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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 13:13

 Religion.


Emprunté (v. 1085) au latin « religio » de « religare » relier mais également « attache » ou « dépendance ».

Idéologie  accompagnée d’une pratique récurrente, collective et abstruse, dont le but est de « relier » entre eux les membres d’une religion-Etat, c’est à dire d’assurer une cohésion sociale en vue d’exercer sur ses membres un pouvoir.

L’Etat et la religion, sont des concepts fortement associés.

Les religions sont composées pour parties « d’allant de soit »,  par exemple : l’univers n’a put être créé que par une «Volonté»,  d’explicites précis formant le dogme religieux et d’enseignement de comportements adéquats pour permettre l’exercice d’un pouvoir.

Pratiquement toutes les religions ont pour base une « Volonté divine » siège de ce pouvoir, la terreur de la mort et le culte des ancêtres disparus. A ce fond commun il est souvent associé une religion dite naturaliste qui érige en divinité des phénomènes naturels ou des lieus particulièrement remarquables soit utiles et nourriciers, soit terrifiants. Par exemple, le soleil, la foudre, le ciel, le feu, la terre, la mer, les arbres, les sources d’eau, un volcan ou une montagne particulière etc.... Parfois un syncrétisme entre les deux systèmes associe un ancêtre et un phénomène naturel ou un lieu, comme dans la mythologie grecque antique.  

 

Le culte d’un ancêtre commun à tous est bien précisément le meilleur moyen d’assurer la cohésion, car dans ce cas tous les membres du « village » état-religion sont frères, ils appartiennent à la même famille, dirigée par un patron, père, prêtre. (pater=prètre)

 

Toutes les religions, par principe nient la mort comme étant l’extinction définitive de la Conscience. Il est vrai que cet aspect de la vie, sa fin, est tellement terrifiant que le mythe d’un au delà après la mort est certainement « l’allant de soit » le plus puissant partagé par l’ensemble de l’humanité. La situation future de l’individu dans l’au-delà est souvent présentée par les religions-pouvoir-état  comme une gratification en récompense de comportements adéquats ou une punition en coercition de comportements déviants. Ce principe est surtout valide dans les religions occidentales à fondement indo-européen fortement associées aux Etats. L’islam est une des formes de religion moderne la plus explicitement accomplie dans l’association état, pouvoir, religion.

 

Bien que toutes les religions aient la «Volonté divine », la mort et les ancêtres comme fondement, l’Orient et l’Occident ont adjoint à ces principes, des concepts différents.

 

En Occidents les religions ont finalement emprunté au judaïsme l’idée d’une «Volonté divine» non incarnée, Dieu unique, créateur de toute chose. Ce Dieu immatériel et transcendantal serait un pur « Esprit ».  Cependant ce principe, difficile à admettre pour le  fondement religieux indo-européen, profondément attaché aux cultes de divinités incarnées, n’a réellement d’existence que dans le Judaïsme et dans une moindre mesure, l’Islam. La chrétienté a besoin d’un médiateur incarné, le Christ fils du Dieu,  père. La filiation est ici remarquable comme nous le verrons plus loin, de plus si une mère, un Saint Esprit et une multitude de Saint Patron, sont surajoutés, le principe des religions antiques fondamentales, est ici plus proche et s’éloigne  de celui qui préside au pur monothéisme du Judaïsme.

 

En Orient, avec le bouddhisme, les  pratiques religieuses sont de trois ordres.

La « Volonté Divine » s’appliquant a tous, (chine japon) n’est celle que de l’empereur vivant,  déifié. L’idée d’un pouvoir transcendantal est tellement puissante qu’elle n’a pas besoin de justifications surnaturelles.

Le culte domestique des ancêtres selon une forme très proches des « Lars » gréco-latin, avec un feu entretenu symbole des disparus.

Avec le Taoïsme et le Zen, l’accession individuelle au « nirvana ». Celui-ci est représenté comme la fusion de l’individu avec l’Univers et de fait, l’accession à la Connaissance transcendantale. Cet accès se réalise grâce à la méditation, à la solitude et au jeune. Il n’est pas donné à tout le monde, seulement à une élite très réduite de sages. C’est une autre religion, souvent contradictoire avec les formes précédentes très rudes. Ces en fait une échappatoire individuelle et fictive à la puissance du pouvoir, sans présenter de danger pour celui-ci car le Taoïsme et le Zen religion de la vacuité, rejettent toutes méthodes, donc  l’action, et le pouvoir, c’est un abandon, une retraite.

Pratiquement il s’agit de se trouver dans ce qu'il est  appelé maintenant un « état modifié de conscience, (E.M.C.) » qui est un dysfonctionnement du cerveau dû à une interconnexion différente, des différents sièges des types de mémoire, visuelle, sensorielle, olfactive, etc.., permettant ainsi un délire, des visions particulières, la non perception de la douleur. L’état modifié de conscience est utilisé dans maintes religions, asiatiques, africaines et amérindiennes. Il est obtenu également par le bruit rythmé et plus facilement par l’absorption de drogues psychotropes et hallucinogènes. Cet état de retrait momentané de la conscience et de ses maux est maintenant particulièrement utilisé dans le monde occidental, par l’usage de drogues diverses, maintenant, la « rave » avec la musique « techno » permettent un accès relativement aisé à « l’EMC ».

 

Une origine des Religions et des Etats (le monde Gréco Romain).

Cet historique concerne surtout les religions européennes à fondement indo-européen. Il prend pour beaucoup, mais non exclusivement, ses sources dans l’ouvrage de Fustel de Coulange, La Cité Antique. Cet ouvrage remarquable sur l’origine de la religion de la famille de la propriété privée et de l’Etat, inspira F. Engels qui en fit une lecture Marxiste dans son livre justement intitulé, « l’Origine de la Famille de la Propriété Privée et de l’Etat », Editions Sociales. La Cité Antique, dans son édition de 1979 chez Albatros/Valmonde est préfacée par Georges Dumézil, qui en critique certains aspects historiques, présentés au vu de notre connaissance actuelle comme obsolète, notamment, Fustel ignore d’autres peuples européens, comme les Celtes. De plus, l’existence des civilisations dites de « l’ Europe ancienne » précédentes aux indo-européens et celle des « kourganes » précisément indo-européenes archaïque lui était inconnue à l’époque. Cependant  Dumézil valide, la vision de Fustel sur la religion, la propriété, la famille et l’état. Cette validation d’un membre éminent de la communauté des historiens nous suffit pour accorder crédit à Fustel de Coulange et à F. Engels qui s’en est inspiré.

 

L’évolution des religions suit celle des modes de production et de l’organisation sociale en Etat. Dans les organisations tribales des sociétés primitives, basées sur la chasse et la cueillette, le culte est le plus souvent rendu à la totalité des ancêtres sans distinction.

Au néolithique, avec l’agriculture apparaissent en Europe occidentale et méditerranéenne, des divinités féminines aux caractères de fécondité marqués. Il semble logique, que les femmes, spécialisées dans la cueillette puis l’agriculture aient été particulièrement divinisées. Bien qu’un culte semble être rendu à ces divinités féminines, les sépultures du néolithique occidentales, rassemblent des hommes, des femmes et des enfants sans armes. Le culte de la mère nourricière apparu au néolithique est devenu un « allant de soit »  puissant en occident méditerranéen. De nombreuses traces de ce culte ont perduré dans les mythologies antiques grecques et romaines puis dans la religion catholique héritière de ces dernières, avec le culte de Marie et des Saintes.

 

Six mille an avant J.C. apparaissent, entre la mer noir et la mer Caspienne une civilisation de guerriers mâles et armés attestée aujourd’hui par des sépultures en tumulus, les « kourganes ». Il ne fut pas trouvés en ces lieus de sépultures collectives. Ces « kourganes », au caractère cultuel  rassemblent quantités d’objets significatifs des idéologies et religions des peuples les ayant érigé. Outre le caractère masculin et guerrier de ces lieus, il fut trouvé des objets totémiques animaliers, cerf, chevaux, et des chariots devant être attelés à des animaux. A la même époque la roue n’existait pas dans le bassin méditerranéen. Il apparaît donc que cette civilisation de mâles, ait suivi une spécialisation nourricière, basée sur la chasse puis l’élevage. Spécialisation favorisant la force physique, l’utilisation d’armes efficaces, la mobilité et le nomadisme .

 

Vers trois mille ans avant J.C. ces deux civilisations s’affrontèrent dans le nord des Balkans comme l’attestent de nombreuses fouilles montrant un mélange des deux caractères de sépultures. Au nord, idéologie masculines, guerrière, animalière et mobile, pas de murs de pierre mais des chariots et les premières armes de cuivre. Au sud, idéologie féminine, basée sur le sédentarisme, l’agriculture, l’utilisation d’armes-outils ( haches de pierre et d’obsidienne) et surtout la pierre mégalithe, forteresses, et temples monumentaux. La civilisation dite des  « Kourganes » affronte pendant plusieurs millénaires celle dite de  « l’Europe ancienne ». Les uns retranchés derrières de puissantes forteresses, les autres mobiles, et agressifs.

 

De cet affrontement dont le nord indo-européen et guerrier sortit vainqueur, naquit la civilisation européenne occidentales.

Le nouveau type de religion (d’organisation sociale) qui apparut de cette fusion est en réalité un syncrétisme des deux conceptions du monde. Si la conception indo-européenne l’emporte largement, de puissants « allant de soit »,  féminins, agraires, terriens, et lithiques  ne peuvent être effacés et perdurent encore.

Ce nouveau type de religion va maintenant être parfaitement indissociable de l’érection de l’Etat.

 

Cette nouvelle religion de l’Etat  emprunte aux idéologies précédentes et possède les fondements suivants.

 

Propriété privée masculine, la pierre.

L’encrage sur le sol avec la maison de pierre  est dû à « l’Europe ancienne », c’est le domaine (familiae) permettant la propriété privée. Le maître (dominus, propriétaire), est un mâle l’origine est  plutôt indo-européenne.

Religion domestique 

« Lar familiae Pater », culte rendu à l’esprit des ancêtres, précédents propriétaires du domaine.  L’esprit des ancêtres les « Lars » sont matérialisés par un foyer entretenu en permanence par le maître « pater familia » exclusivement. Ici la religion domestique est nettement indo-européenne ont relève des éléments identiques dans le culte de Veda en Inde.

Patriarcat

Le  prêtre de la religion du domaine (pater familia) est le mâle  propriétaire (dominus).

Il égorge les victimes, sa bouche prononce les formules de prière  (sibyllines ). Quand sa mort viendra il sera un être divin que les descendants invoqueront. Seul, son fils aîné hérite du domaine à sa mort et perpétue la religion.

 

Exclusion des femmes de la prêtrise donc de la propriété.

La religion ne place pas la femme a un rang élevé. Elle prend part aux actes religieux, mais n’est pas la maîtresse du foyer. Cependant elle a son propre sacerdoce, « mater familia », elle veille sur ce foyer.  Elle ne tient pas la religion de sa naissance; elle y a été seulement initiée au mariage. Elle ne deviendra pas elle-même un ancêtre voué a un culte spécial. Elle n’hérite pas de son mari. Elle ne possède pas.

 

Les indo-européens ont eu besoin de la civilisation de la pierre et de la maison ancrée sur le sol, pour inventer l’Etat et sa religion. Leur idéologie patriarcale et guerrière avec « L’Europe ancienne » de la Méditerranée orientale, le leur permirent. Dans la partie nord ouest de l’Europe, chez les indo-européens Celtes et surtout les Germains  l’idée de l’Etat, sans la pierre pour ériger un espace urbain, ne pourra jamais les effleurer.

 

Dans la Grèce antique les domaines vont se fédérer et former des cités. Un nouveau culte sera rendu à l’ancêtre fondateur de cette cité, culte en tout point identique aux « Lars familia ».

Il y eut certainement des difficultés pour trouver l’ancêtre adéquat et fédérer ces propriétaires, rois de leur domaine. Il fut trouvé dans le panthéon naturaliste, certainement religion du peuple, qui jouxtait les religions privées des maîtres, des Dieux ou Déesses pouvant symboliser l’ancêtre fondateur de la cité.    

 

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 12:49

Le Pouvoir

 

Le mot pouvoir, très ancien est issu du latin populaire « potere », puis dans sa forme actuelle apparaît en moyen français au 15ème siècle pour signifier la faculté mettant un tiers en état d’agir. Dès le 12ème  siècle il désigne également la puissance politique, l’autorité qui gouverne l’Etat. « Potere » se rattache à l’adjectif « potis »  issu d’un thème indo-européen « poti »désignant le chef d’un groupe social, clan, tribu.

Pouvoir est donc la capacité que possède un individu de faire agir un autre individu  hors de sa volonté propre.

Si un individu cherche à faire agir un autre individu,  à exercer sur lui un pouvoir, cela signifie que cet autre refuse d’agir de prime abord selon le désir du premier.

 L’action humaine consciente se réalise en raison de  la dualité gratification punition.

L’attente d’une gratification fait agir tous les animaux que nous sommes et nous cherchons de la même manière à éviter tous types d’inconvénients, c’est la définition même du vivant. L’être vivant « agit » toujours dans le sens de son intérêt, qui doit conduire à sa pérennité en tant qu’espèce et donc à sa capacité de se conserver et de se reproduire.

Notre exercice d’un pouvoir sur autrui est donc  similaire à notre capacité d’offrir des gratifications et  d’infliger des punitions à celui dont on cherche à obtenir une action dans notre propre intérêt. 

Exercer le pouvoir est agréable, le subir ne l’est pas.

L’exercice du pouvoir chez l’homme est une activité fort complexe et sophistiquée.

Les gratifications punitions peuvent être bien réelles dans l’exercice de ce pouvoir, la coercition en est la pièce maîtresse. Cependant la capacité de domination (du latin dominus, propriétaire) de l’homme sur l’homme à souvent pour fondement, la possibilité d’offrir des gratifications et d’infliger des punitions virtuelles. Gratification et punitions virtuelles sont appelées, morale et, ou, religion.

La promesse du paradis après la mort, pour avoir bien agi, ou la menace de l’enfer pour action non conforme ont été des moyens efficaces de l’exercice du pouvoir. Pourtant les instruments moraux de l’exercice du pouvoir vont au-delà maintenant des simples terreurs infernales.

Le conformisme par exemple, est une attitude de soumission volontaire au pouvoir et son idéologie dominante.

 

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 12:46

L’Etat

 

Du latin « status » puis « estate  (1213) et estat (1370)», action de se tenir. Le sens spécialisé que nous lui donnons dans ce propos n’apparaît en Europe occidentale que depuis la fin du 14ème siècle pour désigner un groupement humain soumis à une autorité, puis (1549) l’autorité souveraine qui s’exerce sur l’ensemble d’un peuple, d’un territoire.

L’Etat est une forme d’organisation sociale humaine dont le but est de garantir l’exercice du pouvoir d’un homme ou d’un groupe d’homme, organisé ou non en hiérarchie, sur un autre groupe d’homme, les sujets.

Pour établir les lois du pouvoir, l’Etat possède un système législatif  trouvant sa légitimité dans une idéologie et, ou, une religion. Idéologie et religion ayant le même sens dans ce propos. Marx appelle superstructure de l’Etat cette idéologie,  moyen de cohésion social et d’acceptation du pouvoir par ceux qui le subissent.

 

L’Etat et la religion sont des concepts fortement associés. L’Etat et la République sont des concepts fortement dissociés.

Pour faire respecter ses lois, l’Etat possède un exécutif c’est à dire  des moyens de surveillance (police), de contrôle (justice) et de coercition (armée, police, prison), chargés de faire appliquer les lois et d’infliger les punitions aux contrevenants.

L’exécutif est dirigé par un gouvernement qui est Le Pouvoir.

Exécutif et législatifs sont toujours étroitement liés.  Le système législatif est, le plus souvent au service de l’exécutif . 

 

Le rôle de l’Etat ne peut être valide que partiellement dans l’activité humaine, sociale ou individuelle, laissant ainsi plus ou moins d’autonomie au sujet ou de place à la République. Par exemple les activités économiques, artistiques et intellectuelles peuvent échapper en partie à l’Etat.

 

Quand la totalité des activités humaines économiques, sociales et individuelle est placée sous le contrôle de l’Etat, celui-ci est devenu totalitaire.

Historique:

Si l’ensemble de l’humanité est maintenant régi par des Etats, ce ne fut pas toujours le cas. Il est encore possible d’observer des formes d’organisation humaine sans Etat et imaginer ce que fut la vie des hommes avant que celui-ci n’apparaisse. Ces formes sociales  sont en effet observables chez des peuples dits primitifs organisés en tribus. Il en existe encore sur tous les continents sauf en Europe.

 

L’organisation tribale observable est caractéristique, à contrario de celle de l’Etat.

 

Il n’existe pas de lois définies, écrites et répertoriées obligatoirement applicables sous peine de coercition. Les lois sont des « allant de soit » , qui ne sont descriptibles que dans le système idéologique, en fait la religion , de la tribu concernée. Aucun membre particulier de cette tribu ne possède le pouvoir de modifier ces lois, il n’existe pas de fonction législative propre à certains individus comme dans les structures étatiques.

 

Il n’existe pas non plus de pouvoir coercitif s’appliquant hors de la volonté d’une partie de la société et qui le subit. Dans cette forme de société, la loi est librement acceptée par tous et le pouvoir partagé. S’il existe une fonction militaire spécialisée, l’accession à cette fonction n’est que sexuelle, l’ensemble des hommes valides forme les guerriers, elle  n’est pas permanente et ne s’applique qu’en cas de confrontation avec l’extérieur, elle ne s’applique pas sur la propre  tribu de ces guerriers. La seule fonction spécialisée permanente outre celle existant entre homme et femme est la fonction religieuse  du chaman.

 

Il n’existe pas de propriété privée autre que celle des outils couramment utilisés.

 

Les premières formes d’état sont apparues environ 3 millénaires avant J.C., dans les régions proches de la Méditerranée orientale en Inde et en Chine.

 

F. Engels tente une description historique de l’apparition de l’Etat dans son livre : « l’Origine de la Famille, de la Propriété Privée et de l’Etat ». Fustel de Coulange, dans son ouvrage : « La Cité Antique » décrit également d’une façon intéressante les évolutions idéologiques et religieuses qui ont accompagné l’apparition des états dans la Grèce antique.

 

Selon ces auteurs, l’Etat, instrument de pouvoir, s’est formé pour garantir la propriété des excédents produits, non consommés par leurs propriétaires, pour eux même,  mais également pour leurs descendants héritiers. En cela, les premières lois et mesures coercitives ont été prises dans les familles (familliae, domaines) contre les femmes pour garantir l’exclusivité sexuelle de leur époux et s’assurer ainsi de leurs descendances.

L’Etat, instrument de pouvoir, s’est également formé pour garder et faire travailler les esclaves prisonniers provenant des guerres tribales. Les premiers « état-famille », formés du maître, de sa femme, de ses enfants et de ses esclaves possédaient  chacun leur propre idéologie fondée sur le culte de l’ancêtre fondateur. Cette idéologie fut rapidement transformée en religion explicite et très précisément décrite, du « foyer »,  feux entretenu dans la « familia » représentant l’ancêtre. Par la suite plusieurs de ces « familiae » se sont fédérées en «cité-état » possédant de la même façon une idéologie très structurée propre, marquée par le culte d’un ancêtre fondateur.

Le monde antique méditerranéen et le monde chinois ont formé des états vastes de très forte cohérence, avec des systèmes législatifs et exécutifs extrêmement élaborés dont seules des structures étatiques récentes peuvent rivaliser en totalitarisme et en  puissance.

 

L’état antique chinois a perduré pendant 5000 ans quasiment dans les mêmes formes jusqu’au début du 20 ème siècle. L’état antique romain, méditerranéen, fut balayé par les tribus germaniques dans sa partie occidentale et perdura dans sa partie orientale.

 

En occident chrétien, latin, la mise en place de structures étatiques est tardive.

Les tribus germaniques démantelèrent l’Etat romain à partir du 5ème siècle. Aucune forme d’état semblable ne le remplaça avant le 18ème siècle avec l’apparition en Europe des Etats-nation. Le système féodal proche des structures tribales germaniques ne forma  pas d’état ni au sens antique ni au sens moderne du terme.

L’entreprise capitaliste put naître au 13ème siècle, en toute liberté en dehors de structures de contraintes contrôlées par des états structurés comme s’était le cas à la même époque dans les autres types de civilisations avancées, asiatiques, musulmanes et byzantines.

 

Cette quasi-absence d’état permit, au moyen âge occidental, dès le 12ème siècle, l’amorce d’un foudroyant essor des forces productives, puis l’imposition du système marchand capitaliste avec le mode de vie occidentale à l’ensemble de la planète, plusieurs siècles plus tard. 

 

A la « Renaissance », les royautés occidentales, porteuses de projets étatiques, s’opposèrent vivement à la fois aux bourgeois, à la noblesse et aux paysans. En Italie ou le pouvoir de la noblesse d’origine germanique était le plus faible, apparaissaient des républiques bourgeoises, véritables prototypes d’états modernes, les richesses accumulés par les hommes d’affaires de ces micros états (Florence, Venise) dépassèrent largement celles des structures féodales environnantes. Cependant, les pouvoirs royaux finirent par s’établir et s’organiser par la mise en œuvre d’amorce d’états. En France, l’existence d’un véritable Etat est due à Louis 14, après une très longue gestation commencée par Charles 5 et ses « marmousets ». Ceci permit la formation dans les esprits « des lumières » de l’idée d’Etat-nation. A partir de ce moment, en Europe, mais en premier lieu en Angleterre, la bourgeoisie capitaliste eut un réel besoin du pouvoir politique afin de permettre l’essor des affaires sans les contraintes féodales morcelantes. Du 17ème siècle  au 19ème la bourgeoisie capitaliste s’assura du pouvoir, dans l’ensemble des pays d’Europe, les Etats modernes capitalistes naquirent. Ceux-ci, basés sur la liberté donnée à chacun d’entreprendre favorisèrent la 2ème révolution industrielle. Cet accès tardif de l’occident au pouvoir de l’Etat, a contrario des autres civilisations avancées, (Islam, Chine), permit un prodigieux essor des forces productives par une certaine  liberté de l’entreprise, mais aussi une réelle méfiance à l’égard de l’Etat et la volonté d’existence de contre pouvoirs ce qui n’est toujours pas le cas dans les mondes chinois et islamiques.

 Comme le pouvoir en général dont il est une forme d’organisation, exercer le pouvoir de l’Etat est agréable, le subir ne l’est pas.

Les libertés individuelles sont inversement proportionnelles à la puissance de l’Etat. Dans un Etat totalitaire il n’existe aucunes libertés individuelles.

 

La puissance de l’Etat, s’opposant à la liberté des citoyens, subit une résistance. Cette opposition si elle est organisée forme des contre-pouvoirs. Sans contre-pouvoir tous les Etats tendent naturellement vers le totalitarisme.

L’Etat et le gouvernement qui le dirige sont toujours conservateurs, car le rôle de l’Etat est la conservation de ses institutions et de l’organisation sociale. Un Etat ou un gouvernement révolutionnaire ou de gauche est une vue de l’esprit, qui n’a jamais  put exister longtemps.  L’histoire ne montre aucun exemple de révolution ou de progrès social accomplis par un gouvernement d’un Etat sans que la masse des citoyens révoltés l’ai fermement réclamé et obtenu.

En fait la puissance de l’Etat peut s’appliquer quantitativement et celle-ci peut être en partie démantelée. Le démantèlement de l’Etat  peut et doit être une tendance politique à laquelle tous citoyens épris de liberté doivent s’attacher.

L’établissement de la République laïque, par l’anéantissement de sa superstructure idéologique, est le meilleur moyen de démantèlement de l’Etat.

Le « contrat social », établi entre les citoyens, dans leur diversité de situation, sans qu’aucune classe sociale n’érige de dictature, n’est déjà plus l’Etat. Il représente une poste modernité dont le schéma est le réseau et non la pyramide, le relationnel et non le pouvoir, la démocratie directe et non représentative. Ce type d’organisation de l’humanité ne peut être rendue possible que par la troisième révolution industrielle en cours, la révolution informationnelle. L’organisation sociale suit l’évolution des modes de production et non l’inverse.

 

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 12:22

 L’Entreprise

 

Une entreprise est un groupe d'hommes, réunis pendant la majeure partie de son  temps d'activité, pour accomplir des tâches ayant pour but la réalisation de marchandises.

Une marchandise n’existe que consommée, c’est à dire échangée contre de la monnaie. Cette marchandise elle doit satisfaire un éventuel client afin d'obtenir de sa part l’acte d’achat.

L'entreprise doit pratiquer un ensemble de méthodes nécessaires à la réalisation d'un produit permettant, non seulement un usage par un consommateur mais également possédant une qualité qui le rendra susceptible d'être préféré à des produits similaires et ce pour des coûts de fabrication identiques voir inférieurs.

Cette marchandise, doit dégager un bénéfice tel que l'entreprise pourra présenter annuellement un bilan financier positif. Telle est la règle pour toute entreprise marchande dans une société marchande.

 

Les méthodes utilisées, incarnées par les membres d'une entreprise conduiront ou non au succès les produits vendus, conduiront ou non au succès l'entreprise elle-même.

Les lois du marché, en interaction  avec le monde de l'entreprise, modifient en permanence les conditions, d'exploitation. Des tendances animent perpétuellement l'entreprise et posent une problématique sans cesse à résoudre.

Certaines affirmations de Marx, débarrassée de leurs enjeux politiques passés peuvent  permettre de mieux comprendre les mouvements qui animent les entreprises.

Deux lois tendancielles importantes, illustrent la problématique fondamentale à laquelle toute entreprise est confrontée.

Ce que Marx appelle la loi de la baisse tendancielle du taux de profit et ce que Marx appelle la recherche de la plus-value extra.

 

La concurrence  amène les entreprises à faire évoluer leurs produits dans deux directions.

 

1 - la baisse du prix de vente

2 - l'amélioration de la qualité

 

Ces deux tendances sont contradictoires, l'amélioration de la qualité nécessiterait en apparence de passer plus de temps à la fabrication du produit, ce qui amènerait son renchérissement. D'un autre côté abaisser le prix de vente c'est, soit diminuer la marge, soit fabriquer plus vite. Pour le deuxième cas au risque de faire baisser la qualité.

La solution réside dans l'utilisation de nouvelles méthodes de fabrication permettant de concilier cette contradiction, fabriquer plus vite et  mieux.

 

En générale ces nouvelles méthodes consistent à :

-  accélérer les processus, en palliant la lenteur des procédures manuelles, par des procédures mécaniques,

- systématiser la production, la rendre plus reproductible, toujours par l'emploi de moyens mécaniques.

- supprimer du personnel à fin d'économie, les solutions précédentes le permettent.

Cette nouvelle méthode de fabrication, passe donc en générale par la réalisation de nouveaux moyens de production, plus complexes, nécessitant des investissements nouveaux pour les réaliser.

Le nouveau produit, meilleur et moins cher, va concurrencer et peut être éliminer ceux qui ne sont toujours pas élaborés suivant la nouvelle méthode.

La nouvelle marge réalisée avec la nouvelle méthode se trouve confrontée à une nouvelle  contradiction:

1 - l'amortissement de l'investissement est à réaliser, il diminue la marge,

2 - le temps de fabrication diminué, augmente la marge,

3 - il sera vendu plus de produits, l'amortissement sera facilité, par un volume de marge plus grand.

3 - la marchandise vendue moins chère, quand la marge  aura retrouvée son taux habituel, la marge totale aura tendance à diminuer.

 

La concurrence ne s’arrêtant pas, elle engagera un processus identique. Cette lutte acharnée a sans cesse pour effet:

 

- de complexifier et de renchérir les moyens de production,

- d'abaisser la valeur des marchandises.

 

Ainsi le rapport entre le volume de marge et le volume  d'investissement baisse constamment et tendanciellement.

C'est ce que Marx appelle la baisse tendancielle du taux de profit.

 

Observer une usine de production d'automobiles par exemple, aujourd'hui, en la comparant à ce qu'elle était, il y a dix ans, c'est voir moins d'hommes, des machines plus complexes, pour produire des marchandises de moindre valeur  (au sens de l'échange contre une valeur hypothétique constante) et accessibles à un plus grand nombre donc vendues en plus grande quantité.

La solution pour se préserver des effets néfastes de la concurrence est d'élaborer un produit qui n'y soit pas soumis, de fabriquer donc une marchandise que les autres ne fabriquent pas, un produit nouveau, une innovation.

Dans le cas d’une innovation, la marge est choisie, non imposée, le produit nouveau ne possède pas encore de valeur réelle car non soumis au marché, tout est possible en matière de prix. Seul l'intérêt de l'acheteur est susceptible de définir un prix de vente.

Cet excédent de marge, arbitraire,  réalisé sur un produit non soumis à concurrence est ce que  Marx appelle  "plus-value extra" dans le Capital. C'est quasiment la "pierre philosophale" de l'entreprise marchande.

Cependant cette recherche de "plus-value extra" est également soumise à contradictions.

- il a fallu investir pour mettre au point le produit,

- la mise sur le marché du produit déclenche le plus souvent, la réalisation par la concurrence d'un produit similaire,

- le produit est à nouveau soumis à concurrence et la "plus-value" extra disparaît.

 

Ainsi la tendance conduit à:

- abaisser la valeur des marchandises en contradiction avec les bénéfices

- augmenter le montant des investissements à réaliser dans les moyens de production en contradiction avec les bénéfices,

- augmenter les moyens de recherche et développement, en contradiction avec les bénéfices,

- augmenter la diversité des marchandises, d'où diversité des moyens de production, en contradiction avec les bénéfices,

- augmenter la complexité de ces marchandises et donc la complexité de la fabrication, en contradiction avec les bénéfices.

 

A ceci on peut ajouter, diminuer la main d’œuvre et la valeur des salaires,  augmenter le chômage et par-là même diminuer les capacités d'achat des consommateurs en les paupérisant, ceci et toujours en contradiction avec les bénéfices.

Les lois du marché qui soumettent les entreprises sont très  sévères et conduisent à une diversification et une complexification massive et permanente des productions. Ceci engendre une modification perpétuelle des processus et méthodes mises en œuvre pour produire et par conséquent une perpétuelle dynamique.

Afin d’améliorer et de modifier sans cesse les méthodes les entreprises doivent adapter leur organisation, pour utiliser au mieux l’intelligence humaine pour innover. Cette adaptation oblige à partager la responsabilité entre tous les membres. Chacun est investi d’une tâche particulière selon son unique compétence (voir ethnométhodologie) et devient stratège au même titre que le PDG. Ceci suppose que tous les paramètres de l’entreprise soient accessibles à tous et que chacun puisse communiquer avec tous. Le paradigme d’organisation devient le réseaux la structure taylorienne doit être abandonnée. Cette nouvelle organisation est techniquement facilité par la généralisation des réseaux informatique. Cette atomisation réactive interdit les combinats et les grandes entreprises voulant tout maîtriser. La production d’un produit est maintenant mise en œuvre par de vastes réseaux d’entreprises.

Dans la construction d'une automobile, il y a environ 15 000 pièces, 70% de ces pièces ne sont pas fabriquées par la marque "constructeur" de l'automobile. Un constructeur comme PSA dispose de 5000 fournisseurs différents, Ford en dispose de 50 000. Chaque fournisseur dispose lui-même de centaine voir de milliers de fournisseurs pour les plus gros, comme Valéo, Bendix, Magnet Marelli, Bosh,  qui fournissent tous les constructeurs. Ces fournisseurs de fournisseurs, sous-traitent une grande partie de leur production à de petites entreprises. Cette chaîne permet de séparer les difficultés dans l'élaboration de produits fort complexes, mais elle établit également une hiérarchie ou le sous- traitant est totalement soumis au donneur d'ordre.

On peut estimer que dans l'industrie automobile, un constructeur mobilise un nombre d'entreprises se situant à plusieurs dizaines de milliers.

L’écueil que représente la « baisse tendancielle du taux de profit », engendre des phénomènes sociaux majeurs :

-         L’investissement industriel est en déclin, concurrencé par le rendement financier des placements spéculatifs.

-         Pour récupérer du rendement financier les grandes marques, conservant les réseaux commerciaux  se regroupent et tendent à devenir monopolistes (exemple de Microsoft).

-         Pour récupérer du rendement financier les grandes marques cherchent à éviter les investissements industriels pénalisant, elles tendent à essaimer leur secteur productif qui s’atomisent en sous-traitance (automobile plus de 70%), globalement le nombre d’entreprises explose.

-         Afin de faciliter l’émergence d’innovations, l’organisation des entreprise s’atomise en réseau, chacun devient intelligent et responsable.

-         Les entreprises se divisent maintenant en trois groupes :

1-     Les grandes entreprises cotées en bourse qui capitalisent, leur nombre diminue et le nombre de leurs salariés diminue fortement.

2-     Les PME qui produisent réellement, sous-traitantes des premières qui ne peuvent plus capitaliser car assujetties. Leur nombre est stable, le nombre de leurs salariés est en légère augmentation.

3-     Les micro-entreprises (- de 10 salariés), elles sont spécialisées dans les services et les technologies d’experts, informatique, audits, finance, comptabilité. Leur nombre explose ainsi que le nombre de leurs salariés.

 

Le modèle sociale fournit par l’entreprise de la 3 me révolution industrielle est :

1-     L’organisation en réseau qui favorise la dynamique sociale et vient en renfort de l’idée républicaine du contrat social. Intelligent et responsable à l’entreprise, intelligent et responsable dans la cité.

2-     L’exclusion définitive des inaptes.

3-     L’avoir prend le pas sur l’industrie comme moyen d’accumulation du capital, l’industrie est en déclin, le monopolisme favorise la construction d’empires.

Une société à 3 niveaux émerge.

1-     Les citoyens impliqués dans l’économie réelle et dans la cité.

2-     Les exclus.

3-     Les groupes politicaux-militaro-financiers à tendance mafieuse (voir l’actualité).

La révolution sociale suit toujours la révolution industrielle !

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 12:14

Le Contrat.

 

Un contrat est une règle de conduite mutuelle, convenue entre des partenaires, ayant pour objet de borner des intérêts apparemment contradictoires, afin d’en dégager un intérêt commun.

La pratique historique du contrat est celle qui fut d’abord  basée sur les rapports marchands. Comment évaluer la valeur d’échange d’une marchandise ? Comment entreprendre en commun, entre partenaires possédant chacun des montants de capitaux différents ?

Le contrat est basé sur :

-    une discussion libre et contradictoire sur les termes du contrat,

-         une rédaction des termes du contrat,

-         un engagement des contractants,

-         une garantie coercitive, externe aux contractants, permettant de faire respecter les termes du contrat.  

 

Un  contrat  établit entre deux individus définit ainsi les limites de leurs deux libertés individuelles, il établit entre eux une liberté sociale et un bien social (commun).

 

Les premiers contrats modernes établis dès le 12 me siècle permirent la mise en commun de moyens financiers au sein des premières sociétés (entreprises).

Le contrat est la forme de relations sociales qui permit d’envisager la République. Le contrat a vu le jour avec la société marchande capitaliste. Jusqu’alors, les rapports humains étaient basés sur la force, l’assujettissement et la  religion qui les justifiaient.

Avec l’exemple du contrat nous réalisons que les modes d’organisation économiques forment des modèles pour les modes d’organisation politique et non l’inverse.

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 12:05

 

Village


Terme commode utilisé en ethnométhodologie pour désigner un groupe social caractérisé par des membres qui pratiquent couramment une ou des méthodes identiques et  partagent par la même un certain nombre d’« allant de soi ».

Un « village » peut être technique: des informaticiens, des menuisiers ou des astronomes. Il peut être linguistique, français, allemands, etc. Il peut être ethnique, religieux, etc.

Cela peut être un comportement.

L’appartenance à un « village » n’exclut pas l’appartenance à d’autres. Un astronome, français, catholique, homosexuel pratiquant le tennis et aimant le cinéma appartient à divers « villages» .

Le terme de famille pourrait également convenir. Il existe une infinitude de villages, comme une infinitude d’idéologies associées à ces villages.

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 12:01

 

 La validation est un processus d’appropriation par  un groupe d’homme, un « village », d’une méthode conduisant à une connaissance.


Ce qui est considéré valide est vrais ou fonctionnel, a contrario invalide est faux et dysfonctionne.

La validation est un jugement, une croyance. En fait cette croyance s’établit dans des limites acceptables par celui qui les traces.

Le principale mode de validation d’une méthode amenant à une connaissance est sa reproduction ou ce qui est considéré comme une reproduction par celui qui la conduit, il est seul juge, il accepte ou pas. Le plus souvent l’acceptation est sociale, la méthode conduite par les membres d’un groupe, d’un « village » est communément validée donc communément acceptée comme suffisamment reproductible pour l’usage que l’on compte en faire dans ce « village ».

La validation des méthodes d’un village, est un phénomène social complexe fortement lié à la cohésion du groupe, à ses croyances, sa religion et / ou aux mythes partagés. Certaines méthodes donc peuvent être valides dans un groupe et non dans un autre.

Dans le monde de la science la validation n’est qu’expérimentale. La suite de la procédure méthodique doit être accomplie et répertoriée de la même façon par un grand nombre de scientifiques différents pour être acceptée. L’acceptation de la reproductibilité est sévère et soumise à la critique de la communauté scientifique. Les scientifiques se réunissent régulièrement en congrès ou « workshop » (atelier) pour confronter leurs travaux et valider collectivement les nouvelles méthodes. Ainsi les méthodes sont perpétuellement variables au grès de nouvelles expérimentations et toujours acceptées comme seulement probables. Dans le monde scientifique, la validation se réalise toujours dans le cadre d’une incertitude qui doit être mesurée.

 Dans le monde de la religion la validation est non expérimentale et dogmatique. La validation dogmatique est acceptée comme telle, elle est invariable, c’est une vérité transcendantale, une certitude.

La validation est un processus d’appropriation par  un groupe d’homme, un « village », d’une méthode conduisant à une connaissance.

Valide, validation

 

 

La validation est un processus d’appropriation par  un groupe d’homme, un « village », d’une méthode conduisant à une connaissance.

 

Ce qui est considéré valide est vrais ou fonctionnel, a contrario invalide est faux et dysfonctionne.

La validation est un jugement, une croyance. En fait cette croyance s’établit dans des limites acceptables par celui qui les traces.

Le principale mode de validation d’une méthode amenant à une connaissance est sa reproduction ou ce qui est considéré comme une reproduction par celui qui la conduit, il est seul juge, il accepte ou pas. Le plus souvent l’acceptation est sociale, la méthode conduite par les membres d’un groupe, d’un « village » est communément validée donc communément acceptée comme suffisamment reproductible pour l’usage que l’on compte en faire dans ce « village ».

La validation des méthodes d’un village, est un phénomène social complexe fortement lié à la cohésion du groupe, à ses croyances, sa religion et / ou aux mythes partagés. Certaines méthodes donc peuvent être valides dans un groupe et non dans un autre.

Dans le monde de la science la validation n’est qu’expérimentale. La suite de la procédure méthodique doit être accomplie et répertoriée de la même façon par un grand nombre de scientifiques différents pour être acceptée. L’acceptation de la reproductibilité est sévère et soumise à la critique de la communauté scientifique. Les scientifiques se réunissent régulièrement en congrès ou « workshop » (atelier) pour confronter leurs travaux et valider collectivement les nouvelles méthodes. Ainsi les méthodes sont perpétuellement variables au grès de nouvelles expérimentations et toujours acceptées comme seulement probables. Dans le monde scientifique, la validation se réalise toujours dans le cadre d’une incertitude qui doit être mesurée.

 Dans le monde de la religion la validation est non expérimentale et dogmatique. La validation dogmatique est acceptée comme telle, elle est invariable, c’est une vérité transcendantale, une certitude.

Ce qui est considéré valide est vrais ou fonctionnel, a contrario invalide est faux et dysfonctionne.

La validation est un jugement, une croyance. En fait cette croyance s’établit dans des limites acceptables par celui qui les traces.

Le principale mode de validation d’une méthode amenant à une connaissance est sa reproduction ou ce qui est considéré comme une reproduction par celui qui la conduit, il est seul juge, il accepte ou pas. Le plus souvent l’acceptation est sociale, la méthode conduite par les membres d’un groupe, d’un « village » est communément validée donc communément acceptée comme suffisamment reproductible pour l’usage que l’on compte en faire dans ce « village ».

La validation des méthodes d’un village, est un phénomène social complexe fortement lié à la cohésion du groupe, à ses croyances, sa religion et / ou aux mythes partagés. Certaines méthodes donc peuvent être valides dans un groupe et non dans un autre.

Dans le monde de la science la validation n’est qu’expérimentale. La suite de la procédure méthodique doit être accomplie et répertoriée de la même façon par un grand nombre de scientifiques différents pour être acceptée. L’acceptation de la reproductibilité est sévère et soumise à la critique de la communauté scientifique. Les scientifiques se réunissent régulièrement en congrès ou « workshop » (atelier) pour confronter leurs travaux et valider collectivement les nouvelles méthodes. Ainsi les méthodes sont perpétuellement variables au grès de nouvelles expérimentations et toujours acceptées comme seulement probables. Dans le monde scientifique, la validation se réalise toujours dans le cadre d’une incertitude qui doit être mesurée.

 Dans le monde de la religion la validation est non expérimentale et dogmatique. La validation dogmatique est acceptée comme telle, elle est invariable, c’est une vérité transcendantale, une certitude.

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 11:54


 Méthodes.


Emprunt au bas latin « methodus » du grec « methodos », formé de « meta » et de « hodos », route,  voie, signifiant direction qui mène au but.

 Depuis 1637, Descartes et son Discours de la Méthode le sens s’établit comme une suite d’actions accomplies, devant conduire à un résultat attendu.  Actions mémorisées en vu d’être reproduites afin d’obtenir un résultat  attendu identique.

 Une méthode peut être socialement enregistrée, dans ce cas elle devient valide.

 L’ensemble des méthodes accomplies par un homme ou un animal forme sa pratique (praxis).

 Une méthode mémorisée et reproduite usuellement sans être remarquée, devient implicite, « allant de soit ».

Toutes méthodes non implicites sont forcément explicites.

Une méthode explicite, peut être:

- soit, une méthode répertoriée, 

- soit une méthode implicite pratiquée par un individu, et explicitée à un autre qui ne la possède pas, sous forme d’apprentissage.

Une méthode explicite peut également s’appeler procédure ou procédé.

Le langage est une méthode. Les hommes, à la différence des animaux, ont la capacité de répertorier et d’enregistrer leurs méthodes  à l’aide d’artefacts. Les diverses façons de répertorier des méthodes par artefacts, sont des méthodes. Celles-ci sont variées, mais il est possible de citer parmi les plus usuelles: l’écriture, le dessin, le signe, l’exemple. 

Cependant, l’homme vient d’inventer une nouvelle méthode pour répertorier ses méthodes, à partir de la machine de Turing, l’ordinateur multi média, cet instrument modifie d’une façon qualitative les capacités humaines d’enregistrement et de diffusion de l’ensemble de ses méthodes.

L’Etre est indissociable de ses méthodes pratiquées pour expliciter ses méthodes.

Les méthodes implicites pratiquées par un individu forment: sa connaissance, ses capacités, sa conception du monde, son idéologie et pratiquées socialement ses « allant de soit »

L’ensemble des méthodes humaines explicites et valides forme La Science.

 

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 11:48

Allant de soi, « account » (ethnométhodologie)

 

Termes commodes utilisés en ethnométhodologie pour désigner une idéologie, un comportement, une pratique socialement implicite et sa description.

Un «allant de soi » est vu, mais non remarqué, il est non décrit et  invisible par ceux qui le pratique. Il fait partie des fondements idéologiques d’un village.

L’"allant de soit" n’est pas explicitement enseigné comme tel, il est naturellement transmis par la société dans  les comportements «normaux », socialement appropriés et reproduits.

Par exemple dire « bonjour ç’a va !», en français et serrer les mains, en entrant au bureau, en France est un « allant de soi », le dire en japonais et se courber dans la même situation ne l’est pas, par contre il l’est au Japon. Les « allant de soit » des autres villages sont remarquables et perdent pour nous leur qualification « d’allant de soit ».

Les idéologies dominantes sont formées pour beaucoup d’ «allant de soit » c’est la raison pour laquelle elles ne sont pas qualifiées d’idéologie  par ceux qui s’y soumettent.

Si un « allant de soi » est une pratique et une idéologie, l’ethométhodologie utilise un mot anglais pour désigner sa description : l’ « account ». 

Account signifie compte-rendu, qui rend compte mais également  responsable.

Par exemple, dans la phrase: "son attitude rend compte de ce qu'il pense", ou ce qu'on dirait d'un tableau qui "rend compte" de tel ou tel sentiment de son auteur. Mais on pourrait dire également si "son attitude rend compte de ce qu'il pense", ce qu'il pense est "responsable" de son attitude, idem pour le "tableau qui rend compte" des sentiments de son auteur, mais ses sentiments sont "responsables" de son tableau.

« Rend compte », « account » est ce qui donne à voir et à penser, autant que le vu et le pensé.

"Account"  " rend compte" est un unique terme  utilisé pour désigner  deux éléments en rapport dialectiques, d'un coté l'acte, la praxis et de l'autre, la pensée, la personnalité qui selon K. Marx sont indissociables et dialectiquement contradictoires et selon H. Garfinkel, indissociables, descriptibles et rapportables dans le sens ou la praxis observée en tant que pensée objectivée peut être consignée, celle-ci devenant un rapport sur la "représentation du monde" de l'observé.

 

Les "accounts" peuvent prendre la forme d'un outil, prolongement de la main, véritablement intégré dans l'incarnation d’une méthode, le microscope, les jumelles sont effacées de la perception de l'observateur, seul compte pour lui l'objet observé.

Seule une observation précise et un compte rendu exhaustif d’une méthode sera en mesure de révéler ses "accounts".

Les "accounts" sont bien évidemment locaux ils ne sont rapportables que pour un groupe défini donné, dans un contexte donné. L'étude des "accounts" peut revêtir une grande importance pour une entreprise. Ces "accounts" industriels révèlent les capacités du groupe étudié. Ce groupe est capable de:.... ce groupe utilise usuellement  tels ou tels outils, communique de tel ou telle façon, machine à café, cantine, réunions formelles, etc...

Les instructions qui lui sont transmises, sont-elles en rapports avec les "accounts" du groupe. Ce groupe trouve t-il les instructions normales ? Si le groupe trouve les instructions anormales, irresponsables,  non "accountable", il ne les comprendra pas et elles risquent de ne pas être suivies.

L’ « account » peut être pris pour une production conforme, si conforme qu’elle devient invisible, elle va de soi.

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 11:45

Ethnométhodologie.

 

Du grec « ethnos », peuple et méthodologie, discipline des méthodes.

Ethnos, peuple: groupement de familles dans une aire géographique variable, dont l'unité repose sur une structure familiale, économique et sociale commune et sur une culture.

Une définition plus large mais néanmoins plus précise de peuple: un  groupe qualifié, dont les membres partagent des éléments culturels communs définis par des éléments de pratiques communes.

L'ethnométhodologie est une discipline cognitive qui s'attache  à étudier les méthodes utilisées par des groupes définis et qualifiés dans leurs accomplissements quotidiens et ordinaires.

Les pratiques accomplies ordinairement, machinalement, et le plus souvent inconsciemment par les membres d'un village sont les éléments fondamentaux qui intéressent les études ethnométhodologiques, ces pratiques implicites, néanmoins observables et rapportables nommées « account »sont significatives de la représentation du monde social dans lequel le groupe évolue. De même cette représentation du monde sociale n'est observable, rapportable, que par la description des pratiques de ce groupe.

Comme ces pratiques ne sont observables et racontables que localement car elles ne peuvent prendre en compte qu'un groupe qualifié défini, local, utilisant ces dites pratiques. Le monde social descriptible, dicible, en fait objectif, ne peut être que local. Ce monde social local n'utilise qu'une rationalité  locale intelligible seulement dans son contexte.

 

Pratiques ordinaires implicites et pratiques formelles explicites, sont des parties intégrantes par exemple d’un processus de production, elles sont intimement liées et ne peuvent être disjointes.

Les unes explicites, formelles, telles que plans, descriptions, cahiers de charge, gammes de montage, en fait les instructions ¨ entraînent ¨ les autres, implicites, les savoir-faire particuliers nécessaires à l'accomplissement de la pratique de production, tel que fraisage, tournage, câblage, montage, capacité de développement de logiciel, etc..., le tout formant la méthode de fabrication.

 

Les unes, les instructions concernant la méthode à reproduire, explicites, sont étrangères au groupe, elles arrivent, elles sont données, elles peuvent être acceptées ou rejetées par le corps social du groupe, tels des antigènes par des anticorps reconnaissants une différence. Elles sont acceptées si elles sont comprises et paraissent évidentes, elles seront bien évidemment rejetées en cas d'incompréhension.

 

Les autres, pratiques implicites, ordinaires, sont  des capacités, ce sont des potentialités. Le groupe recevant les instructions est « capable »  ou non de réaliser les instructions données. La capacité du groupe ne peut être bien évidemment évaluée que par les pratiques antérieures à l'instruction donnée observées et rapportées. Si l’instruction est trop éloignée des pratiques passées du groupe donné, saurait-il accomplir la tâche définie par cette instruction ?

 

L'instruction concernant la méthode à accomplir ajoute une expérience au groupe renforce ses savoir-faire. L'instruction à été intégrée, digérée, de nouvelles capacités apparaissent. La nouvelle méthode est devenue implicite. Le groupe à su faire, il saura certainement refaire.

 

L'évaluation des pratiques courantes, ordinaires d'un groupe, par exemple une entreprise industrielle, est donc une tâche remarquable propre à l'ethnométhodologie, elles seront significatives des capacités de ce groupe, de sa compréhension des événements en tant que faits extérieurs, en fait de sa perception du monde social qui l'entoure.

 Pour l'ethnométhodologie, ces pratiques, descriptibles, rapportables, sont  identiques à la perception du monde que possède ce groupe.

 

" Les activités par lesquelles les membres organisent et gèrent les situations de leur vie courante sont identiques aux procédures utilisées pour rendre ces situations descriptibles"  (H. Garfinkels studies in ethnomethodology)

 

Ainsi, comme le mathématicien Lebensfelt montra que « l’énoncé d’un théorème était identique à sa démonstration », (paires de Lebensfelt). H. Garfinkel montra que l’existence d’une nouvelle galaxie dans l’univers était identique aux procédures mises en œuvre pour l’observer.  

 

L'intérêt d'études, d'audits  ethnométhodologique pour une entreprise est considérable. Car ces audits vont s'efforcer de rapporter la totalité du processus de production en tentant de répondre aux questions cruciales suivantes:

- ou se trouvent les instructions complémentaires non écrites,

- comment elles interviennent,

- comment ces instructions sont enchaînées à leur contexte pour être réalisées,

- comment évaluer et décrire les compétences tacites nécessaires à la production,

- comment définir les conditions de la reproductibilité des méthodes comme n'étant qu'internes à des instances localement construites ?

(Garfinkel colloque Université Paris 8, mai 1995)

 

L'ethnométhodologie a établi un certain nombre de concepts, voire d'axiomes, dont les buts ne vont servir qu'à faciliter l'observation et la description des pratiques objets de l'étude. Ces axiomes ne sont que des outils à la disposition d’un observateur. Il est bien entendu que pour l'ethnométhodologie le seul compte rendu de la pratique observée présente de l'intérêt.

 

Cependant, rendre compte d'une pratique, d'une procédure le plus fidèlement possibles, présente un certain nombre d'écueils. Ces écueils sont connus et traités par l’ethnométhodologie, les éviter, ne peut être qu'une tendance. Les deux écueils principaux à la description relevés par l’ethnométodologie  sont: la non-connaissance intime et la prise de parti, l’opinion.

Pour l’ethnométodologie connaissance et pratique sont identiques, comment rapporter sur les mathématiques sans être mathématicien. Il est donc nécessaire pour rapporter sur un « village » d’être membre de ce « village ».  La prise de parti ne peut qu’entraîner des biais dans les descriptions, par exemple, qu’elle confiance aurions-nous dans le rapport sur un crime provenant d’un officier de police qui serait lié à la victime ou à l’assassin. Pour tenter de palier ce type d’écueil l’ethnométhodologie définit une posture que le rapporteur doit impérativement observer. Cette posture est appelée « indifférence ethnométhodologique », cette indifférence se réfère à une compétence accordée à celui dont la méthode est décrite et qui ne peut être mise en cause. Cette compétence est appelée « compétence unique », « unic adequacy ». Le descripteur ne peut être indifférent qu’en jugeant la méthode décrite comme possédant  une unique compétence, il ne veut ni ne peut la discuter, la remplacer par la sienne propre, la remettre en cause.  Ce type d’attitude est fondamental pour régler des rapports complexes entre les individus dans une entreprise réalisant des produits complexes en utilisant des méthodes complexes. Chacun doit accorder le bénéfice de la « compétence unique » à celui qui utilise une spécialité, une pratique qui n’est pas la sienne.

 

Tous les principes fondamentaux ou non, toutes les idées, toutes les pratiques, utilisables par la discipline ou le courant de pensée de l'ethnométhodologie sont en réseau, donc interactifs et s'inscrivent dans une machinerie idéologique, exprimant avec force le principe fondamental suivant.

 

- Les pratiques d'un groupe qualifié sont identiques aux représentations du monde de ce même groupe. Cette représentation, observée et rapportée, est ainsi objectivée, car elle est devenue dicible.

Cette représentation matérialisée par le rapport est propre au groupe qualifié observé, elle ne peut définir que localement sa propre rationalité.

 

 L'ethnométhodologie étudie la relation triadique: conception du monde / existant et fait / compte rendu.

(R.Marty, Pour une approche sémiotique de l'ethnométhodologie in Pratiques de Formation -  Paris 8)

 

Il existe une infinitude de groupes humains pouvant être qualifiés, ( en fait un nombre fini, la puissance mathématique de la population définissant toutes les combinaisons possibles, ces combinaisons  peuvent être représentées par un fractal) donc il existe une infinitude de représentation du monde.

 

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