terme de connaissances scientifiques et il est fort probable que les déistes trouvent là maints arguments pour leur théorie mais cela ne sera jamais de La Science

 En effet, la Science ne prétend nullement expliquer le monde, ne prétend offrir aucune conception du monde, ne prétend pas à l’universalité encore moins à la transcendance. La science est neutre et qualifiable de laïque dans le sens ou toutes idéologies, toutes religions, toutes conceptions du monde puissent la reconnaître et s’y référer.

Poser la question si notre existence a un sens ne peut donc être une question posée par La Science.     

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 19:00

Utopie

 


 


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Utopia de Thomas Moore

 

 

On entend, dans certains milieux de la gauche française, parler d’utopie à propos de projets de société concoctés par ces milieux, projets vus certainement comme lointains mais néanmoins présentés comme buts réalistes. Par exemple une société sans argent, sans entreprises, une société communiste etc.


Quand est-il de l’utopie ?


Le mot "utopie" est la francisation par Rabelais (1532) du latin moderne « utopia » signifiant pays imaginaire, il est formé à partir du grec ayant pour signification littérale : « en aucun lieu ». Ce terme au début d’usage littéraire pour « pays imaginaire ou un gouvernement idéal qui règne sur un peuple heureux » devient d’usage politique au 17ème siècle mais en venant de l’anglais «utopia» tiré également du latin pour « plan d’un gouvernement imaginaire ».  Ce terme prend son acception moderne au 19ème siècle pour « vues politique et social qui ne tient pas compte des réalités », ou (1851) « conception irréalisable, chimère ».  (D’après Alain Rey in «  Dictionnaire Historique de la Langue Française »).


Comme toujours les mots utilisés en politique prennent l’usage de  significations ayant glissé de l’originale, ils sont employés et compris dans des cercles restreints, ici la gauche. Comme toujours, quand il s’agit de débattre avec divers villages politiques, il faut tout d’abord comprendre le sens des mots en usage dans ces dits villages.


En corolaire les débats entre villages politiques différents s’apparentent  le plus souvent à des  dialogues de sourds ou ne restent plus que les noms d’oiseaux bien compris  par chacun.  C’est ainsi et qu'en exemple les mots « communismes, socialisme, libéralisme » et bien d’autres en usage politique possèdent maintenant un grand nombre d’acceptions différentes et contradictoires.  


Par exemple,  je me situe politiquement comme « libérale, républicain de gauche » ce qui pour moi est parfaitement claire et logique mais ne l’est pas pour la gauche d’aujourd’hui qui a choisi de combattre les idées libérales. Pourtant, pour les anglo-saxons qui ont inventé le langage politique, être libéral et de gauche signifie bien la même chose.


Je pourrais également, en relisant le « Manifeste Communiste » de Karl Marx et Friedriech Engels, fustigeant l’état et le salariat le qualifier tout à fait logiquement de « libéral communiste », mais nos étatistes de gauche d’aujourd’hui  en deviendraient blêmes de colère et d’incompréhension.

Le mot utopie pourtant avait bien au 19ème siècle la signification de projet de société irréaliste et irréalisable. Engels, compagnons et vulgarisateur de la pensée de Karl Marx a écrit en 1880  le livre fameux pour les marxistes: « Socialisme Utopique & Socialisme Scientifique ».

 

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Proudhon et Engels

 

Ce livre fustige les utopies socialistes de Proudhon et de Saint Simon en qualifiant les organisations en phalanstères qu’ils préconisaient à l’époque d’irréalisables donc d’utopiques. En contre partie il défendait une conception du socialisme pour lui, scientifique, non utopique car prenant en compte les analyses de Marx sur la structure de la société capitaliste et la nécessité pour les socialistes de conquérir le pouvoir de l’état et ce afin de pouvoir  construire et de finalement imposer le socialisme (propriété sociale des moyens de production et d’échange).


S’agissait-il pourtant également d’une utopie? L’échec du socialisme réel bâtit grâce aux analyses « scientifiques » de Marx, Engels puis Lénine démontre que s’en était bien une, irréalisable car tenté et finalement irréalisé.

Ceci nous enseigne que l’utopie vue comme projet social irréalisable (signification du Robert) est bien le projet de l’autre. Il en est de l’utopie comme des mythes ou des idéologies, sont ainsi qualifiés  ceux des autres et non les siens propres que l’on pense forcément réalisables.

 

Engels a vu dans les projets proudhoniens une utopie, mais a qualifié la sienne de scientifique alors que les deux étaient toutes aussi utopiques.


Revenons à la gauche française qui prend aujourd’hui le risque de qualifier certains de ses projets d’utopie c'est-à-dire au sens étymologique irréalisables, on peut s’amuser de la fantaisie du propos consistant, pour des hommes politiques à monter des projets volontairement irréalistes,  mais aussi pardonner certainement l’erreur sémantique, reprendre le propos et requalifier l’utopie proposée en projet de société jugé forcément réaliste par leurs auteurs, (donc certainement pas une utopie). En effet je ne vois pas bien l’intérêt pour un groupe politique de faire des propositions jugées par lui même déjà irréalisables (mais on ne sait jamais, il y a bien des choses étonnantes à gauche mais là s’arrêterait le débat).


 Qu'en est-il des projets de société bâtis « ex nihilo » tel celui du « socialisme scientifique » cher à Engels et Lénine (Pour Marx il est difficile de savoir ce qu’il voulait vraiment, le « Manifeste Communiste» de 1848 étant en totale contradiction avec le « socialisme scientifique » proposé plus tard mais Marx est mort prématurément).


En quelque sorte est-il possible d’imposer à la société des hommes à un moment donné des projets de société réfléchis, bâtis et finis, concoctés forcément dans le passé, (déjà le temps nécessaire à les bâtir ajouté au délai nécessaire à leur imposition). Pour répondre à la question il convient d’observer l’évolution sociale du monde et de voir si cette évolution est prévisible car si on peut imposer l’avenir on peut forcément le prévoir, prévoir ce que l’on va imposer.


Force est de constater la très faible performance des prévisionnistes. La fin de L’URSS et du socialisme réel, l’explosion économique de la Chine et l’entrée des USA dans une profonde et durable crise systémique furent non prévues. Il y a seulement 20 ans très peu auraient pu prévoir ces évènements pourtant extrêmement marquants de la fin du 20ème siècle et du début du 21ème donc le dessein politique a peu fonctionné ces 20 dernières années.


Cependant on est en droit de penser que si l’on possède le pouvoir de l'état il est possible d’imposer ses vues à l’instar des bolchéviks dans la Russie de 1917, on a vu que cela peut  marcher un temps. En effet, en restreignant fortement les libertés de ceux qui subissent ce pouvoir il est possible d’imposer un modèle social car bien évidemment si un groupe d’homme a imaginé un modèle social qui semble lui plaire, ce n’est pas forcément celui qu’aurait imaginé les autres, il faut donc leur imposer. Il peut y avoir autant de modèles de société possibles que d’individus; si certains pensent amusant de supprimer l’argent, d’autres peuvent penser que l’argent dépensé pour ce que l’on désire est un espace de liberté individuel et, chercher à le gagner est un facteur d’initiative et aussi de liberté.

Pourtant aujourd’hui, y compris en possédant un pouvoir fort et impérialiste comme celui des USA, leur projet concocté dans les années 90, « Project for a New American Century » a peu de chance d’aboutir, même avec le 11 septembre, maintenant tout le monde pense y compris aux USA que ce siècle à plus de probabilité d’être chinois qu’étatsunien. A l’observation, l’ingénierie sociale semble peu ou pas du tout fonctionner, on n’impose pas d’utopies aux hommes, ni avec le pouvoir soviétique ni avec celui des USA.


Maintenant il pourrait se faire qu’un projet de société soit partagé par tous et qu’il ne soit pas nécessaire de l’imposer par la force. Bien évidemment ce projet réaliste perdrait d’emblé son caractère utopique et peut être même son caractère de projet, ce nouveau modèle social s’imposant par lui-même sans que l’on s’en aperçoive.  

Il est un fait que les grands bouleversements sociaux ne sont pas issus de desseins élaborés à l’avance : l’apparition de l’Etat dans le monde antique, la révolution féodale, la révolution industrielle, personne ne les ont imaginé à l’avance et sont apparus à la faveur de circonstances non étudiées les ayant rendus possibles.

Pour autant est-il pertinent d’avoir des projets de société, puisque ceux-ci ont peu, voir pas du tout de chance d’aboutir. Les projets de société des uns et des autres peuvent se débattre, trouver des conjonctions et voir même des compromis. Les hommes ont inventés un moyens pour cet exercice ce moyen s’appelle la république. En république le peuple est souverain et décide de son sort il le décide par compromis entre les divers intérêts, desseins et volontés. Ce compromis se matérialise par un contrat, un contrat social formulé par un corpus légal devant être respecté par tous. Ce contrat social, ce corpus légal forme l’intérêt général ou nul n’a besoin d’imposer sa propre utopie aux autres. Et puis le débat et la recherche de l’intérêt général permet à la société de fonctionner, de favoriser les initiatives, d’être dynamique et de se complexifier.

Le chaos social engendre le progrès toute société finie et prédéfinie est par force utopique dans le sens sémantique original, elle est soumise à l’entropie et donc à la mort.

Malheureusement la république véritable reste toujours une idée non encore accomplie, serait-elle utopique?

 

 

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 17:07

Croire ou douter,  telle est la question.

 

 

Un ami de longue date, que je respecte beaucoup par ailleurs, me dit retomber dans la Croyance à la lecture d’un article d’une revue s’intitulant scientifique, essayant de réfuter les argumentaires du film «Loose Change» mettant en doute la réalité de cette fameuse Croyance.

 

Quelle est cette Croyance, nouvelle religion globale. Elle prétend que les musulmans ont entrepris par leur faction la plus fondamentaliste (donc la plus musulmane) une guerre dite de civilisation contre « l’Occident » judéo-chrétien  et démocratique. L’agresseur taxé de fascisme vert (couleur de l’Islam) utilise l’arme abjecte du terrorisme et perpétue sans cesse massacres et assassinats par son bras armé intitulé dans les médias Al Quaïda. Cette guerre de civilisation mettant en confrontation prétendues démocraties contre prétendu fascisme, Islam contre Judéo Chrétienté aurait été déclaré par les horribles attentats du 11 septembre 2001 dont l’organisation serait attribuée à cette organisation mythique Al Quaïda  et son chef le non moins mythique Oussama Ben Laden.

A la suite de cette lâche agression, véritable Pearl Harbour, le monde libre guidé par « l’Amérique »  s’est lancé à corps perdu dans la guerre contre le terrorisme islamique, occupant tout d’abord l’Afghanistan ou des grottes sophistiquées abriteraient Al Quaïda et Ben Laden d’où ils lanceraient leur Fatwa et leurs Kamikaze contre le monde libre. Puis ne parvenant pas à traquer leur adversaire ici, ils sont allés le chercher plus loin, en Irak ou il aurait possédé des armes de destruction massive. En Irak en dépit de grandes certitudes initiales et 100 000 morts après aucune de ces armes ne fut trouvé pourquoi pas l’Iran maintenant. On peut remarquer l’inefficacité extrême des services de renseignement et des armées americano occidentales, plus de 6 ans après Ben Laden court toujours, il n’y a pas un mois sans qu’il ne soit cité comme l’auteur d’un acte terroriste et qu’il n’apparaisse dans les médias, en rajeunissant même. L’ennemi islamiste semble de plus en plus dangereux, inexpugnable à tel point qu’il fallut restreindre les libertés individuelles du monde de moins en moins libre. L’ombre d’Al Qaïda n’en finit plus de planer sur nos têtes apeurées réclamant la protection de l'Oncle Sam.

 

L’acte fondateur de cette guerre : le 11 septembre 2001.

De sombres arabes se seraient emparés de quatre avions de ligne en réussissant tous à passer des coupes moquettes dans leurs bagages à main. Coupes moquettes dont ils se seraient servis comme arme menaçante. Après s’être sommairement entraîné au pilotage et pris connaissance du fonctionnement des avions grâce à des manuels d’instruction en arabe et laissé pour preuve de leur perfidie un Coran dans une poubelle, ils auraient réussi d’audacieuses manœuvres de pilotage, voir improbables comme arriver à toucher le Pentagone au rez-de-chaussée sans endommager la pelouse devant, un exploit ! Puis les tours jumelles atteintes, s’effondrent comme château de carte à la vitesse de la chute libre. Au pentagone, nulle trace d’avion, il se serait évaporé avec titane et acier spécial, néanmoins on aurait pu identifier les corps grâce à leur ADN. On aurait quand même retrouvé le passeport d’un terroriste échappé du brasier. La tour 7 du WTC s’effondre toute seule, sans avoir été heurtée par quoi que ce soit. 

Tous ces évènements ne sont que des premières. Aucune tour, en plus deux, ne s’est jamais effondrée suite à un incendie, jamais un avion ne s’est évaporé après un crash et beaucoup d'autres choses.

Quelques heures après l’attentat tout était entendue, c’était Ben Laden et Al Quaïda qui des montagnes d’Afghanistan avaient organisé cette attaque. Enquête ultra rapide.

 

Pourtant il se trouve qu’il y a des gens qui ont cru ces balivernes, la foi du charbonnier chevillée au corps  et d’autres qui se sont mis à douter derechef pensant que cela faisait beaucoup d’éléments difficiles à croire.  Par la suite et rapidement, grâce au Réseau Voltaire un nombre impressionnant de détails sont apparus rendant la thèse officielle du complot islamique incroyable. Aujourd’hui des centaines d’experts en tous genres se sont penchés sur tous les aspects techniques de ces évènements, des centaines d’articles ont été écrits des dizaines de livres, quantité de films de démonstrations abordant les moindres détails et le moindre témoignage. Le 11 septembre 2001 après 6 ans,  ne cesse de produire analyses, commentaires, sondages d’opinions, prises de positions d'hommes politiques tant la version officielle est difficile à passer.   

 

Que reste t-il aujourd’hui ? Le monde s’est divisé en croyant  et septiques, combien de part et d’autres ? Déjà 42 % des étatsuniens pensent que la version officielle est douteuse. Le cœur de l’américano globalisme!

 

Alors comment peut-on croire l’incroyable. C’est dans cet aspect que ces évènements son remarquables, révolutionnaires même et changeront le monde bien plus surement que toutes autres révolutions passées.

Sous nos yeux effarés nous avons assisté à la fabrication d’une nouvelle idéologie d’état.

 

On peut remarquer tout d’abord l’implication sans failles de tout ce que le monde américano occidental compte comme autorités et corps constitués  pour tenter de valider la version officielle du complot islamique. Rien n’y a manqué, aucun média, aucun parti politique y compris le PCF et les gauchistes, aucune autorité morale, religieuse, scientifique philosophique. La science fut convoquée pour tenter tant bien que mal de justifier l’injustifiable. L’idéologie dominante, « superstructurelle » a mis cette fois le paquet, s’est engagé dans sa totalité sans possibilité de retour, a bâti une nouvelle religion globale en laquelle tous doivent croire sous peine d’excommunication social. On a même mis la «Shoa » dans la balance, suprême crime, suprême tabou en taxant de négationniste les agnostiques de cette nouvelle religion. Dernièrement, au cours d’une émission consacrée à l’assassinat présumé de l’ancien ministre Pierre Bérégovoy, un ancien enquêteur des RG fut traité d’affabulateur par le journaliste de service, chargé de la version officielle sous prétexte qu’il aurait participé à la rédaction du livre de Thierry Meyssan « L’effroyable Imposture » doutant de la version officielle sur les attentats du 11 septembre. Il s’agit donc bien là pour les tenants de la religion d’état de pourfendre les hérétiques incroyants, forcément menteurs en toutes choses car ne psalmodiant pas sempiternellement le nouveau crédo: Ben Laden = musulmans = terroristes.

      

L’enjeu est donc devenu de taille, que la vérité apparaisse et tout le système politique, idéologique, médiatique, morale de l’américano occident s’effondrera. La pseudo démocratie, le «droitdel’hommisme », le pseudo monde libre, s’enlisant dans le plus horrible complot de l’histoire de l’humanité promu et défendu par tout ce que ce monde compte comme autorités morales.

 

Alors comment cette effroyable imposture peut-elle encore tenir ? Simplement par la croyance religieuse. Il est absolument remarquable que toute argumentation technique sur l’infaisabilité de la version officielle n’a  d'impacte sur les « croyants ». Par exemple, ayant dépensé forces arguments techniques face à un journaliste de l’Humanité, il me fut répondu in fine que ce que je prétendais était forcément faux parce qu’Ils n’avaient pu faire ça ! Argument religieux s’il en est. Gérard Miller psychiatre saltimbanque des médias, prétendument de gauche, a insulté Thierry Meyssan dans un article retentissant du Nouvel Observateur en le traitant de négationniste tout en se vantant de ne pas avoir lu son livre et dire qu’il ne le lirait jamais, argument religieux s’il en est. Le responsable du bureau enquête accident de l’époque (je ne me souviens plus de son nom) a dit à la télévision que l’avion ayant percuté le Pentagone n’avait pu physiquement atteindre le point d’impacte cité dans la version officielle. Le journaliste l’interrogeant lui demande alors s’il soutient les doutes de Thierry Meyssan sur la version officielle il jure à ce moment que non et répond que si version officielle il y a, il ne peut qu’y souscrire. Tout une série de réactions aux doutes évoqués par le Réseau Voltaire sont du même style il suffit de lire la nombreuse littérature lui étant consacré.

 

Comment résister à cette nouvelle religion particulièrement nauséabonde? Par le doute bien sure, par le doute de l’honnête homme. Pierre Abélard formidable philosophe du 12ème siècle, précurseur de Descartes nous a dit :

« La première clef de la sagesse, c’est une interrogation continuelle, il n’est pas inutile de douter de chaque chose. En effet, qui doute conduit à chercher, qui cherche peut saisir la vérité », malheureusement il en paya déjà durement le prix.

Aujourd’hui nous est-il permis de douter ? Il semblerait que non. Pourtant en regardant ce qui s’est passé au Pentagone le 11 septembre 2001, si on fait abstraction de la version officielle on comprend très vite qu’il s’agit d’un missile de croisière doté d’une charge creuse.

-             Les réverbères intacts indiquant une envergure d’aéronef faible

-    La pelouse intacte indiquant une trajectoire parfaitement  horizontale à faible altitude

-             Un impacte très bas moins de deux mètres, l’altitude visible par la trainée des booster (Monstres).

-         Une trainée de booster de missile de croisière parfaitement visible

-         Une explosion d’explosif, remarquable par la couleur claire et le nuage de vapeur d’eau

-         Le percement de trois ailes de bâtiment avec un trou parfaitement circulaire, de faible diamètre, (plus faible que le diamètre d’un fuselage d’avion de transport).

-         Des débris caractéristiques d’un missile de croisière notamment son petit réacteur.

-         Des témoignages concordants indiquant un petit aéronef.

-         Le port de masque des sauveteurs en prévention d’aérosols d’uranium appauvri dont sont dotés ce genre de missile.

-         Les très faibles dégâts collatéraux, indiquant un percement et non un écrasement.

 

Si une version officielle n’avait pas été imposée, indubitablement le moindre observateur aurait conclu au missile. Alors pourquoi tous les enregistrements des caméras présentes à proximité ont-ils été confisqués le jour même, n’est ce pas pour ne pas montrer le missile?

Pourquoi aller mettre un énorme avion commercial ?

- Que personne n’a vu,

- dont il existe aucun débris (il se serait évaporé),

- et dont l’impact est totalement incompatible avec son envergure.

 

Manhattan,

-         Deux tours sont touchées par un avion, pourtant trois s’effondrent, une de trop.

-         Des avions sans hublots, sans marques commerciales, remarqués par les premiers commentateurs.

-         Une manœuvre de dernier instant ahurissante digne de pilotes très chevronnés

-         Pour la première fois au monde deux tours qui s’effondrent parfaitement verticalement suite à un incendie pourtant de faible intensité. Pas de chance les architectes ayant conçu ces tours sont remarquablement mauvais,

-         Effondrement à la vitesse de la chute libre,

-         Explosions parfaitement visibles à l’étage sous la destruction

-         Expulsion horizontale a près de 100 mètres de poutres de plus de 1 tonne

-         Témoignages des pompiers ayant entendu les explosions.

-         Débris très petits et forte présence de poussières comme après une destruction programmée.

 

La aussi, s’il n’y avait pas eu version officielle alambiquée tout le monde aurait conclu à une destruction de ces tours à l’explosif  

 

Franchement, est-il permis de douter de la version officielle, comme 42 % des étatsuniens ??

 

Maintenant l’objection du journaliste de l’Humanité est elle recevable «  Ils n’ont pas pu faire cela » et bien non, car il est prouvé qu’Ils avaient prévu en 1962 de faire quelque chose de similaire, c’était l’Opération Northwoods
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Northwoods

A l’époque Kennedy avait mis son véto à cette opération criminelle. Serait-ce la raison de son assassinat ?

 

Alors comment ne pas douter ! Pour lever ce doute qui se manifeste de plus en plus chez un nombre toujours croissant d’habitants de cette planète, il faut demander la formation d’une commission d’enquête internationale sous l’égide de l’ONU. Aujourd’hui c’est la seule activité politique valable pour tout honnête homme. Tout le reste n’est qu’anecdote car cette monstruosité est le point d’orgue du système américano globaliste sont aboutissement son apogée et… son chant du cygne.

 

 Que restera t-il de ce système quand  tout sera révélé, comment les plus abominables mensonges ont-ils pu être soutenus, par nos journaux, nos politiciens, par tout ce que l’on croyait et qui faisait l’assise de notre société. Que restera t-il de notre société quand sera révélé qu’Al Quaïda  n’est qu’une organisation du monstre étatsunien et que tous les crimes attribués à cette organisation terroriste sont à mettre au compte des apprentis sorciers de Washington. Que restera t-il de cette société quand sera révélé comment un ordre donné à Washington est mécaniquement exécuté à la rédaction Du Monde, de France 2 ou de l’Humanité. Que restera t-il de nos institutions quand le peuple saura à quel point notre pays est soumis aux intérêts des USA que son indépendance n’est plus qu’un souvenir, que le moindre politicien est aux ordres de l’étranger et qu’une cinquième colonne à pris depuis longtemps le pouvoir dans ce pays comme dans bien d’autres.

 

Que restera t-il quand enfin le monde réalisera que le roi est nu ?

 

Il ne restera plus rien et tout sera à rebâtir.


Encore une fois, aujourd'hui, la seule activité militante valable et convenable pour tout humain épris de justice et de liberté est d'oeuvrer à ce qu'enfin soit révélé cette effroyable imposture.

 

 

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 14:39

Chaos créateur ?

 

 

Ma lecture quotidienne des intéressantes productions d'analyses géopolitiques  de Philippe Grasset sur www.dedefensa.org m'a permis de revenir sur une notion intéressante, celle du chaos créateur http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=4663.

Comme tout scientifique cette notion m’a intéressé  j’avais écrit ce texte sur la « Pensée Prigogine » pour l’inclure dans une thèse d’ethnométhodologie. Il me paraissait évident à l’époque que les théories sur le chaos créateur étaient applicables à la société humaine et en tant que libéral politique j’y trouvais là une justification. Je rappellerais que me situant politiquement à gauche, je suis un adepte du libéralisme véritable qui a toujours été de gauche. Celui-ci prône un maximum de libertés pour un maximum d’individus car il soutient que la liberté est ordonnatrice. A contrario le « libéralisme » de droite n’est qu’une imposture car il prône la liberté des plus forts qui conduit à limiter la liberté des autres et ce faisant conduit directement au despotisme, ce qui est la négation même du libéralisme. Bien évidemment les mots utilisés en politique comme les idées qu'ils expriment sont susceptibles d'interprétation divers, revenir sur leur étymologie est aussi un combat politique. (voir plus bas, Les Mots)

Pour les étatsuniens, être libéral et de gauche présente la même signification. Il n’y a qu’en France ou la gauche, sous la poussée idéologique des gauchistes, a développé une rhétorique anti libérale se tirant ainsi une balle dans le pied si ce n’est dans la tête. La gauche adversaire des libertés individuelles, c’est le monde à l’envers !

 

Je m’excuse auprès du lecteur qui pourrait trouver ce texte soit trop technique soit pas assez, cependant la réalité du monde qui nous entoure est complexe et ne peut s’appréhender avec quelques phrases ceci n’est donc qu’un résumé schématique de ce que pourrait être une description complète du phénomène chaos.

 

Chaos vient du grecque « khaos» (prononcer « kaosse ») qui est un terme religieux de la Grèce antique signifiant l’état de confusion régnant dans l’univers avant la « Création » par les dieux de l’Olympe. Le latin chrétien reprend de terme « chaos » prononcé de la même façon pour signifier la même chose, mais avec un dieu unique. Il y a déjà une notion d’état avant création. Le terme évolue et se partage au 17ème siècle avec le médecin et chimiste flamand Van Helmont (1577-1644) pour qui la notion de chaos permet de décrire un état de la matière ou les molécules sont libres de toutes contraintes, cet état est gazeux. En effet chaos, (prononcé khaosse) avec la gutturale flamande « KH » donne pour nous « G » donc la prononciation flamande de chaos a donné « gas » puis gaz.

L’analogie entre chaos de pré création et gaz est tout à fait pertinente et le sera de plus en plus, comme le démontrera plus tard au 19ème, Clausius et Poincaré, inventeurs de la thermodynamique avec les notions d’entropie puis d’enthalpie et à notre époque le thermodynamicien belge Ilya Prigogine.

Un gaz est un chaos de matière ou chaque élément moléculaire est libre de toute attache et se déplace jusqu’à rencontrer un autre élément, le choc qui produit de l’énergie sous forme de rayonnement calorique fait perdre de la vitesse au dit élément. Les particules ainsi entrechoquées, vont changer de direction et aller rencontrer d’autres particules de matière, produire de l’énergie et perdre de la vitesse et ainsi de suite. Le mouvement de chaque particule devient donc totalement imprévisible et non mesurable individuellement mais on sait que chaque particule perd de la vitesse et de l’énergie avec le temps qui passe. Plus tard un nom sera donné à ce mouvement apparemment désordonné, le mouvement brownien. Ainsi il est impossible de décrire la réalité de cet état selon les principes dichotomiques de la scolastique ou du cartésianisme (même chose il a copié). La mécanique positiviste de Newton se perdrait à vouloir rendre compte de la position à l’instant T de chaque particule, car cette position est irréversible à contrario de la mécanique céleste. L’état chaotique (gazeux) ne peut se décrire que globalement. Cet état se décrit selon l’équation PV=nRT ou P est la pression, V le volume nR une constante de conversion (nombre d’Avogadro) et T la température en degré Kelvin (température absolue). P la pression rend compte de la vitesse des molécules, V évidemment le volume c'est-à-dire l’espace fermé dans lequel évoluent ces molécules et T la température c'est-à-dire l’énergie produite par les innombrables chocs. Donc plus il y a de molécules et plus elles vont vite plus la production d’énergie est grande. On peut augmenter la vitesse des molécules P en chauffant ou augmenter le volume si l’espace est élastique, ou on peut augmenter la température en compressant, c'est-à-dire en diminuant le volume. Chacun a pu constater qu’en comprimant de l’air avec une pompe à vélo on ressent de la chaleur dans la main.

Si pour un gaz donné dans une enceinte donnée, la vitesse (P) des molécules n’est pas entretenue dans le temps par un apport d’énergie (T) extérieur à l’enceinte (V) immanquablement le gaz en questions se refroidi par perte naturelle d’énergie. Cette perte d’énergie due au temps est appelé entropie. La notion d’entropie est particulièrement intéressante car l’on s’aperçoit que le phénomène entropique fonctionne avec le temps qui passe jusqu’à devenir  le temps lui-même. Ou l’on s’aperçoit également que la description véritable de notre chaos gaz n’est possible qu’avec son équation (PV= nRT) c'est-à-dire qu’il y a des chaos chauds et des chaos froids, tout dépends de la vitesse avec laquelle les éléments chaotiques égaux se déplacent et le nombre de rencontres qu’ils peuvent réaliser dans un temps donné.    

Si nous laissons notre chaos gaz se refroidir, la vitesse des particules baissant et par conséquent la capacité de rebond sur d’autres particules baissant, les forces d’attraction entre particules (pour les molécules, forces de Van Der Walls) vont finir par être plus grandes que les forces de répulsion dues aux chocs. A ce moment l’état de matière passe du gaz au liquide. Le chaos s’ordonne, les molécules ne sont plus totalement libres ni complètement emprisonnées, elles sont seulement enchaînées les unes aux autres parfois elles se libèrent et migrent pour en rencontrer d’autres et s’enchainent à nouveau. Puis notre matière étant passée de l’état gazeux à l’état liquide continuant à perdre de l’énergie sous la puissance temporelle de l’entropie  va passer de l’état liquide à l’état solide, c'est-à-dire que chaque molécule sera incapable, n’ayant plus assez d’énergie, de se libérer de sa voisine, là l’état solide est ordonné, chaque molécule a sa place et dans un état solide cristallin, l’ordonnancement moléculaire est parfait. Puis la matière continuant à se refroidir, car chaque molécule continue à vibrer quand même dans son emprisonnement, cette vibration va finir par cesser et donc atteindre le 0° absolu, 0° Kelvin c'est-à-dire -273° Celsius état de matière ne dégageant plus  aucune énergie. Evidemment ce processus se produit s’il n’y a jamais d’apport énergétique extérieur, si rien ne vient réchauffer notre matière. A notre petite échelle, au sein de l’univers les sources d’énergie sont multiples et vont permettre à notre gaz d’égaliser son état avec ceux environnant. L’Univers dans sa totalité tendant lui vers zéro mais ce n’est pas pour demain.

Il faut donc comprendre sémantiquement parlant que plus il y a de chaos plus il y a d’énergie et que la force entropique du temps appliquée au chaos tend vers un état ordonné, un état de moindre énergie. Maintenant on peut se poser la question qu’est qu’un ordonnancement? L’ordre est-il le tas de sable ou chaque grain est à sa place, est-il le cristal de carbone, le diamant ou chaque molécule est à une distance égale de l’autre dans un ordre parfait. L’ordre est-il donc l’état de moindre énergie possible et l’aboutissement entropique absolu, le froid, la mort ? Ordre ou chaos ? Alors au lieu de parler d’ordre dont la signification est ambiguë parlons plus tôt d’ordonnancement. 

J’appelle ordonnancement une tendance que possèderait un système d’aller du simple vers le compliqué. Une tendance remontant le courant permanent de l’entropie, cette tendance est appelée enthalpie. L’enthalpie n’est pas le contraire de l’entropie car l’entropie est inexorable comme le temps qui passe. Entropie et enthalpie ne décrivent pas des états statiques mais des tendances. L’enthalpie est une force constructrice, ordonnatrice, d’auto complexification, c’est la genèse.  

Nous allons voir que l’enthalpie a besoin également du temps et donc de l’entropie comme tendance permanente.

Revenons à l’ordonnancement allant du simple au compliqué, comment le décrire et donc s’apercevoir qu’il existe. Si on décrit un ensemble donné à l’instant T la description exhaustive de cet ensemble aura besoin d’un nombre de bit donné, une lettre ou un chiffre étant codé sur 8 bits. Si nous décrivons exhaustivement cet ensemble à l’instant T+1 ou T+ n, si nous avons besoin de plus de bit pour le décrire, cela voudra dire qu’il y a complexification donc ordonnancement donc enthalpie. Si nous décrivons l’avion de Blériot avec lequel il traversa la Manche pour le reconstruire, il est évident que l’on aura besoin de moins de mots donc moins de bits que pour décrire un Airbus A 380 afin lui aussi de le construire. La description exhaustive d’un objet étant égale a la quantité d’information nécessaire à sa réalisation.  

Comment se réalise la complexification dans la nature. On revient à la chimie du chaos. Si nous mélangeons deux molécules A et B  à l’état chaotique. Si ces molécules ont une affinité l’une pour l’autre de se combiner pour former AB. Pour que chaque A ai trouvé son B, il faut que chaque A libre ai trouvé un B libre, si on met en contact les deux gaz, il faut attendre un certain temps pour que chaque rencontre s’opère par le jeu hasardeux et aléatoire des chocs. Si on accélère la vitesse des A et des B et donc le nombre de choc rencontre par unité de temps la combinaison ira plus vite. Maintenant si A et B ne se combinent  qu’avec une puissance de choc donné si la vitesse imprimée aux particules A et B est insuffisante il n’y aura pas de combinaison. On voit donc que A et B ne se combinent qu’à une condition, leur vitesse (température).  Pour qu’il y ai combinaison de A avec B c'est-à-dire création d’un élément plus complexe AB il faut deux choses: le hasard de leur rencontre et la condition président à leur rencontre.

Maintenant si l’on met en contact trois chaos A, B et C. A et B se combinent à un état énergétique donné, (vitesse chaotique) mais A et C se combinent à un autre état plus énergétique (vitesse plus élevée) mais pas A et B.  AB n’est valide qu’à une condition donnée et AC à une autre condition. L’existence de l’élément AB et de l’élément AC sont conditionnés à un état énergétique donné et différent. Pour que l’un ou l’autre persiste, soit viable dans le temps il faut que l’énergie d’apport pour le niveau AB ou AC soit régulée, qu’il n’y ai ni perte ni augmentation. Mais malheureusement il y a toujours perte naturelle car l’entropie est inexorable, il faut donc qu’il y ai un apport d’énergie égal à la perte pour le maintient de l’ensemble AB ou AC. L’existence de AB ou de AC est donc conditionné par l’équilibre créé entre la fuite entropique et l’apport énergétique extérieur, cet équilibre est appelé régulation.

Maintenant AB ou BC peuvent toujours se combiner avec d’autre construction XY ou XZ selon que l’environnement accepte XY ou XZ. Donc si au début il y a AB ou AC les combinaisons suivantes s’en trouveront profondément modifiées par exemple AB ne se combinant qu’avec XZ. La première combinaison pouvant être hasardeuse va conditionner les suivantes qui s’éloigneront de plus en plus de ce qui aurait pu être autrement. Cette bifurcation AB devenant l’instant créateur de ce qui va suivre, le chaos se complexifie et devient de plus en plus chaotique, car il y a une probabilité plus grande de rencontres hasardeuses pouvant donner autre chose. L’ordonnancement n’affaibli en aucune manière le chaos qui peut s’entretenir ainsi à l’infini.

Le chaos pourrait se définir aujourd’hui comme étant un espace comprenant des éléments libres de mouvement pouvant avoir une probabilité de se rencontrer.

Cependant cette définition du chaos ne suppose pas que ces rencontres puissent donner des combinaisons supérieures.

Un chaos peut être créateur ou non tout dépend des conditions qui lui sont appliquées.

La vie s’est créée à partir d’éléments chimiques déjà construits dans l’univers, mais le processus de complexification donnant notre Etre s’est réalisé dans le milieu liquide océanique. En effet on peut considérer qu’une molécule diluée dans l’eau se comporte comme un gaz, car elle est dissociée de ses voisines et libre de se combiner ou de se dissocier au grès des conditions qui lui sont offertes. L’homme, complexification absolu, dont on est loin de connaître le nombre de bits qu’il faudrait pour le décrire, est issu de cette soupe chaotique de nos océans, il est construit entre hasard et nécessité et surtout avec le temps nécessaire aux multiples essais finalement non adaptés et non viables.

Un chaos peut être ou non créateur tout dépend si les conditions sont propices pour que le nombre de combinaisons possibles soit le plus grand possible. Pour tenter le plus grand nombre de combinaisons, il faut de la vitesse et du temps. Plus la vitesse des chocs échanges est grandes plus le nombre d’essais différents sera grand pour un temps donné.

L’analogie avec les sociétés humaines est facilement envisageable si l’on considère chaque humain comme étant l’élément d’un chaos. Chaque humain dans une société donnée étant plus ou moins libre de rencontrer d’autres humains et d’échanger des informations avec lui. (Information=énergie)

Plus le nombre de rencontres sera grand, c'est-à-dire que plus l’état énergétique du groupe chaos sera élevé plus grandes seront les combinaisons tentées, combinaisons qui sont des associations, des coalitions synergiques. Aujourd’hui la rencontre et le choc échange d’information ne se réalise plus seulement à la vitesse du déplacement de l’humain mais à celui de la vitesse de transmission des informations. A contrario, les conditions faites au groupe de ne pas tolérer certaines  combinaisons ou certaines informations, limite le nombre d’expériences possibles. Plus grand est le nombre différent de combinaisons tolérées par une société donnée, plus grand sera le nombre d’autres combinaisons possibles entre ces combinaisons.

On voit donc que d’une part la liberté donnée à l’individu de rencontrer d’autres individus de communiquer avec eux de créer des coalitions et que d’autre part la tolérance des comportements et des combinaisons dont ils sont issus conditionnent le développement par complexification de cette société. Liberté et tolérance sont bien des accélérateurs du chaos créateur social et du donc du progrès social.

La quantité d’échange entre individus est bien analogique avec la température d’un chaos gaz mesurant la vitesse des éléments et l’énergie dépensée. Cette quantité d’échanges, informations, marchandises, monnaies est également mesurable par le nombre de bits comptés pour les décrire. Il y a donc ordonnancement, enthalpie sociale s’il y a liberté, si cette liberté est stoppée comme dans le cas d’une société totalitaire l’entropie sociale (toujours permanente) prend le dessus et son courant peut emporter les empires les plus puissants.

Le chaos fondateur peut être toujours permanent et fondateur si on le laisse bouillir par contre l’ordre froid peut le surprendre et tout peut s’arrêter. Le tas de sable peut être notre avenir social si l’on s’arrête d’œuvrer pour la liberté c'est-à-dire la permanence du chaos.

 

Le monstre étatsunien veux créer des sociétés esclaves il pense donc tout d’abord à les détruire et d’établir lui-même les conditions d’une refondation. Il cherche donc à créer un chaos qu’il voudrait fondateur.

Cependant rien ne dit qu’il puisse sortir quelque chose des conditions certainement fort restreintes notamment en termes de libertés appliquées à ce chaos et qu’il puisse devenir fondateur de quelque chose, à moins d’une monstruosité. Le monstre ne pouvant enfanter qu’un autre monstre.

En résumé : Si un chaos est nécessaire à toute enthalpie sociale c'est-à-dire à toute création, celui-ci n’est certainement pas suffisant car ce sont les conditions dans lesquelles baignent ce chaos qui déterminent si il y a genèse ou non.

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 18:33

MONSTRES et MONSTRUOSITES

  “D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous ridiculisent, ensuite ils vous combattent, enfin vous gagnez”

                                                                                                                                                                               Ghandi                                                                                                                                                                     

Le 11 septembre 2001 les lois de la physique sont bouleversées et un grand nombre de premières historiques surviennent justement ce jour là, un autre monde voit le jour, le monde des monstres !

 

Si on vous dit qu’un avion gros porteur Boing 757 est capable de heurter un bâtiment avec un impact situé à environ 2 m du sol, sans laisser aucune trace sur ce sol, faisant un orifice absolument rond de 4 m de diamètre et en disparaissant totalement, l’acier, le titane des moteurs supposés être vaporisés ! La boite noire évidemment vaporisée.  Cependant on a pu identifier les corps, curieux non ?.

Une première au monde, jamais dans l’histoire extrêmement fournie des écrasements d’avion, y compris sur des bâtiments une telle chose n’a jamais pu être constatée.

Le titane et l’acier s’évapore mais pas les corps humains à une température qui devait être supérieure à 10 000 ° C pour faire disparaître des moteurs d’avion. Le kérosène lui brûle au maximum à 1100° C comment obtenir une telle température ?

Et bien lisez la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 si si, c’est dedans !

 missile11-copie-1.JPG

Le missile de croisière avec l'allumage des boosters nettement visible.
Un 757 remplirait l'image (diffusée par AFP)


missile112.JPG

La trainée laissée par le booster persiste la forme de la détonation  indique clairement un explosif (diffusée par AFP)



SIPA-N0116740.jpg


Explosion centrale alors que le kérosène est stoké dans les ailes.
Cette vue indique encore l'altitude très basse de l'impacte sur la façade, moins de 2m.
Strictement impossible pour un 757


lawn1.jpg

(photo: US Marine Corp. Cpl Jason Ingersoll)
Pelouse intacte pour un inpacte au raz du sol .... belle performance du pilote!


trou1moyenne.jpg     Photo: Department of Defense  
Un 757 est passé par là comme un chameau par le chat d'une aiguille?
Impacte très caractéristique d'une charge creuse, la tête à uranium appauvrie oblige le secouriste à porter un masque. Nous ne voyons jamais de secouristes porter de masques pour un simple crash.

 

Des tours qui s’effondrent suite à un incendie, la première fois au monde! De nombreux incendies ont affecté jusqu’ici de nombreuses tours aux USA, Venezuela, Espagne sans que jamais l’une d’entre elle ne s’effondre. Evidemment l’acier ne fond qu’à une température supérieure à la combustion du kérosène.

La tour 7 du WTC qui s’effondre seule sans explication, sans avoir été heurtée par quoi que ce soit, bizarre non ! Evidemment tout le monde a oublié cette tour 7.

Des tours de 400 mètres qui s’effondrent à la vitesse d’une chute libre en 9 secondes, du jamais vu !

 

  Bon, tout le monde a pu voir la supercherie c'était dynamité!
Ici les explosions sont nettement visibles.

 

Evidemment les boites noires n’ont pas été retrouvées, fondues probablement, une première également dans l’histoire de l’aviation ! Pourtant on a retrouvé le passeport de l’un des terroristes dans les décombres. Passeport en céramique peut être pas en titane puisque cela s’évapore et bien non ce passeport retrouvé était en papier comme le votre étonnant non ? Pourtant c’est bien dans la version officielle.

 

Ceci vous interpelle vous voulez en savoir plus, alors regardez ce film!

 

http://video.google.fr/videoplay?docid=6092407206488176378&q=loose+change

  

Alors maintenant qu’en pensez vous, tant de questions sans réponses ? Quels sont les monstres qui ont organisé cette absolue horreur !


 
A propos de "Loose Change" article d'Andreas Molau paru dans le "National Zeitung Munich"

Alors, que la bête immonde ressurgisse aux USA, qu’elle veuille faire main basse sur la planète, c’est une chose grave qui s’est déjà produite et que les hommes de conscience ont finalement vaincu.

 

Mais, mais que nos journalistes, tous nos journalistes, que nos politiciens, tous nos politiciens, non seulement détournent la tête de cette horreur mais nous servent la sempiternellement fable du terrorisme islamiste puis se font les défenseurs acharnés de ce complot qu’il faut bien qualifier de fasciste et bien la chose est dramatique et rien ne pourra cette fois ci arrêter ce monstre en marche.

Regardez quelle allure !

 cagan.jpg

    

Debra Cagan Assistant du Ministre US de la Défense

 
 

Je hais tous les Juifs euh non…ont dit tous les iraniens maintenant.

 
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29866

 

TROP C’EST TROP REAGISSEZ MAINTENANT OU PREPAREZ VOUS A DISPARAITRE !

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 16:37

 

L’Occident.

 

Idéologie et organisation.


 

  L'Europe dite "occidentale" en bleu 

300px-Scripts in EuropeNous entendons ou lisons très souvent dans les médias dominants le qualificatif de pro occidental appliqué à tel ou tel état, tel ou tel politicien. Ce qualificatif semble à l’écoute de l’auteur d’une telle « information », désigner le bon face au méchant. Le bon emportant la totalité des qualités de bon, l’autre le pro russe, le pro syrien, le pro iranien, l’ennemi est le méchant intrinsèque et invétéré. Ainsi nul besoin n’est d’argumenter, de prouver, de démontrer quoi que ce soit, du qualificatif pro occidental découle, l’ensemble de ce qu’il faut savoir de la dite « information ».  Celui qui devient pro occidental le méritant, entre dans une catégorie politique ou lui sera offert tous les attributs dus à son nouvel état de bon. Toutes ses actions même les pires, surtout les pires  seront considérées comme relevant de la défense du « monde libre et de la démocratie », entrer dans ce camp est s’assurer de l’impunité la plus totale pour tous tortionnaires, fascistes,  massacreurs industriels à 5000 mètres d’altitude, corrompus colorés, tous se précipitent afin de mériter le glorieux qualificatif. Le parti phalangiste libanais des Gemayel pourtant ouvertement fasciste, pro occidental, les nouveaux régimes des pays baltes réhabilitant la Waffen SS, pro occidental, le régime colonialiste israélien, pro occidental, (l'ancien) régime mafieux ukrainien, pro occidental ainsi peuvent être considérés les régimes d’ex républiques soviétiques d’Asie centrale dirigées par des dictateurs issus de l’ancien régime et pouvant passer d’un camp à l’autre du jour au lendemain suivant telle ou telle décision «pro occidentale» prise ou non.

 

Ce qualificatif représente pour tout un chacun quelque chose de lourd et d’évident.

 

Le terme d’occident et d’occidental en dehors de l’aspect purement géographique qu’il a pratiquement perdu, supporte un certain nombre d’informations et d’affirmations d’ordres politiques. Il est utilisé surtout depuis les accords de Yalta en 1945 qui consacrèrent le partage du monde en deux zones d’influence. Une, sous domination étasunienne ou anglo-étasunienne. L’autre sous domination soviétique.

 

yalta map 700


De ces deux zones regroupant des intérêts nationaux impérialistes en affrontement, furent tirées des civilisations se voulant différentes. Chacune d’elle étant en accord avec l’autre pour spécifier qu’il défendait un monde différents de l’autre et que ces deux mondes étaient incompatibles, là était affirmé l’objet de l’affrontement; le capitalisme contre le socialisme. Dans cette nouvelle guerre parfois froide parfois chaude, chacun s’est efforcé à présenter l’autre comme étant le mal, l’empire du mal comme on disait aux USA. Chacun dans ce conflit présentait l’autre par ses aspects néfastes ne retenant qu’eux et effaçant le reste, c’était simple on ne peut plus simple, pratiquement tout le monde choisissait son camp imbu des seuls aspects positifs qu’il y trouvait.

 

D’un côté l’occident ou monde libre, défendant la libre entreprise et le capitalisme, défendant la liberté de réunion et d’association, la démocratie, les élections libres. Mais entreprenant des guerres coloniales ou impérialistes d’une extrême barbarie et s’opposant à l’émancipation des peuples du colonialisme.

 

 

De l’autre l’Est, on ne dira pas orient qui présente une autre connotation, l’Est ou le socialisme (appelé improprement communisme par ses adversaires), pays de l’égalité et du partage, pays du droit pour chacun d’avoir un travail et un revenu, l’accès à la santé et aux soins pour tous. Mais sans liberté d’association et de réunion, une répression politique continu dans une extrême violence, le Goulag et un égalitarisme de bas niveau. Pour les uns l’Occident capitaliste n’était que l’impérialisme avec ses guerres et rien d’autre, pour les autre l’Est « communiste » n’était que le Goulag et rien d’autre. Chacun prétendant que l’autre était le mal, mal découlant de son prétendu système sociale différent, le capitalisme ou le socialisme. Combien de morts d’un côté comme de l’autre dues aux violences politiques et guerrières ? Il y eu le Livre Noir du Communisme mais jamais le Livre Noir de l’Impérialismes combien de morts on fait les guerres de Corée, d’Indochine, d’Algérie, du Vietnam, toutes les répressions en Amérique latine du Chili de l’Argentine du Guatemala du Nicaragua ? Qui a tué plus que l’autre ? Plusieurs millions de morts dans chaque camp !

Cette séparation en deux camps l’Est et l’Ouest a donc été particulièrement marquée et violente depuis 1945.       

L’Occident représentait quelque chose de parfaitement identifiable pour chacun.

Cet Occident, nouvelle patrie fut pour ses défenseurs et laudateurs l’occasion d’en bâtir une mythologie puisée dans l’Histoire afin d’en affirmer son caractère blanc et chrétien face à l’autre, arabe, jaune, russe sorte d’ « untermenschen » athées ou musulmans.

 


 Theodosius_I-s_empire.png


L’Occident politique naît avec la scission de l’empire Romain au 3ème siècle. L’empereur Constantin se fait chrétien et s’installe en Grèce à Constantinople tandis que se perpétue un empire romain d’Occident. Celui-ci sera ravagé par les Germains au 5ème siècle et va disparaître au profit de royaume germaniques bâtis sur l’Empire d’Occident défunt tandis que perdure l’Empire d’Orient. Seule l’organisation de l’Eglise romaine va subsister et le pape de Rome sera le continuateur idéologique de cet empire et le fédérateur des royaumes germaniques devenus chrétiens. L’empire romain d’Occident sera même reconstitué par Charlemagne qui sera couronné empereur à Rome en 800. Tandis que l’église Romaine d’Occident obéit au pape, l’église romaine d’Orient se différencie peu à peu dans ses rites et reste sous l’influence de l’Empereur d’Orient à Constantinople.


La papauté romaine rassemble donc les états d’Europe occidentale et forme une sorte d’unité idéologique. A la fin du 11ème siècle afin de parfaire la paix de Dieu le pape Urbain II prêche la croisade pour libérer le tombeau du christ à Jérusalem. Les chrétiens d’Occidents se coalisent afin de mener ce combat contre les musulmans, combat de reconquête déjà entrepris en Espagne contre ces mêmes musulmans. Au 13ème siècle les chevaliers chrétiens occidentaux vont également s’engager dans une croisade contre les russes orthodoxes, les chevaliers teutoniques vont se lancer à la conquête de l’Europe de l’est, tandis que les armées occidentales prennent Constantinople, la fracture entre chrétiens occidentaux et orientaux est consommée marquant ainsi une fracture durable.  


religion-Europe.JPG

Catholiques et protestant= occidentaux.         Orthodoxes et musulmans = orientaux

 

 

Ainsi s’affirme l’image d’un guerrier chrétien romain, latin ou Franc allant à la conquête du monde musulman ou orthodoxe Oriental. Le mythe de l’Est ennemi est établi pour des siècles.

Ainsi d’anciennes fractures peuvent servir au 20ème siècle pour légitimer un combat séculaire de l’Occident chrétien contre l’Orient vu comme l’autre différent, le métèque. Cet Occident prend un corps mystique et mythique utilisé par les fascismes hitlériens et mussoliniens. La défense de l’Occident deviendra un mot d’ordre de l’extrême droite au 20ème siècle un mouvement fasciste prendra même le seul nom d’Occident.

 

Mais aujourd’hui, les croisades terminées depuis longtemps, le socialisme passé de mode, plus aucun état sauf de très rares exceptions ne se réclame de sa construction. Le capitalisme, la libre entreprise triomphent partout, la Russie s’est dotée d’un régime politique à l’occidentale et la Chine est devenue la patrie du capitalisme sauvage. A l’effondrement de l’Union Soviétique tout le monde semblait penser qu’une nouvelle ère de paix allait s’instaurer et certains prédisaient même la fin de l’Histoire tant qu’il n’y avait plus aucun objet de discorde, le vieil antagonisme socialisme capitaliste n’existant plus.

Mais non !         

 

L’ancienne rhétorique politique est toujours en vigueur écouter ou lire des informations aujourd’hui c’est plonger dans le passé, rien ne semble avoir changé.

 

L’Occident, le monde libre est toujours aussi propre et l’ignoble Russie toujours aussi ignoble les moudjahidins arabes sont toujours des terroristes poseurs de bombe et le péril est toujours jaune. 


S’il ne s’agit plus de l’antagonisme entre deux mondes parfaitement contradictoires évoqués durant 50 années. Il s’agit d’autre chose.


Il faut en premier lieu remarquer que la propagande des deux bords qui dura si longtemps sur cette prétendue opposition radicale entre deux systèmes sociaux n’était que mensonge.

 

Comment décrire l’Occident aujourd’hui, quelle réalité recouvre t-il et quelle fut sa réalité depuis 1945 prolongeant une autre réalité bien plus lointaine sans prétendue lutte pour la liberté d’entreprendre et la démocratie.

 

L’Occident aujourd’hui:

   

Il y a le chef, la superpuissance occidentale, les USA qui représentent le noyau et le maître incontesté de cet Occident autour duquel vont graviter différents satellites en orbite plus ou moins proches selon les circonstances politiques du moment et les besoins géostratégiques et idéologiques du maître.  Sans USA point d’Occident tant ce concept s’est aujourd’hui fondu, identifié à ce pays jusque dans les moindres habitudes culinaires, vestimentaires, linguistiques, techniques, militaires, économiques, la liste serait longue dans la description des éléments de mode de vie ayant contaminé les autres nations occidentales et le reste de la planète. Souvent il s’agit de recules importants comme l’usage qui se généralise des systèmes de mesure archaïques toujours en vigueur aux USA ou les habitudes de transcriptions chiffrées.  

 

 

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Pays de culture dite "occidentale" dans le monde

 

 

La superstructure idéologique occidentale est variable dans ses composantes les plus visibles et dans le temps, mais elle possède une ossature solide qui va permettre aux hommes qui supportent le mieux ce concept de se reconnaître et de se coaliser pour tenter de dominer le reste du monde.

 

L’ossature idéologique de l’Occident est l’idée que les hommes ne naissent pas égaux, qu’il y a une élite chargée par une puissance supérieure Dieu ou la Nature de gouverner le monde.

Autour de cette idée simple, justifiant le pouvoir d’hommes d’élite sur les autres hommes vont se bâtir différentes idéologies explicites, idéologies pouvant selon les circonstances s’associer.

 

Le noyau dur de cette idéologie est   nazie, qui reconnaît l’existence d’une race supérieure, les germains dont les anglo-saxon seraient une composante. L’Occident est nettement de droite et les activistes, les hommes de confiance, les plus convaincus et donc les plus efficaces de cet Occidents blanc et chrétien ont toujours été des gens se situant politiquement à l’extrême de la droite. Cette ossature idéologique au sein de la superpuissance occidentale, les USA a affecté l’élite de ce pays au point que nombreux furent les grands industriels étasuniens comme Ford et Rockefeller à financer le nazisme allemand et ce fut Prescot Bush le grand père de l’actuel président US, grand ami du fondateur du parti nazi américain qui fut chargé de collecter les fonds.    

 A ce fond nazi vont s’associer d’autres idéologies proches et non contradictoires. Toutes ces idéologies se recouvrent comme les pelures d’un ognon, chaque couche proche de la précédente est proche de la suivante. Après le noyau nazi vient, du  racisme endémique sudiste, des idéologies proches avec des organisations comme le Klu Klux Klan, le White Power, ou le mouvement milicien. Les hommes des services actions des services secrets étasuniens sont principalement recrutés dans ce groupe car jugés de confiance. Après ce groupe et sans contradiction avec lui viennent les idéologies d’essence bibliques. Les WASP (White Anglo-Saxon Protestant) élite ethnique étasunienne se réfèrent à la bible (ancien testament), livre de référence officiel des USA. De cette élite seront issus tous les présidents étasuniens à une seule exception vite avortée.

Les WASP se prétendent les descendants des Quaker puritains contraints de fuir l’Angleterre au 17ème siècle, se croyant peuple d’Israël  ils pensèrent trouver sur le continent américain une nouvelle terre promise. Cette terre qu’ils baptisèrent "l’Amérique", nouvel Israël, car pensèrent-il tous le continent devait leur appartenir, fut désigné par Dieu pour les accueillir eux, le peuple élu, (dixit GW Bush). C’est dans une violence inouïe et sans états d’âme qu’ils s’approprièrent une partie du continent pour en chasser les peuples non anglo-saxons, les amérindiens, espagnols et français. Dans ces combats continentaux américains et racistes, avec l’affirmation de leur pouvoir, germa dans l’esprit de ces «WASP », s’assimilant au peuple d’Israël, peuple élu de Dieu, l’idée qu’ils devaient dominer le monde, un fusil dans une main et la bible dans l’autre. Aujourd’hui la référence biblique et militaire est plus que jamais affirmée comme ossature idéologique étasunienne comme le démontre l’implantation officielle dans les armées US de l’ICEJ (International Christian Ambassy Jerusalem) voir       http://www.voltairenet.org/article150747.html.

 

A la religion évangélique et de l’idée que les anglo-saxons, peuple élue de Dieu, véritable peuple d’Israël, vont s’associer l’idée Sioniste et l’Impérialisme Britannique.  

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L’Occident a toujours été antisémite et l’est toujours, pour les WASP le véritable peuple d’Israël évoqué dans la bible c’est eux et non les Juifs. Pour l’Occident les Juifs peuple sémite demeurent une race inférieure ils ne peuvent être élus de Dieu et leur religion bien que biblique fait fausse route, cependant l’idée sioniste concoctée par l’Empire Britannique et non par les Juifs va servir ces intérêts britanniques d’abords, puis étasuniens ensuite dans une région riche en ressources pétrolières.


Un syncrétisme plus ou moins bien ficelé va se réaliser entre sionistes britanniques, étasuniens et sionistes juifs. Ce syncrétisme s’organise dans l’association des Chrétiens Sionistes. Cette organisation professe une idéologie apocalyptique et eschatologique dans laquelle il est dit que la fin du monde, ou des temps, l’Armaguédon proviendra de la terre d’Israël, et que le peuple élu, peuple d’Israël dans lequel se reconnaissent les WASP sera seul préservé de l’anéantissement par Dieu qui le fera monté au Ciel et le rétablira sur terre après que la totalité des autres hommes non élus de Dieu eut été éliminé. L’élitisme fascisant de cette théorie est aujourd’hui l’idéologie officielle de l’Occident américaniste.

 

La démocratie et les droits de l’homme détournés en faveur de l’élitisme, dernière couche du complexe idéologique occidental ou comment faire de l’idée de démocratie et de droit de l’homme une arme de combat contre ces mêmes idées.

 

C’est en Europe occidentale que se réalisa la première révolution industrielle aux 12, 13 et 14ème siècles révolution au cours de laquelle naquit des idées de révoltes et d’émancipation des peuples soumis au travail par d’autres hommes. Cette gestation amena des prises de conscience en Europe sur la nécessité de la liberté individuelle, sur la supériorité du droit et de la loi, enfin sur la supériorité de la République comme mode d’organisation de l’humanité. Au 19ème siècle avec la 2ème révolution industrielle, les idées de liberté, de démocratie et de république s’affirmèrent et des droits émancipateurs furent conquis de haute lutte par les travailleurs des différentes nations d’Europe occidentale et des USA. Les pouvoirs monarchiques et despotiques durent reculer face aux pressions révolutionnaires et populaires. Cependant l’émancipations des peuples d’Occident s’accompagna toujours d’une reprise en main et d’un instrumentation de ce qui était concédé afin de reconstituer le pouvoir élitiste en partie perdu.

La guerre de 14-18 et son holocauste éliminèrent toutes idées d’union des travailleurs des pays d’Europe occidentale en les jetant dans la guerre. Les marchands de guerre et de canon tinrent le haut du pavé et purent rapidement récupérer ce qu’ils avaient du concéder. L’action du despotisme élitiste face à la démocratie a toujours été de la vider de ses aspects dangereux pour lui et de n’en faire qu’un mot vide de sens.

 

Comment procède t-il ?

Ne permettre qu’aux richissimes élites l’accès aux niveaux politiques pouvant se traduire par un pouvoir. Seuls des hommes soutenus par de très riches élites sont au pouvoir en Occident. La liberté d’expression confisquée par les élites richissimes. Tous les titres de presse sont possédés par cette élite qui peut ainsi normaliser l’information selon son intérêt. La réduction des choix politiques proposés à deux, ce qui n’est pas loin de un. Les choix proposés de deux partis élites en accord sur l’essentiel, démocrates contre républicain, travaillistes contre conservateurs, gauche contre droite etc… vide la démocratie de son sens qui est normalement le pouvoir du peuple établi par le débat de multiples idées.

La promotion d’un néo despotisme avec la « présidentialisation » des démocraties ne donnant plus le pouvoir qu’à un seul homme totalement aux mains des élites WASP, c’est le cas actuel de la France avec « Sarko l’américain » et de bien d’autres pays en Europe.


Ainsi la promotion d’une démocratie vide de sens là ou elle n’existe pas ou peu permet à l’Occident de placer ses hommes corrompus la ou un pouvoir ne lui est pas totalement acquis c’est ce qui s’est passé avec les « révolution colorées » dans l’espace de l’ancienne URSS.

Ainsi toute les idéologies de l’Occident même quand elles semblent humanistes ne concourent qu’a un seul but, assurer le pouvoir de « l’Amérique » désignée par Dieu pour gouverner le monde et d’elle seule, « Amérique » bien sure gouvernée par les seuls WASP peuple élu. Toutes ces pelures idéologiques enlevées une à une nous mènent toujours au noyau Nazi véritable idéologie de l’Occident.

Ce système veut gouverner le monde en provoquant la peur, la haine et la répulsion de l’autre. Comme les nazis qui ont organisé l’incendie du Reichstag et en ont accusé les juifs et les communistes d’avoir commis ce crime, l’Occident fabrique terroristes, attentats et guerres meurtrières pour le seul service de la puissance étasunienne. 

 

Les satellites adhérant activement à la superstructure idéologique de l’Occident fabriquée aux USA.

 

Il y a d’abord les complices actifs que sont la Grande Bretagne et Israël. Les élites sionistes israéliennes et britanniques adhèrent évidemment totalement à cette idéologie Occidentale du peuple élu, elles en sont souvent les inspiratrices et les parties prenantes. Cependant leur pouvoir de décision quand aux actions à mener sur le « reste du monde » est totalement nul,  seules les USA commandent. Ceci pose pour eux et pour leurs peuples un grave problème de souveraineté national dont l’inexistence ne peut créer à terme que de graves tensions. Puis viennent quelques confettis WASP de l’ex empire britannique comme l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Canada, états assujettis espérant jouer un rôle de second couteau local sous-traitant les actions du maître. Ces états, non laïques, se référant officiellement aux concepts bibliques de l’ancien testament ont mis en commun leurs moyens régaliens pour peser sur le monde, ainsi le réseau d’espionnage Echelon les rassemblent au service de « l’Amérique ».

Les satellites assujettis de la vielle Europe occidentale adhérant de loin au concept.

 

Si les états de la vielle Europe occidentale sont à l’origine de l’idée qu’un Occident chrétien devait dominer le monde le concept leur a échappé pour devenir quelque chose de différent sous l’adjonction puis l’emprise de l’idéologie biblique étasunienne. Les états de la vielle Europe occidentale ne peuvent donc que se contenter de suivre en traînant plus ou moins les pieds tiraillés entre des élites adhérant au concept étasunien avec enthousiasme (voir Sarko l’Américain) et des peuples méfiants voir hostiles comme le montre le « non » des français à l’ « européisme » avatar local de l’américanisme.

Cependant l’élite « européiste » ne désire pas être en reste et œuvre à parfaire la construction idéologique de l’Occident en espérant édulcorer la violence étasunienne par un apport se voulant humaniste propre à entraîner ces peuples d’Europe se méfiant historiquement des fascismes ouverts ou larvés. Ainsi la gauche « européiste » est elle mobilisée pour servir de cache misère à une idéologie aux fondements Nazi. Ces caches misère sont une idéologie anti musulmane développée à partir d’une instrumentation de la laïcité et de la tolérance permettant par exemple au travers de la provocation dite des « caricatures de Mahomet » de promouvoir impunément un graphisme antisémite ressemblant à ce que les pire feuilles fascistes d’avant guerre pouvaient produire. Ces caches misère sont également une promotion d’une démocratie vidée à blanc de son sens ou seuls les élites friquées et corrompues peuvent accéder aux pouvoirs. Arme cache misère utilisée contre les états ne voulant pas se soumettre totalement aux intérêts de l’élite étasunienne glorifiée et magnifiée et ne voulant pas leur offrir en cadeau : pétrole gaz, minerais et autres richesses nationales. Tous ces résistants à l’Occident, de la Chine à la Russie, du Venezuela au monde arabe sont les cibles autant de l’extrême droite conservatrice et fascisante étasunienne que d’une gauche européiste lui étant soumise.

 

 L’attitude collaborationniste de cette élite européiste de droite comme de gauche ne peut que rappeler de sombres moments, quand on disait en France préférer Hitler au Front Populaire. Le Générale de Gaulle dénonçait dans le « parti de l’étranger » ceux qui toujours complotent pour abaisser et corrompre la France. Fustiger, dénigrer la France et son idéologie laïque et républicaine profondément antioccidentale est l’œuvre la plus courante des élites américanistes et européistes depuis que cette France républicaine existe. Cette France (Ma France comme disait Jean Ferrat) est une épine dans le pied « occidental », épine dont on espère une infection puis une salutaire amputation.

 
L’idéologie politique occidentale n’est pourtant pas bâtie sans contradictions, et les habitudes contestataires des peuples d’occident face à leurs élites, principalement en France (ma chère France) peuvent mettre en échec le  complot biblique et ses différents avatars.

 

PS

Dans les articles écrits après celui-ci je montre avec  La France, L'anti France et le Syndrome de Fachoda, comment l'idéologie française est, et a toujours été la plus éloignée qui soit de l'idéologie anglo-saxonne.

Aujourd'hui il est temps de libérer la France de l'emprise anglo-saxonne, il est temps car leur système financiariste et comunautariste  nous mêne au gouffre autant qu'ils y aillent sans nous.

 


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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 16:54

 

 

La Droite la Gauche et la «Fin de l’Histoire ».


J'ai été intrigué de voir ressurgir dans un article de voltairenet.org, la légende de la "Fin de l'Histoire".
Le fait qu’il puisse exister une fin de l’histoire est une théorie qui fut évoquée par Le professeur Francis Fukuyama http://www.voltairenet.org/auteur5147.html?lang=fr au moment de l’effondrement de l’URSS. Ce cher professeur « néocons » croyait qu’avec cet effondrement, la lutte des classes allait cesser et que l’Histoire dont il pensait qu’elle avançait grâce à cette lutte allait du coup s’arrêter net. D’abord on est confondu par la stupidité de cette utopie provenant d’un des intellectuels les plus populaires de ce que l’on appelle l’occident et par la publicité qui en a été faite. Cette théorie fumeuse montre l’état de coma dépassé dans lequel se trouve la pensée politique étasunienne et occidentale.

 

 

 

 

M. Fukuyama pensait que la lutte des classes et en corollaire l’affrontement des idées et des projets de société avait pour source l’URSS et les partis communistes et que, ceux-ci disparus, toutes contestations des systèmes en place et tous projets de société disparaîtraient également. M. Fukuyama, outre qu’il rendait un hommage involontaire et totalement immérité aux dits communistes, il ignorait les gens, les peuples, leurs volontés, leurs espoirs, leur capacité de produire des idées et des projets en dehors de contraintes idéologiques vites surannées.

Ce fantasme d’une possible fin de l’histoire n’est pas nouveau même s’il n’a jamais été évoqué aussi crûment que par Fukuyama. Les tyrannies de tous ordres ont toujours cherché à s’établir jusqu'à la nuit des temps en imposant leur « paix » et leur pouvoir, sans percevoir la force entropique de ce temps minant inexorablement toute construction étatique se voulant pérenne et impériale. La « Pax Romana » imposée par le massacre de masse aux peuples du large pourtour méditerranéen du 1er au 5ème siècle représentait déjà cette idée que la tyrannie était en mesure de refroidir le temps de le geler et de l’arrêter pour un million d’année. Le flot germanique emporta l’utopie et l’histoire repartie de plus belle.

Au 19ème siècle, la théorie marxiste a bien remarqué que les luttes et contradictions entre classes sociales étaient le moteur de l’Histoire cependant elle proposait a contrario, de résoudre ces contradictions en établissant la dictature d’une classe sur l’autre donc de faire cesser cette lutte par la disparition de la classe vaincue et vous l’avez bien compris d’arrêter l’Histoire aussi nettement qu’avec le fantasme «fukuyamesque». En matière d’utopie le Nazisme ne fut pas en reste qui pensait établir le 3ème Reich pour mille ans.

Aujourd’hui la « Pax Americana » est proposée au monde avec justement cette fameuse fin de l’histoire en prime.

D’autres dérivés de la même frayeur du temps et de ce que les peuples peuvent faire avec existent de ci de là. On peu citer les théories de Malthus, le développement Zéro cher au club de Rome des années 70, et plus moderne chez les écolo gauchistes des fantasmes de décroissance, de retour à la terre et pourquoi pas à l’âge de pierre ou il n’y avait de CO2 que dans le pet des mammouths.

Vouloir que le temps s’arrête est une volonté aussi humaine que la peur de la mort et les idéologies de pouvoir apaisent en général ces peurs en produisant mythes et utopies sur une possible résurrection et un probable arrêt de l’Histoire, si on est bien sage avec le maître. Quoi de plus naturel !

 

Depuis que l’homme existe nul n’a jamais vu de morts ressuscités ni d’Histoire arrêté, sauf bien sure évoqués par les mythes religieux, mais ce ne sont que des mythes. Dans le monde réel les hommes naissent et meurent, transmettent mythes, utopies et idées à leur descendance avec l’histoire de leur vie plus ou moins bien rapportée. Le plus souvent d’ailleurs plutôt mal car ce sont toujours les maîtres qui rapportent et ils ont tendance de raconter l’Histoire à leur façon. Celle-ci doit être édifiante pour que les soumis puissent obéir et accepter leur état sans histoire pour justement « la nuit des temps ».

 

Si nul n’a jamais pu constater un arrêt de l’Histoire cependant, il est observable que parfois les évènements s’accélèrent, qu’il existe des périodes de croissance, de progrès humains et technologiques et des périodes de décadence. Par exemple pour les périodes de progrès, du 5ème siècle au 1er siècle avant JC, puis les 12 et 13ème siècle puis les 19 et 20ème entre temps, si l’histoire n’était nullement arrêtée, les forces de progrès provisoirement vaincues essayaient d'inventer un autre monde. Entre temps régnait tyrannies, despotismes, censures et obscurantismes. Ces périodes décadentes et obscurantistes où l’on brûlait les sorcières furent toujours annoncées par des prophètes de mauvais augure plaçant la morale au dessus du progrès. J’aime particulièrement citer l’archevêque de Paris Etienne Tempier qui censura l’université de Paris en 1277 tant cet évènement est caricatural de toutes époques annonçant une décadence, le 14ème siècle fut en Europe le plus apocalyptique de l’Histoire de l’Europe l’occidental.

 

J’ai bien l’impression qu’aujourd’hui, une cohorte d’Etienne Tempier se bouscule pour censurer, moraliser, interdire.

 

Alors, la gauche et la droite de ce temps sont ils des moteurs de l’histoire avançant vers le progrès. L’effondrement de la Gauche et sa disparition ferait elle craindre une fin de l’histoire ?

 

Bien évidemment, tout essoufflement, tout mutisme, tout effondrement des forces organisées du progrès ne peuvent qu’annoncer non pas une fin mais un refroidissement de l’Histoire, un gèle, avec une période de tyrannies et d’empires. C’est bien à cela que nous assistons depuis quelques temps!

Pour vérifier si la Droite et la Gauche aujourd’hui sont bien deux forces politiques supportant des concepts contradictoires et faisant avancer l’Histoire par leurs confrontations et débats. Cherchons à définir l’une et l’autre.

 

Classiquement la Droite est conservatrice et la Gauche progressiste, ce sont les deux éléments forts qui les qualifient sans contestation depuis que cette notion politique existe.

A ces qualifications fondamentales et historiques découlent d’autres notions issues de comportements également observés dans l’Histoire.

 

Je place à droite des valeurs de contrainte et à gauche des valeurs de liberté, dans le sens où j’estime après observation, que l’usage de la contrainte porteuse d’entropie est plutôt l’apanage des conservateurs et que la liberté est ordonnatrice donc porteuse de progrès.

 Droite Gauche 
   
 Conservateurs Progressistes 
 Contraintes Libertés 
 Entroprie Enthalpie 
 Despotisme République 
 Ordre moral Libéralisme 
 Religion d'état Laïcité 
 Racisme, eugénisme Egalité 
 Charité Fraternité 
 Colonialisme, impérialisme Liberté des peuples 
 Pétainisme Résistance 
 Etat Nation République 
 Lois implicites Lois explicites 
 Capitalisme monopoliste d'état Libre concurrence 
 

 

 

 

 

 

 


 

Evidemment j’entends d’ici les protestations véhémentes de gens se croyant à gauche, voyant que je les place ostensiblement à droite. Je ne peux que leur répondre qu’il n’y a aucune honte d’être à droite, que le progrès et la liberté effraient et que c’est bien naturel. J’entends également des gens, beaucoup, certainement la grande majorité, se trouvant en partie à droite et en partie à gauche rien que de plus normal je les rassure. Un national étatiste peut très bien être pour le droit des peuples à disposer d’eux même. Et puis ceci est ma vision personnelle de la droite et de la gauche ne prenant que la liberté et le progrès comme instrument de mesure.

 

Quelques explications sur certaines assertions qui ne plairons pas à mes amis partisans de l’état nation, ils sont fort nombreux hélas !

 

Quelle est la différence à mes yeux fondamentale entre la République que je place à gauche et l’Etat Nation que je place à droite.

La République est le lieu du contrat social convenu entre les citoyens. La république est égale à un corpus légal accepté par tous. La République définit donc un espace public, c'est-à-dire un bien commun. Etre citoyen d’une république véritable c’est à dire laïc n’implique donc aucune appartenance religieuse, culturelle, nationale (au sens de naissance dans un lieu donné impliquant une appartenance), exemple : un amérindien de la forêt amazonienne né dans le département français de Guyane est un citoyen français appartenant à une nation amérindienne, l’histoire de son peuple n’a rien à voir avec celle du breton ou de l’auvergnat. Ou l’immigré algérien venant d’obtenir la nationalité française est devenu citoyen à part entière rien n’empêche qu’il se dise appartenir à une nation arabe. Les corses se disant appartenir à la nation corse peuvent très bien être citoyens français. L’appartenance nationale peut donc être en contradiction avec l’appartenance citoyenne. L’appartenance nationale étant implicite (hors de l’habeas corpus) est donc une contrainte que je place donc forcément à droite. Si on superpose l’état à la nation on se trouve par le fait hors de l’état laïc. La naissance impliquant de fait une appartenance de devoir (se faire tuer) au service d’un état c'est-à-dire d’un pouvoir. Etre défini par sa naissance est assurément de droite !

Je veux bien me faire tuer pour défendre la République mais certainement pas pour défendre l’état « sarkozien »!

Bien évidemment il y a presque autant de définitions de la nation que d’auteurs de cette définition, on pourrait me répliquer en me contestant avec toutes autres définitions possibles et imaginables, ceci ne peut montrer que ce concept est trop flou pour être employé sérieusement dans le débat politique.

Je suis citoyen français appartenant volontairement à la République française et rien d’autre. Ces deux concepts, citoyen et république étant parfaitement et précisément descriptibles sans contestes.

 

La France a inventé la République laïc c’est une considérable révolution et un considérable avantage sur les autres pays car cette république permet de rassembler sous sa bannière tricolore des peuples divers en toute égalité. Elle y fut contrainte par l’Histoire car la France a toujours été un pays multi culturel, linguistique et national. Les autres n’ont que le communautarisme pour répondre à la diversité d’origine de leurs citoyens. La République laïc au contraire de l’état nation est un modèle d’organisation pour le monde. La France est bien mon esprit !

 

 

1ère remarque

Au vu du tableau ci-dessus il est fort difficile d’y faire adhérer un quelconque mouvement politique existant actuellement en France. La Droite et la Gauche institutionnelles en France sont donc loin de recouper la Droite et la Gauche de conviction, d’où l’aisance et l'habileté avec lesquelles Sarkozy se permet de jouer avec l’une et l’autre! Lui-même ayant parfaitement compris la confusion qui règne aujourd'hui sur ces concepts.

 

2ème remarque

Les fondements des institutions françaises laïcs et républicaines ont une forte appartenance de gauche. Les hommes de droite sont bien obligés de s’y associer à moins de les détruire.

 

3ème remarque

La campagne présidentielle a confirmé qu’il était urgent de défendre les valeurs républicaines menacées par le despotisme. En effet chaque candidat s’était présenté en tant que futur despote dévoyant la fonction qu’il prétendait briguer : de Président de la République, en Chef de l’état et ce dans une parfaite confusion entre les institutions législatives et exécutives.

 

4ème remarque

La confusion droite gauche est d’autant plus vive qu’il y a aujourd’hui plus d’hommes et de femmes se situant à Droite pour défendre l’indépendance de la France face à l’impérialisme états-unien que d’hommes et de femmes se situant à Gauche. (Kouchner est bien le pire des ministres des Affaires Etrangères que l'on puisse trouver à gauche comme à droite, le seul politicien qui ait osé en France approuver Bush, heureusement qu'il n'aura pas de pouvoir)

 

Il n’y a donc plus aucun débat depuis fort longtemps entre une droite conservatrice et une gauche progressiste, débat propre à faire avancer les idées. La droite institutionnelle devient parfois moins conservatrice qu’une gauche ossifiée sur des valeurs de contrainte et non républicaines.

Une période de glaciation historique est donc bien à craindre.

PS: Une analyse intéressante du résultat des présidentiellesde quelqu'un dont je ne partage pas les idées mais qui étonne par sa pertinence et qui ajoute à la confusion droite gauche actuelle. Découvrez avec étonnement.

Alain Benajam

 

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