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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 10:52

Ce qui ne sera pas évoqué par les deux candidats, ou les sommets d’une imposture électorale.

 

Comme après toutes élections, de savants docteurs Diafoirus glosent à l’envi sur les causes des pertes et des gains de l’un ou l’autre des candidats et en tirent des conclusions définitives. Les électeurs sont eux fort dubitatifs devant cet assaut de science électorale car ils se sont surtout précipités pour voter contre, pas pour, contre ! Car cette campagne soporifique s’est évertuée à éviter les vrais débats.

Sarkozy a certainement raison quand il se plaint d’être victime d’un délit de « sale gueule » beaucoup ne le supportent pas, pour des raisons autres que la politique qu’il défend, moi par exemple. Il en va de même pour Ségolène j’en connais plus d’un qui ne peut la souffrir, moi par exemple, j’ai voté Bayrou pourtant il m’insupporte alors les deux autres… Voter Bayrou c’était comme voter blanc, car dans notre pays seuls les suffrages exprimés sont comptabilisés.

 

Ces élections sont une véritable horreur républicaine. Chacun des candidats se voyant le future monarque promet à tout va des lendemains enchanteurs. A quoi peut donc servir un député aujourd’hui ? Ou sont donc passé les républicains ? Disparus emportés par la vague démagogique.

 

Pourtant le véritable problème posé à la planète et par conséquent à notre pays n’a été évoqué à aucun moment et ne le sera pas.

 

Quel est ce problème? Voyez donc ci-dessous.

 

                                                 Mefaits---US-Trade-Balances-1960-2004.gif

 

Le déficit abyssal de la balance commerciale des USA.

Pour tous pays présentant un tel déficit, la valeur de sa monnaie nationale serait réduite à zéro. Ce chiffre zéro serait même pointé car les USA ont cessé de publier l’indice qui indique les montants en billet de banque imprimés. Les USA fabriquent des billets de Monopoly en rigolant et tout le monde joue avec, jusqu’à quand ?

Les USA creusent leur dette en billet de Monopoly en se marrant. Quelle dette ? Quel déficit ?

Vous avez vu une dette ? Elle est en monnaie sans valeur, elle n’existe donc pas !


Alors comment se fait-il que cette monnaie de singe présente encore une valeur théorique?

Parce que vous payez pour eux bien entendu. Vous payez pour leur armement, la moitié des budgets militaires de la planète, vous payez pour leurs maisons de carton pâte, pour la graisse qu’ils accumulent sur le ventre, pour les flingues qui leur permettent de s’entre tuer et pour l’organisation des coups fourrés qui vous feront croire que cette « grande démocratie » avec laquelle nous partageons «les mêmes valeurs» est menacée par un complot musulman. On a déjà eu la version juive puis la version communiste !


Alors comment paye t-on ?

En achetant tous produits dont la transaction commerciale primitive a été libellée en dollar USD.

C'est-à-dire :

Toutes les matières premières sans exception. Les minerais métalliques, pour fabriquer vos voitures, le soja pour engraisser notre bétail, le sucre déversé en quantité dans vos aliments industriels, les engrais répandus sur nos champs. Et maintenant la plus grande part de notre consommation de produits manufacturés en provenance de Chine : téléphones portables, ordinateurs, chaussures vêtements, bientôt électroménager, nourriture etc…

Et bien entendu les produits pétroliers.


Comment cela peut-il se faire?

Il suffit de regarder le cours des matière premières, il grimpe sans cesse à l’exemple du pétrole.


Chaque pays voulant acheter telle ou telle commodité : sucre, engrais, pétrole, minerais est obligé des se procurer des dollars USD pour payer. La demande en USD est donc toujours très importante sur les marchés de change, il y a donc un cours pour la monnaie de singe de couleur verte. Bien entendu les professionnels et les nations ne sont pas fous ils sont conscients de jouer au Monopoly et pas à l’économie véritable, c’est la raison pour laquelle chacun essaye de se débarrasser, le plus discrètement possible, de ses billets verts hâtivement imprimés. Le cours du dollar a donc tendance à perpétuellement baisser. Pour pallier cette baisse et conserver une valeur marchande à la chose, il suffit de susciter un afflux supplémentaire de papier. En organisant habilement et artificiellement l’inflation du prix des dites commodités.

Donc vous payez!

Par exemple le prix de revient de l’extraction d’un baril de pétrole ne dépasse pas 2 €. Avec le transports et les bénéfices légitimes disons que le coût réel d’un baril ne devrait dépasser 10 € voir 15 à tout casser.

La différence d’avec 65USD c’est vous qui payez ! Il en va de même pour toutes les commodités.

 

Alors me direz-vous facile, il n’y a qu’à payer en Euro en Yen ou en Rouble et les états-uniens iront chercher leur hamburger du jour avec une brouette remplie de papier vert. Il n’y en a qu’un qui a essayé de vendre son pétrole en Euro, il a fini au bout d’une corde! Il avait des armes de destruction massive cachées au fond de ses palais parait-il le bougre. On en tremble encore. C’était de la blague, pas grave, des centaines de milliers de morts après, c’était de la blague, pas grave ! « c’est_la_plus_grande_dé_mo_cra_cie_du_monde_avec_la_quelle_nous_ par_ta_geons _les_mêmes_valeurs » c’est vrai j'ai lu ça dans le journal l’immonde. Qui oserait contester et punir cette fameuse et grande démocratie tout de même!

 

L’année dernière l’Iran a désiré créer sur son sol, pour son pétrole une bourse en Euro. Tiens donc, eux aussi ils ont des armes de destructions massives maintenant. Il va donc falloir aller les détruire et pendre haut et court ce dingue de Mahmoud Ahmadinejad. Une considérable armada est à leur porte n’attendant qu’un feu vert. L’objectif : écraser le pays sous les bombes et prendre la riche région pétrolière de Khorramchahr juste de l’autre côté du Chott el arabe, faisable ! Du moins le pensent-ils. Des millions de morts après : Quelles armes de destruction massives ? On en a point vu, elles doivent être en Chine maintenant !

 

Quand à Chavez ce populiste on vient de le découvrir antisémite, il faudra bien aller le chercher celui-la un jour.

 

Aujourd’hui des bandes de mercenaires d’armées privées étasuniennes parcourent l’Afrique centrale en changeant d’uniformes de temps à autre tout en massacrant de village en village pour faire porter le chapeau à celui qui n’a pas été assez sage pour mériter les louanges de « la_plus_grande_dé_mo_cra_cie_du_monde_avec_la_quelle_nous_ par_ta_geons _les_mêmes_valeurs ». Sinon gare à l’armada de pleureuses richement dotées et au TPI.

Les opérations dites « false flag » ne sont elles pas enseignées dans les manuels militaires états-uniens. (Field Manual 30-31" de l’armée US, ainsi que ses appendices FM 30-31 A et FM 30-31B).

http://www.voltairenet.org/fr

 
Bien entendu nos politiciens sont au courant, la France a du récemment repousser avec quelques mitraillades ces intrus déguisés de son dernier près carré d’Afrique Centrale. Allez jouer ailleurs leur a-t-on dit, au Soudan si vous voulez mais pas chez nous.

 

Que cherchent les USA dans ces opérations ; non pas s’assurer de leur approvisionnement en hydrocarbures, ils ne sont pas inquiets, mais contrôler que ces hydrocarbures soient bien et pour le plus longtemps possible facturés en USD.

Ils leur faut donc, soit des amis surs à la tète des pays producteurs, soit suffisamment corrompus pour perpétuer la tradition.

 

Qu’en pensent nos candidats ?

Sarkosy, pour les questions internationales il ne pense plus, vous avez remarqué, il n’a jamais été aux USA serrer la main de Bouche en tout cas il ne s’en rappelle plus. Alliot-Marie n’est jamais loin vous avez remarqué !

Quand à Ségolène, pas au courant des coups fourrés étatsuniens, elle ne sait même pas que ça existe! Elle met tout sur les Chinois, pourquoi ? Pourquoi pas ! On n’ira pas aux jeux olympiques Na ! De toute façons on a qu’un seul sous-marin nucléaire et pas besoin d’un deuxième porte-avion autant jeter celui que nous possédons à la poubelle.

Les porte-avions ça va par deux ou rien ! Elle s’en fou les gogo bobo applaudissent, alors !

Par exemple, le contribuable français continu à entretenir un corps expéditionnaire en Afghanistan afin de protéger un corridor pétrolier états-unien, cet altruisme conduit au masochisme ! Qu’en pensent nos candidats ? La question ne sera pas posée !

 

Aujourd’hui les USA sont prêt à tout pour éviter le désastre d’une disparition du dollar qui amorcerait leur propre disparition. La crise systémique est considérablement avancée et maintenant inexorable. Alors allons nous leur laisser mettre le monde à feu et a sang ?

Que feront nos candidats?

Nous ne le saurons pas tout de suite. Nous ne le saurons que quand l’élu sera au pied du mur et cela risque d’être désastreux.

Alors, le Bouchiste patenté sous étroite surveillance Chiraquienne? Pourrat-il s’échapper ? Ou bien la : « j’ai bien vu c’était les méchants chinois ».

Le choix est bien difficile, contre qui voter cette fois-ci.

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 14:28

Présidentielle 2007. Mais ou sont donc passé les républicains ?

Ou le troisième effet de la mort de la gauche.

 

 

L’effondrement politique et idéologique de la gauche avait déjà marqué plusieurs  conséquences fâcheuses : La reconnaissance d’un nouvel obscurantisme et l’assentiment général pour les terribles actions de l’impérialisme. Cette torpeur, cette incapacité, avait conduit la gauche dans sa totalité à accepter contre l’évidence les imputations ridicules de la « guerre contre le terrorisme ». Le complot du 11 septembre 2001 non dénoncé faisait immanquablement glisser cette gauche vers l’acceptation de ce qui était prévu par la suite pour faire main basse sur les ressources en énergie de la planète. La guerre d’Afghanistan, acceptée sans broncher, puis la guerre d’Irak à peine critiquée, puis la guerre contre le Liban et ses 2000 morts en un mois, acceptée sans broncher. Maintenant on voit mal les reliquats de cette gauche manifester contre la prochaine pourtant journellement annoncée, celle prévue contre l’Iran.

 

L’apathie idéologique de la gauche présente une autre conséquence, bien actuelle et bien française et celle-ci est tout autant dramatique pour notre pays : l’abandon des principes républicains dans la campagne présidentielle 2007.

 

Qu’entend on journellement de la bouche des candidats, dans leur stricte totalité. Quand je serai président(e) je ferai ceci, je ferai cela. On entend derrière ce « je ferai », une quasi thaumaturgie miraculeuse ou rien ne devient impossible. Ce(tte) président(e) s’il(elle) était elu(e) serait investi de pouvoir merveilleux et tel Harry Potter pourrait transformer le vil plomb en or d’un coup de sceptre. La liste fort longue des promesses faites par l’ensemble des candidats, si elle était réalisée ferait de notre pays un Eden gracieux , une Jérusalem céleste que nul fabricant de religion n’oserait prévoir.

Mais qu’en est-il de la république ? Vous savez, l’institution ou le peuple est souverain, un truc inventé il y a deux cents ans et totalement oublié.

En république le peuple avait mis un terme au pseudo pouvoir des thaumaturges (un peu violemment certes). Il avait pris en main son destin, élu des représentants qui, réunis en assemblée, élaboraient les lois. Nul n’était plus besoin de prince qui disait au peuple : « quand j’aurai le pouvoir JE ferai ceci, JE ferai cela, » c’était le peuple qui faisait à sa guise et son bon vouloir comme il l’entendait.

 

Bien sure, il s’agit encore d’une imposture (une de plus)  servie par nos candidats, car notre président, que l’on appelle dorénavant chef de l’Etat (un signe) n’est investi légalement d’aucun pouvoir, il n’est ni thaumaturge ni Harry Potter. Ces candidats ne sont nullement fondés à nous couvrir de promesses qu’ils ne seront pas et heureusement, en mesure de tenir.

 

Pourquoi nous servent-ils ces balivernes ? Tous ces candidats dans leur terrible médiocrité, se souviennent du Général De Gaulle. Le général avait voulu sortir la France de l’ornière coloniale et du joug étasunien http://www.voltairenet.org/article8701.html.   Il s’était attribué le pouvoir par une espèce de subterfuge. Par l’élection du président de la République au suffrage universel, il conférait à cette magistrature une légitimité populaire. Ce président n’avait pas pour autant de pouvoirs législatifs, puisque son statut ne changeait pas. Le président actuel n’a pas plus de pouvoir que René Coty. Cependant, pouvant être le chef d’une majorité à la chambre des représentants, il pouvait influencer par son autorité, le vote des lois et même les susciter. La gauche de l’époque du général ne manquait jamais de fustiger ces députés qu’on appelait « godillot», pour leur servilité envers le chef. François Mitterrand avait dénoncé ce système dans un livre intitulé « Le Coup d’Etat permanent »

Ces candidats d’aujourd’hui  bien entendu lorgnent avec concupiscence sur cette époque quand le Général de Gaulle avec l’aide de ses « godillots » faisait la France. Ils se voient Roi !

Malheureusement n’est pas De Gaulle qui veut et le pouvoir personnel éclairé n’a aucune chance de revoir le jour au vu des candidats d’aujourd’hui.

Il faudrait tout d’abord qu’à cette élection présidentielle, suive une législative donnant une majorité similaire à la couleur politique du président élu. Il y a eu des cohabitations, il y en aura encore. C’est très bien les cohabitations j’y suis d’ailleurs très favorable, cela redonne quelques couleurs à la république. Il faudrait également que les députés de la même famille politique que le président élu, suivent ses recommandations, ce qui n’est ni obligatoire ni certain. .  

Et puis et surtout il faudrait que ce pouvoir personnel soit éclairé, que ces candidats aient la ferme volonté, comme l’a fait le Général De Gaulle en son temps de conduire la France vers l’indépendance de refuser que notre pays soit un supplétif de l’impérialisme, de refuser la disparition de la France et ses valeurs dans un conglomérat chaotique européen ou seuls les USA tirent leur épingle du jeux, ceci  avec l’aide de pays passés sans transition du despotisme soviétique à celui de l’Oncle Sam. Le peuple a voté « Non » au référendum devant conclure à la disparition de la France qu’en sera-t-il demain ? 

Vous avez remarqué comme il est curieux que nos candidats ne parlent jamais ni de politique étrangère ni de la place de la France dans le monde. Le seul point ou ils pourraient avoir quelques influences. Ce mutisme est fort suspect, que cache t-il ?

 

Alors, quel est l’enjeu de ces présidentielles ? Il est bien faible quand aux conséquences de l’après élection, ces candidats sont d’accord sur l’essentiel. Il y aura moins de libertés individuelles et l’Etat sera omnipotent plus que jamais. Cette conformité devient quasi identité pour les « Grands candidats » les USA feront chez nous comme ils l’entendent, l’accord signé par Sarkozy et Perben avec les USA permettant à la CIA d’opérer sur notre sol sans contrôle ne sera pas dénoncé et notre indépendance nationale définitivement enterrée.

 

Bien évidemment Sarkozy est bien le pire. Candidat de l’anti France, De Gaulle disait de ses pareils: le parti de l’étranger, celui des néo conservateurs US, du Finantial Time du Washington Time et de Fox News. Il est le candidat de ceux qui en France sont toujours prompts à critiquer et trahir leur pays, à s’enfuir en Suisse, selon une vielle tradition de l’anti France bien de chez nous, des émigrés de Koblence à ceux qui disaient préférer Hitler que le Front Populaire cela remonte à loin. Sous son règne la France risque de faire la guerre jusqu’au bout pour la folie américaniste. Un véritable repoussoir!

 

Mais le véritable enjeu est déjà passé. L’idée qu’il puisse exister une forme de pouvoir ne devant rien à un prince, roi ou chef de l’Etat, l’idée qu’il puisse exister une forme de contrat social ou le peuple souverain gère ses affaires au jour le jour, dans la dignité et le débat. Cette idée : La République est bien morte… avec la gauche !

 

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 12:25

Un nouvel obscurantisme

 

Article écrit en 2003 pour le PRG, mais toujours d'actualité

 

Le développement de la critique de la technologie, de l’économie et de la liberté accompagne un déclin aujourd’hui de plus en plus perceptible.

L’arrêt de la conquête spatiale, l’écroulement des valeurs boursières, le renchérissement de l’or annoncent ce déclin. Comme l’année 1277 qui, avec l’interdiction par l’Eglise d’un grand nombre d’enseignements dispensés par l’Université de Paris, avait  marqué l’écroulement dramatique de la France de la fin du13ème siècle, l’Histoire retiendra de cette année 2003 l'arrêt définitif du Concorde et son non remplacement, comme marquant le début de ce déclin. Pour la première fois dans l’humanité, l’homme se déplacera moins rapidement que précédemment.

La critique obscurantiste et quasi mystique de la technologie et des libertés individuelles accompagnant ce déclin est  malheureusement aujourd’hui surtout le fait de la gauche. Que l’on ne se trompe pas ! Ce déclin surtout perceptible en Europe et aux USA s’accompagnera évidement de chômage et de misère.

 

Les forces de liberté et de progrès se doivent urgemment de réfléchir et de se rassembler pour engager une bataille soutenue et argumentée contre ce nouvel obscurantisme.

   Parmi les nombreux thèmes chers à cette réaction d’un nouveau genre se trouve l’argumentation selon laquelle les OGM seraient néfastes.

 

Je rappellerais d'abord ma compétence : je suis biologiste ; j’ai participé activement aux travaux qui ont permis au Professeur Jean Dausset d’obtenir le prix Nobel de médecine en 1980.

Les OGM sont des organismes vivants, modifiés génétiquement volontairement par l’homme ; on peut appeler les OGM, des mutants génétiques.

 

 

Les mutations génétiques.

 

 

Une mutation génétique est une modification du génome, en fait de l’identité d’un être vivant. Les mutations interviennent perpétuellement et naturellement ; elles affectent l’ensemble du vivant. Ces mutations naturelles sont dues le plus souvent à une énergie rayonnante (électromagnétique), venant frapper un atome de la molécule d’ADN siège de l’identité du vivant, modifiant ainsi sa séquence donc sa nature. Ces énergies rayonnantes qui nous environnent sont des rayons X cosmiques à haute énergie, mais également des rayonnements béta ou gamma provenant de la radioactivité naturelle.

Ces mutations naturelles sont transmises aux descendants du mutant, créant ainsi une nouvelle variété ou espèce vivante. Les mutations génétiques sont à l’origine du polymorphisme du vivant.

 

La sélection naturelle.

 

Depuis Darwin, nous savons comment le vivant s’est complexifié depuis l’être mono cellulaire de type microbien jusqu'à l’homme moderne.

Cette complexification s’est faite par sélection naturelle. La sélection naturelle est l’abandon par la nature, donc l’extinction sans descendance, de variétés vivantes précédemment apparues par mutation. Cette extinction, cette inaptitude à créer une descendance est due à l’environnement, à l’écosystème, à l’ensemble des conditions de vie faites à cette nouvelle espèce ne lui permettant pas de perdurer.

A contrario, d’autres mutations apportant un élément plus favorable à la survie en milieu hostile permettent une pérennité accrue pour cette espèce mutante.

Nous voyons donc qu’entre mutation et élimination par inadaptation, le vivant multiplie les espèces en les complexifiant.

Chaque apparition d’une nouvelle espèce modifie bien évidemment l’écosystème, et donc les conditions d’apparition d’autres espèces car la pérennité d’une espèce nouvelle est entièrement due à cet écosystème.

 

La sélection de nouvelles espèces par l’homme.

 

Il y a environ 10000 ans, l’homme a inventé l’agriculture et l’élevage. Cette invention allait de pair avec l’invention de techniques de manipulation génétique.

En effet, en créant des champs et des enclos, qu'a fait l’homme ? 

Il a créé des écosystèmes non naturels permettant à certaines espèces mutantes de perdurer, soit en les protégeant contre un prédateur, soit en leur apportant des éléments plus difficiles à trouver dans la nature, par exemple de l’eau en irriguant, et de l’engrais par la fumure des animaux d’élevage.

A chaque cycle de naissance d’une espèce jugée utile, l’homme va sélectionner les mutants qu’il juge plus favorables pour sa consommation, et leur étudier un écosystème adéquat dans lequel il s’intègre lui-même et sans lequel cette nouvelle espèce serait impitoyablement éliminée.

 

Depuis 10000 ans, l’homme fabrique donc de nouvelles espèces en fabriquant des environnements, espèces qui disparaîtraient sans son intervention. Le Yorkshire à sa mémère ne survivrait pas longtemps dans les bois, à la différence de son ancêtre le loup.

Gageons que si José BOVE avait vécu il y a 10000 ans dans le croissant fertile où l’agriculture fut inventée, il aurait arraché les premiers plants de blé cultivés en champ.

 

4 - Les OGM.

 

Toute espèce vivante est un Organisme Génétiquement Modifié, car provenant d’une mutation. Toute apparition de ces mutants ou OGM a toujours modifié l’environnement, depuis le microbe et l’amibe.

La différence entre la sélection d’espèces par l’environnement ou par l’homme et les OGM tient à peu de choses.

Dans le premier cas, on attend la mutation favorable et on la sélectionne, dans le deuxième on réalise la mutation favorable. Le résultat de ces deux techniques est strictement similaire : une nouvelle espèce apparaît.

L’obscurantisme prétend que cette nouvelle variété serait monstrueuse, échapperait au contrôle humain et induirait des effets non attendus.

La technique de fabrication des OGM consiste à introduire dans le génome d’une espèce, en fait dans la séquence informative de l’ADN, une séquence provenant d’une autre espèce possédant une aptitude favorable, comme la résistance à certains prédateurs.

La nouvelle capacité introduite est « naturelle » car déjà existante ; on peut alors considérer cet OGM comme semi-mutant, car ne possédant pas des propriétés physicochimiques inconnues dans la nature comme pourrait le faire une véritable mutation.

On peut également rappeler que le polymorphisme du vivant est quasi infini, et que le nombre de molécules chimiques produites est innombrable ainsi que les effets sur l’homme et sur l’environnement.

La production de maïs transgénique possédant une capacité de résistance naturelle à certains insectes ne peut avoir de répercussion défavorable sur l’écosystème différente et supérieure à celle d’autres variétés cultivées, arrosées perpétuellement d’insecticides chimiques non sélectifs.

 

On peut s’interroger sur les raisons qui conduisent les promoteurs de cette fable sur les OGM, et sur celles des politiciens de gauche qui leurs emboîtent le pas pensant en tirer un profit politique.

Le développement des technologies a toujours eu dans l’Histoire des adversaires, et toutes les grandes civilisations, surtout à l’heure de leur  déclin, ont dû faire face à ce genre de réaction : depuis la Grèce antique jusqu’à la fin du 13ème siècle, où l’Eglise porta un coup décisif à la pensée rationnelle et au développement économique.

L’Occident ne s’en remettra qu’à la fin du 18ème siècle.

Le débat sur les limites supposées de la technologie est donc une constante récurrente dans l'histoire humaine.

Les forces obscurantistes  mettent toujours en avant une éthique dont l’élément central est le non dérangement d’une nature mythifiée ou déifiée, ce qui est identique.

La terreur face à l’ordre imperturbable et impénétrable des choses est depuis toujours l’apanage du dogmatisme religieux.

L’affaissement des religions traditionnelles donne le champ libre à d’autres, émergentes, où comme pour les croyances du passé, le pouvoir sur les crédules est l’élément moteur. Comme dans toutes les religions, il y a les prophètes et les organisateurs de pouvoir.

Les prophètes se trouvent facilement : il y a toujours quelques individus pour raconter des sornettes et il se peut que l’un d’entre eux émerge sur le lot par le nombre croissant de ses adeptes.

A partir du moment où les politiciens pensent pouvoir exploiter telle où telle idée sectaire, celle-ci passe comme par miracle du statut de secte décriée à celle de religion officiellement établie.

Ce fut le cas pour le christianisme repris par le pouvoir romain, ce ne fut malheureusement pas le cas pour le manichéisme  au 6ème siècle, rapidement balayé par l’Islam.

Il en va de même pour "la religion" de M BOVE : elle aurait pu rester à l’état de secte, mais les politiciens de gauche en mal de repères après le désastre et l'échec du socialisme pensent en tirer parti.

La droite aurait pu le faire tout aussi bien : nos politiciens de gauche auraient alors trouvé toutes les ressources argumentaires possibles pour fustiger cet obscurantisme qu'ils sont maintenant en train d'endosser...

 

         Il est également légitime de se poser des questions sur les motivations de M. BOVE : son action tend à retarder la recherche dans ce secteur déterminant pour notre économie qu'est l'agro-alimentaire ; c’est ainsi une chance inespérée pour nos concurrents d’outre-Atlantique.

 

La gauche fait donc une grave erreur en se lançant à corps perdu dans cette affaire d’OGM ; elle est totalement à contre-emploi en soutenant le pire des obscurantismes, le pire car celui-ci fait mal, mal à l’environnement par l’utilisation massive d’insecticides, mal à l’économie et à l’emploi en retardant une activité économique importante, mal à l’idée de progrès qui permit d’améliorer toujours les  conditions de vie des humains.

 

 

Alain Benajam

Août 2003

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 18:24
== BIBLIOGRAPHIE ==

Le livre de référence sur les réseaux stay-behind est désormais inconstestablement celui de Daniele Ganser
Nato's Secret Armies: Operation Gladio and Terrorism in Western Europe
Frank Cass Publishers, 2004
35,51 euros
www.amazon.fr/Natos-Secret-Armies-Operation-Terrorism/dp/0714685003/ref=sr_1_2/171-8871749-5364240?ie=UTF8&s=english-books&qid=1176279598&sr=8-2
Il sera disponible en version française aux Éditions Demi-Lune dès le mois d’août.

Et bien sûr, le manuel de l’école de guerre US (un classique)
USArmy Special Warfare
Par Alfred H. Paddock
National Defense University, 1982
34$95
www.amazon.com/U-S-Army-Special-Warfare-Origins/dp/0700611770

Sur les prisons secrètes de la CIA, on se reportera bien sûr à la synthèse de Giulietto Chiesa
Le carceri segrete della CIA in Europa
Edizioni Piemme, 2007
14, 90 euros
http://piemme3.bluestudio.it/pm/pm_adulti/pmbook-g96638.view


Signalons aussi deux ouvrages déjà parus sur le sujet, mais avec une problèmatique bien différente :

Kidnappés par la CIA : les charters de la torture
Par Trevor Plagen
Saint-Simon, 2007
19,50 euros
www.amazon.fr/Kidnapp%C3%A9s-par-CIA-charters-torture/dp/2915134286/ref=sr_1_1/171-8871749-5364240?ie=UTF8&s=books&qid=1176480359&sr=8-1

Les vols secrets de la CIA : comment l’Amérique a sous-traité la torture
Par Stephen Grey
Calman-Levy, 2007
22 euros
www.amazon.fr/vols-secrets-CIA-lAm%C3%A9rique-sous-trait%C3%A9/dp/270213789X/ref=sr_1_6/171-8871749-5364240?ie=UTF8&s=books&qid=1176480501&sr=1-6

Sur l’affaire Aldo Moro
Chi ha ucciso Aldo Moro ?
Par Webster Tarpley
1978
Epuisé

Sur l’affaire Ali Agça :
La Vérité sur l'attentat contre Jean-Paul II
Par Roumiana Ougartchinska
Presse de la Renaissance (à paraître)
www.amazon.fr/Verite-Sur-lAttentat-Contre-Jean-Paul/dp/2750902843/ref=sr_1_2/171-8871749-5364240?ie=UTF8&s=books&qid=1176481878&sr=8-2

Sur l’affaire Al-Fayed
Lady Died
Par Francis Gillery
Fayard (2006)
20 euros
www.amazon.fr/Lady-died-Francis-Gillery/dp/2213623724/ref=sr_1_1/171-8871749-5364240?ie=UTF8&s=books&qid=1176482735&sr=8-1

== Documents ==

Le rapport Andreotti révélant l’existence du Gladio
www.voltairenet.org/article8387.html?var_recherche=andreotti?var_recherche=andreotti

Travaux du Conseil de l’Europe sur les prisons secrètes
www.coe.int/T/F/Com/Dossiers/Evenements/2006-cia/

Travaux du Parlement européen sur les prisons secrètes
http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/019-3030-043-02-07-902-20070209IPR02947-12-02-2007-2007-true/default_fr.htm

Amnesty International
http://web.amnesty.org/library/Index/ENGAMR510512006

== Articles du Réseau Voltaire ==

Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains
www.voltairenet.org/article8691.html

Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir
www.voltairenet.org/article8694.html

Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle
www.voltairenet.org/article8701.html

1980 : carnage à Bologne, 85 morts
www.voltairenet.org/article12840.html

Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN
www.voltairenet.org/article144415.html

== Vidéo ==

Timewatch : Operation Gladio - Behind False Flag Terrorism
Par Alan Francovich
BBC (1992)
Trois parties visibles sur
http://video.google.fr/videoplay?docid=-4900756773650110959&q=%22Operation+Gladio%22

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 17:46

De l’imposture dans l’Histoire… et dans les élections présidentielles de 2007.

 

A ma petite fille Juliette qui a eu 20 en Histoire.


Celui qui ne peu comprendre son passé envisagera mal son avenir. Ce qui est vrai pour chacun l’est  pour la société dans laquelle nous vivons.

L’accès à la connaissance du passé permettrait aux  peuples de s’émanciper en les conduisant dans le chemin du meilleur destin. Ceci ne peu plaire aux despotismes de toutes tendances pour  qui la connaissance de l’Histoire doit être adaptée aux objectifs de propagande devant faire accepter à ces peuples leur asservissement. Certains despotismes avaient même décrété récemment la fin de l’Histoire, cette monstrueuse utopie devait dans l’esprit de ses auteurs étatsuniens, cacher définitivement au monde le moteur de sa destinée et ne fabriquer que des esclaves sans conscience.

Pourtant, dans notre pays, la France républicaine et démocratique, qui est en mesure de comprendre le passé, tant  notre Histoire officielle est composée de mythes et d’impostures?

Quelque soit le niveau d’étude de nos concitoyens qu’ils soient ouvriers ou intellectuels, s’ils n’ont pas eus de volonté personnelles de recherche, de volonté de sortir des idées reçues, cette connaissance du passé sera corrompue par un certain nombre d’idéologies prégnantes.  Ces idéologies nous demandent qu’une chose, accepter le pouvoir d’un Etat tyrannique.

Depuis que l’Histoire existe depuis ses balbutiements, les tenants de la vérité révélée descendue de la bouche des maîtres n’ont eu de cesse que de procéder à la promotion d’un pouvoir personnel ou au mieux oligarchique. C’est notamment le sens des césures introduites dans l’histoire officielle. Cette imposture a été d’autant plus efficace qu’elle nous a été servie par de prétendus humanistes, de prétendus républicains et de prétendus hommes de gauche. C’est la triste histoire du Moyen Age et de la Renaissance imposture majeure, véritable complot politique.

Etre asservi par ceux qui  pérorent vouloir vous libérer est la forme la plus sophistiquée la plus efficace et la plus courante des despotismes de ce bas monde.

Une idéologie devenue « allant de soit ».

Qui n’a pas en tète quelques infamies attribuées au « moyen âge », le terme moyenâgeux ayant la signification la plus négative qui soit. Que s’est-il passé durant cette période de 1000 ans environ pour mériter l’opprobre des faiseurs de conformité? Quelle révolution extraordinaire et quels changements fondamentaux sont-ils issus de cette Renaissance tant louée par ces mêmes faiseurs. L’étude approfondie de ce fameux passage de « l’obscurité » vers le « modernisme » est en effet très instructif pour justifier le complot.

 
Le Moyen Age: quelle période ? On ne sait vraiment !

Qu’elle est cette période d’environ 1000 ans ? Ou commence le moyen age et ou finit-il ? Le terme semble être apparu au 16ème siècle pour désigner une période obscure pour l’époque, courant de ce que l’on pensait être la fin de l’Etat romain (période antique) allant vers une autre période qualifiée de « moderne », pourquoi ? Nulles justifications descriptibles et claires ne sont jamais données pour décrire cette « transition ».

Si on ouvre un livre d’Histoire officiel français, le Moyen age irait du 5ème siècle avec l’abdication du dernier Empereur romain d’occident jusqu’au règne de Charles VIII, notamment son mariage avec Anne de Bretagne c’est à dire, le rattachement de la dernière principauté française indépendante à l’Etat français central, la fin du 15ème siècle. Ceci évidemment ne vaut que pour la France. Chaque pays européen possède ses propres critères de césure. En Italie par exemple l’Empire romain d’Orient héritier et continuateur de l’Empire d’Occident est présent jusqu’au 7ème siècle et en Grèce jusqu’au 15ème siècle! La « Renaissance » donc la supposée modernité commencerait aussi beaucoup plus tôt, quand ? On ne sait vraiment. Souvent il est attribué au peintre Giotto les prémices de cette fameuse renaissance. Si l’on se réfère à le Web Gallery of Art Giotto di Bondone est né en 1267 et meurt en 1337 il est classé comme peintre médiéval mais qualifié comme suit : « Florentine painter and architect. Outstanding as a painter, sculptor, and architect, Giotto was recognized (par qui ?) as the first genius of art in the Italian Renaissance”, ce qui situerait  la Renaissance vue d’Italie au début du 14ème siècle.

 

Donc le début du Moyen Age en Europe se situerait entre le 5ème et le 7ème siècle sa fin venue avec la « Renaissance » se situerait entre le 14ème et le 16ème siècle. On aurait donc pour le début de la période qualifiée de Moyen Age 200 ans de transition au début et 200 ans à la fin.

Déjà sur 200 ans, tout un chacun peut placer toute césure dans l’Histoire et la justifier à sa guise par des changements pour lui significatifs.

 

Les historiens professionnels d’aujourd’hui ont conscience de ce flou qualifiant la période médiévale ils ont donc redistribué cette période en sous périodes. Il y aurait donc une antiquité tardive du 3ème voir 2ème au 7ème siècle, puis un haut moyen age du 7ème au 10ème  siècle puis un Moyen Age classique du 11ème au 13ème siècle puis un bas moyen age du 14ème au mi 16ème siècle période ou se situerait la fameuse « Renaissance »  et les « Temps Modernes ».

 

Ces 1000 ans d’Histoire sont une période fourre tout comprenant différentes civilisations remarquablement dissemblables.

 

Si je me réfère au mode de production, qualifiant les rapports de production donc les rapports humains, la période antique coure jusqu'à l’apparition du système féodale, nouveau mode de production totalement différent du précédent. La transition se situerait au cours du 10ème siècle après les grandes invasions.

Puis les 11, 12, et mi13ème siècle avec essentiellement une production féodale mais avec un très fort dynamisme évolutif et de très importantes différences de situation tant spatiales y compris sur de courtes distances que temporelles, les situations se modifiant perpétuellement. Durant cette période de 2 à 3 siècles aucune généralisation sur le « Moyen Age » n’est pertinente et admissible, tout est différent de la France du nord à la France du sud, du St Empire à l’Espagne etc.. La modernité se met en place !

Puis vers la fin du 13ème siècle, début du 14ème siècle (Règne de Philippe IV), tous les éléments de la modernité, en référence à notre civilisation actuelle, sont disponibles: Industrie, mécanisation, classe ouvrière, actionnariat, temps de travail salarié, grèves, sociétés anonymes, banques, comptabilité, capitalisme et capitalistes richissimes, monétarisme, spéculation monétaire, banqueroutes, dévaluations monétaires, révoltes de masse et répressions de masse  et… prémisses de l’Etat et … décadence !

 

Au cours du «moyen age» officiel existeront successivement parfois dans le même temps, trois modes de production différents : antique, féodale et capitaliste donc trois civilisations totalement différentes.

Le mode de production antique est remarquablement stable, reproductible et descriptible et ne varie pas depuis la haute antiquité. L’unité de production est le domaine, du latin « dominus »: propriétaire qui exploite la force de travail d’esclaves, les dominés. Le domaine est très étendu (plusieurs 10 aines de km2). Le «dominus» propriétaire vit avec sa famille (familiae) dans sa villa (villae) formé des parents proches et éloignés avec les clients, hommes libres assurant la défense du domaine. Le domaine est autarcique, il produit tout ce dont il a besoin : nourriture, outils, vêtements, armes, véhicules etc... Peu de monnaie n’entre ou ne sort du domaine. Tous les hommes libres sont assujettis au service militaire sur convocation de l’empereur ou du roi.

A la fin du 9ème siècle commencent les grandes invasions qui vont contribuer à totalement détruire le système social. Les Vikings au nord et à l’ouest, les Magyars à l’est et les Sarazins au sud déferlent sur l’Europe occidentale. Les domaines sont peu défendables et ne résisteront pas à ces invasions. Les armées régulières royales et impériales s’avèrent inefficaces pour contrer ces agressions, les peuples envahis doivent se défendre par leurs propres moyens.

 

Le système féodal système de pouvoir local et absence d’état.

Je n’ai pas l’intention de procéder à une description exhaustive du système féodal, un livre n’y suffirait pas et puis, est-il totalement descriptible tant il semble chaotique et évolutif intrinsèquement ?

Les peuples agressés devront organiser leur défense localement. L’organisation locale et atomisée de la défense sera la base de la nouvelle organisation sociale. Cette organisation à la fois militaire et économique, va profondément et durablement modifier la société.

D’abords les hommes doivent se regrouper dans des systèmes de défense alors qu’ils vivaient dilués. Quand le terrain est accidenté comme le midi ils se regroupent sur des hauteurs en abandonnant les plaines. S’il n’existe pas de promontoires, des levées de terre seront construites, des « mottes » sur lesquelles seront plantées des palissades et des tours de bois. D’autres se regrouperont dans les anciennes citées gallo romaines fortifiées, largement  abandonnées dont ils remonteront les remparts.

Les hommes s’organisent dans le même temps autour de chefs de guerre, la guerre étant permanente.

Ces guerriers peuvent provenir de tous horizons. Les guerriers professionnels de l’Empereur ou du roi combattant maintenant essentiellement à cheval qui formeront la chevalerie, les anciens « dominus » aristocrates des grands domaines mais également des gens du peuple voir des esclaves s’illustrant particulièrement dans les combats.

L’espace des grands domaines sera morcelé en fief. Le grand seigneur souvent ex « dominus » attribue à ses compagnons d’arme devenus vassaux des parts de ce domaine à sa charge de les exploiter, d’en vivre et surtout de pouvoir s’armer convenablement pour être disponible militairement à toute convocation du seigneur, l’ost, devenu suzerain. Le vassal peut également attribuer à ses compagnons d’arme des fiefs taillés dans son propre fief, selon la même disposition. Avec les mariages entre familles de guerriers devenus nobles, un système très  complexe de dépendance volontaire s’établit ou parfois un vassal peut avoir plusieurs suzerains.

Le mode d’exploitation de la terre change et le statut social des non guerriers change aussi.

 

La seigneurie, déjà parcelle du domaine se partage souvent en deux espaces, le domaine propre du seigneur, exploité par des serfs et esclaves, les esclaves devenant petit à petit serfs c'est-à-dire semi libres. Puis un autre espace, des manses ou tenures louées à ferme à d’anciens hommes libres, non guerriers, ou d’anciens esclaves libérés.

Le fermier est libre d’exploiter la manse comme il l’entend sous réserve de redevance au seigneur, en nature ou en monnaie. Il restera surtout dans le midi beaucoup de petites exploitations libres et pratiquement aucune dans le nord de la France.

 

Qui possède le pouvoir ?

Celui qui possède le ban, c'est-à-dire le droit de punir et de contraindre qui est la définition même du pouvoir. Ce pouvoir est possédé par une multitude d’institutions individuelles ou sociales.

Les seigneuries multiples et variées, quelles soient militaires ou cléricales.

Les communautés monastiques, par exemples les cisterciennes qui joueront un rôle très important dans la mise en œuvre des technologies industrielles et agricoles nouvelles.

Les communes ou communautés urbaines, dont le pouvoir de ban s’étend d’une lieue autour de la ville d’où le terme banlieue.

 Surtout il n’y a ni état, ni pouvoir central, le roi n’est maître que dans son propre domaine comme n’importe quel seigneur. La France ne s’appelle plus que l’Isle de France, domaine royal.  

 

Le système évolue très rapidement pour les causes suivantes.

 

Concentration des populations dans les espaces de défense. Les gens de ce fait communiquent, échangent, se coalisent et se solidarisent.

Multiplication des initiateurs et des initiatives individuelles et sociales donc des expériences. Les seigneurs qui deviennent chef d’entreprise, la seigneurie. Les fermiers (anciens esclaves libérés) deviennent également chef de leur entreprise la ferme dont la signification va glisser de système de location à exploitation agricole tant se mode sera généralisé.

Urbanisation avec l’apparition de la commune et du bien commun. Deux nouvelles classes sociales vont apparaître qui ne cesseront de prendre de l’importance, le bourgeois et l’ouvrier. Le bourgeois devenant chef d’entreprise de son exploitation artisanale et pour certains industriel. La communauté urbaine devient le siège d’un pouvoir au même titre qu’une seigneurie.

 

Les effets.

 

La monétarisation devient explosive. Dans le système précédent beaucoup d’échanges et de paiements se réalisaient en nature. Dans le système féodal, le seigneur exige de plus en plus de monnaie pour les redevances. La raison en est la complexification de l’armement et des systèmes de défense demandant une main d’œuvre et un artisanat qualifié payable qu’en monnaie. Les artisans du domaine seigneurial ne suffisent plus. Le seigneur doit gagner de l’argent « cash ». Le fermier doit donc échanger sa production contre de la monnaie en la vendant à la ville ou au bourg. La ferme prend une valeur quantifiable en monnaie ainsi que la seigneurie. La terre devient commercialisable et devient donc un bien foncier avec lequel il est possible de spéculer. Dans ce système tout devient quantifiable en monnaie, tout à un prix.

L’amélioration du rendement monétaire de la production agricole devient une exigence et induit un progrès technique continu. (voir La Révolution Industrielle du Moyen Age - Jean Gimpel).

L’accroissement des disponibilités monétaires, accroît la demande de certains produits qui deviennent plus sophistiqués, comme l’habillement et la construction. En corollaire, la forte demande en habillement induit une industrialisation de sa fabrication. Toute production qu’elle soit agricole artisanale ou industrielle se spécialise.

L’accroissement des échanges monétaires conduit à l’invention de techniques d’utilisation et de gestion de capitaux : Banque, comptabilité à deux colonnes, sociétés par action, lettre de crédit, spéculation.

 

 

Aux 12ème et 13ème  siècle, un certain nombre d’innovations sociales et techniques induites par le besoin de monnaie vont amener la société à un niveau qualifiable de moderne à contrario de ce qu’elle était auparavant, qualifiable d’antique.

 

Innovations sociales déterminantes, quelques exemples significatifs:

 

Société par action et capitalisme.

La possession de monnaie en quantité, que l’on peut appeler capitaux devient aussi déterminante que la possession de terre. Le capital pouvant s’investir et fructifier, une coalition de possesseur de capitaux permet de posséder un outil financier plus efficace. La société anonyme par action est inventée ou le partage des bénéfices acquis se fait au prorata des capitaux amenés par chacun des associés.  On connaît l’histoire de plusieurs sociétés par action attestée par le conflit sans fin devant les tribunaux entre les sociétés de barrage et de moulin sur la Garonne à Toulouse notamment le conflit entre le Basacle et la Daurade qui se terminera par la victoire du Basacle société qui perdurera jusqu’au 20ème siècle.

 

Industrie et classe ouvrière.

L’industrie est la rationalisation par parcellisation et automatisation de taches répétitives d’une production de marchandises. L’industrie fait son apparition dans les manufactures de drap. La mécanisation de taches pénibles comme le foulage est assurée par la force hydraulique.

Le développement de l’industrie en Flandre et en Italie du nord induit plusieurs conséquences sociales déterminantes. La constitution d’une classe ouvrière et de révoltes populaires durement réprimées. Les partisans de Wat Tyler en Angleterre, les Ciompi à Florence, les Maillotins à Paris, les milices ouvrières flamandes qui battent la fine fleure de la chevalerie française à la bataille de Courtrai en 1302.

 

Banque, paiement par écriture.

Les nombreuses monnaies en cours posent un certain nombre de problèmes de change. L’utilisation de capitaux importants pour l’industrie et le commerce pose également un problème de sécurité. De l’Italie du nord et surtout de Florence va venir une innovation déterminante la lettre de change ou lettre de crédit. Cette lettre possédée par un marchand ouverte par son banquier « Lombard » permet de se faire payer en monnaie locale, en n’importe quel lieu où officie un banquier « Lombard ». Ceux-ci sont présents dans tous les lieux où s’opèrent des échanges monétaires importants.

 

La commune et le bien commun, prodrome de la République.

Beaucoup de cités auparavant dirigées par un évêque vont gagner de l’indépendance en usant des moyens les plus divers, de la force brutale à la persuasion. La vie des citadins très concentrés, nécessita la mise en œuvre de règles de vie communes. Dans ces cités médiévales siège d’un artisanat et d’une industrie de plus en plus technique et spécialisée certains bourgeois accumulèrent de conséquentes richesses et ce faisant, briguèrent une participation au pouvoir. Des communes vont s’ériger plus ou moins indépendantes du pouvoir royale ou seigneuriale et plus ou moins démocratiques selon le lieu. Au sein de ces villes dirigées par une commune un sentiment  collectif va naître : le bien commun. Dans le nord de l’Italie des républiques totalement indépendantes vont être proclamées.    

 

Des innovations techniques déterminantes.

 

L’utilisation de la force hydraulique se généralise.

Si le moulin à eau est connu depuis l’antiquité, les 12ème et 13ème siècle vont voir son utilisation se propager et se généraliser à l’usage d’une multitude de procédés. Sur toutes les rivières partout ou portait le regard il y avait un moulin à force hydraulique, il y en avait 68 à Paris. L’invention de l’arbre à came va multiplier l’usage de ces machines car il pouvait ainsi animer des marteaux utilisés dans le foulage des draps ou comme marteaux pilons dans les forges. Les forges et les hauts fourneaux utiliseront également des machines hydrauliques pour animer des soufflets parvenant ainsi à fabriquer et couler de la fonte. La transmission de mouvement rotatif en mouvement alternatif va amener l’usage de scies hydrauliques avec avance automatique et proportionnelle du tronc, ce qui permettra la fabrication industrielle de planches, ces types de scies seront en usage jusqu’au 20ème siècle. Cette invention est attribuée à l’ingénieur Villard de Honnecourt dont l’activité professionnelle se situe entre 1225 à 1250 et dont beaucoup de dessins techniques seront repris par Léonard De Vinci.   

 

Le bâtiment, l’invention de la croisée d’ogive et de l’arc boutant.

C’est peut être l’innovation la plus spectaculaire de cette période car elle va permettre la construction des ces immenses cathédrales dans l’environnement parisien, cathédrales que tout un chacun peut encore et journellement admirer. La croisée d’ogive sur plan carré ou barlong ainsi que l’arc boutant donne la possibilité de faire porter le bâtiment par des colonnes et non plus par des murs porteurs, c’est une architecture dynamique. Le résultat fait que la surface des assises au sol en proportion de la surface couverte n’est plus que de 9%, alors qu’elle était auparavant avec l’arc de plein cintre romain de 20%. Cette proportion retournera à 20% avec l’abandon de cette technologie qualifiée de « gothique » par les admirateurs du passé antique. Elle ne reviendra qu’avec les constructions métalliques dynamiques de Gustave Eiffel à la fin du 19ème siècle. Entre la Loire et la Somme, durant les 12 et 13ème siècle il sera construit en tonnage de pierre plus qu’il ne fut construit durant toute l’Egypte ancienne. Aujourd’hui  près d’un chrétien sur deux pratique sa religion dans une église construite durant cette période. Beaucoup de bâtiment civiles furent construits également et majoritairement détruits au 18ème et 19ème siècle. L’extraction de pierre donnera lieu également à une intense activité industrielle.

 (Chronologie des inventions médiévales)

Dans le domaine agricoles les innovations seront également très nombreuses.

L’attelage du cheval par collier d’épaule permettant son utilisation efficace et rapide dans les labours.

La herse.

La charrue à train de roue avec soc versoir et coutre.

L’assolement triennal.

La sélection dans l’élevage.

Les fermes modèles cisterciennes.

Tout ceci va permettre un rendement agricole accru. Il n’y aura aucune famine durant le 13ème siècle.

La population va tripler sur environ le territoire de la France actuelle, du 10ème au 13ème siècle. Les effectifs de cette époque ne seront retrouvés qu'au 18ème siècle


De nombreuses et fondamentales innovations intellectuelles.

Contrairement aux idées reçues la lecture et la glose des maîtres anciens étaient l’activité principale des écoles et universités. La connaissance de l’existence de ces maîtres grecques et romains a toujours persisté même depuis le haut Moyen Age cependant, dés le 12ème siècle de plus nombreux ouvrages d’origine grecques  ou latines deviendront disponibles traduits de l’arabe depuis Tolède ou musulmans, juifs et chrétiens travaillèrent ensemble pour diffuser la culture antique notamment la pensée d’Aristote. Des penseurs Arabes comme Ibn Rushd « Averroès » et Ibn Sinna « Avicenne » apportèrent leurs propres commentaires à la philosophie aristotélicienne. Cette philosophie légèrement agnostique sera reprise par l’université de Paris sous le nom d’Averroïsme. Des intellectuels parisiens apportèrent leur propre touche à cette pensée qui deviendra la première à mettre en avant le doute et l’expérimentation pour le levé.  (Penser au  Moyen Age  - Alain de libera  - Seuil)

La scolastique parisienne dont le maître fondateur fut Pierre Abélard est bien la prémisse de la pensée rationnelle et scientifique. Descartes dans son Discours de la Méthode s’inspirera profondément de la pensée de Pierre Abélard exprimée dans son maître ouvrage Sic et Non. Certains aujourd’hui n’hésitent pas à parler même de plagiat tant il y a proximité entre la pensée de ces deux intellectuels dont l’un vécut 500 ans avant l’autre.

De très nombreux intellectuels, humanistes, chercheurs et ingénieurs vécurent durant cette période et apportèrent la modernité de leur pensée. On peut citer sans être exhaustif outre Pierre Abélard inspirateur de Descartes, Thomas d’Aquin  précurseur de l’expérimentation en laboratoire Robert Grosseteste et son disciple Roger Bacon, Abélard de Bath, Gérard de Crémone, Maître Eckart, Bernard de Chartre, Villard de Honnecourt, Pierre de Maricourt (le magnétisme 1269), Siger de Brabant et bien d’autres.   

 

Pourtant cette brillante civilisation dont l’épicentre était Paris connaîtra une fin. Cette fin est représentée par une date précise, le 7 mars 1277 quand l’archevêque de Paris Etienne Tempier interdit l’enseignement de 219 thèses de l’université de Paris et fait jeter en prison le maître Siger de Brabant accusé d’Averroïsme (collusion avec les musulmans déjà).  

A la fin du 13ème siècle le monde européen bascule et s’effondre, outre les débuts de la censure et de l’intolérance religieuse qui vont mettre à bas l’université de Paris comme premier centre intellectuel d’Europe, des séries de catastrophes s’enchaînent.

Des banqueroutes à répétitions des plus grandes banques italiennes, des dévaluations monétaires, des famines dues à des changements climatiques et  à la spéculation. Puis la peste noire fait son apparition au début du 14ème siècle, certaines villes vont perdre jusqu’aux deux tiers de leurs effectifs.

La France ne pourra résister à ce choc avec en adjonction les débuts de la guerre 100 ans. Un autre monde va naître fait de mysticisme, d’intolérance et de guerre avec son cortège d’exactions, les cavaliers de l’apocalypse seront maint fois représentés. 

En Italie du nord, les banquiers capitalistes ont, durant la période faste des 12ème et 13ème siècle accumulés d’immenses fortunes et en dépit de nombreuses banqueroutes les fortunes personnelles s’élèveront en avoir au niveau de ce que pouvaient posséder des états comme la France et l’Angleterre réunies. Avec les guerres perpétuelles, ils vont investir massivement dans l’armement, autant en recherche et développement qu’en fabrication industrielle. Cet armement va connaître des améliorations techniques considérables, notamment l’artillerie (Veuglaires: Chargement par la culasse et Ribeaudequin: Multitubes avec tir en rafale). 

 
L’absence d’état et de pouvoir central qui accompagnent un développement explosif de la société féodale des 12ème et 13ème siècle vers la modernité est le fait le plus remarquable, de l’histoire du monde occidental.

C’est également le fait le plus déprimant pour les laudateurs de toutes les tyrannies possibles et imaginables. Ceux-ci de droite ou de gauche n’auront de cesse d’effacer cette période des mémoires en révisant l’Histoire. Il s’en suivra une haine récurrente de la France et une promotion toute aussi récurrente de l’antique Romain.

 

Des français contre la France (comme toujours) c’est la triste histoire du mythe de la Renaissance, ou que vient faire un symbole romain sur mon passeport ??    

 

Une Renaissance ?

 

Une ville, Florence.

Dans ce contexte d’immenses richesses d’un côté et de catastrophes de l’autre le centre intellectuel de l’Europe va glisser de Paris … à Florence.

De l’argent, beaucoup d’argent

La Florence des 14 et 15ème siècle, des « trecento et quadracento » n’est pourtant plus celle de la période précédente elle a déjà perdu près du tiers de son chiffre d’affaire, mais elle investi dans l’armement, le prêt aux belligérants de la guerre de 100 ans et… dans l’art.

Des artisans devenant artistes de cour.

Un phénomène nouveau : l’artiste de cour. (voir l’Artiste et la Cour de Martin Warnke).

Les artistes médiévaux sont considérés comme des artisans et à ce titre ils doivent s’inscrire dans des corporations, le plus souvent dans le bâtiment où ils doivent suivre des règles strictes et œuvrer comme la corporation l’entend et non à leur guise. Les puissants commenceront à s’attacher des artistes artisans comme serviteurs (même statut qu'un valet de chambre) et d’ainsi les libérer des contraintes de leur corporation. Biens logés, bien nourris et bien payés ces artisans en gagnant les cours des princes et riches bourgeois, deviendront artistes car mis en possibilité d’œuvrer comme ils le désirent, ou presque car la condition, bien évidemment, était de devenir les laudateurs de leurs bienfaiteurs. Ces artistes devenus par contrainte laudateurs des pouvoirs seront les artisans du mythe.

Un prince puissant avec des ambitions politiques

Un des précurseurs de l’utilisation d’artistes pour soigner son image politique fut Robert d’Anjou roi de Naples petit fils de Saint Louis. Robert d’Anjou (1309-1343), prince le plus puissant d’Italie aspirait à jouer un rôle majeur dans la péninsule et pourquoi pas en Europe. Principal soutient des Guelfes de Florence, partisans du pape contre les Gibelins partisans de l’empereur germanique, il fut nommer par le pape vicaire pontificale.

Une idée politique : la renaissance de l’Etat romain.

Les capitalistes italiens, princes autant que marchands ayant acquis les plus grosses fortunes d’Europe, aspirèrent à y jouer un rôle majeur.  Au cours des rénovations urbaines et de la construction de somptueux palais, de nombreux vestiges antiques sont mis à  jour. Ces vestiges viennent rappeler la puissance passée. Ne pourrait-elle revenir ? Un sentiment national commence à s’exprimer. Ce sentiment s’exprime par la critique de ce qui vient de l’autre côté des Alpes d’où sont venus les hordes barbares qui ont détruit l’empire. Ce qui n’est pas italien est qualifié avec mépris de Tedesco ou Gotico c'est-à-dire germanique y compris et surtout ce qui vient de France. Ainsi sera appelé « Gothique, Gotico » l’architecture allogène typiquement française utilisant la croisée d’ogive  contrairement au style romain n’utilisant que l’arc de plein cintre. Que Rome telle qu’elle fut dans l’antiquité redevienne la maîtresse de l’Europe occidentale et que les légions y fassent régner l’ordre face à l’anarchie féodale voilà le nouveau mot d’ordre politique exprimé par ceux qui aspirent à redevenir les maîtres.

Un comité d’admiration mutuel  bien « sponsorisé» initialise l’idée qu’avant c’était mieux.

Un des militants de la cause romaine Pétrarque. Pétrarque ami et / ou serviteur de Robert d’Anjou et du pape ne ménagera jamais sa peine pour que Rome puisse retrouver son pouvoir d’antan, que l’antique redevienne le goût du jour et que l’on en finisse avec la France.  Pétrarque va constituer un comité d’admiration mutuel (comme le disait mon ami Marc Boureau en décrivant la situation médiatique actuelle). Dans ce comité, dont lui et Robert d’Anjou seront les animateurs, en feront parti des écrivains dits « humanistes »comme Boccace, et Dante et surtout un peintre : Giotto. Dans ce comité ou puissants, écrivains et artistes se côtoient, chacun est le laudateur des autres, l’argent ne manque pas, une légende fort vivace ainsi se crée: avant, quand nous Romains dirigions l’Europe, c’était bien mieux. Cette légende coure encore !

 

Une légende qui en sautant  les siècles nous revient: Giorgio Vasari

Giorgio Vasari (30 juillet 1511 à Arezzo - 27 juin 1574 à Florence) est un peintre, architecte et écrivain italien. Né dans une famille modeste, il est l'auteur du précieux recueil intitulé Les vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes (Le Vite de' più eccellenti pittori, scultori e architettori) (1560-1570). Il est, à partir de 1553, un proche des Médicis à Florence et fonde l'Académie de dessin en 1562. En mars 1565, il écrit, pour le mariage de François de Médicis et de Jeanne d’Autriche, la Mascarade de la généalogie des dieux, dont il publie le livret. (D’après Wikipedia).

Vasari est typiquement un artiste de cour habitué à formuler les louanges qui conviennent au maître. Dire les bons et les moins bons selon ses goûts ou plutôt celui de son maître Médicis. Les Médicis depuis Cosme l’Ancien (1389-1464) étaient passés maîtres dans l’utilisation d’artistes comme image de marque. La fortune personnelle de Cosme aurait dépassé les avoirs des états français et anglais réunis auxquels il vendait des armes et prêtait de l’argent. Les Médicis, drapiers, industriels et banquiers eurent de grandes ambitions de pouvoir, ils donnèrent deux reines à la France. Vasari encense dans son livre, bien évidemment les amis de Florence dont Pétrarque et Giotto qui y trouvent une place d’honneur. Giotto le florentin ne cessera jamais d’être l’icône du mythe, ceci est pourtant peu mérité, (voir vierges) Simone Martini son contemporain a bien plus de talent, mais il est siennois, l’ennemi. Les Médicis qui seront les fossoyeurs de la république de Florence seront, générations après générations les artisans perpétuels et infatigables du mythe de la prééminence de l’antique et de la légende dorée de l’art italien contre le «Gotico» méprisable.

La légende dorée de l'art italien.

«L’Italie, il est vrai, a eu deux bonnes fortunes refusées à la France, et dont il importe de tenir un grand compte: celle d’avoir conservé intactes les œuvres de ses anciens maîtres et celle d’avoir eu, grâce à Vasari, sa légende dorée de l’art. Maîtres de l’opinion aux XVIe et XXVIIe siècles, les Italiens dispensèrent trop souvent la renommée selon leurs préventions ou leurs dédains. Sans contredit, la France du XIIe et du XIIIe siècle posséda dans son sein un mouvement d’écoles comparable à celui de l’Italie du XIVe siècle; mais elle n’eut pas de narrateur légendaire pour ce grand développement. Ses génies créateurs ne sont guère connus que de nom ou par les chétives images qui nous les montrent sur le pavé de leurs églises, revêtus de l’humble manteau de l’ouvrier.»
ERNEST RENAN, "L'art du moyen âge" in Mélanges d'histoire et de voyage, Paris, Calmann-Levy, 1978.

Le livre de Vasari, tombé dans l’oubli, est réédité au 19ème siècle et considéré à ce moment comme la bible de l’histoire de l’art de la « Renaissance » ce terme, oublié également revient donc à la mode au 19ème siècle et Giotto est propulsé comme précurseur d’où la phrase illustrant Giotto dans la Web Gallery of Art :  "Florentine painter and architect. Outstanding as a painter, sculptor, and architect, Giotto was recognized (par qui? par Vasari et ses maîtres) as the first genius of art in the Italian Renaissance”.

 Michelet, Isaac et l’Histoire officielle de France.

Je suis et le proclame bien haut, un républicain, athée, de gauche,  pur et dur comme le furent Michelet et également d’origine juive comme le fut Isaac.

Ceci doit être dit parce qu’il est question maintenant de disséquer un malentendu voir une imposture dont la source vient des miens. (Suite)

 

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 11:30
Qu’avait donc Michelet en tête pour promouvoir cette «Renaissance», complot ourdi et fourgué au travers du temps, comme une bombe à retardement par ces italiens nationalistes qui voulaient reconstituer l’état romain impérial.

Une magnifique réussite ! J’en vois un des résultats à chaque fois que je sors mon passeport et j’ai honte d’y voir figurer un symbole romain, de répression en plus puisque je crois distinguer verges et hache, symbole le la brutalité romaine et de son impérialisme. (J’aurais préféré y voir figuré la cathédrale de Chartre)

J’ai beaucoup de difficulté à trouver de raisons ayant un début de valeur républicaine ou progressiste.

La première République proclamée à Paris s’est également appuyée sur une première commune de Paris appelée comme telle en souvenir des communes médiévales dont le souvenir était encore prégnant, communes aux seins desquelles est né le sentiment de bien commun, prodrome de l’idée républicaine.

 La « Renaissance » et les « temps modernes » qui ont suivi, on vu la disparition complète de ces communes. Les républiques urbaines italiennes ont également disparu à cette époque chacune confisquée par un despote local, à Florence ce furent les Médicis promoteurs de Pétrarque, Giotto, Vasari et du mythe entier !

Un nouvel humanisme aurait marqué cette renaissance ? Pétrarque, Dante et Boccace. Auteurs italiens du début de 14ème siècle, Pétrarque ami, serviteur et laudateur du petit fils de Saint Louis. Quand il écrit, en France règne Philipe IV Le Bel puis les Rois Maudits, la guerre de 100 ans n’a pas commencé, l’armure ou harnois blanc, symbole dans l’esprit de chacun du chevalier médiéval, n’a pas encore été inventé, les premières ne verront le jour que mi 14ème .
Il est difficile de placer ces auteurs dans une « Renaissance » dont même les prémisses n’existent pas. Ces humanistes ne veulent à ce moment que restaurer le passé. Ils sont anti modernes, modernisme représenté par la France et sa culture « Gotico ». Et puis ce ne sont certainement pas les premiers auteurs littéraires médiévaux, que faire du « fine amor » et de  Chrétien de Troy?

 

La « Renaissance » ou l’accession à un monde moderne?

Au cours des 14ème et 15ème siècles l’hygiène corporelle disparaît peu à peu avec la disparition des bains publiques, forts nombreux au 12 et 13ème siècle ils ne réapparaîtront qu’au 20ème siècle. Il est vrai qu’ils étaient mixtes et le théâtre de licences sexuelles, l’église n’a pas supporté. A la « Renaissance » et après on était sale sur soi.

Les lieux d’aisances : Aux 12 et 13ème siècle on ne construisait jamais un lieu d’habitation château ou maison sans ses latrines, disparus à l’époque moderne, à Versailles on chiait partout.

Après les débuts de 14ème siècle et avec l’invention de l’horloge aucune autre grande invention technique ne verra le jour dans la vie courante des gens avant le 19ème siècle, que ce soit dans le domaine agricole ou industriel. (Chronologie des inventions médiévales). L’encyclopédie de Diderot ne rapporte que des technologies médiévales.

Cependant les 14 et 15ème siècles verront des bouleversements dans la technologie militaire.

L’armure de plate ou harnois blanc, le plus souvent faites en séries en Italie d’où leur nom de milanaise. Puis et surtout l’artillerie au 15ème siècle avec des canons avec hausse, à chargement par la culasse ou multitubes (attribués faussement près d’un siècle plus tard à Léonard de Vinci). Ces innovations admirablement maîtrisées par les frères Bureau qui réorganisèrent l’artillerie de Charles VII permirent de battre les Anglais aux batailles de Formigny et Castillons et d’ainsi bouter les anglais définitivement hors de France. Ces inventions ne passèrent pas les fameux « temps modernes » abandonnées elles ne reverront le jour qu’à la fin du 19ème et au 20ème siècle.

Du 14 au 17ème siècle (Renaissance et Temps Modernes inclus) sévira la chasse aux sorcières ou des milliers de femmes suspectées de commerce avec le diable seront brûlées vives. On ne brûlera jamais tant, on ne torturera jamais tant, on ne massacrera jamais tant qu’au 16ème siècle (renaissance dite française). Alors qu’au 12ème siècle Pierre Abélard pouvait écrire « Dialogue entre un Chrétien un Juif et un Musulman ».

Rôle de l’église médiévale avant 1277 (censure de l’université de Paris).

L’église médiévale avant cette date, n’a jamais freiné ou cherché à freiner le commerce, l’industrie et la technologie.

Seuls les juifs autorisés à faire commerce d’argent ? C’est une légende non corroborée par les faits. Les plus grands banquiers étaient Florentins, bons chrétiens et amis du pape. Ce qui leur permit fortune faite, de lancer la légende de la « Renaissance».

Les communautés religieuses cisterciennes furent le fer de lance de l’innovation technologique et Saint Thomas d’Aquin fut un précurseur dans l’expérimentation en laboratoire.

Quand au peuple écrasé par l’impôt féodal, on ne payait beaucoup moins d’impôts sur ses revenus aux 12ème et 13ème siècle que maintenant en pleine démocratie républicaine. 

 Ah ! J’oubliais la perspective et les fenêtres, important, l’argumentaire favori des idées reçues!

La perspective dans l’art pictural. La représentation par peinture sur fresque était surtout employée dans le midi et en Italie ou les églises romanes avaient des murs. Dans la France du Nord ou les églises sont construites sur croisée d’ogive à partir du 12ème siècle (Basilique de Saint Denis), il n’y a pas de murs et donc pas de représentation picturale possible. La représentation religieuse et pour beaucoup civile s’exprimera sur vitraux car les parois de ces églises ne sont que vitrées. Ceci ne peut donner lieu qu’a une représentation stylisée. De nombreuses représentations non religieuses son visibles encore dans ces églises. Scènes de la vie courante mais également publicités que les artisans ne manquaient pas d'inscrire sur les vitraux , bien visibles.

L’art pariétal était extrêmement développé, avancé et divers avec autant de représentations religieuses que civile. (voir documents). La représentation picturale n’existe vraiment que dans les enluminures et miniatures dont la perspective est schématique quand elle existe. L’artiste de cour n’existant pas encore, les portraits et tableaux n'apparaissent qu'au 14ème siècle. Ces vitraux, statues, enluminures et miniatures sont d’un art consommé. Faut-il de la perspective pour mériter à une œuvre picturale la qualification d’art moderne ? Picasso ne serait-il qu’un barbare moyenâgeux ?  La représentation de la perspective : tout ce qui reste de la Renaissance ?

 Les fenêtres apparues à la Renaissance.

On tombe ici dans le ridicule. Il n’y avait pas plus de fenêtre dans les murs d’une forteresse médiévale que dans celles de Vauban. Les gens n’habitaient pas les forteresses et les châtelains habitaient des palais pourvus de moult fenêtres, soit situés dans la basse cour du château soit situés au dessus des courtines avec le plus souvent des vues imprenables. Les  bâtiments civils médiévaux étaient autant pourvus de fenêtres qu’ils le furent après. Cependant la très grande quantités de constructions civiles érigées aux 13ème siècles  fut détruite en France aux 18ème et 19ème siècle, il en reste de nombreux en Belgique.  (voir Violet Le Duc)

                                                                                                       

La démonstration pourrait être longue et peut être fastidieuse. Je ne peu conclure (provisoirement) que Michelet s’il était un Républicain progressiste et sincère ne connaissait rien à l’Histoire. Ceci est possible dans la mesure ou les études historiques étaient loin, très loin de ce qu’elles sont devenues. Michelet en outre n’était qu’un compilateur des travaux d’autrui, il n’a jamais étudié par lui-même.

Cependant un doute m’habite. Personne n’est venu contredire Michelet et l’état français, républicain (ou prétendu) a validé la légende. Le « Malet Isaac » issu de la compilation historique de Michelet est devenue l’Histoire officielle de France et a formaté des générations de petits français appelés à faire de bons soldats n’hésitant pas à sortir de la tranchée sous la mitraille avec la certitude de mourir.

 Là est le nœud de l’affaire. Nous avons vu qu’aux 12ème et 13ème siècle, siège non pas d'une re-naissance comme certains l’affirment maintenant (La Renaissance du XIIe siècle - Jacques Verger cerf) mais d’une Véritable Naissance. La modernité est bien née à ce moment quand aucun état n’existait ! C’est mauvais pour le moral du pioupiou appelé au sacrifice suprême sur ordre de l’état.

L’idée républicaine dévoyée en étatisme, voila la raison de la vivacité de la légende et de son soutient par toutes les forces politiques institutionnelles.

           
Tous les despotismes européens ont abondamment  puisé dans la symbolique antique pour promouvoir et légitimer leur pouvoir. La symbolique antique est devenue la symbolique même du pouvoir !

Les princes et tyrans italiens, les premiers qui en ont eu l’idée et l’on exploité, merci l’humaniste Pétrarque! Les rois de France ensuite qui à partir du 16ème siècle ont plongé dans cette idée et avancé vers le concept de royauté absolue. Louis XIV, le premier qui constituera un état totalitaire, son état (c’était lui), fera de nombreuses références à l’antique. Ces abus totalitaires engendreront la Révolution française. Napoléon ensuite, même la mode féminine et les coiffures s’inspireront de l’antiquité romaine. Les fascismes Italiens et Nazis après ne verront que par l’antique.

Alors pourquoi ai-je un symbole Romain sur mon passeport de la belle République française ennemie des rois et des princes, ennemie des fascismes de tout poils ?

 L’idée républicaine dévoyée en étatisme, voila la raison de la vivacité cette légende et de son soutient par toutes les forces politiques institutionnelles.

Des faux républicains bien sur, ils n’ont jamais rien compris ou voulu comprendre. La République c’est le pouvoir du peuple et l’état le pouvoir sur le peuple.

La preuve par la campagne pour les présidentielles 2007. Chaque candidat voulant devenir… quoi au fait ?

Président de la République ? Chef de l’Etat plutôt ! A moins que cela soit Roi ou Reine de France car que disent-ils.

Quand je serais président, chef, roi (rayer la mention inutile) je ferai ceci, je ferai cela, alors que la constitution encore républicaine ne les gratifiera d’aucun pouvoir. Ils abondent tous dans la confusion générale et anti républicaine qui existe entre pouvoir législatif et pouvoir exécutif, d’ailleurs le président de la république n’a de pouvoir exécutif qu’en étant le chef des armées.

Faut-il rappeler qu’en République le peuple est souverain et que ses représentants, les députés sont seuls habilités à formuler et voter les lois. Nos candidats ont-ils oublié les valeurs républicaines ? Les ont-ils jamais admises ?

La renaissance de l’antique a encore de beaux jours et voila pourquoi je me retrouve avec un symbole romain sur mon passeport français !

Alain Benajam (avril 2007)


Je tiens à remercier ici le Professeur Jacques Heers. A la lecture de ses livres j'ai pu, non seulement apprendre quelques notions d'histoires médiévales, mais son livre,: "Le Moyen Ages, une Imposture" (bibliographie) m'a ouvert les yeux sur l'effrayante problématique de "l'Histoire officielle" toujours révisée de la véritable. Ce révisionisme officiel de bon aloi, ne peut servir que le despotisme.

Que ceux qui se prétendent de gauche ou républicains lisent et relisent les livres de Jacques Heers qui, serait le bien venu au Réseau Voltaire.

 

Alain Benajam: Administrateur du Réseau Voltaire

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 19:09

 

(d’après La Révolution Industrielle du Moyen Age – Jean Gimpel – Seuil)

 

 

6ème siècle

 

Moulins flottants (sur le Tibre)

 

8ème siècle

 

Etrier (Europe)

Fonte de cloches en Bronze

Fin 8ème

Assolement triennal

 

9ème siècle

 

Tour à aiguiser

Archet (musique)

Ferrure à clou (Europe)

Attelage en tandem

 

10ème siècle

 

Moulin à bière

Arbre à came à usage industriel

Charrue à avant train, coutre, soc et deux mancherons

Arbalète à crochet

Fusion plombeuse d’un minerai cuprifère (extraction de l’Argent)

 

11ème siècle

 

1030 - (vers) Système de notes (musique)

1040 - (vers) Moulin à chanvre

1050 - (vers) Fléau articulé

1077 , 1082 - Herse

1086 - Moulin à foulon


- Cheval dans l’agriculture

- Cheminée

- Dérivation hydraulique pour la force motrice

 

12ème siècle

 

1100 - Alcool par distillation 60°

1120 - Moulins à marées

1138 - Moulin à tan

1147 - Bois gravés pour lettres initiales ornées de manuscrits

1180 - Moulin à vent (généralisation)

1180 - (vers) Attelage en file avec collier d’épaule

1195 - Moulin à aiguiser

1195 - Boussole

1197 - Moulin à fer

 

- Acide Nitrique

- Moulins flottants sous les ponts

- Barrage sur rivière

- Voûtes à croisée d'ogive

- Arc boutant Rosaces

- Escalier à vis

- Laie à brettures

- Pain de savon dur

- Dissection d’animaux

- Métier à tisser à deux lisses à pédale

- Bricole

- Fermes modèles expérimentales cisterciennes

- Sélection en élevage

- Usines hydrauliques (cisterciennes)

- Mécanisme de moulin avec roue en dessus

- Combles à fermettes

- Pavage: dalles carrées réduites

 

13ème siècle

 

1204 - (vers) Bouton

1240 - (vers) Tour à poulie et à deux pédales

1250 - (vers) Gouvernail d’étambot (Europe)

1251 - Moulin à moutarde

1269 - Projet de perpettuum mobile magnétique (moteur électrique)

1272 - Moulin à retordre la soie

1290 - Calcul de la latitude de Paris

 

- Aiguilles de carde métalliques

- Scie hydraulique avec avance automatique de la pièce

- Scie à receper les pieux sous l'eau

- Vérin

- Essai d’échappement   pour automate

- Chauffe main, Cardans

- Brouette

- Métier à tisser horizontal à 2 ouvriers

- Tour à perche

- Boussole avec échelle à 360°

- Clapet fermé automatiquement par le flux de la mer

- Moulin à papier

- Écluse à sas et double porte

- Lunettes à lentilles convergentes pour presbyte

- Impression à la planche gravée

- Charrue à patin et un seul mancheron

- Diffusion du rouet à filer

- Arbalestrille pour prendre les distances               Arbalestrille (Théorème de Thalès)jakobsstab1.gif

- Portulans

- Emploi du charbon dans l’industrie

- Emploi du verre dans l’appareillage scientifique

- Palonnier

- Perfectionnement du quadrant

- Arbalète à tour

- Chaînage de fer pour renforcer les murs

- Charrue tourne-oreille à versoir mobile et soc symétrique                    

- Miroir de verre

- Mécanisme d’horloge à poids et roue

- Arbalète à pied de biche

 

 

14ème siècle

 

1311 - Carte avec projection plate carrée et rose des vents

1315 - (vers) Boussole portative avec couvercle en verre

1320 - ( vers) Ourdissage sur cadre en bois pour tissage

1321 - Moulin à mortier

1323 - Soufflet hydraulique

1327 - Canon

1330 - (vers) Rectangulus pour mesurer et comparer les hauteurs

1380 - (vers) Rouet à pédale et ailettes


- Equatorium pour montrer la position des planètes

- Pont préfabriqué et articulé

- Boulet de canon en fer

- Tour à bois

- Moulin à pastel

- Etirage de fil d’acier avec énergie hydraulique

- Aiguille en fer

- Fonte (Europe)

- Moulin à vent tour avec toi tournant

- Avant train mobile

- Hauts fourneaux

- Sablier

- Verre à couronne

- Fourchettes

- Instruments à corde à clavier

 

15ème siècle

 

1405 - Couleuvrine, arme à feu portative

1412 - Dissection de cadavre

1430 - Caravelle

1445 - Caractères d’imprimerie mobiles

 

- Début Pompe aspirante et foulante

- Fuseau à ailette

- Emploi de la poudre pour miner les châteaux

- Planche à peigne

- Appareil de distillation en verre

- Canon avec chargement par la culasse Veuglaire

- Canon multitube Ribeaudequin

- Machine à forer les tuyaux de bois

- Machine à aléser les canons

- Machine à polir les pierres précieuses

- Système bielle-manivelle

 

 

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 18:33
Simone Martini

On dirait du...
Gustav Klint.

Un peintre médiéval du début du 14ème siècle mais siennois, Pas de chance! Pourtant annobli par son maître.

(Annonciation - Gallerie des offices Florence)
www.wga.hu

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 17:58
  
Agnello Gadi

 
Bernardo Dadi


Coppo Di Marcovaldo


Duccio


Giotto

 

Duccio Di Buoni

 
Guido DaSienna


Paolo Veneziano


Plorenzetti


Simone Martini


Tadeo Gadi


Au vu de ces tableaux aux sujets identiques, la Vierges à l'enfant, il est claire que Giotto n'était qu'un peintre de son époque peignant comme les autres, qui eux n'ont eu ni pas Pétrarque, ni les Médicis, ni Vasari comme faire valoir.
www.wga.hu

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 12:12





Sur les cathédrales de France 13ème siècle

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