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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 18:44
La faiblesse de l'occident, par Claude Bourrinet


Si l'émotion est une réaction humaine, la pensée l'est aussi. Si la première se manifeste dans l'immédiateté et la sensibilité, la seconde répugne à se mêler d'affectivité. Or, ce qu'il est convenu d'appeler la « toile » véhicule un vaste réseau mouvant et effervescent de réactions pathétiques. Dans la société de masse où nous nous situons, où les cloisons qui délimitaient les domaines d'expression de l'humain ont sauté, elles valent comme pensées. Je souffre, je suis anxieux, je hurle, je hais, j'adore, donc je cogite, donc le suis.
On trouvera, dans ce flux d'adrénaline, tout ce qu'il faut, pour tous les goûts. Des messages d'amour destinés à la communauté musulmane, forcément innocente, comme aurait pu dire Marguerite Duras, jusqu'aux diatribes haineuses contre l'Islam, pour n'évoquer que les deux pôles d'un spectre bariolé de nuances émotionnelles. A partir de ces pulsions, on induit des analyses : les terroristes ne sont qu'une minorité, les Mahométans étant tout aussi victimes que les « mécréants », ou bien la France est minée par un islamisme rampant qui, comme jadis le marxisme, sape les fondements de l'Occident.
La complexité du monde se conjugue difficilement avec la simplicité du sentiment. Toute mère verra son enfant comme le plus beau des bébés, même si ce n'est pas vrai. En tant qu'homme, j'éprouve de la pitié, une immense compassion pour les victimes d'un terrorisme atroce, tout en me souvenant que toutes les « civilisations », même les plus « avancées », sont en mesure de tomber dans la barbarie.
Quoi qu'il en soit, il faut bien essayer de chercher les raisons qui nous livrent, comme des moutons promis à l'égorgement, au couteau du bourreau. Il est nécessaire de savoir pourquoi l'arbre est pourri par un parasite qui le destine au délabrement, puis à la mort.
Et ce n'est pas l'Islam, que je vois alors, comme unique responsable, mais notre faiblesse, notre jouissance mortifère à nous abandonner aux plaisirs les plus vulgaires, notre lâche capitulation devant les facilités bêtes et sales de la société matérialiste et marchande. L'âme nous fait défaut, l' « anima », la vie. Comme s'interrogeait déjà Soljenitsyne, en 1970 : « Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ? » J'ignore si c'était le mot « joie » qui traduisait le mot russe, utilisé lors de la remise du prix Nobel au dissident orthodoxe. Peut-il s'agirait-il plutôt de griserie, d'ivresse, voire de rigolade. De divertissement, disait Pascal. Toujours est-il que la comédie vaine et sotte doit cesser, quand viennent les Visiteurs du soir.

 

Claude Bourrinet

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 11:01

Tout s'éclaire, mais complètement !

 

 

Je fais ici suite à mon article précédent « Tout s'éclaire » écrit au moment du déclenchement de l'action militaire russe contre les mercenaires terroristes qui combattent en Syrie pour les compte des USA et de ses vassaux.

Je précise ici une analyse sur les sources et raisons de cette guerre qui maintenant met en contact quasi directement l'armée russe avec les USA.

 

Base militaire russe de Lataquié en Syrie

 

La Russie est intervenue militairement et directement en Syrie. C'est suffisamment rare pour être remarquable et cet engagement ne pouvait être réalisé sans que n'existe un besoin impérieux pour l'avenir même de ce pays. La Russie n'a pas pour habitude de se répandre sur toute la planète comme le font les USA depuis toujours.

 

Envisageons d'abord le contexte de cette intervention et ses raisons.

La Russie, au moins depuis le 19ème siècle, est une cible perpétuelle pour les anglo-saxons.

Quand on considère la répartition des océans et des continents sur notre planète on s’aperçoit qu'il existe un super continent, l'Eurasie partagé par 12 fuseaux horaires sur 24, le plus vaste et de loin de tous les continents. Au cœur de ce continent, existe l'état le plus vaste du monde, la Russie partagé par 10 fuseaux horaires. Ce poids lourd continentale possède une frontière avec les pays dits de l'Europe occidentale et une autre avec la Chine, un lien extraordinaire entre deux grandes puissances industrielles. Dés le 19ème siècle les britanniques coloniaux voyaient la Russie comme un terrible concurrent notamment sur les zones convoitées de l'orient, l'Iran, l'Inde, la Chine. Ils entreprirent la guerre de Crimée (1853 - 1856) avec leur nouveau toutou la France, humiliée à Waterloo, pour contenir la Russie sur son flanc sud, puis ils financèrent le Japon en 1905 pour contenir la Russie sur son flanc Est, Japon qui lança la guerre de Mandchourie.

 

L'expansionisme russe ici caraicaturé dans la presse française anglicisée de 1830

 

Au début du 20ème siècle les britanniques s'intéressèrent à une nouvelle discipline, la géopolitique devant aider leur réflexion sur la nécessité pour eux de dominer le monde.
La thalassocratie britannique (britannia rules the waves), régnant sur les océans et contrôlant ainsi le commerce maritime mondial va considérer avec Halford John Mackinder, universitaire britannique que la géographie par définition immuable règle les rapports d'influence entre les nations, et que la terre est divisée en deux grandes zones : une vaste île que sont les continents eurasiatiques et africains, il associe l'Afrique du Nord au continent eurasiatique, et une vaste étendue océanique. Il appelle cet ensemble continental « world island », cette île monde possédant un cœur, « heart land » qui est l'actuelle Russie, qui serait l'objectif principal de conquête pour l'empire britannique.

 

La théorie impérialiste anglo-saxonne de l'Île monde

 

La guerre de 1914 fut déclenchée pour séparer l'Allemagne de la Russie quand une association d'entreprises russo-germaniques s’intéressa au pétrole de la mer Caspienne. Séparer l'Allemagne de la Russie devint l'obsession géopolitique principale des anglo-saxons.

Puis au milieu du 20ème siècle, les USA héritiers de l'empire britannique, théorisèrent également la géopolitique avec l'un de leurs universitaires, Nicolas Spykman, à la suite des théories de Mackinder il définit un « rimland » comme les rives de cette île monde qu'il serait nécessaire de se saisir d'abord afin d'encercler le cœur pour ensuite le prendre. Ainsi naquit la volonté anglo-saxonne d'encerclement de la Russie, en prenant pied sur ce « rimland » périphérique du « heart land ». Ce serait l'objectif final pour s'approprier ce cœur ou se situe au moins 40% de toutes les richesses mondiales.

 

La propagande de peur du bolchévisme faisant suite à celle du russe

 

La révolution bolchévik en Russie fut perçue comme une grande opportunité pour les anglo-saxons de pouvoir s'attaquer à la Russie et la conquérir en mobilisant les états contre le « communisme » qui devait représenter un danger pour les oligarchies au pouvoir. Malheureusement pour eux les bolchéviks, mirent en échec la coalition internationale d'une vingtaine d'états qui s'attaquèrent à eux de 1918 à 1920.

 

Après cet échec, la thalassocratie étasunienne finança l’ascension du nazisme dans les années 30 du 20 ème siècle en Allemagne y voyant la construction d'un ennemi irréductible contre le bolchevisme honni autant que la Russie. Les anglo-saxons sabotèrent tout idée d'accord anti nazi entre les puissances européennes occidentale et l'URSS après l'annexion des sudètes, partie germanophone de la Tchécoslovaquie, ce furent les accords de Munich, que les soviétiques considérèrent comme une action hostile à leur encontre. En désespoir de cause l'URSS du conclure un pacte de non agression avec l'Allemagne nazie, pacte qui représentait le plus grand danger pour les anglo-saxons. N'oublions pas que l'action géopolitique fondamentale des anglo-saxons est de séparer l'Allemagne de la Russie comme il fut entrepris en 1914, les britanniques et leur toutou habituel, la France, depuis la défaite de 1815 se jetèrent alors dans la guerre contre l'Allemagne qui soudain n'était plus fréquentable. Dans la presse Monsieur Hitler, épris de paix et pressenti pour le prix Nobel de la Paix devenait un horrible dictateur à combattre tout comme le bolchevisme.

 

Cependant, comme il avait été programmé a grand coup de dollars depuis le début de son ascension, Hitler jeta l'Allemagne contre la Russie soviétique en 1941, les anglo-saxons pouvaient se frotter les mains.

 

La défaite de l'Allemagne contre l'URSS fut un lot de consolation pour les thalassocrates, car ils mirent durablement la main sur l'Allemagne et l'Europe occidentale qu'ils purent occuper militairement faisant quand même une avancée considérable dans le « Rimland » c'est à dire dans l'encerclement de la Russie.

 

En 1991, s'assurant de complicités au plus haut niveau de l'état soviétique dont Mikhaïl Gorbatchev les USA réussirent à ce que l'URSS se saborde de l'intérieur. Ils se ruèrent sur ses restes et pensèrent alors avoir définitivement gagné la partie quand le Carlisle Group de la CIA mis la main sur l'industrie pétrolière russe. Ceci ne put se faire sans la complicité de quelques oligarques considérablement enrichis par le vol des biens ayant appartenu à l'état soviétique.

 

C'est alors que Vladimir Poutine, colonel de l'ex KGB (services secrets soviétiques) mit un terme au dépeçage de l'ex Russie soviétique et commença à entreprendre le redressement du pays. Mais, ayant perdu ses marches européennes et connaissant un effondrement économique considérable, la Russie ne pouvait plus jouer le rôle d'opposant planétaire à l'impérialisme anglo-saxon. L'impérialisme n'ayant plus d'opposition put s'étendre sur le monde et entreprit une série de guerres coloniales pour imposer son système financier aux quelques récalcitrants du Rimland, se réservant la Russie comme ultime cible une fois l'encerclement achevé.

 

Bien évidemment, l'impérialisme thalassocratique n'a jamais expliqué son avidité pour la Russie dans les termes un peu rudes de Mackinder et de Spykman sur la nécessité pour les anglo-saxons de conquérir la Russie, cœur de l’île monde Il disait s'opposer à l'autocratie tsariste puis au « communisme », et maintenant à une néo autocratie poutinienne. On peut remarquer que la guerre froide menée par la thalassocratie contre le Russie ne change jamais quelque soit le régime politique qu'elle se donne. Cette guerre froide est toujours d'autant plus violente que la Russie devient forte et elle s'apaise quand cette Russie sombre comme sous Gorbatchev et Elsine qui furent les « chouchous » de l'occident.

 

La Russie encerclée.

 

Considérons l'actualité de la guerre permanente et sempiternelle que mène la thalassocratie anglo-saxonne contre la Russie pour des motifs de permanence géopolitique.

La Russie n'est pas partie de loin, elle put se réorganiser car héritière de l'immense technologie soviétique même affaissée. Toujours experte en technologie aérospatiale, en technologie minière et pétrolière, possédant un grand nombre d'ingénieurs et de scientifiques rompus aux technologies de défense et d'armement. La guerre d'Ingouchie contre la Géorgie tenue à bout de bras par Israël et les USA fut un test qui effraya les autorités russes. En effet, celles-ci comprirent l'état de délabrement dans lequel se trouvait son armée, l'incurie complète de l'armée géorgienne évita à la Russie un désastre. Un gros effort de redressement des capacités militaires de l'armée russe fut décidé en reprenant notamment les programmes de hautes technologies soviétiques surtout en électronique et informatique abandonnés depuis un certain temps. Ce redressement ne fut pas facilité par le fait que l'essentiel du savoir faire militaire et aérospatial soviétique était en Ukraine dans la région de Kharkov maintenant sous la mainmise étasunienne.

 

Puis, le début de la présidence de Vladimir Poutine et surtout celle de Medvedev fut quand même marqué par une grande naïveté des autorités russes quand aux intentions de l'impérialisme. En Russie tout comme en Chine beaucoup, dans les cercles du pouvoir, pensaient que l'affrontement avec l'ouest était terminé que s'en était fini de la « lutte idéologique » comme un militaire chinois de haut rang me l'avait spécifié. Les oligarques autant russes que chinois, voyaient dans l’extension de l'impérialisme US une grande opportunité pour s'enrichir encore et encore au détriment de leurs peuples. Peu, très peu étaient conscients du danger, c'est ainsi que la Russie et la Chine s'abstinrent de voter contre la résolution 1973 permettant à l'OTAN, sous le prétexte de l'organisation d'une zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye de détruire ce pays et de s'approprier ses richesses.
 

Cette affaire Libyenne marqua une prise de conscience dans la perception des russes et des chinois quand a la duplicité et des intentions de l'impérialisme.

Un tournant fut engagé, plus rien ne serait comme avant. Avec cette prise de conscience soudaine, une guerre sans merci possible commença entre l'impérialisme thlassocratique anglo-saxon et les tenants russes et chinois du « heart land ».

 

Les conditions de la guerre impérialiste.

 

D'abord le but de l'impérialisme aujourd'hui est de mettre la main sur les systèmes politiques et financiers des états afin de les endetter et de prélever ainsi un intérêt permanent alimentant le volume de capitaux disponibles à la spéculation haussière sur les matières premières. En second lieu seulement s'approprier les ressources de matières premières afin de payer le minimum possible de redevances aux états. Le fin du fin pour l'impérialisme est de s'approvisionner auprès d'organisations terroristes ou mafieuses non étatiques trouvant ainsi les prix les plus bas.

 

Le prototype quasi caricatural de la guerre impérialiste fut la Libye qui non seulement n'était pas endettée mais prêtait de l'argent au FMI. Bien sure les redevances pétrolières que devaient payer les compagnies étrangères à l'état libyen étaient les plus hautes que l'on puisse trouver mais le peuple libyen vivait très bien.

 

Les USA et ses satellites qui prétendent vivre en démocratie se doivent d'abord de masquer ces sales guerres crapuleuses par des considérations humanistes propres à tromper leurs peuples. L'impérialisme a mis en place un double jeu et un soutien médiatique permanent pour le cacher afin de donner du crédit à ses affirmations humanistes mensongères.

 

Évidemment ce double jeu peu sembler contradictoire à l'observateur attentif, mais l'impérialisme a prévu un argumentaire pour les médias afin qu'ils puissent marginaliser ces observateurs trop gênants. Les accusations de conspirationnisme, d'antisémitisme, d'extrême droite et de vouloir remettre les juifs dans les chambres à gaz sont les insultes médiatiques habituellement proférées à l'encontre de tous observateurs trop sérieux ne pouvant s'exprimer que sur les réseaux sociaux.

 

Le double jeu principal est « la guerre au terrorisme » entrepris suite à l'opération du 11 septembre 2001. Les arabes et les musulmans en générale, selon leur doxa médiatique seraient des gens dangereux qui ourdiraient en permanence des attentats terroristes. Cette affirmation fut appuyée par un grand nombre d'attentats sous faux drapeau dont le plus célèbre est celui du 11 septembre 2001, bien d'autres ont suivi et se suivent régulièrement comme l'affaire Charlie Hebdo ou la mascarade du Thalys. Donner corps à cette affirmation est une préoccupation permanente des médias aux ordres c'est ce que l'on appelle le développement perpétuel de l'islamophobie.

 

Parallèlement à une guerre au terrorisme imaginaire et gesticulatoire mettant en cause des musulmans, l'impérialisme utilise des mercenaires musulmans particulièrement violents combattant pour ses intérêts coloniaux et impérialistes.

 

Affirmer d'un côté que l'islam est criminogène par essence et de l'autre fabriquer des « résistants » musulmans dans un hypothétique printemps arabe est un jeu dangereux mettant en permanence les médias aux ordres sur la corde raide.

 

Bien entendu toute action de l'impérialisme, ou que ce soit, doit être vu in fine comme une action contre la Russie cible essentielle de l'impérialisme. Les hordes « jihadistes » levées un peu partout sur la planètes pour combattre le régime laïc syrien ne sont engagées que dans une étape leur permettant de s'aguerrir au combat. Leur but, assigné par l'impérialisme via ses états vassaux est de les faire se déferler contre la Russie et plus loin la Chine.

 

La Russie ayant retrouvé ses forces a maintenant pris conscience des desseins de l'impérialisme, elle sait que les USA avec ses affidés ne lui laisseront jamais de répits, c'est la raison principale de son intervention militaire en Syrie, elle attaque les mercenaires de la thalassocratie avant que ceux-ci ne la prenne directement pour cible. La raison secondaire est également de démontrer à l'agresseur le niveau de ses capacités militaires afin de le faire réfléchir sur les conséquences qu'auraient son engagement sur le sol russe.

 

USS Donald Cook survolé par un avion russe non armé, mais pourvu d'un système de brouillage

http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?t=9578&sid=041c8cb9293b3ef5e798b27e50cb2d9f

http://www.air-cosmos.com/deux-avions-russes-interceptes-pres-de-l-uss-ronald-reagan-en-mer-du-japon-50484

 

Enfin la dernière raison est d'ordre médiatique, en effet dans son double jeu l'impérialisme prétend combattre un terrorisme qu'il a lui même fabriqué de toute pièce. A cet effet il a divisé ses mercenaires en deux camps d'un côté celui qu'il arme ostensiblement au vu de tous, camp qu'il a baptisé modéré, c'est principalement Al Nosra affilié à Al Qaïda . On savait que cette organisation était une fabrication étasunienne mais de là à l'avouer urbi et orbi c'est étonnant, ils font du « bon boulot » certes comme l'affirma l'ineffable Fabius mais quand même, les médias se doivent de ramer pour faire avaler cette histoire aux bas peuples.

 

De l'autre côté ils ont inventé l'Etat Islamique, ISIS ou Daesh qui seraient les méchants médiatiques mais présentés avantageusement comme incontrôlables donc pouvant être investis des missions les plus noires, celles qui pourraient choquer des peuples ébahis. « C'est pas nous, c'est pas nous ! » diraient les tenants de l'impérialisme, « tous c'est horribles massacres ce ne sont que ces méchants arabes que d’ailleurs nous combattons ». C'est ainsi que le nettoyage ethnique de l'Irak préparé pour sa partition et prévu de longue date par les USA fut l’œuvre de Daesh.

La simulation d'une action militaire contre Daesh par une « coalition » occidentale effectuée depuis une année n'a pu, curieusement, contenir l'avance de cet « état » terroriste fort commode pour les USA. De nombreux témoignages ont rapporté des parachutages d'armes et de munitions aux mercenaires « islamistes », un officier israélien de haut rang conseillant ou commandant Daesh a même été capturé par les militaires irakiens.

 

Cependant, nous observons par moment des affrontements aux USA entre deux camps qui seraient sérieusement opposés au sujet de Daesh et de la Russie, celui des jusqu'au-boutistes dans l'établissement d'un pouvoir étasunien absolu et global sur le monde, les partisans d'une guerre totale que seraient Hillary Clinton, le général Petraus ou le sénateur Mc Cain et de l'autre côté les partisans d'un compromis avec les russes que seraient Obama, Kerry et son entourage.

Doit-on donner crédit à cette opposition qui pourrait être de façade? Personnellement je doute fort qu'elle existe réellement car il ne faut pas oublier qu'aux USA comme ailleurs c'est « l'état profond » qui gouverne, (voir les écrits de Peter Dale Scott) http://www.voltairenet.org/article187500.html.

 

Les USA comme traditionnellement les britanniques sont des experts en double jeu, voir triple et tout ce qu'ils nous donnent à voir doit être sujet à caution.

 

On peut remarquer par ailleurs que l’État avantageusement appelé islamique agit comme un repoussoir et un prétexte au développement de l'islamophobie chère à la « guerre des civilisation » théorisée par Samuel Huntington et largement médiatisée par toutes les extrême droites du monde. Cet Etat Islamique (Daesh) joue magnifiquement bien deux rôles, montrer un visage réaliste d'un terrorisme hyper violent d'essence musulmane d'un côté et de l'autre disposer d'une armée efficace de mercenaires bien encadrés et armés prête à toutes les basses besognes qu'un état se présentant féru d'humanisme ne pourrait perpétrer.

 

La Russie, par son intervention militaire, contribue radicalement à mettre un terme à cette politique d'illusionniste de la thalassocratie anglo-saxonne. En attaquant Daesh le mauvais autant que les pseudo modérés de la CIA, elle a déclenché des hurlements de tout ce que l'impérialisme compte comme voix dans le monde et elles sont nombreuses.

 

Les médias dont on sait qu'ils sont aux ordres et comme s'il fallait nous en donner une preuve supplémentaire, se sont déchaînés contre la Russie et son leader Vladimir Poutine. Rapportez vous à votre programme télé habituel et vous verrez comment la russophobie se répand comme une traînée de poudre. La Russie s'en prend au « terrorisme » montré bruyamment comme étant islamiste, dont on nous dit que depuis 2001 les USA et ses satellites lui feraient une guerre acharnée. C'est pour l'impérialisme évidement intolérable car ce faisant tous ses plans de domination sur le monde par la manipulation des consciences sont dévoilés soudainement.

 

Alors évidemment tout maintenant s'éclaire même pour les plus sceptiques et cette guerre présentée par des médias aveugles ou au mieux borgnes comme étant complexe est parfaitement simple, il n'y a bien que deux camps celui de l'impérialisme terroriste et celui qui a entrepris de lui faire la guerre car il fut acculé à la faire.

 


 

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 16:31

Je publie sur mon blog un autre article de Claude Bourrinet, non pas que je partage l’entièreté de son point de vue car nous venons d'horizons politiques différents, mais les idéologies politiques du 20 ème siècle se sont effondrées et n'ont plus de sens aujourd'hui. Nous sommes maintenant à l'ère du réseau sur lequel chacun exprime son point de vu de manière à ce que chacun puisse prélever ça et là ce qui l'intéresse et alimenter ainsi sa propre réflexion.
Cet essai de Claude est particulièrement riche et il y a beaucoup à y puiser et je vais moi-même y puiser.

 

Alain Benajam

 

 

Recherche de la France, entre fatalité et liberté.

 

 

 

Interroger l'avenir met en jeu la nécessité, voire la fatalité, et la liberté. Agir sur l'Histoire, dans l'Histoire, est prendre la mesure, par l'action, du jeu de l'une par rapport à l'autre. On ne sait pas toujours quelle Histoire on fait, si l'action est utile ou vaine, ou si elle ne va pas se retourner comme un boomerang. Depuis au moins Hegel, c'est un topos d'étudiant que d'évoquer le travail ironique des hommes, qui peinent, souffrent, tuent et meurent pour, finalement, aboutir exactement à l'inverse de ce qu'ils espéraient. La force des choses est dotée d'une énergie ravageuse et cocasse, apparemment engendrée par un esprit malin. On empoigne les manettes de direction de la grosse locomotive en croyant l'orienter, et on se retrouve dans une gare qu'on n'avait pas prévue, dans une voie de garage, ou dans l'abîme. La mémoire est hantée de colossales catastrophes, qui avaient commencé par le souffle frais et vivifiant de l'espoir. La marche de l'humanité est semée de chemins de traverse, qui la mènent là où elle ne voulait pas se rendre. La vie est un vaste déménagement, disait Baudelaire, et le monde, un hôpital. On ne fait que changer de lit, quand on en trouve un. Qui abandonne le sien peut se retrouver sur une mauvaise paillasse.

 

Les Cisterciens, au XIIe siècle, entreprirent de revenir aux sources du christianisme, à la simplicité évangélique, pure et dure : ils finirent, à force de pénitence et de vertu, par valoriser le travail, qui présentait, jusque là, une connotation péjorative. Le monde moderne, avec ses injonctions de productivité et d'ascèse laborieuse, était né. La quête des racines avait conduit à défricher l'avenir. Même engrenage pour le calvinisme. La logique des anabaptistes, d'égalité universelle et de démocratie directe, aboutit à un totalitarisme radical. Tout dissident était un paria, la fusion dans le groupe était la loi, contredisant ainsi toute singularité. Les pires étaient, en Moravie, les huttérites. L'eschatologie christique, semblable à l'annonce, par Joachim de Flore, du troisième règne, celui de l'Esprit, portait en elle l'idée de progrès, qui allait empoisonner le monde à partir du XVIIIe siècle. La naissance de la nation, concept « progressiste » par excellence, avec Philippe Auguste, qui se veut empereur en son royaume, non seulement déchire la tunique du Christ et brise le sceau de l'Empire européen, mais annonce, par l'idée de communauté chapeautée par l’État, l'individualisation des hommes, arrachés à leurs patries charnelles. Le patriotisme national est un pas dans la direction de la modernité destructrice. Les guerres de religions, au XVIe siècle, sécularisées en conflits idéologiques, nous ont donné le libéralisme, en soi indifférent aux croyances, et la Raison d’État, illustrée brillamment par Richelieu, mais que toute l'époque appelait, et qui devint, en philosophie et en littérature, l'utilitarisme. Les moralistes, comme La Rochefoucauld, sont conséquents lorsqu'ils démontrent l'impossibilité de l'héroïsme et de l'amour ; quant aux sensualistes des Lumières, ils ne font que tirer les conséquences de la disparition progressive de la Religion transcendante. Le règne de la Raison est un retrait du divin et l'assomption de l'homme, triomphe révolutionnaire, qui se noiera dans les flaques de sang de la place de la Concorde. On se bat pour la Liberté, avec une majuscule, et on réduit le peuple en esclavage. On veut la libération des êtres, et on les livre à la cupidité. C'est toute l'histoire des deux derniers siècles, qui ont laissé un goût amer. Le XIXe siècle, dont nous ne sommes pas sortis, possède, en germe, tout le grotesque de l'époque actuelle, synthétique, syncrétique, saint crétin, avec le pathos qui est le sien, l'hystérie occultiste et l'optimisme béat, la magie noire, la nécromancie, les tables tournantes, les esprits frappants, et le scientisme, le culte de la femme et de l'enfant, la foi dans le progrès indéfini, illimité, sans tabou. La lumière vient à bout de l'ombre, Satan est réhabilité, il n'y a plus de méchants, sauf l’Église qui, de toute façon, finit dans les poubelles de l'Histoire. Le XXe siècle, l'ésotérisme en pratique, avec ses masses sidérées, ses gourous éructant, ses forces du Bien en lutte contre les forces du Mal, ses flambeaux, ses illuminations, ses spectacles liturgiques grandioses, ses feux d'artifice d'enfer, n'est que l'illustration mirifique de ce programme de génie. Tout finit alors par le dernier homme, exténué, flasque, sans âme, sans grandeur, sans grâce, obscène. Au début des deux Guerres mondiales, on criait « A Berlin ! », ou « A Paris ! », et tout le monde se retrouva, une fois que les fumées de la fête se furent diluées dans l'atmosphère, avec les flonflons des marches militaires et le fracas des pétards, dans les supermarchés, ces Églises étincelantes et hygiéniques de la nouvelle Religion planétaire.

 

Notre époque oublie facilement, parce que, depuis quelques siècles, on adore croire dans le lendemain - c'est ce qu'on appelle la foi dans le progrès - mais sans que la sagesse des échecs ait modéré nos élans. Les Grecs anciens, comme tous les Anciens, sauf les Juifs, qui croyaient dans la venue d'un Messie, estimaient que l'espoir était un réflexe d'esclave, qui aspirait, par moment, à sa libération. Le christianisme a appris à l'Europe l'Espoir. Ou plutôt l'Espérance. Une Espérance qui devait tout à la grâce de Dieu. Un faux espoir, terrestre, nous ronge. Le présent est toujours conçu comme la présence de l'injustice, du désordre, du chaos, de l'anormalité, de la folie, qu'un remède guérira. Comme s'il y avait un médicament pour soigner la vie ! Tout âge a, plus ou moins, cette certitude, ou cette sensation. Une révolte, le désir de changer, de bouleverser la donne, ne préjugent en rien de la logique en soi des effets qui s'entrechoquent et conduisent à l'émergence d'autres problèmes, parfois plus graves que ceux qu'on voulait résoudre. Vanitas vanitatum omnia vanitas. Le conservatisme, tel par exemple qu'il était invoqué par Edmund Burke, contre les prétentions démiurgiques de la Révolution française, insiste sur les vertus de la lucidité. Car non seulement la Terreur républicaine a liquidé plus d'êtres humains que tout le XVIIIe siècle monarchiste, afin d'imposer à la société le bonheur et l'égalité, mais on a supprimé aussi les associations, les ordres, les corporations, les « privilèges » (qui étaient des statuts imposant des droits, mais aussi des charges), enfin tout ce qui était destiné à protéger les individus en les insérant dans un réseau de groupes agencés par une vision totalisante de la communauté nationale et humaine. En brisant cette armature que les siècles avaient bâtie et consolidée, en faisant tabula rasa, en croyant que l'homme était voué naturellement à la liberté nue, on le laissait au déchaînement des puissances occultes, à la furie de la destruction, au plaisir du saccage. Baudelaire justifiait ainsi sa participation à l'insurrection de 1848 : c'était la jouissance luciférienne de l'anéantissement qui l'y avait poussé. L'action est toujours, d'une certaine manière, sous l'emprise de l'Ennemi. Toujours, elle sert à se désennuyer, comme l'ivresse, souvent, elle saccage ce qu'il y a de vraie bonté en l'homme. L'Histoire est bâtie avec les pierres du Mal, elle compose avec le Diable, et l'humain est contraint d'ériger ses cités avec ce matériaux. Le plus miraculeux est qu'il parvient, parfois, à leur donner les apparences du Ciel.

 

La subjectivité n'est pas chose simple. Les motivations qui poussent à agir sont complexes, et ne relèvent pas d'intentions aussi pures que celles d'un ange. La pensée française, au moins, a eu l'intelligence, quelque peu janséniste, de mettre en garde contre les intermittences du cœur. Toutefois, certains bons esprits croient encore à l'innocence du cœur. Victor Hugo, cet imbécile à plume, n'était certes pas avare d'épanchements simplets de nourrice attendrie, ou de vomissements salubres contre le méchant Mal. La moraline est un naufrage intellectuel. Notre société est infestée de virulents Hugos, ou de vibrantes Hugotes, qui nous pourrissent l'existence avec leurs leçons de morale. Il n'y a pas un éducateur, un sociologue, un psychologue, un politologue, qui n'emprunte, pour disséquer le corps social, surtout quand il s'agit des naufragés de la vie, les femmes, les enfants, les immigrés, les handicapés etc., tous vulnérables et victimes des méchants, une voix tremblotante d'émotion, d'amour, d'adoration, et de haine contre ceux qui font encore obstacle à la lumière du progrès.

 

Être un Français, c'est, si je puis invoquer une nature qui serait une marque d'identité de notre nation, ne pas être dupe. Une ombre massive de soupçon plane sur la sincérité, y compris la nôtre.

Une fois cette vérité rappelée, que faire ? Qu'est-il possible de faire ?

 

Il est bien évident que l'on ne doit accorder sa confiance à personne, surtout à ceux qui prétendent défendre nos intérêts, à supposer qu'ils sachent quels ils sont. « Ce qui fut sera, Ce qui s’est fait se refera, Et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. » Avoir la foi du charbonnier est peut-être une bonne chose quand il s'agit d'aller mourir sur un champ de bataille, mais beaucoup meurent inutilement.

Ce qui ne signifie pas qu'il ne faille rien faire. Mais je suivrais volontiers Mérimée, qui avait gravé sur sa broche, en revers : « Souviens-toi de se méfier. »

Il n'est pas dans mon intention de désespérer internautes identitaires, colleurs d'affiches et habitués des brasseries.

Ni de les encourager, d'ailleurs.

Je me moque tout aussi bien du peuple, que de la république, ou de la laïcité.

Je place la France à un étiage plus haut que notre âme peut encore aller, notre pauvre âme si rabougrie. Seule Jeanne était capable d'atteinte le faîte de la grâce.

Mais, hélas, il est fort possible que, si Jeanne n'avait pas existé, la France, à la longue, fût devenue ce qu'elle fut, et ce qu'elle devint. Tant la force des choses transcende la force des hommes. On croit déplacer des montagnes, et c'est, de fait, la terre elle-même qui s'est soulevée.

La geste de Jeanne fut-elle inutile ? Elle est un témoin de ce que l'être humain peut faire, un signe que l'on est capable, par le sacrifice et l'honneur, d'atteindre la lisière des territoires de Dieu, là où se touchent Cité terrestre et Cité de Dieu.

Qui porte son regard sur les cinq ou six siècles qui nous précèdent, pour peu qu'il ne verse pas dans les erreurs du progrès, des Lumières, de la Raison, de la Liberté, de l'Individu, du Confort, de l'Hygiène, enfin dans toutes les superstitions qui ont transformé notre âge en obscurantisme, en âge des Ténèbres, verra que tout changement a été une dégradation de la qualité d'être, de la puissance d'exister, de la substance vivante. Nous ne sommes plus que les ombres de nos ombres. Et il n'y a aucune raison que ce processus s'inverse.

Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille réagir, je le répète. Car il faut bien subsister, voire demeurer, vivre en sa demeure, malgré tout, même si tout est vain. Qu'y a-t-il encore à conserver ?

La nature actuelle de l'homme, Français ou pas, est telle qu'il est inconcevable d'attendre un sursaut noble et sain. C'est comme un homme, dans un tunnel sans issue, qui lutterait contre d'autres hommes, dans le noir absolu. Les mots sont pipés, les idées confuses, et, surtout, la mémoire déficiente, menteuse et viciée.

L'individu postmoderne est conçu pour le monde où il flue. Rien ne peut transformer un liquide visqueux en roche de basalte. A moins de le geler.

Qui voit froidement le monde comme il est ?

M'interrogeant donc sur ce qu'est « être français », outre la question de la langue, qui est un vaste programme, je n'ai pu répondre que par une aporie : cela consiste à imiter Jeanne. Pari impossible, assurément. C'est comme mettre le Néant à côté du Tout.

Il faut l'imiter, malgré tout. Non point mourir, inévitablement, sur le bûcher, mais faire plus confiance dans les voix de Dieu que dans celles des hommes.

Je me suis vu « païen » longtemps. C'était un vocable comme un autre, une valise portée entre deux hôtels. Tout le monde sait que ce terme ne signifie rien. Je ne parle pas seulement de l'éventualité de prier Athéna, Astarté, Isis ou Osiris, ce qui est ridicule, mais on ne saurait concevoir de religion qu'incarnée dans une tradition, une structure, un rituel.

J'en ai conclu que la seule religion encore accessible à un Français était le christianisme, sous sa forme catholique.

Catholique signifie « universel », ce qui ne veut pas dire voué à la fusion planétaire, dans le magma inhumain du marché, de la consommation et de l'hédonisme de masse. Le christianisme, c'est la singularité en acte.

De plus, catholique implique l'idée d'intégration. L’Église intègre le legs antique, la religiosité et la sagesse des Anciens, en portant plus haut le message divin. L'incarnation est la garantie que Dieu est là, et qu'on peut avoir accès à son esprit.

Le catholicisme est aussi, plus charnellement, la religion visible, nos églises, nos sanctuaires, nos monastères. Pourquoi chercher ailleurs ?

 

Claude Bourrinet.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 17:45

 

Le racisme, angoisse du dernier homme.

Claude Bourrinet

 

 

 

La question de l' « identité » a surgi au moment où elle n'allait plus de soi. Dans le monde traditionnel, on ne se demande pas qui l'on est, tellement l'existence baigne dans une évidence ontologique. L'on agit comme l'on est. Il a fallu le déracinement moderne, initié dès la fin du « moyen-âge », et la déréalisation actuelle du monde, miné par la confusion généralisée des mots et des choses, pour que revînt en surface des convictions identitaires chargées de redoutables menaces.

 

« Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges », écrivait Nietzsche. Car elles prodiguent généreusement une naïveté qui transforme le crime en acte innocent, puisque sincère. Le mensonge, aussi abject soit-il, pourvu qu'il paraisse comme tel, n'est toujours qu'une prise de distance par rapport à la vérité, qu'il légitime indirectement. La politique est mensonge usuel, puisqu'il s'agit de mener des hommes imparfaits, mais l'idéologie, sécularisation des dogmes religieux, est conviction, donc fanatisme en action. La bêtise mène le monde. « La colère des imbéciles remplit le monde », écrivait Bernanos. On se rabat sur ce qui est à portée, à sa hauteur, très haut très rarement, très bas, la plupart des fois.

 

René Guénon faisait remarquer que l'éloignement progressif du principe supra-humain s'effectuait parallèlement à une mise en relief proportionnelle de l'humain, dans sa composante matérialiste, biologique, et même par l'irruption, dans la sphère consciente et civique, de l'infra-humain. De l'invention de la perspective, au quattrocento, au pansexualisme freudien, jusqu'à la légitimation postmoderne des perversions les plus variées, l'homme a tenté d'octroyer de la substance à ce qui n'est rien sans le divin. Il a été contraint de courir après toutes sortes de fantômes pour parvenir à être, sans y réussir. Le concept de « race » est l'un de ces trébuchets censés offrir aux uns et aux autres un valeur déterminée, selon que le plateau pèse dans un sens ou dans un autre.

 

 

Balade au zoo de Vincennes en 1907.

 

L'on sait que le terme, appréhendé dans son sens contemporain, c'est-à-dire fruit d'une taxinomie ayant toute l'apparence d'une démarche scientifique, est un produit du XIXe siècle, époque où les races bovines que l'on peut admirer dans nos campagnes furent crées, et où Darwin put analyser l'évolution des oiseaux des Îles Galapagos. L'Essai sur l'inégalité des races humaines, de Gobineau, date de 1853. C'était un siècle livré corps et âmes aux Européens, conquérants, sûrs d'eux, dont la supériorité mécanique, comme aurait dit de Gaulle, essayait d'être étayée par une supériorité morale et civilisationnelle. La République des Jules, si dure avec les pauvres, et si douce avec les banquiers, justifiait, à la fin de ce siècle de fer, la colonisation, par une supériorité raciale des Blancs, dont la mission manifeste, diligentée par les Lumières de la Raison, était de « civiliser » les sauvages visiblement abandonnées à un sort malheureux.

 

Exposition coloniale de 1931  un zoo humain,

 

Or, le monde, mené par la bêtise, maintenant, est incarné par les médias, c'est-à-dire un chaos de mots creux, qui s'entrechoquent comme des boules de billards électriques. Le temps n'est plus à quelques bribes de raisonnements plus ou moins tenus par un lien logique relativement rigoureux, comme du temps des « Grands Récits », désormais disparus, mais à l'immixtion spasmodique de connotations, d'associations empreintes de subjectivité, protéiques, malléables, évanescentes et pulsionnelles ; de quoi transformer le Ricard en geyser dans n'importe quel Café du commerce, ou plateau de télévision.

 

On laissera à celui qui a un peu de temps pour réfléchir le soin de méditer sur la réalité des races qui, certes, doivent exister, mais sans doute pas dans le sens simpliste et niais qu'il prend lorsqu'on s'en mêle sans avoir les connaissances nécessaires. Nous ne rappellerons que deux aspects de la question. D'abord, le vocable, s'il apparaît – rarement – dans les textes anciens, se rapporte à la générosité du sang, de la lignée, au sens aristocratique. C'est ainsi qu'on le trouve chez Corneille, qui s’inspirait de l'éthique castillane. Les Anciens, dans l'Antiquité, distinguaient les Hellènes (ou les Romains), et ceux qui ne partageaient pas la langue grecque, ou la vie en cités, et qui étaient les « barbares ». On reconnaît la même logique chez les Chinois, et dans d'autres peuples. Montaigne l'avait bien remarqué, et, critiquant l'ethnocentrisme de ses contemporains, écrivait que « chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ». D'autre part, le caractère « racial » étant assimilé aux signes apparents d' « extranéité » (terme juridique, qui désigne l'« étranger », mais qui peut traduire l' « extériorité » de l'être que l'on perçoit), la couleur de la peau est le composant essentiel de l'appartenance à une communauté essentialisée par le regard. Et comme l'Occident, d'abord l'Europe, puis son héritière, l'Amérique du Nord, a été avant tout une civilisation d'hommes blancs, et que l'agressivité de cette société l'a portée à exporter, à universaliser sa manière d'être, de sentir, de penser, et qu'elle a amené avec elle la notion de progrès, la blancheur de peau a été perçue comme le signe distinctif d'une supériorité. Si bien que l'évaluation de sociétés attachées à des modes de vie ou de croyance considérés comme parties intégrantes d'une époque révolue, que le progrès aurait dépassés, dépend de leur éloignement plus ou moins accentué avec ce qui est jugé comme le summum de l'humain, l'Amérique et l'Europe. L'Occidentalisme, ainsi, est-il un racisme culturel, qui frôle, par moment, le champ sémantique du racisme biologique.

 

Avec Claude Lévi-Strauss, il est nécessaire de souligner que, loin d'être une force, l’accroissement de la quantité d'énergie disponible par habitant, et la protection, la prolongation irrationnelle de la vie, desseins revendiqués par la civilisation occidentale, ne sont pas des manifestations de force, mais de faiblesse, qui non seulement mettent en péril l'équilibre naturel et l'avenir de la planète, mais aussi traduisent une peur atroce de la mort, et une angoisse devant le vide existentiel.

 

Claude Lévi-Strauss ne niait pas qu'il y eût progrès, mais il mettait en cause ses supposés bienfaits. En outre, pour lui, il n'était pas le critère d'une société aboutie. Chaque société mesure son évolution à l'aune de ses catégories axiologiques. Toutes les sociétés sont adultes, mûres, à l'exception des peuples qui ont été détruits, assassinés, ou pervertis par l'Occident. Souvent, on juge de certaines ethnies, de certaines société, par ce qu'elles sont devenues après le déracinement suscité par la colonisation occidentale. Au sein de l'Europe même, les dérives de populations issues de l'immigration sont liées à l'islam, tout comme l'islamisme des wahhabites ou des takfiris, qui sont des sectes puritaines et nihilistes, condamnées par la tradition musulmane. C'est envisager un homme d'après une maladie, et non en fonction du moment où il était sain et vigoureux. Qui osera dire que les pays musulmans représentent actuellement ce qu'ils étaient avant les désastres que nous connaissons depuis plus de deux siècles ? Et ne parlons pas de l 'Amérique latine, des Amérindiens, ou des sociétés africaines !

 

L'universalisme revendiqué par la vulgate mondialiste contemporaine est un outil d’arasement civilisationnel, une arme de destruction massive, une tentative de modeler les sociétés sur la société occidentale, par le biais du marché unique et de l'idéologie permissive. Or, comme la nature, le monde est peuplé de diversité. Cette dernière existe dans le temps (on rencontre davantage l' « Autre » en explorant le passé qu'en se restaurant dans un MacDo), et dans l'espace : jusqu'à maintenant (mais pour combien de temps encore?), des visions différentes de l'existence coexistent dans le monde. Il n'est pas question de nier le caractère conflictuel de certaines relations entre peuples, mais Claude Lévi-Strauss affirme que le véritable « progrès » ne se réalise que quand le différentiel de culture entre peuples est assez important pour enrichir vraiment les échanges, ce qui s'est produit à différentes époques de l'Histoire. Il est vraisemblable que le nivellement (nécessairement par le bas) des races, des ethnies, des cultures, et l'adoption d'un seul genre d'existence, entraîneraient le dépérissement de l'espèce humaine.

 

Comme disait Nietzsche : « Mes frères, ce n'est l'amour du prochain que je vous conseille ; je vous conseille l'amour du lointain. » L'amour du lointain, c'est l'amour de la différence, la vraie, celle qui engage l'être, le cœur et le corps, et non celle qui joue avec les ineptes déchets vestimentaires de la société de consommation. Il faut aimer être surpris. Le dernier homme, c'est celui qui est blasé, cligne de l’œil en considérant de haut le « barbare », et prend son nombril pour le centre du monde.

 

 

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 10:36

La petite chaperonne LGBT.

 

 

 

Najat V-Belkacem est à la gauche ce que Morano est à la droite : la nouvelle race des Limitated Girls Brain Tartiflette . La brune étant plus dangereuse que la blonde puisqu’elle s’occupe de nos enfants , la blonde régnant sur les croisiéristes Costa.

A ce sujet je parlais avec la responsable de ma mairie, mais ce sera un autre sujet, des NAP. (Non pas les nouveaux animaux de compagnie (NAC), mais des nouvelles activités périscolaires.) Cela coûte 140 000 euros par an à mon bled qui rage mais est obligé de se soumettre. Les intervenants sont payés au smic. L’autre jour, ma petite fille ayant vomi, elle est restée à la maison. « Ce n’est pas grave, m’a dit ma fille, c’est le jour où elle fait du tricot avec la dame de la mairie. (J’espère que les garçons font aussi du tricot sinon je porte plainte !)

Mais passons aux contes de fée qui, d’après Belkacem sont sexistes. Ah bon…Oui Cendrillon et Blanche Neige font le ménage sans être aidées par les princes charmants. Le méchant est UNE sorcière et non UN sorcier. Et l'idéal de tout ce petit monde est de faire des enfants et de rester au château. Par dessus le marché, scandale total , ces histoires ne véhiculent que le couple lambda homme-femme. Aucun prince n'est homosexuel ou Bi ou trans et aucune princesse ne veut coucher avec Miley Cyrus. Là, pour nos égéries du Nouveau monde, c'est trop...

Il faut donc changer la société, l'Histoire et les contes de fée... Rude chantier...Il faut faire attention à ce qu'on dit, à ce qu'on lit. Car il y a du sexisme partout : l’Histoire déborde de généraux, de savants, de héros, d’amants, de chevaliers, de génies pendant que chez les femmes , il n’y a que Jeanne d’Arc et Mata Hari. Dans la religion ,il n'y a que les vierges filles qui peuvent être enceintes et :

"LE vierge, le vivace et le bel aujourd'hui "

ne se trouve que chez Mallarmé .

J’ajouterai que même Dieu est un mec. Les prophètes sont des mecs. Les anges sont des mecs. Ça commence très mal pour Belkacem !

Il y a même du sexisme dans l’espace car LA terre, LA lune , L(A)étoile sont quand même bien plus modestes que LE soleil ! Je propose qu’on l’appelle désormais LA « BOULE »

Bref, il faut tout reprendre.

Personnellement je pensais que nous vivions une époque d’égalité car les hommes ,comme les femmes, sont promis au chômage et à la ruine. Mais non. Je m’abuse.

J’ai donc décidé de cesser de faire la rebelle et je propose à Belkacem une nouvelle version du petit chaperon rouge afin de me faire un peu de fric avec ma plume.

 

La petite chaperonne LGBT.

(J’ai changé « petit chaperon » au masculin car on se demande pourquoi une fille serait « petit ».

J’ai mis LGTB pour que l’enfant s’habitue à cet acronyme. Que cela fasse partie de son paysage habituel.

J’ai supprimé « rouge » qui a une couleur politique liée à Poutine, le maudit. (L’armée rouge.)

 

« Il était une fois, une petite chaperonne LGTB qui rêvassait sous la douce chaleur de la boule . Et soudain elle se dit : « Quand j’aurais fini de me masturber avec les jouets qu’on m’a donnés à l’école, si je portais une tartine de Nutella (sponsor) à ma Mère Grand qui vit dans la forêt ? Son frère gay (ou gai selon le niveau de la classe.) y était allé la veille car la petite chaperonne exigeait un partage égal des tâches. Sa mamie était une ancienne prostituée trans et elle vivait dans une cabane car Papy l’avait abandonnée pour une Femen. Ils avaient eu un fils qu’ils avaient baptisé Porochenko. (Ouverture sur l’Histoire et les réalités).

La petite chaperon LGBT ( traduction « La Grande Belkacem T’observe ) avait fait préparer son panier par son frère et était partie dans LE forêt, endroit sombre et dangereux. Son frère lui avait dit : « Attention à la louve ! » (Car il appartenait à un mouvement de résistance anti-féministe.) Mais la petite chaperonne n’avait peur, comme toutes les femmes , que des araignées et des souris . (Passage facultatif.)

Elle arrive devant LE cabane crasseux de Mère Grande et lui dit :

« Je t’apporte de bonnes choses, Mère Grande ! Ouvre la porte à Coca Cola (sponsor)

Et la mamie répond :

« Tire la chevillette et la bobinette cherra. » (Ce qui signifie : « Tire sur le zizi et ta bobinette chauffera ! » Anciens souvenirs de sa vie agitée sur un matelas EPSOM.)

-Oh ! Mamie grosse cochonne ! Pardon ! Gros cochon ! lui dit la petite chaperonne tout en entrant dans LE cabane crasseux.

Dans le lit , le loup, qui s’était fait faire un lifting dans la clinique du docteur Hanser (13 ème arrondissement. Tel 05 71 87 93 54.) était méconnaissable.

-Mais Mamie , tu ressembles à Bridget Jones ! ( Dont le dernier film vient de sortir. Consulte ta page Yahoo.) Comme tu as de grands yeux !

-C’est pour mieux porter mes lunettes Afflelou ! (Nouvelle promotion petits enfants ! parlez-en à vos parents !)

-Comme tu as de grandes dents !

-Ce sont des implants ma chérie ! La clinique Duval fait des prix en ce moment et tous les sans dents peuvent y trouver leur bonheur !

-Tu as faim ?

-Oui !!!!

Et là dessus LE loup, saute sur la petite chaperonne et la croque.

 

Passe un chasseur qui s’en fout . Il va voir un match de foot et n’a pas de temps à perdre.

On sait ce que sont les hommes.

Mais arrive une chasseresse.

Et là, tout change.

Une femme est un être sensible.

Elle baise avec le loup qui lui fait cherrer sa bobinette avec sa chevillette. (Avec travaux dirigés. )

 

Quant à la petite chaperonne LGBT, elle fut digérée et transformée en gros caca puant.

 

Car il ne faut pas trop faire rêver les enfants.

La vie est moche (sauf chez Monsanto. ) et il est bon que les enfants l’apprennent le plus vite possible.

 

Là, je crois que j’ai tout bon. J’envoie ça demain au ministère de l’Education nationale !

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 17:41

Tout s'éclaire.

Islamisme, islamophobie, terrorisme, migrants : l'impérialisme joue sur tous les tableaux.

 

 

 

L'intervention militaire russe contre les terroristes en Syrie suivie des protestations véhémentes de l'impérialisme aura eu le mérite de clarifier la situation et de commencer à dévoiler qui est l'Etat islamique (Daesh) qui est Al Nosra, se disant Al Qaïda ainsi que d'autres groupes liés au wahhabisme ou aux frères musulmans. Pourquoi l'impérialisme proclame combattre certains qualifiés de terroristes et pas d'autres qualifiés de rebelles et comment démêler cette apparente confusion de l'impérialisme et de ses affidés (France, UK, Turquie, Qatar, Arabie Saoudite) tous réclamant à grand cri que la Russie cesse son intervention.

 

Il apparaît aujourd'hui, à nombre d'observateurs, que les USA et ses satellites, états, politiciens et journalistes se doivent de gérer une contradiction. D'une part entre l'islamophobie répandue à grand coup de propagande depuis le 11 septembre 2001 et d'autre part, leur soutien politique, au wahhabisme et aux frères musulmans. Ces deux idéologies similaires et ultra conservatrices étant l'idéologie politique de tous les groupes de mercenaires ayant combattu la Jamahiriya libyenne et maintenant l'état anti impérialiste syrien, Daesh compris avec l'aide militaire de l'impérialisme et de ses satellites. .

 

1- Développer l'islamophobie.

 

D' abord la guerre au terrorisme, un petit rappel sur cette « guerre » initiée par les USA au lendemain des événements du 11 septembre 2001.

 

Ce que nous en dit Wikipedia :

La « guerre contre le terrorisme » ou « guerre contre la terreur » (« War on Terrorism », « War on Terror » ou « Global War on Terror », (GWOT)) est le nom donné par l’administration américaine du président George W. Bush à ses campagnes militaires faites en réplique aux attentats du 11 septembre 2001. Ce terme n'est plus employé dans l'administration américaine depuis l'entrée en fonction de l'administration Obama en 2009.

La notion, déjà utilisée au début de la présidence Reagan, refait surface dès la présidence de Bill Clinton confrontée à la montée du terrorisme international et sous forme de recommandations alarmantes émises dès le mois de juin 2000 qui évoquent déjà les menaces et le scénario qui devaient se concrétiser l'année suivante.

La guerre contre le terrorisme consiste en plusieurs actions policières, politiques et militaires du gouvernement des États-Unis, appuyé par différents alliés dont l’OTAN, contre différentes organisations liées au terrorisme islamiste, en premier lieu desquelles Al-Qaïda. Ces opérations antiterroristes sont appuyés par une coordination au niveau de l’ONU de divers comités créés par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui par la résolution 1373 du 28 septembre 2001 oblige tous les États membres de l'ONU à prendre des mesures législatives contre le terrorisme.

Cette campagne se démarque de la lutte antiterroriste traditionnelle par des actions militaires de grande ampleur à l’étranger, un interventionnisme actif, le fait qu'elle s'oppose non à un État (définition d'une guerre en droit international public) mais à des groupes non étatiques (Al-Qaïda en premier lieu), et qu'elle n'ait pas de terme défini, ce qui a conduit un certain nombre de commentateurs à critiquer la mise en place d'un « état d'exception permanent ». Elle débouche sur la théorisation du concept de « guerres préventives » contre les États accusés d’abriter des groupes terroristes ou susceptibles de leur fournir des « armes de destruction massive », cause de l'invasion de l'Irak en 2003 qui s'est juxtaposée à la guerre d'Afghanistan entamée dès octobre 2001. Outre une lutte directe (démantèlement des cellules terroristes, la destruction des camps d’entraînement, etc.), la guerre contre le terrorisme signifie aussi des enquêtes et les pressions sur les gouvernements, organisations et personnes soutenant les organisations terroristes, et le gel des avoirs soupçonnés d’appartenir ou de servir à des groupes terroristes. Elle comprend aussi les aides financières aux pays participant à la lutte contre le terrorisme, l’accroissement de la coopération policière internationale ainsi que de la coopération entre services de renseignement (mise en place d'Alliance Base, dont le siège est à Paris), les tentatives de réorganisation politique du Moyen-Orient décidée par l'administration Bush (projet du « Grand Moyen-Orient » porté par les néoconservateurs).

 

 Nous voyons ici, par cette explication, validée par la communauté internet, que ce sont bien USA qui ont initié et entrepris ce qu'ils appellent la "guerre au terrorisme", terroristes  qualifiés par eux d'islamistes c'est à dire liés à une religion, l'islam qui pourrait être dangereuse. Certains essayistes occidentaux vont également s'appuyer sur les ouvrages de Samuel Huntington sur le « Choc des Civilisations », pour bien préciser que la civilisation dite islamique serait intrinsèquement l'ennemie de de la civilisation chrétienne occidentale. 

 

En conséquence, médias, politiciens, essayistes, journalistes, ne cessent, depuis le 11 septembre 2001 de montrer un Al Qaïda avec Ben Laden, terroriste et infernal, étendant partout ses ramifications, ourdissant dans l'ombre, nombre de rééditions d'horribles « attentats», aidés en cela par une communauté musulmane de plus en plus nombreuse et envahissante. Depuis, ce que l'on appelle l'islamophobie, s'est répandue dans toute la société occidentale. Puis, pour donner corps à cette théorie d'une conspiration musulmane sur le monde occidental qualifié de « libre », de nombreux attentats régulièrement organisés seront attribués à des « islamistes ».

 

Évidemment tous ces attentats attribués bruyamment à des musulmans ont tous présenté, comme celui du 11 septembre des zones d'ombre, des incohérences et des impossibilités techniques, dévoilant qu'ils avaient été perpétrés sous faux drapeau. Mais les médias de service étaient toujours présents pour faire résonner l’événement, passant en boucle des images bien choisies pour faire peur au bon peuple, insistant sur l'origine religieuse des prétendus terroristes et fustigeant les incrédules, les qualifiant de complotistes.

 

Derrière, les politiciens prenaient le relais, chacun dans son registre, le Front National rajoutant toujours une couche dans l'islamophobie tandis que la néo gauche pro impérialiste enjoignait de ne pas faire d'amalgame avec les immigrés, validant ainsi mais sournoisement l'origine musulmane  de l'action bien entendu sans contester la véracité des faits.

 

Cette fabrication de la peur du musulman terroriste s'est accompagnée aux USA comme dans tous les pays qui lui sont soumis d'une forte restriction de libertés publiques, d'une accentuation de l'espionnage des citoyens et des mesures de contrôle notamment dans les aéroports, sans effet technique, mais destinées à frapper les esprits et de susciter la peur.

 

Avec l'afflux de migrants et d'immigrés soigneusement organisé, la peur du musulman ne cesse de s'accentuer dans les pays soumis à l'impérialisme.

 


2- S'allier au pire du monde musulman : le wahhabisme et les frères musulmans.
 

Mac Cain sénateur US et Al Baghdadi chef de Daesh

 

Cette "guerre au terrorisme" menée par les USA ne les a pas empêché de composer une politique d'alliance très étroite avec les monarchies wahhabites comme l'Arabie saoudite principalement ou avec la Turquie, membre de l'OTAN soumise à la secte des "Frères Musulmans".

 

Il faut en premier lieu faire remarquer que l'ennemi Al Qaïda dont les USA prétendent qu'il ourdit tous les complots et attentats du monde, fut à l'origine une organisation wahhabite crée par la CIA avec l'aide des services pakistanais et saoudiens et destinée à recruter des mercenaires pour le bien de l'impérialisme. Cette organisation avec son chef saoudien Ben Laden officia en Afghanistan contre les soviétiques et dans l'ex Yougoslavie pour démanteler ce pays.

 

On pourrait s'étonner de cette alliance étroite avec un pays dont l'idéologie officielle est exactement celle de ceux dont on prétend qu'ils organisent le terrorisme. Une contradiction qui serait schizophrénique si on donnait le moindre crédit à la légende Al Qaïda Ben Laden croquemitaine d'un terrorisme agité par les médias. Mais comme pour les divers attentats dits «islamistes» cette organisation ou pseudo telle fut fabriquée et contrôlée par les USA et l'est toujours comme nous pouvons le constater avec l'organisation Al Nosra qui combat l'état syrien, qui affirme haut et fort son appartenance à Al Qaïda, dont M. Fabius a dit qu'il faisait du « bon boulot » et qui suscite de véhémentes protestations quand l'aviation russe bombarde ses milices maintenant qualifiées de « rebelles ».

 

Le wahhabisme et ses divers rejetons salafistes et takfiris ont déjà été instrumentés dans l'histoire par les britanniques, cette idéologie est particulièrement conservatrice et prône un islam ossifié et rétrograde, il prône la charia comme seule loi, fustige les nationalismes arabes et surtout les lois démocratiques qui seraient issues d'une volonté populaire. Pour le wahhabisme les femmes sont mineurs voir réduites à des objets sexuels et peuvent être possédées comme un cheptel. Les monarchies wahhabites sont de droit divin et particulièrement éloignées des standards prétendument « démocratiques » proclamés par les USA et ses soumis.

 

Ici encore le soutien sans failles et sans critiques de ces USA, prônant la « démocratie » à tout vent, à ces régimes rétrogrades pourrait sembler schizophrénique si nous accordions là également crédit à cette pseudo démocratie à l'étasunienne qui n'est en fait qu'un pouvoir oligarchique dont la réalité est peu éloignée du pouvoir oligarchique des monarchies du golf.
Donc autant que pour Al Qaïda ennemi déclaré, mais fabriqué que pour le wahhabisme anti démocratique, mais soutenu, il ne serait pas nécessaire de faire soigner les dirigeants impérialistes pour cette maladie du dédoublement de la personnalité, car dans la réalité il n'y a aucun dédoublement mais jeu conscient et voulu sur deux tableaux.

 

Il en est de même pour la secte des « Frères Musulmans » dont le siège est à Londres et qui fut depuis toujours un instrument entre les mains des anglo-saxons pour être utilisée contre le nationalisme arabe anti impérialistes ils furent jetés notamment contre Nasser après sa nationalisation du canal de Suez et contre l'état syriens sous Afez Al Assad. L'idéologie promue par ces « frères » est strictement identique à celle des wahhabites mais en ajoutant encore un aspect agressif prétendant vouloir étendre un califat musulman sur le monde.

 

Les « Frères Musulmans » furent les acteurs du faux « Printemps Arabes » qui a consisté pour les USA de les mettre au pouvoir dans nombre de pays car étant considérés comme des alliés fidèles. Le Qatar et la Turquie furent les opérateurs de ces coups d'états ou tentatives de coups d'état souvent sanglants et destructeurs pour les états qui y furent soumis.

 

On s'aperçoit finalement que l'idéologie rétrograde des Frères Musulmans et des wahhabites, ne reconnaissant aucune loi civile, aucun état, aucune nation, s'accorde parfaitement à la fois avec l'idéologie impérialiste anglo-saxonne du free-trade avec sa promotion du mondialisme, mais également avec l'idéologie d'essence trotskyste de la néo gauche qui prône la fin des états-nation.
 

Il y a donc dans cette alliance une parfaite cohérence politique.

 

3- Libye, Syrie : « terroristes » ou rebelles ?

 

 

 

Daesh

 

Al Nosra même drapeau, ceux du "bon boulot".


Je mets le terme de « terroristes » entre guillemets, car nous savons qu'en Europe et aux USA les actes terroristes quand ils ne furent pas seulement du théâtre avec sauce tomate et balles à blanc, furent organisés par les différents services secrets occidentaux et il n'y eu au pire que des musulmans jeunes et fragiles manipulés. Ces actes furent justement fabriqués pour créer de la peur, technique de manipulation des masses classique et efficace.

 

Ces groupes armés qualifiés alternativement de terroristes ou de rebelles qui opèrent en Libye et en Syrie ne sont en fait que des mercenaires suivant en cela ce qu'avaient réalisé les USA en Afghanistan avec Al Qaïda ces mercenaires sont recrutés dans tous le monde arabo-musulman sur la base de leur soumission à l'idéologie wahhabite ou à celle des Frères Musulmans ce qui est identique.

 

Cependant, après être drogués ces groupes se livrent régulièrement à des atrocités, massacrant, égorgeant coupant des têtes, découpant des prisonniers vifs à la scie à ruban, défenestrant de présumés homosexuels et soumettant les zones qu'ils contrôlent à une stricte charia ou les femmes ne peuvent sortir qu'accompagnées d'un mâle de leur famille.

 

Ces mercenaires sèment la terreur partout ou ils prennent le pouvoir alors oui, selon leur comportement on peut les qualifier de terroristes.

Mais voilà, recrutés par les séides des USA formés par la CIA armés financés par les gouvernement français et britanniques, ils font du « bon boulot » comme le dira Fabius alors ils se transforment parfois en rebelles.

 

Pris dans une apparente contradiction aux yeux du monde, l'impérialisme dut inventer une autre légende pour donner corps à sa « guerre au terrorisme » qui lui est absolument nécessaire pour tenir les peuples encore soumis. Cette légende après celle d'Al-Qaïda fut celle de l'Etat Islamique ou Daesh d'après l'acronyme en arabe. L'impérialisme décida donc de proclamer qu'il faisait la guerre à Daesh, à cet effet il fallut séparer sur le papier, les soit- disant modérés que l'on continuait ouvertement à soutenir militairement et d'autres qualifiés de terroristes que l'on faisait semblant de combattre mais que l'on continuait à soutenir avec les services secrets. Dans la réalité des combats en Syrie et des comportement terroristes des uns et des autres il n'y a aucunes différences tous ces gens sont alliés et coordonnent parfaitement leurs actions. Les USA forment et arment les modérés qui vont derechef offrir leurs services et leurs armes neuves aux pires.

 


4 - La Russie

 

 

Frappes russes de précision.

 

La Russie mais aussi la Chine ont pris conscience subitement de la duplicité des USA après l'affaire libyenne, ils se sont abstenus au conseil de sécurité sur la résolution 1973 en 2011 qui permettait d'organiser une zone d'exclusion aérienne au dessus du territoire libyen mais qui fut outrepassée pour bombarder lourdement les infrastructures civiles de ce pays ce qui était un crime de guerre. Russie et Chine jurèrent qu'ils ne réitéreraient plus la même erreur.

 

Avec l'afflux de tchétchènes et de ouïghours dans les rangs des mercenaires au service des USA en Libye mais surtout en Syrie, la Russie et la Chine prirent également conscience qu'après la Syrie, il seraient également assaillis avec des hommes bien armés et aguerris au combat.

 

La Russie, à la demande du gouvernement légitime syrien décida d'intervenir le 30 septembre 2015 après une longue période de préparation et d'observation.

 

Les russes prirent au mot les USA dans leur prétendue « guerre au terrorisme » et déclarèrent qu'ils souhaitaient y participer et proposèrent une alliance aux USA. Mais toute alliance fut refusée et les russes ne possédant pas les critères étasuniens de séparation entre Daesh, Al Nosra et autres s'attaquèrent à tous ces groupes mercenaires se conduisant identiquement en Syrie en terrorisant les populations.

 

La terrible efficacité des première frappes jeta la panique au sein des groupes mercenaires mais également chez les USA et leurs affidés voyant que leurs troupes avaient durement à pâtir des frappe russes ceci en avant garde d'une contre offensive de l'Armée Arabe Syrienne pourvue maintenant d'armement moderne et efficace.

 

Le gouvernement russe et son chef Vladimir Poutine savait parfaitement que son action s'attaquait directement aux mercenaires de l'impérialisme et à ses intérêts, il savait parfaitement que Daesh n'était qu'une légende fabriquée aux USA et qu'il n'y avait aucunes différences avec d'autres groupes se réclamant de la même idéologie.

 

La réaction violente et véhémente de l'impérialisme et de ses médias démontre à elle seule la complicité existante entre tous ces groupes et que les soi-disant frappes aériennes menées depuis un an par les USA n'étaient que poudre aux yeux car depuis un an tous ces groupes n'ont fait que progresser car n'ont eu à pâtir réellement d'aucune frappe.

 

En Europe nous savons parfaitement que le développement de l'islamophobie avec faux attentats et flux tendus de migrants est parfaitement organisé par l'impérialisme pour créer le chaos et la guerre civile afin de mieux tenir des peuples accablés mais qui commencent à entrevoir qui les accablent et comment.
 

Alors maintenant tout est claire, la Russie se défend en défendant la Syrie ce faisant, elle s'oppose militairement et non par proxy mais directement aux USA et à l'impérialisme notre devoir de patriote français est donc de la soutenir.


Une page se tourne l'ère des faux semblants et du double jeux est terminé.


 

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 11:42

 Tout détruire afin de reconstruire autrement.

La cible c'est l'Europe

 

L'accélération récente de l'afflux migratoire venant d'un pays de l'OTAN, la Turquie, qui vide ainsi ses camps de réfugiés syriens, en même temps que l'organisation récurrente d'attentats « islamistes » paraissant sous faux drapeau, donne à penser que les maîtres du monde étasuniens cherchent à créer un chaos en Europe comme ils l'on créé dans d'autres pays: Irak, Libye, Syrie, Ukraine. Cette suite de chaos, consécutifs à leurs interventions, serait-elle issue d'une stratégie politique pour eux mûrement réfléchie? Il est parfaitement crédible de voir dans ces chaos une volonté stratégique des USA, d'autant plus que les « néo-conservateurs » qui pilotent les USA depuis l'ère Bush sont le plus souvent des adeptes de Leo Strauss, théoricien étasuniens du « chaos constructeur ».
http://www.voltairenet.org/article142364.html

 

Ordo ab Chao (l'odre vient du désordre).

 

D’où vient cette stratégie d'ingénierie sociale ? On ne sait quand exactement est née cette idée qui prétend que pour construire une société nouvelle il fallait d'abord détruire l'ancienne. Ce mythe de l'homme nouveau, né sur les ruines de l'ancien ne peut être attribué seulement à une gauche révolutionnaire ni à une extrême droite fasciste puisque les deux ont prétendu vouloir et pouvoir fabriquer un tel homme. Cette façon de pratiquer l'ingénierie sociale peut être effectivement vue de deux façons. Pour la gauche l'idée serait d'abattre une société sclérosée qui n'évoluerait pas afin de construire une autre  société voulant être celle-ci de progrès. Pour la droite il s'agirait plutôt de renforcer le pouvoir d'une oligarchie en détruisant une société dont les lois freineraient la satisfaction de son avidité.

Évidemment ce mythe de l'homme nouveau construisant une société nouvelle est une parfaite utopie car l’être est composé du passé et l'on ne peut l'effacer sans effacer l'être lui-même. On observe que cette utopie n'a jamais fonctionné durablement dans l’Histoire.

La « Franc Maçonnerie » initiale, dit de rite écossais, fondée sur des idées se voulant progressistes, a adopté dès son origine cette devise «Ordo ab chao» qui signifie : « l'ordre vient du désordre ».

 

Voyons les origines du mot chaos et du concept.

Le mot vient du latin « chaos » qui signifiait « l'état de confusion ayant précédé l'organisation du monde » on le trouve dans la bible au chapitre de La Genèse qui traduisait le terme original hébreux connu en français par tohu-bohu.

1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.

2 Or la terre n'était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l'abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.

3 Dieu dit: "Que la lumière soit!" Et la lumière fut.

5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour.

Ce mot « chaos » vient du grec « khaos » qui possède le même sens et qui désigne dans la mythologie grecque le premier état de l'univers avant la naissance des dieux. Ce mot grec « khaos » a également donné le mot « gaz » c'est à dire un état de la matière ou toutes les molécules sont libres de se déplacer en rencontrant d'autres d'une façon aléatoire et qui par le choc produit, dépensent de l'énergie. Ce concept de « khaos »-gaz engendra le concept d'entropie similaire à une destruction puis le concept d'enthalpie qui en est l'inverse et désigne une construction.

(Voir article  Un nouvel embranchement sociétal, pourquoi et comment.).

Donc le mythe de l'ordre venant du désordre est à la fois un mythe religieux indo-européen, grec et judéo-chrétien autant qu'une propriété physique de la matière universelle.

La devise « ordo ab chao» est donc ambiguë, elle peut seulement vouloir rappeler la genèse que manifester une intention d'ingénierie sociale.

Ce qui est intéressant dans cette devise maçonnique des maîtres du monde c'est justement cette ambiguïté propre à satisfaire les intentions politiques les plus diverses de droite comme de gauche mais contenant toujours une volonté d'ingénierie sociale c'est à dire une volonté d'imposer forcément une tyrannie puisque comme son nom l'indique l'ingénierie sociale consiste à imposer aux peuples ce qu'ils ne veulent pas, que cela soit pour prétendument leur bien ou assurément leur malheur.

Cette volonté d'imposer ce qui ne peut être qu'une tyrannie a finalement rassemblé en ce début de 21ème siècle des gens se réclamant de la gauche avec ceux se réclamant de la droite. Tous voulant œuvrer pour un nouvel ordre mondial.

 

L'imposition du chaos par la destruction est d'abord une stratégie impérialiste.

 

Le traité de Westphalie de 1654 fut le premier traité de reconnaissance mutuelle d’États et de frontières. Depuis, progressivement, jusqu'à la charte de l'ONU de 1945, l'idée d'une appartenance légale et formelle à un État s'est imposée. La France fut la première à légiférer le 24 août 1789 instituant légalement la Nation comme la communauté de tous les citoyens constituant l’État. C'était la première idée d'un État nation légal avec une appartenance formelle à cet État, la nationalité.

Aujourd'hui tous les pays du monde forment des États nations sauf le Royaume Uni qui prétend que l’État royaumunien serait composé de quatre nations.

Un État nation est défini par des frontières mutuellement reconnues et un corpus de lois qui s'impose à l'intérieur de ces frontières.

Les anglo-saxons, particulièrement les anglais ont toujours considéré les États nations d'une manière négative car pour eux le « free-trade » c'est à dire le libre commerce doit prévaloir sur toutes autres lois.

L'impérialisme qui est la phase prédatrice du capitalisme a, comme sa fonction l'exige, conduit à des guerres ou le vainqueur se saisissait des richesses et avoirs du vaincu. L'impérialisme jusqu'il y a peu organisait ces guerres ce qui faisait dire à Jean Jaurès que le « capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage » de grandes guerre de type impérialiste se sont succédé durant tout le 20ème siècle, elles furent à l'origine des plus grands massacres qu'ait connus jusqu'alors l'humanité suivis de grands bouleversements de frontières

Porter une guerre totale aujourd'hui comme étaient les deux guerres mondiales  est devenu quasiment impossible pour un état impérialiste. Il y a la dissuasion nucléaire, entre les plus grandes nations, mais aussi les alliances militaires conclues entre petits et grands qui font qu'une guerre mondiale de grande envergure devient difficile et risquée à organiser.  

Après la deuxième guerre mondiale l'impérialisme a quand même entrepris de lourdes guerres locales utilisant tous ses moyens militaires comme en Corée, Vietnam ou Algérie mais l'URSS armait et soutenait si bien ceux qui résistaient que ces guerres furent perdus.

Après l'effondrement de l'URSS et de son système d'alliance, les USA en profitèrent pour lancer des guerres de prédation et de démantèlement  d'état à un rythme soutenu, Yougoslavie, Irak, Afghanistan, Libye. Militairement c'était simple, ces États ne disposaient pas d'armées efficaces et ne possédaient plus du soutient qu'apportait l'URSS dans le passé.

On a pu observer que ces guerres purement prédatrices étaient toujours entreprises après une préparation politique et médiatique. Le pays cible était montré soumis à une tyrannie sanguinaire qu'il fallait abattre pour le bénéfice du peuple. Ainsi, on fomentait des manifestations s'arrangeant pour qu'elles soient durement réprimées en organisant des fusillades.
Cette tactique a merveilleusement fonctionné. Dans d'autres cas, où il n'était pas possible d'entreprendre une guerre chaude, l'impérialisme essaya d'organiser ce qu'on appela des révolutions colorées, comme en Ukraine et en Iran pour essayer de placer à la tête des pays ciblées des  politiciens soumis aux désirs prédateurs de l'impérialisme. Là  le succès fut mitigé et pas trop probant.

 

Avec la guerre menée contre la Syrie, tout change.

 

Les actions de guerre et de déstabilisation impérialistes fonctionnèrent bien ou plus ou moins bien, jusqu'à la prise de conscience de la Russie puis de la Chine que ces activités étaient in fine dirigées contre elles. Leur réaction politique stoppa l'avance impérialiste avec différents veto au conseil de sécurité de l'ONU en même temps, la Russie fournissait à la Syrie durement ciblée, les moyens militaires de sa défense. On assista à une escalade avec l'organisation d'un mercenariat recruté dans le monde arabe sous couvert de « jihadisme ». Les alliés proches des USA comme la Turquie, le Qatar et l'Arabie Saoudite financèrent armèrent et organisèrent ce mercenariat, mais l'action de l 'Armée Arabe Syrienne réussit à mettre en échec ce flot de combattants venu de l'étranger. Il fallait alors, que les armées de l'impérialisme puissent intervenir directement pour vaincre.

 

 

En août 2013 fut organisée une action sous faux drapeau (c'est habituel) utilisant des gaz de combat prohibés par les conventions internationales. L'impérialisme organisa une armada pour attaquer la Syrie massivement, malheureusement la Russie en organisa une autre et parvint à se glisser entre l'armada occidentale et les côtes syriennes ayant pour but d'obliger l'attaque aérienne à la survoler. Une tentative d'envoi de missiles en direction du territoire syrien échoua car ils furent abattus rapidement par le dispositif militaire russe. L'impérialisme dû renoncer.

Pour la première fois dans l'histoire militaire des USA, ce pays fut dans l'obligation de renoncer à une attaque militaire de type classique en raison de la supériorité conventionnelle de son adversaire.

Fin août 2013 il était su que les USA et l'impérialisme en général avait perdu toute suprématie militaire.

A ce moment l'impérialisme était dans l'obligation de trouver une tactique de prédation différente car la prédation lui était absolument nécessaire pour survivre. L'idée de « remodeler le moyen orient » pour se saisir directement des richesses  pétrolières et gazières due être abandonnée, il fallait d'urgence passer à autre chose.

 

Objectifs, cibles et moyens de l'impérialisme.

 

Le capitalisme, qui est l'action d'accumuler du capital, a abandonné l'industrie comme moyen efficace, seuls des pays anciennement émergeant comme la Chine possèdent un capitalisme industriel. L'industrie est peu rémunératrice en regard de la spéculation par exemple sur les matières premières (commodities). Mais toute spéculation à la hausse sur ces matières premières possède forcément des limites, il faut disposer de capitaux de plus en plus importants car les prix montent sans cesse et la limite haussière semble être atteinte.

La seule manière sérieuse et intéressante aujourd'hui c'est l'endettement des états et la perception des intérêts de cette dette, voilà aujourd'hui la pierre philosophale du capitalisme. Par la dette obligatoire et le paiement d'intérêts on draine tranquillement les richesses produites par les nations endettées.

Mais pour que cela fonctionne il faut posséder à la fois les systèmes bancaires et le pouvoir politique des nations endettées car c'est le pouvoir politique qui emprunte et procède à l'endettement.

La force militaire brute ne pouvant plus être utilisée il fallait trouver un moyen, pour mettre en place dans les États, des politiciens fidèles aux intérêts impérialistes et de conserver en place ceux déjà installés.
Évidemment il est plus intéressant d'endetter des pays riches pouvant payer des intérêts importants que des pays pauvres. On voit par exemple que ce sont les pays les plus riches de la planète qui sont les plus endettés comme la Norvège et le Japon.

Les cibles principales de l'impérialisme sont donc les pays les plus riches comme ceux de l'Europe occidentale ou disposant de revenus importants par la vente de matière première comme la Russie ou l'Algérie.

On en revint à la devise franc-maçonne « ordo ab chao », construire un ordre différent qui ne peut venir qu'après l'instauration généralisé du chaos.

Si on comprend la raison qui pousse l'impérialisme à détruire l'état russe comme il a détruit l'état soviétique, il a toujours cherché à le faire, on comprend moins pourquoi vouloir détruire l'Europe alors que par l'UE lui est déjà soumise. Or il faut se rendre à l'évidence le coup d'état en Ukraine autant que l'organisation d'un afflux d'immigrés démontre que l'impérialisme anglo-saxon vient de prendre l'Europe pour cible.

 

On peut évoquer plusieurs hypothèses.

1- La cible principale en serait l'Allemagne qui a largement pris le dessus en Europe et qu'il faudrait maintenant contenir et surtout l'empêcher d'avoir toute relation avec la Russie. Ici c'est une vielle tactique de l'impérialisme, séparer l'Allemagne de la Russie ce qui a été fait avec deux guerres mondiales. On voit que le flux migratoire organisé se dirige vers l'Allemagne.

2- Une cible secondaire serait la France ou existe dans la population une forte opposition à l'Union Européenne fabriquée par l'impérialisme, si la France flanchait dans l'UE il est certain que ce montage supranational serait terminé. L'opération cinématographique Thalys est dirigée contre la France.

3- Des pays du sud de l'Europe comme la Grèce et l'Espagne pourraient également se rebeller, l'organisation de forces politiques nouvelles remporte des succès dans ces pays.

On voit donc que l'Europe occidentale soumise est en cours de rébellion contre la dette obligatoire et sempiternelle organisée par l'impérialisme. Il s'agit pour l'impérialisme de prendre les devants.

L'importance de l'immigration africaine et maghrébine essentiellement musulmane existant déjà dans ces pays, ce sera le levier permettant l'installation du chaos.

L'action à mener sera de jeter les uns contre les autres et de pousser jusqu'à une guerre de religion, guerre de religion qui comme on l'a vu dans l'histoire conduit les humains aux pires violences et est extrêmement difficile à arrêter.

Pour que cette guerre de religion en Europe soit imparable, l'impérialisme va jouer sur tous les tableaux possibles, comme il l'a toujours fait.

 

1- Montrer avec force que l’Islam égale le terrorisme: Charlie, Thalys, photo du présumé terroriste habillé en musulman montré en boucle sur les écrans.

 

 

2- Favoriser l'immigration et en annihiler toute opposition par le développement de l'empathie envers les immigrés, cadavres flottants et enfants en détresse montrés également en boucle sur les écrans tout en développant le thème de la responsabilité des occidentaux dans la détresse de ces immigrants.

 

 

4- Organiser un flot migratoire inexorable et spectaculaire venant de pays contrôlés par les USA, Turquie et Libye.

 


5- Organiser la haine islamophobe en Europe avec l'extrême droite islamophobe et les néo-nazis.

 

 

Le but de tout ça est d’empêcher la reconstitution d’Etats nation en Europe. Celle-ci devrait être découpée en régions pseudo ethniques sous la coupe d’un super Etat fédéral à l’image des USA et aisément contrôlable par lui.

Malheureusement ce scénario se déroule déjà renforcé par une presse aux ordres de l'impérialisme. Chacun sera mis dans l'obligation de réagir exactement comme l'impérialisme le souhaite en oubliant évidemment ses malheurs et le combat nécessaire contre cet impérialisme. Cela a déjà fonctionné en Europe au 20ème siècle les boucs émissaires étaient les juifs et les communistes. Maintenant ce seront les musulmans et les anti-impérialistes avec l'accusation infamante d'antisémitisme et de vouloir réitérer la « Shoa ». Mais tout cela conduira au même type d'holocauste.

La seule manière de lutter contre cette attaque est de dénoncer inlassablement le complot.

Nous en avons les moyens aujourd'hui grâce à l'internet.

 

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 16:10

Cinéma

 

 

Hollywood un matin, studio des Actions Mirifiques de l'Amérique, arrive le patron, il est préoccupé. Le président l'avait convoqué le mois dernier pour lui donner l'ordre de trouver un moyen de contraindre ces horribles français à aimer l'Amérique.

Le président était excédé car depuis un moment, sur la toile à misère on n'arrêtait pas en France de se moquer. On prétendait en France que le voyage de l'américain sur la Lune n'était que du Méliès amélioré. S'en était trop déjà, un horrible français avait démontré qu'il n'y avait jamais eu d'avion sur le Pentagone en 2001, il fallait faire quelque chose.

 

 

Il traversait d'un air mauvais les studios tout à ses réflexions. Il en avait mis des auteurs de scénario sur l'affaire, le scénario hollywoodien ça marchait bien pour l'Amérique. Les méchants mexicains, les indiens cruels, les russes mafieux, les allemands ridicules, les français pleutres et voleurs, les italiens gangsters toujours battus par l'Américain qui tel un archange sauvait toujours à la fin, la veuve, l'orphelin et le monde et de cette manière des générations gorgées de ces fictions auxquelles on ne pouvait échapper étaient plein de gratitudes pour le sauveur obligatoire et sempiternel.

 

Le studio des Actions Mirifiques de l'Amérique était presque un studio de cinéma  comme les autres, la CIA dictait les thèmes, l'armée fournissait les moyens avec les armes spéciales, avec une balle on tuait 6 indiens, 12 japonais et 24 allemands, un peu comme la balle magique qui tua Kennedy. Le studio des Actions Mirifiques de l'Amérique était seulement un peu spécial, gardé par l'Armée,  à l'écart il était chargé de faire du cinéma mais sans que l'on croit que c'était du cinéma.

En effet, le problème avec le cinéma c'est que tout le monde sait que c'est du cinéma et que tout est forcément inventé. C'est vrai qu'à force de passer en boucle, quelques crétins finissent par croire que   l'Amérique a sauvé le monde, des indiens, des mexicains, des français, des allemands et autres peuples hostiles à l'humanité mais c'est seulement quelques crétins. Il fallait faire mieux, du cinéma mais sans qu'il soit cru que s'en était, évidemment on utiliserait les moyens du cinéma, on savait faire.

Il traversait de vastes studios ou restaient quelques décors de Lune avec un vieux LEM rouillé, plus loin un Boing 737 lui passa au-dessus de sa tête et disparu dans le mur.

Ah ! Se disait-il les hologrammes c'est quand même mieux que les décors de ce vieux Stanley. Il croisa quelques français de la DGSI en stage.

Ouais! Pensa-t-il ces français font les choses à moitié, ils n'aiment que la sauce tomate et pas le sang véritable, il faudra que l'on prenne ça en main un jour.

Il arriva enfin à son bureau dans un vaste bâtiment ou s'affairaient et réfléchissaient ensemble scénaristes de cinéma et agents de la CIA pour écrire des scénarios faisables hors studio, comme dans la vrai vie.

L'énorme succès du 11 septembre 2001, véritable « block buster » avait drainé des crédits d'état et ils devaient régulièrement sortir une scénographie réaliste faisant croire que l'Amérique était menacée et qu'il n’y avait qu'elle pour sauver le monde et que les gens devaient se soumettre. On avait vu à Boston des comédiens plus ou moins savamment maquillés participer à une histoire abracadabrantesque de tchétchènes islamistes organisant un attentat spectaculaire.

Bon! C'est vrai il ne fallait pas être spécialiste pour voir que c'était du cinéma avec ses acteurs et figurants maquillés, mais il y avait les journalopes qui étaient là pour finir le boulot et pérorer que l'Amérique sauvait toujours le monde et que ceux qui n'y croyaient pas voulaient remettre les juifs dans les chambres à gaz. Remettre les juifs dans les chambres à gaz, pensez donc, même les indiens et les mexicains aussi cruels soient ils n'avaient pas ça pour objectif, c'était très grave

 

Arrivé dans son bureau John l'attendait. John était l'un de ses meilleurs scénaristes, il n'était plus très jeune, il avait d'ailleurs beaucoup travaillé pour le cinéma cinéma et avait écrit nombre de Westerns. John était tout excité il lui lança de suite :

  • Chef, chef, j'ai le bon scénar. pour montrer aux français pleutres que l'Amérique sauve toujours le monde et ne peuvent se passer de nous.
  • Bon vas y coco, dit le chef, je t'écoute.                                                                                                                  

Il mit les pieds sur son bureau, alluma un cigare et écouta John.

  • Chef voilà, les français comme les autres nations soumises ont toujours été abreuvés de cinéma américain, à tel point que beaucoup ont fini par penser que cinéma et vraie vie c'est pareille, par exemple ils pensent que nous les avons libéré des allemands grâce au cinéma et à nos acteurs héros.
  • Vas au fait aboya le chef.                                                   
  • Si on organisait une attaque de train comme au cinéma ou l'on voit des indiens attaquant le cheval de fer et se faire massacrer par les Rangers du Texas qui sauvent les passagers, tout le monde a vu ça et cela rappelle à tout le monde des souvenirs, chacun se voyant Ranger et massacrant des indiens.
  • Oui et alors répliqua le chef il n'y a pas d'indien en France et pas de Rangers
  • Non, dit John mais il y a des bougnoules qui sont comme les indiens méchants et cruels avec de sales gueules c'est pareil.
  • Ok dit le chef et les Rangers tu les prends où ?
  • Simple, on a mieux des Meuouinesses puisque ce sont des Meuouinesses qui gardent les ambassades il y en a partout ils pourraient être en goguette allant aux putes à Paris.
  • Bonne idée dit le chef en plus les Meuouinesses ont massacré des faces de citron en pagaille au cinéma, faces de citron et bougnoules ces pareil. Bon mais tes bougnoules ne vont quand même pas être armés d'arcs et de flèches.
  • Non bien entendu, l'arme du bougnoule c'est la Kalashnikov des russes mafieux.
  • Le chef s'écria : tu vois une bande de bougnoules avec des Kalashnikov tu ne trouves pas ça dangereux dans un train et penses au nombre de Meuouinesses acteurs qu'il faudrait en face pas facile à trouver pour ce job.
  • Euh ! Dit John alors peut être qu'un seul bougnoule et trois Meuouinesses seraient suffisants.
  • OK dit le chef mais il faut aussi montrer que les français sont des pleutres ne faisant rien contre le méchant bougnoule obligeant les Meuouinesses à intervenir.
  • Ok, Ok dit John je vais arranger tout ça.

 

Rentré à son bureau John se mit au travail. Trouver un bougnoule acteur ce n'était pas difficile il y en avait déjà des milliers et des milliers au service de l'Amérique pour faire les méchants depuis pas mal d'années et ça marchait très bien, pour les Meuouinesses allant aux putes pas de souci, il restait les français pleutres. Il se rappela avoir croisé des français de la DGSI en stage de cinéma vraie vie, ils avaient déjà été formé pour l'affaire Merah et pour Charlie ou les bougnoules jouaient super bien  leur rôle de méchant, il alla les voir, ils étaient en formation de sauce tomate pour imiter le sang.

 

John avisa le chef et lui expliqua le coup. Génial ! répondit le gars de la DGSI qui considérait l'Amérique depuis toujours comme sa patrie et qui travaillait avec zèle pour elle, « on donnera l'ordre aux agents du train d'aller se planquer dès le début de l'action cela fera très pleutre ».
Brave collaborateur pensa John qui essuya une larme.

 

La chose fut bien organisée et on prit soin de mettre le bougnoule dans les chiottes et les Meuouinnesses juste à la porte, parce qu'il fallait qu'ils puissent entendre le bruit de la culasse qu'on arme et il ne fallait surtout pas qu'un français pleutre puisse par malheur intervenir avant les Meuouinesses, si non l'affaire eut été foutue.

 

Cela marcha à merveille les agents de la SNCF jouèrent magnifiquement les pleutres et les vaillants Meuouinnesses se saisirent sans coup férir du méchant bougnoule.

 

Le président félicita les courageux Meuouinesses de la Grande Amérique qui sauve toujours le monde des indiens, des mexicains, des faces de citron et des bougnoules.

 

Comme convenu la journaloperie en fit des tonnes et des tonnes et ceux qui n'y virent que du cinéma furent comme d'habitude accusés de vouloir remettre les juifs dans les chambres à gaz.

 

The End

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 11:02

Un nouvel embranchement sociétal, pourquoi et comment.

(Cogito ergo sum)

 

Abélard, Descartes, Avogadro, Leibniz, Clausius, Nietzsche, Marx, Poincarré, Shannon, Monod, Garfinkel, Prigogine.

(principaux penseurs auxquels j'ai l'habitude de me référer)

 

Depuis ma prime jeunesse je cherche !

Je cherche comment ça marche et je cherche encore car je n'ai pas trouvé jusqu'à ce jour quiconque possédant la totalité de la réponse à mes questionnements.

 

Quelle réponse pour quelle question ?

Comment fonctionne une société humaine qu'elles ont été ses paradigmes depuis qu'elle existe et comment changent ils? Comment fonctionne ces bifurcations qui la font passer d'une logique à une autre : de la communauté primitive à l'esclavagisme et de l'esclavagisme au capitalisme ?

La pensée commune de l'idéologie dominante nous dit que l'homme peut, par simple volonté changer la société. Les idéalistes (hegeliens) affirment qu'il suffirait de changer la conscience des humains pour modifier leur pratique sociale, mais comment modifier cette conscience ? Faut ils les obliger et comment ? Les matérialistes (marxistes) nous disent au contraire qu'il faudrait changer la pratique sociale alors la conscience changerait et ce faisant ils prétendent obliger par dictature, l'homme à modifier sa pratique sociale.

 

Mon propos est différent de l'un et de l'autre. Il est d'affirmer que la conscience résulte bien de la pratique sociale, mais que celle-ci ne peut résulter que des conditions dans lesquelles baigne la société, conditions dues aux outils et méthodes disponibles utilisés en pratique courante comme « allant de soi » (ethnométhodologie).


Ma démarche reprend celle de Descartes dans « Le Discours de la Méthode) ou le philosophe doute des réponses qui ont été données à ses questionnements et cherche ainsi par lui-même les réponses de par ses propres réflexions d’où son "Je pense donc je suis, Cogito ergo sum" selon sa propre formule. Posture que Nietzsche adoptera par son « Deviens ce que tu es », et son appel récurent à ne pas suivre de maître.

 

Un nouvel embranchement sociétal, pourquoi et comment.

Lire l'article précédent: "Le futur, une société de partage, s'imposera néluctablement"

Notre société a déjà changé de paradigme car ses consignes de régulation mènent notre chaos social sur une autre voie modifiant ainsi la nature même de notre société. Le modèle pyramidal oligarchique actuel est en train de s'effondrer sous nos yeux par l'effet du tsunamis du réseau qui s'impose comme pratique sociale courante.
Cette pratique de réseau, imposée par de nouvelles conditions introduites par une nouvelle technologie, nous imposera d'elle même une conscience nouvelle, le partage.

Nous verrons que le réseau possède pour effet mécanique de multiplier la circulation d'information cette multiplication offre une multiplicité hasardeuse de solutions (consignes) pour que le chaos social « hors de l'équilibre » puisse annihiler l'effet entropique de la flèche du temps et favoriser l'enthalpie (complexification).

 

Le vivant est une propriété de la matière, l'homme, élément du vivant est indissociable des sociétés qu'il compose pour survivre et se développer. Les sociétés humaines sont ainsi des vivants supérieurs possédant leur propre logique et intelligence. Ces sociétés humaines sont également des propriétés de la matière et il n'y a strictement aucune raison que ces dites sociétés n'obéissent pas aux mêmes lois qui régissent la matière universelle.
 

Si le vivant possède pour propriété principale de transmettre aux générations futures l'information de son état par la transmission génétique. Une société procède de la même façon en transmettant ses méthodes et idéologies a ses générations futures.
Ces transmissions sont dans les deux cas soumises à évolution par mutation; mutations biologiques pour le vivant, mutations idéologiques et de méthodes pour les sociétés.

 

Je décris ici quelques lois et concepts régissant la matière qui font partie de disciplines généralement incluses dans la physico-chimie que l'on appelle la thermodynamique. Cette science s'est développée à partir du 19ème siècle avec le savant Rudolf Clausius (1822 – 1888) à propos d'études concernant la machine à vapeur. Deux très grands savants on fait avancé cette discipline : Henri Poincarré (1854 – 1912) . Surtout Illya Prigogine (1917 – 2003) pour moi, le plus grand penseur de la fin du 20 ème siècle, prix Nobel de Chimie et avec qui j'ai eu l'occasion, juste avant sa mort, d'échanger quelques mots par lesquelles il a validé ma conception analogique entre une société humaine et un chaos hors de l'équilibre.

 

En voici quelques éléments explicatifs à partir d'un petit lexique qui tente d'exposer la signification de ces concepts utilisés en thermodynamique et leur effet dans le développement humain, appelé dans cette discipline complexification.

Lire utilement

http://ecrits-vains.com/doxa/tri01.htm

 

Chaos.

  • La société des hommes est comparable à un chaos

  • Un chaos en thermodynamique, est un ensemble fermé contenant des éléments, atomes, molécules, possédant la propriété de pouvoir rencontrer aléatoirement tous autres éléments, atomes, molécules et d'échanger de l'énergie avec eux consécutivement à cette rencontre purement aléatoire (due au hasard).

  • Ce mouvement de rencontre aléatoire entre tous les éléments de ce chaos est appelé mouvement Brownien.

  • Le terme étymologique chaos vient du grec Khaos qui a donné par la suite le mot gaz

  • http://www.alain-benajam.com/article-14297191.html

  • Un gaz est un chaos parfait il est soumis à la loi d'Avogadro PV=NRT ou P est la pression, V le volume , N le nombre d'Avogadro, R une constante et T la température. Retenons que le volume, multiplié par la pression est proportionnel à la température. Plus nous comprimons le gaz, diminuant ainsi son volume plus celui-ci chauffe. C'est à dire qu'en diminuant l'espace ou s'agitent et se rencontrent les molécules, on augmente leur probabilité de rencontre et d'échange d'énergie. Si cette rencontre n'est qu'un choc alors il y a dissipation d'énergie et production de chaleur. On comprime, on augmente le nombre de rencontres et de choc. Ou alors on chauffe par un moyen extérieur quelconque et l'on augmente la pression par agitation moléculaire accrue.

  • Tout système clos dans lequel des éléments sont susceptibles de rencontrer aléatoirement (par hasard) d'autres éléments possède les propriétés d'un chaos. Par exemple des molécules diluées dans l'eau possédant cette propriété de rencontre aléatoire entre elles possèdent les propriétés thermodynamiques d'un chaos.

  • Une société d'humains se rencontrant aléatoirement en échangeant de l'énergie information par cette rencontre possède les propriétés d'un chaos. Nous verrons la similitude que existe entre information et énergie quand cet information se transforme en travail.

  • Un chaos est évidemment soumis à la flèche du temps donc à l'entropie, et aux tentatives l'enthalpie.

  •  

  • Mouvement Brownien

 

Réseau.

  • Un réseau est un ensemble d'éléments (ou nœuds) dont chacun est susceptible de produire de l'information, dont chacun est connecté à tous les autres et peut communiquer avec tous les autres pour éventuellement leur transmettre ces informations (énergie).

  • Cette définition est comparable à celle d'un chaos car comme lui, chaque élément peut échanger de l'énergie (information) avec tous les autres. Un réseau qui peut être considéré comme un chaos et en possède donc les propriétés.

  • Il pourrait être soumis à la loi d'Avogadro PV=(nr)T ou P serai la quantité d'information moyenne transmise par connexion, V le nombre de nœuds et T l'énergie information travail produite par le réseau.

  • Une société parcourue par réseau informatique ne peut qu'accélérer dans des proportions considérable l'effet du chaos social.

 

Entropie.

  • L'entropie est une tendance à la perte perpétuelle d'énergie (information) possédée ou potentialisée par tous systèmes chaotiques.

  • L'entropie s'oppose à la circulation de l'information nécessaire à son inverse l'enthalpie.

  • L'entropie a pour effet de tendre à la désorganisation perpétuelle par perte d'information (énergie) de tous systèmes organisés cette tendance peut être appelé vieillissement.

  • L'entropie est également une tendance à la perte perpétuelle d’information cristallisée dans tout système chaotique. En effet, tout système chaotique peut être descriptible exhaustivement. Cette description exhaustive est une quantité d'information mesurable par le nombre de bits nécessaire pour l'accomplir, (un château en ruine requiert moins de bits pour le décrire que le même après édification, des éléments ont disparus.)

  • L'entropie ne fait circuler aucune information.

 

Exemples :

  • une tasse de thé chaude qui refroidit pour atteindre une température égale à celle de l'extérieur,

  • une construction qui devient une ruine avec le temps,

  • un tasse qui tombe et se casse,

  • Un fruit qui pourrit,

  • Un homme qui meurt,

  • Une communication qui se rompt,

  • une crédibilité qui disparaît,

  • Un accident de voiture,

  • Un empire qui s'écroule,

  • etc.

Entropie=dissipation=non-information=destruction=conformité=inexorabilité

 

Enthalpie résiduelle ou néguentropie.

  • L'enthalpie dite résiduelle est l'inverse de l'entropie et peut être appelée entropie négative ou néguentropie.

  • L'enthalpie est une tendance à l'acquisition possible d'énergie et donc son accumulation par ce dit système chaotique (élévation de T, température).

  • Dans le cas de l'enthalpie les éléments se rencontrant potentialisent une énergie au lieu de la dissiper, cette potentialisation est une combinaison qui perdure dans les conditions du chaos.

  • L'enthalpie est une complexification par combinaison donc de l'information en circulation pour transmettre les consignes de régulation et pour décrire exhaustivement cette complexification ou des instructions pour la construire.

  • Cette même combinaison, soumise aux conditions, peut perdurer sous certaines conditions et pas sous d'autres. (hasard et nécessité).

  • L'enthalpie ne peut exister que dans un système hors de l'équilibre

  • Il ne peut y avoir enthalpie que par l'établissement au sein du chaos de systèmes de régulation (feed back, rétro-action, cybernétique) permettant au dit système hors de l'équilibre de la conserver.

  • L'enthalpie est inexorablement liée aux conditions dans lesquelles elle tente de s'exercer.

  • L'enthalpie ne peux être considérée que comme une tentative, sa probabilité est faible tout comme l'information ou le hasard dont elle se nourri.

 

Exemple.

  • combinaison chimique,

  • vie,

  • humain,

  • société,

  • constructions,

  • marchandises,

 

Enthalpie= énergie=information=complexification=improbabilité

 

Système hors de l'équilibre.

  • Tout système ayant besoin de perpétuelles actions de correction pour perdurer est dit hors de l'équilibre.

  • Ces actions de correction ou régulatrices proviennent de systèmes cybernétique (rétro-action, feedback, boucle fermée) inclus dans le dit système, c'est à dire capables d'évaluer (mesurer) les pertes d'équilibre et de les corriger.

  • Un système hors de l'équilibre produit de l'enthalpie, ou meurt n'étant soumis qu'à l'entropie.

Exemple :

Si on prend un balais et qu'on le tient par le haut du manche, comme un pendule, si on lève et on lâche la brosse du balais, celui-ci va revenir rapidement à la vertical

Par contre si on met le manche du balais dans le creux de sa main et que l'on essaye de la maintenir brosse en l'air en équilibre, il faudra perpétuellement modifier la position de sa main après avoir évaluer la direction de chute du balais pour maintenir celui-ci en équilibre.

 

Régulation, feed back, rétroaction, cybernétique, système en boucle fermée (termes similaire).

  • Consigne (information), en retour émis par un système, après évaluation ou mesure, permettant de modifier l'action appliquée au dit système de manière à ce qu'il puisse conserver un équilibre dans un milieu donné.

  • Tout système soumis à une rétro-action peut être appelé hors de l’équilibre.

 

Exemple :

Régulation thermique : un capteur (sonde thermique) coupe le chauffage quand celui-ci a été mesuré au delà d'une limite admise et le remet quand celui-ci est tombé sous une autre limite admise. La température va ainsi osciller entre ces deux limites.

 

 

Explication scmématique d'une rétroaction de régulation.

 

Flèche du temps, le temps.

  • La flèche du temps est indiquée par l'entropie

  • Le temps lui même est une conséquence de l'entropie (poussière tu retourneras poussière- Génèse)

  • La flèche du temps est transcendantale et ne peut qu'indiquer perpétuellement la même direction car l'entropie est inexorable donc transcendantale.

  • Le temps s'égrène par des actions successives qui se déroulent, (par exemple mouvement brownien d'un chaos), dans un système ou aucune action ne se déroule il n'y a pas de temps

  • La mesure du temps est arbitraire et est un concept purement humain qui ne peut que mesurer le déroulement d'actions comprises qui deviennent des informations de temps qui s'écoule, (sablier, horloge, cadran solaire)

  • Si le temps est une conséquence de l'entropie, il est également un facteur d'enthalpie.

  • On peut définir techniquement la flèche du temps de la manière suivante :.

 

Considérons un ensemble chaotique donné possédant un très grand nombre d'éléments comme un gaz .

A l'instant T0, chaque élément possédera une position spatial p1, p2,..pn, à l'instant suivant T0+1, T1 chaque élément en ayant rencontré un autre aura une position suivante différente : ps1, ps2,...psn, à l'instant encore suivant T1+1 chaque élément en ayant rencontré encore un autre aura une position suivante pss1, pss2,...pss n. La flèche du temps est la probabilité voisine de zéro que chacun des éléments composant l'ensemble, en position spatiale pss1,pss2,...pss n, ne retrouve la position initiale p1, p2,...pn

 

Information

  • Une information est un arrangement séquentiel d'éléments convenus ou aléatoires émis par un système dit émetteur et reçu par un récepteur, possédant pour ce dernier une signification dont il peut tirer une action, appelée consigne, ou instruction.

  • Seul le récepteur validant l'information et en exécutant une action instruite par la consigne donne à cet arrangement séquentiel un caractère d'information

  • Si il n'y a pas action, il n'y a pas d'information (prêcher dans le désert)

  • L'information possède une définition similaire au hasard

  • Une information est rare elle est improbable comme la bonne combinaison d'un code d'accès.

Exemple :

Si on ne connaît pas un code d'accès on peut envoyer toutes les combinaisons possibles, une seule sera significative pour l'ouverture de l'accès, ce sera donc une information opérante, une consigne.

 

Hasard.

  • Le hasard est une suite de combinaisons aléatoires d'éléments dont une seule va posséder une signification pour un récepteur quelconque dont il va pouvoir tirer une action donnée, (consigne).

  • On dit : je l'ai trouvé (la combinaison, la bonne clef, la personne) par hasard.

  • On ne dit pas : je ne l'ai pas trouvé par hasard.

  • Le hasard pour exister doit engendrer une action, consigne (par hasard).

  • Si il n'y a pas d'action due au hasard il n'y a rien.

  • Le hasard est rare il est improbable comme la bonne combinaison d'un code d'accès trouvé au hasard.

  • Hasard et information possèdent les mêmes propriétés d'improbabilité.

 

Crédibilité.

  • La crédibilité est ce qui va transformer une information en consigne de régulation et l'objectiver en tant qu'information.

  • Dans un système chaotique hors de l'équilibre de multiples informations peuvent être retournées au dit système dans l'espoir qu'il puisse conserver son équilibre dans des conditions données, seules celles qui sont crédibles seront retenues en tant que consignes opérantes c'est à dire celles capables, aptes à maintenir l'équilibre. Elles sont crédibles pour le système donné les autres, non retenues car non opérantes seront rejetées.

  • Ce qui est crédible dans des conditions données peut ne pas l'être dans d'autres conditions.

  • La crédibilité est perdue quand l'information émise n'est plus retenue par le système car moins adaptée ou plus adaptée au maintient de l'équilibre du dit système.

  • Le concept de crédibilité est proche du concept d'information, et de nécessité.

 

Conditions.

  • État dans lequel se trouve l'élément chaotique, mesurable déjà théoriquement et grossièrement selon la formule d'Avogadro PV=(nr)T, mais c'est également la nature du milieu c'est à dire la qualité des éléments composant ce milieu.

  • Ce milieu peut être hors de l'équilibre en évolution enthalpique ou non. Si il est hors de l'équilibre il est composé déjà de plusieurs chaos ou réseaux qui sont susceptibles de se rencontrer aléatoirement et dont chacun possède des propriétés favorisant ou non leur associativité (propriétés physico-chimiques).

  • Les conditions rendent possibles ou non la combinaison enthalpique à priori.

  • Dans une société humaine les conditions sont dictées par la disponibilité d'outils et de méthodes

Exemple : pierre taillée, pierre polie, agriculture, roue, métallurgie, cités, capitalisme, réseau etc.

 

Nécessité.

  • Chaque combinaison enthalpique aléatoire ou non est soumise au milieu dans lequel il baigne et sera ou non tolérée à terme par ce milieu, si cette combinaison n'est pas viable car mal adaptée elle disparaît.

  • Une combinaison enthalpique peut être tolérée dans un milieu et non dans un autre.

  • La tolérance est un paramètre qui favorise les combinaisons enthalpiques.

  • La nécessité est une tolérance improbable rendant absolument nécessaire la combinaison enthalpique à posteriori.

  • La nécessité est en fait une consigne opérante de rétro-action, c'est de l'information (improbable).

  • Sans nécessité il n'y a pas de rétro-action et donc pas d'enthalpie

 

Bifurcation.

  • Quand un système chaotique évoluant hors de l'équilibre se trouve soumis à des conditions différentes, ces nouvelles conditions font en sorte que les consignes en retour de régulation lui npermettant de conserver cet équilibre deviennent de moins en moins crédibles, c'est à dire de moins en moins adaptées (nécessaires) et sont susceptibles de faire perdre l'équilibre au système alors, le dit système est amené à retenir des consignes différentes d'adaptation pour lui plus crédibles lui permettant de conserver cet équilibre, le dit système chaotique va évoluer ainsi dans une autre direction, c'est la bifurcation.

  • On peut parler d'adaptation de la consigne de régulation à des conditions différentes. Cette adaptation peut être hasardeuse c'est à dire que de multiple itérations de consigne vont être envoyées jusqu'à ce que le système en retienne une (au hasard) celle retenue parmi une infinité d'autres sera celle qui lui permettra de conserver une stabilité meilleure dans les nouvelles conditions. (hasard et nécessité).

Exemple :

Les poissons se sont adaptés à la vie sous-marine en développant des branchies tandis que des mammifères on développé des poumons s'adaptant à la vie aérienne. Il y a eu une bifurcation de la vie vers les poissons à branchies et une autre vers des animaux vivant en milieux aérien avec des poumons.

 

Tous ces concepts sont en réseau et interagissent perpétuellement les uns sur les autres.

 

Ainsi fonctionne le vivant de multiples consignes d'adaptations à des milieux multiples on engendrés un très important polymorphisme.
 

Exemple : Poisson, bactéries insectes, mammifères,homme,.. sur homme.

 

 

 

Exemple de bifurcations dans l'histoire du polymorphisme du vivant

 

Un nouvel embranchement sociétal, pourquoi et comment.

Itérations de rétroactions de corrections permettant à un système hors de l'équilibre de le conserver en s'opposant ainsi à l'entropie. La résultante entropie / enthalpie est positive en faveur de l'enthalpie et le système se complexifie tout en accentuant son état hors de l'équilibre.

 

 

Notre société possède les propriétés d'un chaos cependant, la structure pyramidale imposée par l'oligarchie limite les effets de ce chaos en tentant de limiter la circulation de l'information horizontale. Une information dominante issue de l'idéologie dominante est produite perpétuellement par le sommet de la pyramide à destination de la base, cette information idéologie verticale a été jugée jusqu'alors crédible par l'ensemble social, formant une superstructure idéologique apte à maintenir une cohésion social en faisant accepter la domination de l'oligarchie au détriment du peuple.

En contradiction, les hommes de par leur activité de production de marchandises sont dans l'obligation de communiquer horizontalement et, plus la production de marchandises devient complexe plus cette nécessité de communication devient fondamentale. Cette nécessité s'oppose particulièrement à l'ancienne structure productive pyramidale taylorienne et fordienne.

En conséquence les entreprises de production de marchandises furent les premières à s'organiser en réseau afin d'accélérer la communication en leur sein.

Ces entreprises ont créé des outils permettant de favoriser cette communication en réseau avec toujours pour finalité d'accélérer la transmission d'information et donc d'améliorer les processus de production de marchandises. Le corps social s'est emparé de ces outils en conséquence chacun devient producteur d'information horizontale.

Le monopole de communication verticale de l'oligarchie tend à disparaître et son idéologie dominante est mise à mal et contestée par la circulation explosive d'informations différentes. La crédibilité de l'oligarchie tendant vers zéro celle-ci possède de moins en moins de régulation enthalpique et, soumise à l'entropie inexorable de la flèche du temps cette construction oligarchique ne peut que disparaître car devenue inutile (sans nécessité) à l'humanité.

 

Quelques citations ou défintions de mes penseurs privilégiés.

 

Pierre Abélard (1079-1142).

« La première clef de la sagesse, c’est une interrogation continuelle, il n’est pas inutile de douter de chaque chose. En effet, qui doute conduit à chercher, qui cherche peut saisir la vérité ».

 

 I. Prigogine (1995). 

" la certitude n’a jamais fait partie de notre vie. Je ne sais pas ce que sera demain. Pourquoi penser que la certitude est la condition même de la science ? (...) La science traditionnelle identifiait raison et certitude, et ignorance et probabilité. Il n’en est plus ainsi aujourd’hui. "

 

Garfinkel. Ethnométhodologie, idéologie, pratique sociale et méthode.

L'ethnométhodologie est une discipline cognitive qui s'attache à étudier les méthodes utilisées par des groupes définis et qualifiés dans leurs accomplissements quotidiens et ordinaires.

L'ethnométhodologie étudie la relation triadique: conception du monde (idéologie) / existant et fait (pratique) / compte rendu (méthode).

 

Garfinkel Ethnométhodologie, « allant de soi ».

Termes commodes utilisés en ethnométhodologie pour désigner une idéologie, un comportement, une pratique socialement implicite et sa description. Un «allant de soi » est vu, mais non remarqué, il est non décrit et invisible par ceux qui le pratique. Il fait parti des fondements idéologiques d'un groupe humain donné.

 

Marx, idéologie et pratique sociale.

" Les idées de la classe dominante sont, à toute époque, les idées dominantes; en d'autres termes, la classe détentrice de la puissance matérielle dominante de la société représente en même temps la puissance spirituelle qui prédomine dans cette société. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose en même temps, et par là même, des moyens de la production spirituelle (...). Les idées dominantes ne sont rien d'autres que l'expression idéologique des conditions matérielles dominantes, celles-ci ayant pris la forme d'idées ".

 

Ce que dit Nietzsche à propos du chaos social.

"Le préjugé foncier est de croire que l'ordre, la clarté, la méthode, doivent tenir à l'être vrai des choses, alors qu'au contraire, le désordre, le chaos, l'imprévu, n'apparaissent que dans un monde faux ou insuffisamment connu, --bref sont une erreur ; c'est là un préjugé moral, qui vient de ce que l'homme sincère, digne de confiance, est un homme d'ordre de principes, et a coutume d'être somme toute, un être prévisible et pédantesque. Mais il est tout à fait impossible de démontrer que "l'en soi" des choses se comporte selon cette définition du fonctionnaire modèle"
F. Nietzsche, la volonté puissance,

 

Shannon, théorie de l'information.

La valeur d'une information étant dans son improbabilité, il est effectivement strictement équivalent de parler d'entropie ou de quantité d'information. Sauf que l'information, c'est le contraire de l'entropie comme improbabilité, c'est même ce qui permet de s'opposer à l'entropie pour une finalité subjective, un système cognitif, un organisme biologique.

 

rétroaction

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 14:36

Cogito ergo sum.

 

Abélard, Descartes, Leibniz, Avogadro, Clausius, Nietzsche, Marx, Poincarré, Shannon, Monod, Garfinkel, Prigogine.

(principaux penseurs auxquels j'ai l'habitude de me référer)

 

Depuis ma prime jeunesse je cherche !

Je cherche comment ça marche et je cherche encore car je n'ai pas trouvé jusqu'à ce jour quiconque possédant la totalité de la réponse à mes questionnements.

 

Quelle réponse pour quelle question ?

Comment fonctionne une société humaine qu'elles ont été ses paradigmes depuis qu'elle existe et comment changent ils, comment fonctionne ces bifurcations qui la font passer d'une logique à une autre : de la communauté primitive à l'esclavagisme et de l'esclavagisme au capitalisme.

La pensée commune de l'idéologie dominante nous dit que l'homme peut, par simple volonté changer la société. Les idéalistes (hegeliens) affirment qu'il suffirait de changer la conscience des humains pour modifier leur pratique sociale, mais comment modifier cette conscience ? Faut ils les obliger et comment ? Les matérialistes (marxistes) nous disent au contraire qu'il faudrait changer la pratique sociale alors la conscience changerait et ce faisant ils prétendent obliger par dictature, l'homme à modifier sa pratique sociale.

 

Mon propos est différent de l'un et de l'autre. Il est d'affirmer que la conscience résulte bien de la pratique sociale, mais que celle-ci ne peut résulter que des conditions dans lesquelles baigne la société, conditions dues aux outils et méthodes disponibles utilisés en pratique courante comme « allant de soi » (ethnométhodologie).


Ma démarche reprend celle de Descartes dans « Le Discours de la Méthode) ou le philosophe doute des réponses qui ont été données à ses questionnements et cherche ainsi par lui-même les réponses de par ses propres réflexions d’où son "Je pense donc je suis, Cogito ergo sum" selon sa propre formule. Posture que Nietzsche adoptera par son « Deviens ce que tu es », et son appel récurent à ne pas suivre de maître.

 

 

 

Cogito ergo sum

Lire l'article précédent: "Le futur, une société de partage, s'imposera néluctablement"

Notre société a déjà changé de paradigme car ses consignes de régulation mènent notre chaos social sur une autre voie modifiant ainsi la nature même de notre société. Le modèle pyramidal oligarchique actuel est en train de s'effondrer sous nos yeux par l'effet du tsunamis du réseau qui s'impose comme pratique sociale courante.
Cette pratique de réseau, imposée par de nouvelles conditions introduites par une nouvelle technologie, nous imposera d'elle même une conscience nouvelle, le partage.

Nous verrons que le réseau possède pour effet mécanique de multiplier la circulation d'information cette multiplication offre une multiplicité hasardeuse de solutions (consignes) pour que le chaos social « hors de l'équilibre » puisse annihiler l'effet entropique de la flèche du temps et favoriser l'enthalpie (complexification).

 

Le vivant est une propriété de la matière, l'homme, élément du vivant est indissociable des sociétés qu'il compose pour survivre et se développer. Les sociétés humaines sont ainsi des vivants supérieurs possédant leur propre logique et intelligence. Ces sociétés humaines sont également des propriétés de la matière et il n'y a strictement aucune raison que ces dites sociétés n'obéissent pas aux mêmes lois qui régissent la matière universelle.

Je décris ici quelques lois et concepts régissant la matière qui font partie de disciplines généralement incluses dans la physico-chimie que l'on appelle la thermodynamique. Cette science s'est développée à partir du 19ème siècle avec le savant Rudolf Clausius (1822 – 1888) à propos d'études concernant la machine à vapeur. Deux très grands savants on fait avancé cette discipline : Henri Poincarré (1854 – 1912) . Surtout Illya Prigogine (1917 – 2003) pour moi, le plus grand penseur de la fin du 20 ème siècle, prix Nobel de Chimie et avec qui j'ai eu l'occasion, juste avant sa mort, d'échanger quelques mots par lesquelles il a validé ma conception analogique entre une société humaine et un chaos hors de l'équilibre.

 

En voici quelques éléments explicatifs à partir d'un petit lexique qui tente d'exposer la signification de ces concepts utilisés en thermodynamique et leur effet dans le développement humain, appelé dans cette discipline complexification.

Lire utilement

http://ecrits-vains.com/doxa/tri01.htm

 

Chaos.

  • La société des hommes est comparable à un chaos

  • Un chaos en thermodynamique, est un ensemble fermé contenant des éléments, atomes, molécules, possédant la propriété de pouvoir rencontrer aléatoirement tous autres éléments, atomes, molécules et d'échanger de l'énergie avec eux consécutivement à cette rencontre purement aléatoire (due au hasard).

  • Ce mouvement de rencontre aléatoire entre tous les éléments de ce chaos est appelé mouvement Brownien.

  • Le terme étymologique chaos vient du grec Khaos qui a donné par la suite le mot gaz

  • http://www.alain-benajam.com/article-14297191.html

  • Un gaz est un chaos parfait il est soumis à la loi d'Avogadro PV=NRT ou P est la pression, V le volume , N le nombre d'Avogadro, R une constante et T la température. Retenons que le volume, multiplié par la pression est proportionnel à la température. Plus nous comprimons le gaz, diminuant ainsi son volume plus celui-ci chauffe. C'est à dire qu'en diminuant l'espace ou s'agitent et se rencontrent les molécules, on augmente leur probabilité de rencontre et d'échange d'énergie. Si cette rencontre n'est qu'un choc alors il y a dissipation d'énergie et production de chaleur. On comprime, on augmente le nombre de rencontres et de choc. Ou alors on chauffe par un moyen extérieur quelconque et l'on augmente la pression par agitation moléculaire accrue.

  • Tout système clos dans lequel des éléments sont susceptibles de rencontrer aléatoirement (par hasard) d'autres éléments possède les propriétés d'un chaos. Par exemple des molécules diluées dans l'eau possédant cette propriété de rencontre aléatoire entre elles possèdent les propriétés thermodynamiques d'un chaos.

  • Une société d'humains se rencontrant aléatoirement en échangeant de l'énergie information par cette rencontre possède les propriétés d'un chaos. Nous verrons la similitude que existe entre information et énergie quand cet information se transforme en travail.

  • Un chaos est évidemment soumis à la flèche du temps donc à l'entropie, et aux tentatives l'enthalpie.

  •  

  • Mouvement Brownien

 

Réseau.

  • Un réseau est un ensemble d'éléments (ou nœuds) dont chacun est susceptible de produire de l'information, dont chacun est connecté à tous les autres et peut communiquer avec tous les autres pour éventuellement leur transmettre ces informations (énergie).

  • Cette définition est comparable à celle d'un chaos car comme lui, chaque élément peut échanger avec tous les autres. Un réseau qui peut être considéré comme un chaos et en possède donc les propriétés.

  • Il pourrait être soumis à la loi d'Avogadro PV=(nr)T ou P serai la quantité d'information moyenne transmise par connexion, V le nombre de nœuds et T l'énergie information travail produite par le réseau.

 

Entropie.

  • L'entropie est une tendance à la perte perpétuelle d'énergie (information) possédée ou potentialisée par tous systèmes chaotiques.

  • L'entropie s'oppose à la circulation de l'information nécessaire à son inverse l'enthalpie.

  • L'entropie a pour effet de tendre à la désorganisation perpétuelle par perte d'information (énergie) de tous systèmes organisés cette tendance peut être appelé vieillissement.

  • L'entropie est également une tendance à la perte perpétuelle d’information cristallisée dans tout système chaotique. En effet, tout système chaotique peut être descriptible exhaustivement. Cette description exhaustive est une quantité d'information mesurable par le nombre de bits nécessaire pour l'accomplir, (un château en ruine requiert moins de bits pour le décrire que le même après édification, des éléments ont disparus.)

  • L'entropie ne fait circuler aucune information.

 

Exemples :

  • une tasse de thé chaude qui refroidit pour atteindre une température égale à celle de l'extérieur,

  • une construction qui devient une ruine avec le temps,

  • un tasse qui tombe et se casse,

  • Un fruit qui pourrit,

  • Un homme qui meurt,

  • Une communication qui se rompt,

  • une crédibilité qui disparaît,

  • Un accident de voiture,

  • Un empire qui s'écroule,

  • etc.

Entropie=dissipation=non-information=destruction=conformité=inexorabilité

 

Enthalpie ou néguentropie.

  • L'enthalpie est l'inverse de l'entropie et peut être appelée entropie négative ou néguentropie.

  • L'enthalpie est une tendance à l'acquisition possible d'énergie et donc son accumulation par ce dit système chaotique (élévation de T, température).

  • Dans le cas de l'enthalpie les éléments se rencontrant potentialisent une énergie au lieu de la dissiper, cette potentialisation est une combinaison qui perdure dans les conditions du chaos.

  • L'enthalpie est une complexification par combinaison donc de l'information en circulation pour transmettre les consignes de régulation et pour décrire exhaustivement cette complexification ou des instructions pour la construire.

  • Cette même combinaison, soumise aux conditions, peut perdurer sous certaines conditions et pas sous d'autres. (hasard et nécessité).

  • L'enthalpie ne peut exister que dans un système hors de l'équilibre

  • Il ne peut y avoir enthalpie que par l'établissement au sein du chaos de systèmes de régulation (feed back, rétro-action, cybernétique) permettant au dit système hors de l'équilibre de la conserver.

  • L'enthalpie est inexorablement liée aux conditions dans lesquelles elle tente de s'exercer.

  • L'enthalpie ne peux être considérée que comme une tentative, sa probabilité est faible tout comme l'information ou le hasard dont elle se nourri.

 

Exemple.

  • combinaison chimique,

  • vie,

  • humain,

  • société,

  • constructions,

  • marchandises,

 

Enthalpie= énergie=information=complexification=improbabilité

 

Système hors de l'équilibre.

  • Tout système ayant besoin de perpétuelles actions de correction pour perdurer est dit hors de l'équilibre.

  • Ces actions de correction ou régulatrices proviennent de systèmes cybernétique (rétro-action, feedback, boucle fermée) inclus dans le dit système, c'est à dire capables d'évaluer (mesurer) les pertes d'équilibre et de les corriger.

  • Un système hors de l'équilibre produit de l'enthalpie, ou meurt n'étant soumis qu'à l'entropie.

Exemple :

Si on prend un balais et qu'on le tient par le haut du manche, comme un pendule, si on lève et on lâche la brosse du balais, celui-ci va revenir rapidement à la vertical

Par contre si on met le manche du balais dans le creux de sa main et que l'on essaye de la maintenir brosse en l'air en équilibre, il faudra perpétuellement modifier la position de sa main après avoir évaluer la direction de chute du balais pour maintenir celui-ci en équilibre.

 

Régulation, feed back, rétro-action, cybernétique, système en boucle fermée (termes similaire).

  • Consigne (information), en retour émis par un système, après évaluation ou mesure, permettant de modifier l'action appliquée au dit système de manière à ce qu'il puisse conserver un équilibre dans un milieu donné.

  • Tout système soumis à une rétro-action peut être appelé hors de l’équilibre.

 

Exemple :

Régulation thermique : un capteur (sonde thermique) coupe le chauffage quand celui-ci a été mesuré au delà d'une limite admise et le remet quand celui-ci est tombé sous une autre limite admise. La température va ainsi osciller entre ces deux limites.

 

Flèche du temps, le temps.

  • La flèche du temps est indiquée par l'entropie

  • Le temps lui même est une conséquence de l'entropie (poussière tu retourneras poussière- Génèse)

  • La flèche du temps est transcendantale et ne peut qu'indiquer perpétuellement la même direction car l'entropie est inexorable donc transcendantale.

  • Le temps s'égrène par des actions successives qui se déroulent, (par exemple mouvement brownien d'un chaos), dans un système ou aucune action ne se déroule il n'y a pas de temps

  • La mesure du temps est arbitraire et est un concept purement humain qui ne peut que mesurer le déroulement d'actions comprises qui deviennent des informations de temps qui s'écoule, (sablier, horloge, cadran solaire)

  • Si le temps est une conséquence de l'entropie, il est également un facteur d'enthalpie.

  • On peut définir techniquement la flèche du temps de la manière suivante :.

 

Considérons un ensemble chaotique donné possédant un très grand nombre d'éléments comme un gaz .

A l'instant T0, chaque élément possédera une position spatial p1, p2,..pn, à l'instant suivant T0+1, T1 chaque élément en ayant rencontré un autre aura une position suivante différente : ps1, ps2,...psn, à l'instant encore suivant T1+1 chaque élément en ayant rencontré encore un autre aura une position suivante pss1, pss2,...pss n. La flèche du temps est la probabilité voisine de zéro que chacun des éléments composant l'ensemble, en position spatiale pss1,pss2,...pss n, ne retrouve la position initiale p1, p2,...pn

 

Information

  • Une information est un arrangement séquentiel d'éléments convenus ou aléatoires émis par un système dit émetteur et reçu par un récepteur, possédant pour ce dernier une signification dont il peut tirer une action, appelée consigne, ou instruction.

  • Seul le récepteur validant l'information et en exécutant une action instruite par la consigne donne à cet arrangement séquentiel un caractère d'information

  • Si il n'y a pas action, il n'y a pas d'information (prêcher dans le désert)

  • L'information possède une définition similaire au hasard

  • Une information est rare elle est improbable comme la bonne combinaison d'un code d'accès.

Exemple :

Si on ne connaît pas un code d'accès on peut envoyer toutes les combinaisons possibles, une seule sera significative pour l'ouverture de l'accès, ce sera donc une information opérante, une consigne.

 

Hasard.

  • Le hasard est une suite de combinaisons aléatoires d'éléments dont une seule va posséder une signification pour un récepteur quelconque dont il va pouvoir tirer une action donnée, (consigne).

  • On dit : je l'ai trouvé (la combinaison, la bonne clef, la personne) par hasard.

  • On ne dit pas : je ne l'ai pas trouvé par hasard.

  • Le hasard pour exister doit engendrer une action, consigne (par hasard).

  • Si il n'y a pas d'action due au hasard il n'y a rien.

  • Le hasard est rare il est improbable comme la bonne combinaison d'un code d'accès trouvé au hasard.

  • Hasard et information possèdent les mêmes propriétés d'improbabilité.

 

Crédibilité.

  • La crédibilité est ce qui va transformer une information en consigne de régulation et l'objectiver en tant qu'information.

  • Dans un système chaotique hors de l'équilibre de multiples informations peuvent être retournées au dit système dans l'espoir qu'il puisse conserver son équilibre dans des conditions données, seules celles qui sont crédibles seront retenues en tant que consignes opérantes c'est à dire celles capables, aptes à maintenir l'équilibre. Elles sont crédibles pour le système donné les autres, non retenues car non opérantes seront rejetées.

  • Ce qui est crédible dans des conditions données peut ne pas l'être dans d'autres conditions.

  • La crédibilité est perdue quand l'information émise n'est plus retenue par le système car moins adaptée ou plus adaptée au maintient de l'équilibre du dit système.

  • Le concept de crédibilité est proche du concept d'information, et de nécessité.

 

Conditions.

  • État dans lequel se trouve l'élément chaotique, mesurable déjà théoriquement et grossièrement selon la formule d'Avogadro PV=(nr)T, mais c'est également la nature du milieu c'est à dire la qualité des éléments composant ce milieu.

  • Ce milieu peut être hors de l'équilibre en évolution enthalpique ou non. Si il est hors de l'équilibre il est composé déjà de plusieurs chaos ou réseaux qui sont susceptibles de se rencontrer aléatoirement et dont chacun possède des propriétés favorisant ou non leur associativité (propriétés physico-chimiques).

  • Les conditions rendent possibles ou non la combinaison enthalpique à priori.

  • Dans une société humaine les conditions sont dictées par la disponibilité d'outils et de méthodes

Exemple : pierre taillée, pierre polie, agriculture, roue, métallurgie, cités, capitalisme, réseau etc.

 

Nécessité.

  • Chaque combinaison enthalpique aléatoire ou non est soumise au milieu dans lequel il baigne et sera ou non tolérée à terme par ce milieu, si cette combinaison n'est pas viable car mal adaptée elle disparaît.

  • Une combinaison enthalpique peut être tolérée dans un milieu et non dans un autre.

  • La tolérance est un paramètre qui favorise les combinaisons enthalpiques.

  • La nécessité est une tolérance improbable rendant absolument nécessaire la combinaison enthalpique à posteriori.

  • La nécessité est en fait une consigne opérante de rétro-action, c'est de l'information (improbable).

  • Sans nécessité il n'y a pas de rétro-action et donc pas d'enthalpie

 

Bifurcation.

  • Quand un système chaotique évoluant hors de l'équilibre se trouve soumis à des conditions différentes, ces nouvelles conditions font en sorte que les consignes en retour de régulation lui npermettant de conserver cet équilibre deviennent de moins en moins crédibles, c'est à dire de moins en moins adaptées (nécessaires) et sont susceptibles de faire perdre l'équilibre au système alors, le dit système est amené à retenir des consignes différentes d'adaptation pour lui plus crédibles lui permettant de conserver cet équilibre, le dit système chaotique va évoluer ainsi dans une autre direction, c'est la bifurcation.

  • On peut parler d'adaptation de la consigne de régulation à des conditions différentes. Cette adaptation peut être hasardeuse c'est à dire que de multiple itérations de consigne vont être envoyées jusqu'à ce que le système en retienne une (au hasard) celle retenue parmi une infinité d'autres sera celle qui lui permettra de conserver une stabilité meilleure dans les nouvelles conditions. (hasard et nécessité).

Exemple :

Les poissons se sont adaptés à la vie sous-marine en développant des branchies tandis que des mammifères on développé des poumons s'adaptant à la vie aérienne. Il y a eu une bifurcation de la vie vers les poissons à branchies et une autre vers des animaux vivant en milieux aérien avec des poumons.

 

 

Prigogine sur la bifurcation en thermodynamique.

Prigogine sur la bifurcation en thermodynamique.

Tous ces concepts sont en réseau et interagissent perpétuellement les uns sur les autres.

 

Ainsi fonctionne le vivant de multiples consignes d'adaptations à des milieux multiples on engendrés un très important polymorphisme.
 

Exemple : Poisson, bactéries insectes, mammifères,homme,.. sur homme.

La diversité des solutions pour adapter le vivant aux conditions a engendré un extrême polymaorphisme

La diversité des solutions pour adapter le vivant aux conditions a engendré un extrême polymaorphisme

Ce système, hors de l'équilibre a une tendance résultante à la complexification vers une vie meilleure . Il est soumis à de multiples itérations de régulations qui s’opposent à l'entropie.

Ce système, hors de l'équilibre a une tendance résultante à la complexification vers une vie meilleure . Il est soumis à de multiples itérations de régulations qui s’opposent à l'entropie.

Notre société possède les propriétés d'un chaos cependant, la structure pyramidale imposée par l'oligarchie limite les effets de ce chaos en tentant de limiter la circulation de l'information. Une information dominante issue de l'idéologie dominante est produite perpétuellement par le sommet de la pyramide à destination de la base, cette information idéologie verticale a été jugée jusqu'alors crédible par l'ensemble social, formant une superstructure idéologique apte à maintenir une cohésion social en faisant accepter la domination de l'oligarchie au détriment du peuple.

En contradiction, les hommes de par leur activité de production de marchandises sont dans l'obligation de communiquer horizontalement et, plus la production de marchandises devient complexe plus cette nécessité de communication devient fondamentale. Cette nécessité s'oppose particulièrement à l'ancienne structure productive pyramidale taylorienne et fordienne.

En conséquence les entreprises de production de marchandises furent les premières à s'organiser en réseau afin d'accélérer la communication en leur sein.

Ces entreprises ont créé des outils permettant de favoriser cette communication en réseau avec toujours pour finalité d'accélérer la transmission d'information et donc d'améliorer les processus de production de marchandises. Le corps social s'est emparé de ces outils en conséquence chacun devient producteur d'information horizontale.

Le monopole de communication verticale de l'oligarchie tend à disparaître et son idéologie dominante est mise à mal et contestée par la circulation explosive d'informations différentes. La crédibilité de l'oligarchie tendant vers zéro celle-ci possède de moins en moins de régulation enthalpique et, soumise à l'entropie inexorable de la flèche du temps cette construction oligarchique ne peut que disparaître car devenue inutile (sans nécessité) à l'humanité.

 

Quelques citations ou défintions de mes penseurs privilégiés.

 

Pierre Abélard (1079-1142).

« La première clef de la sagesse, c’est une interrogation continuelle, il n’est pas inutile de douter de chaque chose. En effet, qui doute conduit à chercher, qui cherche peut saisir la vérité ».

 

 I. Prigogine (1995). 

" la certitude n’a jamais fait partie de notre vie. Je ne sais pas ce que sera demain. Pourquoi penser que la certitude est la condition même de la science ? (...) La science traditionnelle identifiait raison et certitude, et ignorance et probabilité. Il n’en est plus ainsi aujourd’hui. "

 

Garfinkel. Ethnométhodologie, idéologie, pratique sociale et méthode.

L'ethnométhodologie est une discipline cognitive qui s'attache à étudier les méthodes utilisées par des groupes définis et qualifiés dans leurs accomplissements quotidiens et ordinaires.

L'ethnométhodologie étudie la relation triadique: conception du monde (idéologie) / existant et fait (pratique) / compte rendu (méthode).

 

Garfinkel Ethnométhodologie, « allant de soi ».

Termes commodes utilisés en ethnométhodologie pour désigner une idéologie, un comportement, une pratique socialement implicite et sa description. Un «allant de soi » est vu, mais non remarqué, il est non décrit et invisible par ceux qui le pratique. Il fait parti des fondements idéologiques d'un groupe humain donné.

 

Marx, idéologie et pratique sociale.

" Les idées de la classe dominante sont, à toute époque, les idées dominantes; en d'autres termes, la classe détentrice de la puissance matérielle dominante de la société représente en même temps la puissance spirituelle qui prédomine dans cette société. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose en même temps, et par là même, des moyens de la production spirituelle (...). Les idées dominantes ne sont rien d'autres que l'expression idéologique des conditions matérielles dominantes, celles-ci ayant pris la forme d'idées ".

 

Ce que dit Nietzsche à propos du chaos social.

"Le préjugé foncier est de croire que l'ordre, la clarté, la méthode, doivent tenir à l'être vrai des choses, alors qu'au contraire, le désordre, le chaos, l'imprévu, n'apparaissent que dans un monde faux ou insuffisamment connu, --bref sont une erreur ; c'est là un préjugé moral, qui vient de ce que l'homme sincère, digne de confiance, est un homme d'ordre de principes, et a coutume d'être somme toute, un être prévisible et pédantesque. Mais il est tout à fait impossible de démontrer que "l'en soi" des choses se comporte selon cette définition du fonctionnaire modèle"
F. Nietzsche, la volonté puissance,

 

Shannon, théorie de l'information.

La valeur d'une information étant dans son improbabilité, il est effectivement strictement équivalent de parler d'entropie ou de quantité d'information. Sauf que l'information, c'est le contraire de l'entropie comme improbabilité, c'est même ce qui permet de s'opposer à l'entropie pour une finalité subjective, un système cognitif, un organisme biologique.

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