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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 19:18

 

On prend la Bastille d'abord

 

 

 

 

  A parti unique, opposition unie.

 

 


 

Traditionnellement et suivant le vœu de la puissance médiatique, les opinions politiques sont classées de droite ou de gauche formant ainsi un système partisan bipolarisé auquel chaque citoyen pourrait aisément adhérer. La gauche se proclame progressiste et la droite conservatrice.

Cette bipolarisation tend dans le monde occidental à réduire les opinions à seulement deux partis comme aux USA, les « démocrates » qui seraient plutôt de gauche et les « républicains » plutôt de droite.

Mais après des années de gauche au pouvoir il n'est pas perceptible qu'une différence de politique n'apparaisse entre ce qui nous sont présentés comme deux opinions contradictoires. Cette façon de différencier les opinons ne serait elle pas un piège qui cacherait en fait un parti unique.

 


La Gauche face à  la Droite, mythe ou réalité?

 

 

Le terme politique de gauche, comme de droite, provient de la disposition des partis et courants politiques dans l'hémicycle du parlement français depuis le début de la troisième république.


Dés 1870, à gauche siégeaient les partisans de la république comme mode de gouvernement pour la France et à droite siégeaient les royalistes. Au début de la troisième république le clivage politique était simple et marqué, républicains contre royalistes. Les républicains étaient à cette époque progressistes c'est à dire qu'ils œuvraient pour un progrès continu de l'humanité dans tous les domaines, que cela concernait la démocratie, l'industrie, la santé, l'éducation les libertés ou même les mœurs. Les royalistes étaient conservateurs c'est à dire qu'ils refusaient le progrès de l'humanité tel que décrit succinctement.


La gauche était républicaine et progressiste.


L'habitude a donc été prise partout, par comparaison avec la disposition du parlement français, dans tous les pays, de désigner les progressistes comme étant de gauche et les conservateurs comme étant de droite. Cette façon d'évaluer les opinions politiques est restée peu ou prou identique.


Après ce premier combat politique droite gauche, monarchie contre république, gagné par la gauche, ce fut l'affaire Dreyfus » à partir de 1894. Le capitaine Dreyfus juif alsacien fut accusé faussement d'espionnage par l'état major de l'armée qui était royaliste et gagné à l'antisémitisme. La droite antisémite prit parti contre Dreyfus cette droite fut appelé anti-dreyfusarde tandis que la gauche radicale républicaine dreyfusarde défendit ce capitaine juif. Pourtant toute la gauche ne s'engagea pas dans ce premier combat contre l'antisémitisme, puisque l'extrême gauche socialiste de Jules Guesde, qui commençait à exister, refusa de défendre Dreyfus arguant que c'était un combat de bourgeois.


Avec l'arrivée des socialistes siégeant à gauche dans l'hémicycle le terme évolua de républicain à socialiste en ajoutant un aspect revendicatif, ouvrier et social.


La gauche se retrouva en 1901 avec le gouvernement républicain radical du petit père Combe, sur le combat anticlérical. En effet, le pape avait pris position contre la république refusant  ce mode d'organisation d'un état qui, selon lui, allait à l'encontre des préceptes de l'église. Ce fut la séparation de l'église et de l'état avec les lois laïcs de 1905. La droite royaliste et cléricale combattit ces lois laïcs. La différenciation droite gauche était fortement marquée à cette époque.


La gauche devint nettement anticléricale.

 

petit_pere_3.jpeg


Le Parti Socialiste (SFIO), Section Française de l'Internationale Ouvrière, adhérant à la deuxième internationale fut créé en 1905, ce parti défendit les revendications ouvrières notamment celle de la journée de huit heure.


La gauche devint sociale.

 

429px-Le_petit_Parisien.jpg

 

Evoquation du massacre de Fourmies contre des ouvriers qui réclamaient la journée de

8 heures


En 1914 chaque parti d'Europe adhérant à cette deuxième internationale socialiste prit fait et cause pour la guerre. Seul Jaurès clama son opposition il fut assassiné. Cette guerre inique fut un holocauste et l'internationale socialiste sombra. A ce moment il n'exista plus en Europe de droite et de gauche tout le monde voulait la guerre.


La gauche n'avait plus de signification.


En 1917 les socialistes prirent le pouvoir en Russie pour arrêter la guerre. Sur ce point le Parti Ouvrier Social Démocrate de Russie se divisa; les « Bolchéviks » ou majoritaires pour l'arrêt des hostilités et les « Menchéviks » minoritaire pour continuer la guerre. Les Bolchéviks l'emportèrent et prirent seuls le pouvoir en Russie. Lénine chef de fil des majoritaires « Bolchéviks » créa un autre parti et dans le même temps une autre internationale. Ce nouveau parti socialiste prit le nom de communiste et la nouvelle internationale, de 3ème Internationale communiste. Cette 3 ème internationale, prit le nom d'Internationale Communiste. Cette nouvelle internationale prôna la création partout en Europe et dans le monde de Partis Communistes organisés selon le précepte léniniste d'une organisation militaire et pyramidale appelé « centralisme démocratique » chaque parti adhérant à l'internationale communiste s'engaga alors à établir dans son pays la dictature du prolétariat sous la direction d'un parti unique.


En 1919 les socialistes toujours unis, avec les radicaux, votèrent la journée de huit heures, la gauche s'était retrouvée.


En 1920, au congrès de Tour, le parti socialiste français (SFIO) se scinda, une partie sous la direction de Marcel Cachin voulait adhérer à la 3 ème internationale communiste, une autre sous la direction de Léon Blum, refusa les préceptes léninistes et voulu rester adhérante à la 2 ème internationale.

Le Parti Communiste SFIC (Section Française de l'Internationale Communiste) sera donc créé en France à cette date.


La gauche se divisa dés lors  entre partisans et adversaires de l'URSS, partisans et adversaires de la dictature du prolétariat.

Les communistes ne peuvent être républicains puisque le principe de dictature du prolétariat est contradictoire avec le concept républicain d'intérêt général.


Les communistes sont-il de gauche?


Dans les années 30 c'est la montée du fascisme partout en Europe et particulièrement en Italie et en Allemagne. En 1934, l'extrême droite voulut prendre le pouvoir en France, elle organisa le 6 février 1934 un violent assaut contre l'assemblée nationale. Socialistes et communistes prirent peur et organisèrent spontanément le 9 février une manifestation commune sévèrement réprimée. Afin de protester contre la répression antifasciste et faire front contre la montée du fascisme en Europe une grande manifestation commune fut organisée à Paris le 14 février 1934.


La gauche se retrouve et avec les radicaux va jeter les bases du Front Populaire.


Les communistes poussés ou non par la 3 ème internationale et Moscou prônèrent alors une large alliance antifasciste incluant les classes moyennes et les libéraux du Parti Radical. Un programme minimum commun sera réalisé entre le Parti Communiste SFIC, le Parti Socialiste SFIO et le Parti Radical, pour: "Le Pain, La Paix et la Liberté". Cette coalition de gauche gagna les élections du 26 avril et du 3 mai 1936. De mai à juin 1936, un mouvement de grève se généralisa en France et obtint la satisfaction d'un certain nombre de revendications ouvrières dont les congés payés, validés par la majorité de gauche.


La gauche à ce moment est essentiellement antifasciste.


serment1934.jpg

Serment du14 février 1934


Les communistes ne désirèrent pas participer au gouvernement du Front Populaire.

En Espagne, un Front Populaire également au pouvoir par les élections dû combattre une rébellion militaire et fasciste dirigée par le Général Franco et soutenue par les puissances fascistes. Le gouvernement français de gauche refusa son aide militaire à la jeune république espagnole, ce fut la politique de « non intervention ». La république espagnole résista difficilement face à l'aide militaire massive apportée par l'Allemagne nazie et l'Italie mussolinienne. Les communistes levèrent partout en Europe des troupes de volontaires pour aller combattre le fascisme en Espagne ce furent les brigades internationales, mais en vain.

La coalition du Front Populaire explosa. Alors que le combat prioritaire des communistes était la lutte contre le fascisme, socialistes et radicaux ne suivirent pas. Pire le 29 et 30 septembre 1938 la conférence de Munich permit à Hitler d'annexer les Sudètes, cette province germanophone du sud de la Tchécoslovaquie, l'ensemble des parlementaires français, à l'exception des communistes votèrent pour cette trahison.


La gauche française a disparu laissant une voie royale au fascisme.


Les socialistes et les radicaux sont-ils encore de gauche à ce moment?


Répondant à cette trahison des puissances occidentales et de la gauche française et la laissant démunie face à l'Allemagne hitlérienne, l'URSS signa avec cette Allemagne un pacte de non agression.

Le Parti Communiste jugé trop proche de Moscou fut interdit et ses députés emprisonnés


En 1939, après l'invasion de la Pologne par les nazis la guerre contre Hitler ne put être évitée même si la droite française clama haut et fort: « plutôt Hitler que le Front Populaire ».

Forts de cette maxime, les chefs militaires français traditionnellement de droite , combattirent on ne peut plus mollement les armées nazies et dans leur masse trahirent en abandonnant le combat au printemps 1940.


Seul un colonel, Charles de Gaulle chef d'un régiment blindé résista avec succès, il fut rapidement promu général puis secrétaire d'Etat à la Guerre, mais il était trop tard, les troupes françaises abandonnées par leurs chefs se débandirent.

Les députés français, à l'exception des communistes interdits votèrent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Celui-ci s'empressa de signer une armistice aves les nazis et entama une politique de collaboration, la république française fut abolie, la gueuse, comme l'appelaient les royalistes était morte beaucoup à droite furent satisfaits.

 

Philippe_Petain_und_Adolf_Hitler.jpg


A partir de cette période il n'était plus possible de parler ni de gauche ni de droite.


Le général de Gaulle réfugié à Londres et à partir de son appel du 18 juin  espèra rassembler sous son commandement des militaires patriotes refusant la défaite. Le général de Gaulle était un homme de droite, comme nombre d'officiers il était membre de l'action française royaliste. Il appela des militaires à venir le rejoindre peu, très peu se présentèrent. Comme il le dit dans ses mémoires j'attendais des militaires je vis venir des « juifs et des barbus ». Cependant il put s'appuyer en Afrique sur un autre officier également membre de l'action française Leclerc de Hautecloque qui organisa une force militaire en Afrique ce furent les Forces Françaises Libre.

Dans la France occupée, le Parti Communiste clandestin organisa une force armée de résistance les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF). La conjonction de ces deux forces militaires efficaces a placé la France parmi les vainqueurs. Dans le même temps, nombre d'élus de gauche au temps du Front Populaire trahirent  et se rangèrent  du côté de l'envahisseur. 


La division politique à ce moment entre droite et gauche n'avait plus de sens il n'y avait que des résistants patriotes d'un côté et des collaborateurs de l'autre.


 

Le secrétaire du général de Gaulle, Jean Moulin, un radical, réussit à convaincre le Général d'unifier la résistance au nazisme et au pétainisme dans une organisation commune ou seraient inclus les communistes avec leur organisation militaire ce fut le Conseil National de la Résistance CNR. Puis un gouvernement provisoire fut organisé à Alger composé de toutes les forces politiques non collaborationnistes. L'ex gauche et l'ex droite française se retrouva au sein du CNR et du gouvernement provisoire. Il est vrai que l'influence politique de la gauche et du parti communiste y était prépondérante. Le CNR élabora un programme politique progressiste devant être mis en oeuvre à la libération, comportant la sécurité sociale et le droit de vote des femmes.


Jean Moulin était assurément de gauche mais Leclerc de Hautecloque un homme de droite.

  

La république fut rétablie en août 1944 sous le gouvernement provisoire GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française)


Le GPRF décida de procéder le 21 octobre 1945 à un double référendum sur la question des institutions, et à une élection législative. La première question du Référendum dû permettre à la nouvelle Assemblée d'être constituante, les électeurs votèrent OUI à 96% ; la deuxième question avait prévu de limiter les pouvoirs de cette Assemblée, les électeurs votèrent OUI au deux tiers. Les élections législatives, qui ont lieu le même jour, purent mettre en avant trois partis principaux : le PCF, le MRP (chrétiens sociaux) et le Parti socialiste SFIO. Ces derniers formèrent  par la suite une force gouvernementale unie, que l'on nommera le tripartisme.


350px-Assembl-e-nationale-1945.png1945 le PCF premier parti de France la gauche est majoritaire

 

De Gaulle en désaccord avec la nouvelle constitution de 1946 démissionna.


La gauche sembla pour un temps se recomposer mais pour un temps très court seulement.


A la conférence de Yalta de 1945 les vainqueurs, anglo-saxons et soviétiques s'étaient partagés le monde en zones de domination.

Le gouvernement triparti composé de ministres de gauche communistes et de socialistes va perdurer jusqu'en mai 1947.

Le partage de Yalta et la guerre froide qui suivit partagera également la France et deux camps, partage traversant également la gauche.

D'un côté des communistes qui soutenaient  l'URSS, de l'autre les socialistes et les sociaux chrétiens du MRP qui soutenaient les anglo-saxons et soutenus par eux (les Radicaux avaient quasiment disparu du paysage politique français). De Gaulle a créé un parti politique en 1947, le RPF (Rassemblement pour la France) classé à droite.


La gauche n'existera plus en France, l'ex gauche non communiste se mettra au service des anglo-saxons par la vertu du pacte atlantique, cette gauche n'obéira plus qu'aux ordres venus de Londres et de Washington.


Les trotskystes lambertistes de la 4 ème internationale ourdirent avec la CIA une scission au sein de la CGT ce fut la création de Force Ouvrière en 1947 qui s'empressa d'adhérer à la CISL (Confédération Internationale des Syndicats Libres) elle même création de l'AFL CIO organisation des « Trades Union » étasuniens étroitement contrôlées par la CIA. Les socialistes soutiendront ce syndicat anti CGT. Le mouvement syndical français s'en trouvera durablement affaibli.


  Socialistes et trotskystes agents de l'impérialisme US, de gauche ou de droite?


Jules Moch, exemple d'un ministre socialiste au service des anglo-saxons et de la droite.

Des grèves dans les charbonnages du Nord, furent déclenchées en octobre 1947 par la CGT en raison d'un retard des salaires sur les prix de plus de 30%, l'inflation étant alors un mal chronique malgré le plan Marshall. Elles furent sévèrement contrées par le ministre de l'Intérieur Jules Moch, qui mobilisa 60 000 CRS et soldats contre les 15 000 grévistes retranchés dans les puits et imposa la reprise du travail fin novembre. À la faveur de la lassitude des travailleurs et de la division des syndicats, en CGT et FO, la répression fut sévère, avec plus de 2 000 licenciements, cinq morts et de nombreux blessés. Jules Moch  au ministère de la Défense mit sur pied la participation française à la guerre de Corée et contribua à la mise en œuvre de l'OTAN.


Les différents gouvernements socialistes régulièrement au pouvoir à partir de 1947 se lanceront dans les guerres coloniales à la demande des anglo-saxons qui craignaient que les colonies françaises ne tombent sous influence soviétique en accédant à l'indépendance. Ce fut la guerre d'Indochine puis la guerre d'Algérie ou les socialistes iront jusqu'à justifier l'emploi de la torture.


Le Parti Communiste exclusivement se mobilisa contre les guerres coloniales et contre la torture en Algérie ( Voir le livre d'Henri Alleg: "La Question " alors secrétaire général du Parti Communiste Algérien)


La faillite de la gauche socialiste fut totale et Guy Mollet fut contraint en 1958 par les USA, d'aller rechercher le Général de Gaulle.


Les anglo-saxons firent agir leurs réseaux «stay behind» pour remettre en scelle le Général de Gaulle afin que celui-ci puisse continuer avec sucés, l'espèraient-ils, la guerre d'Algérie. Si les socialistes fidèles aux anglo-saxons, étaient favorables au retour du Général, les communistes y furent très hostiles.


Cette prise de pouvoir (soutenue par la SFIO) est en principe marquée comme une action de droite.

Pourtant de Gaulle, contrairement à ce qui était attendu de lui, entreprit d'arrêter la guerre d'Algérie et de décoloniser. Après une tentative de putsch dont les anglo-saxons assureront  la logistique et après 40 tentatives de meurtre contre sa personne perpétrées par une organisation, l'OAS, pilotée par les «stay behind» anglo-saxons, de Gaulle entreprit de se détacher résolument de la tutelle impérialiste pesant sur la France depuis la signature du Pacte Atlantique.


quatre_generaux-62b5c.jpgUn quarteron de généraux (made in USA)


Les soviétiques ne cesseront d'applaudir aux initiatives anti anglo-saxonnes du général de Gaulle.


Ici va commencer un aspect fort curieux de l'Histoire de France qu'il faudra un jour débrouiller.

Les communistes français, ne vont pas suivre les soviétiques dans leur contentement de voir de Gaulle au pouvoir en France. Ils vont s'attacher à reconstituer une gauche unie, anti gaulliste, ils vont s'attacher à remettre en scelle un parti socialiste moribond, fidèle allié de l'impérialisme et promoteurs d'une organisation européenne voulue par ces anglo-saxons.

 

En mai 1968 une extrême gauche venue d'on ne sais ou, entreprit de déstabiliser le pouvoir gaulliste. Dans cette extrême gauche nous trouvons des trotskystes tient la CIA,! Nous trouvons des maoïstes staliniens fortement opposé au PCF et à l'URSS et avec eux une ribambelle de révolutionnaires de salon. Tout ce monde de «communistes» d'opérette se cristalisera dans la critique virulente non seulement du gaullisme mais également du PCF et de l'URSS.


Les socialistes et leurs amis s'entendront au cours d'un fameux meeting au stade Charlety pour enfoncer le clou de l'anticommunisme (au sens anti PCF) commencé par des «gauchistes» venus de nul part et disparus juste après. Les communistes du PCF qui s'engouffreront par entrainement dans la contestation n'ont rien vu venir, toujours aveuglés par l'histoire du Front Populaire, qu'ils espèraient réitérer . Il est vrais qu'aux accords de Grenelle les salariés obtiendrons quelques avancées notables, mais rien qui puisse faire penser a ce Front Populaire.

 

Mai 68

paris_manif_etudiants_bd_montparnasse.jpPiéger les communistes, déstabiliser de Gaulle et faire peur aux français


La «gauche» non communiste à l'œuvre, au service des anglo-saxons contre leurs deux pires ennemis de Gaulle et les communistes.


Si les communistes avaient eu une vision géostratégique du monde et non pas une vision idéologique sectaire, pour suivre leur utopie ils auraient choisi de s'allier avec le Général de Gaulle et la face du monde en aurait été bouleversée. Une gauche véritable républicaine et progressiste aurait pu se constituer. 

Les communistes paieront très cher par la suite d'être tombé dans ce piège, ils n'iront plus que de Charybde en Sylla.

Le cadre national souverain permettant l'exercice du pouvoir politique du peuple sur l'économie étant perdu contre les volontés gaullistes et communistes, l'idéologie de libre échange fera des ravages jusqu'à l'effondrement économique d'aujourd'hui.


Si la gauche, définie d'après ses concepts initiaux de défense de la république et du progrès n'a plus existé en France après 1947, une néo gauche sera reconstituée petit à petit à partir des années 60 en fausse gauche ou gauche de patronage, sous l'œil d'abord déconcerté, puis étonné puis amusé, puis encouragé des anglo-saxons.


Chronique d'un désastre pour le concept de gauche.


Au début des années 60, le Parti Communiste Français, en souvenir de ses succès de 1936 et de 1945, entreprit une nouvelle stratégie de prise de pouvoir par la voie électorale. Déjà en 1945 au cours d'une interview au Time, Maurice Thorez explicita « qu'il existait d'autre chemins que ceux choisis par les communistes russes pour construir le socialisme », il sous entendait ainsi qu'il était favorable à une prise de pouvoir par les urnes. La représentation électorale du PCF étant insuffisante, les communistes choisirent une voie intermédiaire pour parvenir à leur fin: le socialisme et au delà le communisme.

Cette voie était une « démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme », cette « démocratie avancée » devait être construite en alliance avec le parti socialiste et la gauche en générale afin de pouvoir parvenir à une majorité. Le Parti Communiste mis au point un programme de gouvernement minimum pouvant être accepté par les socialistes avec ce programme minimum des négociations furent entreprises avec les socialistes et les radicaux en vu d'élaborer un programme commun.


Dans ce programme figurait un certain nombre de nationalisations préfigurant un socialisme en devenir. Le parti socialiste SFIO à la fin des années 60, n'existait pratiquement plus. Aux élections présidentielles de 1969, après la démission de de Gaulle le candidat communiste, Jacques Duclos obtint 21% des voix tandis que le candidat SFIO, Gaston Defferre n'en recueillit que 5% et le PSU de Michel Rocard 3%. Le rapport de force au sein d'une gauche était initialement favorable aux communistes.


Le 13 juin 1971 se tint à Epinay un congrès devant unifier ce qui pouvait rester d'une gauche non communiste atomisée. François Mitterrand alors président de la CIR (Convention des Institutions Républicaines) devint le secrétaire général de ce nouveau parti intitulé socialiste sur une ligne politique d'alliance avec les communistes et avec un programme commun de gouvernement.

Ce programme commun de la gauche sera signé le 26 juin 1972 entre communistes, socialistes et radicaux de gauche de Robert Fabre, les radicaux s'étant divisés sur l'opportunité d'une alliance avec le PCF.

Cette alliance est devenue rapidement très populaire parmi les français puisqu'elle ouvrait des perspectives concrètes de changements de gouvernement. Cependant les français perçevaient cette initiative comme étant celle de François Mitterrand et des socialistes et non celle réelle des communistes. A partir de la signature de ce programme, les communistes vont perdre continuellement des voix aux différentes élections et les socialistes en gagner.


Les communistes ont ainsi offert un fantastique renouveau aux socialistes et un splendide tremplin à François Mitterrand tout en sa sabordant


Les français ne perçevèrent plus le PCF noyé dans la gauche, mais une gauche mythique rapidement associée au seul PS avec son symbole: la rose au poing.


François Mitterrand fort de sa gauche mythique avec son « peuple de gauche » pourra gagner les élection de 1981. A partir de 1982 les USA avec son outil la NED CIA entreprendronst de favoriser la bipolarisation politique dans tous les pays sous leur contrôle afin de faciliter leur influence: une à gauche, l'autre à droite mais en France le travail était déjà fait... par les communistes. Ainsi les anglo-saxons ne verront aucun inconvénients à la participation de ministres communistes secondaires au gouvernement français.


T065541A.jsm.jpegMitterrand savoure sa victoire au Penthéon.

Les communistes sont finis


La gauche au pouvoir en 1981, incluant des communistes déjà en cours de marginalisation, entreprit derechef l'application d'un mini programme commun composé essentiellement de nationalisations. Ces nationalisations étaient en fait des étatisations remplaçant les actionnaires privés de quelques entreprises liées à la défense et de quelques banques. Déjà les effets de l'européïsme aveugle et du début de la mondialisation commencèrent à se faire sentir, la France se désindustrialisa, le chômage augmenta et la France commença à s'endetter sur les marché financiers grâce à la loi Pompidou Giscard votée en 1973 qui le permettait. Ces nationalisations n'auront évidemment aucun effet, c'est la fin des 30 glorieuses et la crise commenca.


Différents gouvernements suivront en 25 ans avec cohabitation gauche droite, avec la gauche seule, avec la droite seule, avec communistes, sans communistes, avec nationalisation puis avec privatisation.


 La droite et gauche mythique étaient maintenant devenues d'accord sur l'essentiel c'est à dire la perte consentie de souveraineté du peuple français sur la France ne lui permettant plus de contrôler l'économie ni d'agir sur elle, comme il avait été fait avec durant la période gaulliste.


DettePubliqueFrancaise.jpgAugmentation continuelle de la dette publique de la France depuis 1981



Une gauche mythique remplace aujourd'hui une gauche véritable éteinte depuis 1947.


La gauche issue du programme commun ne sera plus désormais une gauche politique capable d'analyses marxistes ou techniques avec des prises de positions fortes venant de combats périlleux. Ces combats de la fin du 19 ème siècle qui étaient la lutte pour la république, pour la laïcités, puis au début du 20 ème contre la guerre, pour des lois sociales, contre le fascisme, contre la collaboration, puis à partir de 1945 contre l'impérialisme, le colonialisme et le racisme.

 

On s'apperçoit aisément qu'il n'est pas possible de connaître ce qu'est réellement la gauche sans savoir l'époque à laquelle il est fait référence, tant il existe d'énormes variations dans son histoire à la fois dans sa composition et dans les politiques défendues.

La définition historique de la droite est similaire; de royaliste cléricale et réactionnaire avant 1940, une certaine droite avec de Gaulle fut l'organisatrice de la lutte pour l'indépendance nationale contre le nazisme puis contre les USA.

 

Sous le pouvoir du général de Gaulle la partie de l'hémicycle ou siégeait les députés; à droite ou à gauche n'avait plus de signification poltique avec des socialistes pro-impérialistes et des communistes et gaullistes anti impérialistes


Aujourd'hui il n'y a plus qu'un «peuple de gauche » se ralliant à quelques mythes construits avec quelques souvenirs du passé ou à quelques concepts vidés de leur sens. La gauche ne fait plus référence qu'à une posture où une somme de « bons sentiments » sont  propres à procurer une satisfaction de soi.

 


  La question nationale ou l'émergeance d'une nouvelle opinion partisane.


 

En 1940, le gaullisme fit son apparition comme force anti fasciste, réputée ne pas être de gauche mais qui renforca une idée de patriotisme c'est à dire de défense de la nation républicaine. Le gaullisme sera influencé par la gauche républicaine mais à son tour influencera les communistes qui s'intituleront eux mêmes patriotes et défenseurs de la république française, de ses symboles et de ses valeurs. L'histoire du gaullisme ne peut être dissociable de l'histoire de la gauche.

Durant l'occupation nazie la question nationale sera la seule posée aux français; libérer la France ou se soumettre au joug étranger il n'était plus alors  question de droite ou de gauche. 


Après la 2 ème guerre mondiale dés 1947 la gauche un moment retrouvée éclata avec la guerre froide et l'importante influence anglo-saxonne.


Les anglo-saxons entreprirent un important effort au travers une multitude d'associations, de financement secrets, de corruption pour contrer le poids des communistes dans la vie politique. Poids communiste qui s'exerçait directement mais également via un grand nombre d'associations, organisations dites de masse, syndicats, associations divers,  anciens combattants, déportés etc...


Pour les anglo-saxons il s'agissait de séparer les communistes de la gauche et de faire accepter à cette gauche, les guerres coloniales, l'impérialisme, et surtout l'abandon de souveraineté du peuple français ce qui leur était absolument nécessaire pour faire avancer leur concept de libre échange, « «free trade » et d'étendre leur pouvoir en Europe.


Par exemple pour accepter l'abandon de souveraineté républicaine, les anglo-saxons introduisirent l'idée que les frontières en Europe ont apporté la guerre et que, s'il n'y avait plus de frontières il n'y aurait plus de guerre. Ce concept semblait généreux et susceptible d'entraîner l'adhésion d'une gauche de bon sentiments. Malheureusement cette idée était  fausse et stupide, les frontières des nations du monde n'entraînent nullement la guerre mais bien au contraire elles soumettent les rapports entre les peuples au droit. 


Pour détourner les thèmes traditionnels de la gauche pour leur profit, les anglo-saxons vont faire donner leurs troupes trotskystes.


Trotsky s'était opposé à Lénine sur l'idée nationale. Trotsky était partisan d'une révolution mondiale et d'un internationalisme supprimant les frontières. Trotsky était fortement anti républicain qualifiant les institutions républicaines et laïques françaises d'institutions bourgeoises. Les trotskystes étaient devenus anti soviétiques et anti communistes, au sens anti PCF ce qui ne pouvait que plaire aux anglo-saxons. Une association symbiotique va s'opérer entre eux et se développer sur des thèmes communs, contre la nation et contre la république, contre la France. Les trotskystes téléguidés vont tenter d'investir toute la gauche, politique, syndicale et associative. Cette stratégie appelée « entrisme » aura pour but de diviser, d'affaiblir et d'introduire partout des idées pseudo généreuses favorables à l'abandon de souveraineté républicaine.


 L'influence politique et thématique gaucho-troskyste va intéresser l'ensemble de la gauche après 68 y compris le PCF par effet d'entraînement et détruire cette gauche idéologiquement jusqu'au fond.


Les trotskystes lambertistes de la 4 ème internationale vont particulièrement investir le Parti Socialiste miterrandien. Aujourd'hui les principaux dirigeants du PS sont issus de ce groupe et ont été particulièrement formés aux USA sous l'égide du syndicat étatsunien AFL CIO et ensuite par la National Endowment for Democracy appendice de la CIA.


 

La gauche est maintenant opposée à l'indépendance nationale donc à la souveraineté du peuple.


La gauche a substitué au droit international, une idéologie instrumentant de pseudo droits de l'homme, idéologie devant faire accepter l'idée aux peuples "occidentaux" qu'il serait légitime d'intervenir militairement pour mettre fin à des dictatures. L'idée peut paraître généreuse, mais malheureusement seuls les USA ont la capacité militaire d'intervenir et donc seuls les USA s'arrogent le droit de dire qui est une dictature et qui ne l'est pas.

Pour les USA une dictature est un pays qui refuse à se soumettre à leur diktat financier ainsi l'Iran ou se pratiquent des élections libres serait une dictature et l'Arabie Saoudite et le Qatar ou règnent des monarchies absolues, n'en seraient pas. Difficile de faire croire ça aux peuples, mais les médias dévoués sont chargé de présenter la chose acceptable pour eux à grand coup de propagande.

Avec ce système d'aide politique mêlant politiciens de gauche et médias les USA purent entreprendre de terribles guerres coloniales faisant des centaines de milliers de morts en Irak en Afghanistan, en Libye et maintenant en Syrie.


La supra nationalité ersatz de l'internationalisme trotskyste.


De la même façon que l'idéologie d'ingérence se substitue au droit international, la supranationalité va se substituer au droit constitutionnel en s'opposant à la seule et unique souveraineté du peuple français. Cette supranationalité instituée illégalement par l'Union Européenne est l'antichambre d'une gouvernance mondiale au seul profit de l'impérialisme financier et militaire des USA.

 

La gauche actuellement au pouvoir, de par ses idées fondamentales est devenue le principal allié de l'impérialsme


 

Une nouvelle opinion partisane.

 

Cette opinion fit son apparition publique avec les attentats du 11 septembre 2001. La version officielle qui en était donnée, très peu crédible divisa les français et le monde en deux camps fortement opposés les uns, croyant en cette version incroyable et les autres non.

Il apparu que ceux croyant en la version officielle était plus portés vers les idées de mondialisation promues par l'impérialisme US et la gauche, et ceux contestant cette version étaient plus portés par une volonté d'indépendance nationale et plus critiques envers l'action des USA, ces gens se classaient plus à droite.

Le Réseau Voltaire qui le premier exprima des doutes publics sur cette version et classé à gauche éclata car une partie de ses membres ne put suivre ce que la propagande médiatique exprimait déjà en classant à l'extrême droite toutes critiques des USA, c'était un beau paradoxe.

 

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Durant les années qui suivirent nombre de gens, surtout des jeunes, de toutes obédiences partisanes découvrirent le monde politique via les débats sur le 11 septembre 2001. Pour beaucoup ce fut un choc, leur assurance de vivre en démocratie fut ébranlée par la découverte d'un monde obscure et cripminel pesant sur la planète. Beaucoup de ces jeunes devinrent ainsi des militants pour la vérité sur le 11/9/ 2000, puis des militants anti-mpérialistes ceci, fut facilité par la multiplication des sites internet d'informations alternatives. 

 

L'apparition puis  généralisation des réseaux sociaux utilisant l'Internet accéléra la diffusion de cette nouvelle opinion partisane qui devint nettement anti-impérialiste avec la multiplication des actions guerrières des USA entraînant leurs affidés ou les plaçant en avant.

La guerre de Libye entreprise par la droite sarkosienne et soutenue par l'ensemble de la gauche, encore à l’exception des restes du PCF accentua un peu plus une césure en formation entre soutiens et adversaires de l'impérialisme ou dans chaque camp était des gens se situant à droite ou de gauche.


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La lutte contre l'ingérence étrangère en Syrie mobilise des gens de droite comme de gauche qui discutent et se rapprochent


La guerre de Syrie parachève maintenant la nouvelle césure politique, la gauche au pouvoir se lance dans la guerre impérialiste au côté des USA et ce avec le soutient du PCF maintenant qui, avec son journal, l'Humanité, prend fait et cause pour des rebelles terroristes recrutés et armés par les USA.


D'un autre côté avec l'extension de la crise économique, une prise de conscience émerge concernant la responsabilité directe de l'UE, de l'OTAN et de l'Euro dans cette crise. Une nouvelle césure se met en place entre partisans de l'UE et de l'Euro d'un côté et adversaires de l'autre. Cette césure recoupe celle entre partisans et adversaires des opérations impérialistes en Syrie.

Ainsi une nouvelle opinion partisane est née faisant exploser l'opposition entre une droite et une gauche qui en fait n'avait plus d'objet depuis 1947 date de la soumission du PS à l'impérialisme. Cette droite et cette gauche mythique n'ont pu survivre dans l'esprit du peuple que grâce à la stupidité volontaire ou non d'un PCF se sabordant pour que finalement ses restes finissent par se ranger dans le camp impérialiste.


Cette nouvelle opinion partisane indépendantiste et anti-impérialiste ne possède pas encore d'organisation politique elle est atomisée dans une multitude de groupuscules se disputant apprenant un leadership.


Le défi lancé à la France aujourd'hui est de pouvoir rassembler les citoyens voulant appartenir à cette nouvelle opinion partisane en une organisation capable de prendre le pouvoir.

A contrario l'ennemi, instrumenté de l'étranger cherche lui, a accréditer l'idée qu'il existerait encore une opposition droite gauche et lance de temps en temps des thèmes cherchant à focaliser l'opinion sur d'anciens critères.


A cet effet, le « Mariage pour tous » contre « Manif pour tous » fut lancé, comme les combats de rue entre pseudo antifascistes dits « antifa » et pseudo fascistes se prêtant à ce genre de confrontation.


Citoyens, l'histoire de France vous regarde !

Serez vous capables de vous unir sur l'essentiel; à savoir le recouvrement de notre indépendance nationale et la lutte contre l'impérialisme comme au temps de la Résistance.


La question est posée en forme de défi.

 

 

 

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:47

  L'être, l'avoir, l'instruction, la liberté et la république.

 


 

Tout est dans tout dirait Zarathoustra l'être est dans l'avoir et l'avoir dans l'être, mais pas seulement....

 

 

En langage philosophique l’Être se défini comme étant « la nature intime de l'homme » c'est ce sens que je lui donnerai dans cet article. Cette nature intime séparerait ainsi l'humain de l'animal.


Toute réflexion politique ne peut être valide qu’à partir d’une définition de l’Être car c'est pour lui que la politique existe.


 descartesLa  définition de l’Être nous rapporte à la phrase de Descartes « Je pense donc je suis ». Le « cogito »  de Descartes définirait ainsi l’Être. Cependant cette définition si pertinente soit elle est insuffisante, elle est à préciser, surtout dans le caractère social qui est le fondement de l’Être.

Puis il faudrait supposer que les animaux ne pensent pas, supposition valide au temps de Descartes mais mise en doute aujourd'hui par nombre de travaux sur le comportement animal, l’éthologie.


Ce « cogito » ne peut être envisagé que dans son contexte historique mais malheureusement pour Descartes il ne peut plus nous satisfaire l'esprit aujourd'hui car il demeure incomplet.

Néanmoins suivre Descartes dans sa Méthode est une approche valide pour obtenir une réponse à une interrogation. Formulons comme lui le problème à la base en partant du plus simple au plus complexe, nous lui rendrons ainsi hommage. 


Il est aisé notamment de définir l’Être par le non Être . Le non-être définirait, l’Être a contrario.


Si, tel un Dieu démiurge, nous étions investis d’un pouvoir surnaturel nous permettant d’agir sur les êtres à volonté et nous placions un humain, comme vous et moi, nu, au milieu d’une forêt si profonde qu’il ne pourrait en sortir. Même pensant, notre Être ne pourrait survivre bien longtemps à ces conditions.


Cette première réflexion permet déjà d’associer à l’Être les objets nécessaires à sa survie, son existence.même.

En conséquence la possession des objets nécessaires à l’Être pour ne simplement qu'exister, donne à cette possession un caractère non seulement indissociable à l'être mais semble même devenir ontologique.


L'ontologie* de l'avoir.


L'avoir est à l’origine de l'être car il permit son existence par la sortie de l'humanoïde du règne animal pour atteindre l'humain, c'est à dire l'homo sapiens sapiens actuel.


Homo habilis.

 

homo habilis 003En effet l'humain se différencie de l'humanoïde simiesque par son habilité manuelle et sa station debout L'homo habilis est le premier humanoïde, apparu il y a environ 2,5 million d'années dont les aires d'habitat comportent des outils de pierre grossièrement taillées. L'étude de son bassin montre qu'il utilisait encore ses membres supérieurs pour se déplacer, mais sa main déjà habile lui permettait de se confectionner des outils propres à améliorer son existence. La confection et la possession de ces précieux outils vont induire une évolution physique notable, la position debout afin de mieux dégager et utiliser ses organes de préhension et possession.


L'homo habilis est certainement le premier l'humanoïde encore simiesque qui a dit : « ceci est à moi. »

 

Homo erectus

Homo_erectus.JPGCette possession manuelle permit l'évolution vers l'homo erectus il y a un million d'années. L'usage intensif de la main permit le développement d'outils de plus en plus perfectionnés et cette habilité rendit le cerveau plus performant.


Mais voilà ce n'est pas simplement la main et son avoir qui permit au cerveau de se développer et à l’Être d'émerger du stade animal. On peut à ce stade revenir au « cogito » cartésien. Le perfectionnement sans cesse des outils ne serait pas possible sans la transmission du savoir car s'il ne fallait que l'expérience seule d'une vie pour perfectionner les outils et parvenir à notre monde de la marchandise industrielle, rien n'eut été possible.


L’être alors se dégagerait de l'avoir par sa capacité à instruire.

Serait-ce bien là l'ontologie suprême; l'instruction ?


L'instruction dont l'homo habilis encore simiesque fut forcément capable au vu de ses outils, reproduits de génération en génération, fut bien le facteur d'évolution. Ayant une vie courte notre homo habilis a été contraint de montrer à sa progéniture comment obtenir des éclats de silex. Il y a là une façon de faire que nul homme aujourd'hui ne pourrait posséder spontanément. Notre homo habilis a bien dû expliquer à d'autres homo habilis « comment faire » pour « avoir ».


En conséquence l'instruction nous parait fondamentalement ontologique elle est bien issue du « cogito » car on ne peut véritablement instruire à la réalisation d'une méthode sans conceptualiser une méthode d'instruction.


L'instruction est une description de la méthode à reproduire avec son ordre d'accomplissement.

L'instruction est une procédure:

- explicite, allogène, car extérieure au contexte, elle est donnée, elle vient d'ailleurs,

- mutante car affiliée, c'est une légère modification des procédures "allant de soit",

- si acceptée, comprise, reproduite, validée elle est réappropriée par le contexte comme "allant de soit".

Moins elle est exotique plus elle est simple, plus elle à de chances d'être reproduite et validée.

 Dans un contexte stable et fermé, il ne circule pas d'instructions.

(DESS d'ethnométhodologie Alain Benajam 1995)



L'instruction comporte donc une partie explicite, l'apprentissage même de la méthode utilisant tous moyens de transmissions d'informations procédures, du professeur à l’apprenti. Ces moyens sont le geste exemplaire et la parole soulignant ce geste. Ce geste pour être compris et assimilé doit forcément être décomposé, puis expliqué d’où conceptualisation de l'apprentissage.

Il est aisé de supposer que la parole soit survenue chez l’humanoïde pour expliciter l'exemplarité de l'instruction.


L'instruction appropriée avec l'ensemble des méthodes acquises notamment le langage et l'ensemble des concepts qu'il embarque devient un « allant de soi » contextuel. Le contexte devient ainsi de plus en plus important chez l'humanoïde lui fournissant l'ensemble des outils culturels pouvant faciliter l'instruction et la rendre plus complexe. Le langage puis le dessin vont devenir les outils généraux supports d'instructions diverses et variées.



L'être peut se définir maintenant par un rapport triadique (dialectique à trois entrées) entre:

  • l'avoir représenté par l’habilité à prendre et fabriquer, en langage philosophique la praxis,
  • l'être représenté par son cogito cartésien capable de concept et d'idéologie,
  • l'instruction de la méthode qui est un rapport descriptif parlé, écrit dessiné de l'ensemble précédent.

Cet ensemble n'est objectivé c'est à dire passe de l'inconnu au connu QUE par son dernier élément la description utilisant ou non des artefacts (supports conçus par l'homme pour rapporter).


Seul le rapport de cette instruction est transmis de génération en génération.

A partir du moment ou l'humanoïde fut capable d'instruire, la machine évolutive fut mise en route sans cesse. De l'homo habilis suivit par l'homo erectus , de l'homo erectus à l'homo sapiens et de l'homo sapiens (pensant) à l'homo sapiens sapiens, l'homme actuel.


A chaque découverte de squelettes montrant une évolution physique, station debout, boite crânienne plus volumineuse correspondait des outils leur ayant appartenu de plus en plus complexes et ayant forcément nécessité un apprentissage de plus en plus complexe, lui même nécessitant des outils intellectuels de conceptualisation de plus en plus complexes.



La liberté dernier danseur.


On conçoit aisément que la fabrication d'objets permettant la survie de l'humanoïde puis son évolution génétique par mutation vers l'humain est lié à sa capacité de produire des objets et d'en transmettre la méthode de fabrication à sa descendance pour que celle-ci puisse améliorer l'objet avec en main ou à l'esprit  les instructions pour réaliser cet objet.


On conçoit aisément que l'humanoïde puis l'humain dût être libre de posséder ces dits objets, d'en jouir à sa guise, dût être libre d'en instruire la fabrication à sa progéniture, puis à son clan, puis à sa tribu, puis à sa nation. Il dût être libre d'échanger ces objets contre d'autres. Les objets se complexifiant sans cesse on comprend que des humains se spécialisèrent dans la confection de tels ou tels objets et durent les échanger contre d'autres nécessaires à la vie.

Celui qui passait son temps à confectionner des outils ne pouvait rapporter de nourriture et celui qui rapportait de la nourriture ne pouvait passer son temps à produire des outils.

Avec le temps, la spécialisation devint extrême et l'échange nécessaire devint extrême. Les humains durent forcément être libre de posséder pour être, d'être instruit pour posséder et d'être intelligent pour instruire tout en ayant la liberté de posséder, d'être et d’instruire.


Nietzsche

Friedrich-Wilhelm-Nietzsche-1844-1900Tout ceci parfaitement et indubitablement lié faisant indissolublement partie de la même chose.


L'homme lui même.


La liberté, l'avoir, l'être, le cogito dansent toujours ensemble c'est un quadrille ainsi parla Zarathoustra (peut être).


Comment aujourd'hui certains humains possèdent la monstrueuse et suicidaire pensée de vouloir supprimer la liberté de l'avoir supprimant ainsi l'homme lui même.



Dans la libre course à l'avoir depuis l'homo habilis jusque nos jours il y eut explosion de l'humanité et dans le même temps l'extrême spécialisation des fonctions humaines.

L'homme trouva utile et intéressant d'asservir d'autres hommes à la production d'outils et de nourriture devenues marchandises. Il inventa l'état afin d'ériger des moyens de coercition pour contraindre et punir les asservis récalcitrants et des concepts sociaux permettant de perpétuer cet asservissement ; l'esclavagisme, la féodalité, le capitalisme.


Cette contrainte à la réalisation d'objets dont l'avoir était dévolu à d'autres, généra une réaction de défense des soumis et de leur part une idéologie de défiance à l'avoir vu immédiatement comme source de malheurs.


La liberté des uns s'opposait ainsi à la liberté des autres et ne pouvait engendrer que conflits.


Faut t-il alors supprimer toute liberté d'avoir afin de préserver l'homme à l'exploitation d'autres hommes.


Cette pensée est certainement aussi ancienne que l'exploitation. Les esclaves de Rome se rebellaient souvent et Spartacus est passé dans l'histoire.


La religion chrétienne voulant être fidèle à l'évangile fut longtemps hostile à l'avoir et ses excès.

« À vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s'élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu'aux oreilles du Seigneur des armées ».Jacques 5 1-4.

 

Le moyen âge dans sa phase classique et terminale produira un grand nombre de révoltes et de sectes opposées farouchement à l'avoir vu comme anti-évangélique. Les Hussites propageant une parole communiste persistèrent en Tchéquie une bonne cinquantaine d'année avec un art de la guerre consommé.

A la fin du 18 ème siècle et au 19ème siècle naquirent nombre d'idéologies communistes voulant interdire l'avoir mais ne parvenant jamais à s'imposer. Au 20 ème siècle l'empire russe s'imposa une telle organisation limitant l'avoir en limitant la liberté d'avoir et la liberté tout court. Cette utopie appliquée par la contrainte dura quand même 70 ans.


Aujourd'hui subsistent encore ça et là quelques idées vouant l'avoir aux gémonies de l'être.

Nous avons vu pourtant que l'être, l'avoir, l'instruction et la liberté étaient indissociables et ontologiques. Comment donc assurer l'existence même de l'humain tout en restreignant son asservissement par d'autres.


La république et la loi.

 

Jean-Jacques Rousseau

rousseauLa liberté des uns s'arrête là ou commence celle des autres nous disait Rousseau. Ne pas permettre l'exploitation d'autrui tout en laissant la liberté de posséder et d'entreprendre est un défit on pourrait dire le dernier défit lancé à l'humanité.


La loi de la république doit imposer des règles librement consenties entre citoyens libres lui permettant son inexorable développement.


 

 

 

 

Interdire l'avoir ne serait possible qu'en plongeant l'humanité dans une effroyable société totalitaire vue par exemple au Cambodge sous le pouvoir Khmère rouge.


Interdire ou restreindre le développement de l'ensemble être, avoir, instruction, liberté serait une terrible utopie ne pouvant être limitée que dans le temps car l'humain reprendrait rapidement ses droits horrifié par cette terrible expérience.

 

Alain Benajam

juin 2013



*Le terme ontologie est employé en philosophie pour désigner la partie de la métaphysique qui s'applique à « l'être en tant qu'être » selon l'expression d'Aristote, c'est à dire ce qui est spécifique à l'humain pouvant être décrit et rapporté d'après moi.





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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 17:02

 

 

 

Ou une danse entre l'amour et la mort.

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Ainsi parlait Zarathoustra

Un livre pour tous et pour personne.

Richard Straus

 

 

 

Nietzsche en Personne

 

 

Chacun de nous possède un ennemi des plus redoutable à qui nous devons nos propres malheurs et dont nous avons à nous plaindre sans cesse, cet ennemi ?... Ce n'est que nous même !

 

Incapable d'apprendre de nos fautes, de porter un regard critique sur nos entreprises, celles qui nous ont mené au gouffre ou nous nous trouvons englués.

 

Incapables, alors nous pleurons, nous pleurons et nous nous plaignons. Nous invoquons Dieu, la malchance, les forces du mal, les puissants qui nous exploitent, l'autre le pas pareil, l'arabe, le juif, le franc-maçon, le chrétien, l'athée, le banquier, le gouvernement, l'UMPS, l'impérialisme et que sais-je encore.

Pourtant nous même, responsables de nos malheurs il nous serait simple de balayer ce qui nous affecte à grand coup de tout ce qui fait mal.

Non, non !

 

Nous nous aimons trop pour nous attribuer la lourde responsabilité de nos malheurs ou alors, nous avons peur de notre puissance c'est-ça ! Car cette puissance si elle s'exprimait nous savons bien que rien ne pourrait l'arrêter, nous l'avons vu mainte fois dans l'histoire.

 

Préférons donc nos chaînes c'est bien plus confortable

 

Alors vous allez bien voir qui sera élu aux prochaines élections, ceux choisi par nous le peuple, ce sera encore notre maître qui ricanant se dira « ah les cons » il sera cette fois déguisé en UMP après avoir ôté la vêture socialiste trop rapidement usée.

 

 

 Ainsi soit il.

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:50

Contrôle social, conformisme et déstructuration.

 

A mes filles Catherine, Nathalie et leurs enfants.

 

 

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Georges Orwell, la prémonition du contrôle social.

 

Le contrôle social a pris en ce début de 21 siècle une ampleur inégalée dans l'histoire de l'humanité, inégalée car bénéficiant des derniers apports de la connaissance sur les comportements humains, mais également des bénéfices de la technologie médiatique.

 

Le contrôle social, c'est à dire l'acceptation de leur sort par les soumis, se réalise de deux manières depuis que l'homme inventa l'état qui consacre la division de l'humanité entre ceux qui détiennent le pouvoir et ceux qui le subissent. Ces deux manières sont d'une part le conformisme et d'autre part la répression. La répression est simple à décrire, intéressons nous aux mécanismes du conformisme.

L'établissement d'un néo conformisme est la stratégie que les forces politiques et médiatiques de l'impérialisme tentent d'imposer aux français et au monde. Ce néo conformisme aura la couleur de la gauche enfin une gauche « Canada Dry » possédant la couleur mais non la teneur.


Être asservi par ceux qui prétendent vouloir vous libérer est la forme la plus sophistiquée, la plus efficace et la plus courante de la tyrannie

 

Le conformisme est un réflexe humain de base qui consiste pour chacun de vouloir faire comme les autres. L'homme est un animal social, vivant en groupe, on pourrait le qualifier de grégaire car il n'a dû sa survie et l'établissement de son pouvoir sur les autres espèces qu'en se coalisant pour créer des groupes sociaux numériquement importants capables de synergies d'action.

Sans cette aptitude humaine au conformisme nulle vie en société ne serait possible.

Ce conformisme de coalition peut avoir deux effets inverses soit l'acceptation d'un système de pouvoir soit son rejet. On voit que la maîtrise du conformisme est primordiale à la fois pour ceux qui détiennent le pouvoir comme pour ceux qui le contestent.

 

Allons plus loin dans la description du conformisme. Celui-ci est le «vu et non remarqué» on dirait également que c'est un « allant de soit » en ethnométhodologie. Ce sont les pratiques habituelles accomplies sans en avoir conscience, par exemple dire « bonjour, ça va ?» avant d'engager une conversation, c'est se vêtir de telle ou telle manière conforme, c'est cacher son sexe comme dans la plus part des civilisations, c'est parler sa langue maternelle ou la langue comprise par son entourage. Dans l'accomplissement de ces pratiques conformes et habituelles nous ne nous posons pas de questions, elles sont instinctives mais néanmoins issues d'un apprentissage. Personne n'aurait l'idée de se promener le sexe visible, de prendre le métro habillé comme au 17ème siècle, ou de dire « zut » à la place de « bonjour ».

Le conformisme des comportements ordinaires existe également dans les idées, chacun pense que nous vivons en démocratie et même le plus contestataire ne peut imaginer que tout nous est dicté, que la moindre idée que nous croyons personnelle est issue d'un habile calcule de forces économiques et politiques destiné à nous faire accepter notre soumission. J'ai récemment montré dans un article comment et pourquoi les idées reçues sur la Moyen Âge nous ont été imposées.

 

Les humains, particulièrement adaptés aux coalitions, au « travailler ensemble » sont en recherche perpétuelle de conformisme, se situer hors de sa communauté déclencherait obligatoirement chez eux une décharge désagréable d'adrénaline, décharge destinée à préparer l'animal humain au danger, car hors de sa communauté celui-ci se sentirait isolé, sans ses congénères pour lui assurer protection. Cette protection lui est due car il appartient au groupe en se conformant aux pratiques du groupe.

 

Cette recherche perpétuelle, instinctive et naturelle de conformité chez l'humain rend efficace sa manipulation de masse, il suffirait donc de modifier le comportement de leaders d'opinions pour que ce conformisme se modifie. C'est ce que l'on appelle les phénomènes de mode qui font que nous allons modifier la manière de nous vêtir ou modifier nos expressions de langage par exemple aujourd'hui introduire des mots anglais dans nos expressions.

 

Qui sont ces leaders d'opinions, si importants pour dire la conformité ? Ce sont des gens que l'on admire, que l'on envie et que l'on voudrait imiter. Depuis toujours ceux que l'on admirait et que l'on enviait étaient ceux qui détenaient richesse et pouvoir, aujourd'hui les choses se sont aggravées avec la télévision et les médias en générale qui nous montrent en permanence un spectacle dont on ne sait plus s'il s'agit de réalité ou de fiction. Bien évidemment ces nouveaux leaders d'opinions sont ceux qui nous apparaissent quotidiennement; journalistes de renom, politiciens, acteurs, cinéastes, présentateurs. Il s'est formé une nouvelle caste de gens exposés en spectacle à la vue des autres. Cette caste que tout le monde veut imiter possède même un mot terrible pour qualifier ceux qui n'en font pas partie, ce mot est « anonymes » comme on disait manants sous l 'ancien régime. Les anonymes, les « sans noms » sont les spectateurs béats et passifs qui suivent et imitent.

 

Comment, à partir de cette « société du spectacle » faire accepter aux braves gens leur écrasement social et moral.

 

Le peuple possède par essence une morale intrinsèque et naturelle dominante, cette morale ce conformisme populaire et instinctif a pour fonction la pérennité du groupe. Toutes sociétés humaines possèdent une morale de base positive propre à la conservation et à la cohésion, cette morale ce conformisme peut être qualifié de Bien. Ce Bien est souvent mythifié par les religions populaires il dit qu'il ne faut pas tuer son prochain, ne pas voler, être solidaire avec les autres, fonder une famille, avoir des enfants et se sacrifier s'il le faut pour sa famille, sa patrie.

Dans tous les groupes humains la famille en tant que noyau social est particulièrement mythifiée car c'est de cette famille formée d'un homme et d'une femme que le groupe va croître tout en améliorant la sécurité de tous les membres du groupe. Cette morale est conservatoire par définition et peut être également conservatrice.

 

Pour que le groupe accepte sa déchéance et sa réduction à l'esclavage la solution est simple il faut détruire sa cohésion et en conséquence toutes les solidarités inhérentes à ce groupe.

Déstructurer les valeurs naturelles puis les inverser sera la solution adoptée par les tenants du pouvoir afin d’accroître leur emprise sur un corps social délité sans défense.


 

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Sans commentaires

 

Les effets de l'acceptation sans précédents d'une déchéance éclatent maintenant au grand jour.


Le premier effet est une décroissance organisée par la désindustrialisation car les conditions de l'exploitation capitaliste devenaient non rentables. Non rentables à causes des hauts salaires et des lois de protection sociale obtenues à force de lutte depuis deux siècles.

Cette décroissance s'accompagne de chômage et d'une explosion de la pauvreté.

C'est une atteinte également sans précédent au droit du travail par la disparition du Contrat à Durée Indéterminée,.

C'est une perte historique de souveraineté allant à l'effacement même de notre pays et surtout de nos institutions républicaines obstacles à la tyrannie
C'est une soumission sans failles à la volonté hégémonique de l'impérialisme anglo-saxon et à son système financier nous imposant une dette éternelle.

C'est l'implication de notre pays à nouveau dans des guerres coloniales particulièrement meurtrières comme en Libye et en Syrie.

C'est l'acceptation d'une fermeture d'usines de PSA et le licenciement de milliers d'ouvriers pour une cause politique imposée par une puissance étrangère afin d'organiser un embargo sur un Iran insoumis dont cette puissance convoite les richesses.

Cela va être l'obligation imposée par l'UE d'utiliser des semences agricoles industrielles élaborées par la société monopoliste Monsento, cultiver son jardin deviendra bientôt illégal.

 

L'effet de l'effondrement social.

 

Un effondrement de la contestation du système.

 

Toutes ces avanies historiques imposées par les pouvoirs successifs de la droite UMP et du Parti « Socialiste » possèdent l'extraordinaire particularité de n'avoir déclenché aucunes réactions ni de manifestations de la part de ceux qui depuis 150 ans organisent la défense du peuple travailleur et souvent avec grand succès.

En 50 ans de militantisme politique depuis 1963, j'ai participé à des centaines de manifestations pour le respect du droit du travail, pour l'augmentation des salaires, contre les guerres coloniales et impérialistes. La plus part de ces manifestations organisées par le PCF ou la CGT concernaient des revendications sur des faits beaucoup moins graves que ceux qui nous affectent aujourd'hui et qui pourtant ne déclenchent maintenant aucunes réactions politiques, plongeant ainsi notre pays dans un marasme historique.

Le PCF a disparu, parti qui était l'ossature des revendications ouvrières et de la lutte anti impérialiste, le groupuscule qui en subsiste s'est fondu dans le système et ne fait plus entendre de voix discordante comme par le passé.


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Manifestation ouvrière en mai 68 alors que régnait le plein emploi

 

Un effondrement des valeurs familiales.

 

La famille est la cellule de base de la société là ou s'expriment, se pratiquent et s'apprennent les solidarités nécessaires à la défense du groupe.

Dans ma propre famille les rapports distendus que j'entretiens avec mes  enfants, sont foncièrement différents des rapports étroits que nous avions mon épouse et moi avec nos parents, rapports qui étaient fait de respect dû aux anciens alors que ce respect n'existe plus aujourd'hui. Ces rapports distendus dans ma famille ne sont pourtant pas une exception, beaucoup d'amis de mon âge me rapportent les mêmes désintérêts de leurs enfants pour leurs parents. Les maisons de retraite que l'on peut qualifier de mouroirs sont pleines de personnes âgées n'ayant plus de contacts avec leur famille. Si nous nous sommes occupés de nos parents jusqu'au bout refusant pour eux la maison de retraite, il est certain que notre sort sera celui peu enviable de ces terribles mouroirs à vieillards.

Aujourd'hui le mariage, expression solennelle d'une union entre un homme et une femme pour assurer une descendance n'a plus cours puisque plus d'un enfant sur deux naît hors mariage et qu'un couple marié sur deux va divorcer. Bien évidemment les séparations sont plus importantes chez les couples non mariés laissant la plus part des enfants aujourd'hui sans références familiales stables, ceci ne pouvant qu'affecter leur équilibre.

 

Cet effondrement des valeurs collectives sociales et familiales ne peut être dû qu'a l’établissement de nouvelles valeurs individualistes et hédonistes. Chacun aujourd'hui est tourné avec acharnement vers l'accomplissement de sa propre jouissance, de son propre plaisir sans tenir compte de l'autre, le sens du sacrifice propre aux valeurs collectives a disparu.

 

Mécanisme de l'inversion des valeurs par la dévalorisation du droit formel, rôle de la gauche.

 

Pour inverser des valeurs sociales qui existaient jusque maintenant, valeurs à l’origine du droit formel, il faut pouvoir dévaloriser et faire s'effondrer toutes les structures anciennes supportant ce droit honni. Le premier support du droit est la nation.

 

La dévalorisation de la nation et de l'état-nation.


Le concept d'état-nation et de légalité est né en Europe et particulièrement en France aux 17ème et 18ème siècle. L'idée de la reconnaissance mutuelle entre les états vient du traité de Westphalie en 1648 et l'idée d'une société fondée sur le droit formel vient de Montesquieu (1689-1755). Un état-nation est synonyme d'un corpus de loi qui a cours dans un espace donné défini par des frontières reconnues mutuellement.

L'impérialisme qui a le monde en son emprise juge que les frontières et la multiplicité des lois qui en découlent sont des obstacles à son pouvoir. D'un autre côté l'idéologie de gauche dévalorise également frontières et nations qui selon elle empêchent les hommes de fraterniser, puis cette idéologie assénée communément par l'impérialisme et la gauche prétend que frontières et nations sont causes des guerres, belle unanimité la gauche oubliant l'origine révolutionnaire et républicaine du concept de nation et l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qu'elle enterre allègrement. « Le principe de souveraineté réside dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément »

La gauche oubliant ce concept français révolutionnaire et formel de nation comme n'étant que l'ensemble du peuple constituant l'état définition donnée par arrêté du 23 juillet 1789, ne préfère se rappeler que le concept maurrassien ou anglo-saxon se rapportant à une communauté de langue de culture et d'histoire pour mieux combattre le concept et les lois qui vont avec.

 

Le « droit » d'ingérence consécutif à la dévalorisation du concept de nation.

 

Il ne s'agit nullement d'un droit d’où mes guillemets car il ne figure dans aucun texte de droit international, bien au contraire ce droit international interdit l'ingérence.

L'impérialisme qui a redoublé de vigueur avec l'effondrement de l'URSS a besoin de s'accaparer des états possédant à la fois des richesses mais également un système bancaire autonome riche et puissant non soumis a l'arnaque de la dette. C'était le cas de la Libye, de la Syrie, de l'Iran, il fallait donner un prétexte pour mener des guerres d'agression coloniales contre ces pays.
Encore une fois la gauche va s'en charger.

L'impérialisme avec ses médias aux ordres va montrer des événements fabriqués de toutes pièces faisant accroire au bas peuple que les dirigeants à la tête des états convoités sont des dictateurs. Des manifestations sont organisées dans ces états manifestations truffées d'hommes en armes tirant indifféremment sur la foule et les forces de l'ordre afin de déclencher une répression qui aurait eu lieu dans tous pays même ceux se prétendant les plus démocratiques. La gauche va prendre le relais en exigeant des interventions militaires contre ces pays (Eva Joly, Mélenchon l'Humanité ect.)

Pour l'impérialisme le bénéfice est grand ayant l'appui de la gauche pour ses guerres coloniales actuelles contrairement a ce qui s'était passé pour les guerres d'Algérie ou du Vietnam qui avaient déclenché des manifestations monstres d'opposition.

 

Paix au VietnamManifestation anti impérialiste pour la Paix au Vietnam en 1967

 

On s'aperçoit que toute déstructuration de légalité ne peut s'accompagner que d'une déstructuration idéologique et morale, par exemple la critique et l'abandon des idées révolutionnaires françaises. Il n'est pas étonnant que cela soit une sénatrice écologiste, de « gauche » Marie-Christine Blandin, qui s'attaque au paroles de la Marseillaise faisant une confusion stupide sur le sens de «qu'un sang impure abreuve nos sillons ».

 

De cette déstructuration généralisée l'impérialisme en attend le chaos puis le rétablissement de son ordre mondial ou s'imposera sur tous les continents son « free trade » (libre échange) sans autre lois que celles du plus fort, du moins disant social et de l'exploitation maximum.

 

Pour favoriser l'établissement du chaos et imposer la mondialisation l'impérialisme va s'appuyer sur tout ce qui est déstructurant.

 

Quelques exemples,

 

Salafisme islamique, Société ouverte (open society), judaïsme sioniste , homosexualité etc ;

 

On voit que tout ceci n'a apparemment aucun rapport cela montre que l'impérialisme se fout des idéologies et des religions comme de sa première canonnière il faut pousser au chaos.

 

Le salafisme islamique

 

Cette idéologie religieuse ne reconnaît pas de nations mais cherche à établir des émirats morcelés possédant tous la même loi : la Charia, les USA utilisent les salafistes issues de la secte wahhabite depuis les années 80 et la guerre d’Afghanistan contre l'URSS. Aujourd'hui ses milices takfiristes issues de cette l'idéologie wahhabite salafiste sont leur principal bras armé déstabilisant utilisés en Tunisie, Libye Syrie comme ils pourraient l'être également en Russie et en Chine. Ces milices se livrent a d’épouvantables massacres de masse, de tortures d'horreurs en tous genres comme de découper vivant à la scie des soldats prisonniers, de les éviscérer, de décapiter tout ça songeusement filmé et diffusé sans problème sur l'internet sans que cela ne suscite d'émois chez nos moralistes de gauche.

 

violée assassnée

Femme torturée, abattue et exposée dans une zone détenue par les "rebelles" takfiristes en Syrie


 

Georges Soros et l'Open Society.

 

Georges Soros partenaire de la CIA avec son Open Society est le grand acteur de la déstructuration. Il finance tous mouvements anti nationaux, anti sociaux, provocateurs déstructurant pour le bénéfice de l'impérialisme comme les Pussy Riot en Russie,  les Femen, les mouvements libertaires pseudo antifascistes dits « antifa » et tous les sites internet qui dénoncent les dissidents qualifiés de « complotistes », les pseudo journalistes qui ont pour profession de s'attaquer perpétuellement au Réseau Voltaire comme Caroline Fourest et sa compagne Fiametta Vener.

 

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Femen et Pussy Riot chouchous de Soros et de la CIA

L'usage de l'anglais est en plus très symbolique.

 

Sionisme et holocauste ou un crime pour en commettre d'autres .


Les population juives d'Europe, particulièrement d'Europe centrale furent durement persécutées par les nazis et leurs acolytes, ceux-ci ayant en charge de détourner les peuples des révolutions communistes en désignant à la vindicte publique un « bouc émissaire ». Cette persécution qui a cherché à éliminer d'Europe les populations juives fut particulièrement atroce. Aujourd'hui l'état d'Israël partenaire privilégié de l'impérialisme et son bras armé au proche orient, instrumente les malheurs infligés aux juifs d'Europe pour se livrer à de terribles actions de violence et de colonisation.

Face à une réprobation qui s'élève dans le monde contre ces violences à l'encontre des palestiniens, les tenants de l'état colonialiste israélien on fait la promotion de l'idée suivante ; tous ceux qui protesteraient contre les violences d'Israël seraient des antisémites voulant remettre les juifs dans les chambres à gaz.. Tout ceci évidemment est appuyé par la propagande politique et médiatique habituelle survalorisant depuis seulement une vingtaine d'année le malheur des juifs européens tout en excusant exactions et massacres perpétrés impunément par les israéliens contre la population palestinienne. Évidemment la gauche va encore à la rescousse qualifiant « d'extrême droite » les contestataires de l'agressivité israélienne sur ses voisins. Cette sombre rhétorique cherche également à s'appliquer à ceux qui posent des questions au sujet de l’abracadabrantesque version officielle des attentats du 11 septembre 2001.

Mes aïeux déportés ou morts dans les camps nazis ne savaient pas que leur calvaire allait servir à justifier nombre de crimes impérialistes 70 ans plus tard.


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Crimes israéliens à Gaza


Puis plus grave encore l'holocauste des juifs d'Europe donne lieu à l'écriture d'une histoire officielle dont la contestation est devenu un délit. Ceci est extrêmement grave car cette histoire officielle obligatoire qui interdit tous débats jette un doute sur la réalité historique que l'on cherche à imposer de cette manière. Une réalité historique évidente n'aurait pas besoin d'utiliser la loi pour s'imposer. Cette loi dite Gayssot promulguée par la gauche fait en ce moment l'effet inverse de ce qu'elle prétendait imposer. Les travaux de Faurisson parfaitement et techniquement recevables n'ont jamais été si populaires depuis l'application de cette loi.

Aujourd'hui l'antisémitisme appelé maintenant judéophobie s'appuyant sur les crimes de l'état israélien et l'instrumentation de l'holocauste par politiciens et médias à des fin criminels n'a jamais été aussi important depuis la guerre 39 45.

 

 

Promotion de l'homosexualité.


L'homosexualité a toujours existé chez l'homme et peut aisément être considérée comme normale, les homosexuels ont durant des années combattus pour que leur orientation sexuelle ne soit plus considérée comme un délit, ils ont eu raison et ont gagné en France comme dans nombre de pays occidentaux. Les choses normales auraient du en rester là. Aujourd'hui, l'idéologie dominante promue par l'impérialisme voyant tout l'intérêt déstructurant de la chose et avec l'aide de la gauche a lancé une grande campagne de valorisation de l'homosexualité au travers nombre de fictions qu'il aide à financer et maintenant avec la possibilité légale donnée aux homosexuels de se marier au travers d'un « mariage pour tous » dont on peut se demander ou en sont les limites puisque le contenu naturel de ce mariage est vidé.

Là encore force est de constater que cette valorisation outrancière et médiatique et ce « mariage pour tous » possède une capacité déstructurante pour la famille, noyau social de base dont la fonction est déjà atteinte par l'hédonisme individualiste poste soixante-huitard.
Bien évidemment la palme d'or attribuée à Cannes à un film de glorification de l'homosexualité par un gotha médiatisé offert en exemple à une jeunesse sans repère ne peut être un hasard.

 

 

Méfie toi de la palme qui dort par Le Journal de Personne

 

 

L'inversion des valeurs habituelles structurantes formant le Bien universel provient d'une volonté de l'impérialisme anglo-saxon d'introduire partout le chaos afin de rétablir ensuite un ordre qu'il contrôlerait et ce selon les théories de Leo Strauss. La gauche avec son idéologie moraliste, libertaire, anti nationale est pour cet impérialisme un partenaire déstructurant privilégié.

Cette gauche tartuffe a promu un néo conformisme d'idée dévalorisant la loi, l'état, la nation, la famille pour promouvoir l'hédonisme, le mondialisme, l'ingérence « humanitaire » c'est à dire coloniale comme au temps de Jules Ferry, toutes choses parfaitement utiles à l'impérialisme.


La gauche fut autrefois républicaine, communiste et fortement structurante, cependant l'entrée massive de gens formés au trotskisme anti-républicain dans un parti socialiste perméable et foncièrement anticommuniste a modifié profondément cette gauche et son idéologie. Le partenariat trotskistes USA n'est pas récent, c'est une très longue tradition d'actions communes, les USA ayant vu dans le trotskisme une idéologie mondialiste intéressante pour lui.

 

Aujourd'hui ces forces infernales de déstructuration et d'inversion de valeurs sont parvenus quasiment à leurs fins en effaçant la France républicaine et laïque du monde, France qui fut le prototype de l'état-nation et est aujourd'hui le principale adversaire de par ses idées fondatrices de l'impérialisme.


Face à ce complot déstructurant de nouvelles forces politiques commencent a émerger, forces politiques combinant l'action conservatoire sociétale au bénéfice du groupe et le rejet du mondialisme destructeur de lois sociales et d'emplois.


Ces nouvelles forces politiques s'appuient sur la Nation exactement comme nos aïeux de 1789 et 1793 ; sont elles de gauche, sont elles de droite? Nul ne le sait et ce n'est pas le problème.

Le but de tous est de rétablir nos valeurs républicaines fondées sur le droit national et international.


A cet effet il est nécessaire de recouvrer notre pleine et entière indépendance, ensuite les français pourront choisir en toute conscience et liberté ce qu'il conviendrait pour eux.

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:16

 

Une imposture historique: Moyen Âge et Renaissance.


 

 

La période historique des 12ème et 13ème siècle est l'une des plus faste de l'histoire de l'Europe occidentale et singulièrement de la France, pourtant cette période qualifiée honteusement de Moyen Âge possède pour tous une valeur négative.

 Les historiens spécialisés commencent à le reconnaître aujourd’hui : les 12ème et 13ème siècle furent les matrices de notre actuelle modernité à l'inverse de la pseudo période historique suivante qualifiée de « Renaissance ».

 

 

  Basilique de Saint-Denis, gothique rayonnant, architecte Pierre de Montreuil, 13ème siècle

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On peut distinguer la proportion minime des montants de pierre par rapport à la surface de la verrière,  une telle proportion ne pourra être obtenue qu'à la fin du 19ème siècle avec l'architecture métallique de Gustave Eiffel

 

Celui qui ne peut comprendre son passé envisagera mal son avenir. Ce qui est vrai pour chacun l’est pour la société dans laquelle nous vivons.

L’accès à la connaissance des expériences passées devrait permettre aux peuples de s’émanciper en les conduisant sur le chemin du meilleur destin. Ceci ne peut plaire aux tyrannies de toutes tendances pour qui la connaissance de l’Histoire doit être adaptée aux objectifs de propagande devant faire accepter à ces peuples leur asservissement. Certaines tyrannies avaient même décrété récemment la fin de l’Histoire, cette monstrueuse utopie devait dans l’esprit de ses auteurs étasuniens, cacher définitivement au monde le moteur de sa destinée et ne fabriquer que des esclaves sans conscience.

 

Pourtant, dans notre pays, la France républicaine et démocratique, qui est en mesure de comprendre le passé, tant notre Histoire officielle est truffée de mythes et d’impostures?

Quel que soit le niveau d’étude de nos concitoyens, qu’ils soient ouvriers ou cadres supérieurs, s’ils n’ont pas eu de volonté personnelle de recherche, de volonté de sortir des idées reçues, cette connaissance du passé sera corrompue par un certain nombre d’idéologies prégnantes.

 

Ces idéologies ne nous demandent qu’une chose, accepter le pouvoir d’un Etat tyrannique.

 

Depuis que l’Histoire existe, depuis ses balbutiements, les tenants de la vérité révélée descendue de la bouche des maîtres n’ont eu de cesse que  de procéder à la promotion d’un pouvoir despotique ou au mieux oligarchique. C’est notamment le sens des césures introduites dans l’histoire officielle. Cette imposture a été d’autant plus efficace qu’elle nous a été servie par de prétendus humanistes, de prétendus républicains et de prétendus hommes de gauche. C’est la triste histoire du Moyen Âge et de la Renaissance : imposture majeure, véritable complot politique.

 

Être asservi par ceux qui prétendent vouloir vous libérer est la forme la plus sophistiquée la plus efficace et la plus courante de la tyrannie.

 

Une idéologiedevenue «allant de soit».

Qui n’a pas en tête quelques infamies attribuées au « Moyen Âge », le terme moyenâgeux ayant la signification la plus négative qui soit ? Que s’est-il passé durant cette période de 1000 ans environ pour mériter l’opprobre des faiseurs de conformité? Quelle révolution extraordinaire et quels changements fondamentaux sont ils issus de cette Renaissance tant encsensée par ces mêmes faiseurs ? L’étude approfondie de ce fameux passage de « l’obscurité » vers le « modernisme » est très instructive pour justifier le complot.

 
Le Moyen Âge: quelle période ? On ne sait vraiment !

Qu’elle est cette période d’environ 1000 ans? Où commence le Moyen Âge et ou finit-il ? Le terme semble être apparu au 16èmesiècle pour désigner une période obscure pour l’époque, courant de ce que l’on pensait être la fin de l’État romain (période antique) allant vers une autre période qualifiée de « moderne », pourquoi ?

Nulles justifications descriptibles et claires ne sont jamais données pour décrire cette « transition ».

Si on ouvre un livre d’histoire officielle français, le Moyen Âge irait du 5èmesiècle avec l’abdication du dernier empereur romain d’occident jusqu’au règne de Charles VIII, notamment son mariage avec Anne de Bretagne, c’est à dire, le rattachement de la dernière principauté française indépendante à l’État français central à la fin du 15èmesiècle. Ceci évidemment ne vaut que pour la France. Chaque pays européen possède ses propres critères de césure. En Italie par exemple l’Empire romain d’Orient héritier et continuateur de l’Empire d’Occident est présent jusqu’au 7èmesiècle et en Grèce jusqu’au 15èmesiècle! La « Renaissance », donc la supposée modernité, commencerait aussi beaucoup plus tôt, quand ? On ne sait vraiment. Souvent il est attribué au peintre Giotto les prémices de cette fameuse renaissance.

 

Si l’on se réfère à le Web Gallery of Art Giotto di Bondone est né en 1267 et meurt en 1337 il est classé comme peintre médiéval mais qualifié comme suit : « Florentine painter and architect. Outstanding as a painter, sculptor, and architect, Giotto was recognized (par qui ?) as the first genius of art in the Italian Renaissance”, ce qui situerait  la Renaissance vue d’Italie au début du 14ème siècle.

 

Comparaison d'un même sujet: "vierge à l'enfant" entre différents peintres contemporains de Giotto, aucune différence n'est remarquable

 

 

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Giotto peintre florentin (1267-1337) La Renaissance ?

 

Donc le début du Moyen Âge en Europe se situerait entre le 5èmeet le 7èmesiècle sa fin venue avec la « Renaissance » se situerait entre le 14èmeet le 16èmesiècle. On aurait donc pour le début de la période qualifiée de « Moyen Âge » 200 ans de transition au début et 200 ans à la fin.

 

Déjà sur 200 ans, tout un chacun peut placer la césure dans l’Histoire où il l'entend et la justifier à sa guise par des changements pour lui seul significatifs.

 

Les historiens professionnels d’aujourd’hui ont conscience de ce flou qualifiant la période médiévale; ils ont donc redistribué cette période en sous périodes. Il y aurait donc une antiquité tardive du 3èmevoir 2èmeau 7èmesiècle, puis un haut Moyen Âge du 7èmeau 10ème  siècle puis un Moyen Âge classique du 11èmeau 13èmesiècle puis un bas Moyen Âge du 14èmeau mi 16èmesiècle période ou se situerait la fameuse « Renaissance »  et les « Temps Modernes ».

 

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Simone Martini (1284-1334) lui est une peintre médiéval allez comprendre.

 

Ces 1000 ans d’Histoire sont une période fourre tout comprenant différentes civilisations remarquablement dissemblables.

 

Si je me réfère au mode de production, qualifiant les rapports de production donc les rapports humains, la période antique coure jusqu'à l’apparition du système féodal, nouveau mode de production totalement différent du précédent. La transition se situerait au cours du 10èmesiècle après les grandes invasions.

Puis les 11, 12, et mi13ème siècle avec essentiellement une production féodale mais avec un très fort dynamisme évolutif et de très importantes différences de situation tant spatiales y compris sur de courtes distances que temporelles, les situations se modifiant perpétuellement. Durant cette période de deux à trois siècles aucune généralisation sur le « Moyen Âge » n’est pertinente et admissible, tout est différent de la France du nord à la France du sud, du St Empire à l’Espagne etc... La modernité se met en place !

Puis vers la fin du 13èmesiècle, début du 14èmesiècle (Règne de Philippe IV), tous les éléments de la modernité, en référence à notre civilisation actuelle, sont disponibles: Industrie, mécanisation, classe ouvrière, actionnariat, temps de travail salarié, grèves, sociétés anonymes, banques, comptabilité, capitalisme et capitalistes richissimes, monétarisme, spéculation monétaire, banqueroutes, dévaluations monétaires, révoltes de masse et répressions de masse  et… prémisses de l’Etat et … décadence !

 

Au cours du «Moyen Âge» officiel existeront successivement parfois dans le même temps, trois modes de production différents : antique, féodal et capitaliste donc trois civilisations totalement différentes.

 

Le mode de production antique est remarquablement stable, reproductible, et descriptible, et ne varie pas depuis la haute antiquité. L’unité de production est le domaine, du latin « dominus »: propriétaire qui exploite la force de travail d’esclaves (servi), les dominés. Le domaine est très étendu (plusieurs dizaines de km2). Le «dominus» propriétaire vit avec sa famille (familia) dans sa demeure (villa) où vivent des parents proches et éloignés avec ses « clients », hommes libres (mais rémunérés par le dominus) assurant la défense du domaine et des intérêts du maître. Le domaine est autarcique, il produit tout ce dont il a besoin : nourriture, outils, vêtements, armes, véhicules etc... Peu de monnaie entre ou sort du domaine. Tous les hommes libres sont assujettis au service militaire sur convocation de l’empereur ou du roi.

A la fin du 9èmesiècle commencent les grandes invasions qui vont contribuer à totalement détruire le système social. Les Vikings au nord et à l’ouest, les Magyars à l’est et les Sarrasins au sud déferlent sur l’Europe occidentale. Les domaines sont peu défendables et ne résisteront pas à ces invasions. Les armées régulières royales et impériales s’avèrent inefficaces pour contrer ces agressions, les peuples envahis doivent se défendre par leurs propres moyens.

 

Le système féodal système de pouvoir local et absence d’état.

Je n’ai pas l’intention de procéder à une description exhaustive du système féodal, un livre n’y suffirait pas et puis, est-il totalement descriptible tant il semble chaotique et évolutif intrinsèquement ?

Les peuples agressés devront organiser leur défense localement. L’organisation locale et atomisée de la défense sera la base de la nouvelle organisation sociale. Cette organisation à la fois militaire et économique, modifiera profondément et durablement la société.

D’abords les hommes doivent se regrouper dans des systèmes de défense alors qu’ils vivaient dilués. Quand le terrain est accidenté comme le midi ils se regroupent sur des hauteurs en abandonnant les plaines. S’il n’existe pas de promontoires, des levées de terre seront construites appelées « mottes » sur lesquelles seront plantées des palissades et des tours de bois. D’autres se regrouperont dans les anciennes cités gallo-romaines fortifiées, largement  abandonnées, dont ils remonteront les remparts.

Les hommes s’organisent dans le même temps autour de chefs de guerre, la guerre étant permanente.

Ces guerriers peuvent provenir de tous horizons. Les guerriers professionnels de l’Empereur ou du roi combattant maintenant essentiellement à cheval, ils constitueront la chevalerie, nouvelle caste composée d'anciens « domini » aristocrates des grands domaines, mais aussi de gens du peuple, voire d'esclaves s’illustrant particulièrement dans les combats.

L’espace des grands domaines sera morcelé en fiefs. Le grand seigneur souvent ex « dominus » attribue à ses compagnons d’arme devenus vassaux des parts de ce domaine, charge à eux de les exploiter, d’en vivre, et surtout de pouvoir s’armer convenablement pour être disponible militairement à toute convocation du seigneur, devenu suzerain. Le vassal peut également attribuer à ses compagnons d’arme des fiefs taillés dans son propre fief, selon la même disposition. Avec les mariages entre familles de guerriers devenus nobles, un système très  complexe de dépendance volontaire s’établit par lequel parfois un vassal peut avoir plusieurs suzerains.

Des armées locales appelées « osts » se constituent, comprenant les vassaux avec leurs soldats et les vassaux des vassaux appelés va-vassaux, eux-mêmes chapeautant des soldats recrutés dans la paysannerie.

Le mode d’exploitation de la terre change et le statut social des non guerriers change aussi.

 La seigneurie, déjà parcelle du domaine antique primitif se partage souvent en deux espaces, le domaine propre du seigneur, exploité par des serfs et des esclaves, les esclaves (servi) devenant petit à petit « serfs » c'est-à-dire semi libres. Puis un autre espace, des manses ou tenures louées à ferme à d’anciens hommes libres, non guerriers, ou d’anciens esclaves libérés.

Le fermier est libre d’exploiter la manse comme il l’entend sous réserve de redevance au seigneur, en nature ou en monnaie. Il restera surtout dans le midi beaucoup de petites exploitations libres et pratiquement aucune dans le nord de la France.

 

Qui possède le pouvoir ?

Celui qui possède le ban, c'est-à-dire le droit de punir et de contraindre qui est la définition même du pouvoir. Ce pouvoir est détenu par une multitude d’institutions individuelles ou sociales.

Les seigneuries sont multiples et variées, qu'elles soient militaires ou cléricales.

Les communautés monastiques, par exemple les cisterciennes, joueront un rôle très important dans la mise en œuvre des technologies industrielles et agricoles nouvelles.

Les communes ou communautés urbaines, dont le pouvoir de ban s’étend d’une lieue autour de la ville d’où le terme « banlieue ».

Surtout il n’y a ni état, ni pouvoir central, le roi n’est maître que dans son propre domaine comme n’importe quel seigneur. La France ne s’appelle plus que l’Isle de France, domaine royal. 

 

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Usine cistercienne, une forge utilisant un moteur hydraulique (13ème siècle)

Abbaye de Fontenay

 

Le système évolue très rapidement pour les causes suivantes :

 

Concentration des populations dans les espaces de défense. Les gens de ce fait communiquent, échangent, se coalisent et se solidarisent.

Multiplication des initiateurs et des initiatives individuelles et sociales donc des expériences. Les seigneurs qui deviennent chefs d’entreprise. Les fermiers (anciens esclaves libérés) qui deviennent également chefs de leur entreprise : la ferme, dont la signification va glisser de système de location à exploitation agricole, tant ce mode sera généralisé.

Urbanisation avec l’apparition de la commune et du bien commun. Deux nouvelles classes sociales vont apparaître qui ne cesseront de prendre de l’importance, celle des bourgeois et celle des ouvriers, les bourgeois devenant chefs d’entreprise de leurs exploitations artisanales et pour certains industrielles. La communauté urbaine devient le siège d’un pouvoir au même titre qu’une seigneurie.

 

Les effets.

 

La monétarisation devient explosive. Dans le système précédent beaucoup d’échanges et de paiements se réalisaient en nature. Dans le système féodal, le seigneur exige de plus en plus de monnaie pour les redevances. La raison provient de la complexification de l’armement et des systèmes de défense demandant une main d’œuvre et un artisanat qualifié ne pouvant être payé qu’en monnaie. Les artisans du domaine seigneurial ne suffisent plus. Le seigneur doit gagner de l’argent « cash ». Le fermier doit donc échanger sa production contre de la monnaie en la vendant à la ville ou au bourg. La ferme prend une valeur quantifiable en monnaie ainsi que la seigneurie. La terre devient commercialisable et devient donc un bien foncier avec lequel il est possible de spéculer. Dans ce système tout devient quantifiable en monnaie, tout à un prix.

L’amélioration du rendement monétaire de la production agricole devient une exigence et induit un progrès technique continu. (voir La Révolution Industrielle du Moyen Âge - Jean Gimpel).

L’accroissement des disponibilités monétaires entraîne celui de la demande de certains produits qui deviennent plus sophistiqués, comme l’habillement et la construction. En corollaire, la forte demande en habillement induit une industrialisation de sa fabrication. Toute production qu’elle soit agricole artisanale ou industrielle se spécialise.

L’accroissement des échanges monétaires conduit à l’invention de techniques d’utilisation et de gestion de capitaux : banque, comptabilité à deux colonnes, sociétés par action, lettres de crédit, spéculation.

 

 

Aux 12èmeet 13ème  siècle, un certain nombre d’innovations sociales et techniques induites par le besoin de monnaie vont amener la société à un niveau qualifiable de moderne à contrario de ce qu’elle était auparavant, qualifiable d’antique.

 

Innovations sociales déterminantes, quelques exemples significatifs:

 

Société par action et capitalisme.

La possession de monnaie en quantité, que l’on peut appeler capitaux devient aussi déterminante que la possession de terre. Le capital pouvant s’investir et fructifier, une coalition de possesseurs de capitaux permet de posséder un outil financier plus efficace. La société anonyme par action est inventée ou le partage des bénéfices acquis se fait au prorata des capitaux amenés par chacun des associés.  On connaît l’histoire de plusieurs sociétés par action attestée par le conflit sans fin devant les tribunaux entre les sociétés de barrage et de moulin sur la Garonne à Toulouse notamment le conflit entre le Basacle et la Daurade qui se terminera par la victoire du Basacle, société qui perdurera jusqu’au 20èmesiècle.

 

Industrie et classe ouvrière.

L’industrie est la rationalisation par parcellisation et automatisation de taches répétitives d’une production de marchandises. L’industrie fait son apparition dans les manufactures de drap. La mécanisation de taches pénibles comme le foulage est assurée par la force hydraulique.

Le développement de l’industrie en Flandre et en Italie du nord induit plusieurs conséquences sociales déterminantes. La constitution d’une classe ouvrière et de révoltes populaires durement réprimées. Les partisans de Wat Tyler en Angleterre, les Ciompi à Florence, les Maillotins à Paris, les milices ouvrières flamandes qui battent la fine fleure de la chevalerie française à la bataille de Courtrai en 1302.

 

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Assassinat de Wat Tyler en 1381 chef des ouvriers et paysans anglais révoltés

 

Banque, paiement par écriture.

Les nombreuses monnaies en cours posent un certain nombre de problèmes de change. L’utilisation de capitaux importants pour l’industrie et le commerce pose également un problème de sécurité. De l’Italie du nord et surtout de Florence va venir une innovation déterminante : la lettre de change ou lettre de crédit. Cette lettre possédée par un marchand ouverte par son banquier « Lombard » permet de se faire payer en monnaie locale, en n’importe quel lieu où officie un banquier « Lombard ». Ceux-ci sont présents dans tous les lieux où s’opèrent des échanges monétaires importants.

 

La commune et le bien commun, prodrome de la République.

Beaucoup de cités auparavant dirigées par un évêque vont gagner en indépendance en usant des moyens les plus divers, de la force brutale à la persuasion. La vie des citadins très concentrés dans des habitats étroits, nécessita la mise en œuvre de règles de vie communes. Dans ces cités médiévales sièges d’un artisanat et d’une industrie de plus en plus technique et spécialisée certains bourgeois accumulèrent de conséquentes richesses et, ce faisant, briguèrent une participation au pouvoir. Des communes vont s’ériger plus ou moins indépendantes du pouvoir royal ou seigneurial et plus ou moins démocratiques selon le lieu. Au sein de ces villes dirigées par une commune un sentiment  collectif va naître : le bien commun. Dans le nord de l’Italie des républiques totalement indépendantes vont être proclamées.    

 

 

Des innovations techniques déterminantes.

 

L’utilisation de la force hydraulique se généralise.

Si le moulin à eau est connu depuis l’antiquité, les 12èmeet 13èmesiècle voit son utilisation se propager et se généraliser à l’usage d’une multitude de procédés. Sur toutes les rivières partout ou portait le regard il y avait un moulin à force hydraulique, il y en avait 68 à Paris. L’invention de l’arbre à came concourt à multiplier l’usage de ces machines car il pouvait ainsi animer des marteaux utilisés dans le foulage des draps ou comme marteaux pilons dans les forges. Les forges et les hauts fourneaux utiliseront également des machines hydrauliques pour animer des soufflets parvenant ainsi à fabriquer et couler de la fonte. La transmission de mouvement rotatif en mouvement alternatif introduit l’usage de scies hydrauliques avec avance automatique et proportionnelle du tronc, ce qui permettra la fabrication industrielle de planches, ces types de scies seront en usage jusqu’au 20èmesiècle. Cette invention est attribuée à l’ingénieur Villard de Honnecourt dont l’activité professionnelle se situe entre 1225 à 1250 et dont beaucoup de dessins techniques seront repris par Léonard De Vinci.   

 

Marteau pilon

 

Marteau pilon animé par un arbre à came entrainé par un moteur hydraulique 13ème siècle (reconstitution)

 

 

 

Le bâtiment, l’invention de la croisée d’ogive et de l’arc boutant.

C’est peut être l’innovation la plus spectaculaire de cette période car elle va permettre la construction des ces immenses cathédrales dans l’environnement parisien, cathédrales que tout un chacun peut encore et journellement admirer. La croisée d’ogive sur plan carré ou barlong ainsi que l’arc boutant donne la possibilité de faire porter le bâtiment par des colonnes et non plus par des murs porteurs, c’est une architecture dynamique. Résultat : la surface des assises au sol en proportion de la surface couverte n’est plus que de 9%, alors qu’elle était auparavant avec l’arc de plein cintre romain de 20%. Cette proportion retournera à 20% avec l’abandon de cette technologie qualifiée de « gothique » par les admirateurs du passé antique. Elle ne reviendra qu’avec les constructions métalliques dynamiques de Gustave Eiffel à la fin du 19èmesiècle. Entre la Loire et la Somme, durant les 12 et 13èmesiècle il sera construit en tonnage de pierre plus qu’il ne fut construit durant toute l’Egypte ancienne. Aujourd’hui  près d’un chrétien sur deux pratique sa religion dans une église construite durant cette période. Beaucoup de bâtiments civils furent construits également et majoritairement détruits au 18èmeet 19èmesiècle. L’extraction de pierre donnera lieu également à une intense activité industrielle.

 (Chronologie des inventions médiévales)

 

Bourges interaction des forces

Technologie architecturale avancée il faut attendre la fin du 19ème siècle pour revenir à des technologies architecturales dynamiques

 

Dans le domaine agricole les innovations seront également très nombreuses.

L’attelage du cheval par collier d’épaule permettant son utilisation efficace et rapide dans les labours.

La herse.

La charrue à train de roue avec soc versoir et coutre.

L’assolement triennal.

La sélection dans l’élevage.

Les fermes modèles cisterciennes.

Tout ceci permettra un rendement agricole accru. Il n’y aura aucune famine durant le 13èmesiècle.

La population va tripler sur environ le territoire de la France actuelle, du 10ème au 13ème siècle. Les effectifs de cette époque ne seront retrouvés qu'au 18ème siècle


 

De nombreuses et fondamentales innovations intellectuelles.

Contrairement aux idées reçues la lecture et la glose des maîtres anciens étaient l’activité principale des écoles et universités. La connaissance de l’existence de ces maîtres grecs et romains a toujours persisté même depuis le haut Moyen Âge cependant, dés le 12èmesiècle de plus nombreux ouvrages d’origine grec  ou latin deviendront disponibles traduits de l’arabe depuis Tolède ou musulmans, juifs et chrétiens travaillèrent ensemble pour diffuser la culture antique notamment la pensée d’Aristote. Des penseurs Arabes comme Ibn Rushd « Averroès » et Ibn Sinna « Avicenne » apportèrent leurs propres commentaires à la philosophie aristotélicienne. Cette philosophie légèrement agnostique sera reprise par l’université de Paris sous le nom d’Averroïsme. Des intellectuels parisiens apportèrent leur propre touche à cette pensée qui deviendra la première à mettre en avant le douteet l’expérimentation pour le levé.  (Penser au  Moyen Âge  - Alain de libera  - Seuil)

La scolastique parisienne dont le maître fondateur fut Pierre Abélard est bien la prémisse de la pensée rationnelle et scientifique. Descartes dans son Discours de la Méthode s’inspirera profondément de la pensée de Pierre Abélard exprimée dans son maître ouvrage Sic et Non. Certains aujourd’hui n’hésitent pas à parler même de plagiat tant il y a proximité entre la pensée de ces deux intellectuels dont l’un vécut 500 ans avant l’autre.

De très nombreux intellectuels, humanistes, chercheurs et ingénieurs vécurent durant cette période et apportèrent la modernité de leur pensée. On peut citer sans être exhaustif outre Pierre Abélard inspirateur de Descartes, Thomas d’Aquin  précurseur de l’expérimentation en laboratoire, Robert Grosseteste et son disciple Roger Bacon, Abélard de Bath, Gérard de Crémone, Maître Eckart, Bernard de Chartre, Villard de Honnecourt, Pierre de Maricourt (le magnétisme 1269), Siger de Brabant et bien d’autres.   

 

Pourtant cette brillante civilisation dont l’épicentre était Paris connaîtra une fin. Cette fin est marquée par une date précise, le 7 mars 1277, quand l’archevêque de Paris Etienne Tempier interdit l’enseignement de 219 thèses de l’université de Paris et fait jeter en prison le maître Siger de Brabant accusé d’Averroïsme (collusion avec les musulmans déjà).  

A la fin du 13èmesiècle le monde européen bascule et s’effondre, outre les débuts de la censure et de l’intolérance religieuse qui vont mettre à bas l’université de Paris comme premier centre intellectuel d’Europe, des séries de catastrophes s’enchaînent.

Des banqueroutes à répétitions des plus grandes banques italiennes, des dévaluations monétaires, des famines dues à des changements climatiques et  à la spéculation. Avec la peste noire qui fait son apparition au début du 14èmesiècle, certaines villes perdront jusqu’aux deux tiers de leurs effectifs.

La France ne pourra résister à ce choc avec en adjonction les débuts de la guerre 100 ans. Un autre monde va naître fait de mysticisme, d’intolérance, de chasse aux sorcières et de guerre avec son cortège d’exactions; à cette époque les cavaliers de l’apocalypse seront maint fois représentés. 

En Italie du nord, les banquiers capitalistes ont, durant la période faste des 12èmeet 13èmesiècle accumulés d’immenses fortunes et en dépit de nombreuses banqueroutes les fortunes personnelles s’élèveront en avoir au niveau de ce que pouvaient posséder des états comme la France et l’Angleterre réunies. Avec les guerres perpétuelles, ils vont investir massivement dans l’armement, autant en recherche et développement qu’en fabrication industrielle. Cet armement connaîtra des améliorations techniques considérables, notamment l’artillerie (Veuglaires: Chargement par la culasse et Ribeaudequin: Multitubes avec tir en rafale). 

 
L’absence d’état et de pouvoir central qui accompagnent un développement explosif de la société féodale des 12èmeet 13èmesiècle vers la modernité est le fait le plus remarquable, de l’histoire du monde occidental.

C’est également le fait le plus déprimant pour les laudateurs de toutes les tyrannies possibles et imaginables. Ceux-ci de droite ou de gauche n’auront de cesse d’effacer cette période des mémoires en révisant l’Histoire. Il s’en suivra une haine récurrente de cette France-là et une promotion toute aussi récurrente de l’antique Romain.

 

Des Français contre la France (comme toujours), c’est la triste histoire du mythe de la Renaissance, ou que vient faire un symbole romain sur mon passeport ??    

 

Une Renaissance ?

 

Une ville, Florence.

Dans ce contexte d’immenses richesses d’un côté et des catastrophes de l’autre, le centre intellectuel de l’Europe va glisser de Paris … à Florence.

De l’argent, beaucoup d’argent

La Florence des 14 et 15èmesiècle, des « trecento et quadracento » n’est pourtant plus celle de la période précédente : elle a déjà perdu près du tiers de son chiffre d’affaire, mais elle investi dans l’armement, le prêt aux belligérants de la guerre de 100 ans, et… dans l’art.

 

Des artisans devenant artistes de cour.

Un phénomène nouveau : l’artiste de cour. (voir l’Artiste et la Cour de Martin Warnke).

Les artistes médiévaux sont considérés comme des artisans et à ce titre ils doivent s’inscrire dans des corporations, le plus souvent dans le bâtiment où ils doivent suivre des règles strictes et œuvrer comme la corporation l’entend et non à leur guise. Les puissants commenceront à s’attacher des artistes artisans comme serviteurs (même statut qu'un valet de chambre) et d’ainsi les libérer des contraintes de leur corporation. Biens logés, bien nourris et bien payés, ces artisans en gagnant les cours des princes et riches bourgeois, deviendront artistes car mis en possibilité d’œuvrer comme ils le désirent, ou presque car la condition, bien évidemment, était de devenir les laudateurs de leurs bienfaiteurs. Ces artistes devenus par contrainte laudateurs des pouvoirs seront les artisans du mythe.

 

Un prince puissant avec des ambitions politiques

Un des précurseurs de l’utilisation d’artistes pour soigner son image politique fut Robert d’Anjou roi de Naples petit fils de Saint Louis. Robert d’Anjou (1309-1343), prince le plus puissant d’Italie, aspirait à jouer un rôle majeur dans la péninsule et pourquoi pas en Europe. Principal soutient des Guelfes de Florence, partisans du pape contre les Gibelins partisans de l’empereur germanique, il fut nommé par le pape vicaire pontificale.

 

 

Une idée politique : la renaissance de l’Etat romain.

Les capitalistes italiens, princes autant que marchands ayant acquis les plus grosses fortunes d’Europe, aspirèrent à y jouer un rôle majeur.  Au cours des rénovations urbaines et de la construction de somptueux palais, de nombreux vestiges antiques ont été mis à  jour. Ces vestiges vinrent rappeler la puissance passée. Ne pourrait-elle revenir ? Un sentiment national a commencé à s’exprimer. Ce sentiment s’exprimait par la critique de ce qui venait de l’autre côté des Alpes d’où sont venus les hordes barbares qui détruirent l’empire. Ce qui n’était pas italien était qualifié avec mépris de Tedesco ou Gotico c'est-à-dire germanique y compris et surtout ce qui venait de France. Ainsi sera appelé « Gothique, Gotico » l’architecture allogène typiquement française utilisant la croisée d’ogive qui contrairement au style romain n’utilisait pas l’arc de plein cintre. Que Rome telle qu’elle fut dans l’antiquité redevienne la maîtresse de l’Europe occidentale et que les légions y fassent régner l’ordre face à l’anarchie féodale, voilà le nouveau mot d’ordre politique exprimé par ceux qui aspiraient à redevenir les maîtres.

 

Un comité d’admiration mutuel  bien « sponsorisé» initialise l’idée qu’avant c’était mieux.

Un des militants de la cause romaine fut Pétrarque. Pétrarque ami et / ou serviteur de Robert d’Anjou et du pape ne ménagera jamais sa peine pour que Rome puisse retrouver son pouvoir d’antan, que l’antique redevienne le goût du jour et que l’on en finisse avec la France et son anarchie féodale.  Pétrarque va constituer un comité d’admiration mutuel (comme le disait mon ami Marc Boureau en décrivant la situation médiatique actuelle). Dans ce comité, dont lui et Robert d’Anjou seront les animateurs, en feront parti des écrivains dits « humanistes » Boccace, et Dante et surtout un peintre : Giotto. Dans ce comité ou puissants, écrivains et artistes se côtoient, chacun est le laudateur des autres, l’argent ne manque pas, une légende fort vivace ainsi se crée: avant, quand nous Romains dirigions l’Europe, c’était bien mieux. Cette légende court encore !

 

Une légende qui en sautant  les siècles nous revient: Giorgio Vasari

Giorgio Vasari (1511-1574) est un peintre , architecte et écrivain italien.  Né dans une famille modeste, il est l'auteur du précieux recueil intitulé Les vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes (Le Vite de' più eccellenti pittori, scultori e architettori)(1560-1570). Il est, à partir de 1553, un proche des Médicis à Florence et fonde l'Académie de dessin en 1562  En mars 1565, il écrit, pour le mariage de François de Médicis et de Jeanne d’Autriche, la Mascarade de la généalogie des dieux, dont il publie le livret. (D’après Wikipedia).

 

Vasari est typiquement un artiste de cour habitué à formuler les louanges qui conviennent au maître. Dire les bons et les moins bons selon ses goûts ou plutôt ceux de son maître Médicis. Les Médicis depuis Cosme l’Ancien (1389-1464) étaient passés maîtres dans l’utilisation d’artistes comme image de marque. La fortune personnelle de Cosme aurait dépassé les avoirs des états français et anglais réunis auxquels il vendait des armes et prêtait de l’argent. Les Médicis, drapiers, industriels et banquiers eurent de grandes ambitions de pouvoir, ils donnèrent deux reines à la France. Vasari encense dans son livre, bien évidemment les amis de Florence dont Pétrarque et Giotto qui y trouvent une place d’honneur. Giotto le florentin ne cessera jamais d’être l’icône du mythe, ceci est pourtant peu mérité, (voir vierges) Simone Martini son contemporain a bien plus de talent, mais il est siennois, l’ennemi. Les Médicis qui seront les fossoyeurs de la république de Florence seront, générations après générations, les artisans perpétuels et infatigables du mythe de la prééminence de l’antique et de la légende dorée de l’art italien contre le «Gotico» méprisable.

 

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Simone Martini (1284-1344) contemporain de Giotto, un art plus avancé mais artiste médiéval.

 

La légende dorée de l'art italien.

 

«L’Italie, il est vrai, a eu deux bonnes fortunes refusées à la France, et dont il importe de tenir un grand compte: celle d’avoir conservé intactes les œuvres de ses anciens maîtres et celle d’avoir eu, grâce à Vasari, sa légende dorée de l’art. Maîtres de l’opinion aux XVIe et XVIIe siècles, les Italiens dispensèrent trop souvent la renommée selon leurs préventions ou leurs dédains. Sans contredit, la France du XIIe et du XIIIe siècle posséda dans son sein un mouvement d’écoles comparable à celui de l’Italie du XIVe siècle; mais elle n’eut pas de narrateur légendaire pour ce grand développement. Ses génies créateurs ne sont guère connus que de nom ou par les chétives images qui nous les montrent sur le pavé de leurs églises, revêtus de l’humble manteau de l’ouvrier.»
ERNEST RENAN, "L'art du moyen âge" in Mélanges d'histoire et de voyage, Paris, Calmann-Levy, 1978.

Le livre de Vasari, tombé dans l’oubli, est réédité au 19èmesiècle et considéré à ce moment comme la bible de l’histoire de l’art de la « Renaissance » ; ce terme, oublié également, revient donc à la mode au 19èmesiècle et Giotto est propulsé comme précurseur d’où la phrase illustrant Giotto dans la Web Gallery of Art :  "Florentine painter and architect. Outstanding as a painter, sculptor, and architect, Giotto was recognized (par qui? par Vasari et ses maîtres) as the first genius of art in the Italian Renaissance”.

 

 

 Michelet, Isaac et l’Histoire officielle de France.

Je suis et le proclame, un républicain, athée, de gauche,  pur et dur comme le furent Michelet et également d’origine juive comme le fut Isaac.

Ceci doit être dit parce qu’il est question maintenant de dissiper un malentendu voir une imposture dont la source vient des miens.

Qu’avait donc Michelet en tête pour promouvoir cette «Renaissance», complot ourdi et fourgué au travers du temps, comme une bombe à retardement par ces Italiens nationalistes qui voulaient reconstituer l’état romain impérial.

Une magnifique réussite ! J’en vois un des résultats à chaque fois que je sors mon passeport et j’ai honte d’y voir figurer un symbole romain, de répression en plus puisque je crois distinguer verges et hache, symbole le la brutalité romaine et de son impérialisme. (J’aurais préféré y voir figurer la cathédrale de Chartre)

J’ai beaucoup de difficulté à trouver une explication ayant un début de valeur républicaine ou progressiste.

La première République proclamée à Paris s’est également appuyée sur une première commune de Paris appelée comme telle en souvenir des communes médiévales dont le souvenir était encore prégnant, communes aux seins desquelles était né le sentiment de bien commun, prodrome de l’idée républicaine.

La « Renaissance » et les « Temps Modernes » qui ont suivi on vu la disparition complète de ces communes. Les républiques urbaines italiennes ont également disparu à cette époque, chacune étant confisquée par un despote local ; à Florence ce furent les Médicis promoteurs de Pétrarque, Giotto, Vasari et du mythe entier !

Un nouvel humanisme aurait marqué cette renaissance ? Pétrarque, Dante et Boccace. Auteurs italiens du début de 14èmesiècle, Pétrarque, ami, serviteur et laudateur du petit fils de Saint Louis. Quand il écrit, en France règne Philipe IV Le Bel puis les Rois Maudits ; la guerre de 100 ans n’a pas commencé, l’armure ou harnois blanc, symbole dans l’esprit de chacun du chevalier médiéval, n’a pas encore été inventé, les premières ne verront le jour que mi 14ème.
Il est difficile de placer ces auteurs dans une « Renaissance » dont même les prémisses n’existent pas. Ces humanistes ne veulent à ce moment que restaurer le passé. Ils sont anti modernes, modernisme représenté par la France et sa culture « Gotico ». Et puis ce ne sont certainement pas les premiers auteurs littéraires médiévaux, que faire du « fine amor » et de  Chrétien de Troyes?

 

La « Renaissance » ou l’accession à un monde moderne?

Au cours des 14èmeet 15èmesiècles l’hygiène corporelle disparaît peu à peu avec la disparition des bains publics : fort nombreux au 12 et 13èmesiècle ils ne réapparaîtront qu’au 20èmesiècle. Il est vrai qu’ils étaient mixtes et le théâtre de licences sexuelles ; l’église n’a pas supporté. A la « Renaissance » et par la suite on était sale sur soi et on baisait caché.

 

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Au 14ème siècle on festoyait dans de vastes baignoires au son de la musique et de temps en temps on faisait l'amour bien propre et on revenait festoyer, quelle image d'un prude moyen âge?

 

Les lieux d’aisances : Aux 12 et 13èmesiècle on ne construisait jamais un lieu d’habitation, château ou maison, sans ses latrines, commodités disparues à l’époque « moderne » : à Versailles on chiait partout, et on se torchait avec les rideaux.

Après les débuts de 14èmesiècle et avec l’invention de l’horloge, aucune autre grande invention technique ne verra le jour dans la vie courante des gens avant le 19èmesiècle, que ce soit dans le domaine agricole ou industriel. (Chronologie des inventions médiévales). L’encyclopédie de Diderot ne rapporte que des technologies médiévales.

Cependant les 14 et 15èmesiècles verront des bouleversements dans la technologie militaire.

L’armure de plate ou harnois blanc, le plus souvent fabriquées en séries en Italie d’où leur nom de « milanaise ». Puis et surtout, l’artillerie au 15èmesiècle avec des canons avec hausse, à chargement par la culasse ou des canons multitubes (attribués faussement près d’un siècle plus tard à Léonard de Vinci). Ces innovations admirablement maîtrisées par les frères Bureau qui réorganisèrent l’artillerie de Charles VII permirent de battre les Anglais aux batailles de Formigny et Castillons et d’ainsi bouter les Anglais définitivement hors de France. Ces inventions ne passèrent pas les fameux « Temps Modernes » : abandonnées, elles ne reverront le jour qu’à la fin du 19èmeet au 20ème siècle.

Du 14 au 17èmesiècle (Renaissance et Temps Modernes inclus) sévira la chasse aux sorcières ou des milliers de femmes suspectées de commerce avec le diable seront brûlées vives. On ne brûlera jamais tant, on ne torturera jamais tant, on ne massacrera jamais tant qu’au 16èmesiècle (Renaissance dite française). Alors qu’au 12ème siècle Pierre Abélard pouvait écrire « Dialogue entre un Chrétien un Juif et un Musulman ».

 

 

sorcières

Massacre de femmes accusées de sorcellerie jusqu'au 17ème siècle pratique inconnue au moyen âge (commencée au 15ème siècle)

 

Rôle de l’église médiévale avant 1277 (censure de l’université de Paris).

L’église médiévale avant cette date, n’a jamais freiné ou cherché à freiner le commerce, l’industrie et la technologie.

Seuls les juifs étaient autorisés à faire commerce d’argent ? C’est une légende non corroborée par les faits. Les plus grands banquiers étaient Florentins, bons chrétiens et amis du pape ce qui leur permit, fortune faite, de lancer la légende de la « Renaissance».

Les communautés religieuses cisterciennes furent le fer de lance de l’innovation technologique et Saint Thomas d’Aquin fut un précurseur dans l’expérimentation en laboratoire.

Quand au peuple écrasé par l’impôt féodal ? On payait beaucoup moins d’impôts sur ses revenus aux 12èmeet 13èmesiècle que maintenant en pleine démocratie républicaine. 

 Ah ! J’oubliais la perspective et les fenêtres, important, l’argumentaire favori des idées reçues!

 

Détail de l'annonciation

 

Robert Campin détail

Robert Campin peintre né à Valencienne (1378-1444) peintre médiéval des détails proches de la photographie

 

 La perspective dans l’art pictural. La représentation par peinture sur fresque était surtout employée dans le midi et en Italie ou les églises romanes avaient des murs. Dans la France du Nord ou les églises sont construites sur croisée d’ogive à partir du 12èmesiècle (Basilique de Saint Denis), il n’y a pas de murs et donc pas de représentation picturale possible. La représentation religieuse et pour beaucoup civile s’exprimera sur vitraux car les parois de ces églises ne sont que vitrées. Ceci ne peut donner lieu qu’a une représentation stylisée. De nombreuses représentations non religieuses sont visibles encore dans ces églises. Scènes de la vie courante mais également publicités que les artisans ne manquaient pas d'inscrire sur les vitraux, bien visibles.

L’art pariétal était extrêmement développé, avancé et divers, avec autant de représentations religieuses que civiles. (voir documents). La représentation picturale n’existe vraiment que dans les enluminures et miniatures dont la perspective est schématique quand elle existe. L’artiste de cour n’existant pas encore, les portraits et tableaux n'apparaissent qu'au 14ème siècle. Ces vitraux, statues, enluminures et miniatures sont d’un art consommé. Faut-il de la perspective pour qu'une œuvre picturale mérite la qualification de moderne ? Picasso ne serait-il qu’un barbare moyenâgeux ?  La représentation de la perspective : tout ce qui reste de la Renaissance ? 

 

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Cathédrale de Reims sculpture du 13ème siècle représentant la synagogue, admirez le drappé de la robe

 

Les fenêtres apparues à la Renaissance.

On tombe ici dans le ridicule. Il n’y avait pas plus de fenêtres dans les murs d’une forteresse médiévale que dans celles de Vauban. Les gens n’habitaient pas les forteresses et les châtelains habitaient des palais pourvus de moult fenêtres, soit situés dans la basse cour du château soit situés au dessus des courtines avec le plus souvent des vues imprenables. Les  bâtiments civils médiévaux étaient autant pourvus de fenêtres qu’ils le furent après. Cependant la très grande quantités de constructions civiles érigées aux 13èmesiècles  fut détruite en France aux 18èmeet 19èmesiècle, il en reste de nombreux en Belgique.  (voir Violet Le Duc)

 

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Une construction civile du 13ème siècle, le palais épiscopal de Laon pourvu de larges fenètres

 

La démonstration pourrait être longue et peut être fastidieuse. Je ne peux conclure (provisoirement), que Michelet, s’il était un Républicain progressiste et sincère, ne connaissait rien à l’Histoire. Cela est possible dans la mesure ou les études historiques étaient loin, très loin de ce qu’elles sont devenues. Michelet en outre n’était qu’un compilateur des travaux d’autrui, il n’a jamais étudié par lui-même.

Cependant un doute m’habite. Personne n’est venu contredire Michelet et l’état français, républicain (ou prétendu) a validé la légende. Le « Malet Isaac » issu de la compilation historique de Michelet est devenue l’Histoire officielle de France et a formaté des générations de petits français appelés à faire de bons soldats n’hésitant pas à sortir de la tranchée sous la mitraille avec la certitude de mourir.

 Là est le nœud de l’affaire. Nous avons vu qu’aux 12èmeet 13èmesiècle, siège non pas d'une re-naissance comme certains l’affirment maintenant (La Renaissance du XIIe siècle - Jacques Verger cerf) mais d’une Véritable Naissance. La modernité est bien née à ce moment quand aucun état n’existait ! C’est mauvais pour le moral du pioupiou appelé au sacrifice suprême sur ordre de l’état.

L’idée républicaine dévoyée en étatisme, voila la raison de la vivacité de la légende et de son soutien par toutes les forces politiques institutionnelles.

           
Tous les despotismes européens ont abondamment  puisé dans la symbolique antique pour promouvoir et légitimer leur pouvoir. La symbolique antique est devenue la symbolique même du
pouvoir !

 

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Symbole fasciste italien

 

Les princes et tyrans italiens, les premiers qui en ont eu l’idée et l’ont exploité, merci l’humaniste Pétrarque! Les rois de France ensuite qui à partir du 16ème siècle ont plongé dans cette idée et avancé vers le concept de royauté absolue. Louis XIV, le premier qui constituera un état totalitaire, son état (c’était lui), fera de nombreuses références à l’antique. Ces abus totalitaires engendreront la Révolution française. Napoléon ensuite ; même la mode féminine et les coiffures s’inspireront de l’antiquité romaine. Les fascismes Italiens et Nazis après ne verront que par l’antique.

 

 

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Armes de la République Française avec un symbole romain identique au symbole fasciste

 

Alors pourquoi ai-je un symbole Romain sur mon passeport de la belle République française ennemie des rois et des princes, ennemie des fascismes de tout poils ?

L’idée républicaine dévoyée en étatisme, voila la raison de la vivacité de cette légende et de son soutien par toutes les forces politiques institutionnelles.

Des faux républicains bien sûr ; ils n’ont jamais rien compris ou voulu comprendre. La République c’est le pouvoir du peuple et l’état le pouvoir sur le peuple.

Aujourd'hui l'idée républicaine est totalement dévoyée et confondue avec le bal des « ripoux » et leurs comptes en Suisse. D'autres profitant de cet affaissement tentent de nous ressusciter l'intérêt du despotisme d'un chef et d'en finir avec la gueuse. La république ce n'est pourtant que la souveraineté de la nation c'est-à-dire de l'ensemble du peuple.

L'idée républicaine doit perpétuellement faire face au complot car elle est intolérable pour les puissants.

La renaissance de l’antique et le dénigrement du « Moyen Âge » a encore de beaux jours et voila pourquoi je me retrouve avec un symbole romain sur mon passeport français !

 

 

Cet article fut rendu possible après la lecture du livre de Jacques Heers ; "Le Moyen Âge, une Imposture"

Alain Benajam

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Published by Alain Benajam - dans Histoire
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 16:48

 

Pourquoi les idées de 1789 sont elles perpétuellement attaquées ?

 

 

Nous assistons en ce moment à des attaques venant de tous horizons contre les idées qui ont présidé à la Révolution Française de 1789, attaques provenant également malheureusement de ceux se réclamant bruyamment des luttes sociales.

 

Pourquoi ces attaques aujourd'hui inhabituelles ? La réponse se trouve dans l'accélération de la dégénérescence du système, dans l'accroissement des mécontentements et en corollaire de la multiplication des tentatives de détournement du mouvement social sur des voies de garage. Un certain nombre d'intellectuels se sont ainsi lancés dans la grande bataille du dénigrement de 1789 et de la période historique précédente dite « des lumières » contribuant ainsi à dénaturer l'idée républicaine et à freiner le nouveau processus émancipateur en émergence ; irresponsabilité, méconnaissance historique ou travail de commande ?

 

L'idée républicaine française avec l'apport de la laïcité est évidemment intolérable pour les puissances financières et militaires qui dominent le monde car elle assure la primauté de la nation sur le tyran et de la loi sur l'arbitraire. Pour ces puissances et leurs différentes marionnettes il convient d'une part, de vider ces idées fondatrices de notre nation de tout sens mais également d’œuvrer à leur déconsidération.


Le Réseau Voltaire France ou International possède pour objet, inscrit dans ses statuts, de défendre les principes qui ont présidé à la révolution française de 1789, principes résumés par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.


89 constitution1

La défense perpétuelle du concept républicain révolutionnaire français a conduit naturellement le Réseau Voltaire vers la lutte acharnée contre l'impérialisme. Ainsi, le Réseau Voltaire fut historiquement le premier mouvement dissident contestant la mainmise de l'impérialisme anglo-saxon sur le monde après l'effondrement de l'URSS et du mouvement communiste international.

 

Le Réseau Voltaire agit en défendant ce qui est issu des principes républicains français, c'est à dire le respect du droit international et de la souveraineté des nations acceptés par tous, mais violés par l'impérialisme au nom d'un pseudo droit d'ingérence qu'il s'est lui même attribué. Cependant, l'impérialisme est bien obligé de faire attention à ce que ce pseudo droit d'ingérence puisse avoir la couleur de la légalité.


La légalité.

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Montesqiueu

 

La légalité est bien le maître mot, les principes légaux furent magistralement édictés par Montesquieu considéré à juste titre comme le père fondateur des idées qui seront reprises par les dirigeants révolutionnaires de 1789. L'autre corpus d'idées fondamentales provient de Jean Jacques Rousseau qui édicta lui un certain nombre de principes concernant la souveraineté du peuple et de la nation comme le rappelle l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Quand à Voltaire, son héritage ne concerne que la liberté d'expression et il est moins fondamental que l'apport de Montesquieu et Rousseau.

 

La souveraineté et le contrat social.

rousseau

Rousseau.

 


Peut on dire que cet apport révolutionnaire provient de la philosophie dite des «Lumières»?http://fr.wikipedia.org/wiki/LumiC3%A8res_%28philosophie%29

 

D'abord ce que l'on appelle « les Lumières » n'est pas un mouvement philosophique typiquement français, il concerne l'ensemble du monde occidental de l'Europe et de l'Amérique, l'objectif de ce mouvement se voulant progressiste n'est pas à proprement parlé révolutionnaire. On attribue d'ailleurs à ce mouvement philosophique dit des lumières une vertu bien surdimensionnée par rapport aux différents mouvements intellectuels ayant marqué l'Europe occidentale et la France. Par exemple, le mouvement philosophique parisien du 12ème siècle dit scolastique initié par Pierre Abélard eu des conséquences historiques bien plus importantes et pourtant méconnues.


Les idées de Montesquieu et Rousseau peuvent elles être rattachées à ce mouvement dit des "lumières"?


Oui mais seulement en appendice, ces idées ne sont certainement pas  le cœur des « lumières ».

 

Les idées de Montesquieu et Rousseau sont elles à l'origine de la révolution française de 1789?

 

Certainement non, les parisiens qui ont pris la bastille n'avaient pas pour la plus part lu ces auteurs.

Cependant ces idées accaparées par un certain nombre de dirigeants révolutionnaires ont permis de donner une ossature statutaire à la révolution française notamment par la rédaction de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen mis en annexe des statuts et de l'association Réseau Voltaire France.

 

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Le peuple supporte le clergé et la noblesse;


On peut dire sans se tromper que ces idées de primauté de la loi ,égale pour tous, et de souveraineté de la nation étaient largement dans l'air et que, si Montesquieu et Rousseau n'avaient pas existé, elles auraient vu le jour chez d'autres auteurs.

Le peuple français, à la fin du 18ème siècle était exaspéré; la noblesse s'était largement déconsidérée depuis un siècle avec ses exorbitants privilèges n'étant justifiés par rien d'autre qu'une naissance, cela paraissait absurde pour la masse du peuple qui en plus souffrait de misère et de famines récurrentes.

Déjà Louis XIV à la fin de son règne était particulièrement impopulaire son catafalque allant de Paris à Saint Denis fut couvert de crachats et d’immondices. Les dragonnades particulières à ce règne c'est à dire les exactions de militaires tournées contre le peuple ont laissé des traces jusque dans le langage d'aujourd'hui. Puis ce 18ème siècle a vu se développer plusieurs scandales défrayant la chronique, la noblesse oisive et parasite n'était plus respectée et son pouvoir était injustifié.


 

La révolution française ne fut elle accomplie qu'au seul bénéfice des bourgeois, compris comme possesseurs de moyens de production. ?

 

Ici nous devons faire face à la critique marxiste de « révolution bourgeoise ».

La révolution française de 1789 fut accomplie par le peuple français; bourgeois et prolétaires compris, l'objectif était avant tout l'abolition des privilèges, l'égalité devant la loi et la souveraineté de la nation remplaçant celle d'un monarque de droit divin.

Ces objectifs se suffisaient à eux seuls, ils étaient à cette époque révolutionnaires et le demeurent encore. L'abolition des privilèges la nuit du 4 août 1789 fut un moment crucial pour cette révolution.


La révolution française édicta un certain nombre de principes permettant à une nation de composer un intérêt général national c'est à dire un système ou s’élabore en permanence un compromis entre les intérêts divers, compromis scellant un contrat social, ce contrat social pouvant évoluer en permanence suivant en cela la lutte des classes.

La révolution française n'était en rien une révolution socialiste, les principes du socialisme suite aux travaux plus tard de Karl Marx, furent essentiellement édictés par Lénine, ces principes nient absolument qu'il puisse exister un intérêt général mais cherchent à établir la dictature d'une classe sur l'autre en l’occurrence celle du prolétariat sur la bourgeoisie afin d'éteindre à terme la lutte des classes et comme d'après la doxa marxiste la lutte des classe est le moteur de l'histoire on aboutirait à la fin de l'histoire.

Ceci est une formidable utopie d'ailleurs partagée aujourd'hui par l'impérialisme (Francis Fukuyama).

 

Les principes du socialisme dit « scientifiques » sont contradictoires d'avec les principes républicains. Ces principes appliqués en URSS et dans d'autres pays sous dépendance soviétique n'ont rien donné d'autre que de la misère en supprimant toute initiative et justement toute lutte de classe pouvant assurer un quelconque dynamisme social.


Révolution républicaine et révolution socialiste sont profondément contradictoires. La révolution française ne fut pas égalitariste, mais devait assurer l'égalité des citoyens devant la loi et organiser pour chacun la liberté. La liberté des uns s'arrête là ou commence celle des autres comme l'a écrit Jean Jacques Rousseau. Cette liberté doit s'organiser par le respect de la loi tout en laissant à chacun la liberté d'entreprendre et d'avoir une activité économique ou culturelle encadrée cette loi.

 

La révolution française fut elle une révolution « libérale » ?

 

Il faut d'abord s'entendre sur ce terme mis à toutes les sauces. Aujourd'hui les gauchistes ont réussi à faire accepter ce terme comme synonyme de capitalisme ce qui est étymologiquement faux et permet de brouiller le débat. Le capitalisme est l'action d'accumuler du capital, l'idéologie politique libérale est d'accorder le maximum de liberté au maximum d'individus, on voit que ces deux termes n'ont rien à voir entre eux. Le capitalisme qui tend naturellement vers le monopolisme, l'étatisme et l'impérialisme ne peut tendre qu'à restreindre les libertés et donc a être parfaitement contradictoire d'avec le libéralisme.

Les gauchistes adversaires résolus des libertés individuelles ont réussi avec cette confusion à prétendre que la liberté, valeur positive serait identique au capitalisme, valeur négative et qu'il conviendrait donc de restreindre les libertés individuelles pour assurer une égalité d'état entre les individus. Seule, une société totalitaire peut prétendre assurer une liberté d'état égalitaire entre les individus et on en revient à la grande utopie de la fin de l'histoire partagée à la fois par les marxistes et l'impérialisme.

 

La révolution républicaine s'oppose à ces deux monstruosités car elle permet à chaque individu d'avoir sa propre liberté de création, d'association, de coalition dans tous les domaines sociaux culturels et économiques assurant ainsi un progrès social. Ce dynamisme perpétuel, générant une enthalpie sociale ordonnatrice s'oppose à l'entropie dégénérative qui fut visible avec le socialisme réel soviétique et maintenant avec l'impérialisme en stade ultime.

 

Les idées de la révolution française définissent ainsi un libéralisme politique s'opposant au libéralisme économique anglo-saxon ou « free trade ». L'un le libéralisme économique établissant une pseudo loi naturelle entre offre et demande s'oppose à la loi formelle républicaine identique pour tous protégeant les libertés individuelles des citoyens et assurant le développement d'une économie au service de la nation et de l'intérêt général et non au service d'intérêts particuliers pouvant s'y opposer.

 

Encore une objection courante ; certains auteurs reliés aux « Lumières » comme Voltaire et Rousseau furent des salauds dans leur vie privée, il est inutile de rentrer dans le détail car il y a à différencier trois choses bien distinctes : le jugement que chacun peut porter sur la vie privée de ces hommes d'après ses propres critères moraux, leurs écrits avec les concepts qu'ils ont pu générer et enfin ce qu'en ont fait les promoteurs de la révolution française après leur mort, ces auteurs n'ayant jamais été des dirigeants révolutionnaires.

Seul le troisième cas est intéressant pour les républicains, quand une idéologie devient une pratique sociales révolutionnaire les auteurs des écrits permettant l’émergence de cette idéologie ne peuvent que s'effacer, la révolution populaire qui en est issue ne leur appartenant pas.

 

 

Les idées de 1789 sont elles maçonniques ?

 

La Franc-maçonnerie au 18ème siècle a permis à certains opposants à la tyrannie de droit divin de se rencontrer et d'échanger des idées clandestinement dans certaines loges maçonniques et ce à l’abri de la police royale. La franc-maçonnerie divisées en obédiences et loges diverses et variées a supporté de multiples idées très souvent contradictoires. Il est vrai que beaucoup des dirigeants révolutionnaires étaient franc-maçons, mais ou est le problème ? Il n'y a pas d'idéologie proprement maçonnique, les franc-maçons républicains français ne professant pas du tout les mêmes idées que les franc-maçons anglo-saxons.

Ce qui importe ce sont les idées républicaines et non ceux qui les supportent ou font mine de les supporter.


 

Quel est le poids de la révolution française dans le monde ?

 

Ce poids est énorme et l'on peut parler d'idéologie française. Cette idéologie fondée sur la légalité, la nation ensemble exhaustif des citoyens, l'appartenance formelle et légale à une nation définissant une nationalité, un droit international fondé sur la reconnaissance mutuelle, l'esprit des lois formelles, tout ce qui n'est pas interdit par la loi est permis.

Toutes les nations aujourd'hui sans exclusives existent selon les principes français de la révolution de 1789. La Société des Nations puis Organisation des Nations Unies avec sa charte qui s'oppose à l'ingérence sont également issues de l'idéologie française.

Seuls aujourd'hui les anglo-saxons continuent à s'opposer à cette idéologie en définissant une nation en dehors de son aspect formel et en gardant l'ancienne définition anté-révolutionnaire de communauté de langue de culture et d'histoire. Cette définition archaïque de la nation permet toutes les interprétations sur l'appartenance puisque celles-ci sont particulièrement subjectives, elle permet ainsi de flatter de pseudo identités fondées sur des critères multiples et ridicules comme les tabous alimentaires ou la religion. Cette définition archaïque et anglo-saxonne de la nation permet à l'impérialisme de vouloir procéder à la balkanisation des états-nations en petites unités ethniques opposées les unes aux autres et que l'on peut aisément soumettre. L'état légal, l'état-nation avec son propre corpus de loi est bien une invention française celui-ci s'oppose à la mondialisation impérialiste sans autre loi que celle du plus fort.

L'idéologie française s'oppose bien à l'idéologie anglo-saxonne

 

 

La « ripoublique » actuelle répond elle aux principes de 1789 ?

 

Il suffit de comparer l'article 3 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen pour répondre non.

 

Cet article 3 dit : « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément ».


La souveraineté française appartient aujourd'hui aux USA par le pacte atlantique et à l'Union Européenne soumise aux USA par les différents traités scélérats de Maasstricht de Lisbonne et autres. La nation c'est à dire l'ensemble des citoyens français n'exerce plus la souveraineté alors que le point primordial de cette révolution de 1789 concernait justement l'exercice de cette souveraineté arrachée au despotisme.

Les politiciens qui « gouvernent » la France pour le compte de l'impérialisme anglo-saxon en se soumettant sans broncher au moindre de ses désires méritent effectivement le titre infamant de « ripoux » mais ce qu'ils donnent à voir n'a rien de républicain.

 

La révolution française de 1789 a édicté un certain nombre de principes qui au fil du temps furent édulcorés, abandonnés retournés, on peut constater que 1789 est inachevé et que ses principes fondamentaux restent encore à appliquer c'est la raison pour laquelle une nouvelle révolution française s'avère maintenant nécessaire.

 

Alors ceux qui s'attaquent aux principes de 1789 non seulement s'attaquent à la France et son idéologie historique véritable joyau donné au monde mais ils s'attaquent également aux intérêts des peuples ayant accaparé cette idéologie fondamentale permettant le « vivre ensemble » en bonne intelligence. Ce faisant ils désarment ces peuples face à l'impérialisme mondialiste.

 

 

NB. Pour bien assimiler et comprendre l'intérêt que représente l'idéologie française il convient de lire aussi les liens se rapportant à d'autres articles plus explicites sur des aspects particuliers.
La compréhension de l'histoire et de la politique est complexe et ne peut se résumer par des slogans ou des caricatures, il faut donc se donner la peine de puiser profondément dans la connaissance pour comprendre de manière à engager la lutte à bon escient.

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 10:03

Je me permets de reproduire un article écrit par le Général Pierre Marie Gallois qui dresse un constat terrifiant de l'état de la France, état parvenu à ce niveau par les trahisons  des politiens et partis politiques qui se sont succédés à la tête du pays

 

 

 

Gallois-photo L-Helly 2007 0001-137bcREDRESSEMENT.

 

 


Général Pierre Marie GALLOIS.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

L’état de la France est douloureusement inquiétant. Un nombre croissant de Français en est conscient, mais la majorité d’entre eux a le sentiment d’être devant l’inéluctable.

C’est qu’au cours des quatre derniers mandats présidentiels le pouvoir politique s’est efforcé – continûment – de convaincre les Français que leur salut résidait dans le renoncement à la souveraineté nationale pour devenir les ressortissants d’un pouvoir supra- national s’exerçant un jour sur un vaste ensemble territorial ayant, au moins, pour limites, celles de l’Europe géographique, voire même au-delà.


Evolution de l’endettement de la France, par les gouvernements successifs, de 1981 à 2005.


En bleu les gouvernements dits de droite (dominés par l’UMP, ex-RPR), et en rose les gouvernements dits de gauche (dominés par le Parti Socialiste).

L’entreprise a été conduite de manière ambiguë, en empruntant un cheminement indirect, en usant de textes quasi inintelligibles afin d’abuser le citoyen et de neutraliser les oppositions.


En ce qui concerne la finalité de la «construction européenne», grande est l’équivoque. Pour les uns, il s’agit de créer une confédération, système politique qui n’existe nulle part ailleurs. S’il fut envisagé outre-atlantique, avant la Constitution de 1787, il fut vite abandonné parce que s’étant révélé impraticable. Pour d’autres, c’est une «fédération d’Etats Nations» qui est visée, formule politique irréelle car des Etats-Nations, s’ils demeurent souverains, ne se fédèrent pas, la souveraineté ne pouvant être partagée. Elle ne l’est nulle part dans le monde.


D’autres encore, insidieusement, rêvent d’une Europe fédérale, à l’instar des Etats-Unis, de la Russie ou de l’Allemagne, ce qui implique forcément la «provincialisation» du territoire français, l’Etat-Nation France disparaissant pour faire place à une région jouissant d’un statut analogue à celui de la Louisiane ou du Bade-Wurtemberg. Ils militent pour la «construction européenne», en sachant que si elle atteint ses objectifs, c’est à une Europe fédérale qu’elle aboutirait, donc en mettant un terme définitif à la souveraineté et à leur profit.


Il n’y a pas d’alternative : ou bien un Etat est souverain, et totalement souverain, ou bien il est une région administrative. Dans l’âpre compétition internationale un Etat soi-disant européen qui serait composé d’Etats à demi souverains et d’un gouvernement supranational également à demi souverain se révèlerait ridiculement faible. Fallacieux est le recours à la subsidiarité. Elle n’est nulle part pratiquée. Et si elle l’était, ce serait pour mettre en évidence l’infériorité des institutions hybrides correspondantes face à celles d’Etats rationnellement formés par des siècles de pratique et aux institutions efficaces parce que homogènes et consacrées universellement par l’usage.

Devant ce simple constat de bon sens, l’on peut se demander pourquoi l’idée de transformer un continent géographique en une entité politique a pu susciter tant d’adhésions et autoriser tant de sacrifices politiques, diplomatiques, économiques et sociaux de la part des peuples et des gouvernements de cette Europe géographique.


Les guerres qui ensanglantèrent l’Europe, particulièrement au XIXe siècle et durant la première moitié du XXe, l’image de la réussite économique et sociale des Etats-Unis, l’étalage de leur puissance militaire victorieuse, et durant la guerre froide, l’expansionnisme politique de l’Union Soviétique, furent autant d’incitations à la grande mutation : unifier politiquement la mosaïque des nations formant l’Europe géographique.

Moins légitimes, des intérêts plus discutables, voire sordides, convergent vers le même objectif : affaiblir, et finalement, faire disparaître les Etats-Nations protecteurs naturels de leurs ressortissants respectifs pour faire de ceux-ci des consommateurs, de surcroît non compétitifs industriellement et commercialement.

 

Plus confusément existe un autre dessein moins avouable encore, bien inégalement formulé et qui consiste à rayer progressivement de la carte les Etats européens dont l’action civilisatrice s’est étendue si longtemps sur le monde et que les aventures coloniales ont quelque peu dénaturé. Outre ces ambitions d’ordre général, cas particulier, l’Allemagne réunifiée a vu dans la «construction européenne», le moyen de neutraliser définitivement la «grande Nation», en l’incluant dans un système fédéral que dirigerait Berlin. Enfin et surtout, plus prosaïquement et plus efficacement, les puissantes entreprises multinationales se sont efforcées de substituer, en Europe, les exigences de l’économie à celles de la politique afin que cette Europe forme, à leur disposition, un vaste marché totalement ouvert à leurs démarches commerciales, celles-ci soutenues, elles, par des Etats forts, solidement structurés.

Disposant de puissants moyens de persuasion ces entreprises ont emporté la conviction des populations si bien que leurs gouvernements, soucieux d’exprimer leurs souhaits, et même de les devancer, abondent dans le renoncement pour conduire finalement à la vassalisation des peuples dont ils avaient la charge de respecter la souveraineté, et dans l’indépendance et la liberté, de veiller au bien être.


Pour construire l’Europe politique depuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs de la France ont procédé à des abandons répétés de souveraineté. Au fur et à mesure qu’à des fins démagogiques ils augmentaient jusqu’à l’absurde l’appareil de l’Etat, ils le vidaient de toute substance, le préparant ainsi à en faire une province européenne.

 

Ils se sont inclinés devant les pressions antinationales extérieures, lorsque de surcroît ils ne leur ont pas ajouté leur appoint. Ces pressions sont de plusieurs sortes :

- la mondialisation des échanges financiers et commerciaux qui exige des lois du marché qu’elles ignorent les spécificités nationales et livrent, sans la défense d’Etats évanescents, les populations à la spéculation,

- l’immigration massive que les gouvernements se sont révélés incapables de contrôler, quand ils ne l’ont pas, eux-mêmes, facilité à des fins démagogiques, électorales,

- l’exaltation de l’individu au détriment du culte de la nation et de la solidarité nationale forgée au cours des siècles de succès et d’épreuves partagés.


Ajoutons à cette énumération la consommation des brillants acquis des premières années de la Ve République, lesquels n’ont été ni renouvelés, ni même entretenus, la nation s’appauvrissant en épuisant des ressources qu’elle n’est plus capable de créer. Et cela parce qu’elle n’est plus souveraine et que l’Etat déliquescent n’a plus le pouvoir de tirer parti des ressources nationales, qui vont d’ailleurs, en s’amenuisant.


Les traités que les gouvernements français successifs ont signé au cours du dernier quart de siècle ont abouti à une France qui n’est plus un Etat-nation sans être encore la simple division administrative vers laquelle elle tend.

C’est ainsi qu’elle partage avec une autorité supranationale le pouvoir législatif, certaines directives de la Commission ayant force de loi sans même l’aval des Assemblées, pourtant censées représenter la volonté populaire. Salle de la Commission Européenne : Bruxelles / février / 2007.


Elle ne dispose que d’un pouvoir exécutif affaibli par un partage entre les autorités supranationales, d’une part, et une coûteuse et archaïque décentralisation politique et administrative, d’autre part, d’ailleurs amorce de la désintégration nationale et de la parcellisation du pays. (Le séparatisme corse le démontre).

 

Elle n’a plus de frontières à défendre et s’en remet à d’autres du soin de garder celles de l’entité européenne future et son territoire et devenu un terrain de parcours.


Elle n’a plus de monnaie nationale et n’est plus libre de gérer ses finances et de conduire une politique économique et industrielle conforme à l’intérêt des Français.


Elle ne dispose plus de forces armées indépendantes car elle les place quasi-systématiquement sous commandement étranger pour accomplir des missions souvent contraires à l’intérêt national (d’ailleurs qu’elle est bien en peine de définir en confondant France, européïsme et atlantisme).


Elle a renoncé à entretenir une industrie d’armement nationale et doit accepter de dépendre de plus en plus de fournisseurs étrangers comme d’une logistique et d’un commandement qui ne sont pas français.

Tourelles téléopérées pour les VAB : les Norvégiens l’emportent

C’était un de ces matériels «de cohérence» dont le manque inquiétait le général Cuche, CEMAT : les tourelles téléopérées qui permettent à un véhicule de faire feu sans que l’opérateur de l’arme n’ait à s’exposer. Finalement, c’est le «Protector», de Kongsberg (en photo) qui a été choisi parmi 10 concurrents. Un accord d’une valeur de 100 millions de dollars, d’après le communiqué de presse, a été conclu, la première tranche portant sur 15 millions. Les premiers «Protector» devraient être livrés, début 2009.

«HK 416 allemand commandé par l’armée française…»


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Elle ne prépare plus l’avenir scientifique et technique du pays, réduisant à la portion congrue les crédits alloués à la recherche.


Enfin, elle accepte de soumettre à l’arbitrage de la Commission de Bruxelles la gestion des activités industrielles et commerciales de la nation (et n’est même plus en mesure de fixer elle-même le taux de TVA de ses restaurateurs, commerce encore toléré pour elle par les autorités surpanationales).


Pourtant, la «construction européenne» prend un tour péniblement mythique. Alors que redémarre la croissance économique aux Etats-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne, elle stagne ou recule en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, en France. L’euro devait y apporter la prospérité et contribuer au plein emploi. En fait, le déficit public de la zone euro s’aggrave et le chômage y est en moyenne deux fois plus élevé qu’aux Etats-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne.

Patente est la faillite de l’euroland. Faillite économique et aussi faillite politique : l’élargissement à l’est de l’Union revêt l’aspect d’une affaire de gros sous bien davantage que d’une adhésion à l’idéal européen.

 

La seconde guerre d’Irak a révélé un profond clivage des populations de l’Europe géographique, les candidats à l’adhésion affichant leur atlantisme bien plus que leur «européisme».

Pour la France, triste est le bilan de ses abandons de souveraineté au mythe européen. A la remorque de l’Allemagne s’étant engagée à respecter le «pacte de stabilité», la voici – comme l’Allemagne prise à son propre piège – contrainte d’implorer Bruxelles de lui pardonner ses 4 % du PIB de déficit public et promettant de faire à nouveau bonne figure dans trois ans.


Aujourd’hui, la dette de la France «pèse» plus de 300.000 francs sur chacun de ses citoyens actifs. Ou encore représente trois années de rentrées fiscales Et le service de cette énorme dette ne concourt pas, bien au contraire, au développement économique de la nation.

Ainsi, après des décennies d’une gestion fantaisiste des affaires du pays, son gouvernement en est-il réduit à brader les entreprises nationales – et privées – cédées à la finance étrangère faute d’avoir su diriger l’épargne des Français vers le soutien de leur industrie et de leur commerce. Et l’on sait ce que signifient ces cessions ; des soi-disant restructurations impliquant des licenciements, la délocalisation des bureaux d’études, la fuite des «cerveaux», l’appauvrissement général du pays et aussi la destruction du service public, exception française que le libéralisme économique ne saurait admettre.


Le nombre des dépôts de bilan des entreprises françaises augmente régulièrement et des pans entiers de son industrie se sont effondrés ou périclitent : industrie de la machine outil, de l’électronique ménagère, de l’informatique, de la métallurgie, du texte, une fraction importante du transport aérien, la marine marchande, les chantiers navals, l’industrie médicale… Au cours du premier semestre 2003, près de 25.000 entreprises ont fait faillite, le secteur marchand perdant 60.000 emplois. Bien des régions de France sont ainsi sinistrées : la Lorraine et l’Alsace avec une augmentation de 21 à 24 % du nombre des faillites, la région Champagne-Ardennes près de 30 % et, triste record, la Franche-Comté comptant une augmentation de 88 % du nombre des défaillances industrielles et commerciales.

Il existe un fort effet de levier : 1% de croissance en moins = 5% de dépôts de bilan en plus selon l’analyse d’Euler Hermes SFAC.

Dépôts de bilan en France

En France, 80% des entreprises défaillantes finissent en liquidation judiciaire et le dépôt de bilan n’épargne aucun type d’entreprises ni aucun secteur d’activité.

Les dépôts de bilan sont en hausse de 8% au 1er semestre 2007 comparé au 1er semestre 2006 et de 4,3% (49184) en cumul des 12 derniers mois par rapport à leur niveau atteint en juin 2006. Le nombre de procédures publiées au mois de juin est particulièrement élevé avec 5 405 jugements (chiffre mensuel le plus élevé depuis août 1998). Cela peut être considéré comme un rattrapage après un mois de mai très faible.


N’étant plus maître de sa politique économique et financière soumise aux excès du libéralisme sauvage qu’encourage l’affaiblissement de l’Etat, la France n’est plus en mesure de conduire une politique industrielle et commerciale conforme à l’intérêt national. Restent ce que les médias appellent les «plans sociaux». C’est-à-dire, en réalité, la grande braderie, la débandade économique et industrielle, socialement compensées par le sport et les jeux, peu avant la médiocrité et la pénurie qui résulteront inéluctablement de la baisse des activités de production et du recours au loisir, secteur que nous octroie généreusement l’Europe.


Significative des aberrations gouvernementales a été la grande braderie de l’industrie aérospatiale française (celle de l’armement terrestre ne saurait tarder). La prestigieuse «Aérospatiale», dont les bureaux d’études successifs conçurent et firent construire la «Caravelle», le «Concorde», «l’Airbus» et aussi les engins balistiques, des satellites, des hélicoptères a été «vendue» à la modeste firme allemande Dasa (en réalité au groupe Daimler-Chrysler), l’Etat français ne gardant que 15 % du capital et la firme EADS, succédant à l’Aérospatiale, devenant une société de droit hollandais, siégeant en Hollande, et où on ne parle qu’anglais.


Bien naïvement, «l’idée européenne» s’imposant le gouvernement Jospin avait recherché pour cette industrie «l’effet de taille» ; Plus récemment, Madame Nicole Fontaine, Ministre délégué à l’industrie, tombait dans le même travers en écrivant dans "Le Monde" : «C’est par la constitution de groupes d’une certaine taille que l’Europe pourra résister (à la concurrence qui vient désormais de l’extérieur)».


Qui se souvient de Nicole Fontaine ?

Ce ministre devrait expliquer pourquoi, avec 15.000 spécialistes et ouvriers, Dassault avait conquis plus de la moitié du marché mondial des avions de combat (contre la concurrence venue de l’extérieur) alors que la nouvelle entreprise désignée par le sigle EADS, rassemblant plus de 100.000 techniciens et ouvriers, a totalement perdu ce même marché, en laissant le monopole aux Etats-Unis. Mais le comble de l’inconséquence gouvernementale c’est qu’aujourd’hui EADS finance une importante campagne de publicité vantant les mérites de l’avion anglo-allemand Eurofighter au détriment du "Rafale", parfaite réussite technique française, et avion voulu par le gouvernement français, financé par les contribuables et que ce gouvernement «torpille» maintenant en chantant les louanges de son concurrent. Gribouille n’eût pas fait mieux. Que ne ferait-on pas contre l’intérêt des Français pour « construire l’Europe » ?

«Rafale»

«Eurofighter»


Ce tableau n’est pas forcé à dessein. Il n’est malheureusement que la partie la plus visible de l’iceberg France à la dérive dans l’océan euro-mondial. Il a pour objet d’inciter les Français à se ressaisir en leur exposant quelques vérités sur l’état de leurs affaires et surtout sur le sombre avenir qu’ils risquent d’avoir à vivre.


Aucun de nous n’a d’importance face à l’immensité des périls, rassemblés autour de quelques principes simples mais déterminants, par exemple :


- Rétablir la souveraineté de l‘Etat, lui permettre d’agir en toute indépendance pour le bien des Français. Ce qui signifie sortir du carcan européen, revenir à la réalité nationale, dénoncer les traités vassalisant notre pays.


- Fonder le développement des pays européens sur des alliances de circonstance entre Etats totalement souverains oeuvrant pour le bien commun en veillant au bien être de leurs ressortissants respectifs.


- Dégager progressivement les entreprises françaises du contrôle financier de l’étranger en lui substituant l’épargne française dirigée vers le soutien des activités industrielles et commerciales de la nation.


- Récupérer la libre disposition des forces armées du pays en leur fournissant une logistique adaptée à leur mission uniquement d’intérêt national. Financer l’industrie d’armement afin de ne plus dépendre de fournisseurs étrangers.


- Remettre la France au travail en protégeant ses entreprises des effets d’une concurrence provenant de la pratique des bas salaires.

 

 

Pierre Marie Gallois

http://www.geopolintel.fr/article650.html

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Published by Alain Benajam - dans Edito
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 11:50

Qui est réellement responsable des malheurs du monde?   

 

 

 

Suite à mon article sur « Les voies d'une Nouvelle Révolution Française », de nombreux lecteurs m'ont demandé qui pouvaient être désignés responsables de l'impérialisme, impérialisme que je plaçais à la source des malheurs du monde. Beaucoup me sommaient d'y voir la main de quelques communautés ou sectes particulièrement maléfiques qui tireraient les ficelles de cette machinerie impérialiste.

 

HomelessParis 7032101

 

 

Et bien non, il n'y a aucune secte, aucune communauté pour pousser le monde vers le gouffre ou il s’avance à grand pas. Nulles toges, nuls tabliers, nulles kabbales, nulles paroles sibyllines pour présider à l'impérialisme ; le véritable responsable est à chercher ailleurs et voici son nom : la « end bottom line ».

 

La «end bottom line», dans la langue de l'impérialisme, désigne la dernière ligne du bas d'un bilan de société. Cette ligne doit afficher le résultat du bilan et donc les bénéfices réalisés ou non au cours d'un exercice annuel. Une partie de ces bénéfices, après paiement des impôts et éventuellement recyclage dans la société même en investissements, est distribuée aux actionnaires. C’est un moyen, pour ceux qui ont investi du capital dans cette société, d'augmenter leur mise de départ, ou de la diminuer ou la perdre en cas de résultat négatif.

Ce système d'accumulation du capital est communément appelé capitalisme.

 Structure d'un bilan de société 

 

Conserver une « end bottom line » positive n'est pas chose aisée pour le « manager » qui doit gérer la société. Celui-ci doit faire face à de nombreux obstacles pour la maintenir. On peut en relever un certain nombre ; leur description peut nous aider à comprendre les mécanismes qui peuvent affecter ce système et comprendre les moyens par lesquels chaque « manager » peut palier chaque inconvénient qui surgit, et comment une tendance se dessine suite à l'ensemble additionné des moyens utilisés pour rendre positive cette fameuse « end bottom line ».

Parmi les forces qui s'opposent à cette « end bottom line » on peut citer les suivantes.

 

La concurrence est bien la première force destructrice de la ligne du bas.

 

Considérons une entreprise A produisant une marchandise quelconque M a un prix donné, prix abordable pour le consommateur et permettant de dégager un bénéfice au profit des actionnaires de A. Si une autre entreprise B produit la même marchandise M à un prix moins élevé, les consommateurs vont évidemment acheter la moins cher et l'entreprise A ne vendra plus rien ou considérablement moins.

 

Qu'elle devra être la réaction du dirigeant de l'entreprise A face à ce grave problème ?

 

D'abord la haine s’emparera de ce dirigeant et des actionnaires de A, haine de l'entreprise B qui cherche à les appauvrir et haine de cette concurrence indésirable.

 

Cette haine du dirigeant A sera d'autant plus vive que la conséquence de cette concurrence peut être le dépôt de bilan de sa société, et, pour lui, le chômage sans indemnité et le risque d’un plongeon dans la ruine et la pauvreté.

Que peut-il faire ? Il peut évidemment baisser son prix de vente et accepter de faire moins de bénéfices, mais il peut surtout chercher à produire la marchandise M avec un prix de revient moindre afin de retrouver une marge afin de concurrencer B et lui soustraire le marché.


Les dirigeants d'entreprises haissent la concurrence et préfèrent les monopoles.

 

Dans le bilan de l'entreprise A comme B figurent deux colonnes ; le passif, à droite, dont les montants vont se soustraire a ceux de la colonne d'actifs à gauche dans laquelle figure, principalement, le montant des ventes.

 

Dans la colonne de droite de passif, les postes les plus importants sont les achats des matières premières et des produits semi finis à transformer, et surtout les salaires avec les charges inhérentes qui y sont attachées. Il faut donc pour A diminuer le montant de la colonne passif de droite pour relancer les ventes et augmenter le montant de la colonne de gauche, actif.

La dernière ligne du bas ou « end bottom line » montre la différence entre la somme des montants figurant dans ces deux colonnes.

 

Pour produire moins cher A dispose de cinq solutions.

 

1 - Augmenter la productivité, c'est à dire produire plus dans le même temps d'emploi des salariés, donc mécaniser, rationaliser et simplifier les gestes productifs (taylorisme, fordisme), ce qui équivaut a diminuer le nombre des salariés pour faire baisser la valeur de la marchandise.

 

2 - Supprimer la concurrence :

    • vendre de nouveaux produits, par l’innovation, en créant des marchandises qui seront momentanément sans concurrence.

    • monopoliser, étatiser, posséder des marchés protégés

 

3 - Employer une main d’œuvre acceptant de plus bas salaires pour le même travail

 

4 - S'approvisionner à moindre coût en matières premières et produits semi finis

 

5 - Abandonner carrément la production de marchandises devenues non rentable et utiliser le capital pour spéculer sur le coût des matières premières. Pour cela il lu faut évidement disposer d'un montant important de capitaux.

 

Voici donc les principaux ennemis de la « end bottom line » d'un bilan d'entreprise manufacturant des marchandises.

 

1- la concurrence

2- les salariés

3- le coût des matières premières.

4- enfin la marchandise elle-même dont la valeur s'écroule perpétuellement

 

Bien entendu, si A peut agir sur ces cinq solutions évoquées plus haut, l'entreprise B peut en faire autant. Ceci va définir les tendances qui vont affecter ce mode de production dit capitaliste et son évolution dans le temps.

 

Suite aux travaux des économistes libéraux du 18ème siècle et du début du 19ème siècle comme Adam Smith, David Ricardo et d'autres désignés comme « classiques », Karl Marx produisit un important ouvrage de description du mode de production capitaliste et de ses tendances, ouvrage intitulé Le Capital (Das Kapital dans la langue allemande dans laquelle il fut écrit) publié en 1867.

 

 

Les fondateurs de l'économie politique

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Adam Smith (1723 - 1790)

 

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David Ricardo (1772- 1823)

 

 

Ces tendances inéluctables comme la baisse de la valeur des marchandises, la baisse du taux de profit et l'appauvrissement (paupérisation) des producteurs, devaient selon Marx creuser la tombe du mode de production capitaliste dans un délai qu'il prévoyait très bref. Il n'en fut rien et ce mode perdure, pourquoi?

 

Les travaux de Marx sont intéressants pour la compréhension du système mais incomplets, il n'avait pas prévu que ces tendances inquiétantes et néfastes allaient engendrer des réactions qui purent, durant certaines périodes, susciter l'apparition de contre tendances positives amenant un formidable essor de l'humanité.

 

Cependant, tendances néfastes et tendances positives, qui s’opposent en permanence dans ce que Marx a appelé la « lutte des classes », voient l'une ou l'autre l'emporter momentanément et alternativement. Le résultat peu soit contredire Marx soit lui donner raison dans la description toujours négative qu'il fait du capitalisme.

 

Les tendances, les contre tendances et la résultante.

 

1- L'augmentation de la productivité.

 

Elle engendre d'abord une diminution du nombre des producteurs et incidemment une augmentation du chômage.
Elle conduit également à l'abaissement de la valeur des marchandises et en corollaire son acquisition à moindre prix par une masse plus importante de consommateurs. Elle conduit aussi parfois à une augmentation considérable des ventes et donc de la production et du nombre de producteurs. Elle conduit également vers une sophistication accrue des moyens de production, donc de la technologie usuelle.

Elle peut conduire à une amélioration du niveau de vie, mais la baisse de la valeur atteint fatalement une limite au-delà de laquelle tout bénéfice devient impossible dans des conditions salariales données.

 

2- La suppression de la concurrence…

 

2-1- … par la recherche de nouvelles marchandises innovantes.

Ces nouvelles marchandises vont se trouver momentanément sans concurrence et bénéficier d'une valeur élevée jusqu'à ce qu'un concurrent soit en état de produire la même marchandise à un coût égal ou moindre. En 1990 un téléphone portable coûtait plus de 3000 € et peu en avait ; aujourd'hui il est possible d'acheter un modèle pour 30 € et tout le monde en possède.

Cette tendance fut le moteur de l'innovation technique.

 

2-2-… par la monopolisation et l'étatisation,

 

C'est ce que les communistes des années 70-80 ont appelé le capitalisme monopoliste d'état. Ici il s'agit d'une tendance lourde actuelle de l'évolution du grand capitalisme de production. Cette tendance conduit à chercher et obtenir des marchés protégés par l'état pour palier les énormes coûts d'investissement dans les moyens de production.
Les grandes industries issues d'un processus de concentration par éliminations successives des concurrents sont contraintes de s'accaparer l'usage de l'état au travers de leurs hommes afin de protéger leur marché. Aujourd'hui toutes les entreprises cotées en bourses du CAC40 sont liées plus ou moins à l'état et ne pourraient fonctionner sans lui.

C'est la banque, l'industrie de l'énergie, de la chimie et la pharmacie, des transports de la construction aéronautique, de l'automobile et surtout l'industrie de défense.

 

On assiste à une véritable symbiose entre l'état et les grandes entreprises, ses dirigeants passant du sommet de l'état à la direction de ces entreprises et vice versa. Cette monopolisation/étatisation va être à l'origine de l'impérialisme, ce que Lénine a appelé le « stade suprême du capitalisme ».

 

La contre tendance est la nationalisation d'entreprises ne pouvant se passer de l'état pour vivre. Bien entendu nationalisations et privatisations ont alterné en France en fonction de la puissance des forces politiques s’affrontant dans la lutte des classes.

 

Le grand capitalisme hait particulièrement le libéralisme il préfère monopoles et étatisation

 

 

2-3-… par l'emploi d’une main d’œuvre acceptant des salaires moindres.


Tout d'abord Marx n'avait pas prévu l'ampleur des luttes sociales qui sont menées dès la fin du 19ème siècle avec l'émergence des syndicats ouvriers. Ceux-ci parvinrent à obtenir satisfaction sur nombre de revendications, à obtenir le décret de lois sociales avec des salaires minimums, des congés payés, la sécurité sociale et autres. Ces luttes et ces lois permirent l’augmentation des salaires et des niveaux de vie et, en corollaire, l'émergence de nouveaux marchés de consommation.

Cela fut une formidable opportunité pour le mode de production capitaliste durant tout le 20ème siècle car les marchés furent en constante augmentation et permirent de palier les tendances néfastes en germe dans l’end bottom line.


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Les conquètes sociales avec l'existance d'un puissant Parti Communiste ont préparé l'avènement des 30 glorieuses en augmentant le pouvoir d'achat des travailleurs avec en conséquence la promotion d'un capitalisme industriel devenu florissant.


 

Seulement voilà : cette fameuse « end bottom line » conserve sa logique propre, qui est, pour chaque entreprise, de diminuer la masse salariale. Ne pouvant employer des salariés payés en dessous d'une limite fixée par la loi, toute entreprise rivée à sa « end bottom line » est amenée, dès que l’opportunité lui en est donnée, à délocaliser sa production là ou les salaires sont bien plus bas et attractifs.

La dérégulation mondiale, un des aspects de la mondialisation, va changer la donne en permettant aux entreprises qui en ont les moyens de délocaliser.

 

Chaque entreprise ne peut considérer individuellement l'intérêt général, y compris pour son propre intérêt social, ce qui devrait logiquement la conduire à conserver un niveau d'emploi et de salaire élevé afin de maintenir des marchés.

Si « Intérêt général » n'est pas un poste dans un bilan, « masse salariale » figure au premier plan dans la colonne passif. Chaque entreprise va travailler à diminuer l'importance de ce poste en délocalisant et en important massivement une main d’œuvre étrangère pouvant accepter de très bas planchers de salaires quand cette délocalisation est impossible comme dans les travaux publics.

 

Les délocalisations massives d'entreprises occidentales en Chine attirées par les bas salaires et accompagnées de monumentaux investissements ont fait de ce pays qualifié de « communiste » la première puissance industrielle du globe. Le «manager » d'une entreprise ne dirige jamais en fonction d'une idéologie politique, encore moins d'une religion, celles-ci ne figurant pas dans la colonne passif ou actif du bilan.

 

Ce faisant cette fameuse « end bottom line » contribue à scier la branche sur laquelle chaque entreprise est assise avec les peuples ou elle opère.

 

 

  L'exploitation de l'homme par l'homme commence toujours par l'exploitation de la femme.

Lemon Incest par le Journal de Personne

 

 

2-4- … par l’abaissement du coût des matières premières.

 

La recherche du coût le plus bas pour les matières premières a poussé un certain nombre d'entrepreneurs à s'aventurer hors des frontières nationales afin de s'accaparer les richesses de régions transformées en « colonies » et, par la suite, tenter de vendre aux habitants de ces régions, cher, les produits manufacturés avec ces mêmes matières premières.

 

Par exemple les britanniques exploitaient le coton produit par l'Inde le transformait en tissus sur leur territoire et le revendait aux indiens, c'est la raison pour laquelle Gandhi avait toujours un rouet et passait son temps à filer le coton pour protester contre ce type d'exploitation impérialiste des britanniques.

 

 

 

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Gandhi filant le coton en signe de protestation.

 

 

Le colonialisme et les prémisses de l'impérialisme sont nés dés le 17ème siècle avec l'émergence des fameuses Compagnies des Indes de pays occidentaux.

Cette action coloniale ne pouvait se réaliser sans la puissance régalienne des états, notamment des forces militaires, une alliance intérêts privés moyens/publics a été alors scellée très tôt. A cette alliance colonialiste se sont greffés des moyens financiers privés bancaires afin de lever les importants capitaux nécessaires à l'exploitation et la vente sur les marchés occidentaux des matières premières.

 

 

2-5-… par l’abandon de l'industrie et la financiarisation du capitalisme.

 

L'exploitation des matières premières, appelées «commodities», et leur vente sur des marchés boursiers occidentaux avec fluctuation des cours en fonction de l'offre et de la demande a demandé la levée d'importants capitaux rapidement devenus spéculatifs. En effet il convenait souvent de surseoir à la vente d'une cargaison par exemple de coton, en attendant que les prix montent. Il fallait donc pour les capitalistes disposer d'importants moyens financiers pour attendre le meilleur prix de vente et faire des bénéfices d'autant plus importants que la cargaison ou le stock était volumineux et la mise de fond importante.

 

Ainsi naquit la spéculation haussière sur les matières premières, mode d'accumulation du capital qui a pris de l'importance au cours des 18 et 19ème siècle et qui, nous le voyons maintenant, est devenue la principale source d'accumulation du capital dans les pays occidentaux.

Aujourd'hui cette spéculation haussière se traite en salle dites de marché ou «plaforms» qui ne voient jamais la moindre marchandise, et dans lesquelles tout se traite électroniquement à la vitesse électronique : des robots informatiques achètent et vendent, achètent et vendent, contribuant à une hausse incessante des prix.

On voit maintenant que la hausse incessante du coût des matières premières par spéculation haussière alourdit finalement la colonne passif des bilans au lieu de l'alléger et rend la fabrication de marchandises encore moins intéressante pour accumuler du capital.

 

On peut constater maintenant :

 

L'accumulation de capital, de nos jours, par la production de marchandises manufacturées est, dans les pays occidentaux, largement grevée par les hauts salaires et les lois sociales. Le taux de profit y est devenu trop faible, la tendance décrite par Marx arrive vers zéro.

 

L'industrie ayant fait jadis la prospérité des pays de l'Europe occidentale et des USA quitte ces pays pour l'extrême orient et surtout la Chine qui offre des bas salaires, peu de lois sociales et une main d’œuvre docile à l'exploitation.

 

En conséquence les populations des pays occidentaux s'appauvrissent, et la paupérisation de ces populations décrite par Marx, un moment interrompue, reprend avec, en corollaire, la diminution du marché représenté par ces pays.

 

Les lois tendancielles affectant la production de marchandises décrites par Marx vont s'appliquer à la Chine de la même manière.

 

Spéculation haussière.

 

La spéculation haussière sur le coût des matières premières est devenue la principale source d'accumulation du capital. Les investissements quittent l'industrie manufacturière dans les pays occidentaux pour les «merchant account» des salles de marchés.

Le rendement d'un « merchant account » d'une « platform » peut être de 10% par mois ; on est très loin de l'industrie où les bonnes performances se situent aux alentours de 5% par an.

 

Cependant, la spéculation toujours haussière sur le coût des matières premières n'est pas simple à organiser. La loi de l'offre et de la demande est insuffisante pour générer les immenses profits actuels.

On comprend que pour organiser cette hausse continuelle il faut plus acheter que vendre ; en conséquence la disponibilité de matières premières réelles ne suffit pas ; il devient nécessaire de fabriquer des matières premières virtuelles, ou matières « premières papier » possédant la même valeur reconnue que les véritables. On arrive à cette situation où le volume des matières premières traitées en salle de marché est largement supérieur aux stocks réels disponibles

 

Cette spéculation demande la disponibilité de capitaux toujours plus importants. Le volume de ces capitaux nécessaires dépasse le volume de la création monétaire habituelle traditionnellement gagée sur l'or. A partir des accords de Bretton Wood en 1945 toutes les monnaies ont été gagées sur le dollar ; seule la réserve fédérale US possédait en effet le stock d'or nécessaire pour gager sa monnaie.

 

Le dollar des USA est devenu, en conséquence des accords de Bretton Wood, la seule monnaie utilisée en spéculation haussière sur les matières premières, donc la seule monnaie bénéficiaire de cette spéculation, ce qui la maintient à un niveau élevé.

 

Il a fallu drainer vers le dollar et les salles de marché de grandes quantités de capitaux ; cela a été accompli avec l'organisation de l'endettement des riches pays occidentaux solvables et ceux de l'OCDE comme le Japon. En Europe, l'organisation de l'endettement est dévolue à l'Union Européenne et à sa monnaie unique privatisée l'Euro.

Lire à ce propos « l'arnaque de la dette et l’escroquerie politicienne ».

 

prix-du-petrole.jpgLes transactions bancaires d'achat et de vente de pétrole en dollar représentent à elles seules la moitié des transferts de capitaux.

 

La génération de gros profit par spéculation haussière sur les matières premières nécessite d'acheter ces produits aux prix les plus bas possibles même quand les cours sont élevés. Les matières premières ne s'achètent jamais au cours du jour aux producteurs mais avec un discount sur ce cours. Il est donc nécessaire pour les compagnies occidentales notamment pétrolières que ce discount soit le plus important possible, il est donc nécessaire de faire pression sur les nations productrices voire d'en prendre le contrôle pour minimiser voire supprimer les redevances qui leur sont dues.

 

Maintenant pour accumuler du capital...

 

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...c'est la salle de marché...


 

01.10.Usine.automobile.930.620_scalewidth_630.jpg

...plutôt que l'usine

 

 

C'est ce qui conduit le grand capitalisme financier à supporter les idéologies mathusiennes de décroissance car selon lui:


« La finance est l'industrie de demain car elle n'utilise pas de ressources naturelles de manière intensive », telle est l'utopie évoquée par M. Bryan Scott-Quinn responsable du programme d'étude bancaire britannique, cité par Le Monde le 10 juin 2009.


 

Conclusion.

 

 

 

On voit à quoi conduit la logique intrinsèque de la « end bottom line ».


1- A l'abandon de la marchandise comme moyen d'accumulation du capital.


2- A laisser produire des marchandises de faible valeur à des nations où le niveau de vie des producteurs est faible (Chine).


3- A reporter l'accumulation du capital sur ce qui est rentable encore, la spéculation haussière sur les matières premières.

 

 

 

Les profits des négociants de matières premières dépassent ceux des banques

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/16/les-profits-des-negociants-de-matieres-premieres-depassent-ceux-des-banques_3160114_3234.html


 

En conséquence.

 

1 - Les nations occidentales s'appauvrissent rapidement et le marché qu'elles représentent va s'éteindre.


2 - Le coût des matières premières ne cesse d'augmenter accélérant le processus néfaste de baisse du taux de profit et donc de la paupérisation.


3 - La hausse continuelle des matières premières conduit à une inflation du montant des capitaux virtuels non gagés sur une richesse quelconque et au gonflement d'une bulle financière qui ne pourra qu'éclater comme cela s’est déjà produit en 2008, mais ce n'était là qu'un avertissement.


3 – Une petite oligarchie anglo-saxonne disposant seule du dollar, des salles de marché et des banques est devenue la seule bénéficiaire du nouveau système d'accumulation du capital par spéculation haussière.


4- En disposant des moyens régaliens des USA, cette oligarchie financière est conduite à imposer sa volonté aux états, quitte à recourir à la plus extrême violence, en accélérant leur exploitation, soit par la dette pour les pays occidentaux encore riches, soit par la prédation sur les matières premières pour les pays producteurs dits « en voie de développement ».

 

Ainsi fonctionne l'impérialisme stade suprême du capitalisme.

 

Ceux qui pensent voir dans ce système une quelconque communauté ou un quelconque complot ne servent qu'à détourner l'attention des peuples des véritables problèmes et d'empêcher de les résoudre comme ce fut le cas après la révolution bolchevique en Russie avec l'avènement du fascisme.

 

 


 

Le capitalisme en tant que mode de production est-il amendable ?

 


Cercle-vertueux-copie-1.pngCercle-fatal.png

Oui il a pu être amendé

 

Ce système en crise grave aujourd'hui a pourtant permis un formidable essor des forces productives et des niveaux de vie par la multiplication des initiatives, alors que le socialisme soviétique peinait à susciter ce développement. Le système capitaliste en fut capable quand il était encore sous le contrôle de chaque nation et de ses lois qui le contraignaient dans ses aspects positifs et bridaient ses aspects destructeurs.

 

 

Cette dérégulation par l'affaissement des nations favorisées par les campagnes médiatiques et les politiciens corrompus a brutalement accéléré la dégénérescence du système principalement à partir des années 80.

 

Il ne peut y avoir de solution sans commencer par rétablir des lois nationales et des frontières afin de favoriser la production nationale pour la consommation nationale, sans que soit aussi respecté le droit international qui interdit l'ingérence.
Il est devenu nécessaire maintenant d'exiger le rétablissement d'une république véritable ou le peuple exercerait réellement la souveraineté afin que l'initiative économique reste au service de la nation.

 

Une nouvelle révolution française s'avère donc nécessaire

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 13:06

 

 

Les voies d'une nouvelle révolution française. (V2)

 

 

 

 

Pourquoi évoquer l'éventualité d'une nouvelle révolution française ? Notre pays est-il à ce point bloqué dans l'évolution de son économie et de ses institutions pour qu'il soit nécessaire de penser à des transformations radicales, voire révolutionnaires?

 

Faut il aller puiser dans une tradition bien française pour obtenir les changements nécessaires ?

 

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Prise de la Bastille le 14 juillet 1789

 

- Tout français peut aisément constater la dégradation rapide de sa situation économique.

 

- Tout français éprouve aujourd'hui un ressenti d'inquiétude quant à son avenir et à celui de ses enfants. Jadis puissance économique prospère, édifiée sur son industrie, notre pays se trouve confronté à une hémorragie d'emplois industriels à une extension du chômage et de la précarité.

 

- Tout français peut constater avec amertume que l'alternance au pouvoir des partis de gauche et des partis de droite n’amène aucun changement. La désindustrialisation du pays se poursuit et s'aggrave tandis que la pauvreté progresse.

 

- Tout français est ainsi en droit de se demander à quoi peut bien servir cette « démocratie » si elle est incapable d'améliorer sa vie, si aucune autre alternative ne lui est proposée.

 

- Tout français est également en droit de se poser des questions sur la représentation nationale, quand en 2005 les électeurs ont majoritairement rejeté par référendum le projet de constitution européenne et qu'ensuite les députés dans leur immense majorité ont contredit ce vote populaire en ratifiant le traité de Lisbonne, reprise à peine modifiée de ce projet de constitution.

 

- Tout français peut aisément s'apercevoir qu'une caste de politiciens et de journalistes s'est accaparée le pouvoir, caste ayant une vision dogmatique et totalitaire et de la société, et prétendant que mondialisation et dérégulation sont des bienfaits alors que chacun peut constater que c'est tout le contraire.

 

- Tout français peut s'apercevoir que le système de représentation nationale renforce cette caste politico-médiatique au pouvoir, que les partis politiques font écran entre le pouvoir législatif et le citoyen, que la séparation des pouvoirs fondement de notre république, notamment entre pouvoir législatif et exécutif n'existe plus. Le pouvoir exécutif a toujours l’ascendant et fabrique des lois votées par des députés « godillots » craignant pour leur siège.

 

Notre pays est devenu une véritable monarchie élective mais ou, quelque soit le « roi » élu, rien ne change puisque tous les candidats suivent les mêmes dogmes économiques.

Les médias omnipotents n'adoubent que des candidats acquis à ces fameux dogmes. Les français dégoûtés et insatisfaits se réfugient ainsi de plus en plus dans l’abstention. D'ores et déjà, si on cumule citoyens non inscrits, votes blancs /nuls et abstention des inscrits, la barre des 50% des français n'exprimant pas de vote est régulièrement atteinte.

 

La république ne fonctionne plus, rien ne va plus. Les français sont très mécontents de la politique qui est menée, mécontents du fonctionnement des institutions, mécontents de la caste politico-médiatique détenant le pouvoir.

 

Un récent sondage donne ces chiffres désastreux .

56% des français craignent le chômage

61% estiment que la mondialisation est une menace

65% qu'il faut renforcer le pouvoir de décision de la France

62% que les politiciens sont corrompus

72% que le système démocratique fonctionne mal

82 % que les politiciens n'agissent que dans leurs intérêts

58% que les médias font mal leur travail

72% que les journalistes ne parlent pas des vrais problèmes des français

73% que les journalistes ne sont pas indépendants.

 

Comme il n'existe manifestement aucune volonté, ni à droite ni à gauche, pour se pencher sérieusement sur les causes de ce mécontentement, il y a tout lieu de penser que la colère des français contre ses dirigeants, ses institutions, et ses médias, ne peut que continuer à grandir.

 

La colère et l'indignation chère à Stéphane Hessel ne suffisent pourtant pas : il faut, désormais, pour retrouver la voie du progrès économique et social, que les règles changent radicalement.

Si les institutions actuelles ne permettent pas de retrouver cette voie de prospérité jadis acquise alors il est du devoir de chaque citoyen de les changer par tous moyens.

 

Ce changement radical nécessaire sera bien une révolution, une nouvelle révolution française pour déverrouiller ce qui est bloqué.

 

Si les citoyens français ont pour désir de promouvoir d'autres règles et d'autres institutions plus démocratiquement efficaces, il leur faut analyser correctement ce qui s'oppose à leurs intérêts.

 

Cette compréhension du monde est loin d'être aisée tant les médias et politiciens s'efforcent de brouiller les analyses. Puis, certains sous couvert d'opposition déclarée au système cherchent à détourner le peuple sur des voies sans issue en n'offrant qu'une compréhension partielle du système, en n'osant pas ou en ne voulant pas aller jusqu'au terme de l'analyse notamment sur le rôle de l'impérialisme.

 

Le Réseau Voltaire est aujourd'hui la seule organisation politique en France a présenter une analyse exhaustive de la situation et à désigner clairement les cibles pour mobiliser le peuple contre elles.

 

Contrairement à certains qui se prétendent opposés au système, le Réseau Voltaire ne désigne pas des catégories d'individus qui seraient à elles seules responsables des malheurs du peuple ; le Réseau Voltaire désigne un système qu'il combat ainsi que les idées politiques qui le justifient.

 

Les juifs, les francs-maçons, les musulmans, les banquiers etc. sont tour à tour et selon différentes organsiations politiques désignés à la vindicte publique suivant en cela une méthode ancestrale de désignation de boucs émissaires et de division du peuple pour mieux régner.

Ces groupes politiques mettant en avant des phobies sont clairement les ennemis de la nation et ne peuvent prétendre la conduire vers des changement véritables.

 

Ceci nous rappelle l'avènement du fascisme en Europe après la révolution bolchevique en Russie au début du 20ème siècle. Ce fascisme faisait un discours démagogique, anti-ploutocratie, mais il protégeait en fait le grand capitalisme et surtout il s'en prenait aux communistes, aux juifs et aux francs-maçon, afin de canaliser et détourner la colère du peuple sur eux.

 

Le système que le Réseau Voltaire désigne clairement comme étant responsable de nos malheurs est l'impérialisme. Cet impérialisme doit être combattu et abattu si nous, citoyens français, voulons retrouver cette fameuse voie du progrès.

 

 

L'impérialisme.

 

J'ai mainte fois montré dans de nombreux articles ce qu'est l'impérialisme pourquoi il existe et comment il fonctionne.

 

L'invention du terme revient à Lénine dans son ouvrage « L'impérialisme stade suprême du capitalisme ».

Lénine nous dit déjà en 1916:

«L'impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s'est affirmée la domination des monopoles et du capital financier, où l'exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s'est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes».

 

Cet impérialisme ainsi analysé par Lénine il y a presque 100 ans a évolué depuis pour passer de stade suprême à stade ultime.

Cette évolution est venue avec la transformation même du capitalisme dont deux natures différentes se partagent la planète.

 

Capitalisme financier.

 

Dans les pays sous domination étasunienne, en gros les pays dévolus à la coalition anglo-saxonne à Yalta en 1945, le capitalisme, qui consiste en l'accumulation du capital, ne s'exerce plus avec l'industrie devenue insuffisamment rentable, mais il s'exerce avec la spéculation sur les matières premières à l'aide de capitaux issus des intérêts des dettes dont sont criblés les peupleshier riches et prospères de l'Amérique du Nord, de l'Europe occidentale et du Japon.

 

Ces peuples les plus riches mais en voie de paupérisation sont doublement exploités, d'un côté par le paiement d'intérêts de la dette (en France environ 3000 € par individu et par an) et de l'autre côté par le renchérissement continu du prix des matières premières, parmi lesquelles au premier chef, bien entendu, le pétrole.

 

Ce capitalisme prédateur, non industriel, ne créant aucune marchandise, aucune richesse est organisé selon un axe la City de Londres et Wall Street à New York avec un certain nombre d'institutions financières extrêmement opaques dont les banques les plus connues ne représentent que le côté émergé d'un iceberg.

 

Cette organisation financière est liée étroitement aux états anglo-saxons, principalement le Royaume-Uni et les USA, états qui fournissent la force armée nécessaire à l'imposition de ce système prédateur. Ce système est imposé d'abord aux états de l'Europe occidentale dont évidemment la France, puis au monde.


La France a dû subir continuellement des reculs de souveraineté au bénéfice de l'impérialisme étasunien depuis la fin de la guerre 39-45, reculs qui se sont accélérés depuis 30 ans.

 

Il faut bien préciser que ce système impérialiste n'épargne nullement les peuples anglo-saxons qui sont soumis au même régime que les autres peuples dépendants.

Ce système correspond à la description qu'en faisait Lénine en 1916 à ceci près qu'il n'existe plus d'impérialismes nationaux comparables à cette époque, quand la France, le Royaume-uni et les USA se chamaillaient pour le partage du monde et des dépouilles des autres impérialismes espagnol, allemand et turc.

 

L'impérialisme spéculateur mobilisant des capitaux de toutes origines est devenu transnational bien que la principale force armée qui l'impose soit celle des USA.

L'impérialisme est devenu aujourd'hui unique à domination financière anglaise et à domination militaire étasunienne. L'impérialisme français a disparu et le terme de « Françafrique » qui revêtait encore une signification dans les années 60-70 ne présente plus aujourd'hui de réalité, l'ancienne influence française en Afrique étant en voie de déclin accéléré, sous l'effet de l'influence impérialiste « occidentale » à domination étasunienne.

 

Capitalisme industriel.

 

L'autre nature du capitalisme est celle (à présent archaïque) qui procède à l’accumulation du capital par la fabrication de marchandises industrielles comme cela se faisait jadis en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Ce type de capitalisme s'exerce essentiellement en Asie et en Amérique latine, la puissance capitaliste industrielle la plus importante étant la Chine communiste.


Pourquoi le capitalisme industriel occidental a-t-il massivement émigré en Chine communiste faisant de ce pays la première puissance industrielle mondiale ?

L'accumulation du capital par l'industrie est frappée d'une dure loi économique, celle de la baisse tendancielle du taux de profit.


Par le jeu de la concurrence, la valeur des marchandises diminue tandis que la mécanisation induisant cette baisse de valeur augmente. Il faut donc toujours plus de moyens de production onéreux pour produire des marchandises de moindre valeur. La plus-value gagnée par marchandise a donc tendance à diminuer jusqu'à tendre vers zéro. Pour retrouver du profit appréciable, les industriels se doivent de rechercher les coûts de main d’œuvre les plus bas possibles.

Les hauts salaires occidentaux et les lois sociales grèvent lourdement cette plus-value industrielle. Les très bas salaires chinois et l’absence de lois sociales due à l'éradication des syndicats ouvriers par le régime stalinien ont été une divine surprise pour les industriels du monde entier qui se sont précipités pour déplacer leurs usines en Chine « communiste ».

 

En délocalisant la fabrication de marchandises en Chine et en Asie les industriels ont apporté à ces pays un savoir faire qu'ils ne possédaient pas et jeté dans le chômage et la pauvreté leur propres concitoyens.
Force est de constater que l'organisation communiste, stalinienne, de l'état chinois n'a nullement gêné les investisseurs industriels. Cela nous montre bien que le capitalisme se soucie comme d'un gant des idéologies philosophiques et politiques. Chaque investisseur ne prend en compte que ses propres intérêts immédiats et n'a que faire de la nature des systèmes politiques et ses desseins avec lesquels il doit composer.

D'ailleurs tout dessein est incompatible avec la gestion d'une entreprise. L'impérialisme par nature ne peut posséder d'autre volonté que la facilitation de l'exploitation capitaliste, et dans ce sens, il ne peut se soumettre à une quelconque philosophie de type nationale ou religieuse. On en tire également la conclusion que l'impérialisme ne peut en aucun cas former un empire.

Un empire est composé d'un état despotique justifié par une idéologie nationale impériale et animé par un dessein propre d'extension de son territoire.

L'impérialisme transnational à domination étasunienne n'a jamais pu empêcher quiconque de faire de la Chine communiste la première puissance industrielle mondiale en dépit de l'opposition politique affichée et bruyante des USA au communisme. Cette idéologie officielle étasunienne anticommuniste a pesé de très peu de poids face à l’intérêt suscité par les très bas salaires.

 

Impérialisme, état, idéologie et contradictions.

 

L'impérialisme financier prédateur de matières premières a bien entendu besoin d'une force militaire pour imposer sa loi, la dette obligatoire, la libre circulation des capitaux et l'exploitation des hommes. Il a donc besoin d'un état puissant. L'idée que l'impérialisme serait libéral et opposé à l'état est l'idée la plus fausse émise par ceux qui se prétendent opposés au système.

 

Mais cet impérialisme a aussi besoin de dérégulation, et donc de briser la résistance des peuples et des états-nations qui avec leurs différentes lois lui compliquent la tâche et minimisent ses profits potentiels. En effet, pour exploiter au mieux les matières première, il convient que l'état où cette exploitation a cours soit inexistant ou faible, car dans ce cas les redevances à accorder sont minimes. La meilleure solution pour lui est l’absence totale de structures étatiques dans des zones ou l'anarchie règne sous la coupe de mafias comme dans l'est congolais, le Kivu. Cette région est riche en minerai de coltan, mélange de cobalt et de tantale utilisés en électroniques, et est exploité par des mercenaires à la solde du Rwanda voisin (maintenant sous la coupe de l'impérialisme anglo-saxon), lesquels ne rétrocèdent rien à l'état congolais.

 

L'état puissant de l'impérialisme va donc essayer de briser les états-nations historiques légaux existants afin d'imposer d'autres formes étatiques tyranniques soient supra nationales comme l'Union Européenne soit ethnico-religieuse comme dans le monde arabo-musulman.

Si le capitalisme n'a aucunement besoin d'idéologie, l'état impérialiste étasunien va promouvoir et instrumenter un certain nombre d'idéologies souvent contradictoires en fonction de ses besoins locaux pour briser les nations légales et les remplacer par de fausses nations ethniques.

 

L'état impérialiste étasunien peut autant promouvoir des idéologies de destruction morale et nationale, rôle dévolu, par exemple, à l'Open Society de Georges Soros, que promouvoir un ordre moral stricte comme un islam radical mais anti-national, par l'intermédiaire de ses « amis » d'Arabie saoudite et du Qatar, qui font la promotion du salafisme et du djihadisme terroriste pour déstabiliser et renverser les derniers régimes arabes nationaux.

 

Si l'impérialisme ne peut mettre en œuvre de véritables desseins politiques, contrairement à ce que ferait un empire, il entretient de nombreux «think tanks» qui vont tenter, en s'accaparant l'état, de promouvoir telle ou telle politique ou idéologie. Ainsi les néoconservateurs ont détenu le pouvoir des USA durant les deux mandats de Georges W. Bush et le premier mandat de Barack Obama. Cette politique de guerre généralisée promue en 2000 par le «think tank» «Project For a New American Century» a été un échec cuisant. Une nouvelle politique promue par le deuxième mandat d'Obama semble vouloir prendre le contre-pied de la politique néoconservatrice.

En observant la politique étasunienne, on perçoit nombre de tiraillements et de contradictions reflètent les divergences d'intérêt entre différents groupes qui se chamaillent pour l'accaparement de l'état.

 

Il existe deux groupes principaux aux Etats-Unis. Un groupe dit militaro-industriel dénoncé en son temps par Eisenhower ; ce groupe est particulièrement lié aux néoconservateurs et pense que la guerre est le levier le plus propres à conforter ses intérêts, l'autre groupe, militaro-financier pense quant à lui qu'il est préférable d'exploiter les peuples en les plongeant dans le chaos sans forcément aller jusqu'à la guerre totale : ce groupe est plus représentatif de l'axe La City Wall Street et des bailleurs de fonds d'Obama ; il détient actuellement le pouvoir aux USA.

 

L’Europe et la France.

 

Nous comprenons bien qu'Européens et Français sont soumis à cette évolution tragique de mondialisation et de financiarisation du capitalisme mué en impérialisme d'origine étasunien. Les industries sont délocalisées vers des pays ou les salaires sont bas et les lois sociales inexistantes, le prix des matières premières nécessaires à la vie courante comme les carburants augmente sans cesse par l'effet de la spéculation et le paiement de l'intérêt d'une dette inique qui grève le budget de chacun.

 

Pour les Français et les Européens il y a de moins en moins de travail, de plus en plus de taxes et d'impôts, et un coût de la vie est en constante augmentation.

 

Face au mécontentement grandissant des peuples, de puissantes barrières ont été érigées pour empêcher que ce mécontentement ne se transforme en changements politiques radicaux.

La république française a été vidée de son contenu, la démocratie est devenue inexistante.

Politiciens et médias forment maintenant un groupe cohérent chargé de faire écran entre le peuple et l'impérialisme en le désinformant ou en le conduisant sur des voies sans issues.

 

Les institutions françaises de la 5ème république taillées sur mesure pour le général de Gaulle sont devenues particulièrement iniques. Ces institutions favorisent le rassemblement autour de deux grands partis politiques en accord sur l'essentiel, les autres se trouvent dans l’obligation de se soumettre à ces partis pour obtenir des désistements au deuxième tour et avoir des députés ainsi que les revenus qui vont avec.

 

Les partis politiques sont devenus de fait des affaires commerciales juteuses au frais des contribuables ainsi que des cibles de corruption de la part de l'impérialisme.

Nous voyons que tous les partis politiques de droite comme de gauche, ainsi que tous les médias, partagent un avis favorable à cet impérialisme et le soutiennent dans ses guerres, par exemple en Libye et en Syrie, pour ne citer que les cas les plus récents.

Ces partis soutiennent quasi unanimement également le même avis sur la nécessité de l'Union Européenne, de l'Euro et de l'OTAN, instruments du pouvoir impérialiste étasunien sur les nations européennes.

 

La société française se trouve complètement bloquée. Nul espoir de changement ne se fait jour avec dans le cadre des institutions actuelles. le rejet de la caste politico-médiatique grandit chez les français,rejet d'autant plus vif que cette caste va sans cesse plus loin dans sa politique à la fois de mensonge médiatique et de soumission total à l'impérialisme.

 

Seule une révolution pourra redonner le pouvoir au peuple français et le conduire à nouveau dans la voie du progrès social et économique.

 

 

Une révolution pour quel objectif ?

 

 


  La Nouvelle Révolution Française vue par Le Journal de Personne

 

L'objectif est en premier lieu de recouvrer l'indépendance nationale afin que le peuple français puisse décider en toute liberté du chemin qu'il désire suivre, à cet effet la première chose à entreprendre est la sortie de l'OTAN, de l'UE et de l'Euro. Puis, il s'agit de remettre de véritables institutions républicaines en place. Pour ceci il faut une assemblée constituante représentant non pas les partis politiques mais les Français directement, il faut donc un mode de scrutin qui le permette. Un scrutin de liste régionale à un seul tour afin d'éviter les « combinaziones » entre gredins politiques au deuxième tour serait plus efficace pour la démocratie que le système actuel.

Une 6ème république devrait donc être proclamée.

 

Une révolution dans la paix ou la violence, quel rôle pour l'armée ?

 

Aujourd'hui, rien ne pourrait se réaliser démocratiquement sans qu'un référendum soit organisé pour demander aux français s'ils désirent d'autres institutions, dans ce cas il serait juste et nécessaire que tout un chacun puisse avoir accès aux médias sans que ceux-ci ne soient monopolisés par les grands partis au service de l'impérialisme, comme d'habitude.

 

Est-il sensé de penser que le pouvoir actuel soumis à cet impérialisme puisse organiser un tel référendum et amorcer ainsi des changements fondamentaux ?

 

Cela est difficile à croire, alors... ?

 

Quel rôle pour l'armée française ?

 

L'armée est la garante ou plutôt devrait être la garante de l'indépendance nationale, rôle qu'elle ne peut plus jouer car son commandement est intégré dans l'OTAN et elle se trouve de fait sous commandement étasunien.

 

Une nation sans armée jouant pleinement son rôle de défenseure de la nation ne peut absolument pas survivre.

Nous avons l'exemple de la Syrie sous les yeux. Ce pays gravement agressé par l'impérialisme arrive à résister grâce à la vaillance de son armée ; celle-ci est une armée de conscription c'est à dire qu'il s'agit du peuple en arme.

Concernant la France, l’impérialisme et ses représentants politiques sur notre sol on bien pris soin de réduire l'armée française à une portion congrue tout juste utile pour servir de supplétive aux actions coloniales des USA.

 

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L'armée française devrait garantir l'indépendance nationale

 

 

Dernièrement un groupe de jeunes officiers du mouvement Marc Bloch a publié un manifeste

protestant contre le déclin en moyens de l'armée française. On comprend la lucidité et l'inquiétude de ce groupe car pour dominer une nation il convient d'abord d'affaiblir son armée. Le général de Gaulle avait bien vu qu'une nation voulant conserver son indépendance devait pouvoir s'en donner les moyens à la fois militaires et en industrie de défense ; il avait doté la France de ces moyens. Après sa mort, l'industrie de défense française, fleuron de technologies, fut rapidement bradée à l'étranger, la conscription obligatoire, cœur de la défense du territoire, et creuset de l'identité nationale, fut abandonnée. L'armée française, sous équipée, manquant d'effectifs, aurait bien du mal aujourd'hui à repousser une agression étrangère.

 

Or il faut bien comprendre que toute volonté d’indépendance du peuple français serait rapidement contrée par l'impérialisme qui ne pourrait accepter cette défection sans réagir.

C'est une évidence.

Il réagirait avec tous les moyens dont il dispose, et nous avons maints exemples sous les yeux de ce dont est capable l'impérialisme pour briser la volonté d'indépendance des peuples.

Il agit par la guerre ouverte directement ou indirectement comme en Libye ou en Syrie, par la subversion en finançant des groupes anti-nationaux comme en Russie, en Iran, en Chine, ou au Venezuela.

Toute volonté de changement démocratique en France pour rétablir l'indépendance nationale se retrouvera fatalement en confrontation avec l'impérialisme, et dans ce cas notre armée et notre police seront nos meilleurs recours.

 

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Une armée du peuple pour défendre le peuple comme à Valmy

 

Notre armée doit maintenant prendre ses responsabilités dans les traditions républicaines et de résistance de notre peuple en suivant ainsi l'exemple des soldats de Valmy commandés par les généraux patriotes Kellerman et Dumourier, puis de nos plus récents héros Jean Moulin, le général de Gaulle, le général Leclerc, le colonel Fabien et bien d'autres.

 

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Nos héros sur notre drapeau

 

Notre pays ne peut s'en sortir seul, les nations encore indépendantes comme celles cherchant à acquérir cette indépendance ont toutes le même ennemi. Chacune confrontée à cet impérialisme peut contribuer à l'affaiblir. L'impérialisme va mal, une crise systémique due aux excès de la financiarisation l'affecte lourdement, après sa victoire sur la Libye, il peine à détruire la Syrie, il n'ose s'opposer militairement à une coalition militaire formée par la Russie, la Chine et l'Iran. L'impérialisme prendra t-il la responsabilité de déclencher une guerre mondiale au risque de tout perdre ?

Le peuple français doit nécessairement être solidaire avec les nations en butte à l'impérialisme, et aujourd'hui principalement avec la nation syrienne, c'est son intérêt et devoir.

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Un peuple, une armée du peuple

Que serait aujourd'hui la Syrie sans son armée, la proie du terrorisme comme en Libye.

 

 

Vouloir opérer de profonds changements en France sans cette nécessaire solidarité avec d'autres nations est vain et stupide.

 

Aujourd'hui seul le Réseau Voltaire est capables de procéder à une analyse exhaustive de la situation de la France et de situer son devenir dans un contexte international.

Seul le Réseau Voltaire posséde de solides connexions avec les autres nations agressées par ce même impérialisme qui nous opprime.

Seul le Réseau Voltaire est présent sur place, au plus près des confrontations militaires avec l'impérialisme, hier en Libye, aujourd'hui en Syrie.

Seul le Réseau Voltaire discute avec des chefs d'Etat des nations combattantes et est ainsi pris au sérieux.

 

 

Il est aisé de comprendre alors que le Réseau Voltaire soit la principale cible de la caste politico-médiatique au pouvoir en France.

 

Les élections italiennes ont montré que l'outil internet était utile, nécessaire mais insuffisant

Le Réseau Voltaire France en appelle à tous les citoyens de notre pays pour qu'ils commencent à se mobiliser et à prendre sans attendre l'initiative de former des comités patriotiques locaux.

 

Chaque adhérent du Réseau Voltaire France doit aujourd'hui prendre l'initiative de former son comité local patriotique en rassemblant les citoyens patriotes de toutes obédiences. Si les dirigeants des partis et organisation se prétendant opposées au système passent leur temps à se déchirer, nous constatons que leurs militants ont peu de divergences et souhaitent travailler ensemble.

 

Citoyens, pour se mettre sur la voie d'une nouvelle révolution française, commençons donc par nous unir !

 

Être membre du Réseau Voltaire France c'est être à l'avant garde du combat pour la libération nationale

 

 

Lire « L'impérialisme »

http://www.alain-benajam.com/article-5752094.html

http://www.alain-benajam.com/article-5752338.html

 

 

Lire: «L'arnaque de la dette et l'escroquerie politicienne»

http://www.alain-benajam.com/article-l-arnaque-de-la-dette-et-l-escroquerie-politicienne-105610573.htm

 

Chronique des reculs de souveraineté en France

http://www.alain-benajam.com/article-liberer-la-france-103113956.html

 

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Published by Alain Benajam - dans Edito
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 18:39

 

 

C'est la France qu'on immole !

 

 

 

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L'homme de Nantes par le Journal de Personne

 

 

 

Un récent sondage commandité par le journal Le Monde, par la Fondation Jean Jaurès et par le CEVIPOF - CNRS aurait du faire l'effet d'une bombe médiatique, pourtant, les médias et les politiciens se sont bien gardés d'en diffuser les résultats et pour cause : ce sondage indique qu'une fracture profonde est en train de se creuser entre les français et ses élites.

 

 

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/France2013-NouvellesFractures.pdf


Si on analyse ce sondage on voit qu'il comporte deux volets qui sont ici soigneusement mêlés de manière a en réduire la portée.

 

Il y a un volet sociétal et un volet politique.

 

 

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Passons sur le volet sociétal qui indique un clivage droite gauche traditionnel

 

Ce type de question sur les comportements sociaux ne nous apprend rien de nouveau.

 

Le volet politique présente quant à lui un grand intérêt, puisqu’il pointe une incontestable et profonde mutation de l'opinion du peuple français.

Cette mutation d'opinion concerne essentiellement des thèmes et sujets régulièrement évoqués par le Réseau Voltaire.

 

 

 

La mondialisation.

 

 

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Les deux questions sont tendancieusement mêlées. Quel rapport peut il y avoir entre: « Peut-on faire confiance aux gens ?» et : « La mondialisation est-elle une opportunité ou une menace pour la France ?».


On croit comprendre que le sondeur veut suggérer que c'est le manque de confiance envers autrui qui induirait une défiance à l'égard de la mondialisation : on sent bien le piège qui consiste à mélanger comportement sociétal et compréhension politique.


Nous pouvons au moins tirer deux conclusions instructives: pour 61% des français, donc une large majorité, la mondialisation représente une menace, et pour 65% d'entre eux il faudrait renforcer les pouvoirs de décision de notre pays, alors que la mondialisation est présentée comme un bienfait par le bloc politico-médiatique.


On constate, sur ce thème politique fondamental, une similitude de point de vue entre les français influencés par le Front National et ceux influencés par le Front de Gauche. De la même manière il se dégage une similitude d'opinion entre les français influencés par le PS et ceux influencés par l'UMP bien que dans ces groupes de français, ceux qui se défient de la mondialisation sont plus nombreux que ceux qui lui font confiance.

 

Les politiciens.

 

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Pour 62% des français, les hommes politiques sont corrompus et pour 82% les politiciens agissent essentiellement pour leur intérêt personnel.

 

Le Réseau Voltaire pense depuis longtemps que les politiciens professionnels et les partis politiques sont devenus des obstacles à la démocratie. Ces partis présentent tous, de droite comme de gauche une identité d'opinion sur les problèmes fondamentaux qui affectent notre pays, notamment celui de l'indépendance nationale.

Quand 55% des français, dans le cadre d’un référendum, votent contre le projet de constitution européenne et que l'immense majorité des députés entérine ledit projet, on ne peut pas s'étonner de cette défiance profonde des français.

Cette défiance se rapproche de celle qu'a toujours exprimé le général de Gaulle à l'égard des partis politiques

 

Là encore l'opinion des français influencés par le Front National rejoint celle des français influencés par le Front de Gauche.


Ici on perçoit une nette discordance entre l'opinion « Front de Gauche » et l'opinion « PS », les électeurs du PS ayant forcément une meilleure image des politiciens.


Le sondeur a également essayé de brouiller les cartes en faisant le parallèle entre la défiance à l'égard de la démocratie et le jugement critique à l’endroit des politiciens. L’association est en effet ambiguë : est-ce que les sondés se défient de la démocratie en général ou de ce qu'en ont fait les politiciens ?

 

Médias et journalistes.

 

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Sondage 7

 

 

L'opinion des français sur leurs médias est très mauvaise : 58 % des français pensent qu'ils font mal leur travail. Pour les journalistes eux-mêmes, c’est encore pire : 72% de sondés estiment qu'ils ne parlent pas des vrais problèmes et 73% qu'ils ne sont pas indépendants et ont tendance à céder face aux pressions du pouvoir politique.


On peut ici parler de véritable naufrage : les ennemis intimes du Réseau Voltaire sont très mal vus par les Français.
On constate encore une similitude d’opinion entre les sondés proches du Front de Gauche et les sondés proches du Front National. Les sympathisants PS, encore une fois, sont moins sévères envers les médias et les journalistes que ceux du FdG

 

On comprend pourquoi ce sondage cataclysmique pour la caste politico-médiatique est demeuré confidentiel.

 

L’explication de ce naufrage ne réside que dans l’accumulation des difficultés, souffrances, et désillusions vécues par les Français au quotidien.

Le chômage résultant de la désindustrialisation accélérée du pays prend des proportions jusqu’alors inconnues, les avantages sociaux, fruits d'une longue histoire de lutte sont remis en question les uns après les autres, tout ceci avec, en arrière-plan, l’effondrement moral de la caste hédoniste au pouvoir.

Alors que cette caste politico-médiatique ne fait que vanter la mondialisation, les privatisations, et l'obsolescence des nations, les Français commencent à prendre conscience qu’on est en train de leur faire prendre le mauvais chemin.

 

Si les politiciens étaient réellement au service de la nation et à l'écoute des Français, ils prendraient également conscience que cette voie d’abandon progressive de la souveraineté nationale, depuis l'éviction du général de Gaulle en 1969, loin de nous acheminer vers un avenir radieux, constitue une catastrophe.


Tout à l'inverse, les politiciens sont dans une fuite en avant, et, tout en prétendant relever le pays, ils ne font qu’aggraver les causes qui font le malheur des français.

S’il est simple de montrer que les difficultés de la France proviennent des abandons successifs de souveraineté depuis le début des années 70, la caste au pouvoir, ses médias, ses institutions, ses analystes ne voient rien, ne comprennent rien, et ne font rien. On pourrait presque parler d’autisme.

 

Pourquoi cette cécité, ce défaut d'analyse ?


Les français répondent parfaitement à la question : pour 62% d'entre eux, les politiciens sont corrompus et pour 82% ils n'agissent que pour leur intérêt personnel.


Tout observateur même peu avisé s'aperçoit aisément que les politiques d'affaissement des nations sont promues et ne profitent qu'à un impérialisme militaro-financier d'origine anglo-saxonne et principalement étasunien.

Cette promotion, pilotée depuis l’étranger, est systématiquement faite par nos politico-médias.


Les Français font bien le lien entre une politique qu'ils jugent néfastes à 65% et ceux qui en font éhontément la promotion, politiciens comme journalistes.

 

La politique qui est imposée au français provient du « parti de l'étranger » comme aurait dit de Gaulle. Les grands médias, qui ne sont que la courroie de transmission de pouvoir politique, étranger en apportent régulièrement la preuve.


Sévèrement jugés par les citoyens français, ils préfèrent contre-attaquer par le biais d'émissions de propagande comme celle, dernièrement, de Caroline Fourest pour France télévision (« les réseaux de l’extrême »). Cet opus de propagande a pris ostensiblement la défense des « journalistes » dans leur ensemble pour tenter de discréditer ceux qui dénoncent l'impérialisme militaro-financier des USA. Ce faisant, il a de nouveau mis en lumière ce que dit le Réseau Voltaire depuis plus de 15 ans : la caste politico-médiatique ne possède qu'une seule et unique fonction, promouvoir la politique des USA et justifier ses guerres.

 

Cette nouvelle tentative de porter le discrédit par diffamation à l'encontre des opposants n’a pas, c’est le moins qu’on puisse dire, atteint les objectifs visés par ses promoteurs.

 

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Comme l'indique ce forum de France 5, 95,6 % soit 4759 personnes participant à ce forum ont estimé que l'enquête de Mme Fourest n'était pas crédible.

 

Un naufrage dans le naufrage...

 

Comment fonctionne de système de corruption des politico-médias, qui les oblige a promouvoir avec un zèle inlassable et unanime une politique qui n’est pas dans l’intérêt de la France ?

Si nous n’avons que quelques idées sur les réseaux d'influence « atlantistes » et leurs gros moyens, nous pouvons au moins citer quelques généreux donateurs et lobbyistes. La liste qui suit ne prétend pas à l’exhaustivité.


La NED (National Endowment for Democraty), liée à la CIA

L'Open Society, de Georges Soros

L'Albert Einstein Foundation

La Fondation Heritage

La Fondation Carnegie

La FAF (French American Foundation)

 

Un article d'Atlantico nous donne sur ce sujet quelques éléments d’information. Il se penche en particulier sur le passage de témoin de la « nomemklatura » UMP à la « nomenklatura «  socialiste lors des dernières élections présidentielle/législative.


http://www.atlantico.fr/decryptage/gouvernement-hollande-formation-plus-atlantiste-qu-on-pourrait-croire-benjamin-dormann-366638.html

 

« Exit Alain Juppé, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Jeannette Bougrab... Place à François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Aquilino Morelle (plume du Président), etc. « Enfin des têtes nouvelles ! » entend-t-on ici ou là. Nouvelles ? Tout est relatif, quand on sait décrypter la liste ci-dessus : en fait, tous ces « Young Leaders »  de l’UMP ont laissé la place à des « Young Leaders » du Parti socialiste. Car François Hollande et Pierre Moscovici depuis 1996, Marisol Touraine et Aquilino Morelle depuis 1998, Arnaud Montebourg depuis 2000 et Najat Vallaud-Belkacem depuis 2006, sont tous des « Young Leaders ». Tous ont été minutieusement sélectionnés et « formés » par ce très élitiste réseau Franco-Américain, inconnu du grand public, sponsorisé entre autres par la banque Lazard. En d’autres termes, ils ont tous postulé et se sont fait parrainer pour être admis à suivre ce programme phare mis en place par la FAF, la French American Fondation. La FAF est elle-même un organisme à cheval sur Paris et New-York, créée en 1976 conjointement par les présidents Ford et Giscard d’Estaing. A noter qu’entre 1997 et 2001, John Negroponte présida la FAF, avant de devenir entre 2005 et 2007, sous Georges Bush, le premier directeur coordonnant tous les services secrets américains (DNI), dirigeant l’US States Intelligence Community (qui regroupe une quinzaine de membres, dont le FBI et la CIA). »

     

 

L'effet de cette politique est catastrophique. Le tribut payé par chaque français au complexe militaro-financier étasunien, par le biais du paiement des intérêts d’une dette inique, coûtant chaque année 3000 euros par Français (enfants compris) pèse d’un poids de plus en plus insupportable.


Le pouvoir n'a d'autre choix que de répondre par la plus extrême violence aux revendications des travailleurs qui luttent pour conserver leur emploi, comme le montre la répression contre les manifestants d'Arcelor Mital.

 

 

 

Plus aucune organisation politique de masse n'existe pour défendre l'intérêt des français.

Le parti communiste a disparu, de Gaulle n’a pas été remplacé, et la Gauche est devenue la force politique principale de promotion de la soumission au complexe militaro-financier étasunien et à l'abandon de souveraineté nationale.

 

Ce désarroi des Français, ce sentiment d'abandon, de désespoir, a eu récemment des conséquences tragiques et très inquiétantes : de spectaculaires immolations par le feu.

Ces actions désespérées font passer la France dans une phase nouvelle, celle de la révolte.

 

http://www.leparisien.fr/saint-ouen-93400/saint-ouen-un-homme-tente-de-s-immoler-par-le-feu-15-02-2013-2570413.php


Le pouvoir politico-médiatique a fait le choix de la fuite en avant, en continuant, au mépris de l’opinion majoritaire, à promouvoir la politique d'abandon national imposée par les USA, tout en essayant de discréditer par la diffamation les quelques opposants à cette politique (en premier lieu Thierry Meyssan et le Réseau Voltaire) : de ce fait ils reconnaissent indirectement ces derniers comme les véritables défenseurs de l'intérêt des français.

 

 

  Vous, Président  -  Le Journal de Personne


Une caste politico-médiatique apparaît maintenant comprenant l'ensemble des élites sociales, l'ensemble des partis politiques et des syndicats, l'ensemble de la magistrature, de la police et de l'armée.


Cette trahison généralisée porte en elle la promesse d'une profonde, très profonde révolution, car seule la chute de cette caste qui a pris la France en otage permettra au peuple français de retrouver la voix, ses esprits, et sa liberté.


Jusqu'ici ça va... au delà rien ne va.

mais bientôt ça ira, ah ça ira !


Citoyens, à vous de jouer !

 

 

Remerciements à François Belliot pour corrections et mise en forme

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