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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 15:58

La méthode,  lien manquant entre enthalpie et néguentropie au sein du chaos humain.

 

A la mémoire d'Yves Lecerf mon professeur d'ethnométhodologie à Paris 8 .

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Lecerf

 

 

Harold Garfinkel fondateur de l'ethnométhodologie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Harold_Garfinkel

 

Je vais ici tenter de démontrer que la science expérimentale qui est La Science peut devenir un obstacle dans la compréhension du monde et que seule la logique, ou la philosophie peut permettre des avancées dans cette compréhension. C'est l'histoire de la méthode qui à mes yeux représente le lien entre l'enthalpie et la néguentropie deux phénomènes qui ne possèdent pas (encore) de formules mathématiques les reliant.

J'ai écrit dans une série d'articles dont le sujet était l'organisation spécifique de l'humanité, ce qui lui était ontologique, où j'affirmais alors que c'était la possession d'outils et leur usage qui devenait de véritables prolongements de l'être biologique. Évidemment, seuls, nus et sans aucun outil à notre disposition, vous et moi n'aurions que peu de temps à vivre.

http://www.alain-benajam.com/2015/07/cogito-ergo-sum.html

http://www.alain-benajam.com/article-l-etre-le-neant-et-la-methode-119391136.html

Depuis que les archéologues découvrirent les premiers hominidés, comme l'homo habilis, ils mirent à jour, à côté des squelettes, les outils dont se servaient ces premiers hommes. Pour l'homo habilis de simples silex cassés dont il utilisait le tranchant pour découper de la viande.

Puis, avec le temps se rapprochant de nous, les archéologues constatèrent que les outils utilisés devenaient de plus en plus complexes à confectionner et que dans le même temps l'homo habilis, seulement habile, devenait homo sapiens pensant et pourvu d'une cavité cérébrale agrandie. Il est simple de conclure que l'usage d'outils, mais surtout leur fabrication auraient entraîné chez l'homme des capacités intellectuelles accrues. Pour les paléontologues, la découverte de restes humains va toujours de paire avec les artefacts qui les environnent.

L'artefact est le propre de l'homme.

A cette observation, on peut se poser la question du rapport entre l'homme, ses artefacts, leur utilisation à fin d'efficacité, et surtout de leur élaboration.

Pourtant, on constate que certains animaux utilisent des outils, comme les singes ou les oiseaux corvidés, qu'ils sont capables de grande intelligence pour résoudre des problèmes complexes comme les pieuvres mais que leurs méthodes n'évoluent pas de générations en générations.

On peut alors, par comparaison de ce qui distingue l'homme parfois stupide d'un animal parfois plus intelligent, tirer la conclusion de ce qui est spécifique à l'être humain.

Ce n'est pas tant l'outil qu'il utilise ou les artefacts fabriqués mais la complexité en accroissement de génération en générations de ces outils et artefacts qui sont précisément la caractéristique même de l'humanité.

Ainsi l'homme est capable de transmettre des savoir faire de générations en générations alors que que l'animal intelligent ne les transmet seulement qu'à sa propre génération..

Ces savoir faire transmissibles et cumulables sont également appelés méthodes.

Mais cet article n'est pas destiné  seulement à disserter sur la méthode, j'en ai déjà longuement parlé, mais je veux évoquer le potentiel et  rapprocher la physique pure, en l’occurrence la thermodynamique de ce qu'on peut appeler les sciences sociales ou mieux la philosophie.

Je cherche depuis longtemps à mettre en avant la philosophie comme instrument scientifique de savoir, pourquoi.

Je pose une question dont je subodore seulement la réponse: comment la méthode va se trouver au cœur de la complexification c'est à dire de la néguentropie mais également devenir similaire au potentiel, c 'est à dire de l'enthalpie, comment puis je y répondre sans le moyen de la science classique ?


Mon propos ici est de montrer que la complexification (néguentropie) chez l'homme va de paire avec l'accroissement de son potentiel, (enthalpie)


La science est par essence limitée en tant que moyen pour appréhender le monde, car le propre de la science est d'être expérimentale et pour pouvoir expérimenter, il y a obligation de parcelliser le problème à résoudre. Cette parcellisation fut l'idée de Pierre Abélard au 12ème siècle et bien sure de Descartes décrit dans le Discours de la Méthode, mais la parcellisation empêche de répondre à des interrogations globales et complexes et pour y parvenir il faut un autre outil de compréhension que l'on peut appeler philosophie. La Science a rendu bien des services à l'homme mais a surtout servi la technologie et sans cette technologie, il me serait impossible de diffuser cet article. Science et philosophie allant de paire, était également l'idée de Descartes car il a partagé son maître ouvrage Le Discours de la Méthode en deux parties. Une réflexion philosophique sur la Méthode suivi d'un traité d'optique.

 

 

 

Je pose aujourd'hui un problème à la fois scientifique et philosophique, celui du potentiel.

 

Le potentiel s'exprime en thermodynamique par le terme enthalpie. L'enthalpie est une accumulation d'énergie non dissipée, une énergie accumulée qui ne travaille pas encore et qui attend un signal événement pour travailler, se dissiper et entrer ainsi en entropie. Mais l'entropie n'est pas seulement une perte d'énergie comme une tasse de thé qui se refroidit par exemple, c'est également une perte de complexification, une perte de néguentropie pour parler thermodynamique.

Si on voit aisément que l'entropie est l'opposé, à la fois de la néguentropie; un château qui s'écroule, un homme qui meurt donc une perte de complexité, mais également l'inverse de l'enthalpie, un barrage qui se vide, une tasse de thé qui se refroidit.

L'entropie est donc opposée à deux notions différentes de la thermodynamique nous verrons plus loin comment..

 

Pour parler complexification il faut se tourner vers l'homme dont c'est la spécialité.

 

Si nous étudions les artefacts humains depuis le premier hominidé, nous constatons leurs complexification à première vue, mais sans pouvoir quantifier cette complexification et transformer ce paramètre en valeur mathématique.
Un char de l'antiquité semble moins complexe que mon automobile. Il serait intéressant de quantifier l'ensemble et ainsi de pouvoir mesurer la complexification entre le char antique et mon automobile.

Harold Garfinkel, le fondateur de la discipline qu'il a appelé l'ethnométhodologie a démontré qu'une galaxie était identique à la méthode pour la découvrir. Par exemple la galaxie d'Andromède est définie par ses coordonnées spatiales M30 MGC 224. Mais ce n'est pas tout, pour la "voir" il faut disposer d'un télescope d'une puissance donnée et il faut que ce télescope soit placé à un endroit sans pollution lumineuse et atmosphérique, c'est à dire en altitude.
Pour voir Andromède il y a donc une méthode, une procédure bien particulière on peut dire en langage philosophique, pour l'objectiver. Bien entendu Andromède existe depuis des milliards d'années terrestres mais ce n'est que récemment que l'homme prit connaissance de son existence.

Harold Garfinkel fondateur de l'ethnométhodologie montre que l'artefact objectivé est égale à la méthode pour y parvenir.

 

(La description en ethnométhodologie, paire de Lebenswelt http://vadeker.net/corpus/pfem/2-6_description_ethnomethodologie.html)

(Un concept qui ressort du travail de Garfinkel sur les sciences est celui de la "paire lebenswelt" ou la paire consistant à la fois en concepts et en "stratégies" scientifiques. Garfinkel explique le concept de la paire lebenswelt dans la manière suivante (Sociétés, n° 5, p. 37) :

Le programme de théorèmes et preuves formulé par Gödel doit être lu comme des instructions et réglé de manière hiérarchique. Entre les mains du praticien, in situ, les instructions deviennent une description du travail effectué pour le mettre en oeuvre. Dans un lieu de travail donné, le programme de théorèmes et preuves, parmi les détails, inévitablement et irrémédiablement applicables à ce lieu et en tant que tels, de la poursuite du programme, devient précisément une description du travail qui représente sa mise en ceuvre. Pour vous donner une caractérisation descriptive et métaphorique, le programme est "attaché" à la tâche de sa mise en oeuvre, sans remède ni alternative, c'est-à-dire "inexorablement".

Une paire de segments constitutifs spécifient le théorème de Gödel en tant que travail vécu de sa démonstration. La paire consiste en un premier segment qui englobe le programme de théorèmes et en les exposés de leurs preuves. Les "Eléments d'Euclide" sont un compendium des premiers segments. De même, dans l'état actuel des choses, les traités de mathématiques se présentent comme des catalogues de premiers segments.)

 

Dans ce cas précis la méthode est rapportable aisément, il s'agit d'une description de ce qu'il faut accomplir pour parvenir à cette objectivation, sans oublier bien entendu la description des outils et moyens dont il faut disposer.
Nous voyons que cette méthode peut être quantifiée par le nombre de bits nécessaires pour la rapporter Il faut 8 bits pour la norme ISO 8859 pour coder un caractère, il suffira de compter le nombre de caractères décrivant l'ensemble de la méthode, instruments compris et nous auront évalué la complexité permettant la découverte d'Andromède.

Concernant les artefacts produits par l'homme il en est de même. L’Artefact est égale à la méthode pour le produire et cette méthode est bien évidemment quantifiable avec le nombre de bits qu'il est nécessaire pour la rapporter.

Nous voyons qu'il serait possible de mesurer précisément le degrés de complexification d'un objet. L'homme social étant entouré d'objets de sa propre conception et fabrication, il est également possible de rassembler tous les objets existants qu'il produit.à l'instant T et de mesurer les méthodes qui ont servi à leur production à l'aide de la quantification du nombre de bits nécessaires pour les fabriquer, ou les décrire ce qui est identique.
On pourrait comparer cette quantification actuelle avec une quantification passée de cet instant T même proche et constater la différence entre les deux pour s’apercevoir que la société humaine, de par ses objets produits se complexifie.

Maintenant observons la similitude entre potentiel et complexification par l'intermédiaire de la méthode.

Une méthode est l'ensemble consigné des taches à accomplir permettant la réalisation d'un objet (artefact).

La méthode, cet ensemble consigné et rapporté représente une capacité, un potentiel. Quand on reçoit un meuble IKEA démonté, il ne pourra se transformer en meuble, avec toutes ses fonctions de meuble qu'après avoir suivi scrupuleusement la méthode consignée accompagnant le carton..

Dans le carton il y a des planches qui intrinsèquement ne servent à rien, mais il est contenu dans ce carton la potentialité d'un meuble si une méthode précise est appliquée.

Il en va de même pour tous objets fabriqués par l'homme avant qu'il n'existent il y a toujours une méthode pour les faire émerger en tant qu'objets utiles.

Les méthodes ne sont pas des objets , mais des potentiels d'objets. Une méthode est de l'enthalpie pure permettant d'induire de la néguentropie, l'objet existant.

 

Méthodes ,  information,  thermodynamique et philosophie.

 

Claude Shannon

https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Shannon

Une méthode n'est objectivée que par sa transmission et bien entendu sa réception en tant que méthode. (la transmission implique la réception). Shannon nous dit dans son ouvrage : "La théorie de l'information":

"La valeur d'une information étant dans son improbabilité, il est effectivement strictement équivalent de parler d'entropie ou de quantité d'information. Sauf que l'information, c'est le contraire de l'entropie comme improbabilité, c'est même ce qui permet de s'opposer à l'entropie pour une finalité subjective, un système cognitif, un organisme biologique".

Il y a t-il une différence entre information et méthode puisque Shannon nous dit qu'une information pour être objectivée doit aboutir à une action? L'action en question étant une consigne donc assimilable une méthode mise en œuvre.

En thermodynamique, l'enthalpie et l'entropie quantifient de l'énergie, accumulée pour l'une ou dissipée pour l'autre  tandis que la néguentropie mesure la complexification issue de la part d'enthalpie (énergie potentielle) initiale non dissipée par l'entropie et qui subsiste dans ce que l'on appelle en thermodynamique de l'enthalpie libre pouvant entraîner une néguentropie ou complexification ou ordonnancement.

(Le processus de complexification se forme dans des systèmes dits hors de l'équilibre utilisant de l'énergie information libre en consigne ou méthode en retour (cybernétique) pour maintenir le système en équilibre (toujours instable) tout en le complexifiant par bifurcations successives.)
(Voir Ilya Prigogine).

Nous pouvons écrire la suite suivante

Méthode ou potentiel ou enthalpie.  Si ordre >  transmission > réception > dissipation > entropie  > séparation entre enthalpie dissipée et enthalpie libre utilisée > objet réalisé ou information donnant lieu à une action ou rétroaction > objectivation > néguentropie ou ordonnancement.

Tous ces éléments sont liés et indissociables pour posséder une existence c'est à dire une mise en connaissance que l'on appelle objectivation.

Dans cette suite se voulant logique je n'utilise pas le signe mathématique égale car rien dans ce processus ne peut actuellement être mis en équation j'utilise plutôt le signe > qui marque une tendance, c'est ici qu'intervient une pensée non classiquement scientifique impliquant une démonstration expérimentale mais néanmoins une explication plausible dans le contexte actuel se rapprochant de la pensée philosophique.

En terme scientifique la néguentropie (complexification) et l'enthalpie, (potentiel d'énergie) ne possèdent pas de liens mathématiques, alors qu'en terme philosophique, la méthode est bien un potentiel donc d'ordre enthalpique et bien également une néguentropie car génératrice d'ordonnancement ou complexification dans la fabrication d'artéfacts.

Une méthode non transmise et ne subissant pas ce cycle perd son caractère de méthode.

En d'autres termes si j'invente dans ma cave une méthode pour transformer le plomb en or et si je ne la transmets à personne, même si je clame avoir réussi ce prodige, personne ne me croira et cette "méthode" sera perdue. Tout comme une suite de signaux ne rencontrant aucun récepteur lui donnant une signification qui pourrait induire une action, perd son caractère d'information (selon Shannon).

La méthode possède forcément un caractère social, acceptée et utilisée.
Harold Garfinkel parle d'ethnométhodes car il démontre que chacune d'elle est issue d'un groupe qui l'accepte et la valide socialement, groupe qu'il appelle "village". Village qui n'est pas forcément un lieu mais peut être un groupe de spécialistes, comme des mathématiciens, des physiciens, des menuisiers ou des boulanger, etc. Chaque "village" possédant son langage propre, ses codes de reconnaissance ou chaque membre est surtout pourvu d'un certain nombre de méthodes implicites, c'est à dire ce qu'ils ont appris spécifiquement (mathématique, boulangerie etc.), qui n'est pas consigné et qui font qu'ils sont reconnus par les autres membres du dit "village" comme lui appartenant. .

L'ethnométhodologie sépare méthodes explicites, consignées, des méthodes implicites apprises par l'intermédiaire d'un processus d’apprentissage, mais ces dernières pourraient être consignées, ce qui est l'objet des études ethnométhodologiques.

Par contre un potentiel peut exister en dehors de notre connaissance (comme on ne connaissait pas l'existence de la galaxie Andromède avant sa mise en évidence), en effet toute action par essence visible car étant un phénomène, est forcément précédée par un potentiel. L'action (dissipation, entropie) objective le potentiel (enthalpie) qui le précède. Comme tout artéfact est précédé par une méthode. Si une méthode est un potentiel, tout potentiel n'est donc pas forcément. méthode car le terme de méthode est spécifique à une conscience.

Les méthodes, dont la fonction est d'êtres transmises par tous moyens ont également la particularité de pouvoir être modifiées , améliorées, complexifiées. La méthode est bien à la fois une enthalpie (potentiel) et une néguentropie car engendrant une complexification en accroissement.

Il y a d'autre remarques à faire sur méthodes, complexification et potentiel.

Les moyens de transmission des méthodes, qui sont des méthodes ont permis un saut qualitatif dans importance de la méthode pour l'humanité. La méthode ne se transmet plus seulement d'un émetteur à un récepteurs, mais peut se transmettre d'un émetteur à une multiplicité de récepteurs ou chacun possède le loisir de la modifier, de l'améliorer et de la retransmettre au sein d'un réseau, ce qui en décuple son efficacité .. Bien plus encore, les méthodes peuvent se transmettre à des robots, chacun d'entre eux possède la capacités de les acquérir instantanément. Les robots peuvent également, par apprentissage et intelligence artificielle élaborer des méthodes et les transmettre instantanément à d'autres robots tout aussi instantanément  et ce à une vitesse bien supérieure à celle qui peut être transmise à l'homme dont la vitesse d'acquisition est bien plus lente. ( l'homme pourrait s'équiper de moyens trans-humains pour acquérir instantanément des méthodes afin de pouvoir concurrencer les robots) . Si nous suivons ce raisonnement sur la transmission des méthodes, la complexification et les potentialités allant de paire, l'humanité ne peut que  connaître une complexification allant en croissance exponentielle.

Les méthodes nous lient aussi au passé de l'humanité car dans toutes méthodes celles utilisées aujourd'hui ils s'en trouvent inclues nombre de méthodes passées élaborées par des ancêtres disparues et pour certaines issues d'un passé fort lointain comme le langage avec les mythes qui lui donne une signification.
Par la méthode et sa transmission, le chaos de l'humanité, depuis qu'il existe, d'enthalpie en néguentropie, (hors de l'équilibre comme aurait pu dire Prigogine ) forme un tout indissociable, une intelligence compacte dont chaque humain fut un élément.

Par la transmission des méthodes, le présent est assurément une émanation du passé, quand au future il n'en n'est qu'une probabilité.

 

Alain Benajam

30 décembre 2017

 

 

 

 

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 12:05

Entre chien et loup, entre universalisme et nationalisme.

 

La société humaine a subi une bifurcation dans le paradigme d'organisation en vigueur depuis 10 000 ans avec l'invention de l'agriculture.

Nous sommes désormais passés d'un modèle d'organisation pyramidal hiérarchisé, à un modèle distribué en réseau.

Quand cette bifurcation est elle intervenue ? Est-ce avec l'invention de la machine d'Allan Turing ? Est-ce avec la mise au point de l'ordinateur personnel dans les années 80 ? Est-ce avec l'internet ou mieux avec l'utilisation massive des réseaux sociaux. Nous pouvons néanmoins percevoir la bifurcation depuis les années 40 avec les premiers calculateurs jusqu'à aujourd'hui avec les réseaux sociaux.


J'ai entendu parlé de l'organisation d'entreprise en réseau à un colloque organisé par Hewlett Packard en 1984. Ce sont les grosses entreprises qui ont en premier utilisé des réseaux internes pour faciliter la communication. En effet la communication, dans l’élaboration de produits complexes étant maintenant considérée comme une force productive directe. Les entreprises organisées de la sorte montrèrent rapidement une meilleure efficacité. Déjà une pratique sociale de réseau a commencé à se répandre dans la société à la fin du siècle dernier.

 

 

 

Les réseaux sociaux ont définitivement validé ce nouvel embranchement en généralisant la pratique sociale.

Quand une bifurcation émerge dans le paradigme de développement d'un système complexe comme notre société, les deux branches vont cohabiter un certain temps, se faire concurrence et finalement la plus efficace prendra le dessus sur l'autre qui ne pourra que dépérir. Durant cette période, entre chien et loup de multiples contradictions affecteront l'ensemble du système et il sera difficile pour certains observateurs de situer avec précision  la période dans ce développement..


Cependant, nous pouvons déjà discerner l'affaissement du modèle vertical ou pyramidal dans la politique. Nous constatons l'écroulement des partis politiques traditionnels qui ne font plus recettes aux élections, avec l'importance de l'abstention donc le manque de confiance dans la « démocratie » représentative. Nous constatons, dans de nombreux sondages, l'écroulement dans la confiance accordée aux médias institutionnels et aux politiciens. Aujourd'hui médias et politiciens sont partis en guerre contre ce qu'ils appellent les « complotistes » qui sont en fait tout ceux qui ne croient plus en les vérités officielles. Pires aux USA un président a été élu contre l'état profond, contre l'établissement et contre les médias, en utilisant une communication largement fondée sur les réseaux sociaux. Nous constatons également l'extrême difficulté dans l'organisation de structures traditionnelles de types associatives. Ces difficultés sont dues à la multiplication quasi à l'infini des points de vu entraînant forces disputes et finalement éclatement de la structure associative.

Nous voyons bien sur les réseaux sociaux, la valse des amitiés, les liens se nouant et se dénouant journellement. Nous observons également la multiplication des croyances de type religieuses. Les chrétiens sont en France en passe de devenir minoritaires au profit des musulmans, le bouddhisme, est devenu une religion populaire chez les intellectuels mais aussi des animistes qui font un retour aux croyances pré-chrétiennes. La pratique de réseau brise la verticalité des vérités révélées dogmatiques devant être crues par tous. Ceci ne veut pas dire que les croyances vont s’éteindre, cela veut dire qu'il y a multiplication des croyances, chacun construisant son avis à sa guise. Les religions qui avaient pour but de relier selon l’étymologie, en fait de soumettre un groupe à sa hiérarchie n'auront plus d'effets.

Cependant l'ancien paradigme cherche à survivre en réagissant de plus en plus fortement, mais la réaction de l'ancien système ne peut qu'aggraver sa situation.

L'ancien système de domination mondial est organisé autour de ce que l'on appelle l'état profond anglo-saxon qui est hyper centralisé. Naturellement il joue sur les religions les plus puissantes pour s'imposer, notamment l'islam des Frères Musulmans qu'il a cherché de porter au plus haut en essayant d'instrumenter à son profit ce qu'il pensait être un fanatisme de certains. Malheureusement le formidable effort de guerre de l'état profond impérialiste mené par l'intermédiaire des Frères Musulmans s'est soldé par un échec cuisant face à une Syrie également musulmane mais affichant ses religions multiples et la laïcité de son état.

Les Frères Musulmans possédant d'énormes moyens et appuyés par l'état profond anglo-saxon ont été d'échecs en échecs, leur « printemps arabe » est vite apparu comme une supercherie, même leur victoire en Libye montre aux yeux du monde ce que devient un état détruit par leurs soins.

L’épouvantable extrémisme de cette organisation a même porté un préjudice aggravé à la religion musulmane vue aujourd'hui par certains comme facteur de terrorisme.

Lutter contre l'impérialisme comment ?

Il y a 50 ans pour organiser une lutte de libération nationale il fallait construire un système idéologique transcendantal. C'est ce que tous les mouvements de libération ont fait, beaucoup ont utilisé le « communisme » comme néo religion de combat. Nous avons vu que ce « communisme » utile aux combat se trouvait parfaitement inefficace dans une organisation sociale productive moderne et rapidement abandonné comme au Vietnam ou en Chine.

Mais aujourd'hui quelle religion mettre en place contre l'impérialisme ? Certes pas le « communisme » qui a largement démontré son inefficacité sociale. Certains parlent de christianisme, ils oublient qu'en face, l'impérialisme est également bâti sur des sectes chrétiennes, le catholicisme alors? Le pape s'est largement soumis à la volonté de l'état profond. Aujourd'hui nous entendons beaucoup parler de l'orthodoxie russe ? Mais alors que faire des très nombreux musulmans engagés dans la lutte anti impérialiste, que faire de l'Armée Arabe Syrienne, que faire de mes très nombreux amis arabo-musulmans qui affichent sur FaceBook leur détermination anti impérialiste ? Par exemple, en fréquentant de près le monde arabo-musulman j'ai pu m'apercevoir que très peu ne croyaient en la vérité officielle imposée par les médias sur le 11 septembre 2001.

On a beau réfléchir, aucune transcendance existante aucun universalisme ne s'impose pour unifier un combat contre l'impérialisme.
Par contre la motivation anti impérialisme se dessine comme justement l'inverse de l'universalisme.C'est l'attachement aux racines que certains appellent charnelles qui seul peut activer cette motivation, cet attachement est une volonté de différence. Dans le même temps, un réseau de patries charnelle peut se mettre en place et s'allier contre cet impérialisme.
L'impérialisme est condamné à cultiver l'universalisme tandis que l'anti impérialisme pour réussir ne peut que cultiver la différence des uns et des autres sur leurs propres patries charnelles.
Il reste à déterminer les contours des différentes nations historiques ayant réussies au cours du temps à former un esprit authentiquement national et charnel, ce n'est pas gagné pour le moment.

Le nationalisme est aujourd'hui la meilleure motivation anti impérialiste qui soit, non pas un nationalisme agressif vis à vis des autres nations, mais un nationalisme d'autant plus bienveillant envers les autres qu'ils seront appréciés comme des alliés contre le nivellement de bas niveau imposé l'universalisme impérialiste avec tout son attirail idéologique frelaté et criminel.

Nous sommes encore entre chien et loup quand rien n'est discernable nettement mais l'impérialisme, en s'arque-boutant sur un système déjà condamné ne pourra qu’accélérer sa propre déchéance et le jour reviendra.

 

 

 

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 14:31

La droite, la gauche la révolution d'Octobre et moi.

A l'occasion du centenaire du déclenchement de la révolution soviétique par le coup d'état bolchevique du 7 novembre 1917, il y eut quelques échanges aigres doux entre amis du même bord politique sur ce sujet pour savoir si cette révolution ayant amené l'URSS remplaçant l'Empire russe avait été globalement positive ou totalement négative.

 

Cette affiche est elle soviétique ou nationaliste ?

 

D'abord il faut constater que les clivages d'aujourd'hui au sujet de l'appréciation à donner de l’événement sont différents de ce qu'ils étaient du temps de l'URSS. Ces clivages ne manquent pas de surprendre .

En premier, le pseudo PCF actuel a fait profil bas avec des célébrations en demi teintes comprenant beaucoup de critiques concernant l'URSS et n'évoquant pas l'aspect anti impérialiste de cette révolution. Il critiquait également un manque de « démocratie » alors que celle-ci n'a à ce jour existé nulle part et certainement pas en occident. Ce fut une célébration à l'image du pseudo PCF maigrichonnes, asthéniques, ambiguës et trompeuse.

Du côté communiste seul le PRCF souverainiste à souligné l’intérêt pour le monde de cette révolution.

En Russie les Nationaux Bolcheviques de Zakhar Prilepine éminent combattant du Donbass ont souligné toute l'importance qu'avait eu l'URSS pour la Russie http://nrt24.ru/fr/news/zakhar-prilepine-et-la-revolution-doctobre-des-mythes-nos-jours. Les communistes officiels faisant comme en France, profil bas alors qu'il n'y eut aucune célébration officielle.

En France les anciens de l'extrême droite se sont divisés en deux camps, d'un côté ceux qui suivaient les analyses de Prilépine dont l'article fut repris par Egalité et Réconciliation, ceux qui restaient un peu englués dans un argumentaire de guerre froide modèle années 50 – 60 (de leur jeunesse) et ceux qui ne voyaient dans la Révolution d’Octobre qu'une révolution juive.

D'abord on constate que la néo gauche gomme tout un aspect de ce que fut l'URSS qui a mon avis est l'aspect principal, l'aspect anti impérialiste, ceci est dans l'ordre des choses, car l'idéologie de l'impérialisme, aujourd'hui privilégie largement les idées de cette néo gauche dont fait parti le pseudo PCF.

De l'autre côté une droite nationaliste fait une analyse différente ne retenant de l'URSS que son aspect anti impérialiste anti thalassocratie et son aspect nationaliste. En effet l'URSS a su conserver et défendre ce que fut l'empire russe et l'URSS évoluant de Trotski Lénine vers Staline défendait becs et ongles la « Mère Russie » au cours de la grande guerre patriotique menée avec courage et succès.

On peut donc comprendre que des nationalistes véritables regardent l'URSS poste Lénine d'une manière plutôt positive alors que la néo gauche anti nationale et trotskisante la regarde d'un œil négatif ou qui édulcore ses aspects les plus anti impérialistes.

Mon avis : je m'estime plutôt de gauche à l'ancienne et je ne renie nullement mon passé communiste soutenant indéfectiblement l'URSS. J'ai participé depuis les années 60 à tous les combats anti impérialistes et anticolonialistes notamment contre les USA et leur sale intervention en Indochine, contre l'apartheid en Afrique du Sud , pour reprendre les plus significatifs. Dans ces combats je me suis retrouvé du côté de l'URSS et du mouvement communiste et anti impérialiste international.
Je pensais que la pseudo démocratie qui manquait en URSS était l'affaire intérieure des soviétiques. L'exemple occidental de cette fausse démocratie n'était pas pour moi ce qu'il pouvait convenir aux peuples afin de s'émanciper ni le capitalisme capable d'apporter le bonheur.

Dans les année 20 après cette révolution, le sort de l'étasunien moyen n'était guère enviable, la misère la plus noire avait envahi le pays et la répression policière faisait quantité de morts. En URSS la Nouvelle Économie Politique redressait le pays, tandis que 13 nations engageaient des interventions contre le jeune état soviétique afin de soutenir la disparate contre révolution blanche. Tout le monde voyait déjà la fin de l'expérience soviétique et les projets de dépeçage de la Russie allaient bon train, les anglo-saxons avec les japonais se voyaient déjà maîtres de la Sibérie.

 

USA années 20 queue devant la soupe populaire

 

L'URSS n'avait elle pas sauvé l'Empire du dépeçage.

 

Intervention de 13 pays contre la Russie soviétique qui sortie victorieuse

 

La disparition de l'URSS grâce à des traîtres comme Gorbatchev et Eltsine fut une divine surprise pour l'oligarchie capitaliste et l'impérialisme anglo-saxon. Dans le même temps les peuples de l'ex URSS plongeaient dans une profonde misère, pendant qu'une bande de voleurs mettait la main sur les richesses de ce pays et s'enrichissait d'une manière éhontée. Pire encore, l'impérialisme était sur le point de ramasser la mise et de confisquer les biens de ce peuple.
S'il n'y avais eu l'intervention opportune de Vladimir Poutine homme de l'état profond soviétique que serait devenue la Russie ?

Que peut on constater aujourd'hui ?

La Russie est maintenant un état démocratique à l'occidental, la presse est en très grande partie entre les mains des opposants au régime, ce qui n'est pas le cas chez nous, les oligarques voleurs tiennent toujours le haut du pavé. Pourtant la russophobie occidentale dépasse en violence ce qu'était l'anti soviétisme du temps de l'URSS. Pourquoi ?

La Russie de Poutine joue exactement le même rôle international que jouait l'URSS, elle s'oppose à l'impérialisme et comme on le voit en Syrie et d'une manière encore plus directement engagée que ne le fit l'URSS pour le Vietnam. Finalement on en tire la conclusion que la thalassocratie anglo-saxonne se fout complètement du type de régime que les russes se donnent, ce qui lui importe est de mettre la main sur cette immense pays et sur les richesses qu'il contient.

 

 

URSS et Russie ont mêmes ennemis et mènent le même combat celui de l'indépendance et de la souveraineté on comprend pourquoi aujourd'hui les défenseurs de l'URSS ne viennent plus de la néo gauche mais de la droite nationale indépendantiste.

 

 

Dans le même ordre des chose, la droite nationaliste se trouve être la plus active pour militer en faveur de l'indépendance et de la souveraineté tandis que la néo gauche se trouve du côté du mondialisme et de l'oligarchie financière. Alors ayant toujours été de gauche aujourd'hui la plus part de mes amis politiques viennent de droite cela ne me gène nullement en dépit de quelques petites frictions de certain concernant l'URSS mais c'est du passé aujourd'hui ensemble nous défendons la Russie contre le même impérialisme qui fut si anti soviétique.

 

 

 

 

 

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 14:11

De l'instrumentation politique de l'Histoire

ou Rome favorite des tyrannies.

 

 

Ce que l'on appelle l'Histoire, avec un grand H, est la chronique de faits dits historiques écrite par des contemporains, mais souvent, également, de récits  antérieurs répertoriés d'après des « on dit », légendes ou, au mieux, après enquêtes.

La volonté de rapporter par écrit des faits contemporains ou passés pour édifier les générations futures revient, pour le monde européen et proche oriental aux Grecs classiques, notamment Hérodote (-484 -425). La première méthode pour rapporter ces faits d'une façon se voulant objective revenant à Thucydide  (– 460 – 400).

On peut déjà noter que, quelle qu’ait été la bonne volonté de ces chroniqueurs du passé, les faits qu'ils ont pu relater furent, par obligation, très parcellaires et forcément entachés par leur propre conception du monde. Le chroniqueur historique contemporain est toujours quelqu'un qui, idéologiquement, est proche d'un pouvoir et membre d'une aristocratie. Les esclaves du monde antique n'ont jamais écrit sur leur condition.

Esclave battu

 

Mais rapidement, dans le monde européen antique, les chroniques historiques furent le fait des seuls Romains et ne furent que des hagiographies à la gloire de Rome et de son pouvoir impérialiste.

 Tite-live, un des plus connus, écrivit une « Histoire » de la fondation de Rome ». Les Romains, selon la légende, seraient les descendants de Troyens en fuite, sous la conduite d’Énée. Il est d'ailleurs remarquable que l'origine légendaire troyenne de Rome soit identique à cette même origine attribuée aux Francs saliens de Clovis, fondateurs, d’après les hagiographies, des dynasties royales des Francs puis de France. Clovis, justement, n'est connu que par l'Histoire des Francs écrite 40 ans après sa mort par l’évêque Grégoire de Tour ce qui est la seule et unique « source » concernant l'histoire légendaire de ce personnage. Grégoire de Tour, mêlant légende, merveilleux et chroniques ne s'intéressait que du rapport à l'Église que pouvaient avoir les personnages figurant dans son ouvrage. Cet ouvrage fut d'ailleurs maintes fois remanié avant de nous parvenir.

On constate déjà que les chroniques du passé sont empreintes de légendes et de merveilleux suivant en cela les religions et mythes des époques où elles ont été écrites. Un bel exemple est celui de Jeanne d'Arc puisque pour croire ce qui est relaté encore officiellement à son propos il faut être chrétien et croire aux miracles, ce qui d'ailleurs n'enlève rien au personnage véritable et à son courage qui est encore plus grand si on supprime  le merveilleux à son histoire.
Et puis nous savons que les chroniqueurs d'aujourd'hui, avec le partage de l'information par internet, racontent le plus souvent de très gros mensonges propres à imposer le pouvoir de ceux qui les emploient. Il n'y a strictement aucune raison que dans le passé il en fut autrement.
Alors se méfier de l'Histoire officielle procède des mêmes raisons que de se méfier des versions officielles rapportées par les clercs contemporains que sont les journalistes. Les clercs du passé avaient les mêmes fonctions.

Jusqu'à une période récente, l'Histoire rapportée dans les livres pour étudiant ou écoliers ne provenait que de la compilation d'ouvrages « historiques » postérieurs, qui eux même provenaient de compilations ou réécritures d'ouvrages postérieurs, la réalité des faits évoqués s'estompant au profit du mythe émergeant du brouillard du temps. En France, le pire fut Jules Michelet qui fabriqua de toute pièce une Histoire de France elle-même compilée et résumée au début du 20 ème siècle par le professeur d'histoire Jules Isaac à qui on accola Albert Malet, car le nom juif d'Isaac pouvait déplaire à certains, pour un livre d'Histoire de France ! Ainsi naquit le fameux Malet-Isaac qui fait toujours référence aujourd'hui.

 

 

Mais, l'étude des mythes historiques figurant dans l'Histoire officielle est toujours intéressante car elle rend compte des intentions politiques de ceux qui les rapportent. Ainsi on peut tirer du Malet-Isaac une volonté d'édifier les écoliers du début du 20ème siècle pour en faire de bons soldats en vue de la revanche à prendre sur le désastre militaire de 1870. Ceci dit les mythes issus du Malet-Isaac ne sont pas toujours négatifs.

 

Le mythe de Rome au cœur de l'instrumentation de l'Histoire en faveur des tyrannies et autres despotismes.

 On le sait, tout pouvoir ne s'impose qu'avec une idéologie partagée par tous faisant que chacun puisse accepter sa condition de soumis. Les religions avec leurs vérités dogmatiques ont été les principaux vecteurs des pouvoirs, mais pas seulement. 

L'Histoire officielle, instrumentée, se mêlant ou non aux mythes et religions, est depuis toujours le second levier permettant d'édicter les croyances devant officiellement être crues. Voir récemment le complot du 11 septembre 2001, quand toutes les lois de la physique ont été subitement abrogées pour faire accepter le mythe.

Le mythe de la Rome antique représentant la quintessence de la civilisation est depuis toujours le plus puissant. Il dépasse d'ailleurs les mythes de la religion chrétienne dont elle est issue. La France républicaine et laïque va jusqu'à représenter sur ses armes officielles le symbole des licteurs de Rome, les faisceaux entourant une hache, qui est aussi très exactement le symbole du parti fasciste italien. Le fascisme ayant tiré son nom de « fascio », ces fameux faisceaux de verges destinées à punir. Ceci n'a pas l'air d'émouvoir nos pseudos républicains. Fascistes italiens et nazis ont fait du salut romain leur mode de reconnaissance, salut romain est maintenant prohibé mais pas le « fascio » figurant honteusement sur mon passeport. Le centre-ville de Washington patrie de l'impérialisme fut bâti en référence à la Rome antique avec un Capitole en son centre ce qui est tout un symbole.

 

 

La symbolique romaine représente donc le pouvoir dans tout ce qu'il a d'impérialiste.

Mais que viennent faire nos « républicains » français au sein de ce mythe ? Je mets intentionnellement le mot républicain entre guillemet car ils ne le furent réellement jamais, ils ne furent que des imposteurs.


La République, telle que décrite par Jean-Jacques Rousseau, son principal et peut être unique promoteur au 18 ème siècle, n'est que la souveraineté du peuple. Or cette souveraineté ne peut en aucun cas être représentative. Nous avons pu voir que depuis qu'elle existe en France, cette république assure non pas la souveraineté du peuple, mais celle de partis politiques désignant des représentants parmi les plus soumis de leurs adhérents. Ces partis politiques sont toujours corrompus par des oligarchies. Ces personnages élus n'ont le plus souvent qu'à voter des textes de lois déjà élaborés par les dites oligarchies aujourd'hui situées bien au-delà des frontières de la France. Il n'a donc pas été difficile à ces pseudo républicains imposteurs de puiser leurs références dans la Rome antique, fût-elle républicaine, tout comme le dernier des fascistes.

 

Jules Ferry un "républicain" chantre du colonialisme.

Rome fut un moment une république, certes, mais une république tout aussi représentative que la nôtre avec des « représentants » tout aussi corrompus. En outre cette république fut également impérialiste de la même façon que l'empire qui lui a succédé. On peut remarquer également que cette référence « républicaine » à Rome par la République française fut faite au moment où l'État français cherchait, comme Rome, à « civiliser » par une violence, parfois paroxystique, des populations dites sauvages et ce au plus grand profit d'oligarchies financières.

 

Oeuvre civilisatrice de nos "républicains" en Afrique

Pour nous Français, cette référence à la barbarie impérialiste de Rome est d'autant plus insoutenable que nous nous jugeons, à juste titre, comme les descendants des populations qui occupaient, en gros, l'espace de la France actuelle  et qui subirent un des plus horrible massacres que la Rome républicaine et civilisatrice eut à accomplir. Ce fut un génocide doublé d'un ethnocide d'une splendide civilisation qui, même aux dires de César, était techniquement plus avancée sur certains points que ne l'était Rome. Cet espace, appelé Gaulle par les envahisseurs, était aux dires de César couvert  de villages et de champs de blés partout où l'on portait le regard. L'archéologie contemporaine, suite à de nombreuses constructions, n'arrête pas de mettre à jour, villages, villes, cimetières, tumulus de roi et reines, indiquant une forte densité de population à l'époque pré-romaine. Cependant on ne retrouve plus cette forte densité, après le premier siècle, résultat d'un fort cataclysme. L'exploitation de l'espace, qui était méticuleusement réparti en nombreux villages fut, après la colonisation, redécoupée en vastes domaines à l'antique, les « Villae » sur lesquels ne travaillaient plus des paysans libres mais des esclaves. Dans le même temps, les technologies agricoles pré-romaines se perdirent. Ce qu'avait décrit Jules César dans « La Guerre des Gaules » disparut pour n'être retrouvé qu'aux 12 et 13 ème siècles.

Guerrier "gaulois" dont l'équipement sera en partie repris par les légions romaines

 Pour les descendants que nous sommes de ce peuple asservi et massacré, Rome devrait être vouée aux gémonies. Ceux qui échappèrent en Europe à cette œuvre destructrice, comme les peuples germaniques et ce qui restent de Celtes (Gaulois), ne s'en portent aujourd'hui pas plus mal et au contraire, bien mieux.

 

Brogues chaussure "gauloise" alors que les Romains marchaient en sandales.

Mais cette avanie romaine qui massacra nos ancêtres ne fut pas la seule à nous être imposée.

 

La Rome antique, le Moyen-Âge, la Renaissance, ou l'histoire d'un complot politique.

 La « fabrication » de la Renaissance, vue comme un retour à la Rome antique, est un sujet particulièrement prisé par tout ce que le monde a pu connaître de tyrannies affichées ou cachées. La Rome antique a servi à beaucoup, de Louis 14 à Napoléon, des pseudo républicains français colonialistes à la Jules Ferry, à Mussolini et Hitler, mais surtout à l'impérialisme états-unien.

J'ai déjà parlé dans un article du complot instituant cette « Renaissance ». J'ai montré qu'absolument rien n'indique qu'il y ait eu une quelconque césure dans l'histoire de l'Europe entre le 15 ème et le 16 ème siècle justifiant de parler d'un quelconque progrès.

Il n'y a pas si longtemps on parlait d'un moyen-âge noir et méconnu, symbole d’arriération. On mettait dans ce sac fourre- tout une période de 1000 ans d'Histoire qui connut pourtant en Europe des civilisations fort différentes. Maintenant l'université officielle se trouve dans l'obligation de partager quand même ce Moyen-Âge  en plusieurs époques.

Le Haut Moyen-Âge qui ne fut que la continuité de la période antique. Il possédait un mode de production strictement similaire fondé sur le domaine et l'esclavage. Charlemagne a même restauré un temps l'empire romain d'occident en se faisant couronner empereur des romains à Rome en 800.

Puis  un moyen-âge classique à partir de la révolution féodale au tournant de l'an 1000, époque de très grand bouleversement de civilisation. S'il fallait placer une césure historique c'est bien à ce moment. Cette période féodale a beaucoup froissé les tyrannies de toutes obédiences qui on fait de ce terme une quasi obscénité. En effet cette période féodale est marquée par plusieurs avancées importantes que nos laudateurs de pouvoirs tyranniques jugent insupportables.


1- La destruction de l'État

2- La décentralisation des pouvoirs et leur multiplication quasiment à l'infini avec, en corollaire la multiplication des initiatives individuelles et collectives.

3- Une explosion économique et du nombre des populations

4- La multiplication des franchises communales donnant toutes libertés à certaines villes de se gérer par elles-mêmes de la manière qu'elles entendaient. Beaucoup dans l'espace de l'Empire romain-germanique prirent le nom de république.

5- Une frénésie de constructions religieuses et civiles avec ces fantastiques cathédrales, dites gothiques, joyaux de technologie architecturale dont on n’a pas fini d'en faire l'étude. Le tonnage en pierre construite entre Loire et Somme au 13ème siècle fut récemment calculé comme étant supérieur à celui retrouvé dans les vestiges de la totalité de l’Égypte pharaonique.

6- La création de multiples institutions universitaires dont Paris possède toujours la trace, en dépit des destructions des 18 et 19 ème siècle, avec de nombreux intellectuels comme Pierre Abelard initiateur de la scolastique et inspirateur de Descartes.

6- Une certaine liberté de la femme avec pour elles une place majeure dans la société : Hildegarde von Bingen, la seule compositrice existante reconnue dans le monde occidental, Christine de Pisan qui fut, au tournant des 14 et 15me siècle, la première femme à vivre professionnellement de sa plume des siècles avant Georges Sand. Que dire également de Jeanne la Pucelle appelée ultérieurement Jeanne d'Arc, chef de guerre à qui on confia une armée et de ma préférée Yolande d'Anjou Aragon, dite reine des quatre royaumes, qui joua un rôle déterminant et essentiel dans le recouvrement de l'indépendance totale du royaume de France au 15ème siècle sous Charles VII .

Christine de Pisan

7- La littérature, l'épopée arthurienne n'est-elle pas encore aujourd'hui un sujet cinématographique majeur avec le fin’ Amor, appelé amour courtois, qui donna un grand nombre de poèmes, chansons et virelais que l'on découvre seulement maintenant (grâces aux anglo-saxons). Une culture extrêmement raffinée particulièrement dans les rapports hommes femmes.
( Lire mon article)

http://www.alain-benajam.com/article-une-imposture-historique-moyen-age-et-renaissance-117926731.html

 

Gisant d'Alénor d'Aquitaine lisant un livre. Ce fut une femme de très grande culture reconnue ici après sa mort.

 

Pour en finir avec cette courte description, l'église n'avait pas terminé l'imposition de son pouvoir en Europe, le paganisme régnait encore largement dans les campagnes et les hérésies fleurissaient un peu partout. 

Puis il est question du bas moyen-âge, période de transition où la féodalité s'éteint, où les tyrannies commencent à supprimer les franchises et à imposer leurs pouvoirs. C'est également la période du triomphe du capitalisme basé sur le prêt à intérêt (usure) qui se répand en Europe à partir de l'Italie du Nord. L’Italie du Nord (Lombard) qui fit de la pratique de l'usure sa principale industrie devint excessivement riche quand la France du beau 13 ème siècle sombrait dans la guerre.

C'est à ce moment que naquit en Italie une nostalgie des temps antiques, quand les légions romaines imposaient par la force leur pouvoir sur l'Europe. Les immenses richesses accumulées dans les villes libres d'Italie du Nord comme Florence, Sienne ou Venise, permirent à de très riches capitalistes de se payer des artistes. Ils étaient considérés comme des serviteurs mais étaient plus libres de s’exprimer que dans leurs corporations médiévales .( L'Artiste et la Cour aux origines de l'artiste moderne de Martin Warnke).

 

Jardin du palais Médicis à Florence

Dans le même temps, la construction de mirifiques palais conduisit à la mise à jour de sculptures antiques dont les riches capitalistes décorèrent leurs habitats. Des intellectuels italiens du 14 ème siècle, comme Pétrarque, se firent les laudateurs et les propagandistes du retour aux temps anciens et les critiques de l'art français qu'ils appelèrent avec mépris « gotico » ou « tedesco », pour eux germanique car venant d'au-delà des Alpes d’où les envahisseurs germains vinrent pour en finir avec la Rome impériale. Cosme de Medicis (1415- 1464) fut le prototype du capitaliste usurier italien richissime de la fin du Moyen Age, très dispendieux en matière d'art et qui prêtait « ses » artistes en fait serviteurs dans toute l'Europe pour la publicité de ses banques. Ainsi se répandit l'art italien et l'idée qu'avant c'était mieux et que le moderne de cette époque représenté par le « gotico » était laid. Il est à remarquer que l'idée d'une « renaissance » aux 14 et 15ème siècle était, en premier lieu, un mouvement anti moderne dont le modernisme était représenté par la France.

L'imposition d'une renaissance artistique vint surtout avec Vasari (1511-1574) qui écrivit une Histoire de l'Art qui concernait quasiment exclusivement l'art italien et de préférence florentin. Il était au service de François de Médicis ce qui s'explique bien évidemment. L’œuvre de Vasari fut redécouverte au 19ème siècle et passa pour la seule concernant l'histoire de l'art en général et fut à l'origine de l'idée moderne de renaissance artistique, évidemment l'art français du 13 ème siècle « gotico » passait à la trappe.

Le 16 ème siècle, ses fameux temps modernes et sa Renaissance, fut une grande période de régression. Guerres de religion, contre-réforme de l'église qui impose son pouvoir totalitaire, chasse aux sorcières, plus de 6000 femmes sont massacrées en Europe , les femmes deviennent diaboliques, inquisition, les bains publics , (étuves) sont fermés sur ordre de l'église, on ne se lave plus. L'italien devient à la mode en même temps que l'antique ; la famille d'usuriers Médicis donnent deux reines à la France. Partout les pouvoirs totalitaires s'imposent en même temps que l'économie florissante du Moyen-Age classique s'effondre. L'Italie va rentrer dans l'oubli, mais l'idée que la Rome antique fut la quintessence de la civilisation va perdurer jusqu'à nos jours.

16ème siècle diabolisation de la femme.

On comprend que la période médiévale d'environ cinq siècles ne pouvait plaire aux puissants de ce monde et qu'il fallait cacher cette anarchie que l'on ne saurait voir et surtout ne pas reproduire. La Rome antique représente un exemple plus convenable. (J'oublie le haut moyen-âge qui appartient plus au monde antique qu'à la période qui suivra la révolution féodale)

Mais le mot « Commune !» repris par toutes les révolutions issues des communes médiévales fut toujours et jusqu'à nos jours la terreur des puissants.

Voilà pourquoi, des républicains colonialistes français, aux fascistes italiens, des nazis aux impérialistes étasuniens la Rome antique devait représenter un exemple édifiant à contrario de ce moyen-âge individualiste et libertaire.

 

Washington, à l'image de la Rome antique.


Mais voilà, les études historiques ont commencé à se rapprocher d'une science depuis une trentaine d'années en ne se référant plus qu'à des sources, elles-mêmes référencées et multiples. Ces sources n'étant pas seulement le rapport de faits concernant les puissants mais également toutes sortes d'écrits même anodins comme les listes de blanchisseries, de repas, d'achats, des testaments, des héritages ou des livres de comptes. A ces sources écrites sont accolés des recherches archéologiques sur le terrain et même aujourd'hui des éléments de paléo-génétique.

Au regard des travaux des historiens contemporains où je place en premier Jacques Heers (Le Moyen Age une Imposture) qui fut titulaire de la chaire d'Histoire médiévale à la Sorbonne, l'Histoire de France devrait être largement révisée.On attend.
Petit à petit, le lourd écran idéologique représenté par la pseudo Renaissance et la Rome antique s'estompant, certains commencèrent à voir ce qui était pourtant sous leurs yeux, la merveilleuse civilisation du 13 ème siècle français.Cette « découverte » fut pour beaucoup un choc car cette civilisation pleine et entière n'était aucunement relatée comme telle par l'histoire officielle jetant ainsi un énorme doute sur l'ensemble de cette Histoire officielle.

 

 

 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 16:10

 

 

 

Premier tour des élections, une manip de bas étage.

 

1- L'état profond anglo-saxon a voulu détruire les vieux partis traditionnels complètement déconsidérés par l'action des réseaux sociaux et a voulu recomposer une nouvelle force politique dite par dérision « anti système » afin de tromper le peuple, qui mettait en avant la critique du dit « système ». Cette force politique devait être unique mais ne pouvait être composée que par les anciens politiciens de tous les anciens partis de droite comme de gauche comme l'avait déjà tenté Sarkozy en intégrant des « socialistes» dans son gouvernement. Ce parti devait être strictement à la disposition de l'état profond US pour continuer ses objectifs de guerre contre la Syrie et la Russie, surtout après l’alignement de Trump sur ses objectifs mais la terreur qui les a saisi après son élection avec son programme de paix.

 

2- Ils ont choisis une marionnette, Emmanuel Macron, tout comme Obama avait été choisis. Un homme jeune, nouveau, beau physiquement (pour le vote féminin). Derrière cette marionnette devait finalement se rallier tous les politiciens habituels évidemment en commençant par les moins marqués par les anciens pouvoirs, ce fut l'opération Bayrou, et même et surtout d'anciens communistes comme Robert Hue ou Patrick Braouzec qui devaient donner une note contestatrice à ce nouveau groupe politique, tout comme ils avaient choisis un noir aux USA pour tromper le peuple.
Premier problème, Macron fut une erreur de casting bien que s'étant avéré efficace à la banque Rothschild et donc présenté et promu par elle. Un bon banquier ne fait pas un bon politicien. Macron s'est rapidement montré stupide, inefficace très loin de la hauteur de sa tache.

 

3- Pour promouvoir son candidat, l'état profond US devait balayer ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre et s'avérer moins obéissants. Le premier à détruire fut Fillon, on fit donner l'artillerie lourde médiatique contre lui, il fut détruit menu par la presse du pouvoir alors qu'il n'avait commis aucun délit.

 

4- Puis comme attendu l'argument unique et massif contre Marine Le Pen qui devait être présentée par force à Macron fut de la traiter de fasciste par tout ce que la France comporte de voix ayant accès aux médias officiels. Mais au premier tour ce type d'argument fut laissé un peu de côté puisqu'il fallait absolument qu'elle soit au second.

 

5- Bricolage du premier tour. Les sondages véritables ne devaient pas être très bons pour le nullissime Macron qui accumulait les bourdes car manifestement les résultats furent manipulés et de très nombreuses irrégularités furent commises et constatées.

 

Deuxième tour ou l'essence du combat.

 

6- Comme prévu on retrouve le candidat de l'état profond US et de la finance mondialiste face à la candidate nationaliste.

Comme prévu fut lancé par toutes les bouches de l'artillerie médiatique le slogan « Le Pen fasciste », slogan simple, non argumenté et devant parler plus au cœur qu'à la raison. On pensait jouer sur du velours. Comme prévu on lança un front pseudo républicain ou tous les politicards chevaux de retour du malheur français se rallièrent soit en appelant à voter Macron soit en appelant à l'abstention.

 

7- Contre attaque de Marine Le Pen
D'abord une petite aparté marxiste.

Aujourd'hui la contradiction principale entre le capital et le travail s'est déplacée. Le capital est maintenant mondialiste et l'action principale d'accumulation capitaliste s'effectue par l'endettement des nations avec des capitaux virtuels fabriqués à l'occasion, mais les intérêts énormes de ces dettes sont payés par l'argent prélevé par l’impôt sur tous les français toutes classes confondues.

Donc la contradiction principale se situe entre les nations et la finance mondialisée.
 

Le Front National, parti nationaliste classique s'est trouvé devant l'obligation de suivre sa propre logique et donc de présenter une politique d’opposition fondamentale au capitalisme mondialisé.
D'un autre côté, l'ex Parti Communiste et avec la gauche a suivi un chemin inverse. Le PCF en 1972 se sabordait déjà en signant un programme commun avec un PS qui était depuis la Libération un instrument dans les mains de l'impérialisme étasunien. Tout comme le Front National, le PCF a poursuivi sa logique puis, après avoir muté en simple parti de gauche il a pratiquement disparu.
La gauche ouvrière et révolutionnaire était remplacée par une gauche sociétale libérale ne rassemblant plus que petits bourgeois et petits nantis des centres ville. Le PCF s'effondrait en tous lieux ou sa population de base était remplacée par une immigration massive qui évidemment ne se reconnaissait pas dans ce parti. Le reste de la classe ouvrière ou elle subsistait passait massivement côté Front National voyant ou se trouvait son intérêt de classe.

L'exemple éclatant fut donné par la visite de Marine Le Pen aux usines Whirlpool promises à la fermeture et délocalisation en Pologne, elle fut accueillie triomphalement alors que Macron la suivant fut accueilli lui par force quolibets.

 

8- Contre attaque des Réseaux sociaux.

Aujourd'hui un grande partie de la communication politique s'effectue par l'entremise des réseaux sociaux notamment FaceBook et Twitter.
Le rassemblement autour de Macron, de tous les vieux chevaux de retour politiciens, de la totalité des médias et des nantis du show business eu le même effet qu'aux USA avec Trump.
Les gens n'ont plus confiance depuis longtemps dans ces institutions.

En dépit de la répétition perpétuelle comme moulin à parole « Le Pen fasciste, » contre toutes démonstrations, l'effet inverse commence à se faire sentir, d'autant plus que Macron brille de moins en moins par son manque intelligence politique.

"Le Pen fasciste" est une anti thèse, car le Front National fut le seul parti à avoir critiqué le coup d'état nazi en Ukraine et à avoir soutenu la révolte du peuple du Donbass et sa guerre contre les véritables nazis ukrainiens ce mot d'ordre « Le Pen fasciste » est apparu contradictoire avec les faits.

 



9- Aujourd'hui une très grande inquiétude règne au sein de l'état profond US et de ses marionnettes, une réédition de l'élection de Trump contre toute attente peut se dessiner tant ce Macron débile dégoutte le peuple et tant la campagne de Marine Le Pen est intelligente.
Ce deuxième tour est en train de se transformer en référendum d'initiative populaire pour ou contre la mondialisation capitaliste, pour ou contre l'indépendance de notre nation.

Chacun devra choisir son camp puisqu'il n'y a plus que deux camps, l'effet «Le Pen  fasciste » semble se diluer, en effet si le Front National était nazi, fasciste, négationniste, il tomberait sous les coups de la loi Gayssot, ce qui n'est pas le cas, alors c'est un parti nationaliste intégré à la république.

 

10- L'avenir de la France est en train de se jouer par la complète recomposition du paysage politique et des enjeux. Maintenant la lutte des classes s'incarne dans l'opposition entre Nationalistes et Mondialistes et ce sera partout la même chose en Europe comme aux USA.

Le ralliement de quelques figures du gaullisme à Marine Le Pen comme Nicolas Dupont-Aignant et Marie France Garaud va dédiaboliser le combat nationaliste et ouvrir les vannes de la ruée du peuple français vers l'indépendance.

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:42

Mais ou se trouve donc la contradiction principale ?

 

 

(A mes amis marxistes)

 

 

J'ai été marxiste.

J'ai adhéré au PCF en 1963 au cours d'un exposé sur la libération de Paris fait par le Colonel Rol-Tanguy. Il dirigeait à l'époque de la Libération les FFI de la région parisienne, j'avais 18 ans.
J'ai toujours été passionné par les combats des résistants contre l'envahisseur nazi et mon adhésion au PCF faite par un colonel de l'Armée Française, puisqu'il avait été confirmé dans ce grade, avait déjà un caractère nationaliste.

Vu ma jeunesse et mon enthousiasme j'ai rapidement gravi quelques échelons dans la hiérarchie du PCF à Bobigny la rouge, car beaucoup des adhérents de cette époques étaient d'âge mur. Tous les cadres avaient combattu le nazisme les armes à la mains, ils avaient été dans les FTP puis à la libération dans les FFI.

On a commencé par me donner une formation théorique marxiste ou marxisante, école élémentaire, école fédérale organisées par le PCF, cours à l'Université Nouvelle et lectures obligatoires.
Je suis devenu marxiste avec un vernis qui fut complété un peu plus tard à l'école centrale du PCF ou étaient formés les cadres. Là j'ai subi une formation générale, littéraire, artistique, historique, philosophique avec bien entendu une forte dose de Marx, Engels et Lénine.

L'objet social du PCF à l'époque, comme on dirait d'une entreprise, était d'établir en France le socialisme décrit comme étant la propriété sociale des moyens de production et d'échanges et, peut être, mais bien plus tard le communisme qui était défini selon la formule : « à chacun selon ses besoins et de chacun selon ses possibilités ». L'avènement de ce communisme était remis à une date très largement ultérieure car il devait suivre l'établissement du socialisme sur le monde avec la fin de la lutte des classes qui malheureusement en période socialiste devait s'aviver.

La stratégie du PCF était d'y parvenir graduellement et non plus avec une révolution armée, mais d'entrer dans un gouvernement constitutionnel en s'alliant avec le PS. Cette stratégie fut mise en œuvre concrètement avec la signature d'un Programme Commun de gouvernement en 1972. Ce qui, avec le recul, apparaît parfaitement ridicule car les dits socialistes étaient dans les mains de l'impérialisme étasunien depuis la Libération. La suite de l'histoire confirma le ridicule absolu de cette stratégie.

 

Mais quelle était donc la source de cette monumentale erreur qui a coûté la vie au PCF?

Déjà on peut voir dans l’œuvre de Marx qu'il manque quelque chose de fondamental dans la description qu'il fait du capitalisme, qui je le rappelle est l'action par certains d'accumuler du capital, on parle d'accumulation capitaliste. Selon Marx cette accumulation s'effectue par le prélèvement de la plus-value sur l'exploitation du travail humain. Cette plus-value toujours selon Marx est en gros le bénéfice net que le possesseur d'un moyen de production prélève de son entreprise et qu'il peut soit accumuler soit réinvestir dans cet outil de production. Marx décrit fort bien d'ailleurs un capitalisme industriel mais seulement ou presque un capitalisme industriel mais qui n'est en rien Le Capitalisme.

Le gros problème est que Marx ne parle pas d'un moyen beaucoup plus efficace d'accumuler du capital qui est la spéculation financière sur les monnaies, les matières premières et surtout les prêts à intérêt qui étaient pourtant l'essentiel des moyens d'accumulation capitaliste à son époque. Il ne s'intéresse pas à l'impérialisme pourtant existant depuis le 16 ème siècle. Lénine comblera ce manque étrange seulement en 1917 par un ouvrage remarquable : «L'impérialisme stade suprême du capitalisme ».

 

 

Marx manquait cruellement de culture historique, il ne savait pas que le capitalisme était né au 13 ème siècle en Italie du Nord, justement sur la spéculation monétaire, le trafic de lettre de change et le prêt à intérêt. Les plus grands capitalistes de l'époque, n'achetaient rien, ne vendaient rien, ne fabriquaient absolument rien (tout comme ceux de maintenant) et pourtant ils accumulaient force capital avec leurs banques et leurs lettres de change. Les premiers industriels du drap en Flandre avaient bien besoin de ces prêts masqués en lettres de change pour travailler. ( Jacque Heers 2012, « La Naissance du capitalisme au Moyen Age » ) . Dans la première moitié du 15 ème siècle le plus gros capitaliste du monde occidental était Cosme de Médicis (1389-1464), il amassa une fortune considérable, supérieure aux avoirs des états les plus puissants de l'époque à qui il prêtait des capitaux, notamment aux belligérants anglais et français, il leur revendait aussi de l'artillerie. Il en vendra également aux turcs ce qui les aidera à prendre Constantinople en 1453. La famille de ce brave homme donnera quand même un pape et deux reines de France.

On voit que le lien entre capitalisme financier, industrie et états qui se composent dés la naissance du capitalisme en est ontologique, mais Marx l'ignorait sans doute.

 

 

Il semblerait que le PCF ignorait également cet aspect purement financier car en 1973, Georges Pompidou, ex fondé de pouvoir de la banque Rothschild avec Giscard d'Estaing promulguaient une loi fondamentale qui allait bouleverser notre pays. Cette loi autorisait la France à emprunter sur les marchés financiers ce qui en terminera avec les emprunts d'état auprès du peuple français et commença l'endettement. Pour le PCF cette loi passa inaperçue, pourtant l'endettement de la France va commencer avec sa soumission croissante à la finance internationale et au mondialisme. C'est à cette époque que commença l'invasion migratoire de la France car suite à 1968, après que les salariés aient obtenu beaucoup, il fallait briser ces avantages en organisant une armée permanente de chômeurs. Ce n'est qu'en 1984 que Georges Marchais tira la sonnette d'alarme en dénonçant cette immigration et en mettant l'accent sur la financiarisation accélérée du capitalisme qui allait amener délocalisation et désindustrialisation, Georges Marchais inaugura alors les attaques diabolisantes des médias, des socialistes et du grand capital contre lui. En 1994, il sera mis définitivement de côté et remplacé par un Robert Hue qui procédera à l'enterrement définitif du PCF.

 

Finance impérialisme et mondialisation.

Dés les premiers pas du capitalisme la finance s'est mondialisée, au moins d'abord dans le monde occidental, car elle jouait sur la valeur des monnaies et le change. Les banques nord italiennes et cahorsines en France opéraient dans tous les états jusqu'au Proche Orient et en Afrique du Nord. Dés le XVI siècle naquirent les compagnies des Indes en Europe qui composaient, exploitation coloniale avec ses violences, spéculation sur les matières premières et monétaires avec les banques qui y étaient associées. Il est vrai que ces compagnies qui régnaient sur toute la planète venaient de différents pays, elles étaient espagnoles, portugaises, hollandaise, anglaises et françaises. Elles se concurrençaient mais savaient s'arranger en se partageant le monde à l'amiable. Les espagnols et les portugais, se partagèrent l'exploitation du monde par le traité de Tordesillas en 1494, par exemple. Les états-nations déjà constitués de l'époque comme la Chine et le Japon devaient édicter de sévères lois nationalistes pour repousser les envahisseurs étrangers. Au Japon dés le début du 17 ème siècle le catholicisme y fut interdit car vu comme une invasion étrangère.

 

Armes de la compagnie des Indes Occidentales

 

On voit que très tôt les valeurs nationales s'opposèrent au capitalisme mondialisé et à son impérialisme. Les peuples qui ne pourront pas s'organiser en états-nation seront balayés comme en Afrique et en Amérique.

C'est après la deuxième guerre mondiale que des organisations nationalistes en Afrique et en Asie vont se constituer pour renverser l'exploitation coloniale de quelques états qui régnaient encore sur le monde et vont obtenir l'indépendance de leur nation. A cette époque nationalisme allait avec révolution émancipatrice. Souvent, la revendication indépendantiste s'accompagnait d'une revendication socialiste marxisante, on parlait de nationalistes vietnamiens, ou algériens. En Chine la revendication nationaliste contre le Japon et les puissances occidentales était supportée par le parti communiste même.

 

Viet Minh - Nationalistes vietnamiens

 

Après l'effondrement de l'URSS et la disparition des impérialismes européens un seul impérialisme subsista, celui des USA, les autres principalement britanniques et français n'étaient plus que des vassaux aux ordres.

Avec l'avènement de l'Union européenne et les accords de Maastrich en 1991 puis avec l'avènement de l'Euro mis en circulation le 1er janvier 2002, le capitalisme s'installa dans une dernière logique : le mondialisme sans frein.

En plus de la spéculation sur les valeurs monétaires et la spéculation sur les matières premières, l'accumulation du capital se polarisa sur l'exploitation de la dette des états ce que l'on appelle les obligations. L'emprunt des états riches sur les marchés financiers généra un nouvel objet financier : titrisé : les « debt bond », celles-ci devenaient une marchandise. Une dette était maintenant considérée comme un actif dont le possesseur espérait le paiement d'intérêts par les peuples des états emprunteurs. Des agences de notation attribuaient une note à ces dettes exprimant la probabilité de leur remboursement. Une note élevée devant permettre d'escompter à haut niveau une dette et une note basse ne permettant quasiment pas l'escompte. Cette escompte est une ligne de crédit offerte par une banque et garantie par une dette d'état. Ceci permet de mobiliser d'importants capitaux pour spéculer sur les matières premières notamment le pétrole et générer d'énormes profit.
 

Le grand capitalisme financier axait maintenant son activité principale d'accumulation du capital sur l'exploitation de la dette des états, ce qui va faire évoluer sa nature.
 

Dans la vision marxiste de l'exploitation capitaliste, les exploités étaient devenus des états-nation et les exploiteurs le système financier mondial représenté par quelques banques et leurs périphériques de salles de marché, de « hedge fund » accompagnés de beaucoup d'organisations opaques et clandestines établies dans des paradis fiscaux. C'est ce que l'on appelle maintenant l'oligarchie financière dont la figure la plus connue aujourd'hui est Georges Soros.

Là se situe maintenant la contradiction principale, pour parler marxien, non plus entre industriels (patrons) et ouvriers, mais entre oligarchie financière mondialisée et états-nation, puisque tout citoyen d'un état est assujetti au paiement des intérêts de la dette par l’impôt et principalement les entreprises.

Mais, pour accumuler du capital de cette manière, faire payer les états, encore faut il leur imposer un endettement.

http://www.alain-benajam.com/article-l-arnaque-de-la-dette-et-l-escroquerie-politicienne-105610573.html

L'endettement obligatoire des états-nation se réalise de deux manières, une manière douce, et une manière forte. La manière douce est celle qui fut utilisée en Europe par exemple en imposant des institutions supranationales comme l'UE qui obligeaient les états à s'endetter. La manière forte évidement est la guerre.

Pour réaliser ce travail d'un côté d'influence et de l'autre guerrier, il fallait à l'oligarchie financière disposer des moyens d'un état. Les banques ne possédent pas d'avions, de porte avion de tanks ni de services secrets permettant de réaliser des actions violentes d'influence comme les attentats sous faux drapeaux et les éliminations physiques des gêneurs. Cet état, choisi par l'oligarchie comme étant le plus puissant et le plus facile à investir fut les USA.

 

Un coup d'état portant des criminels au pouvoir.

 

 

Dans le but de constituer un système global de pouvoir sur les états et d'endettement généralisé, l'oligarchie organisa un coup d'état aux USA. Celui-ci avait pour but d'annuler toutes démocraties et de laisser le pouvoir réel à un état profond (deep state) autour de l'ossature de la CIA. Ce coup d'état eut lieu le 11 septembre 2001 et fit déjà 3000 victimes sacrifiées volontairement pour asseoir ce pouvoir. Consécutivement le pouvoir direct du président des USA fut annulé, celui-ci devenait une marionnette obéissantes sous la menace de lourdes coercitions.

Cet état profond annexa sans peine les services secrets des états soumis, comme ceux du Royaume Uni de l'Allemagne et de la France, Israël et l'Arabie Saoudite étant de facto intégrés à l'état profond étasunien. Tout ceci formant un vaste état profond multi national dirigé par les USA, aligné sur l'objectif de la mondialisation et de l'imposition de la dette à tous les états. Les dissidents à cette politique furent ainsi surveillés et fichés au cas ou il pourrait y avoir une révolte populaire contre ce plan criminel.

Les guerres prévues depuis ce coup d'état devaient être dirigées contre les nations ne payant pas le tribu à l'oligarchie mondialiste, c'est à dire les quelques états dont le système financier était encore indépendant : la Russie, la Chine, la Libye, la Syrie et l'Iran.

Une procédure de diabolisation fut mise en place par les médias officiels largement rémunérés par l'oligarchie afin de désigner les cibles en accusant ces états de ne pas satisfaire aux « droits de l'homme ». Un ensemble de rhétorique politique et médiatique fut diffusé pour accuser les défenseurs de la liberté et de l'indépendance des nations d'être « fasciste » voir antisémites. Des guerres meurtrières furent organisées et des pays anéantis comme la Libye et la Syrie. Des attentats également meurtriers furent ourdis dans les pays occidentaux afin qu'une stratégie de la terreur puisse rassembler les populations sous la houlette de politiciens corrompus favorables à cet endettement. La peur du « terrorisme » devait annihiler toutes réflexions sur les réalités politiques et économiques.
Dans le même temps ou les lois sociales étaient amendées surtout en France une vague migratoire fut organisée afin de peser sur les salaires, déstabiliser les états nations et supprimer frontières et lois.

Le paradoxe est que l'ensemble de la gauche y compris pseudo marxiste devint l'allié politique principal de cette oligarchie et se jeta dans une bataille politique qui menait à favoriser le mondialisme et l'exploitation capitaliste retournant totalement les valeurs politiques anciennes anti capitalistes et de défense des travailleurs.

Le Brexit, voté par les britanniques et la victoire électorale inattendue de Donald Trump aux USA qui ne cachait pas sa volonté de s'en prendre à la mondialisation, déchaîna une tempête politique et médiatique sans précédent venant des médias aux ordres et des politiciens corrompus. Des menaces de mort explicites furent prononcées contre lui s'il ne renonçait pas à sa politique.

 

 

La situation politique actuelle n'a plus rien à voir avec celle de ma jeunesse quand j'adhérais au PCF. A l'époque le débat était politique, un groupe proposait une autre société à un autre groupe, c'était arguments contre arguments, chacun de ces arguments pouvait être valable tant le socialisme réel en URSS et voulu par le PCF était peu attractif. En plus la situation économique était faste et les gens jouissaient d'un considérable accroissement de niveau de vie.

Aujourd'hui le combat politique est devenu extrêmement tendu. Des criminels sans fois ni lois tiennent le camp mondialiste avec l'état profond US et ses diverses tentacules qui n'hésitent pas a perpétrer des massacres de masse comme en Libye, en Syrie et dans le Donbass.

Si j'étais fiché par les RG dans ma jeunesse comme « apparatchik gauchisant » (c'est ce qu'il y avait dans mon fichier), aujourd'hui en tant que militant opposant au capitalisme mondialisé et donc partisan de l'indépendance nationale je suis fiché « S » c'est à dire suspecté d'atteinte à la sûreté de l'état, rien que ça. J'ai largement monté d'un cran dans la détestation que le système me porte depuis ma jeunesse.

Nous sommes maintenant entrés dans une guerre mondiale civile froide. Si je suis fiché « S » et étroitement surveillé ce n'est certainement pas un jeu, c'est bien que les forces de l'oligarchie mondialiste ont un plan pour mettre les gens comme moi hors d'état de leur nuire et de passer d'un fascisme doux et tiède à un véritable, dur et meurtrier.


Alors le combat politique n'est plus aux nuances, il faut maintenant choisir son camp, ce n'est plus qu'une guerre qui oppose les partisans du mondialisme contre ceux des indépendances nationales. Une guerre qui exige des guerriers avec des méthodes de guerriers.
 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 11:14

Gauche droite ou droite gauche?

 

 

Comme les sondages l'annoncent, les partis politiques se réclamant de la gauche s'apprêtent à subir un mémorable et historique revers électoral. Il nous est clamé à grand renfort de propagande que notre prochain président de la république serait Alain Juppé, élu aisément au deuxième tour face à Marine Le Pen.

Comme je l'ai expliqué dans un article récent « La gauche dernier rempart du capitalisme », l'idéologie de « gauche » « trotskisée » au sein du PS fut ces dernières années le fer de lance de la bataille politique menée par l'impérialisme d'essence étasunienne.

 

Pas de nations, pas de frontières, combattez la loi et l'ordre

Tous le programme de l'impérialisme mondialiste  est résumé ici et en anglais comme il se doit, la langue des maitres:

 

Le but de cette guerre idéologique entreprise par l'oligarchie mondialiste est la destruction des nations légales et des lois portées par ces nations pour laisser ainsi les peuples à la merci de la prédation capitaliste. Une concomitance fut trouvée, peut être déjà de longue date, entre les idées portées par cette gauche anti nationale et anti républicaine et les intérêts de la finance mondialiste pour qui lois et frontières sont des obstacles au profit.

Est-ce à dire que les partis politiques se réclamant de la droite porteraient des idées différentes ? A les entendre fort longuement s'exprimer sur les médias officiels, il est certain que non. Aucune divergence fondamentale n’apparaît entre ce qui nous est présenté comme des oppositions. Les deux obédiences sont identiquement opposées à l'indépendance nationale et développent les mêmes thèmes et arguments contre la véritable opposition la qualifiant toujours d'extrême droite et de conspirationniste dans une rhétorique dont nous savons qu'elle nous vient des maîtres de Washington.

La rhétorique anti nationale de gauche qualifiant de fasciste toutes idées d'indépendance est ainsi reprise par la « droite » celle-ci ayant depuis un moment puisé dans la lourde idéologie gauchiste l'argumentaire permettant de diaboliser et de marginaliser tous les opposants au système oligarchique et impérialiste. La droite de Juppé ne pourra que se couler dans cette idéologie trotskyste et sera sans aucun doute la digne continuatrice politique de cette gauche déconsidérée.

 

La « droite », fera t-elle aussi bien dans les anathèmes jetés et la chasse aux hérétiques ? Certes non !

La gauche trotskisée possède une habitude peu commune dans l'usage du procès d'intention et de lourdes idéologies quasi religieuses permettant la destruction politique des déviants.

La gauche droite subit une magistrale déconfiture, il n'est pas douteux que la droite gauche en subisse une plus rapidement, les français devant se rendre compte rapidement de l'identité de politique entre les deux. Mais ne doutons pas une seconde que cette gauche idéologique apportera un soutien politique sans failles à la droite revenue aux affaires pour faire front contre les indépendantistes.

 

Afin de continuer le combat politique contre la droite gauche continuatrice de la gauche droite, examinons leurs principaux argumentaires utilisés pour s'opposer à l'indépendance de la nation.

 

1- La nation c'est fasciste.

 

L'idée de nation et d'état-nation fait partie des grandes idées apportées par la révolution française de 1789. Il s'agissait de vouloir transposer la souveraineté d'un roi de droit divin au peuple uni en nation. Bien entendu cette souveraineté revint à une oligarchie, mais nos textes constitutionnels ou figurent en préambule la « déclaration des droits de l'homme et du citoyen » de 1789 dit expressément dans son article 3 :

 

« Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. ».

 

En conséquence l'ensemble des traités qui délèguent toute ou partie de notre souveraineté à l'Union Européenne à l'OTAN et à la Banque Centrale Européenne ne sont rien moins qu'anticonstitutionnels.

La constitution de notre république est claire sur ce point, les mondialistes de tous poils partisans de l'Union Européenne et même de sa réforme qu'ils soient de la gauche droite ou de la droite gauche sont d'abord anti-républicains ils sont de fait opposés à nos traditions à nos symboles nationaux notre drapeau et notre hymne.

La nation, la république ce sont forcément des frontières à l'intérieure desquelles s'appliquent un droit identique pour tous.

 

2- Les « bon sentiments » doivent remplacer les lois nationales et internationales.

 

 

Quelle est l'âme insensible qui oserait ne pas accueillir ces "réfugiés" ?
Le piège aux bons sentiments fonctionne merveilleusement pour supprimer nos lois et nous mettre à la merci de l'impérialisme.

 

Évidemment il ne peut y avoir que des « fascistes » sans cœur pour faire fi de « bons sentiments ». Organiser un flux migratoire et accueillir des clandestins qualifiés faussement de réfugiés politiques, permet comme il est fait en ce moment, de supprimer notre droit concernant l'établissement d'étrangers en France et de le remplacer par de soit disant « bon sentiments » auxquels il est difficile de s'opposer.

 

Toute la rhétorique politique de l'impérialisme est ainsi basé sur l'extinction des droits nationaux et internationaux et leurs remplacement par de pseudo « bon sentiments» que les bons peuples ne peuvent qu'éprouver à la vue des lourdes propagandes et des mensonges assénées par les médias pour justifier toutes les actions allant à l'encontre du droit et des lois.

Nous l'avons vu par exemple en Libye et maintenant en Syrie et maintenant avec la tentative médiatique de faire accepter le flux migratoire dont l'autre but pour le grand patronat est aussi de disposer de main d’œuvre à bon marché, docile et non syndiquée.

La « Loi Travail » remplaçant le droit identique pour tous par des contrats privés entre employés de chaque entreprise et leur patron fait également parti des attaques en règle menées par l'oligarchie mondialiste contre les nations leurs états et leur souveraineté.

 


3- Nous vivons en république et en démocratie.

 

 

Qui représente cette assemblée; le peuple, des partis politiques corrompus ou une oligarchie?
 

Ils n'ont que le mot république à la bouche mais ce n'est plus qu'un mot vide de sens. La république selon les fondateurs du concept au 18 ème siècle n'est que la souveraineté du peuple sur la nation.

Hors qui dirige l'état qui proclame les lois, le peuple ?

Avez-vous déjà été à l'origine d'une loi quelconque ? Non.

Dans ce système qui ose se proclamer républicain, c'est toujours l'exécutif qui concocte les lois alors que constitutionnellement ce n'est pas son rôle. Ces lois sont toujours votées par ce qu'ils appellent leur majorité présidentielle, c'est à dire des députés triés et choisis par des partis politiques dont on sait qu'ils sont corrompus. Ces députés sont dans l'obligation de voter les dites lois sous peine de n'être plus représentés par leurs partis aux prochaines élections et d'ainsi perdre leurs confortables revenus.

Nous pouvons observer par exemple que le référendum de 2005 concernant la constitution « européenne » avait été rejeté à une large majorité des français, ce projet qui enfonçait encore plus notre pays dans la dépendance. Pourtant notre « représentation nationale » avait invalidé ce vote des français et signé le traité de Lisbonne qui possédait les mêmes dispositions que ce projet de constitution.

Depuis l'oligarchie au pouvoir se garde bien de faire appel à d'autres référendums. Par exemple, les sondages montraient une large hostilité des français à la Loi Travail c'est à dire son enterrement en tant que loi identique pour tous, nos «représentants» la votèrent pourtant sans problème.

Mais me direz vous, la plupart des lois qui s'appliquent dans notre pays sont imposées par l'Union Européenne alors quelle république ? Ou est elle ? Ou se situe la souveraineté du peuple ?

Le système de représentation nationale devrait être largement revu, une assemblée populaire réellement nationale devrait voter les lois. Cette assemblée devrait annuellement être tirée au sort comme le sont les jurés d'assises. Pourtant Etienne Chouard à l'origine de cette idée parfaitement démocratique est en premier dans la liste des « fascistes » cité par la gauche droite.

 

3- Les USA et Russie, Clinton et Poutine.

 

La folle de guerre encensée par la classe politico-médiatique

 

Les médias officiels, avec la proximité des élections présidentielles aux USA nous ont abreuvé d'opinions venant de l'ensemble politique et médiatique de toutes les obédiences officielles de gauche comme de droite favorables à la candidate dite « progressiste » Hillary Clinton.

Celle-ci ne cache nullement qu'elle a pour projet d'aggraver la pression impérialiste des USA sur le monde y compris en n'hésitant pas à engager une guerre mondiale nucléaire contre la Russie.

De l'autre côté la Russie combat les milices armées des USA en Syrie et au proche-orient qui se livrent à nombre d'actions terroristes particulièrement ignobles. La Russie est journellement accablée par une propagande massive cherchant à la montrée comme agressive. Son dirigeant, Vladimir Poutine nous est décrit par la quasi totalité des obédiences officielles de la gauche et de la droite sous le jour le plus noir, alors que son pays refuse de se plier aux diktat de l'oligarchie mondialiste et cherche à imposer au monde le droit international et la souveraineté des nations.

Nos tartuffes de gauche pétris de « bons sentiments », contents d'eux-mêmes, voyant des fascistes partout ou il n'y en a pas, et pas du tout ou il y en a, comme en Ukraine par exemple, pensent œuvrer pour le bien de l'humanité. Mais leurs actions en faveur de l'impérialisme, contre notre nation, notre république et nos lois ne peuvent avoir pour effet que de s'attaquer aux plus faibles et aux plus démunis.

En effet frontières et lois protègent les plus faibles, alors que pour le grand capital oligarchique se sont des obstacles c'est la raison pour la quelle les USA et leurs diverses organisations comme l'Open Society de Soros, le CANVAS de Gens Sharp, la NED CIA aident tous ceux qui fustigent les nations, les frontières et favorisent les flux migratoires.

Le paon idiot  qui se pavane montrant ses plumes tel que la gauche avec ses "bons sentiments".

 

Ils nous ont fabriqué un monde inversé ou les oligarques de l'impérialisme sont décrits comme de bons humains alors que ceux qui défendent le droit et les peuples sont fustigés.

Ces sombres tartuffes qui se parent d'une étiquette de gauche comme le paon se pare de plumes pour impressionner doivent être déplumés, mis à nu et dénoncés sans relâche pour ce qu'ils sont réellement, une calamité pour l'humanité.

 

Il est grand temps de remettre ce monde à l'endroit, vous ne croyez pas ?


 

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:14

Article de Jean-Pierre Page, ancien responsable international de la CGT, à propos de la Chine.

 

La position de la CGT (en bas d'article) en dit long sur l'état idéologique de ce syndicat et de la gauche en générale défendant les positions de l'impérialisme en Chine.
Ce défaut d'analyse oblitère l'action de la CGT contre la "Loi Travail" en n'y voyant aucunement une agression de l'impérialisme contre notre nation dont la volonté est de vouloir saborder son système légal.

AB


 

 

Jean-Pierre Page :

Je viens de prendre connaissance de la déclaration du 28 septembre 2016  de la CGT au sujet de condamnations de « militants » d’ONG en Chine. Sur ce sujet elle est fidèle aux prises de position précédentes de la CGT ! Tout particulièrement en solidarité avec les manifestations “pro démocratie” et autre “Mouvement des parapluies “à Hong Kong en 2014, animés par des ONG grassement payés par les USA en particulier à travers le NED c’est à dire le “National Endowment for Democracy” institution créé par Ronald Reagan en 1983 “pour servir de substitut” à la CIA.

 

Fidèle aux théories de Gene Sharp, le NED est un instrument au service de  la stratégie américaine  des “révolutions de couleurs” dont un des plus récent avatar a été le coup d’état en Ukraine qui a installé au pouvoir l’ultra libéralisme des « Chicago boys » avec le soutien de néo Nazis sous la houlette de l’ambassade des USA.

 

Il n’y a aucune raison valable à cette prise de  position sauf le suivisme du département international de la CGT vis à vis de la CES et de la CSI, ces deux organisations hystériquement anti communiste et anti chinoise, qui dans cette affaire bénéficie du soutien du Prince Zeid Ra’ad Al Hussein nouveau haut Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU poste qu’il occupe avec la bénédiction de Washington. Une nouvelle fois c’est là une question d’indépendance qui se pose. La CGT ne serait elle plus capable de s’exprimer par elle même sur l’Europe ou l’International, à partir de l’expérience qui est la sienne?

 

Si l’on s’en tient à cette nouvelle déclaration on ne saura rien d’autre que les noms qui sont cités. On ne sait rien de l’organisation, « le Centre d’aide ouvrier » à laquelle ces « militants ouvriers » appartiennent. On apprend qu’ils ont été condamnés à des peines avec « sursis » et de « mises à l’épreuve », « lourdes peines » dit la déclaration, les militants de Goodyear et d’Air France apprécieront.

 

On sait également que l’organisation concernée n’est pas un syndicat mais une ONG dont on ignore ce qu’elle représente. Le mouvement syndical chinois qui n’a pas d’affiliation internationale représente quant à lui plus de 100 millions d’adhérents. On peut donc difficilement contesté cette réalité à moins de vouloir prétendre mais au nom de qui et de quoi que le syndicalisme en Chine serait non représentatif. Dans ce cas il faut le dire !

 

Puisqu’il s’agit d’une ONG il est intéressant de se reporter au bilan des aides financières que celles-ci reçoivent en toute Independence de la part des institutions américaines. Ainsi par exemple vis a vis de ces ONG chinoises à vocation sociale et syndicale, le NED a versé officiellement plus de 3,5 millions de dollars pour l’exercice 2015. Le but recherché étant la promotion de l’économie de marché, les valeurs de la démocratie version US, par la formation politique et idéologique pour accompagner la stratégie des Etats Unis à travers le monde.

 

Pour connaitre la liste des heureux bénéficiaires de la générosité de l’oncle Sam il suffit de se reporter au site du NED pour découvrir l’ampleur des financements de projets qui mettent directement en cause la souveraineté de la Chine, son indépendance et le libre choix de ses citoyens comme de ses travailleurs. Comme on peut l’imaginer il s’agit là de la partie immergé de l’iceberg, celle officiellement reconnu par les Etats Unis. Je n’évoquerai pas ici le rôle d’organisations comme « US Aid » et autres officines courroies de transmission des nombreuse agences de renseignements nord américaines.

 

Le NED est financé directement par l’administration US et d’importantes sociétés transnationales comme Goldman and Sachs, Boeing, Google, Chevron, Coca Cola, Microsoft, Levi Strauss, etc, A travers le « Département d’Etat »  ses fonds sont gérés par les deux partis républicain et démocrate, et le syndicat AFL CIO à travers sa fondation l’ACILS, pilier de la CSI. On compte dans le conseil d’administration du NED plusieurs représentants des courants ultra conservateurs américains comme l’ancienne secrétaire d’état de Georges Bush : Condolezza Rice ou Franck Carlucci ancien patron de la CIA.

 

Henry Kissinger, Paul Wolfowitz, Zbignew Brzezinski qui ont joué un rôle déterminant dans la déstabilisation de nombreux états, dans les changements de régime, dans les ingérences à travers le monde ont appartenu au conseil d’administration du NED. Cette institution constitue une des armes privilégiées pour la mise en oeuvre du fameux R2P le fameux concept de « responsabilité à protéger » qui dorénavant inspire toutes les ingérences de l’impérialisme. Comme on peut le voir au Venezuela ou ailleurs.

 

Voila en quelle compagnie se retrouve la CSI et la CES, ce qui en soit n’est pas une découverte quand l’on sait que cette dernière est financée a hauteur de 75% de son budget par les institutions de l’Union Européenne. On attend encore de la part de ces deux organisations si prompt a soutenir des « militants ouvriers » en Chine, un quelconque soutien concret aux militants de la CGT qui sont les victimes de la répression. Sans parler de ceux visés par la multiplication d’actions en justice et des menaces de peines de prison ferme sous la pression du gouvernement et du patronat.

 

Qu’il se pose des problèmes sociaux en Chine, ce pays- continent de plus 1,4 milliard d’habitants, comment pourrait il en être autrement?

 

Le problème c’est que la CGT devrait en débattre avec les intéressés c’est à dire les syndicats chinois, mais dans ce cas comme dans d’autres elle  ne le fera pas parce qu’elle préfère s’en tenir à ce que la CSI ou la CES lui recommande de faire.

 

Plutôt que d’avoir maintenu avec les syndicats de Chine des programmes de coopération et de travail comme cela était le cas jusqu’a la fin des années 90. Le département international de la CGT a fait le choix de renoncer à cette relation pourtant si riche qui permettrait aujourd’hui de disposer d’informations pertinentes sur la situation concrète du syndicalisme et du monde du travail dans un pays qui joue aujourd’hui un rôle  si déterminant. 

 

Enfin, il faut souligner que cette  déclaration de la CGT sur la Chine est en contradiction avec l’histoire prestigieuse des relations que celle-ci entretenait depuis presqu’un siècle avec le mouvement ouvrier chinois. Faut il rappeler que Chou En Lai, et Deng Xiaoping furent des militants de la CGT à Renault- Billancourt, avant de devenir les dirigeants historiques de la Chine moderne.  Deng Xiaoping fut d’ailleurs licencié pour fait de grève de l’entreprise Hutchinson de Montargis en 1923.

 

Les raisons de ces renoncements en sont simples: d’une part les obligations strictes qui découlent des affiliations internationales à la CES ou à la CSI ne permettent pas la libre expression, pas plus celle de la CGT que d’autres organisations. Ce « copier coller » en est la démonstration.

 

Comme l’a montré le 51e congres confédéral cette situation pénalise grandement l’action indépendante de la CGT et est de plus en plus contesté dans ses rangs. D’autre part, nous avons affaire dans ce cas à une incontestable ignorance des réalités du syndicalisme international et des défis auxquels celui ci est confronté.  La CGT devrait très vite trouver les moyens d’en tirer les conséquences.

 

Cela souligne une fois encore, l’échec que représente  l’abandon de la bataille en faveur d’un renouveau du syndicalisme international et de relations bilatérales non discriminatoires.  Au nom d’un prétendue « syndicalisme rassemblé » au plan européen et mondial, la CGT à pris le risque de s’installer dans un positionnement qui ne peut nuire qu’a sa crédibilité, son identité, son indépendance, son histoire.

 

Jean-Pierre Page

Ancien membre de la Commission exécutive confédérale et ancien responsable du département international de la CGT

 

Solidarité

La CGT condamne le lourd verdict contre les militants ouvriers chinois

 

mercredi 28 septembre 2016 , par Laura

 

Arrêtés le 3 décembre 2015 et emprisonnés depuis le 5 décembre 2015, Zeng Feiyang, Zhu Xiaomei et Tang Huanxing, militants ouvriers actifs d’ONG du travail dans la Province du Guangdong, dans le sud de la Chine, ont été condamnés lourdement, le 26 septembre 2016, dans le cadre d’un procès éclair.

Zeng Feiyang, directeur d’un Centre d’aide ouvrier, est condamné à 3 ans avec sursis et 4 de mise à l’épreuve, Zhu Xiaomei et Tang Huanxing à 18 mois avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve – une mise à l’épreuve qui limitera largement leurs activités professionnelles.

Fin 2015, ils avaient été interpellés avec une quinzaine d’autres militants et dirigeants d’ONG du travail qui ont depuis lors été libérés avec ou sans condamnation. Pendant des mois, ils ont été privés de tout contact avec leur famille et leurs avocats. Meng Han, également militant dans une ONG du travail, arrêté le même jour, attend toujours son procès.

Zeng Feiyang, Zhu Xiaomei et Tang Huanxing ont été condamnés pour « trouble à l’ordre social » c’est-à-dire pour avoir soutenu et aidé les ouvriers chinois à faire entendre leur voix et à défendre leurs droits.

La CGT rappelle que la Chine n’a toujours pas ratifié les conventions 87 et 98 de l’OIT.

La CGT est très préoccupée par ces condamnations dans un contexte de criminalisation de l’action syndicale dans de nombreux pays du monde. Elle renouvelle sa solidarité aux ONG du travail et aux travailleurs chinois.

Montreuil, le 28 septembre 2016

 

 

 

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 16:56

Nation, ethnie, race, religion, vêture...

 

Je me permets ici de rappeler encore une fois quelques concepts théoriques afin de clarifier un débat qui ne fait que commencer.

 

Nation :

Nation civique, nation ethnique.

 

Le sens moderne de nation utilisé justement par la plus part des nations à l'exclusion d'une petite minorité, est la nation civique, c'est une définition française de 1789 qui dit : "personne juridique constituée par l'ensemble des individus composant l’État. » ce qui a donné le concept d' état-nation.

Seule le Royaume Uni considère autre chose puisque cet état se diviserai en 4 nations. Ce concept de nation civique a donné les nationalités définies partout légalement, puis ces état-nations se sont mutuellement reconnues en constituant l'ONU.

Ceci permet à tous citoyens de posséder des droits identiques quelles que soient leurs origines ou religions.

Le concept de nation ethnique est plus récent il est typiquement allemand.

L'Allemagne est un exemple de la nation ethnique, en raison de son code juridique traditionnellement orienté selon le droit du sol et le droit du sang.

Cependant la notion d'ethnie est floue, une ethnie ne possède ni définition juridique ni frontières juridiques et peut ainsi difficilement être utilisée pour définir une appartenance nationale.

Toutes les nations abandonnent le fameux droit du sang absolument invérifiable juridiquement.

Bien entendu on peu décrire telles ou telles habitudes ethniques de tel ou tel groupe humain, habitudes culinaire vestimentaires ou religieuses ou même couleur de la peau. Mais il est impossible d'en définir une frontière légale dans ce qui fait appartenance ou non appartenance légale.

Même si les nations civiques prennent souvent des habitudes ethniques, vêtement, cuisine, religion etc... ces habitudes ne peuvent être prises en compte pour définir une nationalité juridique.

De la même façon une histoire commune ne peut être considérée car les frontières des états sont mouvantes et l'histoire de la région des uns peut être complètement différente de l'histoire de la région des autres. Un bon quart est de la France a longuement appartenu à l'Empire Romain Germanique et donc à son histoire.

La nation est donc définie légalement par des frontières reconnues mutuellement (traité de Westphalie en Europe) et à l'intérieur desquelles des lois spécifiques à cette nations ont cours.

Cependant, si le système légal d'un état-nation est formel et s'applique à tous ses citoyens quelles que soient leurs religions et origines, ce système légal possède une histoire parfois longue, liée aux peuples ayant composé cette nation au cours du temps et relatives aux mœurs et habitudes usuelles de ce ou ces peuples. Ainsi pour des pays européens pourtant proches comme l'Allemagne ou le Royaume Uni, les lois qui s'y appliquent sont très différentes de celles de la France.

L'histoire de France est riche en révoltes, contestations et révolutions montrant une méfiance de son peuple envers l'ordre établi, le système légal français est particulièrement codé à l'inverse du droit anglo-saxon fondé sur la jurisprudence. Le système légal français, reflète cette méfiance, notamment la France possède de nombreuses lois sociales, un droit du travail inconnu ailleurs issue des luttes sociales de son peuple.

On pourrait ainsi qualifier d'ethnique le corpus légal d'une nation car ses lois provenant de ses mœurs présentent des différences importantes d'avec ses voisins. Il est donc possible de tempérer le concept de nation civique avec une part de nation incontestablement ethnique.

 


Les hommes se sont habillés de façons très différentes au cours du temps, mais ils se sont toujours habillés de la même façon à la même époque et dans un même lieu, les différences marquaient seulement des différences sociales ou des différences d'origines 

 

 

Ethnie.

 

La discipline d'ethnométhodologie à laquelle je me réfère souvent qualifie d'ethnie, un groupe humain qui partage les mêmes méthodes vues et non remarquées, des méthodes tellement usuelles qu'elles ne sont pas remarquables par ceux qui les pratiquent, par exemple dire « bonjour comment ça va ? » en français pour des français, cela peut être aussi l'usage d'une langue courante, des habitudes culinaires, se vêtir d'une certaine façon. Il serait remarquable que quelqu'un s’habillât comme au 17ème siècle avec une perruque pour aller au bureau, cela ne l'était pourtant pas au 17ème siècle, aujourd'hui celui qui se vêtirait de la sorte passerait pour un hurluberlu. La mode vestimentaire fait parti des usages ethniques. Il en est de même des mœurs généralement admises, mœurs maritales, mœurs sexuelles, mœurs vestimentaires etc. Le groupe ethnique que l’ethnométhodologie qualifie de « village » permet à ses membres de se reconnaître comme faisant parti d'un groupe de confiance. Ce faisant, chacun des membres du groupe est crédible vis à vis des autres. Même si un grand savant entrait dans ce groupe nu avec une plume dans les fesses en chantant des chansons obscènes, il ne serait pas cru par les autres membres du groupe et même s'il disait force vérités. Quand on reconnaît un individu comme faisant partie de son groupe (ethnie) on à tendance à le croire a priori. Par exemple l'usage de rite religieux permet de montrer aux autres partageant la même religion que l'on appartient bien a ce groupe et que l'on peut avoir confiance. Le mimétisme est le mécanisme que tout un chacun adopte pour ressembler aux autres et s'inclure dans le groupe, c'est le cas par exemple des modes vestimentaires ou de langage. Cependant l'appartenance à un groupe n'est pas forcément exclusif, il est possible de faire parti de plusieurs groupes mais seulement si les membres des autres groupes admettent cette appartenance multiple comme étant non remarquable elle devient ainsi tolérable.

Comme je l'ai dit à propos de la nation, des lois particulières issues d'une nation et qualifiées de normales par les membres de cette nation et qui n'existent pas au sein d'autres nations peuvent êtres considérées comme ethniques. C'est le cas pour les lois sociales françaises comme le code du travail avant la « Loi travail » il s'agissait bien d'une loi ethnique.

L'effet de l'immigration sur les mœurs et habitudes en cours ne peut qu'influencer les lois.

Si un apport migratoire est faible, les migrants adopteront rapidement par mimétisme les habitudes des résidents, c'est ce qui s'est toujours passé en France pays traditionnellement d'immigration. Par contre si cette immigration est non seulement importante, mais que ces immigrés ne puissent se mélanger avec la population locale car vivant dans des ghettos communautaires, il est bien évident que ce mimétisme ne puisse plus fonctionner ainsi que la transmission historique des mœurs . La tendance légale sera d'adapter les lois aux mœurs de ces nouveau arrivants. Par exemple la Loi Travail » qui détruit le droit français du travail est consécutive avec un flot migratoire important est-ce un hasard ?

 

Races.

 

L'idée qu'il existe des races humaines est récente elle provient du scientisme descriptif en cours à la fin du 18ème siècle et au 19ème siècle

Il n'y a pas de races humaines car celles-ci seraient indéfinissables scientifiquement et donc juridiquement. Il est interdit en France de faire état d'une pseudo race pour l'un de ses citoyens.
Bien entendu il y a des hommes à la peau noir en Afrique et des hommes à la peau très blanche en Suède, mais il n'existe pas de frontière entre les deux. Si on voyage du nord au sud on voit la peau des hommes s’assombrir d'une façon continue. Le taux de mélanine dans les cellules épithéliales est codé par 7 gènes ce qui donne 49 nuances à la naissance, nuances modifiables par le temps d'exposition au soleil qui augmente le taux de mélanine. Il en est de même pour les cheveux plus ou moins crépus. Les hommes du sud marocain et de Mauritanie sont-ils blancs ou sont-ils noirs ? L'état-nation France possède des régions ou les français sont majoritairement noirs de peau et d'autres ou les français sont majoritairement blancs.

Pseudo races et religions ne sont aucunement liées surtout quand il s'agit de religions à caractère universel comme l'islam, ou le christianisme. Seul le judaïsme associe une pseudo race à une religion.
Donc traiter de racistes des gens qui critiquent telle ou telle religion est particulièrement stupide.

 

Religions.

 

Le terme vient de relier les hommes entre eux. Les rites religieux partagés par tous étaient et parfois sont encore des moyens de reconnaissances mutuels de gens appartenant à la même ethnie. Tu pratiques ostensiblement les même rites que moi, je peux donc voir que tu appartiens à la même communauté que moi, nous partageons les mêmes croyances, les mêmes mœurs, j'ai confiance en toi ce que tu me dis est vrai. Bien entendu, ces rites pour être accomplis sont accompagnés d'une mythologie à croire (les croyants de ladite religions l'appelle théologie). Pendant très longtemps religions et états ont été intimement liés, ces religions s'inscrivaient dans un système de pouvoir politique et il était impossible d'avoir une autre religion sous peine de mort. Les guerres de religions ont ravagé l’Europe au 16ème siècle, ces guerres de religions devinrent des guerres entre états. A partir du moment ou dans un même état, il fut permis de pratiquer diverses religions, celles-ci perdirent leur caractère obligatoire et légal et donc signes d'appartenance national. L'état avec ses lois temporelles remplaçait la religion d'état. Il a bien fallu alors organiser la cohabitation entre religions différentes. En Europe et dans le monde, chaque état du résoudre ce problème de coexistence de diverses religions qui n'avaient plus de fonctions étatiques, sauf dans les théocraties comme l'Arabie Saoudite ou seule la pratique de l'Islam est autorisée. En France, pays de lois, il y eut une séparation formelle de l'église catholique et de l'état en 1905, cette loi concrétisait légalement l'égalité des diverses religions devant l'état-nation mais finalement dans la réalité il y a peu de différences d'avec d'autres états ayant résolu le problème différemment.

Dans beaucoup de pays, sauf dans certains pays musulmans ou aux USA le rite religieux n'appartient plus au domaine public et n'est plus un signe d'appartenance à la nation.

Le problème survient quand une religion à caractère étatique venant d'ailleurs, comme l'islam accompagné de signe ostensibles d'appartenance comme le vêtement essaye de s'implanter par une immigration massive dans un état ou les signes et rites d'appartenance à une religion-état n'ont plus cours, il y a forcément conflit.

 

Dans le conflit entre locaux pratiquant des rites d'appartenance spécifiques et immigrés pratiquant des rites d'appartenance différents, qui a tort, qui a raison ? Le local qui serait intolérant ou l'immigré voulant imposer ses propres rites. La tolérance fonctionne jusqu'à ce qu'elle devienne intolérable, l'intolérable survient quand des différences de mœurs viennent à s'affronter, qui imposera les siennes à l'autre ? Certains pays ont résolu ce problème par le communautarisme, des communautés différentes habitent, fréquentent des lieux différents possèdent des écoles différentes et des lois différentes. La France, pays de lois et d'égalité devant la loi rejette justement le communautarisme par habitude ethnique. Il n'est donc pas étonnant que cela soit dans ce pays que les risques d'affrontement entre communautés soient les plus grands.

 

Le rêve de l'impérialisme est de voir s'affronter des communautés entre elles et surtout de détruire les nations avec leurs lois spécifiques historiques, c'est la raison pour laquelle elle organise soigneusement les migrations, des affrontements ne peuvent alors que survenir, on le voit partout sans aucune exception.


 


 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 17:47

 

Tuer la France est un objectif primordial pour l'oligarchie financière, les anglo-saxons en général et les USA en particulier car la France possède une particularité dans son développement historique en comparaison avec d'autres nations européennes, seule la Russie se rapproche de cette particularité, dont notre pays est aujourd'hui la conséquence.

 

Pourquoi la France a toujours été un état fort et qui a compté dans le concert des nations, en dépit de sa petite superficie.

 

La France est, comme la Russie, une nation extraordinairement multiethnique et multiculturelle, il y a à peine plus de 100 ans on y parlait couramment une centaine de langues et dialectes différents dont des langues représentant des cultures fort diverses. Quelques exemples : les langues romanes du nord ou langues d'oïl, (wallon, picard, normand, français), les langues romanes du sud ou langues d'oc auxquelles on peut rattacher le provençal et le catalan. Au nord et à l'est des langues germaniques, flamand, alsacien, lorrain. Une grande langue celtique, le breton. Une langue paléo européenne, le basque et avec toutes ces langues de multiples variantes dialectales. Sous l'ancien régime il y avait deux langues officielles le français de langue d'oc et le français de langue d'oïl.

La France, comme la Russie fut perpétuellement attaquée tout au long de son histoire et connue peu de périodes de paix ; les anglais avec qui nous nûment que guerres, l'empire germanique, l’Espagne, De siècle en siècle la France dut se militariser et posséder un pouvoir central fort et particulièrement organisé, c'était ça ou disparaître.

La France ne disparue pas , bien que plusieurs fois dans son histoire elle fut au bord de l'élimination comme après le désastre d'Azincourt en 1415 suivi du traité de Troyes en 1420 qui consacrait sa fin au profit de l'Angleterre. A chaque fois que la France fut au bord du désastre, elle parvint à se redresser mais en générant un état central plus fort et mieux organisé avec une armée à chaque fois plus efficace. « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort » disait Nietzsche, la France devint de plus en plus forte

 

Pour se renforcer la France inventa la légalité où la loi nationale devait primer sur tous les rapports entre français. La France inventa le concept de nation civique et le concept d'état-nation. La France se méfia très tôt des capitalistes et des marchants, Philippe Le Bel à la fin du 13ème siècles les mis au pas, Lombards, Juifs, et surtout Templiers qui sous prétexte de religion amassaient des fortunes sur le dos du petit peuple. La France freina également le pouvoir de l'église et du pape de Rome en développant une église gallicane sous contrôle exclusivement français. On pourrait faire une très longue description historique depuis le 11ème siècle pour évoquer la naissance d'une nation ferme, guerrière, jalouse de son indépendance et de ses particularités.

 

Bien évidemment cette France, forte légalisée et centralisée ne fut jamais du goût des financiers, ceux-ci préférèrent toujours le contrat privé basé sur un rapport de force et non sur la loi nationale identique pour tous. Pour les riches et puissants cette loi identique pour tous ne serait que tyrannie.

 

La France de Philippe Auguste, de Charles V, de Philippe le Bel, d'Henri IV, de Louis XIV, de la Révolution de 1789, de la Convention de 1793, de Napoléon et son Code, de la Commune et des lois laïques de 1905 a toujours été une exception, un obstacle pour les usuriers et les banquiers. Ceux-ci, dés le 17ème siècle se mirent à préférer l'Angleterre et son « free trade ». La défaite de Napoléon en 1815 fut pour eux une aubaine et depuis, l'Angleterre ne possède à leurs yeux que vertus à singer, la France depuis suit la perfide Albion comme un toutou en perdant ses particularités et son âme.

Pourtant cette âme est bien chevillée à son corps car de nombreuses années encore seraient nécessaires pour qu'une forte culture venant de 1000 ans puisse être entamée.

 

 

Comment tuer la France définitivement et parachever Waterloo?

 

Quand j'étais conseiller spécial de Sylvain Floirat de 1980 à 1985, l'un des créateurs avec Marcel Dassault de l'industrie de défense indépendante française, celui-ci me dit un jour que la France avait deux piliers historiques et que, si ces deux piliers s'affaissaient s'en serait fini de notre pays, ces piliers étaient pour lui, le nationalisme gaulliste et le parti communiste dont l'alliance avait été particulièrement efficace contre l'envahisseur nazi. Ce patriote avait bien compris l'essence de la Nation.

Le gaullisme ou nationalisme de droite est mort avec le général de Gaulle celui-ci eu peu d'héritiers politiques. Les politiciens se réclamant du gaullismes n'était plus que de la droite classique prête à se compromettre avec l'impérialisme, comme il fut fait rapidement.

La disparition du PCF pris plus de temps. Les cadres du Parti Communiste étaient jusqu'aux années 70 issues de la résistance au nazisme, ceux-ci gardaient encore la nation au cœur, une nation qui par ses lois protège ses citoyens et les communistes de l'époque comprirent bien que pour défendre le petit peuple et la classe ouvrière il fallait une nation indépendante et des lois sociales.

Nous allons voir comment ils perdirent cette âme et se perdirent en même temps. gaullisme disparu avec le général, les communistes ne tardèrent pas à disparaître également laissant la nation à la merci de l'impérialisme. C'est bien la gauche qui  portait encore les coups les plus sérieux au peuple de France en remplaçant un PCF qui distillait ses valeurs morales nationales et laborieuses au sein de la classe ouvrière par une gauche pseudo libérale, pro impérialiste, anti nationale et méprisante pour le petit peuple.

 

Chronique d'un désastre.

 

Quand les trotskystes liés aux USA s’emparèrent du PS et de la France par la même occasion.

 

Dés 1945, le PCF en dépit des combats nationaux auquel il avait participé pour libérer la France, eut du mal à reconnaître le fait national et indépendantiste pour protéger la classe travailleuse. Le PCF ne soutint plus le Général de Gaulle qui devint à ses yeux un ennemi. Le PCF accentua son erreur et son défaut d'analyse en essayant de faire la promotion d'une alliance avec les socialistes, en espérant peut être refaire le congrès de Tour de 1920 qui avait divisé socialistes et communistes. Le PCF devenu furieusement anti gaulliste militait pour un programme commun avec un PS devenu après la guerre une marionnette de l'impérialisme US, pourtant il comptait bien l'entraîner sur ses positions ce qui était déjà ridicule.

Après la refondation du parti Socialiste au congrès d'Epinay de 1971, Mitterrand qui avait pris le pouvoir dans ce Parti, dut faire appel à de jeunes cadres trotskystes de la secte lambertiste pour diriger un PS ne possédant à ce moment que des cadres vieillissants. Ce néo PS trotskysé signa ce programme commun proposé par le PCF en 1972 avec l’appoint du Parti Radical qui à cette occasion se divisa.

Les conséquences de cette union de la gauche furent rapidement catastrophiques pour le PCF et particulièrement bénéfiques pour le PS et ses cadres lambertistes. Face à une hémorragie électorale le PCF commença à se poser quelques questions sur l'intérêt qu'il eut à se lancer dans une Union de la Gauche qui parvenue au pouvoir en 1981, non seulement fut incapable d'améliorer le sort des français mais aggrava comme on le vit plus tard leur situation. La gauche changea de nature avec une composition sociale qui se transforma rapidement, les ouvriers furent les premiers à se méfier de cette alliance quittèrent le PCF et se réfugièrent de plus en plus dans l'abstention. Les idées de « Gauche » perdirent leurs analyses marxistes pour ne devenir que des idées de « bon sentiments » portées par des classes moyennes de plus en plus aisées qui remplaçaient la classe ouvrière. L'ouvriérisme et son moralisme commença à être fustigé au sein même du PCF.

Mitterrand avait prévenu.
« Si j’ai signé le programme commun, c’est pour prendre 2 à 3 millions de voix au PCF. » Mais comment le PCF a t-il pu se laisser prendre par un tel complot, justifié dernièrement par François Hollande. Il rassurait ainsi dernièrement les financiers de la City de Londres en disant qu’en France le PCF étant affaibli, ils ne risquaient rien avec lui.

Le décor étant installé comment la mort de la France fut programmée.

 

1-La vague migratoire.

 

Ce qui parait le plus simple et le plus traditionnel pour tuer un pays c'est l'invasion. Mais une invasion à l'aide d'une force armée comme en 1940 serait contre productive car déclencherait immédiatement une réaction de défense du peuple français comme ce fut souvent le cas dans son histoire et cette invasion aurait toutes les chances d'être rejetée. Il faudrait alors que cette invasion fut acceptée. Les accords de Grenelle de 1968 favorables aux salariés déclenchèrent une réaction de l'oligarchie, de nombreux immigrés devaient venir peser sur les salaires et noyer la classe ouvrière française et ses traditions de revendication. Les vannes furent ouvertes après 1968 et ne cessèrent de s'ouvrir. Le Parti Communiste Français était encore puissant son candidat aux élections présidentielles de 1969 Jacques Duclos avait fait 21% des voix. Au sein de la gauche française le PCF pesait le plus lourd.

Le Parti Communiste Français s'opposa naturellement à la vague migratoire et de plus en plus vivement à mesure ou celle-ci s'accentuait.

 

Encore en 1981 Georges Marchais disait.

 

« En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. Il faut stopper l'immigration officielle et clandestine »,

« Nous pensons que tous les travailleurs sont frères, indépendamment du pays où ils sont nés (...) » Mais « dans la crise actuelle, elle [l'immigration] constitue pour les patrons et le gouvernement un moyen d' le chômage, les bas salaires, les mauvaises conditions de travail, la répression contre tous les travailleurs, aussi bien immigrés que français. C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. »
Ce fut une levée de bouclier, surtout venant du PS. On ressorti le passé de Marchais qui avait travaillé au STO pendant la guerre chez Messerschmidt. Une campagne de diabolisation fut entreprise par les médias déjà aux ordres. Les ouvriers français, les premiers touchés par cette vagues migratoire abandonnèrent définitivement la gauche pour voter Front National.
Le PCF délaissa rapidement sa critique de l'immigration et se coula dans la bien-pensance de gauche. Les encore nombreuses municipalités communistes accueillirent alors en masse les familles d'immigrés, tandis que les populations autochtones durent partir vers d'autres cieux. Les fameuses « ceintures rouges » de Paris comme des grandes villes devinrent des zones exclusivement réservées aux immigrés nord-africains et africains et pour la plus part devinrent des zones de non droit favorables aux trafics en tous genres pour palier la misère et le chômage, la police et l'état ayant abandonné les lieux.
Ce « grand remplacement » eu un effet accélérateur dans la décomposition du PCF car ces nouvelles populations remplaçant les ouvriers français qui avaient pour habitude de voter communiste ne votaient pas,ou mieux, pour ceux qui devenus français, votèrent pour le parti qui était le plus favorable à l'immigration, c'est à dire le parti socialiste..
 

2- Effacer le concept de nation et supprimer toute souveraineté.

 

La gauche influencée par les trotskystes lambertistes pris le pouvoir en 1981 et du haut de ce nouveau pouvoir pu prendre la main sur les médias dont la tendance éternelle est d'être toujours aux ordres des puissants, ce sont eux qui financent. Le concept de Nation pourtant révolutionnaire en 1789 et constitutif des mythes français fut attaqué selon l'idéologie trotskyste qui l'a toujours combattu. Nous savons maintenant que Trotski lui même était un agent britannique et qu'il s'opposa à Lénine puis à Staline en URSS en niant la possibilité de réaliser une révolution socialiste dans un seul pays car il niait le fait national.

A cet effet les dits trotskystes à la tête du PS et qui ne sont pas républicains, oublièrent le concept français de nation civique édicté par la révolution française de 1789 qui faisait de la nation l'ensemble des citoyens constituant l'état et ce, quels que soient leurs origines et religions. Les français par la même occasion inventèrent le concept d'état-nation, concept aujourd'hui généralisé sauf pour les anglo-saxons. En oubliant ce concept de nation civique d'origine française, ils mirent en avant le concept germanique de nation ethnique. Bien entendu la France ne peut être une Nation ethnique, car il n'y jamais eu d'ethnie française, en plus ce concept typiquement germanique engendra par ses excès le nazisme en Allemagne. La gauche, oubliant ses origines révolutionnaires privilégia le concept ethnique de la Nation pour mieux le dénigrer en le rapprochant du nazisme allemand.

Pourquoi effacer la Nation civique ? Celle-ci ne peut aller qu'avec la souveraineté du peuple qui la constitue selon l'article 3 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.

 

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

 

C'est bien cela que l'impérialisme veut effacé avec ses supplétifs de gauche.

 

3- Effacer les lois nationales.

 

Effacer une nation c'est effacer ses lois, les lois sont liées également à des frontières à l'intérieure desquelles elles s'appliquent. Les lois imposées dans un pays ont une histoire liée à ce pays, elles ont un sens particulier pour ses citoyens. Les luttes menées par les ouvriers, les salariés du peuple français ont eu pour effet d'imposer des lois sociales régissant l'emploi de ces salariés en ne les exposant plus à un rapport de force entre employeur et employés comme cela est le cas aux USA. La « Loi Travail » est une première tentative de destruction du droit français pour le remplacer par des contrats privés. Parallèlement à cette destruction, un décret a supprimé le délit d'entrée clandestinement sur le sol français en vertu d'une volonté « humaniste » d'accueil de « réfugiés ». Nous comprenons que le flot migratoire est organisé parallèlement à la destruction de notre droit, ces nouveaux arrivants pouvant alors être employés à bas prix. Nous voyons qu'un ordre moral, imposé par les médias et les politiciens à grand renfort de propagande pseudo humaniste doit à terme remplacer notre système légal bâti depuis des siècles. L'égalité des citoyens devant la loi serait à terme supprimé en supprimant les lois, un des fondement de notre république et de nos institutions partirait ainsi en fumée.

 

Dans ce travail de destruction de notre nation, de notre république et de ses valeurs légalistes, la néo gauche joue un rôle primordial, trotskisée par le PS elle est devenue le fer de lance de l'idéologie mondialiste dont la promotion est nécessaire au grand capital financier.

 

Pour recouvrer ses lois, la France doit recouvrer son indépendance, dans ce but tous les français doivent s'unir en oubliant ce que médias et politiciens nomment droite et gauche.

Pour ne pas mourir, la France et les français doivent retrouver l'esprit de la Résistance au nazisme quand un Conseil National de la Résistance ou gaullistes et communistes collaboraient pour le plus grand bien de la Nation.

 

Alors un sursaut, il est encore temps.

 

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