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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 18:41

Les « ismes » de la langue de bois

 

Capitalisme.

 

Terme inventé par Karl Marx pour décrire un état socio-économique existant depuis le 13e siècle. Ainsi Marx découvrit le Capitalisme comme Christophe Colombes découvrit l’Amérique.

Cet état socio-économique est celui du rapport entre la marchandise, l’argent et le travail. Ce rapport est marqué par des tendances et des contradictions que Marx décrit dans son maître ouvrage « Le Capital ». Marx conclu que les contradictions du Capitalisme trouveront une résolution dans sa fin qu’il pressentait prochaine.

Les tendances et contradictions du capitalisme sont pourtant réelles et bien lourdes à porter.

Baisse continuelle de la valeur des marchandises produites, baisse du taux de profit, paupérisation des salariés donc des consommateurs donc des marchés, concurrence insupportable entraînant des fusions pour l’amoindrir, tendance monopoliste et impérialiste s’opposant à son dynamisme novateur originel. Si les dites tendances et contradictions devaient aboutir rapidement comme prévu, il est certain que ce Capitalisme aurait disparu avant même que  Marx n’ait pu l’étudier. Mais il persiste !

Le Capitalisme à l’origine décrit comme étant seulement un état des choses, s’est transformé par la grâce de ceux qui pense que cet état est trop lourd à porter, en idéologie politique, en intention, ce « capitalisme » serait incarné, il y aurait un complot capitaliste. Avec cette incarnation supposée vient la facilité du combat le plus efficace qui soit, le combat moral, il n’est pas bien du tout d’être capitaliste.  Le Capitaliste supposé se trouve paré de péchés très graves. Il aime l’argent, il vole le temps, il jouit et tous autres choses aussi salaces. L’église a fermement condamné le capitalisme dès son apparition. Les marchands, (avant Marx les capitalistes s’appelaient marchands) étaient souvent excommuniés, ce n’était pas une activité de chrétien. Les juifs pouvaient assurer cet office jugé quand même nécessaire. Le Juif capitaliste a même vendu le fils de Dieu c’est dire s’il est méchant. Ainsi Juifs et Capitalistes seront longtemps unis dans la vindicte populaire. Cette association sera avantageusement utilisée par d’autres « ismes ». Les termes « capitalisme » et « capitalistes » ne sont utilisés que par l’idéologie de gauche. L’idéologie de droite ignore l’existence du capitalisme, pure invention  marxiste. L’idéologie de droite utilise un autre terme plus avenant pour décrire la même chose,  « Libéralisme ».

 

 

Libéralisme.

 

Contrairement au  « capitalisme » qui désigne à son origine un état de chose, le libéralisme désigne une idéologie politique. Celle-ci est apparue en Angleterre au 18e siècle. Elle se propose d’assurer le maximum de libertés pour le maximum d’individus. L’action politique du libéralisme se déploie dans deux directions. Les libertés individuelles par la propre jouissance de son corps « habeas corpus », et la liberté d’entreprendre. Ce libéralisme est le moteur idéologique de la lutte des bourgeois contre l’ancien régime. Le libéralisme historique apparaît selon trois traditions : une tradition britannique la première, une tradition républicaine américaine qui engendre la révolution d’indépendance, puis la tradition française, républicaine et laïque. L’ensemble des traditions libérales emprunte beaucoup au libéralisme britannique. Si le libéralisme propose que tout un chacun dispose d’un maximum  de liberté, il définit un régulateur social pour que cet exercice de la liberté ne se traduise pas par la loi du plus fort. Dans le monde anglo-saxon ce régulateur serait plutôt la morale, la religion. Dans le libéralisme de tradition française le régulateur serait plutôt la loi élaborée par les citoyens établissant entre eux un contrat social. Si dans le monde anglo-saxon le contrat social serait plus de nature implicite, dans le monde français, il devrait être exclusivement explicite. Ainsi la République française ne reconnaît aucune autre coalition que celle formée par l’ensemble des citoyens, elle dénie toute intention inférée par l’existence d’un groupe pseudo-ethnique ou social. Pour la République libérale de tradition française le « Capitaliste » en tant que groupe ethnique n’existe pas.

Si à son origine le libéralisme politique était classé à gauche à partir du milieu du 19e siècle, en fait dés l’apparition des idées socialistes il fut relégué à droite. En effet au moment ou les idées « marxistes », socialistes ou communistes, veulent entraîner le peuple dans le combat contre le « capitalisme », le combat pour la liberté qui marqua profondément l’action des républicains du 18e siècle n’apparaît plus à gauche comme le combat principal. Dés lors la gauche ne combat plus que pour assurer le pouvoir d’une classe sociale contre une autre. Ainsi la droite peut facilement reprendre à son compte le combat pour les libertés individuelles. Dans la lutte idéologique l’opposant au « marxisme » elle qualifie de « libérale » le type de société que la gauche qualifie de « capitaliste ». Au 20e siècle, la gauche, dominée idéologiquement par le Parti Communiste et l’URSS n’a plus la Liberté dans ses objectifs politiques, elle entérine sans état d’âme la définition de son ennemie, pour elle, effectivement la société « capitaliste » est identique à la société «libérale». Capitalisme état social de fait et Libéralisme, intention politique, s’unissent dans la conscience populaire. La gauche combat maintenant ouvertement le Libéralisme et les libertés individuelles. Après que les idées socialistes aient engendré l’URSS, le combat de la gauche contre le Libéralisme consacre définitivement sa défaite idéologique.

 

 

Les extrêmes « ismes » fâcheux et fachos.

 

Il est claire que la société marchande, capitaliste, libérale, monétaire, de consommation, etc., chacun peut l’appeler comme il l’entend, n’est pas tendre. Il est clair que tirer son épingle du jeu dans cet épouvantable chaos n’est pas facile. Il est clair que le monde vit dangereusement dans son développement explosif.

Pour un « capitaliste », être confronté perpétuellement à des concurrents est rageant, être confronté continuellement a des salariés qui réclament toujours plus est énervant, être en but à des grèves est consternant, avoir la faillite comme horizon possible est déprimant. Pourquoi ne pas inventer un ordre social ou tous ces inconvénients auraient disparus ? Bill Gates y est bien arrivé lui ! Une seule entreprise,  plus de salariés mais  des esclaves, un seul pouvoir.  Ein Reich, Ein Volks, Ein Führer  et plus d’emmerdes !  J’efface !

Pour un salarié, avoir un patron est stressant, se battre pour son salaire est fatigant, craindre le licenciement est déprimant. Et toujours l’innovation et toujours réfléchir,  construire, changer si non disparaître, prolétaires de tous les pays unissons nous et qu’on en finisse ! J’efface !  

Les effaceurs arrivent avec les « ismes » fâcheux, fascisme, nazisme, socialisme, communisme. Que peuvent avoir de commun ces « ismes » fâcheux se présentant pourtant comme les pires ennemis ?

Ils effacent ce qui pose  problème, c’est à dire la négociation du contrat social ils en suppriment les éléments qui les gênent. L’adversaire est trop dur, on organise sa disparition, on aura plus à négocier, fini la lutte des classes.

 

Fascisme et nazisme viennent de droite.

But recherché.

Supprimer la grève en supprimant les syndicats et l’organisation politique des salariés, concentrer l’économie aux mains d’une minorité docile à un Etat centralisé, réguler voir supprimer la concurrence en organisant des cartels. Organiser un égalitarisme par le bas afin de diminuer les salaires, préserver une élite sociale nomenclaturée pour défendre le régime et si possible créer un corps d’esclaves non rémunérables formé par les opposants.

Moyen.

Désigner un ennemi à combattre suffisamment diabolique pour le peuple, les judéo-communistes afin que pour le préserver, un pouvoir fort et centralisé apparaisse nécessaire. Dans ce combat unir le peuple avec une idéologie transcendantale imposant une organisation totalitaire de la société pour générer des comportements conformes.

L’ennemi doit être diabolisé en faisant appel aux fantasmes les plus profondément ancrés des mythes populaires. Les Juifs maîtres de l’argent, les ploutocrates saigneurs du peuple, les capitalistes apatrides, les allogènes travaillant pour l’étranger sont des ennemis efficaces, surtout quand on arrive à concentrer toutes ces horreurs sur un seul, le Juif. La référence ethnique est ici largement explicitée.

On peut quand même distinguer  différents types de fascismes plus ou moins horribles car ne parvenant pas tous à imposer une organisation totalitaire. Il n’est pas facile d’unifier totalement une idéologie avec l’ensemble du corps social. Par exemple les fascismes méditerranéens moins ethniques ne pourront rivaliser avec le nazisme allemand organisateur de l’holocauste. Il est important de discerner cette différence car ces deux types de fascismes furent qualitativement très différents. Les Juifs français  iront se protéger du régime de Vichy en Italie fasciste et en Espagne Franquiste.  

 

Socialisme et communisme viennent de gauche.

 

But recherché.

Supprimer le patronat, et la marchandise, concentrer l’économie au sein d’un Etat centralisé, organiser un égalitarisme de bas niveau afin de supprimer toute concurrence entre individu. Préserver une élite sociale nomenclaturée pour défendre le régime et si possible créer un corps d’esclaves non rémunérable formé par les opposants.

 

Moyen.

Désigner un ennemi à combattre suffisamment diabolique pour le peuple, les capitalistes fachistes, ainsi justifier un pouvoir fort et centralisé.

Unir le peuple avec une idéologie transcendantale imposant une organisation totalitaire de la société pour générer des comportements conformes.

L’ennemi doit être diabolisé en faisant appel aux fantasmes les plus profondément ancrés des mythes populaires. Les maîtres de l’argent, les ploutocrates saigneurs du peuple, les capitalistes apatrides.  Aucune référence ethnique n’est explicitée, pourtant elle apparaît souvent comme implicite,  elle apparaîtra clairement chez les socialistes français du 19e siècle et en URSS.

Les « ismes » fâcheux cherchent à instrumentaliser les comportements horribles de l’autre, (c’est facile), afin de justifier des restrictions de liberté, GPU contre Gestapo, Livre Noir du Communisme contre Holocauste. Pas de libertés pour les ennemis de la Liberté ! Un Etat fort et coercitif s’impose donc pour se préserver, la sécurité avant tout.

 

Les « ismes » fâcheux ont en commun de vouloir restreindre la dynamique chaotique de l’argent et de la marchandise en cherchant à amputer certains éléments. Ce faisant ils font retomber l’anthalpie  ordonnatrice en entropie amorphe. Ils refroidissent le chaos sociale en ordre glacé et bien sure cela ne marche jamais, mais que d’horreurs !

 

Cependant, il faut  être juste on ne peut raisonnablement vouer aux mêmes gémonies fascistes et communistes car leurs intentions sont différentes. Les fascistes ont de mauvaises intentions, ils sont inhumains,  racistes, xénophobes et élitistes. Les communistes eux n’ont que de bonnes intentions, celles dont l’enfer est pavé. Ils défendent les opprimés, les sans papiers, les mal-logés, ils sont humains et sympathiques, quand ils n’ont pas le pouvoir. Alors, ne serait ce que l’intention qui soit pernicieuse ?   Les Républicains de 93 ont engendrés la Terreur en qualifiant ethniquement la noblesse pour l’éliminer physiquement et ainsi perpétrer un génocide en toute conscience.  

 

L’histoire nous montre en effet sans conteste que l’intention est fâcheuse. Créer une utopie de toute pièce, ce n’est pas grave, mais vouloir la réaliser, voilà le drame ! Elle ne correspond jamais avec l’état de la société du moment.

 

Les libéraux ne peuvent vouloir réaliser des utopies, leur attitude ne peut être que la défense des libertés, celles qui laisse le chaos social établir par lui-même l’ordre convenable. Observez, cela marche toujours de la sorte !

 

 

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 18:28

Dynamique sociale et thermodynamique.

Un élément de la pensée Prigogine


 

Ilya Prigogine est pour moi le plus grand penseur du 20ème siècle position peut être partagée avec Harold Garfinkel l'inventeur de l'ethnométhodologie. J'ai eu l'immense privilège de rencontrer ces deux hommes avant leur décès

et de partager avec eux quelques idées et surtout d'avoir été encouragé par eux dans mes démarches qui cherchaient en utiliser le sens de leurs pensées pour aider à la compréhension des phénomènes sociaux de masse.

 

garfinkel2.jpgHarold Garfinkel

 

Prigogine.jpg

Ilya Prigogine

 

 

Concernant ce que l'on appelle maintenant la "pensée Prigogine" j'en ai tiré son adaptation suivante pour la compréhension du fonctionnement des sociétés humaines.


La thermodynamique est une branche de la physique dont le champ de connaissance concerne les échanges thermiques entre éléments de matières. Le seconde principe de la thermodynamique, celui de l’entropie démontré par Clausius, puis les études d’Henri Poincarré à la fin du 19ème  siècle offrent des paradigmes pour la compréhension des systèmes complexes, chaotiques, régies par un grand nombre d’éléments.


Partant des travaux de thermodynamiciens, Ilya Prigogine dans son livre: « La Fin des Certitudes» tente une approche plus générale qui fonde une conception du monde naturelle ou la probabilité n’est plus une « non-connaissance » mais la seule manière d’expliquer ces phénomènes chaotiques, irréversibles, hors de l’équilibre ou la « flèche du temps » est l’élément majeur. Par la même, il démontre les mécanismes qui régissent la complexification de la matière et le non-déterminisme de cette tendance.


La société humaine, comme la biosphère qu’elle intègre, est l’exemple d’un tel système.

La thermodynamique utilise deux grands concepts décrivant des échanges d’énergie au sein d’un système chaotique: l’entropie et l’enthalpie. Ces concepts sont ils applicables aux sociétés humaines?


Entropie.


A l’origine, ce concept évalue l’énergie produite par des molécules dans un gaz. L’énergie perdue par le choc de chaques molécules entre elles, dans leur mouvement perpétuel (mouvement brownien), mène au refroidissement du gaz et à la perte de l’énergie potentielle qu’il enferme, et ce pour tendre vers zéro degrès Kelvin ou, un état d’équilibre avec une autre source d’énergie avec laquelle ce gaz est confronté.


(il est nécessaire pour une meilleur compréhension de lire cet article sur le chaos créateur)

http://www.alain-benajam.com/article-14297191.html


En généralisant on peut également appeler entropie, la tendance que possèdent tous systèmes complexes à se dégrader vers la moindre énergie potentielle possible. Exemple: Un barrage érigé possède une énergie potentielle représentée par la masse et la hauteur d’eau entre l’amont et l’aval. Si le barrage est détruit les hauteurs d’eau s’égalisent et le potentiel d’énergie disparaît.


Le temps est le principal facteur d’entropie.

Avec le temps, si le barrage n’est pas entretenu, il finit par se rompre. Dans le milieu vivant l’entropie mène à la mort et à la disparition du cadavre. 

L’entropie amène tous systèmes à tendre vers un équilibre stable.


Enthalpie.


L’enthalpie est l’inverse de l’entropie, c’est de l’entropie négative. Cette tendance représente la possibilité que peuvent avoir tous systèmes complexes à s’auto-organiser et à produire ainsi un potentiel d’énergie. Construire un barrage c’est fabriquer de l'enthalpie.  La complexification de la matière ou enthalpie se réalise grâces à deux forces en dialectique: possibilité et nécessité, ces deux forces étant inscrites dans le temps.

 

L’apparition de la vie est le phénomène physique le plus remarquable mettant en œuvre des forces enthalpiques.

L’enthalpie conduit tous systèmes complexes à s’écarter de l’équilibre.


Equilibre.


L’état d’équilibre d’un système s’évalue par sa réaction à toute action pour le modifier.

Il est en équilibre si une petite action entraîne une petite modification du système et un retour prompt à l’équilibre. Par exemple un pendule que l'on frappe d’une pichenette.

Par contre, il est loin de l’équilibre si  une petite action entraîne une forte modification de ce système.

Supposons notre pendule en équilibre sur un point situé sous sa masse et non au-dessus comme classiquement, une pichenette détruit ainsi définitivement l’équilibre.

Un corps vivant est un exemple d'état loin  de l'équilibre et pouvant être détruit d'une manière irrtéversible  par peu de chose, un objet le pénétrant (balle, lame, etc.).

Un système loin de l’équilibre est perpétuellement actif pour se préserver, comme un homme en équilibre sur deux pieds d’une chaise tente de modifier perpétuellement son centre de gravité pour conserver l’équilibre.

Cette activité perpétuelle expérimente des solutions différentes qui, si elles se révèlent efficaces pour perpétuer cet équilibre, sont conservées, ainsi procède l’enthalpie.  

Pour produire de l'enthalpie, pour que la matière s’auto-organise, il est nécessaire:


- de multiplier les possibilités,

- de soumettre ces possibilités aux nécessités existantes dans l’ensemble observé.


On entend par possibilités toutes combinaisons survenues  à l’instant T1 plus complexes qu’a l’instant T0, c'est la flèche du temps . La complexité d’une combinaison pouvant être mesurée par le nombre de bits nécessaire pour la décrire.

L’ensemble observé est celui ou les éléments le composant possèdent une probabilité supérieure à 0 d’échanger de l’énergie. Cette probabilité ou chaos est également appelé mouvement brownien lorsqu’il décrit les échanges d’énergie affectant les molécules composant un état de la matière, gaz, liquide, solide. 


Les possibilités se multiplient grâce au temps, à la fréquence des interactions (échange d’énergie) entre éléments composant l’ensemble observé mais également à la diversité des éléments (possibilités primitives) composant cet ensemble, la diversité étant un facteur d’accroissement des possibilités de combinaisons.


La nécessité est une force entropique (de désagrégation) qui transforme certaines possibilités  en impossibilités par leur non-viabilité.

Le non-viable étant une impossibilité de perdurer  dans un milieu donné, une intolérance.

Un non-viable dans un milieu peut devenir viable dans un autre et vice-versa.


Ainsi tous systèmes loin de l’équilibre (systèmes complexes) sont soumis.


1- à la flèche du temps dont la définition est que l'état E1 d'un ensemble quelconque à T+1 est différent de l’état E0 de cet ensemble à T0 et que E1 ne peut revenir à E0. E0 et E1 sont les descriptions exhaustives des ensembles considérés (ethnométhodologie)


2-  au chaos, (probabilité d’interaction entre éléments),


3- à une tendance enthalpique vers l’auto-complexification et en conséquence un déséquilibre accru,


4- à une tendance entropique vers la désagrégation et en conséquence un équilibre accru.


Plus le système est complexe plus ces quatres forces sont tendues.


On peut dire également que l’enthalpie produit:

- de l’ordre (par ordonnancement),

- de l’information, (nécessaire à décrire l’ordre),

- de l’énergie potentielle, (non dissipée, par ordonnancement)

- de la différence (bio-diversité).


  Et l’entropie produit:

- du désordre (non-ordre, par désagrégation),

- de la non-information,

- de l’énergie dissipée (résultat de la désagrégation)

- de la conformité (poussière tu retourneras poussière).


En outre, les processus enthalpiques, procédant par expérimentations d’un très grand nombre de combinaisons dues au hasard, ne peuvent permettre de déterminations prévisibles. Chaque rencontre-échange  entre éléments étant elle même un phénomène complexe indéterminé notamment du à des phénomènes de résonance, aucun modèle mathématique déterministe réversible, non probabiliste ne peut rendre compte de la trajectoire de chacun de ces éléments. L’ensemble du système, hors de l’équilibre, est soumis à « l’effet papillon, (un papillon s’envole aux antipodes et le temps se modifie chez nous) », c’est à dire qu’une petite action sur le système peut produire de grands effets. 

 

Les sociétés humaines.


Les sociétés humaines sont des systèmes complexes, chaotiques, composées d’un très grand nombre d’éléments et loin de l’équilibre. Il est, par conséquent  vraisemblable, que ces systèmes soient soumis à la flèche du temps, au chaos, aux  tendances enthalpiques et anthropiques.


Comment mesurer l’enthalpie et l’entropie d’une société humaine?


Nous avons vu que l’enthalpie est synonyme de complexification, de diversité et de production de potentiel d’énergie. L’entropie, l’inverse, est synonyme de simplicité,  de conformité de l’ensemble du système et de tendance vers l’état de plus faible niveau possible d’énergie potentielle.


Le résultat, visible et mesurable du niveau de complexité d’organisation des sociétés humaines est la production de marchandises évaluées par leur diversité, (nombre de bits nécessaires pour les dénombrer), leur complexité (nombre de bits nécessaires pour les décrire) et le nombre d’intervenants dans leur production, en quelque sorte le niveau de technologie mise en œuvre. 


La capacité de production de marchandises en terme de quantité et de complexité est-elle dissociable de valeurs humanistes supposées être élevées, telle que le niveau d’éducation, de santé, de libertés individuelles? 

 

Questions.


- La marchandise complexe peut-elle être inventée et produite sans un niveau éducatif élevé ?


- La marchandise complexe peut elle être inventée, produite et consommée sans un niveau de santé élevé ?

Par ailleurs un grand nombre de produits de santé, parmi les plus complexes sont des marchandises (scanners, RMN, microscopes électroniques, ordinateurs, etc ..)


- La marchandise complexe peut elle être inventée, produite, consommée, sans les  libertés individuelles nécessaires à l’accomplissement de ces processus, notamment celui d’entreprendre une innovation de la réaliser de la posséder, d’en vivre  et la consommer ?


La monnaie représente des parts de marchandise, dans l’économie réelle. La complexité sociale, si elle est mesurable par la quantité de marchandises produites et consommées, peut donc être également mesurable par la quantité de monnaie échangée, (toujours dans l’économie réelle).


La complexité sociale, c’est à dire la complexité des marchandises complexes produites a également pour corollaire la quantité d’informations échangées par les individus. Plus une marchandise est complexe, plus le nombre d’intervenants est grand. Par exemple les pièces nécessaires à la construction d’une automobile sont produites pour PSA par 5000 entreprises sous-traitantes, chacune de ces entreprises peut posséder 100 à 200 fournisseurs, qui eux même en possèdent plusieurs centaines, ect... Plusieurs millions d’individus interviennent dans la fabrication d’une automobile. Ces individus communiquent, plan, prix, commandes, factures, achat, vente. Le niveau de complexité d’un groupe social est également et aisément mesurable par la quantité d’information (mesurée en nombre de bits) échangé à l’intérieur de ce groupe (ethnométhodologie).


On voit également, qu’échanger de la monnaie et de l’information suit le même processus.


Les flux d’échanges de monnaie et d’information sont donc les flux d’échange d’énergie d’un corps social complexe donné. Le chaos social, vu comme probabilité d’échange de « monaie-information »  entre individus régit donc la probabilité de complexification, ou enthalpie de la société.  Cette probabilité, comme nous l’avons vu plus haut est également soumise à la pression entropique de sa viabilité dans un milieu donné qui peut être plus ou moins tolérant.

La prévisibilité d’un tel système est impossible (donc inutile), comme peuvent le démontrer la non-prévision par les plus fins experts de la fin de l’URSS ou de l’effondrement des USA.  L’action sur un tel système, non prévisible, soumis à la loi «du  papillon » est susceptible aussi de produire une quantité d’effets non-prévus et non-souhaités. Au cours de l’histoire, il est observable que les grands desseins n’ont jamais  abouti aux buts souhaités.


Dans le cadre des sociétés humaines, comme dans le cadre d’autres systèmes complexes, possibilité c’est à dire liberté,  et viabilité c’est à dire tolérance sont les moteurs de la complexification sociale c’est à dire de l’efficacité économique, indissociable des plus hautes valeurs humanistes.


De multiples systèmes d’organisation sociale ont été expérimentés par les hommes depuis leur apparition dans la biosphère et beaucoup d’autres le seront. L’histoire nous raconte des empires qui s’écroulent, des civilisations qui perdurent des milliers d’années avant de disparaître, d’autres qui traversent le temps comme des feux follets. Certaines explosent, comme la civilisation dite « occidentale » d’autres implosent comme l’Empire romain chrétien, ou l’URSS et maintenant les USA.


La sclérose  s’oppose à la dynamique sociale. Dans les sociétés sclérosées, en cours d’entropie,  la « pensée unique » et l’ordre moral limitant les possibilités (comme la haine de l'argent et de la marchandise instituée par l'église catholique) précède toujours « l’horreur économique », puis l’état de plus faible niveau d’énergie, et la disparition suit.

Les sociétés dynamiques sont fortement monétarisées et l’échange d’information y est grand, les sociétés sclérosées sont démonétarisées, la marchandise y joue un rôle secondaire, l’information ne circule pas.

 

Le capital n'est pas l'argent.


Aujourd'hui l'ordre social fondé sur la marchandise à vécu dans le monde occidental car le capital n'est plus l'argent / marchandise comme au 19ème siècle  et pour accumuler ce capital, non seulement il n'est plus nécessaire de fabriquer et consommer des marchandises mais cela devient un handicap.

La marchandise a subi une baisse radicale de son taux de profit et sa fabrication est abandonnée aux sociétés dont le niveau social est faible comme la Chine.

L'accumulation du capital se réalise maintenant par spéculation et prédation sur les peuples par la dette et le vol des richesses naturelles, nul n'est besoin pour cette activité de la société dynamique libérale décrite plus haut. Ce monde occidental s'impérialise et l'entropie y devient la tendance la plus forte. L'argent est mort déjà ! et la pauvreté gette les occidentaux.


De la thermodynamique à la dynamique sociale, les lois de la nature soumises à la flèche du temps, nous indiquent un modèle ou la posture humaine qui semble la plus socialement efficace est  l’organisation de la liberté et de la tolérance, malheureusement c'est aujourd'hui une société totalitaire entropique qui est notre présent et avec, le froid et la mort. 


Entropie:
À la sueur de ton visage, tu mangeras du pain jusqu'à ce que tu retournes au sol, car c'est de lui que tu as été pris. Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras " (Genèse 3:19)

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Published by Alain Benajam - dans Idées
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 18:26

Sexe et société.

 

Les rapports sexuels, chez tout être vivant sexué, ont pour but de procréer l’espèce. Dans un certain nombre de cas, surtout chez les mammifères et afin de faciliter la fréquence de la reproduction, la nature a pourvu l’aboutissement de l’acte, d’une décharge d’un psychotrope, la dopamine,  ceci ayant pour but de procurer aux actants une gratification. C’est le plaisir sexuel.


1863 Alexandre Cabanel - The Birth of Venus

La Naissance de Vénus - Alexandre Cabanel 1863


Plaisir sexuel et reproduction sont donc intimement et naturellement liés. Pour certains animaux supérieurs dont les hominidés, il est vite apparu que la gratification psychotropique propre à l’acte reproducteur pouvait être détourné et obtenu sans que cet acte  ne soit finalisé. Le coït interrompu, la contraception, la masturbation, la sodomie, la fellation, l’homosexualité, sont des méthodes de détournement de l’acte généralement utilisés par l’intelligence des animaux supérieurs afin de découpler le plaisir donné par le psychotrope de la charge de l’enfantement.


Cependant, la fonction reproductrice est apparue dans les tribus d’hominidés comme un élément de construction sociale. A qui appartient l’enfant ? A quel clan? Pour qui va-t-il rapporter la nourriture. Avec l’amélioration des conditions de vie de l’homme, apportée par la découverte de l’agriculture, les biens possédés par les individus, outils, armes, habitats ne sont plus seulement consommés jusqu'à la mort de leur possesseur, mais transmis aux descendants.  Il est donc devenu nécessaire de connaître avec la meilleure certitude l’identité génétique de l’héritier. Si la connaissance de la mère est simple, celle du père est beaucoup plus aléatoire.


Souvent, il a fallut ériger des règles strictes d’accouplement afin de marquer la continuité de la possession. Dans maints  sociétés, la femme va perdre son statut égalitaire d’humain pour devenir un instrument social, une génitrice déterminée, possédée et surveillée. Différentes techniques de répression seront utilisées dont une particulièrement radicale est l’excision du clitoris supprimant tout plaisir sexuel chez la femme donc le désir d’autres partenaires. L’asservissement des femmes est historiquement contemporain de l’apparition d’autres systèmes de pouvoir et de coercition, car il a fallut conserver et défendre l’excédent  produit.


Ainsi, l’organisation du pouvoir de l’homme sur l’homme se généralise à tous les niveaux des sociétés développées avec l’apparition de l’Etat. 

Les règles d’asservissement des femmes apparus dans les premiers Etats sont particulièrement violentes. La mort est la sanction généralement infligée aux femmes ayant des rapports sexuels hors des règles. Cette mort est le plus souvent atroce afin de frapper les esprits, au proche orient c’est la lapidation qui prévaut.  

  

L'Amour par Le Journal de Personne

 

Dans toutes les sociétés connaissant un Etat, les règles d’assujettissement des femmes dans leurs rapports sexuels sont explicites, décrites par la loi. Elles sont plus ou moins sévères et violentes mais elles disent toujours que la femme est déterminée à une possession masculine afin de pouvoir connaître l’identité de la lignée.

Le cas de l’Europe occidentale  chrétienne est particulier et unique dans l’histoire de l’humanité.

L’Europe occidentale se trouve au début de son histoire confrontée à des influences et traditions divers. L’empire Romain apporte déjà des règles coercitives sur la famille, le « pater familliae» possède droit de vie et de mort sur son épouse. Le christianisme romain, à ses débuts aggrave la situation des femmes en entraînant des valeurs proches orientales très sévères (lapidation).  D’un autre côté, les civilisations Celtes et Germaniques n’ayant pas encore aboutis à la construction de l’Etat, apportent des valeurs plutôt libérales et égalitaires pour les femmes.

Au 10ème siècle l’état carolingien s’effondre sous les coups des invasions Viking, Sarrasines et Mayars. Il s’ensuit une période d’anarchie ou le système féodale s’instaure. La violence règne partout, les règles précédentes disparaissent, le pouvoir ecclésiastique s’amoindri fortement. Les rapports hommes femmes, comme le reste de la société sont marqués par un retour au passé Celte et Germanique, polygamie, rapt des femmes, droit de cuissage, paganisme se généralisent. Il n’y a plus ou très peu de morale sexuelle pesant sur la société. Au début du 11ème siècle, sous la pression des peuples d’Europe fatigués de subir les guerres privée le Pape Grégoire VII instaure le mouvement dit de « La paix de Dieu ». Ce mouvement est fortement soutenu à ses débuts par les populations car il permet la mise à la raison des seigneurs féodaux qui menacés d’excommunication mettent un  terme à leurs excès. Cependant, l’église trouve dans ce mouvement populaire un moyen extraordinaire pour établir son emprise sur la société. 


Le contexte de l’occident est spécifique.  Au début de l’ère féodale, l’église ne possède pas de pouvoir temporel, ne dicte pas la loi, en occident à cette époque il n’existe aucune loi explicite. L’Europe occidentale est le seul endroit au monde ou pouvoir politique et pouvoir religieux sont dissociés contrairement à l’Islam à Byzance, ou à la Chine Impériale. Afin d’établir son pouvoir sur le corps social, dans le mouvement grégorien de « La Paix de Dieu » l’église se doit d’inventer un concept qui au début lui est étranger, le Bien et le Mal, dans un système quasi Manichéen. Le Bien est la morale chrétienne, le mal est ce qui diffère de cette morale et ne peut se faire que sous l’emprise du Diable, le Mal incarné. Les contrevenants à cette morale sont voués à l’Enfer éternel. 


  Qu’est ce que l’Enfer ? A partir du 12ème siècle, commence à apparaître une iconographie descriptive chargée d’édifier le bas peuple. On y voit des scènes d’horribles tortures corporelles subies par des damnés se tordant de douleur.  

Les populations pendant de nombreux siècles croiront sincèrement à de telles horreurs.

 

bosch7Jérome Bosch - L'Enfer


La morale sexuelle chrétienne a pour but, affirmé, de déterminer la femme comme génitrice unique de son époux et ce afin de pouvoir assurer l’héritage, sans contestation, des enfants. Elle se fonde ainsi sur une loi dite naturelle donc divine ou l’acte sexuel est exclusivement réservé à la procréation. Elle exclue et condamne le plaisir sexuel, surtout celui des femmes, elle interdit formellement tous rapports sexuels hors mariage (fornication) et tout acte sexuel destiné au seul plaisir, masturbation (mollesse), homosexualité confondue avec la bestialité. 


On le comprend aisément,  le génie ecclésiastique, va établir une morale impossible à suivre, sauf pour quelques marginaux fous de Dieu. La morale sexuelle sera le véritable et plus important vecteur pervers permettant l’emprise de l’église catholique sur la société. Cette morale a pour fonction de fabriquer des coupables voués aux Enfers, mais, c’est justement là, le génie car il y a possibilités d’absolution et de rédemption. L’absolution, c'est-à-dire le pardon des péchés n’est accordé par l’église que si le coupable fait allégeance. La rédemption est obtenue par des comportements conformes aux souhaits de l’église. Par exemple, les participants aux croisades organisées par l’église, peuvent connaître cette rédemption. Peut importe les crimes commis, c’est le « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ».

Pourtant la morale sexuelle chrétienne doit subir des assauts et se défendre. L’attaque la plus sévères viendra des intellectuels, des philosophes et des écrivains.

Philosophes et écrivains sont également créateurs de mythes sociaux au même titre que la religion, l’attaque est sévère et l’église doit se défendre.

 A partir du 12ème  siècle les romans d’amour courtois vont se répandre dans la noblesse, puis la bourgeoisie. Ces romans, poèmes ou chansons racontent presque toujours la même chose. Un jeune chevalier convoite la femme de son suzerain, celle-ci loin de le décourager lui confère un rôle de chevalier servant, lui confie des missions dangereuses lui prodigue des marques d’intérêt et de tendresse. Le jeune chevalier porte les couleurs de la dame au tournoi et au combat. Le jeune homme chante son amour pour la dame de ses pensées, il est amoureux, il rend hommage à la dame, comme il rend hommage à son suzerain.

 

amourcourtois7oz

Scène  d'amour courtois. Le chevalier rend hommage à sa Dame


Bien sure il n’est jamais question de sexe entre eux, l’église veille, mais la situation est équivoque, quasi adultérine. Les amoureux s’échangent des mots et des objets, ils brûlent d’amour. Aliénor, duchesse d’Aquitaine, fera la promotion de ces romans, des troubadours qui les chantent et des postures qui en découlent. Ces romans vont induire chez les nobles et bourgeois de nouveaux comportements de l’homme à l’égard des femmes. Ce sont des comportements policés, polis, des attitudes de cours, c'est-à-dire courtois. L’homme n’est plus un rustre, c’est un amoureux qui prend garde à sa personne et à ses comportements. Il courtise la dame de son cœur. L’amour courtois ou «fine amor» en occitan, révolutionne les rapports homme femme et la situation même de la femme. L’adultère se trouve mythifié la femme mise sur un piédestal. Cette situation de la femme est propre à l’occident chrétien dans les autres grandes civilisations, la femme reste un objet de plaisir sexuel et de reproduction. L’amour n’existe pas.  Etre amoureux implique la relation avec les mythes littéraires qui décrivent cette situation unique de respect à l’égard des femmes, ils n’existent et n’existeront qu’en Europe occidentale. L’église ne reste pas inactive face à cette menace.

 

Etienne tempierEtienne Tempier

 

En 1277 le « De Amor » d’André Champlain, traité d’amour courtois fait fureur, il est vu par beaucoup d’historiens comme un manifeste du libertinage, il sera censuré par l’archevêque de Paris Etienne Tempier en 1277  avec l’université de Paris. Une autre attaque viendra des philosophes qui contesteront la morale chrétienne. En effet la philosophie médiévale est emprunte de la philosophie d’Aristote revue et corrigée par les philosophes Arabes dont les plus célèbres furent Avicenne et Averroès. L’église appellera Averroïsme social par dérision cette contestation, en insistant sur sa provenance arabe.  Cette année 1277 donc verra également la censure de l’Université de Paris par la publication de 219 propositions sensées être enseignées, parmi ces 219 préceptes interdits 6 concernent la morale sexuelle. Ces 6 propositions censurées sont particulièrement intéressantes car elles désignent les axes du combat normatif et répressif de l’église. Elles sont les suivantes :

166 : Pour contraire qu’il soit à la nature de l’espèce, le pécher contre nature, autrement dit le mauvais usage du coït n’est pas contraire à la nature de l’individu.

 

La-condamnation-de-1277.jpg

La condamnation de 1277 - Enluminure


168 : La continence n’est pas essentiellement une vertu

169 : La complète abstinence de tout acte de chair détruit à la fois la vertu et l’espèce

172 : Le plaisir pris dans les activités sexuelles n’empêche pas l’activité ou l’usage de la pensée.

181 : La chasteté n’est pas un bien supérieur à la complète abstinence

183 : La fornication pure et simple, celle d’un célibataire avec une célibataire, n’est pas un péché.    

        

Comme le dit fort justement Alain de Libera qui commente cette censure dans son livre : « Penser au Moyen Age » : « C’est le travail et le privilège du censeur que de découvrir le fantôme de la liberté ».

Cette répression  contre l’usage du sexe a fin de plaisir et de loisir, marquera durablement  les hommes et femmes d’occident. Elle est encore aujourd’hui le fondement d’une morale sociale héritée du christianisme encrée profondément dans les esprits.

Au 20ème siècle les évènements de mai 1968 écorneront cette morale, sans réellement lui porter atteinte. Aujourd’hui la peur du Sida, habilement exploitée permet à la morale chrétienne de revenir sur le devant de la scène.

Pourtant, chez l’homme, la pérennité de la race, n’est aujourd’hui plus assurée par la fécondité des femelles, mais par son intelligence industrieuse. Bien au contraire, aujourd’hui, la fécondité humaine est souvent comprise comme une menace.

La dissociation du plaisir sexuel de l’enfantement apparaît donc comme un processus de civilisation accompagnant l’amélioration des conditions de santé et la prolongation de la longévité.

Pourtant, une morale sans objet, introduite en force, appuyée par des siècles de terreurs infernales perdure dans les esprits et clôt les âmes et les cœurs dans une prison de frustration.

Prostitution et crimes sexuels en sont le prix à  payer.


 La prise du pouvoir par l’église catholique grâce à la réforme grégorienne, sur la base d’un complot sur les âmes, présente une rhétorique similaire de celle entreprise par les USA aujourd’hui avec la théorie du complot musulman.

 

Il s’agit d’abord de terroriser, puis de proposer sa protection, contre une soumission totale. L’idée n’est pas neuve on appel cela du racket.

 

            

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 18:24

La foi, la raison et le doute.

 

 La vérité fascine l’homme depuis qu’il pense, cette recherche de la vérité suit des processus divers, des arcannes tortueuses, peut se perdre dans des chemins obscurs et s’enliser. Au moment où les pouvoirs s’efforcent à faire prendre aux bas peuples du monde des vessies pour des lanternes il n’est pas inutile de s’interroger sur la meilleure méthode permettant de séparer le vrai du faux.

On peut définir plusieurs de ces chemins et en observer la validité. La foi, la raison et le doute font partie de ces voies que l’humanité explore pour tenter parvenir à La Vérité.

 

La  foi est une croyance totale et aveugle dans une vérité mythique transcendantale, la foi ne requiert pas de démonstration elle est construite avec des axiomes et des dogmes. Toute religion fonctionne sur une foi. Egalement tout ce qui est considéré comme vrai, a priori, sans démonstration peut être appelé foi.

La foi dans un mythe commun est vielle comme l’homo sapiens, elle permet de relier les hommes d’un même groupe (religion) et ainsi de les faire agir ensemble, notamment contre un autre groupe, ennemi car ne partageant pas la même foi.

Les grecs de l’époque classique se sont les premiers interrogés sur la foi et sa validité Aristote lui opposa la raison. La raison aristotélicienne fonctionne sur la logique pur, c'est-à-dire la tentative de démontrer une vérité par l’utilisation d’élément logiques, quasiment mathématiques comme par exemple  « Et », « Ou »,  « Egale », des inférences « j’ai vu un corbeau noir, tout les corbeaux sont noirs »  des syllogismes dont le plus connue est : « Tout homme est mortel, Socrate est un homme, Socrate est mortel ». Foi et raison serons depuis Aristote engagées dans une dualité souvent conflictuelle quand la raison pure contredit la foi, notamment dans la religion chrétienne créationniste : le monde fut créé tandis que la raison Aristotélicienne prétend que le monde est infini, donc n’a pu être créé. Cette dualité sera mise en évidence par les aristotéliciens arabes du 12ème siècles, Avicenne (Ibn Sinna ) et surtout Averroès (Ibn Rushd) qui donnera une philosophie supposée, l’Averroïsme. Celle-ci, recomposée par la scolastique parisienne du 13ème siècle en une sorte de d’agnosticisme sera fortement combattue par l’église qui va censurer l’Université de Paris en 1277, le déclin suivra.  

La raison, mythifiée au 13ème siècle puis au 18ème siècles avec les républicains et les Francs Maçons prend un R majuscule.  Elle atteint cependant  des limites comme outil permettant la description du monde. Elle utilise une rationalité simple voir simpliste, portant facilement à l’erreur grossière. Par exemple l’inférence : « j’ai vu un corbeau blanc, tous les corbeaux sont blancs ».  En effet cette Raison n’utilise pas l’expérimentation, elle est seulement une logique, un concept quasiment mathématique, enfin cette rationalité, comme tout autre est fortement liée culturellement au groupe qui l’utilise ici les européens, la Raison pure peut aisément se transformer en dogme quand elle prétend a l’universalité. Raison et foi s’accordent là parfaitement pour  prouver l’existence de Dieu comme le font Raymond Lulle au 13ème siècle et Descartes au 17ème. 

Ce qui va définitivement faire avancer l’humanité ce n’est pas seulement la raison, mais le doute, car seul  le doute engage l’expérimentation pour le lever.

La mécanique du doute intéresse déjà Aristote tout en n’étant pas le point central de sa philosophie. La théorisation du doute revient à Pierre Abélard au début du 12ème  siècle  qui écrit dans son ouvrage « Sic et Non » qui se traduit par « Le Pour et le Contre » :

 

« La première clef de la sagesse, c’est une interrogation continuelle, il n’est pas inutile de douter de chaque chose. En effet, qui doute conduit à chercher, qui cherche peut saisir la vérité ».

Puis le même Abélard dit dans son « Dialogue entre un Philosophe, un Juif et un Chrétien » :

 

« Quelle que soit l’objet de la discussion, la démonstration rationnelle a plus de poids que l’étalage des autorités ». 

 

Cinq siècles plus tard, c’est très long cinq siècles, Descartes reprendra les réflexions de Pierre Abélard et de la scolastique parisienne dans « Le Discours de la Méthode », ouvrage mi philosophique mi scientifique qui définit pleinement une méthode de recherche d’une vérité forcément en suspend puisqu’à la merci d’un doute. Cette méthode est basée sur l’expérimentation, la reproductibilité, elle est devenu le fondement de la pensée scientifique moderne.

Pourquoi invoquer aujourd’hui les penseurs d’autrefois? La pensée rationnelle n’a jamais été  une évidence naturelle pour l’homme, la foi dans un dogme est la pente douce de la paresse et du laisser aller rassurant. Suivre un chef, faire les mêmes gestes que les autres, ne pas se poser de questions se fondre dans la masse sont des attitudes de moindre effort. Ces penseurs ont pris des risques et marqués leur temps. Entre Aristote et Abélard il s’écoule environ 1500 ans entre Abélard et Descartes il s’écoule 500 ans, chacun en son temps connu les pires ennuis, Abélard n’eut la vie sauve plusieurs fois que grâce à la promptitude de ses fuites. Descartes du finir ses jours proscrit en Suède, loin de sa patrie ou il mourut de froid.

 Ces penseurs d’autrefois se sont donnés la main par dessus le temps, chacun améliorant la méthode précédente. Abélard au début du 12ème siècle enseignait la logique aristotélicienne mais en en privilégiant le doute, il fut le fondateur de la scolastique médiévale qui marqua une époque riche en révolution technologique et en progrès. La scolastique durement censurée par l’église sombra mais fut reprise 5 siècles plus tard par Descartes qui s’en inspira largement et la dépassa avec l’exposition de méthodes expérimentales.  Pourtant le cartésianisme ne cesse d’être aujourd’hui caricaturé, le doute cartésien, vidé de son sens laisse le champ libre aux diseurs de bonne aventure et charlatans de tous poils.

Maintenant la télévision sert chaque soir son sermon de terreur et nous exhorte à la foi ! L’ombre d’Al Qaïda plane sur nos tête, il nous est ordonné de  trembler et surtout de resserrez les rangs. Il y a tout à voir mais rien à comprendre, ayez foi dans vos chefs nous dit-on, ils  pourront peut être vous sauver si seulement vous leur laissez les pleins pouvoirs! Alors pour avoir un libre arbitre, pour rester un individu, conserver son âme et son corps, son  « habeas corpus », il n’est d’autre posture que le doute. 

Ce doute est profondément humain puisqu’il permet le progrès car provoque la recherche d’un savoir supérieur et de méthodes plus efficaces.

 

La raison est bien de n’avoir foi que dans le doute !

 

 

 

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 18:20

5- Les rapports de plusieurs pays ou groupes nationaux avec l’impérialisme.

 

5-1- Cas d’Israël

 

Israël est le seul pays non anglo-saxon engagé sans retenue au côté de l’impérialisme. Israël fut créée en 1947 par une population majoritairement européenne de juifs ayant subies les persécutions nazies. La colonisation de la Palestine par des européens ne pouvait engendrer qu’une réaction de défense des populations locales. Qui souhaiterait être colonisé ? A ces réactions de défense le colonisateur ne pu répondre que par plus de violence encore. Un conflit sans fin naquit. Ce conflit colonial présente une caractéristique particulière qui en assure sa durée. Le colonisateur justifia sa violence par celle qu’il avait subie comme si elle lui offrait un droit, une excuse. Dans la continuité les enfants des martyrs juifs poursuivirent comme engagé à perpétuité dans un droit à l’exaction au nom de celle subie par leurs aïeux. Qui oserait porter l’opprobre aux enfants de la Shoah ? Toute critique de cette violence se vit noyée par la terrible accusation de vouloir reprendre l’holocauste. Cette perpétuelle invocation des martyrs d’hier qui seraient au côté du colonisateur d’aujourd’hui s’est trouvé devenir une fantastique aubaine pour l’impérialisme. L’instrumentalisation des camps de la mort nazis voila une arme redoutable aux mains du fascisme impérialiste. Les anglo-saxon ont vite compris l’intérêt de se solidariser avec le colonialisme sioniste car du même coup ils en avaient l’espoir de se dissimuler eux aussi derrière le massacre industriel et étouffer toute critique par la « terrifiante accusation ». Pourtant, cet ignoble  procédé porte gravement atteinte à l’intérêts des juifs du monde. Les exactions de l’armée d’Israël sont commises explicitement au nom des juifs, l’état théocratique israéliens voulant entraîner les juifs du monde dans sa politique colonialiste.  Ce faisant, les victimes du sionisme et ceux qui les soutiennent sont fondés d’avoir quelques griefs envers les juifs. Un antisémitisme politique risque ainsi de naître permettant aussi à l’impérialisme à encore mieux diaboliser ses ennemis. Le colonialisme israélien  est aujourd’hui activement soutenu par l’impérialisme car il lui sert de gendarme dans une région riche en pétrole. L’impérialisme aime jouer avec les conflits locaux en montant les populations les unes contre les autres, cependant les anglo-saxon préfèrent être eux même présents dans cette région stratégique, la « joint venture » entre sionisme et anglo-saxon durera-t elle longtemps? Rien n’est moins sur, une fois bien implanté, l’impérialisme pourrait parfaitement changer de cheval ne laissant qu’un grave ressentiment envers les juifs.

Faire porter le poids des terribles actions de l’impérialisme par les juifs, ce serait la plus  belle des manoeuvres accomplie par les héritiers du nazisme.              

    

5-2- Cas de la France.

 

La France fut jusqu’il y a peu de temps un impérialisme rallié et subordonné dès 1945 à l’impérialisme anglo-saxon. Son rôle, dès ce ralliement était de contenir le « communisme » c'est-à-dire l’empire soviétique dans les colonies françaises, comme en Indochine et en Algérie. La bonne vielle 4ème République ayant failli dans cette tache en Indochine et pour ne pas risquer une pareille défaite en Algérie, les anglo-saxon ont préféré la remplacer par le Général De Gaulle.

De Gaulle pratiquement dés son arrivée au pouvoir estima que cette tache de mercenaire de l’impérialisme n’était pas dans l’intérêt de la France et se rallia à la volonté du peuple français pour accorder l’indépendance à l’Algérie. Dés cet instant le Général de Gaulle devint un des pire ennemis des anglo-saxon qui essayèrent plusieurs fois de l’assassiner par l’intermédiaire de l’organisation dite OAS créée sous leurs bons offices.

Il arrive parfois à l’impérialisme de commettre des erreurs en ne choisissant pas le bon cheval, en général cette erreur est réparée par la disparition du dit mauvais cheval. En France, les évènements de mai 1968, avec leur cohorte de gauchistes venus d’on ne sait d’où et disparus juste après ont eu finalement raison du Général et de la posture anti-impérialiste de la France. Il aura fallu 6 ans seulement pour que l’impérialisme se débarrasse du général De Gaulle.

La France est évidemment soumis au même régime de souveraineté limitée comme les autres pays du pacte atlantique, cependant, deux traditions politiques, une de droite et une de gauche forgés dans la résistance au nazisme ont défendu depuis 1945, l’indépendance nationale face aux anglo-saxon. En effet la France de l’après guerre possédait un puissant Parti Communiste à gauche, mais également un puissant Parti Gaulliste à droite.  La France a par exemple pu se doter d’une industrie militaire efficace capable de concurrencer celle des anglo-saxon, celle-ci a également servi de base a une certaine influence alternative, à un message non aligné donné au monde. Le discours  de Phnom Penh, le « Vive le Québec Libre » du général De Gaulle ont sonnés désagréablement aux oreilles de l’impérialisme. Aujourd’hui, le discours très applaudi à l’ONU de Dominique de Villepin défendant le droit international, la non participation de la France à la guerre d’agression contre l’Irak, comme également le succès du Réseau Voltaire et de Thierry Meyssan concernant la mise à nu du complot du 11 septembre 2001 ont largement indisposés l’impérialisme. Ces traditions indépendantistes de droite et de gauche ont amenés les anglo-saxon à considérablement renforcer leur dispositif de surveillance et d’influence en France par rapport à ce qui existe dans les autres pays. Les anglo-saxon cherchent surtout à détruire l’industrie militaire et aérospatiale française terriblement concurrentielle. Ce faisant, ils cherchent à faire échouer l’achat de matériel militaire français sophistiqués par un quelconque Etat, à cet effet, ils utilisent tous les moyens que leur donnent le réseau d’espionnage Echelon pour connaître les offres françaises et les contrer ou, s’ils ne sont pas ouvertement en concurrence, ils mettent en avant des argumentation moralistes sur de telles ventes, tout en se réservant la possibilité de vendre par eux-mêmes. C’est actuellement le cas avec la Chine ou après avoir décrété un embargo, ils prétendent interdire ce marché à l’industrie française et ainsi de la mettre en difficulté, voir de la mettre en faillite pour parachever leur emprise sur la France. Une autre opposition  offerte par la France à l’impérialisme réside dans son système légale et social. En effet ce système est fondé sur la laïcité, c'est-à-dire la neutralité idéologique de l’Etat, ainsi chaque citoyen est reconnu en dehors de sa religion ou de ses origines géographique. Ce système ne permet donc pas à l’impérialisme de susciter à l’intérieur du peuple français divisions et guerres civiles. La généralisation du système laïc français à la planète serait une catastrophe pour l’impérialisme qui perdrait ainsi un précieux outil de pouvoir. C’est donc la raison pour laquelle, très régulièrement la France est durement critiquée par l’impérialisme l’accusant de persécuter les religions, essayant de porter la confusion entre neutralité idéologique de l’Etat et critique des religions.  Un complot a même voulu faire croire à une recrudescence de l’antisémitisme en France. Quelques provocations on permis à la presse de l’impérialisme tant en Israël qu’aux USA de se déchaîner contre la France et son gouvernement.

 

 

5-3- Cas de la Chine.

 

Les rapports entre la Chine et l’impérialisme, sont intimes, complexes et ambigus. La Chine offre à la fois une opportunité d’alliance avec l’impérialisme tout en s’y opposant. De la manière dont sera résolu cette contradiction  résidera l’avenir du dernier impérialisme.

La Chine offre à l’impérialisme un certain nombre d’avantages. Le premier avantage est le pays atelier à très faible coût de production. Comme expliqué précédemment les classes ouvrières des pays occidentaux on réussi à force de lutte à acquérir un grand nombre d’avantages. Des salaires élevés, des avantages sociaux comme les indemnités de chômage, l’assurance d’une retraite, une médecine largement subventionnée voir gratuite. Ces avantages sont garantis par des droits d’association syndicale et de grève. Tous ces avantages pèsent bien sûre sur les profits. L’accession de la Chine au capitalisme, fut une divine surprise pour l’impérialisme, qui trouva dans ce pays des salaires très bas, des droits sociaux inexistants, un système légal inexistant du au déficit de tradition syndicales et de luttes ouvrières. Il délocalisa massivement  ses industries manufacturières dans ce pays et accru ainsi de considérables profits. Les délocalisations massives vers la Chine de bon nombre de fabrications génère une pression sur les avantages acquis par les travailleurs occidentaux induisant une véritable concurrence entre classe ouvrière chinoise et classes ouvrières occidentales ce qui ne peut que satisfaire l’impérialisme. Les «non» français et néerlandais au référendum sur la constitution européenne trouvent leurs source dans le reproche fait par les travailleurs de ces pays à l’Union Européenne de ne pas suffisamment les protéger contre la concurrence chinoise jugée déloyale.

L’autre avantage offert à l’impérialisme est l’immense marché chinois pour les matières premières et par conséquent l’offre d’un terrain favorable à la spéculation haussière sur ces matières premières. Une justification, bien entendue mensongère, à la hausse du pétrole brut, serait la consommation chinoise de 7 millions de barils de pétrole jour. Cependant les profits réalisés par cette hausse artificielle à plus de 65 USD le baril génèrent des profits considérables et inégalés s’ils sont comparés avec d’autres sources de bénéfices qu’ils soient industriels ou spéculatifs. 

L’impérialisme trouve donc en Chine un terrain favorable et compréhensif ou la culture anglo-saxonne se répand rapidement. Cette symbiose amène la Chine à soutenir la monnaie de l’impérialisme c'est-à-dire l’impérialisme lui-même en attachant sa monnaie au dollar et en acquérant un grand nombre de bons du trésor états-unien. L’idée chinoise étant de soutenir la valeur du dollar afin de soutenir la valeur de ses exportations libellées en dollar. Aujourd’hui un grand nombre d’observateurs pensent qu’une véritable alliance stratégique entre la Chine et l’impérialisme est en cours de consolidation.

Cependant, une tendance contradictoire à cette alliance existe belle et bien et s’accélère. Bien entendu, si l’impérialisme est globalement satisfait de ses rapports avec la Chine, il cherche à accroître son contrôle sur ce pays en faisant peser sur lui un certain nombre de menaces et de pressions. La Chine prétendument « communiste », si elle n’a pas de traditions revendicatives et de luttes ouvrière possède par contre de solides traditions indépendantistes, ayant eut durant deux siècles tous les impérialismes de la terre à combattre. Le maoïsme pris en occident souvent pour du « communisme », n’était qu’un nationalisme exacerbé il a permis aux chinois surtout d’assurer leur indépendance politique. L’ensemble des pressions exercées sur la Chine indisposent les chinois et envenimes les rapports avec l’impérialisme.

Les points de friction.

Taiwan sous totale emprise impérialiste sert comme abcès de fixation et d’élément provocateur à l’encontre des chinois. En cas de nécessité l’impérialisme se réserve toutes provocations dans le détroit de Formose permettant de susciter un conflit auquel la Chine n’est pas préparée.

Les autorités japonaises n’ont pas reconnu leurs crimes commis sur le sol chinois durant la deuxième guerre mondiale, empêchant ainsi tout rapprochement économique et politique entre les deux pays. Il parait évident que l’intérêt du japon serait de reconnaître ses crimes et s’excuser comme l’a fait l’Allemagne. On ne peut que penser que le Japon sous totale dépendance anglo-saxonne n’est pas libre de son attitude. En effet un rapprochement sino japonais serait un cauchemar pour l’impérialisme, ces deux pays détenant une très grande quantité d’avoir en USD et serait selon leurs intérêts tentés de s’en débarrasser. Les récentes manifestations antijaponaises de Shanghai ont été fomentées par l’impérialisme, ce qui était également une manière aussi de tester ses capacités de mobilisation en Chine en vue d’une éventuelle révolution colorée.

L’Asie centrale ex soviétique, à la frontière ouest  de la Chine est maintenant constellée de bases militaires états-uniennes, celles-ci ont été installées sous le prétexte d’une lutte contre un terrorisme piloté de Londres et de Washington. Si la Chine a feint de croire à une menace terroriste musulmane, elle a vite compris que la véritable menace résidait dans un encerclement militaire états-unien et que d’évidence ces immenses bases étaient dirigées contre elle. Le groupe de Shanghai, constitué de la Russie de la Chine et des ex républiques soviétiques d’Asie centrale a demandé à l’impérialisme de plier bagage. Bien évidemment l’impérialisme n’est pas prêt de vider les lieux.

L’Iran proche, est devenu un des principaux pourvoyeurs en hydrocarbure de la Chine. La menace d’une attaque nucléaire que fait peser l’impérialisme sur l’Iran inquiète à juste titre la Chine, une telle attaque pourrait la couper de ses approvisionnements privilégiés en Iran et serait également le prototype d’une guerre nucléaire dirigée contre elle.     

 Les révolutions « colorées » menées dans les ex républiques soviétique et notamment au Kirghizstan pourraient  être fomentées en Chine si la politique Chinoise devait un jour déplaire à l’impérialisme.

La Chine, comme tout pays cherchant à conserver son indépendance désire se doter d’un armement moderne notamment pour tenter de contrer la menace de guerre asymétrique que pourrait lui imposer l’impérialisme. La Chine  a cherché tout d’abord auprès d’Israël des collaborations techniques sur des armements sophistiqués tel que les guidages d’aéronefs automatiques. L’impérialisme à fait échouer cette collaboration allant jusqu'à payer les dédits des contrat non effectués par Israël.  Aujourd’hui la Chine se tourne vers la France pour tenter d’acquérir ce type de technologie. Tout est fait par l’impérialisme pour éviter une telle collaboration, les services secrets de l’impérialisme en alerte font échouer toute tentative de négociation et d’achat. 

La multiplicité aujourd’hui des contentieux entre la Chine et l’impérialisme anglo-saxon oblitère leurs excellentes relations économiques. La Chine est contrainte maintenant de se tourner vers les ex ennemis d’hier que son l’Inde et la Russie en passe de devenir des alliés privilégiés. De récentes manœuvres militaires sino-russes ont marqué un spectaculaire rapprochement entre ces pays. Dans le même temps la Chine s’approvisionne en armement lourd auprès de la Russie bien que cette dernière ne lui offre pas encore sa technologie la plus avancée.

Qu’en sera-t-il demain la Chine et son intelligentsia gorgée de dollars se pliera-t-elle aux exigences de l’impérialisme ou se réveillera-t-elle vraiment pour prendre la tète de la révolte ? 

L’impérialisme engagera-t-il une guerre nucléaire contre la Chine en 2012 comme il est dit dans certain « think tank » proche du pouvoir impérialiste comme le « Project For a New American Century » .Il est certain que la Chine détient à elle seule le pouvoir d’anéantir l’impérialisme si elle le désire, rien qu’en achetant son pétrole dans une autre monnaie que le dollar.

 

5-4-Cas de la Russie.

 

La Russie fut au 19ème siècle et au début du 20ème siècle un impérialisme particulièrement actif en Asie et en Europe orientale. L’URSS hérita de l’impérialisme tsariste et le transforma en empire stable. L’empire soviétique s’opposa naturellement à l’impérialisme anglo-saxon car il ne pouvait se satisfaire de sa concurrence. L’impérialisme anglo-saxon combattit l’empire soviétique car il ne pouvait non plu se satisfaire de concurrence. La « guerre froide » justifiée dans les deux camps par des idéologies totalement vides de sens, n’était que l’opposition entre deux impérialismes, dont l’un, le soviétique était achevé. Les mouvements anti-impérialistes ayant les anglo-saxon et leurs alliés sur le dos s’associaient à l’empire soviétiques, les peuples opprimés par l’empire soviétique espéraient le soutient de l’impérialisme anglo-saxon, quoi de plus naturel ? L’impérialisme anglo-saxon a-t-il vaincu l’empire soviétique ? Ou bien le peuple russe majoritaire dans cet empire s’en est-il, seul débarrassé ? Bien que l’impérialisme anglo-saxon se soit rapidement engouffré dans l’empire déliquescent, il dut s’arrêter au seuil du territoire Russe. Après une tentative quasiment réussie sous la gouvernance de Boris Elstine et de ses « oligarques », la Russie a su conserver son indépendance. Elle se trouve être aujourd’hui la cible principale de l’impérialisme anglo-saxon car ses richesses en pétrole et gaz ne peuvent engendrer chez lui, qu’une inextinguible convoitise. L’impérialisme met donc « le paquet » pour s’assurer le contrôle de la Russie. Tous les moyens « froids » décrits plus haut sont donc utilisés contre ce pays.              

D’abord il y a le contrôle étroit des voisins afin que leurs territoires puissent servir de base à toutes incursions ou manœuvre, ainsi ils coupent également ce pays de sa sphère d’influence traditionnelle, d’alliés et de territoire ou faire passer des oléoducs pour écouler le pétrole vers les marchés extérieurs. Si cette politique de l’impérialisme a très bien fonctionné à l’ouest de la Russie, elle piétine à l’est. En effet l’impérialisme s’est assuré du contrôle étroit de tous les voisins européens de la Russie, Ukraine, Pays Balte, Géorgie, Pologne, etc… en n’hésitant pas dans beaucoup à y réhabiliter le nazisme ennemi traditionnel des russes, les sionistes alliés de l’impérialisme ne trouvent pourtant rien à y redire.

Sur le front est, quelques difficultés semblent surgir pour l’impérialisme. Après avoir pris pied en Asie centrale et y avoir construits bon nombre de bases militaires, sous le prétexte fallacieux de combattre le « terrorisme », l’impérialisme se trouve face à l’opposition de la totalité des pays d’Asie Centrale ex républiques soviétique. Le « groupe de Shanghai » composé de ces ex républiques soviétiques, de la Russie et de la Chine, rassemblé au moment ou chacun de ces pays a cru devoir croire la fable du « terrorisme islamique », ce groupe a récemment demandé le démantèlement des bases impérialistes et le départ de ses armées. Ce revirement est d’une importance capitale, car il montre le changement de posture des deux grandes puissances de la région que sont la Russie et la Chine face à l’impérialisme, postures devenant méfiance pour la Chine et de défense pour la Russie.

La Russie est donc présentement en posture de défense face à l’impérialisme. Après la prise d’otage de Beslan dont les russes affirment détenir les preuves qu’elle a été fomentée par les anglo-saxon à partir de la Lituanie. Après les attentats «terroristes» de Londres au moment de la présence en Grande Bretagne de Vladimir Poutine, attentats d’une organisation tellement ridicule et bâclée que son organisation  par les services de l’impérialisme a sauté aux yeux des services russes. Un véritable casus belli est-il né maintenant entre impérialisme et Russie ? Cependant, la Russie vend toujours son pétrole en dollar, monnaie de l’impérialisme, cette abondance de russo-pétro-dollars ne peut que créer des liens avec l’impérialisme et facilite la corruption des élites.   

Comment évoluera ce casus belli ? L’impérialisme ira-t-il jusqu’au bout de sa démarche agressive ? Une guerre chaude est-elle envisageable après le début maintenant avéré d’une nouvelle guerre froide ?  La Chine, la Russie cibles ambitieuses de l’impérialisme se laisseront-elles engloutir ?       

    

5-5- Cas de l’Allemagne

 

L’Allemagne devenue impérialiste à la fin du 19ème siècle a cherché à s’implanter en Afrique. L’Allemagne a trouvé là une forte opposition des impérialismes d’alors, français et britannique. Les ambitions de l’Allemagne en Europe associées à l’empire déliquescent austro-hongrois ont fini par engendrer  la plus terrible guerre impérialiste de l’humanité. L’Allemagne vaincue n’avait plus d’ambitions africaines, elle pu renaître en concentrant ses activités industrielles sur son propre territoire, face à une France et une Grande Bretagne se perdant dans les spéculations financières coloniales. Le nationalisme allemand réveillé  par l’inique traité de Versailles et l’occupation de la Ruhr par les français a pu donner naissance au nazisme. Ce nazisme suscita rapidement un grand intérêt chez les anglo-saxon qui y virent un moyen intéressant de lutte contre ce qu’ils appelaient le « bolchevisme ». « Monsieur le chancelier Hitler » trouvait grâce aux yeux de l’intelligentsia anglo-saxonne qui ne manqua pas de l’alimenter en forts moyens financiers. 

Bien que l’intelligentsia états-unienne pencha naturellement pour l’hitlérisme, l’implication de la Grande Bretagne dans une guerre de type impérialiste avec l’Allemagne, contraint de mauvais gré les USA à entrer tardivement dans la guerre à ses côtés tout en ménageant ses nombreux intérêts industriels allemands. A peine le conflit terminé, l’impérialisme effaça cette fâcheuse parenthèse en acquérrant l’aide des criminels nazis et des services de renseignements hitlériens pour prolonger le conflit contre l’empire soviétique et renforcer ses divers moyens de coercition notamment en Amérique Latine. L’Allemagne coupée en deux par l‘impérialisme anglo-saxon d’une part et l’empire soviétique de l’autre ne joua aucun rôle majeur jusqu'à sa réunification. A partir de l’unité retrouvée l’Allemagne tenta sur le champ de jouer un rôle en Europe centrale (Mittle Europa), cette tentation la fit se glisser dans les oripeaux du Saint Empire et sa diplomatie européenne chercha a se ménager des zones d’influences pour elle traditionnelles. A cet effet l’idéologie pangermaniste en résurrection s’attaqua et peut être s’attaque toujours aux états nations européens historiques créés à la suite des défaites militaires successives de l’Allemagne. C’est ainsi que l’Allemagne oeuvra activement pour la partition de la Yougoslavie, état le plus symbolique en Europe de ses défaites passées. Dans cette action l’Allemagne se trouva en parfait accord avec l’impérialisme anglo-saxon. Continuant à œuvrer, le pangermanisme proposa et peut être propose toujours de partitionner l’Europe en régions ethniques et culturelles au dessus des états. Ce pangermanisme, activement soutenu par les Verts «écologistes» milite pour l’atomisation de l’Europe et la fin des états nations, ainsi dans ce schéma, l’Alsace Moselle partie du territoire français occupée par l’Allemagne de 1871 à 1918, serait récupérée par un zone d’influence germanique, rapidement transformé en état (pour l’Allemagne ethniquement stable). Ainsi l’Allemagne finance tous les mouvements autonomistes et indépendantistes d’Europe avec la bienveillance de l’impérialisme anglo-saxon. Bien évidemment ce plan discret va à l’encontre des intérêts  de la France et de sa laïcité qui ne lui permet pas de se définir comme état ethnique contrairement à ce que les pangermanistes veulent accomplir en Allemagne et en Europe.

Cependant, l’Allemagne cherchant à se ménager une place dans le concert des nations, en conformité avec sa puissance industrielle et culturelle, finit par indisposer l’impérialisme. La docilité de l’Allemagne n’est plus ce qu’elle était et son commerce florissant avec la Russie et la Chine inquiète surtout quand ce commerce s’accompagne d’excellentes relations diplomatiques avec ces pays dans le collimateur de l’impérialisme. L’impérialisme anglo-saxon a donc engagé des actions de déstabilisation de l’Allemagne ce plan consiste à supporter les partis néonazis d’une part et les mouvements issus des immigrations turques et kurdes de l’autre afin de fomenter des troubles. Tel que l’indique Ernst Von Bullow dans ses différents ouvrages l’impérialisme cherche à faire accroire que l’Allemagne est encore sous influence nazie pour qu’elle puisse mieux être isolée et manipulée. Bien qu’il existe de solides divergences d’ordre géopolitique européenne entre l’Allemagne et la France, l’attitude de défiance et de rebuffade des gouvernements Chirac et Schroeder à l’encontre de l’impérialisme anglo-saxon ont amené ces deux pays à rapprocher leur diplomatie et de rapprocher cette diplomatie commune de celle de la Russie et de la Chine. Cet axe Paris Berlin prolongé vers Moscou et Pékin inquiète fortement l’impérialisme qui ne ménagera pas sa peine pour qu’il soit rompu. L’arrivée au pouvoir en Allemagne comme en France de politiciens qui lui soient dociles est ardemment souhaité et activement préparé par l’impérialisme anglo-saxon. Angela Merkel en Allemagne et Nicolas Sarkosy en France sont activement pressentis pour jouer ce rôle.

 

5-6- Cas du monde hispanique.

 

Le monde hispanique s’érige en nation à l’instar du monde anglo-saxon. Constitué des pays de langue espagnole s’associant naturellement aux pays de langue portugaise, cette nation en émergence représente un effectif considérable, supérieur en nombre au monde anglo-saxon. L’Espagne, première nation historiquement impérialiste entreprend depuis longtemps des actions d’influence culturelles en direction de ses anciennes colonies d’Amérique Latine. A cet hispanisme culturellement dense s’associe en Amérique du Sud  l’idéologie bolivarienne. Le bolivarisme, du nom du Général  Simon Bolivar qui dirigea au 19ème siècle les insurrections indépendantistes est proche de l’idéologie républicaine française, le bolivarisme cherche à unir les pays d’Amérique Centrale et du Sud afin de défendre leurs intérêts communs face au colonialisme. Colonialisme espagnol hier, colonialisme états-unien aujourd’hui. En adjonction à ce contexte anticolonialiste  l’Espagne, mère patrie possède une solide tradition d’affrontement avec l’impérialisme anglo-saxon dans nombre de guerres du 19ème siècle comme du début du 20ème

Les USA se sont largement étendus sur des territoires pris à l’Espagne puis ensuite au Mexique. Au début du 20ème siècle les USA voulurent reprendre pour leur profit un certain nombre de colonies espagnoles comme Cuba et Les Philippines. Pour déclancher la guerre contre l’Espagne à Cuba les USA n’ont pas hésité à saborder un de leur propre cuirassé, Le Maine, en visite dans le port de La Havane et d’accuser ensuite les espagnols d’avoir organisé cet attentat. Les espagnols ont inaugurés dés le début du 20ème siècle des méthodes qui feront écoles par la suite.

Prenant la suite de l’impérialisme espagnol défait, l’impérialisme états-unien puis anglo-saxon s’imposa en Amérique Latine et aux Philippines. Ces anciennes colonies espagnoles et portugaises devenant « l’arrière cour » des USA, comme il était répété trivialement dans ce pays.

Le 20ème siècle connu des conflits sans fin entre les peuples de « l’arrière cour » et les dictatures sanglantes mises en place par les USA dans des républiques dites «bananières» dirigée d’une main de fer par les consortiums agroalimentaire de l’impérialisme.

Une forte contestation  à l’impérialisme est aujourd’hui emmenée par le  Venezuela de Hugo Chavez. Le Mercosur, organisation de libre échange purement sud américain permet d’accélérer les échanges économiques entre ces pays en dehors du contrôle de l’impérialisme. Des échanges importants sont réalisés avec la Chine qui investit sur le continent de fortes sommes. Aux USA même, l’usage de la langue espagnole prend de l’ampleur et est largement utilisée dans le quart sud du pays. Les hispaniques non considérés comme « blanc » par les anglo-saxon, sont particulièrement méprisés, à l’instar des noirs et des natifs américains.     

Ce monde hispanique, perpétuellement agressé et humilié présente une forte volonté émancipatrice et de fortes traditions anti-impérialistes. Il représente une forte capacité de résistance à l’impérialisme.

 

5-7- Cas du monde arabe 

 

Le monde arabe est un habitué des impérialismes les ayant eu pratiquement tous à combattre.

Le monde arabe est une cible privilégiée de l’impérialisme à deux titres.

Beaucoup de pays arabes recèlent du pétrole convoité par l’impérialisme.

Le monde arabo-islamique a été désigné comme adversaire principal par l’impérialisme anglo-saxon dans son organisation de la guerre des civilisations.

Le monde arabe longtemps soumis à l’empire ottoman fut libéré de cet empire par les français et britanniques pour tomber sans délais sous la coupe de leur impérialisme. En 1945 les USA prenaient la suite en Arabie Saoudite pour y conclure un intéressant accord pétrolier ils érigèrent ensuite une compagnie pétrolière mixte qu’ils contrôlèrent, l’ARAMCO.

Alors que le Maghreb luttait contre l’impérialisme français, le Proche Orient luttait contre l’impérialisme britannique, les USA exploitaient la manne pétrolière saoudienne.

L’héritier du trône saoudien, le prince Abdallah ne cacha pas récemment son intention de revoir à la hausse le montant des royalties versées par l’ARAMCO à l’état saoudien. Les comptes faits, les USA jugèrent que cette révision prévue devait les léser gravement. Le prince Abdallah devint pour eux un adversaire et son pays devait être déstabilisé. Ils prévirent d’abandonner ce pays et de porter effort et attention à l’Irak voisin tout autant gorgé de pétrole. Quand les services états-uniens organisèrent les attentats du 11 septembre, ils prirent soin de les imputer à des saoudiens afin que l’on soupçonnât de riches dignitaires du régime de les avoir financé, ce qui troubla forts leurs juteuses affaires. Dans le même temps l’organisation, fabriquée par l’impérialisme, Al Quaïda, fomenta nombre d’attentats contre des occidentaux travaillant dans l’organisation industrielle pétrolière d’Arabie Saoudite, ceci dans le but de les amener à fuir.

Abandonnant l’Arabie Saoudite déstabilisée par « Al Qaïda », l’impérialisme se jeta sur l’Irak arguant que leur ex complice Sadam Hussein avait lui aussi organisé les « attentats » du 11 septembre et disposait d’armes de destruction massives. Ce mensonge fortement relayé par les média corrompus ne fit malheureusement pour l’impérialisme pas l’unanimité des nations apparemment soumises.

Cependant l’agression contre l’Irak doit faire face à une forte opposition militaire du peuple Irakien dont l’armée fut habillement entraîné aux méthodes de guérilla par le Vietnam. Les pertes subies par l’impérialisme sont lourdes. L’armée US annonce 2000 morts de son côté, il conviendrait plus tôt au vu des communiqués militaire tant de la résistance que du Pentagone multiplier ces pertes par 3 ou 4.

A ces conflits, s’ajoutent celui perpétuellement engagé contre le colonialisme israélien,  et les graves menaces contre la Syrie et l’Iran.

Accusé d’être intrinsèquement terroriste, cible d’une guerre de civilisation habillement concoctée, agressé militairement et menacé perpétuellement, le monde arabo-islamique  est en première ligne face à l’impérialisme, il est aujourd’hui le fer de lance de la lutte contre cet impérialisme anglo-saxon.        

 

 

 6- Conclusion.

 

La puissance de l’impérialisme anglo-saxon aujourd’hui est avant tout fondée sur son contrôle du marché du pétrole par l’usage exclusif de sa monnaie, le dollar et par son contrôle absolu du système bancaire et par conséquent spéculatif international. Ce contrôle lui permettant de corrompre ou de susciter la corruption des élites politiques et intellectuelles du monde afin qu’elles défendent partout et toujours ses intérêts.

L’impérialisme, composé de puissances maritimes et commerçantes de traditions coloniales possède une faible structure industrielle et peu de ressources énergétiques sur ses territoires propres. C’est la nature de l’impérialisme que de chercher ailleurs ce qu’il ne possède pas.

Pour accompagner la corruption,  mieux soumettre ses victimes et mobiliser ses troupes l’impérialisme a organisé un terrorisme qualifié faussement d’islamiste et commis dans le monde une série d’attentats sanglants contre des populations civiles.  

 

Face à lui l’impérialisme anglo-saxon  trouve trois puissances hostiles en émergence.

 

Le continent eurasiatique se rassemblant autour d’une épine dorsale constituée par un axe Paris, Berlin, Moscou, Pékin, ce continent possède tout :

L’énergie avec surtout le gaz russe pour longtemps, transportable aisément  par terre.

La technologie avec la France et l’Allemagne

L’industrie et les marchés avec la Chine et l’Inde.

Le monde arabo-islamique.

Riche en énergie pétrolière, en capacité commercial et industriel et en volonté de combat.

l’Amérique Latine.

Riche en ressources naturelles, en capacité industrielles avec le Brésil et formidable marché en émergence possédant une grande tradition de lutte anti-impérialiste.

 

 

Ces puissances peuvent continuer à se soumettre à l’impérialisme ou à le défaire, pour ceci nul n’est besoin de guerre.

 

 Il suffit :

 

D’ériger un véritable droit international dans l’égalité des nations.


2-     De réviser les accords de Bretton Wood instituant le dollar comme fondement monétaire international et de créer une monnaie commerciale internationale constituée par les principales monnaies du monde.

 

De montrer au monde et surtout au peuple des USA, qui a réellement organisé les attentats du 11 septembre 2001, en demandant à l’ONU la constitution d’une véritable commission d’enquête internationale libre de toutes pressions.

 

 Alain Benajam

Octobre 2005

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 18:06

 

L’impérialisme aujourd’hui.


 

 L’usage aujourd’hui du mot impérialisme peut sembler désuet, il rappelle la phraséologie utilisée par les partis gauchistes des années 60 ou il était immanquablement accolé à américain. Les « idéologies » fustigées en leur temps devaient, semble-t il disparaître, l’histoire s’arrêter pour mille ans et le monde couler des jours heureux sous le regard bienveillant de l’oncle Sam. Pourtant, les horreurs de la guerre n’ont jamais été si prégnantes et les risques d’un conflit généralisé avec utilisation éventuelle de l’arme nucléaire jamais si actuels.

La cause de cette menace en est justement l’impérialisme tel qu’il s’expose lui-même dans un texte : «Project  For a New American Century »  le titre parle de lui-même, sorte de « Mein Kampf » moderne ou comme dans l’ouvrage d’Hitler, l’impérialisme expose dans les termes les plus crus ses intentions. L’impérialisme n’était pas que de la langue de bois, il se décrit, on peut le remarquer, comment fonctionne t-il ?

 
Lénine, inventeur du terme, définissait l’impérialisme comme le stade suprême du capitalisme. Il ne pouvait décrire en son temps qu’une réalité devenue maintenant partielle. En effet il ne convient pas de confondre l’impérialisme et l’empire qui en est le stade ultime. Il ne faut confondre non plus, ni impérialisme et capitalisme, ni impérialisme et libéralisme qui en sont les contraires. L’impérialisme est la tendance à vouloir devenir un empire que possède tout système économique marchand, capitaliste ou non, l’empire en est l’état achevé.

 

Si l’impérialisme est dynamique en déséquilibre et anthalpique, l’empire est stabilisé et entropique. L’impérialisme peut former un empire en devenant totalitaire. Le seul exemple d’empire moderne a été  l’URSS précisément de Lénine, bien que l’URSS ne fut pas capitaliste.


Aujourd’hui, le seul impérialisme agissant globalement, possédant une stratégie planétaire est l’impérialisme anglo-saxon, c'est-à-dire la coalition des pays de langue anglaise dont la population est d’origine européenne. Cette coalition se veut être une nation dans le modèle archaïque ante révolutionnaire français. Ces pays sont le Royaume Uni, les USA, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande, ils ont mis en commun un certain nombre de moyens permettant d’imposer leur pouvoir dont notamment le système d’espionnage Echelon.

Cette coalition agit comme la continuité de l’empire britannique, le Royaume Uni étant l’élément pensant, traditionnel et d’expérience, les USA étant essentiellement son bras armé.


 Par le passé d’autres nations furent impérialistes ; l’Espagne le Portugal, la France, la Russie, le Japon, d’autre cherchèrent à le devenir sans succès, comme l’Allemagne ou l’Italie, tous ces impérialismes ont disparu, seule la France possède en Afrique quelques éléments de son pouvoir passé en voie actuellement de disparition sous la poussée de l’impérialisme anglo-saxon.

 
Comment définir plus précisément l’impérialisme, quelles en sont les fonctions.


L’impérialisme peut être décrit comme la tendance de tout système marchand national à vouloir se ménager, hors de ses frontières, une situation commerciale  monopolistique.


Si les entreprises  capitalistes fonctionnent généralement dans la concurrence entre elles, il est notable qu’elles haïssent  ce fait et cherchent toujours à éliminer cette concurrence afin de s’établir en situation de monopole, cette tendance est naturelle.

 

Eliminer le concurrent est le rêve de tout entrepreneur.

 

Certain confondent capitalisme et libéralisme, rien n’est plus faux, le capitalisme n’est en rien libérale. Le libéralisme a été seulement l’idéologie politique, permettant la régulation du capitalisme en édictant des règles concernant la liberté d’entreprendre pour chacun, ceci en s’opposant évidemment à la tendance monopolistique du capitalisme. Le capitalisme et ses tendances monopolistiques et surtout impérialistes sont parfaitement antithétiques du libéralisme cherchant lui à ménager les libertés individuelles et la libre concurrence et combattre tout despotisme.


Comment établir le plus simplement possible des situations monopolistiques ? En éliminant par la force les concurrents et en s’ouvrant par la coercition des marchés protégés. Le premier instrument de l’impérialisme est donc la force armée. Et pour obtenir l’usage de la force armée les grands groupes capitalistes se doivent de conquérir l’usage de l’Etat.

 
Conquérir l’usage de l’Etat est une préoccupation essentielle de ces grands groupes capitalistes à tendance monopolistique.

 
Ce phénomène peut être appeler : «capitalisme monopoliste d’Etat», nous voyons que nous sommes très éloigné du libéralisme. L’imbrication de l’Etat d’avec des intérêts privés est donc une tendance générale intéressant tous les pays, petits ou grands. Cette imbrication se réalise d’abord et plus facilement sur des marchés ou l’Etat est le client principal, par exemple: les fournitures pour la force armée, formant ainsi un « complexe militaro industriel » possédant le plus souvent des ramifications dans d’autres secteurs clef de l’économie comme l’approvisionnement pétrolier. Nous avons là l’élément moteur de l’impérialisme d’aujourd’hui, ou se trouvent mêlées, les fonctions régaliennes des Etats, le « capitalisme monopoliste d’Etat »et le « complexe militaro industriel »  tous ces éléments liés par des politiciens passant leur carrière de la tête de l’Etat a celle des grands groupes capitalistes et vice versa.


Ceci pouvant paraître légitimement insupportable par les populations, ne pourrait exister sans l’appui des médias chargés de faire passer les scandales permanents pour le fabuleux exercice de la liberté et de la démocratie.

Capitalisme monopoliste d’Etat, complexe militaro industriel, forces régalienne de l’Etat, politiciens et médias concourent à cimenter une  tyrannie toujours en équilibre entre le supportable et l’inadmissible pour les peuples.

 

Tous les Etats nationaux parvenus au stade impérialiste étaient actifs à fin du 19ème siècle. La concurrence entre eux fut terrible allant jusqu’aux grands holocaustes guerriers ou des millions d’individus furent sacrifiés sur l’autel de leur  pouvoir. Le 20ème siècle fut donc l’époque des grands affrontements entre les « puissances » impérialistes, pour qu’une seule ne subsiste, celui-ci ayant réussi à éliminer les autres ou les intégrer. C’est le cas en ce début de siècle avec la jonction entre l’impérialisme états-unien et l’impérialisme britannique vieillissant, ces deux derniers ayant embarqué le petit impérialisme sioniste formant une main d’œuvre à bon marché pour leurs aventures communes.

 

1- Les forces militaires et régaliennes.

 

Le fonctionnement de l’impérialisme est assis sur des forces militaires et régaliennes imposantes. Même si l’impérialisme fait œuvre de toutes ses possibilités politiques et idéologiques, il est adossé évidemment à la crainte suscitée par la puissance coercitive, celle-ci doit donc être crédible.

Les anglo-saxons ont inventé le concept de guerre asymétrique, dans ce concept, les adversaires éventuels de l’impérialisme doivent prendre conscience qu’ils ne peuvent avoir aucune chance. La force militaire doit toujours avoir une puissance considérablement supérieure à celle de tout contestataire. Les crédits militaires des puissances anglo-saxonnes dépassent les crédits militaires de l’ensemble des autres pays réunis. Le complexe militaro-industriel est plus florissant que partout ailleurs, gavé de commandes de l’Etat.

L’imposante force armée des pays anglo-saxon, additionnée de services de renseignement pléthoriques, forment un corps de fonctionnaires nombreux et un Etat puissant. Les citoyens de ces pays, ou les libertés individuelles rétrécissent continuellement sont de plus en plus soumis à leur Etat   s’immisçant dans leur vie privée comme le montre aux USA , "l’ US patriot act". On est loin du libéralisme et bien plus proche d’un étatisme avancé. Cependant cette force militaire basée sur les technologies ne peut se passer des hommes car aucune victoire militaire ne peut exister sans occuper le terrain. A cet effet le recrutement et le conditionnement des soldats  se réalisent à coup d’attentats imputés à l’ennemi désigné mais habilement concoctés par des services spécialisés. Apparemment ce dispositif possède quelques failles car malgré des crimes sans nom perpétrés et avoir tiré des milliards de cartouches, l’impérialisme a peiné à soumettre le peuple irakien. Maintenant il hésite fortement à s'attaquer à l'Iran.

 

 

2- L’action économique 

 

L’action de l’impérialisme n’est pas toujours ouvertement guerrière, car ceci n’est pas toujours nécessaire. L’impérialisme privilégie momentanément  l’action économique et politique.

L’action économique  est fondamentalement basée sur l’utilisation générale et obligatoire de la monnaie de l’impérialisme, le dollar USD, dans l’achat des matières premières et principalement du pétrole, ce qui permet de contrôler cette matière première. Cette action économique s’appuie également sur l’exploitation des travailleurs de pays tiers ou ceux-ci bénéficient de bas salaires et de peux d’avantages. Elle s’appuie aussi sur l’achat du capital des entreprises mondiales les plus rentables et enfin sur le contrôle de la financiarisation de l’économie mondiale par la prise en charge du système bancaire international.

 

2-1- Le dollar et le pétrole.

Depuis les accords de Bretton Wood le dollar est utilisé comme seule monnaie pour les transactions pétrolières.  Or le dollar n’est plus fondé comme par le passé sur la puissance de l’économie industrielle états-unienne, celle-ci n’existant pratiquement plus. La valeur du dollar est fondée sur la valeur du pétrole. En effet plus de la moitié de la valeur des transactions bancaires sont des transactions pétrolières et 80% de la valeur des transactions bancaires sont réalisées en dollar. De ce fait la banque fédérale US donc l’Etat US contrôle toutes les transactions pétrolières et la quasi-totalité des transactions marchandes dans le monde et surtout la totalité du système bancaire mondial.


Toute augmentation du prix du brut génère automatiquement une augmentation de la demande en USD et soutient donc la valeur de cette monnaie sur les marchés.  Cette utilisation généralisée donne la valeur à cette monnaie qui s’effondrerait totalement si les états choisissaient pour leurs transactions d’autres monnaies. Il est évident que la puissance impérialiste anglo-saxonne a tout intérêt à faire monter les cours du pétrole.

Le pétrole coûte à l’extraction entre 0,5 USD et au grand maximum 5 USD le baril, s’il est pris une marge commerciale du triple sur la valeur la plus importante à l’extraction le prix du  baril ne devrait pas excéder 15 à 20 USD le baril, le reste n’est que de la spéculation artificielle.


L’impérialisme prétend qu’il y a pénurie pour justifier l’augmentation des cours, ceci est bien évidemment faux pour l’heure actuelle. Il y a sur le marché beaucoup plus d’offre que de demande. La Chine, accusée d’être gourmande en produits pétroliers n’achète que 5% des offres qui lui sont faites ! Selon les mécanismes des marchés la Chine devrait donc faire baisser les cours certainement pas les faire monter.

D’ailleurs aujourd’hui le marché du pétrole se régule avec les discounts accordés par les producteurs qui doivent être au moins de 3 USD le baril, le montant des discounts ou prix « Net » devant être accordés aux raffineries est en perpétuelle augmentation.

Le prix vendu par le producteur appelé prix « Gross » peut être lui de moins 5, 7, voir 10 USD, par rapport au cour, la différence entre le prix Net et le prix Gross  est le montant des commissions ou des royalties accordé ça et la au chefs d’Etat et aux méritants.

Les mécanismes spéculatifs contribuant à cette hausse sont complexes, alors que l’offre excède la demande. Ils sont basés sur la spéculation d’un baril fictif appelé «baril papier » vendu et revendu mainte fois aux bourses de New York et Londres mais surtout sur le marché « spot » d’Amsterdam. Ce trafic haussier vient également d’une pénurie organisée de produits raffinés du à une sous capacité volontaire des raffineries états-uniennes. La hausse des produits raffinés due à une réelle pénurie entraîne mécaniquement la hausse du brut.

 

Chacun contribue donc à payer un lourd tribut à l’impérialisme par la facture pétrolière qui soutient le Dollar USD.

 

 Ainsi chacun contribue à payer l’armement qui le menace sous peine de subir cet armement, c’est le cercle vicieux de l’impérialisme.

 

 

2-2- L’exploitation industrielle des pays tiers.

 

Cette action est un classique de tout impérialisme, chercher une main d’œuvre à bas prix. Les pays impérialistes du 19ème et 20ème siècle ont du subir sur leur propre sol l’action de leur classe ouvrière. En effet celles-ci très organisées après de la révolution industrielle du 19ème siècle ont su efficacement s’opposer à une exploitation éhontée et à tirer également profit des richesses produites. Ses niveaux de vie ont constamment augmenté dynamisant ainsi les marchés intérieurs de ces pays, donc la production de richesses supplémentaires en même temps que l’accumulation de capitaux.  Face à la concurrence, données essentielle du capitalisme en phase ascendante, chacun a cherché à minimiser ses coûts de production en cherchant ailleurs une main d’œuvre plus docile et moins cher.

Aujourd’hui cette recherche du plus faible coût possible de main d’œuvre est une action importante voir principale de l’impérialisme. L’impérialisme cherche surtout à implanter ses unités de production là ou la classe ouvrière n’a pas pu ou pas su historiquement s’organiser pour se défendre.  Ce qui peut sembler un paradoxe est que ces lieux miraculeux pour l’impérialisme sont ceux ou a existé un « socialisme » de façade, ou la liberté d’association syndicale était sévèrement réprimée ne permettant pas aux classes ouvrières de se défendre, comme par exemple en Europe de l’Est ou en Chine continentale.

Se rendre maître de ces pays atelier est un objectif aussi important pour l’impérialisme que celui de se rendre maître des pays producteurs de pétrole.

 


3- L’action politique

 

3-1- Les traités avec leurs clauses secrètes issus de la deuxième guerre mondiale.

A l’issue de la seconde guerre mondiale ont subsistés seulement deux grandes puissances, les anglo-saxons d’un côté et l’URSS de l’autre, ces deux camps se sont partagés le monde à Yalta.
Les pays inclus dans le camp dit occidental on été soumis par traité à des clauses secrètes limitant leur indépendance comme ce fut le cas avec le « Pacte Atlantique », ainsi dans ces pays toutes les forces régaliennes habituelles d’un Etat on été doublées  par un réseau ne répondant qu’a Washington ou à Londres ces deux pays se partageant le camp « occidental » Grèce, Espagne, Portugal pour l’Angleterre, USA pour le reste. Les Britanniques ont appelé ces réseaux « Stay behind ».

Nous connaissons aujourd’hui le nom du réseau militaire « stay behind » appelé « Gladio » en Italie ou il a été dévoilé et dénoncé dans les années 70, « Le Glaive » en France et  certainement le même nom dans les différentes langues Européenne. Ces réseaux ont émergé dans l’actualité plusieurs fois, notamment à propos de l’attentat à la gare de Bologne. En France ils ont été « dissous officiellement » plusieurs fois ! Bien évidemment leur existence est toujours aussi présente et prégnante. De par ces réseaux, auxquels appartiennent surtout les cadres des organisations régaliennes, toute activité militaire que ce soit de renseignement ou d’action est soumis à la connaissance des anglo-saxon et à leur approbation. En particulier, les organisations telles que l’OTAN, la CEE et toutes organisation dite « européenne » sont soumis au pouvoir des anglo-saxons et ne peuvent en aucun cas refléter la volonté des peuples d’Europe. Tout ceci ne veut pas dire que quelques conflits locaux ne puisse intervenir entre pays «otanisés» et anglo-saxons mais ces conflits sont toujours de courte durée et se résolvent toujours dans l’intérêt de ces derniers.

Ainsi en Afrique il y aurait un conflit récurant entre la France et les anglo-saxons. C’est un conflit certainement de très faible intensité ou la France ne présente aucune volonté d’une quelconque résistance et plie baguage quand on lui demande de plier bagage. Elle semble d’ailleurs elle-même organiser l’expulsion des français établis de longue date en Afrique comme l'ont prouvé les évènements de Côte d’Ivoire.


3-2- Susciter la peur pour mieux « protéger », l’organisation du « terrorisme ».

 L’Impérialisme agit comme un gang rackettant d’honnêtes commerçants. Il répand la terreur et propose ensuite sa protection. Susciter la peur de l’autre est de tous temps un moyen classique d’asseoir une tyrannie. En Europe les Juifs ont souvent fait l’affaire. Nous savons également que l’organisation des croisades par l’église lui a permis, au 12ème siècle en Europe d’établir son contrôle sur une noblesse turbulente. Le nazisme a abondamment utilisé la peur de l’autre pour se répandre dans les esprits. L’impérialisme anglo-saxon s’est fait une spécialité dans l’orchestration et l’exploitation de la crainte. Les USA sont en guerre contre quelqu’un depuis leur création. Contre les natifs amérindiens présentés comme cruels, contre les mexicains, contre les espagnols contre les anarchistes, contre les noirs, contre les communistes, contre les russes etc… il y a toujours eu chez eux une terreur à exploiter.

La fin de l’URSS et de ce qu’ils appellent le « communisme » les a laissé subitement sans ennemi fourbe et méchant, sans « empire du mal ». Il est d’ailleurs légitime de se demander à quel point ils n’ont pas été déçus par la fin de l’URSS, car leur industrie d’armement a risqué là un coup fatal. Il fallait reprendre l’initiative.

 Ils ont cette fois-ci décidé de se créer eux même l’ennemi terrifiant que leur pouvoir nécessite. Cet ennemi terrifiant fut créé de toute pièce par le complot du 11 septembre 2001 attribuant à un hypothétique Ben Laden satanique islamiste, l’organisation d’attentats aux USA. Ces attentats auraient mobilisé pour réussir un bon millier d’individus et surtout auraient bénéficié de complicités à l’intérieur du pays. Ceci devait montrer aux citoyens états-uniens à quel point leur pays était sous l’emprise d’un ennemi redoutable et qu’il était absolument nécessaire de réduire les libertés individuelles et que chacun se prépare a se sacrifier dans les guerres impérialistes  à venir.

La fable de l’Islamisme fomentant des attentats terroristes partout dans le monde s’est répandue avec la complicité et la participation des Etats et des médias corrompus. L’organisation « d’attentats terroristes » accréditant la thèse du méchant musulman est une activité permanente de services spécialisés aux USA comme en Grande Bretagne. Le faciès du musulman fanatique de base, tel qu’il est présenté dans ces médias, rappelle furieusement celui du Juif tel qu’il était représenté par la propagande Nazie. Aujourd’hui le même antisémitisme, celui qui a engendré l’holocauste employant les même méthodes, seulement un peu plus radicales, s’exprime dans tous les médias.

Le même homme au nez crochu, au teint basané et aux cheveux frisés doit servir de cible à la vindicte populaire et permettre l’instauration du même fascisme que celui des années 1930.

 

3-3- Diviser pour mieux régner.

En accompagnement à la terreur répandue pour préparer le futur soldat de l’impérialisme au sacrifice suprême vient la division, l’atomisation du monde non anglo-saxon. Le projet impérialiste global est de fractionner en communautés, les plus petites possibles, les états- nations historiques. A cet effet l’impérialisme propose au monde son propre modèle d’organisation social, le modèle communautaire. Dans le monde anglo-saxon, les pseudo citoyens, vivent en communautés religieuses, nationales d’origines ou « raciales » (d’après les critères anglo-saxons)

dans ces communautés la religion commune est le ciment principale.

En suivant ce modèle ils proposent au monde une « balkanisation » qui leur permettrait un meilleur contrôle en suscitant des oppositions voir des guerres civiles entre ces groupes atomisés. C’est ainsi qu’ils ont procédé en Yougoslavie et qu’ils tentent cette atomisation dans l’Irak qu’ils occupent en fomentant des attentats sanglants contre la communauté Chiite, « revendiquées » bien sure par l’une de leurs nombreuses marionnettes Sunnites.

Mais la grande division globale organisée en guerre des civilisations est celle fomentée entre judéo-chrétiens et musulmans. Cette grande rupture doit permettre la mise en place d’un état de guerre permanent et rendre disponible et déterminés  un grand nombre de soldats prêts à mourir pour sauver le « monde libre ». Cette guerre des civilisations est le thème principal et permanent diffusé par les média corrompus et aux ordres.  


3-4- La  corruption des élites.

 

Il n’y a aucune raison pour que tous les chefs d’Etat du monde ne soient pas corrompus, ceux qui ne le sont pas sont morts ou en tentative d’élimination physique. Bien sure il peut y avoir ça et la quelques velléités de résistance, Jacques Chirac n’a-t-il pas refusé une fois ce qui lui était demandé, une fois seulement. La preuve de cette assertion réside dans l’unanimité avec laquelle tous les Etats du monde ont validé la thèse officielle US du complot du 11 septembre 2001 maquillé en attentat islamiste. Des Etats puissants comme la Chine et la Russie n’avaient aucun intérêt à valider cette thèse incroyable, ils l’ont pourtant fait en prenant le risque de se déconsidérer !

Le premier mécanisme de la corruption fonctionne avec le marché du pétrole. Une transaction pétrolière donne toujours lieu à commissions, ces commissions oscillant en moyenne entre 0,5 et 2 USD par baril, la consommation mondiale étant de 25 millions de barils par jour, si on prends une moyenne de 1 USD par baril de commission cela fait 25 millions de USD par jour disponible à la corruption. Quel en est le mécanisme subtil.

Tous les chefs d’Etats du monde et leur proche « nomenklatura » ont le pouvoir d’attribuer ou non à telle ou telle sociétés privées des marchés pétroliers, ce pouvoir est normalement rétribué par une commission. Cette commission est perçue par l’intermédiaire de sociétés écrans ou ces chefs d’Etats et leurs nomenklaturas ont leurs intérêts. Bien entendu l’impérialisme connaît et répertorie ces transactions cependant, il laisse faire et même suscite ces commissionnements, se réservant la possibilité de dévoiler les lourds comptes bancaires dans les paradis fiscaux. Gare aux désobéissants, au mieux pour eux, il en serait fini de la richesse facile et du pouvoir. Dans le pire des cas l’Impérialisme possèdes ses tueurs MOSSAD, composés de Libanais Chiite, MI5 ou le SSA de Dick Cheney, cancer, crises cardiaques, suicide sont aisément maîtrisés par ces spécialistes.

On peu ainsi distinguer une corruption active ou explicite, d’une corruption passive ou implicite. Dans la première, un avantage politique est demandé derechef contre un avantage économique. Dans la seconde on permet à la cible de s’enrichir seule notamment par la perception de commissions pétrolières. Au besoin cette cible est incitée par des officines spécialisées. Un avantage politique serait réclamé seulement si besoin, contre une éventuelle dénonciation des comptes bancaires.


La corruption atteint bien évidemment les médias dont il importe qu’ils diffusent les légendes soigneusement concoctées par les services spécialisés de l’impérialisme. Comme pour les chefs d’Etat cette corruption doit pouvoir atteindre tous les médias sans exception, aucune discorde ne doit apparaître. Dans l’affaire du 11 septembre 2001 tous les médias du monde ont, à l’encontre de l’évidence relayés la propagande de l’Impérialisme. En Chine prétendument « communiste », les médias en langue anglaise sont l’exacte recopie des médias anglo-saxon !


La corruption atteint les intellectuels pris en charge par les fondations adéquates.  Les livres justifiant l’Impérialisme foisonnent et sont écrits par les intellectuels les plus renommés. Après la publication des livres de Thierry Meyssan sur le complot du 11 septembre 2001, en France, 8 livres ont été suscité pour justifier la thèse incroyable US et contrer son propos, une centaine d’articles de presse pour l’insulter et une émission de télévision de 3 heures pour dire qu’il était tout à la fois malade mental, gauchiste et fasciste. Le moindre écart par rapport à la ligne officielle édictée par les autorités US engendre une vague ininterrompue d’insultes comme le lynchage médiatique de l’humoriste français Dieudonné, gare aux déviants ! Quels sont les montants des primes venant des USA perçus par ces différents « auteurs », il se dit qu’avec 1500 € il est aisé d’obtenir tout article d’un « journaliste ». 

 

Aujourd’hui la liberté de la presse est réduite à néant et ce principalement dans les pays dits occidentaux.

 

4- L’action  idéologique.

C’est évidemment aujourd’hui le moyen privilégié du pouvoir de l’impérialisme, ne gardant la force armée asymétrique, que pour la menace.

L’action idéologique de l’impérialisme est fort complexe et nécessiterait un livre pour sa description, nous allons ici n’en tracer que les grandes lignes.

D’abord l’impérialisme anglo-saxon cherche toujours une justification pour ses actions, même les plus terribles.

 

4-1- Un fond idéologique nazi

 

Le fond idéologique de l’impérialisme puise largement dans le nazisme. Le premier fondement est évidemment le racisme c'est-à-dire une supposée supériorité raciale du blanc anglo-saxon sur le reste du monde. Evidemment il n’y a rien de scientifique dans cette démarche la supériorité du WASP (White Anglo-Saxon Protestant) ne se démontre pas elle s’affirme. Ce racisme courant anglo-saxon ne s’exprime pas seulement à l’encontre de « races » différentes possédant une couleur de peau différente, mais il s’exprime d’une manière égale à l’encontre de tout le monde non anglo-saxon, ne dit-on pas couramment en Angleterre que l’Afrique commence à Calais.


 Il y a une filiation politique entre « idéologie » raciste anglo-saxonne et nazisme, elle trouve ses racines dans le sud des Etats-Unis ou le Ku Klux Klan  s’est fondu avec le Parti Nazi Américain dans les années 30. A ces organisations se sont attachées bon nombre d’élites du capitalisme US, par exemple Prescot Bush le grand père du Président US actuel, mais également Henri Ford et Rockfeller ceux-ci ont largement contribués à financer l’accession au pouvoir d’Adolphe Hitler en Allemagne. A ce racisme s’ajoute la religion Chrétienne Réformée perçue comme un ciment idéologique des anglo-saxons avec la bible comme credo. Les anglo-saxons auraient été désignés par Dieu pour gouverner le monde. Un salmigondis idéologique à base biblique et élitiste ou l’eschatologie rencontre l’Armagedon alimente les sociétés secrètes fascisantes des élites anglo-saxonnes.

Aujourd’hui, comme une divine surprise, le Sionisme s’allie avec aisance a ce fascisme de base  pour une participation à un concept d’une race élite et supérieure élue de Dieu pour justifier idéologiquement l’impérialisme sur le reste du monde.  

 

La Bible (ancien testament) devenant le credo du pouvoir d’une race sur une autre d’une croyance sur les autres et devenant le drapeau d’une «guerre des civilisations» habilement préparée.

 

Aujourd’hui, une société très secrète de 9 membres gouverne le monde, elle est présidée par Dick Cheney elle professe en son sein la pire des idéologies nazies, d’anciens SS en ont été récemment les membres, elle dispose d’un groupe de tueur, le SSA !

 

4-2- L’influence idéologique des Instituts et des Fondations.

 

Pour les anglo-saxons il s’agit tout d’abord d’influencer toutes les décisions politiques prises par tous les dirigeants du monde pour que ces décisions soient toujours en leur faveur.

L’influence idéologique est le domaine des Fondations et autres Instituts. Les fondations ont pour mission de présenter l’Impérialisme sous un jour agréable en mettant en avant l’exercice de la « démocratie ». Comme nous l’avons vu précédemment, cette « démocratie » à l’anglo-saxonne consiste à placer au pouvoir des différents Etats des politiciens corrompus.

Il s’agit donc de baptiser « démocratie » et « liberté » le fait de laisser le choix aux peuples entre deux tendances politiques également corrompues, pas plus de deux, après c’est compliqué à gérer, ils appelles cela bipolarisation. L’une baptisée « droite », l’autre baptisée « gauche », chacune de ces tendances politiques étant bien évidemment parfaitement contrôlée par la Fondation ou l’Institut adéquat sensé être de droite ou de gauche. Par exemple la NED (National Endowment for Democratie) représenterait la gauche, la fondation Heritage la droite.

Il existe également des fondations moins « politiques» mais tous aussi efficaces comme la fondation Carnegie qui agit dans le domaine de l’éducation et de la gestion des entreprises. 

En Chine la fondation Carnegie dont le siège est à Shanghai dispense même des « cours » à l’école centrale du Parti Communiste Chinois.

 

L’idéologie de base de l’impérialisme carrément raciste et nazie ne peu pas se répandre comme telle, le nazisme impérialiste est réservé à une petite élite et ses sociétés secrètes. Pour frapper les esprits et les retourner à son profit l’impérialisme à coutume d’utiliser des thèmes humanistes pour les vider de leur sens et les rendre inopérants.

Les thèmes manipulés favoris pouvant amener l’adhésion de la masse sont : la démocratie, la liberté, la lutte contre l’antisémitisme.


Ce que l’impérialisme appelle démocratie, c’est la possibilité offerte aux peuples de choisir parmi deux candidats corrompus par l’impérialisme et devant lui pratiquer la même soumission ou si l’un est plus en faveurs que l’autre, c’est le noyer en moyens de propagande et en fortune personnelle, c’est la aussi la guerre asymétrique mais froide. Tout candidat n’étant pas adoubé par l’impérialisme est aussitôt taxé de populisme et de vouloir établir une dictature ou de truquer les élections. La manipulation des élections étant réservée à l’impérialisme.

 

La liberté chère à l’impérialisme est bien entendue celle des prédateurs de l’économie. Quand un pays met à la raison des prédateurs dépassant les bornes comme la Russie récupérant son pouvoir sur ses ressources énergétiques alors que les oligarques les bradaient à l’impérialisme ce dernier crie à l’atteinte aux liberté individuelles.

 

La « lutte » contre l’antisémitisme  est devenu paradoxalement le thème favori de l’impérialisme, le paradoxe vient de l’origine nazie de l’idéologie impérialiste, mais celui-ci réussit maintenant à instrumenter à son profit les tourments supportés par les juifs d’Europe par le passé.


Quoi de plus terrible que l’holocauste ! Associer tout adversaire en partisan de l’holocauste juif doit donc présenter un intérêt politique considérable. Cette instrumentation paradoxale vient de la confusion qu’il induit entre antisémitisme et antisionisme. La fabuleuse rhétorique de l’impérialisme est la suivante: critiquer le colonialisme Israélien c’est critiquer l’impérialisme anglo-saxon et vice versa, c’est donc être antisémite et donc un monstre partisan de l’holocauste.

Contester les versions officielles attribuant à de pseudo terroristes islamistes les crimes commis par l’impérialisme comme les attentats du 11 septembre 2001 ou ceux de Londres de juillet 2005 c’est être révisionniste et négationniste de la même manière que ceux qui nient justement la réalité de l’holocauste. Les média corrompus sont priés de se plier à cette rhétorique. Tout contestataire des crimes inouïs de l’impérialisme est derechef submergé par un flot ininterrompu d’insultes venant de toute part avec les mêmes phrases comme dupliquées de celles d’un maître.       

 
Avec l’influence politique et idéologiques des fondations, l’impérialisme a mis au points une nouvelle méthode de prise du pouvoir dite « révolution colorée » par allusion à la « révolution orange » fomentée en Ukraine. Ce type de « révolution » suit un cheminement précis. D’abord contester des élections accusées d’avoir été truquées, puis mobiliser une quantité d’individus significatifs en utilisant de gros moyens financiers et en s’assurant de la logistique, permettre l’annulation des premières élections et s’assurer de l’organisation des secondes en truquant là habilement, enfin placer le politicien corrompu voulu dont on est assuré qu’il obéira aux ordres.

 

4-3- L’action culturelle.

 

La dernière action de l’impérialisme et certainement la plus efficace est l’influence culturelle.

Possédant tous les medias, l’Impérialisme s’est taillé une image sur mesure ou le cinéma et les feuilletons télévisés inondant le monde, montrent une réalité virtuelle des USA totalement différentes de la vraie et appâtes ainsi les jeunesses. Au cinéma de l’impérialisme les filles son belles, alors qu’en réalité la nourriture abondante et grasse produit chez eux les plus affreux boudins, au cinéma les voitures sont rapides et sures alors que les limitations de vitesses sont rigoureuses car ces automobiles d’une technologie archaïques ne tiennent pas les routes au revêtement obsolètes. Dans les films hollywoodiens, le non anglo-saxon est toujours le méchant voleur, menteur, traitre, assassin, qu'il soit mexicain, arabes, français, allemand, italien.  Il en va de même dans tous les domaines de la vie courante ou il est recherché une admiration sans borne de l’ « American Way of Life » alors qu’aux USA la bêtise et la tristesse se disputent avec l’archaïsme le plus total, comme par exemple l’utilisation d’unités de mesure moyenâgeuses, comme le « pied » qui serait la longueur du pied d’Henri II Plantagenêt, unité de mesures risibles depuis longtemps disparues dans le reste du monde. Le monde admire les méthodes de gestion dispensées par nombre d’Instituts et autres Fondation alors que celle-ci on largement démontrées leur inefficacité et sont largement inférieures aux méthodes asiatiques. Le comble se trouve dans la généralisation des « fast food » états-uniens fort mauvais autant pour le goût que pour la santé dans des pays comme la France ou la Chine de grande tradition culinaire. Puis dernier outil de la colonisation des esprits est l’usage immodéré et généralisé d’un mauvais anglais mélangé sans borne et sans utilité aux langues locales.

 

Suite a venir.

 

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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