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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 15:30

 

 

Les récentes insultes proférées contre des nationalistes volontaires français partis s'engager au côté des Forces Armées de Novorossia par des publications se prétendant communistes, tout comme l'injure publique proférée à mon encontre par Mme Danielle Bleitrach me traitant de fasciste et d'escroc, indique de la part de la gauche non socialiste une grave incompréhension de la nature de l'impérialisme aujourd'hui et donc des moyens adéquats à mettre en œuvre pour le combattre. Bien évidemment je parle de la gauche non socialiste car il est difficile de qualifier le PS de gauche tant sa politique est similaire à celle de la droite.

 

 

Communistes, nationalistes vers un compromis historique contre l'impérialisme ?

Ce défaut d'analyse émanant des diverses organisations groupusculaires communistes françaises, restes de l'ancien PCF qui fut par le passé la seule organisation anti impérialiste en France, affecte surtout des organisations françaises, alors que des mouvements similaires d'autres pays n'ont pas la même approche.

 

L’absence récurrente des communistes français d'aujourd'hui dans l'action anti impérialiste est remarquable surtout par des gens qui comme moi ont été membre de ce Parti durant plusieurs dizaines d'années et ont participé a un très grand nombre d'actions anti impérialistes depuis les années 60 que cela soit pour l'indépendance de l'Algérie ou celle du Vietnam. Pourtant l'impérialisme n'a jamais été aussi virulent enchaînant des guerres atroces : la Yougoslavie, l'Afghanistan, l'Irak, la Libye, la Syrie, Palestine, Liban et maintenant le Donbass dans l'ex Ukraine.

Je me souviens des immenses manifestations pour l'indépendance de l'Algérie pour mettre fin à l'agression étasunienne contre le Vietnam contre le coup d 'état au Chili et la mort d'Allende, pour la libération de Nelson Mandela etc.

 

 

 

 

 

Manifestations pour la paix en Algérie et la paix au Vietnam organisées par le PCF dans les années 60
Manifestations pour la paix en Algérie et la paix au Vietnam organisées par le PCF dans les années 60

Manifestations pour la paix en Algérie et la paix au Vietnam organisées par le PCF dans les années 60

Il y a encore une trentaine d'année le mouvement communiste international qualifiait d'alliés les mouvements de libération nationaux contre l'impérialisme et le colonialisme. Le PCF avait soutenu Nasser pourtant anticommuniste dans sa volonté de nationaliser le canal de Suez, il avait soutenu les mouvements baasistes de Syrie et d'Irak tout comme l'action du Colonel Khadafi luttant contre le néo colonialisme en Afrique. Les communistes algériens s'étaient associés au FLN pour l'indépendance de l'Algérie. La liste serait longue a établir des mouvements nationalistes de libération soutenus par les communistes il y a plus de trente ans.

 

Nationalisme arabe soutennu par les communistes 1-Nasser acclamé 2- Anouar Al Sadate, Khadafi et Al Assad signant un accord
Nationalisme arabe soutennu par les communistes 1-Nasser acclamé 2- Anouar Al Sadate, Khadafi et Al Assad signant un accord

Nationalisme arabe soutennu par les communistes 1-Nasser acclamé 2- Anouar Al Sadate, Khadafi et Al Assad signant un accord

La première guerre du golf contre l'Irak en 1990 a été la première manifestation d'indifférence de la part des communistes à une agression impérialiste ceux-ci reprenaient pour la première fois à leur compte une argumentation étasunienne qualifiant Sadam Hussein de dictateur qui par ce terme justifiait une guerre par « ingérence humanitaire ». ce fut la première fois également qu'apparu une droite anti impérialiste s'opposant à cette guerre.

 

Aujourd'hui le phénomène s'est accentué, la gauche a complètement abandonné le combat anti impérialiste et cela fait plusieurs dizaines d'années que le PCF n'a pas organisé de manifestations de rue sur un thème anti impérialiste , dans le même temps une droite nationaliste et anti impérialiste est née qui a repris ce flambeau pourquoi ?

 

On peut chercher la réponse dans deux directions. D'une part dans l'alliance du PCF avec le Parti Socialiste dite union de la Gauche, d'autre part dans l'ossification des analyses théoriques amenant à une incapacité de comprendre la nature de l'impérialisme aujourd'hui devenu mondialiste.

 

L'union de la gauche a été scellée en 1972 avec le programme commun qui selon la phraséologie de l'époque devait conduire "à l'établissement d'une démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme". Cependant le parti Socialiste avait toujours été un fidèle allié des USA, après la guerre il avait fidèlement été le sous traitant des guerres coloniales étasuniennes en Indochine et en Algérie car les USA craignaient que ces pays accédant à l'indépendance ne tombent sous l'influence de l'URSS. Pourtant le PCF avait bien conscience à l'époque qu'il existait un rapport de force à l'échelle mondiale entre l'impérialisme essentiellement déjà étasunien et l'ensemble formé par le mouvement communiste international et les mouvements de libération.

Comment le PCF pouvait faire ce type d'alliance avec un PS toujours fidèle porte parole des USA, en contradiction avec ses analyses, cela reste un mystère ? Au cours des années suivant 1972 et la signature du programme commun le Parti communiste Français perdit son caractère révolutionnaire et patriotique pour n'être plus que de gauche. Ses valeurs politiques se confondirent avec celles du PS dans le même temps il perdit inexorablement son électorat.

Au fur et à mesure que le PCF disparaissait le PS devenait un parti de droite menant la même politique qu'une droite classique atlantiste et pro impérialiste.

 

En second lieu le PCF était incapable de faire progresser son analyse de l'impérialisme restant à celle de Lénine de 1916 qui dans son ouvrage « l'Impérialisme Stade suprême du Capitalisme » faisait une juste analyse pour l'époque mais alors qu'il existait encore des impérialismes nationaux français, britannique, italien etc... Aujourd'hui il n'existe plus qu'un seul impérialisme à dominante étasunienne et mondialiste.

Depuis la fin de la période gaulliste et le début de « l'union de la gauche » la France perdit progressivement son indépendance pour finir complètement intégrée dans un système supra-national OTAN, UE et zone Euro à direction étasunienne. Cette sujétion de la France était accompagnée d'une catastrophe économique sans précédent dans son histoire au cours d'une période de paix.

 

Ces abandons de souveraineté suivis d'un effondrement économique avec un PS au pouvoir en alternance avec une droite possédant la même politique, n'ont pas empêché le PCF de persister dans sa politique d'union de la gauche. Pendant ce temps l'impérialisme aggravait sa pression sur le monde entraînant la France dans ses aventures militaires. La fonction de résistance et de contestation que le PCF avait entretenu depuis sa naissance en 1920 jusqu'au début des année 70 disparaissait en conséquence ses effectifs et son électorat s'effondrait car personne ne voyait plus l'utilité d'un PCF comme fidèle rouage du système. De 21% des voix prises par Jacques Duclos en 1969 il ne resterait plus quelques pour cent si le PCF allait seul aux élections, son intégration dans un Front de Gauche a masqué l'image de son désastre électoral.

 

Jacques Duclos candidat du PCF à 21% en 1969

 

Le 11 septembre 2001 alors que le monde s'interrogeait sur la réalité de l'incroyable version officielle des attentats, le PCF suivait fidèlement la voie tracée par ses nouveaux maîtres en accordant du crédit à la version dictée par les USA à ce moment même le PCF signait définitivement son arrêt de mort.

 

La nature a horreur du vide quand une fonction vitale de contestation du système disparaît une autre se met forcément en place. La version officielle incroyable des attentats du 11 septembre 2001 scandalisa une bonne partie de l'opinion publique surtout parmi la jeunesse. Les tenants du systèmes de gauche comme de droite avec leurs médias qualifièrent d'extrême droite cette remise en question et ce à la demande expresse des USA. Thierry Meyssan et le Réseau Voltaire qui furent les premiers à remarquer les incohérences de cette version passèrent du jour au lendemain de l'extrême gauche à l'extrême droite. La soumission de la France aux USA s'éclaira et l'effondrement économique suite à cette soumission fini par interpeller nombre de citoyens mais comme ces nouveaux contestataires subissaient des critiques virulentes de la gauche institutionnelle et du PCF ils ne rallièrent pas ce type d'idéologie ni aux partis qui la supportait.

 

L'idée nationale voir nationaliste se renforça car l'impérialisme mondialiste s'attaqua au concept même de nation et à sa nécessaire indépendance comme l'indique l'article trois de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 préambule à notre constitution. Une gauche anti nationale, mondialiste et européiste se trouva être l'alliée privilégiée de l'impérialisme qualifiant de fascistes les tenants de l'indépendance nationale. Face aux guerres de type coloniales menées contre l'Irak, la Libye, la Syrie et maintenant le Donbass de l'ex Ukraine un mouvement anti impérialiste vit le jour mais ce mouvement en France ne pouvait plus être de gauche puisque celle-ci avait abandonné le terrain.

 

Le combat pour l'indépendance nationale est devenu aujourd'hui un combat prioritaire comme il était durant l'occupation nazie et comme durant cette occupation des hommes et des femmes de conceptions philosophiques et politique différentes se côtoient et finissent par s'allier dans l'action.
 

Un syncrétisme est en train de naître entre des indépendantistes de droite voulant conserver l'identité de la France face à la sous culture étasunienne, une gauche révolutionnaire traditionnellement anti impérialiste et des républicains voulant conserver le principe édicté en 1789 de la souveraineté de la nation. Ces tendances politiques discutent entre elles sur les réseaux sociaux, des citoyens de droite acceptent maintenant l'idée socialiste alors que d'autres de gauche admettent qu'une société qui veut être indépendante donc persister dans sa nature ne peut le faire sans un certain conservatisme.

 

Par ailleurs, l'impérialisme regarde avec envie la Russie qui se redresse et trouve qu'il lui serait profitable de mettre la main sur ses richesses. La thalassocratie anglo-saxonne rêve depuis toujours de s’installer sur ce qu'elle appelle l’île du Monde qui se trouve être le territoire de la Russie. Pour les thalassocrates mondialistes l'ennemi est fondamentalement russe quelque soit le régime politique en vigueur dans ce pays, qu'il soit tsariste, républicain, ou socialiste. La Russie s'est toujours défendue en mettant en avant ses valeurs traditionnelles et le patriotisme de son peuple. Il est significatif que le discours de combat de Staline cherchant à galvaniser le peuple russe au cours de la bataille de Stalingrad ne parle plus de la défense du socialisme mais de celle de ma mère patrie. Il restaure à ce moment les traditions militaires russes et l'ordre de Saint Georges. C'est alors que les peuples soviétiques et particulièrement les russes reprennent le dessus sur l'envahisseur nazi. Cette grande Guerre patriotique restera pour longtemps un élément unificateur du peuple russe même si aujourd'hui il est divisé en plusieurs états.

 

 

 

Nationalistes serbes, français et communistes espagnols ensembles pour la Novorossia.

Nationalistes serbes, français et communistes espagnols ensembles pour la Novorossia.

Le peuple de la Nouvelle Russie (Novorossia) dans l'ex Ukraine a parfaitement compris l'esprit de ce syncrétisme entre tradition notamment orthodoxe et l'idée socialiste, il a compris cette nécessaire synthèse tout à fait naturellement sans qu'aucun doctrinaire ne vienne perturber la volonté ce ce peuple qui tient à la fois au drapeau rouge de la Commune de Paris et de l'URSS mais avec la croix de Saint André fondateur de l'église de Constantinople qui ensuite évangélisa la Russie.

 

La Novorossia représente bien un exemple pour l'avenir des peuples et il n'est nullement étonnant que communistes et nationalistes viennent y combattre ensemble en dépit des quolibets des doctrinaires des deux bords.

 

 

Communistes, nationalistes vers un compromis historique contre l'impérialisme ?

Alors la gauche française et les restes disparates du PCF feront ce compromis historique avec les nationalistes ou disparaîtront à jamais.

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 14:10

 

Chronique d'une guerre mondiale annoncée,

ou , comme en 14


 

 

 

 

L'hystérie de la presse dite occidentale contre la Russie et principalement contre son président Vladimir Poutine ne trompe pas. Depuis la guerre de démantèlement de la Yougoslavie l'habitude fut prise de constater que cette hystérie médiatique précède toujours une action militaire.

 

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Tel fut le cas contre l'Irak, contre la Libye et contre la Syrie. Cette hystérie prend toujours comme prétexte un événement préalablement fabriqué par les services spécialisés des USA, événement terrifiant propre à indigner les foules occidentales, justifier la guerre et accepter les pertes humaines. Cette habitude, quasiment un atavisme étasunien, était déjà prise en 1898 avec le sabordage du cuirassé US obsolète et inutilisable Le Maine dans la baie de La Havane prétexte à la guerre contre l'Espagne.

 

Le-Main.jpg

"L'esprit de la guerre enhahit la poitrine de tous américains. Patriotes, citoyens, avocats, aux armes pour se faire vengance de l'Espagne pour sa cruelle et sournoise destruction du Maine" proclame la une de ce qotidien étasunien de l'époque


 

On pourrait établir une très longue liste des prétextes fabriqués d'une manière ou d'une autre par les USA pour entrer en guerre : des vedettes du golfe du Tonkin pour attaquer le Vietnam à l'affaire des couveuses du Koweït, en passant par Pearl Harbour et bien entendu le plus célèbre de ces événements prétexte; les faux attentats du 11 septembre 2001.

 

Une de ces opérations sous fausse bannière est bien connue des historiens et ne peut être qualifiée de complotiste par les laudateurs médiatiques appointés des USA comme BHL ou Fourest. C'est l'opération Northwood en mars 1962, dans cette opération prévue, un avion de ligne préalablement détourné et remplacé par un avion sans pilote devait être abattu par une fausse chasse cubaine et ainsi déclencher une guerre totale contre ce pays.

 


640px-NorthwoodsMemorandum.jpg

 

Le document officiel sur l'opération ayant appartenu à Mac Namara et déclassifié par Clinton 

 

L'époque était humaniste et on prenait encore le soin de vider l'avion de ses passagers.

Aujourd'hui on ne s’embarrasse plus de tels principes, l'impérialisme aux abois préfère nettement la vue de corps déchiquetés pour frapper l'opinion et diaboliser ainsi plus aisément la cible afin de déclencher une guerre et plus l'événement fabriqué est terrifiant pour l'opinion publique plus le désire de guerre est grand.

C'est le cas pour le vol MH 17, l'hystérie médiatique « occidentale » avant que toutes preuves ne soient établies, désigne, s'il ne fallait seulement que ça, les auteurs du crash du vol de la Malaysian Airline, le reste est cousu de fil blanc: la confiscation des enregistrements de vol du contrôle aérien par les services de la junte , le refus des USA de montrer leurs preuves alors qu'ils avaient un satellite d'observation positionné sur cette zone, indiquent on ne peut plus clairement que les USA et sa junte de Kiev ne peuvent non seulement fournir de preuves mais ont quelque chose de grave à cacher.

Le ridicule parvint à son comble quand la porte-parole du département d'Etat US la très débile Marie Harf adjointe de la non moins débile Jen Psaki affirmait sans rire que les preuves US avaient été prélevées sur les réseaux sociaux.

Mais peu importe que tout ceci ne tienne pas debout, la presse de guerre est présente pour remettre en forme quelque chose de digeste pour un public de moins en moins crédule.

 

Alors la cible est maintenant bien désignée et la suite des événements peut être aisément prévue dans l'observation de ce qui suivit après une telle préparation médiatique. En ce qui a concerné la Yougoslavie, l'Irak, la Libye et la Syrie, ce fut la guerre à outrance.

 

On peut maintenant se poser la question des raisons de cette guerre en devenir et quasi inévitable

 

Après la victoire essentiellement soviétique contre l'Allemagne nazie, l'impérialisme étasunien fut consterné. Contrairement à ses espérances, l'opération nazie Barabarossa ne permit pas d'affaiblir l'URSS, bien au contraire, celle-ci s'en trouva renforcée et étendit son influence. La guerre froide contre l'URSS fut rapidement déclenchée à défaut de guerre chaude car une victoire dans ce cas fut jugée risquée. L'URSS avait montré ses capacités technologiques et militaires dans sa grande guerre patriotique. Le thème choisi pour désigner le nouvel ennemi fut le «communisme», l'impérialisme de l'époque semblait ne rien vouloir contre la Russie et son ancien empire mais désignait le système social en vigueur en URSS ; le socialisme dénommé en « occident » communisme. 

Le combat d'alors était capitalisme plus tard appelé d'une manière enjolivée « libéralisme » contre socialisme appelé plus diaboliquement « communisme ». C'était système social contre système social, l'un avec liberté, le modèle US et l'autre sans liberté le modèle soviétique.


Les USA se ne présentaient seulement que comme les défenseurs de la Liberté.


Après l'effondrement de l'URSS et la fin de l'expérience socialiste (communiste), les relations avec l'impérialisme étasunien, d'une Russie géographiquement restreinte, s'améliorèrent un temps. Des « oligarques » s'emparèrent des meilleurs entreprises soviétiques avec des méthodes mafieuses soutenues par le capital étasunien. Ainsi le Carlyle group contrôlé par la CIA parvint presque à mettre la main sur l'industrie pétrolière russe.

 

Les pays de l'ex URSS dont la fédération de Russie s'enfonçaient dans un marasme total avec des reculs importants en natalité, une avancée de la mortalité et une explosion de la pauvreté, pendant que quelques oligarques bâtissaient d'immenses fortunes. Boris Eltsine au pouvoir était un politicien parfait pour l'impérialisme qui commençait à piller le pays.

 

La perte de souveraineté de la Russie en cours inquiéta un groupe de militaires liés à l'ancien KGB, les services de renseignement soviétiques. Vladimir Poutine ancien colonel du KGB réussit à s'imposer comme premier ministre, puis il fut élu président de la Fédération de Russie. A l'époque, ce que l'on peut appeler les nationalistes russes étaient encore isolés au Kremlin, le groupe des pro US emmené par Medvedev était encore puissant.

La politique de la Russie étaient encore très influencée par la politique impérialiste des USA, par exemple la Russie  annula un contrat de vente de S300 à l'Iran à la demande des USA. Plus grave encore, quand les USA et ses marionnettes habituelles proposèrent à l'ONU la résolution 1973 qui imposait une zone d'interdiction de survol de la Libye pour l'armée libyenne, cette résolution put être adoptée grâce aux abstentions russe et chinoise au conseil de sécurité de l'ONU. Les USA et leurs satellites en profitèrent alors pour bombarder la Libye et détruire toutes ses infrastructures, ce qui était un crime de guerre.

Russes et chinois s’aperçurent malheureusement un peu tard qu'ils avaient été trompés, leurs illusions fondées sur une appréciation erronée de la nature de l'impérialisme et de ses intentions s’effondrèrent. Ils avaient pensé un peu stupidement qu'ayant adopté le système capitaliste, les USA étaient devenus un partenaire normal et fréquentable.

 

Avec le retour de Vladimir Poutine à la présidence de la Fédération de Russie en 2012, des mesures de défense contre l'impérialisme furent prises par ce pays qui renforça son armée et qui se concrétisèrent par un soutien politique et militaire à la Syrie agressée par des bandes armées organisées financées et armées par les USA via ses réseaux de satellites en Europe et dans le monde arabe. La Russie et la Chine mirent leur veto à toutes résolutions ouvrant la voie à une agression US directe contre la Syrie. La Russie offrit également un soutien politique et militaire au Venezuela en proie à de multiples tentatives de déstabilisation organisées par les USA.


 

Une lourde défaite aéronavale des USA  devant les côtes syriennes.

 

La défense militaire de la Syrie connue son paroxysme à l'été 2013 quand une opération sous fausse bannière entreprise par les bandes armées pro US utilisa des gaz de combat contre des populations civiles et tenta d'en rejeter la responsabilité sur l'état syrien. Ce prétexte permit aux USA de préparer une attaque aérienne contre la Syrie, attaque devant provenir des côtes méditerranéennes et devant être menée par un groupe aéronaval étasunien de la 6 ème flotte .


Dés le mois de janvier 2013, un dispositif maritime russe de défense avait réussi à se positionner devant les côtes syriennes et par une habile manœuvre  trompa la marine US.
Une attaque aérienne de missiles de croisière et d'aéronefs étasuniens (+ marionnettes) auraient du alors survoler le dispositif naval russe qui avait tous les moyens d'abattre tous objets le survolant.

Les russes allaient t-ils laisser survoler leur dispositif ? Le doute a été levé quand deux missiles tirés depuis l'Espagne par les USA furent abattus.

 

Le dispositif aéronaval russe et de défense côtière fût jugé à ce moment inattaquable par les USA . En effet avec ses missiles anti navires SSN12 Basalt volant à Mach 1,7 et avec une portée de 440 km embarqués sur les navires russes, les SSN26 Yakhont volant à Mach 3,5 avec une portée de 300 km, embarqués sur des avions SU 33 et équipant les côtes syriennes repoussaient la 6ème flotte au large pour être hors de portée. Plus grave encore le missile anti navire US Harpoon volant à Mach 0,8 avec une portée de 150 km mettait la marine russe à l'abri de toute attaque. Une attaque aérienne fut également jugée impossible car les navires russes sont bardés de S300 volant à mach 6,5 avec une portée de 400 km et possédant 6 têtes autonomes pouvant abattre chacune un aéronef.

 

 

mis19.jpgSS-N26 Yakhont monté sous SU 33 embarqué


Les missiles de croisières Tomahawk BGM-109 US auraient du être tirés à près de 1000 km de leurs objectifs qui, avec une vitesse subsonique de 850 km/h auraient mis plus d'une heure de vol pour arriver, ce qui laissait largement le temps aux défenses russes et syriennes de se préparer. Surtout, la plupart de ces engins obsolètes ne sont pas capables de changer de trajectoires en cours de route et les comités d'accueil étaient tous prèts soit avec missiles S300 soit avec DCA classique, la Syrie en possède 2000 postes, soit par attaque aérienne. Les pilotes syriens sont entraînés en Russie spécialement pour détruire les Tomahawk.

 

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Le Moksva alias "tueur de porte avion" bardé de tubes lance missiles

 

La Russie et Poutine offrirent alors une porte de sortie aux USA dans cette crise qu'ils avaient créés, porte de sortie qui était la destruction de l'arsenal chimique syrien, ce qui ne trompa personne.

 

Le monde comprit que l'effort considérable entrepris par les USA pour se saisir de la Syrie serait vain. A ce moment le monde comprit que c'était la fin de la suprématie militaire des USA et que ce pays impérialiste ne pouvait plus attaquer les cibles de son choix impunément.

 

C'est alors que la Russie devint l’ennemi principal des USA et qu'il devenait urgent de l'abattre.

 

Du côté russe, mais également du côté chinois ce fut aussi un réveil brutal ces deux puissances comprirent que le système socialiste (communiste pour la propagande) n'était pas l'ennemi de l'impérialisme US mais n'avait été qu'un prétexte rhétorique pour attaquer et vouloir occuper les pays ayant adopté ce système afin de seulement se saisir de leurs richesses au nom affiché du combat pour la liberté.

 

La guerre froide et son opposition propagandiste socialisme contre capitalisme apparue comme un prétexte fallacieux et finalement commode car en laissant les pays socialistes dans le sous développement économique ils étaient peut être des cibles mais pas des concurrents fiables. Le développement rapide de la Chine capitaliste et le redressement spectaculaire de la Russie faisaient de ces pays des adversaires autrement plus redoutables que du temps du pseudo « communisme ».

 

 

Qui gouverne l’Europe de l’Est domine le heartland, qui gouverne le heartland domine l’île-monde, et qui gouverne l’île-monde domine le monde.


 

Tels sont les mots utilisés par Zbiniew Brysinski théoricien de l'impérialisme US, dans son livre « Le Grand Échiquier » pour rappeler la doctrine séculaire anglo-saxonne d'agression contre le continent eurasiatique. Cette théorie n'est pas nouvelle, elle prend sa source dans les ouvrages de Nicholas Spykman (1893-1943). Nicholas Spykman est le disciple critique d'Alfred Mahan et de Halford John Mackinder. Son idée maîtresse est de garantir la sécurité géopolitique des USA, en assurant sa suprématie géographie En cela, Spykman reprend la théorie du Heartland de Mackinder : la Terre est composée d'un cœur - ou heartlandet d'un anneau de terre qui l'entoure - le rimland ; selon lui, et contrairement à Mackinder, le pays qui possède le rimlandpeut contrôler le heartland, et donc le monde.


heartland_rimland.jpg

Le britannique Mackinder (1861- 1947) est considéré comme l'un des principaux fondateurs de la géopolitique opérationnelle/active. En accord avec les idées de son temps, il est persuadé de la supériorité raciale anglo-saxonne et de la mission civilisatrice de son pays vis-à-vis des autres peuples. Deux événements historiques contribuent à la formation de sa réflexion : la guerre des Boers (1899-1902) et les événements de Mandchourie en 1904. Il est opposé à l'indépendance irlandaise et partisan de la préférence impériale contre le libre commerce.

Mackinder pense, à la manière de Friedrich Ratzel, que le monde doit être perçu à partir d'une cartographie polaire (et non une projection mercatorienne). D'après sa théorie du Heartland, on observerait ainsi la planète comme une totalité sur laquelle se distinguerait d'une « île mondiale », Heartland (pour 2/12e de la Terre, composée des continents eurasiatique et africain), des « îles périphériques », les Outlyings Islands (pour 1/12e, l'Amérique, l'Australie), au sein d'un « océan mondial » (pour 9/12e). Il estime que pour dominer le monde, il faut tenir cet heartland, principalement la plaine s'étendant de l'Europe centrale à la Sibérie occidentale, qui rayonne sur la mer Méditerranée, le Moyen-Orient, l'Asie du Sud et la Chine. Il illustre sa thèse en évoquant les grandes vagues d'invasions mongoles qu'a connues l'Europe au cours des XIIIe et XIVe siècles notamment sous l'égide de Gengis Khan et de Tamerlan. La plaine ukrainienne représentait alors, selon Mackinder, l'espace de mobilité par excellence permettant des invasions rapides au moyen de la cavalerie. De fait, la devise de Mackinder serait « qui tient l’Europe orientale tient le heartland, qui tient le heartland domine l’île mondiale, qui domine l’île mondiale domine le monde ». Il reprend la devise du grand navigateur anglais Sir Walter Raleigh qui, le premier, s'était exprimé ainsi : « Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce tient la richesse ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même ».

(Wikipédia)



Cette vision de la géopolitique cristallise le rapport de force qui oppose les puissances de la mer aux puissances terrestres. Mackinder et l'Angleterre voient donc d'un mauvais œil l'émergence d'une Allemagne forte sur le continent, pouvant s'allier avec l'empire de Russie.



On comprend que la Russie et la Chine seront pour toujours des adversaires de l'impérialisme quelque soit le système social en vigueur et que pour les USA ces pays ayant opté pour le capitalisme deviennent en plus de lourds et dangereux concurrents. Les mensonges de la guerre froide moulinés sempiternellement par la presse de guerre de l'époque, à propos d'une guerre au « communisme » deviennent maintenant évidents.




Zbiniew Brysinski n'a rien inventé, l'Ukraine est par sa position géographique en Eurasie une plaque tournante qui a toujours joué ce rôle depuis même l’apparition des civilisations puisque c'est également le cœur de l'émergence des tribus nomades qui 10 000 ans avant notre ère engendrèrent notre civilisation indo-européenne (Kourganes).

 

Les plaines d'Ukraine furent de toujours le lieu de toutes les rencontres et de tous les affrontements entre l'est et l'ouest mais aussi entre le nord et le sud, la péninsule de Crimée avancée en mer noir vers la riche Constantinople et le proche orient fut perpétuellement convoitée par les uns et les autres les grecs, les suédois( varègues) , les turcs, les anglais et les russes.


 

Kurgan.png

Kourgane ou tumulus  à l'est du Dniepr (Donbass actuel) origine reconnue de la civilisation indoeuropéenne ayant rayonnée de l'Indus à l'europe occidentale et en Iran


Dans le schéma atavique de la thalassocratie anglo-saxonne il s'agit bien de prendre pied sur les rives de l’Île du Monde, le Rimland mais également de couper perpétuellement toutes relations et toutes collaborations entre l'Allemagne et la Russie. C'est pour empêcher cette alliance dramatique pour les anglo-saxons que furent lancées les première et deuxième guerre mondiales dont le but, en jetant ces deux puissances l'une contre l'autre, était de les contenir, de les affaiblir pour mieux les contrôler et en tirer le maximum d'avantages.

Dans ce jeux de guerre et d'horreur, la France républicaine et révolutionnaire jouait le rôle de garant moral toujours nécessaire aux anglo-saxons pour se livrer aux pires horreurs qui peuvent être commises comme par exemple les massacres de masse sur le Japon par l’utilisation de la bombe atomique mais également sur l'Allemagne déjà vaincue par l'URSS par les bombardements au phosphore sur Dresde et Hambourg.

 

 

Aujourd'hui, tous les éléments sont en place pour une troisième guerre européenne à vocation mondiale, les buts sont identiques aux précédents ; séparer l'Allemagne de la Russie, utiliser la France comme caution morale. La cause également est identique, une crise profonde frappe les USA et comme d'habitude c'est par la guerre que ce pays pense pouvoir s'en sortir.

 

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A l'heure ou l'on commémore la mobilisation générale d'août 1914, il est bon de rappeler que les éléments et prétextes qui ont fait se jeter les nations européennes dans un terrible holocauste entre 1914 et 1918 sont bien pires aujourd'hui. Il est bon également de rappeler également qu'avec l'effondrement moral de « l'occident » celui-ci use et abuse de crimes de guerre, de massacres de civils visant expressément les enfants pour frapper de terreur selon la doctrine US « Shock and awe », choc et stupeur, technique présumée de « domination rapide ».


La domination rapide est définie par ses auteurs, Harlan K. Ullman et James P. Wade, comme les efforts « pour porter atteinte à la volonté, au ressenti et à la capacité de compréhension de l’adversaire qui lui permettent de s’adapter ou de répondre à notre politique stratégique, en imposant un régime de Choc et d’effroi »1. De plus, la domination rapide permet « d’imposer un niveau de choc et d’effroi tel que la volonté de l'adversaire de continuer la lutte soit anéantie [..., et de] prendre le contrôle de l’environnement, et paralyser les perceptions de l’adversaire et ses capacités de compréhension ou tant les saturer que l’ennemi se retrouve incapable de résister sur les plans tactique et stratégique".


Ces techniques furent mises en œuvre eu Yougoslavie, Irak, Libye et aujourd'hui Israël marionnette privilégiée des USA qui en use et en abuse en ciblant particulièrement les enfants, tout comme essaye de le faire l'armée de la junte ukrainienne en visant particulièrement écoles, hôpitaux , lieux de rassemblement comme les mairies ou les arrêts de bus.

La guerre en devenir serait sans retenues morales et les populations civiles en seraient l'enjeu pour faire pression sur les combattants.


J'expose ci-dessous la théorie étasunienne des cinq cercles nous voyons que la doctrine militaire US ne possède pas la moindre parcelle d'humanité elle est horrible et terrifiante.

 

Pour les USA , « Contrairement à Clausewitz, la destruction des armées de l'ennemi n'est pas l'essence de la guerre ; l'essence de la guerre est de convaincre l'ennemi d'accepter votre position, et combattre ses forces militaires est au mieux un moyen pour une fin, au pire un gaspillage total de temps et d'énergie»

 

  • 1er cercle : le commandement

  • 2e cercle : les éléments organiques essentiels (production d'énergie, fourniture de carburant, approvisionnement en nourriture et finances)

  • 3e cercle : l'infrastructure, principalement les structures de communication physiques (routes, ports et aéroports)

  • 4e cercle : la population (qui assure la protection et le soutien des dirigeants)

  • 5e cercle : les forces armées ennemies

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Une image très démonstrative d'une jeune femme tuée tenant encore son enfant dans les bras, tué également a été censurée.;

 

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Effets de la théorie des cinq cercles appliquée par la junte de Kiev

 

 

Selon cette théorie, il est nécessaire de frapper l'un ou quelques-uns de ces cinq cercles (et plus particulièrement leurs points décisifs), ou à tout le moins le plus possible d'entre eux, afin de paralyser durablement les forces ennemies. Cette frappe doit se faire idéalement par bombardement aérien, permettant à l'attaquant de minimiser ses propres pertes. Les armées ennemies deviennent alors des « appendices inutiles « .

On s’aperçoit bien que la réalité des guerres étasuniennes même par marionnettes interposées suit parfaitement ce schéma mais qu'également les 2,3,et 4ème cercles sont définis par l'ONU comme crimes de guerre, ce que les USA n'ont rien à faire n'ayant rien à craindre d'une ONU à leur service.


On peut aisément penser que la force armée étasunienne n'espère pas s'engager directement dans un tel conflit, son matériel pourtant considérable est obsolète il fut conçu dans les années 70 et est de type colonialiste pour attaquer essentiellement par voie aéronavale de petits pays du Rimland. L'armement russe n'est que défensif, mais impressionnant en efficacité, il ne possède pas de forces de projection mais la défense de la Russie est inexpugnable.

Le bût US pour le moment en attendant mieux est d'affaiblir la Russie, l'Allemagne et l'Europe d'une part pour imposer son traiter de libre échange transatlantique TTIP mais aussi en affaiblissant la Russie pouvoir espérer un jour se la saisir comme ils y étaient pratiquement parvenu sous Eltsine.

 


Mais tout ceci est jouer avec le feu, l'engrenage est déjà en marche. Cette troisième guerre mondiale déjà engagée sur la frontière entre la Russie et l'Ukraine sera certainement la plus terrifiante en comparaison des deux autres, elle mettra en danger l'humanité dans sa totalité, mais les USA ont pour devise tout détruire pour mieux resurgir selon un autre de leur théoricien Léo Strauss pensant que du chaos pouvait sortir des choses meilleurs.


Voilà, les criminels sont à l’œuvre, saurons nous arrêter la machine infernale qui roule et s'accélère emmenant l'humanité vers l'abîme. Pourtant peu de nos concitoyens sont conscients du danger extrême qui nous guette. Poutine est diabolisé par la presse de guerre, et les horreurs de Gaza font l'actualité des médias sans qu'une seule image ne filtre sur les horreurs similaires du Donbass. La connaissance des médias liés organiquement à l'impérialisme ne peut nous assurer que cette disparité dans le traitement de l'information est voulue et que l'affaire du massacre des gazaouis semble bien synchronisé pour masquer les provocations contre la Russie.


L'impérialisme ne fait jamais rien au hasard, l'affaire des trois adolescents israéliens présumés assassinés par des palestiniens, qui fut le signal du massacre, a tout de l'opération sous fausse bannière, aucune preuve n'ayant été apportée par l'état israélien.


Voyez à Gaza; des juifs massacrent des enfants et horreur suprême ils tirent sur des écoles de l'ONU ceci au vu et au sus de toutes les télévisions du monde voyant ce terrible spectacle à 20 h.


Juifs, Russie, Allemagne, USA, Europe ce terribles mélange nous rappelle bien des choses, mélange détonnant propice à une nouvelle guerre mondiale.



Alors la guerre ou la paix?  Votre vie et celle de vos enfants ne tient plus qu'à un fil et c'est vous qui le tenez.

 

Saurez vous préserver la paix en déjouant les pièges médiatiques de l’impérialisme ?



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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 12:59

 

Comment fonctionne l'impérialisme ?


Voici une terrible description. Nul besion ni de complots ni "d'Illuminatis".
L'impérialisme possède sa propre logique parfaitement bien expliquée par cette confession.

L'impérialisme est bien le stade suprême du capitalisme comme l'écrivait Lénine, il arrive en ce moment à son stade ultime avec la mondialisation et les USA sont devenus le dernier vecteur de ce système de prédation sur le monde notamment par l'imposition de la dette.

 

 

 

 

 

 

Texte de Sophie Gaïa

https://www.facebook.com/soooooooooooophie

 

Recruté en tant qu’agent infiltré en 1971, à l’âge de 26 ans, par la National Security Agency (NSA) américaine et salarié par la société-conseil internationale Chas. T. Main, il a voyagé de par le monde: Indonésie, Panama, Equateur, Colombie, Arabie saoudite, Iran et autres pays d’importance stratégique. Sa mission était de mettre en œuvre des mesures politiques à l’aide d’études de faisabilité et de projections de croissance économique en apparence scientifiquement fondées mais manipulées, cela afin de promouvoir les intérêts de ce qu’il appelle la «corporatocratie» (coalition de gouvernements, de banques et d’entreprises) américaine et internationale, sous prétexte de lutte contre la pauvreté. Mesures politiques qui ont monté beaucoup de peuples contre les Etats-Unis et ont, entre autres, finalement abouti aux événements du 11 septembre 2001.

Le récit de Perkins nous montre jusqu’où lui et ses collègues – qui se nomment eux-mêmes des «assassins financiers» (economic hit men) – étaient prêts à aller. Il explique par exemple comment il a contribué à réaliser des plans secrets qui ont amené des pays du tiers-monde fortement endettés à se soumettre aux intérêts militaires, politiques et économiques de «l’empire global» ou fait revenir des milliards de pétrodollars d’Arabie Saoudite dans l’économie des Etats-Unis. Il met au jour les mécanismes du contrôle impérial cachés derrière plusieurs événements dramatiques de l’histoire récente comme la chute du shah d’Iran, la mort du président de l’Equateur Jaime Roldos, le 24 mai 1981, et du président du Panama Omar Torrijos, le 31 juillet 1981, les invasions, par les Etats-Unis, du Panama le 20 décembre 1989 et de l’Irak durant les premiers mois de 1991.

Formation des «assassins financiers»

«Les «assassins financiers» sont des professionnels grassement payés qui escroquent des billions de dollars à divers pays du globe. Ils dirigent l’argent de la Banque mondiale, de l’Agence américaine du développement international et d’autres organisations «humanitaires» vers les coffres de grandes compagnies et vers les poches de quelques familles richissimes qui contrôlent les ressources naturelles de la planète. Leurs armes principales sont les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre. Ils jouent un jeu vieux comme le monde mais qui a atteint des proportions terrifiantes en cette époque de mondialisation.»

En 1971, alors qu’il avait 26 ans et après son recrutement par la NSA, Perkins est devenu, sous la houlette d’une formatrice, un assassin financier. Ses missions étaient, entre autres, les suivantes:

«Premièrement il devait justifier d’énormes prêts internationaux dont l’argent [provenant des pays en voie de développement qui recevaient des prêts] serait redirigé vers MAIN et d’autres compagnies américaines (comme Bechtel, Halliburton, Stone & Webster et Brown & Root) par le biais de grands projets de construction et d’ingénierie. Deuxièmement, il devait mener à la banqueroute les Etats qui recevaient ces prêts (après qu’ils avaient payé MAIN et les autres entreprises américaines, évidemment) de sorte qu’ils seraient à jamais redevables à leurs créanciers et constitueraient donc des cibles faciles quand on aurait besoin d’obtenir leurs faveurs sous la forme de bases militaires, de votes aux Nations unies ou de l’accès au pétrole et à d’autres ressources naturelles.»

Exemple de l’Equateur

Depuis que les assassins financiers ont introduit en Equateur les «bienfaits» de l’économie moderne, des banques et de l’ingénierie, le pays se porte beaucoup plus mal. Depuis 1970, donc durant la période dite par euphémisme celle du boom pétrolier, le niveau de pauvreté officiel est passé de 50% à 70%, le sous-emploi, c’est-à-dire le chômage, de 15% à 70% et la dette publique de 240 millions à 16 milliards de dollars. E

n même temps, la part des ressources nationales allouée aux plus pauvres est passée de 20% à 6%. Et l’Equateur n’est pas une exception. Presque tous les pays que les assassins financiers ont placés sous la «protection» de l’empire global ont connu un sort analogue. La dette du tiers-monde est maintenant de deux billions et demi de dollars et sa gestion, en 2004, coûte environ 375 milliards par an, soit plus que les dépenses totales du tiers-monde en matière de santé et d’éducation, et vingt fois plus que ce que les pays en voie de développement reçoivent au titre de l’aide au développement.

La subtilité des moyens utilisés pour créer cet empire moderne aurait fait rougir de honte les centurions romains, les conquistadors espagnols et les puissances coloniales européennes des XVIIIe et XIXe siècles. Les assassins financiers sont rusés, ils ont su tirer les leçons de l’histoire. Aujourd’hui, on ne porte plus ni armure ni costume distinctif. Dans des pays comme l’Equateur, le Nigeria ou l’Indonésie, ils sont vêtus comme les enseignants ou les boutiquiers. A Washington et à Paris, ils se confondent avec les bureaucrates et les banquiers. Ils ont l’air modeste et normaux. Ils visitent les sites des projets et se promènent dans les villages appauvris. Ils professent l’altruisme et parlent aux journaux locaux de leurs merveilleuses réalisations humanitaires. Ils arrosent de leurs bilans et de leurs projections financières les commissions gouvernementales et donnent des cours sur les miracles de la macroéconomie à la Harvard Business School. Ils avancent à découvert et on les accepte tels qu’ils sont. C’est ainsi que le système fonctionne. Ils commettent rarement des actes illégaux, car le système lui-même repose sur le subterfuge et est légal par définition.

Les étapes de l’escalade

Cependant – et c’est là une restriction importante – s’ils échouent, des individus plus sinistres encore entrent en scène, ceux que les assassins financiers appellent les «chacals», qui sont les héritiers directs des empires de jadis. Ils sont toujours présents, tapis dans l’ombre. Quand ils sortent, des chefs d’Etat sont renversés ou meurent dans des «accidents». Et si par hasard les chacals échouent, comme en Afghanistan ou en Irak, les vieux modèles ressurgissent: de jeunes Américains sont envoyés au combat, pour tuer et pour mourir.

Depuis la fin des années 60, l’exploitation pétrolière du bassin équatorien a conduit au bradage des ressources nationales. Le petit cercle de familles qui dirigeaient l’Equateur était tombé dans le piège des banques internationales. Ces familles ont fait contracter à leur pays d’énormes dettes suite aux promesses de futurs revenus pétroliers.

Jaime Roldos, avocat et professeur d’université d’environ 30 ans fut élu président de l’Equateur en 1979 parce qu’il croyait au droit des pauvres et à la responsabilité des politiciens quant à l’exploitation des ressources. Il n’était pas communiste mais défendait le droit de son pays à décider de son destin. Il n’était lié ni à la Russie ni à la Chine et il n’était pas – comme Allende – membre de l’internationale socialiste. Il était nationaliste mais pas anti-américain. Il n’était tout simplement pas corrompu.

Au début de 1981, le gouvernement Roldos présenta au Congrès équatorien sa nouvelle loi sur les hydrocarbures. Si celle-ci était appliquée, elle réformerait les relations de l’Equateur avec les compagnies pétrolières. Selon certains critères, elle était considérée comme révolutionnaire. Son influence s’étendrait bien au-delà de l’Equateur, à une grande partie de l’Amérique latine et ailleurs dans le monde.

Quelques semaines après avoir présenté son projet de loi au Congrès, Roldos mourut dans un accident d’hélicoptère le 24 mai 1981. Pour Perkins, il ne fait aucun doute que la mort de Roldos n’était pas un accident. Elle présentait tous les signes d’un assassinat orchestré par la CIA et il était évident que l’on voulait ainsi transmettre au monde le message selon lequel l’empire global ne tolérait pas des exemples que pourraient suivre d’autres pays aimant la liberté.

L’exemple de Panama

Panama est un autre exemple de cette politique. Bien que l’importance du canal, à cause des dimensions des bateaux modernes, eût diminué et que Panama ne possédât pas de richesses minières, l’empire global ne pouvait pas tolérer que ce pays de deux millions d’habitants prenne en main son propre destin. Le président Omar Torrijos fut assassiné parce qu’il voulait diminuer l’influence de la corporatocratie et devenir ainsi un exemple pour d’autres pays comme l’Equateur et le Venezuela. Le processus démocratique initié par Roldos, Torrijos et d’autres donnait trop de pouvoir aux peuples concernés face à l’empire global. C’est pourquoi deux présidents sont morts et ce qu’ils avaient commencé a été anéanti.

Pendant trois décennies, des milliers d’hommes et de femmes ont contribué à créer la situation précaire dans laquelle se trouve l’Equateur au début du troisième millénaire. Certains avaient, tout comme Perkins, agi sciemment, mais la plupart avaient simplement mis en œuvre ce qu’on leur avait appris dans les écoles de commerce, d’ingénierie et de droit ou avaient suivi l’exemple de gens comme Perkins, qui faisaient la démonstration du système par leur propre cupidité et par les récompenses ou punitions destinées à le perpétuer. Les récompenses consistaient en rémunérations, primes, pensions et polices d’assurance; les menaces résidaient dans la pression exercée par les groupes sociaux sur les individus et dans les inquiétudes quant à l’avenir de leurs enfants, notamment à leur éducation.

Fragilité du système monétaire soutenu par le dollar

En dernière analyse, selon Perkins, l’empire global dépend largement du fait que le dollar est la principale monnaie internationale. Ainsi les Etats-Unis prêtent de l’argent à des pays comme l’Equateur tout en sachant très bien que ces derniers ne pourront jamais le rembourser. En fait, ils ne veulent pas qu’ils paient leurs dettes, puisque c’est ce non-paiement qui leur procure une influence sur ces pays. Dans des conditions normales, les Etats-Unis risqueraient de finir par épuiser leurs propres fonds, car aucun créancier ne peut se permettre d’avoir trop de débiteurs qui ne le remboursent pas.

Mais nous ne sommes pas dans des conditions normales. Les Etats-Unis émettent des billets qui ne sont pas couverts par de l’or. En fait, cette monnaie n’est couverte que par la confiance internationale dans l’économie américaine et dans la capacité des Etats-Unis à gérer les forces et les ressources de l’empire global – si nécessaire, par la force – de façon à ce qu’elles servent leurs intérêts.

Tant que le monde acceptera le dollar comme monnaie internationale, l’énorme dette publique des Etats-Unis ne posera aucun problème sérieux à la corporatocratie.

Toutefois si jamais une autre monnaie venait remplacer le dollar et que certains créanciers des Etats-Unis (le Japon ou la Chine, par exemple) décidaient de réclamer leur dû, la situation changerait dramatiquement. Les Etats-Unis se trouveraient soudain dans une situation très précaire.

Perkins pense que la véritable histoire de l’empire global a d’une manière générale quelque chose à voir avec nous-mêmes. Et cela explique évidemment pourquoi nous avons autant de peine à aborder l’histoire véritable. Nous préférons croire au mythe selon lequel la société humaine, après des milliers d’années d’évolution, a finalement créé un système économique idéal plutôt que de reconnaître qu’il s’agit d’une idée fausse érigée en parole d’évangile.

Nous nous sommes mis en tête que toute croissance économique bénéficiait à l’humanité et que plus cette croissance était importante, plus les bénéfices en étaient répandus. Et pour finir, nous nous sommes persuadés que le corollaire de cette idée était valable et moralement juste, c’est-à-dire que les gens qui excellent à stimuler la croissance économique doivent être félicités et récompensés, alors que ceux qui sont nés en marge de l’opulence sont disponibles pour être exploités.

Non aux théories du complot

Il serait commode de rejeter la faute sur un complot, mais nous ne le pouvons pas. L’empire global dépend de l’efficacité des grandes banques, des grands groupes et des gouvernements – de la corporatocratie – mais il n’y a pas de conspiration. La corporatocratie, c’est nous-mêmes qui en permettons l’existence et c’est pourquoi la plupart d’entre nous avons du mal à nous y opposer. Nous préférons imaginer des conspirateurs tapis dans l’ombre parce que nous travaillons presque tous pour l’une de ces banques, de ces sociétés ou l’un de ces gouvernements ou en dépendons pour les biens et services qu’ils produisent et commercialisent. Comment mordre la main qui nous nourrit?

Perkins compare la situation actuelle à celle des colons américains qui, contre la théorie du mercantilisme, se sont décidés pour l’indépendance et se sont opposés à l’Empire britannique. On les avait pourtant convaincus qu’il valait mieux pour tout le monde que l’ensemble des ressources soient acheminées vers le roi d’Angleterre. Ils ont finalement compris que ce système ne faisait qu’enrichir les riches au détriment des pauvres.

Pour une humanité qui va sur la Lune, qui a démantelé le système soviétique, qui vend des produits tels que Nike, McDonald’s ou Coca-Cola• aux pauvres du monde entier comme autant de symboles du progrès et qui est capable de créer dans le monde entier des infrastructures pour ces entreprises, il ne devrait pas être difficile de résoudre les problèmes qui se présentent. Ce ne sont pas les réseaux internationaux de communication et de distribution qui manquent. Ce qu’il nous faut, c’est une révolution de l’éducation qui nous amène, nous et nos enfants, à penser de manière indépendante, à mettre en question les explications toutes faites et à oser sortir des chemins battus de la pensée et de l’action pour nous mettre ensemble et créer des alternatives au système actuel.

 

Sophie Gaïa

Impérialisme

 


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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 14:04

 

 

  Quelles peuvent être les liens entre les uns et les autres dans le système impérialiste, dans une structure assez complexe ou pourtant chacun joue un rôle précis.

 

Une idée de la structure financière et militaire de l'impérialisme principalement dans son organisation des milices jihadistes et terroristes.

 

En bleu plutôt l'influence étasunienne et en rouge plutôt l'influence britannique

 

Impérialisme

 

 

Le dollar est le carburant supporté par l'Euro et les pétro-dollars, donc deux fournisseurs privilégiés, l'UE et l'Arabie Saoudite.

Les jihadistes wahhabites takfiris représentent les mercenaires,"chaire à canon" .

Ceux qui profitent sont le complexe militaro-industriel étasunien et le complexe financier anglo-saxon.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:47

 

La Nation contre l'Impérialisme.

 

ou l'Impérialisme stade suprème du capitalisme.

 

 

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Emission "Libre Antenne" de Meta TV du 4 décembre 2013,

non difusée en direct à cause d'une rupture de liaison internet.

 

 

"Je ne désire absolument pas polémiquer avec mon ami Pierre Hillard avec lequel je partage l'essentiel de ses idées"

Alain Benajam

 

 

 

1- Les prémices avec la naissance du capitalisme au 13ème siècle issu du système féodal né au 11ème siècle

 

-----------------------------
2- Le fonctionnement du système capitaliste
------------------------------
3- Les idéologies pour justifier la mondialisation impérialiste.
-------------------------------------------
3- La Nation rempart aux excès du capitalisme et protectiion contre l'impérialisme.
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:56

La Finance dévoilée,


ou comment la finance d'origine anglo-saxonne a remplacé l'industrie dans l'accumulation du capital.

 

 

 

 

Lire: "L'arnaque de la  dette et l'escroquerie politicienne"

 

 

 

6-Pétrole dette

 

 

 

 

Emission "Libre Antenne" de Meta TV du 6 novembre 2013

 

Avec Alain Benajam et Tepa

 

 

  1- Phase une; imposition du dollar comme monnaie obligatoire dans les transactions internationnales.

 

e
----------------------------------
2- Le marché du pétrole et des commodités devient la première façon d'accumuler du capital.

-------------------------------
3- Quand la dette des états se transforme miraculeusement en capital disponible servant à spéculer à la hause sur les matières premières.
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 09:45

 

Pourquoi les USA ont ils reculé face à la Russie devant les cotes syriennes fin août 2013 ?

 

Emission Meta TV  "Libre Antenne" du 27 octobre 2013

avec Alain Benajam et Tepa

 

 

 

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Le croiseur lourd lance missile russe Moskva

 

 

L'arment aéronaval russe n'est que défensif mais bien supérieur aux capacités d'attaque de l'US Navy

 

 

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Historique de la guerre aéronavale et moyens mis en oeuvre.

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 18:49

 

Changer le monde?

 


 

Depuis la fin du 18ème siècle certains se sont mis en tête de vouloir changer le monde par l'effet de leur volonté. Ils entendaient ainsi vouloir établir des rapports différents entre les humains autres que des rapports de force et de domination. Pourtant, en dépit de ces efforts, en dépit même de certaines expérimentations, que cela soit dans les phalanstères de Proudhon ou soit au sein d'états puissants comme l'URSS prétendant établir le communisme, ces expériences furent toutes des échecs.

 

Alors il est légitime de se poser la question: est il possible de changer le monde c'est à dire les rapports entre les hommes de la simple volonté de quelques uns ?

 

Pour répondre à cette question il suffit d'observer comment des changements sociaux fondamentaux ont pu survenir dans le passé. A la lumière des conditions ayant présidé à ces changements il serait possible de voir si ce type de modification dans les rapports humains est possible avec la seule volonté de quelques uns.

 

Pour faire cette observation il conviendrait d'abord de voir ce qui est changement et ce qui ne l'est pas réellement. On peut parler de changements quand les paradigmes d'organisation sociale changent, ces changements pouvant être plus ou moins profonds. 

 

On entend par paradigme sociaux, des modèles établis par les rapports admis par tous entre les humains, par exemple des rapports hiérarchiques. Marx parlait de rapport de production ne voyant dans les rapports humains que ce qui était utile à la production de biens, il n'avait qu'en partie raison.

 

J'édicterai pour ma part l'hypothèse de plutôt envisager les pratiques communes agissant elles plus sûrement dans les rapports entre les individus, les pratiques de production en font partie bien entendu.

 

Les pratiques communes sont issues des techniques généralement utilisées c'est à dire des outils et des procédés que l'humain a pu réussir à mettre en œuvre. Nous savons même que ces techniques ont été à l'origine de l'humanité faisant évoluer l'humanoïde simiesque d'homo habilis qui le premier utilisa le tranchant d'une pierre cassée à l'homo erectus se tenant debout de manière à libérer en permanence ses mains préhensiles, puis à l'homo sapiens. A chaque étape évolutive les paléontologues pouvaient rapprocher des types d'outils avec des types d'humanoïde puis d'homme.

Nous pouvons ainsi affirmer que l'outil est ontologique et créateur de l'humain.

 

En conséquence nous sommes en droit de rapprocher les techniques couramment utilisées avec les pratiques sociales et les rapports sociaux.


Les premiers humains étaient des chasseurs cueilleurs nomades tout comme les animaux dont ils étaient justes apparentés. Ce qui les différenciait du singe était justement l'usage d'outils ainsi la paléontologie a pu classer des périodes en fonction des types d'outils utilisés.

Paléolithique pour des outils en pierre taillée, néolithique pour des outils en pierre polie, âge du cuivre, du bronze puis du fer pour décrire les outils courants. Ces classements par âge sont bien entendu locaux puisque l'usage de tel ou tel outil, de tel matériau n'est pas identique partout à la même époque. Il y a 50 ans des peuplades de Bornéo en était encore à l'âge de pierre.

 

L'usage de tel ou tel matériau pour confectionner armes et outils, n'indique pourtant pas la nature de l'organisation sociale. Nous savons que les chasseurs cueilleurs vivaient en communauté primitive et ne connaissaient pas la propriété privée autre que celle de leurs propres armes. Nous le savons en ayant observé ceux qui vivent encore de cette manière. Nous savons que les hiérarchies sociales étaient simples, un chaman pour invoquer les esprits et un chef de guerre en cas de conflit avec d'autres groupes d'humains. Tous les autres membres du groupe vivaient en parfaite égalité, la division des tâches n'existait qu'entre femmes et hommes, les femmes étant affectées à la cueillette et à l'enfantement et les hommes à la chasse et à la guerre.

Les rapports sociaux étaient simples, l'humanité vécue presque 180000 ans de cette façon soit la quasi totalité de sa période d'existence jusque nos jours.

 

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Les premiers dieux étaient des déesses avec des attributs sexuels et maternels prononcés

 

Puis, non pas l'homme mais la femme inventa l'agriculture, la femme évidemment puisque la cueillette lui était dévolue, l'agriculture en était un prolongement naturel. L'agriculture obligea les humains à demeurer sédentaires, à partir de cette sédentarisation les rapports sociaux évolueront rapidement.


800px-Palaffittes.jpgLes premiers villages permanents au néolithique

ici un village lacustre protégé par l'eau (Reconstitution)

 

L'habitat sera de plus en plus permanent et solide, des fortifications de protection contre d'autres groupes humains seront érigées délimitant un espace précis ; la cité. L'excès de nourriture dû à l'agriculture permettra pour certains une accumulation de richesses. Les guerres avec les cités voisines permettront de réduire en esclavage les prisonniers et de constituer ainsi une caste oisive de propriétaires de domaines agricoles.

Ces deux seules pratiques, un excès d'avoir additionné à une sédentarisation consécutive à l'usage de l'agriculture auront pour conséquence de bouleverser radicalement les rapports sociaux.

Entre – 180 000 ans date approximative de l'apparition de l'homo sapiens et – 10 000 ans l'homme aura vécu sous le régime de la communauté primitive dans la parfaite égalité et sans distinction de classes sociales.

 

Il fallut seulement 4000 ans entre l'invention de l'agriculture, nouvelle pratique technique, pour générer un bouleversement radical dans les pratiques sociales survenues à environ – 6000 ans et qui en furent la conséquence c'est à dire la mise en place d'états avec la pratique de l'esclavage et la soumission des femmes.

Notre monde inégalitaire était né il y a très peu de temps en regard de l'existence de l'homo sapiens

 

On voit que l'apparition très récente de la propriété privée, de la famille et de l'état avec l'esclavage c'est à dire de l'exploitation de l'homme par d'autres hommes est LE grand bouleversent majeur dans la vie de l'homo sapiens que nous sommes.

 

Ce bouleversent majeur ne s'est pas généralisé partout en même temps. L'état qui est l'organisation sociale de la division des hommes entre exploiteurs propriétaires; les « dominus » dans sa version latine européenne et les dominés ne s'est propagé que par clonage initiaux dans différents endroits de la planète. Pendant que des états se constituaient sur des espaces restreints d'abord en Afrique du nord, au Proche et Moyen Orient, et en Asie, puis en Europe du sud, les sociétés tribales égalitaires perduraient et certaines prenaient doucement la direction d'organisations proto-étatiques comme en Europe du Nord avec les Germains et les Celtes qui s'étaient sédentarisés. Les plus vastes contrées d'Afrique, d'Asie et d'Amérique connurent encore très longtemps la communauté primitive.

 

carthage-antique.jpgUne cité antique ici Carthage protégée par des murailles de pierres

 

On s'aperçoit qu'il y a eu un moment, un embranchement dans la longue vie de l'homo sapiens qui a mené l'humanité à évoluer dans une autre direction.

 

Le premier bourgeon de cet embranchement ce fut quand, un jour, une femme s’aperçut que les graines de graminées qu'elle avait récolté avaient germé et qu'elles donnaient naissance à d'autres graminées, blé, riz ou sorgho et qu'il n'était plus nécessaire de parcourir de longues distances pour en récolter et qu'il fut décidé de rester sur place maintenant et de bâtir un abri permanent et solide. Cette technologie s'est rapidement répandue. Par exemple à partir du Moyen Orient la pratique de l'agriculture avaient gagné le nord de l'Europe à – 3000 ans et avait donc mis 7000 ans pour s'imposer ce qui est court. Il s'agissait bien d'une pratique féminine puisque les premières statuettes votives apparues à cette époque ne présentent toutes que des femmes avec des attributs sexuels hypertrophiés symbolisant abondance et maternité.

 

Il est donc indéniable dans ce cas que la pratique d'une technique nouvelle a engendré une pratique sociale nouvelle et une idéologie dominante nouvelle, celle que des hommes étaient en droit de réduire en esclavage d'autres hommes. 

 

Si le passage de la communauté primitive égalitaire à la société esclavagiste fut le bouleversement majeur il y eut un autre embranchement important à partir du premier, celui qui nous mena à notre société contemporaine capitaliste.

 

La société antique esclavagiste était parfaitement stable, le paradigme sociale était peu évolutif et particulièrement peu propice aux évolutions technologiques car les esclaves abondaient et il n'était nul besoin d'améliorer quoi que ce soit, le travail forcé humain s'appliquait à tout.

 

Cette société stable depuis plusieurs millénaires va pourtant être détruite, une nouvelle pratique va s'imposer et avec un nouveau paradigme social menant au capitalisme.

 


Premiers chevaliers

début 11ème siècle

200x450 dallanegra-chevalier-normand-11-siecle-medievalLa guerre pour tous.

 

La guerre sans répit engendra ne nouveaux rapports sociaux basés sur l'initiative militaire et la capacité individuelle.

 

Au 10ème siècle, l'Europe occidentale fut le théâtre d'invasions massives, multiples et particulièrement violentes. Les vastes domaines antiques ou s’affairaient quantité d'esclaves gardés par quelques hommes d'arme étaient indéfendables face à des raides permanents. Les armées impériales ou royales étaient incapables de faire face à toutes ces intrusions, des Vikings à l'ouest et au Nord, des Sarrasins au sud et des Magyars à l'est. Les hommes libres ou esclaves devaient s'organiser autrement pour survivre. L'activité la plus importante à ce moment était devenue l'organisation locale de la défense sans pouvoir espérer quoi que ce soit de l'état central. Dans cette guerre de défense contre des raides meurtriers et soudains qui ont duré un bon siècle tout le monde était impliqué, maîtres comme esclaves. L'utile fondamental à ce moment était de savoir se battre et d'organiser la défense ou l'on résidait.

 

1007791-Sceau.jpgCérémonie d'hommage féodal


Une nouvelle hiérarchie sociale, s'est établie basée sur la guerre locale de défense. L'ordre ancien s'est effondré, plus d'état central, plus de grands domaines et plus d'ordre pour maintenir l'esclavage, plus de grandes armées organisées. L'ordre antique a commencé à basculer vers la féodalité autour de l'an mille et l'esclavage a du être abandonné.

 

La société féodale est fondée sur la capacité d'un individu à organiser autour de lui une troupe armée, à construire une forteresse derrière laquelle lui et les paysans locaux pourront se réfugier en cas de raide ennemi et à se constituer des groupes militaires d'affidés, les vassaux. L'état ayant disparu ce chef de guerre devint le garant de la loi et de l'ordre en s'accaparant le droit de punir et de contraindre.

Le modèle social qui était pyramidale avec un état classique et centralisé hérité du monde romain devint multiple et local, il accorda une place considérable à l'initiative individuelle y compris des paysans sans qu'aucune structure étatique ne vienne jamais freiner les initiatives qui vont ainsi foisonner.

Le système féodal qui était d'abord militaire va également s'imposer dans le domaine civil. Dans les villes, artisans et marchands vont en copier l'esprit, bâtir des organisations de métiers, les villes elles même vont posséder le droit de punir et de contraindre ; le ban.


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Activité commerciales et artisanales dans les villes au moyen age début du capitalisme


Sur le plan économique l'organisation sera également modifiée.

L'économie du domaine antique était simple et autarcique. Les artisans esclaves appartenaient au domaine et fabriquaient tout ce qui pouvait être utile, armes, outils vêtements, les paysans étaient des esclaves et fournissaient la nourriture. Dans cette société esclavagiste il n'y avait pas besoin d’utiliser de monnaie en quantité.

A partir du moment où les domaines ont été démantelés et que les artisans se sont réfugiés libres dans les villes, le seigneur locale s'est trouvé contraint à acheter ce dont il avait besoin pour s'équiper. Si le paysan donnait des denrées alimentaires au seigneur, celui-ci, ayant de plus en plus besoin de monnaie, il exigea de ses paysans des rétributions en monnaie cash pour acheter ses équipements militaires. Mais le paysan ayant besoin de monnaie pour payer son seigneur exigea également d'être payé en monnaie en allant vendre sa production au marché de la ville voisine ou du bourg.

Une économie monétaire se développa rapidement ou tout devenait à vendre et à acheter, même la terre et même les seigneuries féodales si elles faisaient faillite.

 

Avec l'économie monétaire et pour la faciliter, de nombreuses innovations virent le jour dés la fin du 12ème siècle en Europe occidentale, ce furent les banques, la comptabilité à deux colonnes, les lettres de crédit, le paiement par écriture et avec l'argent virtuel, puis les sociétés capitalistes par action. A l'orée du 14ème siècle tout ce qui fait l'organisation sociale de notre société actuelle était en place.

 

 

637px-Quentin Massys 001

Le changeur et sa femme (monétarisme)

Quentin Metsys

 

Il n'aura fallu seulement que 3 siècles entre la destruction de la forme antique de l'état avec ses grands domaines, pour parvenir à l'émergence du capitalisme.


Nous voyons ici qu'une nouvelle pratique celle de l'organisation d'hommes en petits groupes autour d'un chef de guerre isolé, sans qu'il n'existe d'organisations étatiques put engendrer par modèle l'émergence d'une nouvelle classe capitaliste ne pratiquant pas la guerre mais l’accumulation de capital et cela sans frein social ni étatique.

Cette nouvelle classe sociale n'eut de cesse, dés le 13ème siècle de réclamer le pouvoir politique. Elle l'obtint ça et  là avec des avancées comme en Allemagne et en Italie puis des reculs à partir du 16 ème sicle pour qu'enfin au 18ème siècle elle finisse par se l'accaparer en Europe occidental.

Dés le 19ème siècle ce modèle économique et social se répandit sur toute la planète pour aujourd'hui être totalement généralisé.

 

Cependant comme toute chose possède son contraire, le capitalisme finit par évoluer vers sa contradiction.


Né de la liberté favorisant l'initiative individuelle, la nécessité de gagner toujours plus le conduisit à se réorganiser en permanence engendrant des entreprises de plus en plus lourdes contrôlées par des états redevenant omnipotents. Le paradigme initial en réseau de multiples entreprises tourna en monopolisme, en étatisme et ce paradigme social appliqué à l'entreprise et à l'état redevint pyramidale dés la fin du 19ème siècle avec le taylorisme et le fordisme.

 

Ford-Model-T-IntegratedAssemLine-1913.jpgTravail à la chaine - fordisme

des armées de travailleurs très hiérarchisés.

 

L'embranchement vers le capitalisme commença quand il y eut l'obligation pour chacun d'organiser sa défense puis sa survie sans attendre d'aide de qui que ce soit favorisant ainsi l'initiative individuelle et la monétarisation par extiction de l'esclavage.

 

Cependant, cette initiative individuelle est aujourd'hui largement freinée par de très lourdes organisations étatiques et industrielles faisant s'affaisser l'innovation technique au profit de la prédation financière. Le monde est en crise économique grave.

 

Pourtant une nouvelle technologie engendrant une nouvelle pratique, commence à modifier de nouveau les rapports sociaux en rendant inopérant les rapports hiérarchiques au profit justement de l'initiative individuelle.

 

La recherche de la qualité.

 

Dés les années 80 le monde de l'entreprise dû réfléchir à un autre mode d'organisation de la production afin d'améliorer la qualité qui devenait source d'intérêt commercial mais aussi d'intérêts directement économiques par la moindre importance de rebuts coûteux.

 

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Recherche de la qualité dans l'industrie à la fin du 20ème siècle


Les organisateurs d'entreprises principalement de hautes technologies voulurent que chacun des participants au processus de production devienne intelligent et responsable de manière à prendre sur lui l'obligation de la qualité. L'entreprise étasunienne Hewlett Packard fabriquant d'ordinateurs commença à théoriser sur un nouveau type d'organisation d'entreprise non plus en forme de hiérarchie pyramidale mais en réseau. Dans le même temps les entreprises japonaises réduisirent considérablement les niveaux hiérarchiques et devinrent plus efficaces.

 

Cette organisation en réseau d'individus productifs, intelligents et responsables eut rapidement besoin de l'ordinateur connecté pour s'accomplir pleinement. L'organisation des entreprises se modifia partout et, avec l’ordinateur connecté chacun pu avoir accès à un grand nombre d'informations sur l'entreprise et le produit fabriqué. Chacun gagna en autonomie et en responsabilité, dans le même temps les niveaux hiérarchiques diminuèrent considérablement.

La pratique de réseau modifia le monde de l'entreprise et avec, la mentalité de ceux qui y participèrent, chacun devant compter de plus en plus sur lui-même et sur son initiative.


 

L'internet et l'information.


Thierry Meyssan fondateur

Réseau Voltaire

01515368-photo-thierry-meyssanL'arrivée de l'internet dans les années 90, d'abord dans les entreprises dynamisa encore la pratique entrepreneuriale de réseau et à l'approche de l'an 2000 l'internet commença à se répandre dans la population.


Les attentats du 11 septembre 2001 marquèrent une étape importante dans l'histoire de la pratique de réseau. En effet, le Réseau Voltaire contesta la version officielle avec son tout nouveau site internet et cette contestation pu se répandre aisément dans le monde entier obligeant les autorités étasuniennes à une réaction publique. C'était la première fois qu'une tout petite organisation, munie de son site pu prendre ainsi une importance internationale. A partir de là, de nombreux sites d'informations alternatives se multiplièrent pendant que le nombre d'abonnés à l'internet explosa.

Mais la pratique de l'internet était encore passive elle ne favorisait qu'une meilleure diffusion d'informations en dehors des médias dominants, tous sous la coupe de l'impérialisme étasunien.


 

Les réseaux sociaux ou la généralisation de la pratique de réseau.

 

Les réseaux sociaux vont fondamentalement modifier la pratique de réseau et la faire entrer dans une réalité généralisée en donnant à chacun une pleine autonomie d'expression.


Les réseaux sociaux tels que Facebook avec ou sans accompagnement de blog permettent à tout un chacun de devenir un propagateur d'information autant qu'un diffuseur d'idées et ce en dehors du champ très contrôlé de l'idéologie dominante. Ainsi par exemple des gens pensant avoir une opinion de gauche arrivent à converser et trouver des points d'accord avec des gens pensant avoir une opinion droite. Les réseaux sociaux sont devenus un immense forum ou les idées bouillonnent en dehors de tout contrôle d'une puissance étatique ou sociale. Certains affichent sur leur page de véritables sites d'information ou l'on peut puiser et partager.

Les clans partisans et guidés explosent tandis que la crédibilité de la caste politico-médiatique s'effondre.

 

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L'homme en réseau connecté à tout


Alors qu'il était simple de contrôler un média ou un parti politique par la corruption de ses dirigeants, le contrôle de la masse devenue elle-même média est impossible à réaliser.

Dans le paradigme ancien fonctionnant par cooptation interne les partis politiques et médias avaient la particularité de faire émerger plutôt la flagornerie, la traîtrise, la médiocrité ceci n'est plus possible avec le système en réseau. Dans ce paradigme chacun ne compte que pour un, il n'y a aucune hiérarchie, aucune préséance, seule la capacité à convaincre en expliquant peut faire de certains des leaders d'opinions.

 

Nous nous apercevons ainsi qu'une nouvelle pratique sociale se met en place et se généralise rapidement c'est une pratique qui donne le pouvoir à l'individu mais celui-ci connecté en réseau avec tous les autres acquiert une puissance dans la connaissance que l'humanité n'a jamais pu connaître. Il est indéniable que cette nouvelle pratique apportera des changements fondamentaux au sein de l'humanité changements comparables à ceux ayant suivi la découverte de l'agriculture.


La pratique de réseau, engendre de nouveaux modes d'expression comme le "Journal de Personne " et la pratique sociale de la liberté individuelle celle-ci ne peut donner que des ailes aux humains et ne plus permettre de retour à une société hiérarchisée.

 

Alors point de révolution ? Celles-ci quand elles sont survenues n'étaient que des ajustements de pouvoir mais en aucun cas n’apportèrent de nouveaux paradigmes sociaux. La révolution française n'entérina qu'a posteriori ce qui était déjà dans l'air du temps et déjà admis en Angleterre.

Ceci ne signifie pourtant pas qu'il faille rester passif et attendre que les choses changent d'elles-mêmes non !

 

L'action sociale doit consister à défendre et accélérer le processus conduisant sur un nouveau chemin. Ce nouveau chemin doit voir la disparition de l'ordre ancien des partis politiques et leurs médias pyramidaux aisément corruptibles. 

 

Dénoncer sans relache politiciens et médias corrompus par l'impérialisme.

Recouvrer l'indépendance de notre nation espace ou devraient s'inscrire nos lois et donc notre liberté.
Oeuvrer contre l'ingérence et pour un réseau de nations libres et indépendantes.

Telles sont les tâches dévolues à l'honnête homme d'aujourd'hui épris de justice sociale et voulant faire avancer l'humanité.


Combattre sans arrêt pour la liberté car elle seule est ordonnatrice et le sera de plus en plus dans ce nouveau paradigme.

 


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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 11:50

Nouvelle étude: les "conspirationnistes" sont sains; les suiveurs des gouvernements sont fous, hostiles

 

 

Par Kevin Barrett et HSN, le 12 juillet 2013

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De récentes études de la part de psychologues et sociologues aux USA et au Royaume-Uni suggèrent qu’à l’inverse des stéréotypes des médias mainstream, ceux qui sont étiquetés "conspirationnistes" apparaissent plus sains que ceux qui acceptent les versions officielles des événements.


L’étude la plus récente a été publiée le 8 juillet par les psychologues Michael J. Wood et Karen M. Douglas de l’Université de Kent (Royaume-Uni). Intitulée "What about Building 7? A social psychological study of online discussion of 9/11 conspiracy theories" (Et pour le Bâtiment 7? Une étude socio-psychologique de discussions en ligne sur les théories de la conspiration autour des attentats du 11 septembre 2001, ndt), l’étude faisait la comparaison entre les commentaires "conspirationnistes" (pro-théorie de la conspiration) et "conventionnalistes" (anti-conspiration) sur des sites web d’information.


Les auteurs ont été surpris de découvrir qu’il est maintenant plus conventionnel de laisser des commentaires soi-disant conspirationnistes que conventionnalistes: "Sur les 2174 commentaires recueillis, 1459 furent définis comme conspirationnistes et 715 comme conventionnalistes." En d’autres termes, parmi les gens qui commentent les articles d’information, ceux qui ne croient pas aux explications gouvernementales d’événements tels que le 11 septembre ou l’assassinat de JFK dépassent en nombre ceux qui y croient par un facteur de plus de deux contre un. Ceci veut dire que ce sont les commentateurs pro-théorie de la conspiration qui expriment ce qui est reconnu comme la sagesse populaire conventionnelle, tandis que les commentateurs anti-conspiration deviennent une minorité isolée.


Peut-être parce que leurs opinions soi-disant mainstream ne représentent plus la majorité, les commentateurs anti-conspiration ont souvent témoigné de la colère et de l’hostilité: "L’étude… a démontré que les gens qui favorisaient la version officielle du 11 septembre étaient en général plus hostiles quand ils essayaient de convaincre leurs opposants."


De plus, il s’est avéré que les gens anti-conspiration étaient non seulement plus hostiles, mais fanatiquement attachés à leurs propres théories de la conspiration. Selon eux, leur propre théorie pour le 11 septembre – une théorie de la conspiration affirmant que 19 Arabes, aucun d’entre eux ne sachant piloter un avion efficacement, ont perpétré le crime du siècle sous la direction d’un mec sous dialyse dans une caverne en Afghanistan – était indiscutablement vraie. Les soi-disants conspirationnistes, par contre, ne prétendaient pas avoir de théorie expliquant complètement les événements du 11 septembre: "Pour ceux qui pensent que le 11 septembre était une conspiration du gouvernement, l’attention ne se porte pas sur la promotion d’une théorie en particulier, mais sur le démontage de la version officielle."

Bref, cette nouvelle étude par Wood et Douglas suggère que le stéréotype négatif du conspirationniste – un fanatique hostile scotché à la vérité de sa propre théorie personnelle marginale – décrit avec précision les gens qui défendent la version officielle du 11 septembre, pas ceux qui la contestent.

De plus, l’étude a démontré que les soi-disants conspirationnistes discutent du contexte historique (tel que voir l’assassinat de JFK comme précurseur du 11 septembre) plus que les conventionnalistes. Elle a également découvert que les soi-disants conspirationnistes n’aiment pas se faire appeler ainsi, ou "théoriciens de la conspiration".


Ces deux découvertes sont amplifiées par le nouveau livre "Conspiracy Theory in America" (La Théorie de la Conspiration aux USA, ndt) écrit par le politologue Lance DeHaven-Smith, publié plus tôt cette année par University of Texas Press. Le Professeur DeHaven-Smith explique pourquoi les gens n’aiment pas se faire traiter de "conspirationnistes": le terme fut inventé et fait circuler par la CIA pour critiquer et railler les gens qui demandaient des comptes sur l’assassinat de J.F. Kennedy! "La campagne de la CIA pour rendre populaire le terme "théorie de la conspiration" et l’adhésion à de telles théories la cible de railleries et d’hostilité doit, hélas, recevoir le crédit d’avoir été l’une des initiatives de propagande les plus réussies de tous les temps."

En d’autres mots, les gens qui se servent des termes "théorie de la conspiration" et "conspirationniste" comme insulte le font comme résultante d’une conspiration réelle, largement documentée et incontestée par la CIA pour étouffer l’enquête sur l’assassinat de JFK. Cette campagne, au fait, était totalement illégale, et les agents de la CIA impliqués sont des criminels; la CIA n’a pas le droit de mener des opérations domestiques, mais enfreint régulièrement la loi pour ce faire dans des opérations domestiques allant de la propagande aux assassinats.


DeHaven-Smith explique aussi pourquoi ceux qui doutent des explications officielles de "crimes importants" sont enthousiastes pour discuter du contexte historique. Il souligne qu’un grand nombre d’affirmations de conspirations se sont avérées être fondées, et qu’il semble y avoir des liens forts entre beaucoup de "crimes de l’état contre la démocratie" encore irrésolus. Un exemple évident est le lien entre les assassinats de John F. Kennedy et son frère Robert F. Kennedy, qui ont toutes deux pavé le chemin de présidences qui ont continué la guerre du Vietnam. Selon DeHaven-Smith, nous devrions toujours discuter des "assassinats Kennedy" au pluriel, parce que les deux meurtres semblent être des aspects du même crime plus large.

La psychologue Laurie Manwell de l’Université de Guelph est d’accord pour dire que l’étiquette "théorie de la conspiration" conçue par la CIA dérange les fonctions cognitives. Elle souligne, dans un article publié dans American Behavioral Scientist (2010) que les gens qui sont anti-conspiration ne peuvent pas penser clairement à propos de tels crimes apparents contre la démocratie que le 11 septembre à cause de leur incapacité à gérer des informations en conflit avec une croyance pré-établie.

Dans le même numéro de ABS, le Professeur de l’Université de Buffalo Steven Hoffman ajoute que les gens anti-conspiration sont typiquement la proie d’une "forte tendance à la confirmation" – c’est-à-dire, ils recherchent des informations qui confirment leurs croyances pré-établies, tout en se servant de mécanismes irrationnels (tel le label "théorie de la conspiration") pour éviter des informations conflictuelles.


L’irrationalité extrême de ceux qui s’attaquent aux "théories de la conspiration" a été aptement exposée par les Professeurs en communication Gina Husting et Martin Orr de Boise State University. Dans un article de 2007, lu par la communauté scientifique et intitulé "Dangerous Machinery: ‘Conspiracy Theorist’ as a Transpersonal Strategy of Exclusion" (Machinerie Dangereuse: ‘Conspirationniste’ comme Stratégie Transpersonnelle d’Exclusion, ndt), ils ont écrit:

"Si je vous appelle conspirationniste, cela importe peu que vous ayez réellement affirmé qu’une conspiration existe ou que vous ayez simplement soulevé un sujet que je préfèrerais éviter… En vous étiquetant ainsi, je vous exclus stratégiquement de la sphère où la parole, le débat et les conflits publics prennent place."

Mais maintenant, grâce à l’Internet, les gens qui doutent des histoires officielles ne sont plus exclus de la conversation publique; la campagne de la CIA vieille de 44 ans pour étouffer le débat en utilisant la raillerie "conspirationniste" est usée jusqu’à la corde. Dans les études académiques, comme dans les commentaires des articles d’informations, les voix pro-théorie de la conspiration sont désormais plus nombreuses – et plus rationnelles – que celles qui sont anti-conspiration.

Pas étonnant que les gens anti-conspiration ressemblent de plus en plus à des cinglés hostiles et paranoïaques.

Source: http://www.presstv.ir/detail/2013/07/12/313399/conspiracy-theorists-vs-govt-dupes/

 

Article Paru dans Réseau Internationnal le 13/7/2013

http://avicennesy.wordpress.com/2013/07/13/nouvelle-etude-les-conspirationnistes-sont-sains-les-suiveurs-des-gouvernements-sont-fous-hostiles/

 


Traduction : http://globalepresse.com/2013/07/12/nouvelle-etude-les-conspirationnistes-sont-sains-les-suiveurs-des-gouvernements-sont-fous-hostiles/

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 19:18

 

On prend la Bastille d'abord

 

 

 

 

  A parti unique, opposition unie.

 

 


 

Traditionnellement et suivant le vœu de la puissance médiatique, les opinions politiques sont classées de droite ou de gauche formant ainsi un système partisan bipolarisé auquel chaque citoyen pourrait aisément adhérer. La gauche se proclame progressiste et la droite conservatrice.

Cette bipolarisation tend dans le monde occidental à réduire les opinions à seulement deux partis comme aux USA, les « démocrates » qui seraient plutôt de gauche et les « républicains » plutôt de droite.

Mais après des années de gauche au pouvoir il n'est pas perceptible qu'une différence de politique n'apparaisse entre ce qui nous sont présentés comme deux opinions contradictoires. Cette façon de différencier les opinons ne serait elle pas un piège qui cacherait en fait un parti unique.

 


La Gauche face à  la Droite, mythe ou réalité?

 

 

Le terme politique de gauche, comme de droite, provient de la disposition des partis et courants politiques dans l'hémicycle du parlement français depuis le début de la troisième république.


Dés 1870, à gauche siégeaient les partisans de la république comme mode de gouvernement pour la France et à droite siégeaient les royalistes. Au début de la troisième république le clivage politique était simple et marqué, républicains contre royalistes. Les républicains étaient à cette époque progressistes c'est à dire qu'ils œuvraient pour un progrès continu de l'humanité dans tous les domaines, que cela concernait la démocratie, l'industrie, la santé, l'éducation les libertés ou même les mœurs. Les royalistes étaient conservateurs c'est à dire qu'ils refusaient le progrès de l'humanité tel que décrit succinctement.


La gauche était républicaine et progressiste.


L'habitude a donc été prise partout, par comparaison avec la disposition du parlement français, dans tous les pays, de désigner les progressistes comme étant de gauche et les conservateurs comme étant de droite. Cette façon d'évaluer les opinions politiques est restée peu ou prou identique.


Après ce premier combat politique droite gauche, monarchie contre république, gagné par la gauche, ce fut l'affaire Dreyfus » à partir de 1894. Le capitaine Dreyfus juif alsacien fut accusé faussement d'espionnage par l'état major de l'armée qui était royaliste et gagné à l'antisémitisme. La droite antisémite prit parti contre Dreyfus cette droite fut appelé anti-dreyfusarde tandis que la gauche radicale républicaine dreyfusarde défendit ce capitaine juif. Pourtant toute la gauche ne s'engagea pas dans ce premier combat contre l'antisémitisme, puisque l'extrême gauche socialiste de Jules Guesde, qui commençait à exister, refusa de défendre Dreyfus arguant que c'était un combat de bourgeois.


Avec l'arrivée des socialistes siégeant à gauche dans l'hémicycle le terme évolua de républicain à socialiste en ajoutant un aspect revendicatif, ouvrier et social.


La gauche se retrouva en 1901 avec le gouvernement républicain radical du petit père Combe, sur le combat anticlérical. En effet, le pape avait pris position contre la république refusant  ce mode d'organisation d'un état qui, selon lui, allait à l'encontre des préceptes de l'église. Ce fut la séparation de l'église et de l'état avec les lois laïcs de 1905. La droite royaliste et cléricale combattit ces lois laïcs. La différenciation droite gauche était fortement marquée à cette époque.


La gauche devint nettement anticléricale.

 

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Le Parti Socialiste (SFIO), Section Française de l'Internationale Ouvrière, adhérant à la deuxième internationale fut créé en 1905, ce parti défendit les revendications ouvrières notamment celle de la journée de huit heure.


La gauche devint sociale.

 

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Evoquation du massacre de Fourmies contre des ouvriers qui réclamaient la journée de

8 heures


En 1914 chaque parti d'Europe adhérant à cette deuxième internationale socialiste prit fait et cause pour la guerre. Seul Jaurès clama son opposition il fut assassiné. Cette guerre inique fut un holocauste et l'internationale socialiste sombra. A ce moment il n'exista plus en Europe de droite et de gauche tout le monde voulait la guerre.


La gauche n'avait plus de signification.


En 1917 les socialistes prirent le pouvoir en Russie pour arrêter la guerre. Sur ce point le Parti Ouvrier Social Démocrate de Russie se divisa; les « Bolchéviks » ou majoritaires pour l'arrêt des hostilités et les « Menchéviks » minoritaire pour continuer la guerre. Les Bolchéviks l'emportèrent et prirent seuls le pouvoir en Russie. Lénine chef de fil des majoritaires « Bolchéviks » créa un autre parti et dans le même temps une autre internationale. Ce nouveau parti socialiste prit le nom de communiste et la nouvelle internationale, de 3ème Internationale communiste. Cette 3 ème internationale, prit le nom d'Internationale Communiste. Cette nouvelle internationale prôna la création partout en Europe et dans le monde de Partis Communistes organisés selon le précepte léniniste d'une organisation militaire et pyramidale appelé « centralisme démocratique » chaque parti adhérant à l'internationale communiste s'engaga alors à établir dans son pays la dictature du prolétariat sous la direction d'un parti unique.


En 1919 les socialistes toujours unis, avec les radicaux, votèrent la journée de huit heures, la gauche s'était retrouvée.


En 1920, au congrès de Tour, le parti socialiste français (SFIO) se scinda, une partie sous la direction de Marcel Cachin voulait adhérer à la 3 ème internationale communiste, une autre sous la direction de Léon Blum, refusa les préceptes léninistes et voulu rester adhérante à la 2 ème internationale.

Le Parti Communiste SFIC (Section Française de l'Internationale Communiste) sera donc créé en France à cette date.


La gauche se divisa dés lors  entre partisans et adversaires de l'URSS, partisans et adversaires de la dictature du prolétariat.

Les communistes ne peuvent être républicains puisque le principe de dictature du prolétariat est contradictoire avec le concept républicain d'intérêt général.


Les communistes sont-il de gauche?


Dans les années 30 c'est la montée du fascisme partout en Europe et particulièrement en Italie et en Allemagne. En 1934, l'extrême droite voulut prendre le pouvoir en France, elle organisa le 6 février 1934 un violent assaut contre l'assemblée nationale. Socialistes et communistes prirent peur et organisèrent spontanément le 9 février une manifestation commune sévèrement réprimée. Afin de protester contre la répression antifasciste et faire front contre la montée du fascisme en Europe une grande manifestation commune fut organisée à Paris le 14 février 1934.


La gauche se retrouve et avec les radicaux va jeter les bases du Front Populaire.


Les communistes poussés ou non par la 3 ème internationale et Moscou prônèrent alors une large alliance antifasciste incluant les classes moyennes et les libéraux du Parti Radical. Un programme minimum commun sera réalisé entre le Parti Communiste SFIC, le Parti Socialiste SFIO et le Parti Radical, pour: "Le Pain, La Paix et la Liberté". Cette coalition de gauche gagna les élections du 26 avril et du 3 mai 1936. De mai à juin 1936, un mouvement de grève se généralisa en France et obtint la satisfaction d'un certain nombre de revendications ouvrières dont les congés payés, validés par la majorité de gauche.


La gauche à ce moment est essentiellement antifasciste.


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Serment du14 février 1934


Les communistes ne désirèrent pas participer au gouvernement du Front Populaire.

En Espagne, un Front Populaire également au pouvoir par les élections dû combattre une rébellion militaire et fasciste dirigée par le Général Franco et soutenue par les puissances fascistes. Le gouvernement français de gauche refusa son aide militaire à la jeune république espagnole, ce fut la politique de « non intervention ». La république espagnole résista difficilement face à l'aide militaire massive apportée par l'Allemagne nazie et l'Italie mussolinienne. Les communistes levèrent partout en Europe des troupes de volontaires pour aller combattre le fascisme en Espagne ce furent les brigades internationales, mais en vain.

La coalition du Front Populaire explosa. Alors que le combat prioritaire des communistes était la lutte contre le fascisme, socialistes et radicaux ne suivirent pas. Pire le 29 et 30 septembre 1938 la conférence de Munich permit à Hitler d'annexer les Sudètes, cette province germanophone du sud de la Tchécoslovaquie, l'ensemble des parlementaires français, à l'exception des communistes votèrent pour cette trahison.


La gauche française a disparu laissant une voie royale au fascisme.


Les socialistes et les radicaux sont-ils encore de gauche à ce moment?


Répondant à cette trahison des puissances occidentales et de la gauche française et la laissant démunie face à l'Allemagne hitlérienne, l'URSS signa avec cette Allemagne un pacte de non agression.

Le Parti Communiste jugé trop proche de Moscou fut interdit et ses députés emprisonnés


En 1939, après l'invasion de la Pologne par les nazis la guerre contre Hitler ne put être évitée même si la droite française clama haut et fort: « plutôt Hitler que le Front Populaire ».

Forts de cette maxime, les chefs militaires français traditionnellement de droite , combattirent on ne peut plus mollement les armées nazies et dans leur masse trahirent en abandonnant le combat au printemps 1940.


Seul un colonel, Charles de Gaulle chef d'un régiment blindé résista avec succès, il fut rapidement promu général puis secrétaire d'Etat à la Guerre, mais il était trop tard, les troupes françaises abandonnées par leurs chefs se débandirent.

Les députés français, à l'exception des communistes interdits votèrent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Celui-ci s'empressa de signer une armistice aves les nazis et entama une politique de collaboration, la république française fut abolie, la gueuse, comme l'appelaient les royalistes était morte beaucoup à droite furent satisfaits.

 

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A partir de cette période il n'était plus possible de parler ni de gauche ni de droite.


Le général de Gaulle réfugié à Londres et à partir de son appel du 18 juin  espèra rassembler sous son commandement des militaires patriotes refusant la défaite. Le général de Gaulle était un homme de droite, comme nombre d'officiers il était membre de l'action française royaliste. Il appela des militaires à venir le rejoindre peu, très peu se présentèrent. Comme il le dit dans ses mémoires j'attendais des militaires je vis venir des « juifs et des barbus ». Cependant il put s'appuyer en Afrique sur un autre officier également membre de l'action française Leclerc de Hautecloque qui organisa une force militaire en Afrique ce furent les Forces Françaises Libre.

Dans la France occupée, le Parti Communiste clandestin organisa une force armée de résistance les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF). La conjonction de ces deux forces militaires efficaces a placé la France parmi les vainqueurs. Dans le même temps, nombre d'élus de gauche au temps du Front Populaire trahirent  et se rangèrent  du côté de l'envahisseur. 


La division politique à ce moment entre droite et gauche n'avait plus de sens il n'y avait que des résistants patriotes d'un côté et des collaborateurs de l'autre.


 

Le secrétaire du général de Gaulle, Jean Moulin, un radical, réussit à convaincre le Général d'unifier la résistance au nazisme et au pétainisme dans une organisation commune ou seraient inclus les communistes avec leur organisation militaire ce fut le Conseil National de la Résistance CNR. Puis un gouvernement provisoire fut organisé à Alger composé de toutes les forces politiques non collaborationnistes. L'ex gauche et l'ex droite française se retrouva au sein du CNR et du gouvernement provisoire. Il est vrai que l'influence politique de la gauche et du parti communiste y était prépondérante. Le CNR élabora un programme politique progressiste devant être mis en oeuvre à la libération, comportant la sécurité sociale et le droit de vote des femmes.


Jean Moulin était assurément de gauche mais Leclerc de Hautecloque un homme de droite.

  

La république fut rétablie en août 1944 sous le gouvernement provisoire GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française)


Le GPRF décida de procéder le 21 octobre 1945 à un double référendum sur la question des institutions, et à une élection législative. La première question du Référendum dû permettre à la nouvelle Assemblée d'être constituante, les électeurs votèrent OUI à 96% ; la deuxième question avait prévu de limiter les pouvoirs de cette Assemblée, les électeurs votèrent OUI au deux tiers. Les élections législatives, qui ont lieu le même jour, purent mettre en avant trois partis principaux : le PCF, le MRP (chrétiens sociaux) et le Parti socialiste SFIO. Ces derniers formèrent  par la suite une force gouvernementale unie, que l'on nommera le tripartisme.


350px-Assembl-e-nationale-1945.png1945 le PCF premier parti de France la gauche est majoritaire

 

De Gaulle en désaccord avec la nouvelle constitution de 1946 démissionna.


La gauche sembla pour un temps se recomposer mais pour un temps très court seulement.


A la conférence de Yalta de 1945 les vainqueurs, anglo-saxons et soviétiques s'étaient partagés le monde en zones de domination.

Le gouvernement triparti composé de ministres de gauche communistes et de socialistes va perdurer jusqu'en mai 1947.

Le partage de Yalta et la guerre froide qui suivit partagera également la France et deux camps, partage traversant également la gauche.

D'un côté des communistes qui soutenaient  l'URSS, de l'autre les socialistes et les sociaux chrétiens du MRP qui soutenaient les anglo-saxons et soutenus par eux (les Radicaux avaient quasiment disparu du paysage politique français). De Gaulle a créé un parti politique en 1947, le RPF (Rassemblement pour la France) classé à droite.


La gauche n'existera plus en France, l'ex gauche non communiste se mettra au service des anglo-saxons par la vertu du pacte atlantique, cette gauche n'obéira plus qu'aux ordres venus de Londres et de Washington.


Les trotskystes lambertistes de la 4 ème internationale ourdirent avec la CIA une scission au sein de la CGT ce fut la création de Force Ouvrière en 1947 qui s'empressa d'adhérer à la CISL (Confédération Internationale des Syndicats Libres) elle même création de l'AFL CIO organisation des « Trades Union » étasuniens étroitement contrôlées par la CIA. Les socialistes soutiendront ce syndicat anti CGT. Le mouvement syndical français s'en trouvera durablement affaibli.


  Socialistes et trotskystes agents de l'impérialisme US, de gauche ou de droite?


Jules Moch, exemple d'un ministre socialiste au service des anglo-saxons et de la droite.

Des grèves dans les charbonnages du Nord, furent déclenchées en octobre 1947 par la CGT en raison d'un retard des salaires sur les prix de plus de 30%, l'inflation étant alors un mal chronique malgré le plan Marshall. Elles furent sévèrement contrées par le ministre de l'Intérieur Jules Moch, qui mobilisa 60 000 CRS et soldats contre les 15 000 grévistes retranchés dans les puits et imposa la reprise du travail fin novembre. À la faveur de la lassitude des travailleurs et de la division des syndicats, en CGT et FO, la répression fut sévère, avec plus de 2 000 licenciements, cinq morts et de nombreux blessés. Jules Moch  au ministère de la Défense mit sur pied la participation française à la guerre de Corée et contribua à la mise en œuvre de l'OTAN.


Les différents gouvernements socialistes régulièrement au pouvoir à partir de 1947 se lanceront dans les guerres coloniales à la demande des anglo-saxons qui craignaient que les colonies françaises ne tombent sous influence soviétique en accédant à l'indépendance. Ce fut la guerre d'Indochine puis la guerre d'Algérie ou les socialistes iront jusqu'à justifier l'emploi de la torture.


Le Parti Communiste exclusivement se mobilisa contre les guerres coloniales et contre la torture en Algérie ( Voir le livre d'Henri Alleg: "La Question " alors secrétaire général du Parti Communiste Algérien)


La faillite de la gauche socialiste fut totale et Guy Mollet fut contraint en 1958 par les USA, d'aller rechercher le Général de Gaulle.


Les anglo-saxons firent agir leurs réseaux «stay behind» pour remettre en scelle le Général de Gaulle afin que celui-ci puisse continuer avec sucés, l'espèraient-ils, la guerre d'Algérie. Si les socialistes fidèles aux anglo-saxons, étaient favorables au retour du Général, les communistes y furent très hostiles.


Cette prise de pouvoir (soutenue par la SFIO) est en principe marquée comme une action de droite.

Pourtant de Gaulle, contrairement à ce qui était attendu de lui, entreprit d'arrêter la guerre d'Algérie et de décoloniser. Après une tentative de putsch dont les anglo-saxons assureront  la logistique et après 40 tentatives de meurtre contre sa personne perpétrées par une organisation, l'OAS, pilotée par les «stay behind» anglo-saxons, de Gaulle entreprit de se détacher résolument de la tutelle impérialiste pesant sur la France depuis la signature du Pacte Atlantique.


quatre_generaux-62b5c.jpgUn quarteron de généraux (made in USA)


Les soviétiques ne cesseront d'applaudir aux initiatives anti anglo-saxonnes du général de Gaulle.


Ici va commencer un aspect fort curieux de l'Histoire de France qu'il faudra un jour débrouiller.

Les communistes français, ne vont pas suivre les soviétiques dans leur contentement de voir de Gaulle au pouvoir en France. Ils vont s'attacher à reconstituer une gauche unie, anti gaulliste, ils vont s'attacher à remettre en scelle un parti socialiste moribond, fidèle allié de l'impérialisme et promoteurs d'une organisation européenne voulue par ces anglo-saxons.

 

En mai 1968 une extrême gauche venue d'on ne sais ou, entreprit de déstabiliser le pouvoir gaulliste. Dans cette extrême gauche nous trouvons des trotskystes tient la CIA,! Nous trouvons des maoïstes staliniens fortement opposé au PCF et à l'URSS et avec eux une ribambelle de révolutionnaires de salon. Tout ce monde de «communistes» d'opérette se cristalisera dans la critique virulente non seulement du gaullisme mais également du PCF et de l'URSS.


Les socialistes et leurs amis s'entendront au cours d'un fameux meeting au stade Charlety pour enfoncer le clou de l'anticommunisme (au sens anti PCF) commencé par des «gauchistes» venus de nul part et disparus juste après. Les communistes du PCF qui s'engouffreront par entrainement dans la contestation n'ont rien vu venir, toujours aveuglés par l'histoire du Front Populaire, qu'ils espèraient réitérer . Il est vrais qu'aux accords de Grenelle les salariés obtiendrons quelques avancées notables, mais rien qui puisse faire penser a ce Front Populaire.

 

Mai 68

paris_manif_etudiants_bd_montparnasse.jpPiéger les communistes, déstabiliser de Gaulle et faire peur aux français


La «gauche» non communiste à l'œuvre, au service des anglo-saxons contre leurs deux pires ennemis de Gaulle et les communistes.


Si les communistes avaient eu une vision géostratégique du monde et non pas une vision idéologique sectaire, pour suivre leur utopie ils auraient choisi de s'allier avec le Général de Gaulle et la face du monde en aurait été bouleversée. Une gauche véritable républicaine et progressiste aurait pu se constituer. 

Les communistes paieront très cher par la suite d'être tombé dans ce piège, ils n'iront plus que de Charybde en Sylla.

Le cadre national souverain permettant l'exercice du pouvoir politique du peuple sur l'économie étant perdu contre les volontés gaullistes et communistes, l'idéologie de libre échange fera des ravages jusqu'à l'effondrement économique d'aujourd'hui.


Si la gauche, définie d'après ses concepts initiaux de défense de la république et du progrès n'a plus existé en France après 1947, une néo gauche sera reconstituée petit à petit à partir des années 60 en fausse gauche ou gauche de patronage, sous l'œil d'abord déconcerté, puis étonné puis amusé, puis encouragé des anglo-saxons.


Chronique d'un désastre pour le concept de gauche.


Au début des années 60, le Parti Communiste Français, en souvenir de ses succès de 1936 et de 1945, entreprit une nouvelle stratégie de prise de pouvoir par la voie électorale. Déjà en 1945 au cours d'une interview au Time, Maurice Thorez explicita « qu'il existait d'autre chemins que ceux choisis par les communistes russes pour construir le socialisme », il sous entendait ainsi qu'il était favorable à une prise de pouvoir par les urnes. La représentation électorale du PCF étant insuffisante, les communistes choisirent une voie intermédiaire pour parvenir à leur fin: le socialisme et au delà le communisme.

Cette voie était une « démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme », cette « démocratie avancée » devait être construite en alliance avec le parti socialiste et la gauche en générale afin de pouvoir parvenir à une majorité. Le Parti Communiste mis au point un programme de gouvernement minimum pouvant être accepté par les socialistes avec ce programme minimum des négociations furent entreprises avec les socialistes et les radicaux en vu d'élaborer un programme commun.


Dans ce programme figurait un certain nombre de nationalisations préfigurant un socialisme en devenir. Le parti socialiste SFIO à la fin des années 60, n'existait pratiquement plus. Aux élections présidentielles de 1969, après la démission de de Gaulle le candidat communiste, Jacques Duclos obtint 21% des voix tandis que le candidat SFIO, Gaston Defferre n'en recueillit que 5% et le PSU de Michel Rocard 3%. Le rapport de force au sein d'une gauche était initialement favorable aux communistes.


Le 13 juin 1971 se tint à Epinay un congrès devant unifier ce qui pouvait rester d'une gauche non communiste atomisée. François Mitterrand alors président de la CIR (Convention des Institutions Républicaines) devint le secrétaire général de ce nouveau parti intitulé socialiste sur une ligne politique d'alliance avec les communistes et avec un programme commun de gouvernement.

Ce programme commun de la gauche sera signé le 26 juin 1972 entre communistes, socialistes et radicaux de gauche de Robert Fabre, les radicaux s'étant divisés sur l'opportunité d'une alliance avec le PCF.

Cette alliance est devenue rapidement très populaire parmi les français puisqu'elle ouvrait des perspectives concrètes de changements de gouvernement. Cependant les français perçevaient cette initiative comme étant celle de François Mitterrand et des socialistes et non celle réelle des communistes. A partir de la signature de ce programme, les communistes vont perdre continuellement des voix aux différentes élections et les socialistes en gagner.


Les communistes ont ainsi offert un fantastique renouveau aux socialistes et un splendide tremplin à François Mitterrand tout en sa sabordant


Les français ne perçevèrent plus le PCF noyé dans la gauche, mais une gauche mythique rapidement associée au seul PS avec son symbole: la rose au poing.


François Mitterrand fort de sa gauche mythique avec son « peuple de gauche » pourra gagner les élection de 1981. A partir de 1982 les USA avec son outil la NED CIA entreprendronst de favoriser la bipolarisation politique dans tous les pays sous leur contrôle afin de faciliter leur influence: une à gauche, l'autre à droite mais en France le travail était déjà fait... par les communistes. Ainsi les anglo-saxons ne verront aucun inconvénients à la participation de ministres communistes secondaires au gouvernement français.


T065541A.jsm.jpegMitterrand savoure sa victoire au Penthéon.

Les communistes sont finis


La gauche au pouvoir en 1981, incluant des communistes déjà en cours de marginalisation, entreprit derechef l'application d'un mini programme commun composé essentiellement de nationalisations. Ces nationalisations étaient en fait des étatisations remplaçant les actionnaires privés de quelques entreprises liées à la défense et de quelques banques. Déjà les effets de l'européïsme aveugle et du début de la mondialisation commencèrent à se faire sentir, la France se désindustrialisa, le chômage augmenta et la France commença à s'endetter sur les marché financiers grâce à la loi Pompidou Giscard votée en 1973 qui le permettait. Ces nationalisations n'auront évidemment aucun effet, c'est la fin des 30 glorieuses et la crise commenca.


Différents gouvernements suivront en 25 ans avec cohabitation gauche droite, avec la gauche seule, avec la droite seule, avec communistes, sans communistes, avec nationalisation puis avec privatisation.


 La droite et gauche mythique étaient maintenant devenues d'accord sur l'essentiel c'est à dire la perte consentie de souveraineté du peuple français sur la France ne lui permettant plus de contrôler l'économie ni d'agir sur elle, comme il avait été fait avec durant la période gaulliste.


DettePubliqueFrancaise.jpgAugmentation continuelle de la dette publique de la France depuis 1981



Une gauche mythique remplace aujourd'hui une gauche véritable éteinte depuis 1947.


La gauche issue du programme commun ne sera plus désormais une gauche politique capable d'analyses marxistes ou techniques avec des prises de positions fortes venant de combats périlleux. Ces combats de la fin du 19 ème siècle qui étaient la lutte pour la république, pour la laïcités, puis au début du 20 ème contre la guerre, pour des lois sociales, contre le fascisme, contre la collaboration, puis à partir de 1945 contre l'impérialisme, le colonialisme et le racisme.

 

On s'apperçoit aisément qu'il n'est pas possible de connaître ce qu'est réellement la gauche sans savoir l'époque à laquelle il est fait référence, tant il existe d'énormes variations dans son histoire à la fois dans sa composition et dans les politiques défendues.

La définition historique de la droite est similaire; de royaliste cléricale et réactionnaire avant 1940, une certaine droite avec de Gaulle fut l'organisatrice de la lutte pour l'indépendance nationale contre le nazisme puis contre les USA.

 

Sous le pouvoir du général de Gaulle la partie de l'hémicycle ou siégeait les députés; à droite ou à gauche n'avait plus de signification poltique avec des socialistes pro-impérialistes et des communistes et gaullistes anti impérialistes


Aujourd'hui il n'y a plus qu'un «peuple de gauche » se ralliant à quelques mythes construits avec quelques souvenirs du passé ou à quelques concepts vidés de leur sens. La gauche ne fait plus référence qu'à une posture où une somme de « bons sentiments » sont  propres à procurer une satisfaction de soi.

 


  La question nationale ou l'émergeance d'une nouvelle opinion partisane.


 

En 1940, le gaullisme fit son apparition comme force anti fasciste, réputée ne pas être de gauche mais qui renforca une idée de patriotisme c'est à dire de défense de la nation républicaine. Le gaullisme sera influencé par la gauche républicaine mais à son tour influencera les communistes qui s'intituleront eux mêmes patriotes et défenseurs de la république française, de ses symboles et de ses valeurs. L'histoire du gaullisme ne peut être dissociable de l'histoire de la gauche.

Durant l'occupation nazie la question nationale sera la seule posée aux français; libérer la France ou se soumettre au joug étranger il n'était plus alors  question de droite ou de gauche. 


Après la 2 ème guerre mondiale dés 1947 la gauche un moment retrouvée éclata avec la guerre froide et l'importante influence anglo-saxonne.


Les anglo-saxons entreprirent un important effort au travers une multitude d'associations, de financement secrets, de corruption pour contrer le poids des communistes dans la vie politique. Poids communiste qui s'exerçait directement mais également via un grand nombre d'associations, organisations dites de masse, syndicats, associations divers,  anciens combattants, déportés etc...


Pour les anglo-saxons il s'agissait de séparer les communistes de la gauche et de faire accepter à cette gauche, les guerres coloniales, l'impérialisme, et surtout l'abandon de souveraineté du peuple français ce qui leur était absolument nécessaire pour faire avancer leur concept de libre échange, « «free trade » et d'étendre leur pouvoir en Europe.


Par exemple pour accepter l'abandon de souveraineté républicaine, les anglo-saxons introduisirent l'idée que les frontières en Europe ont apporté la guerre et que, s'il n'y avait plus de frontières il n'y aurait plus de guerre. Ce concept semblait généreux et susceptible d'entraîner l'adhésion d'une gauche de bon sentiments. Malheureusement cette idée était  fausse et stupide, les frontières des nations du monde n'entraînent nullement la guerre mais bien au contraire elles soumettent les rapports entre les peuples au droit. 


Pour détourner les thèmes traditionnels de la gauche pour leur profit, les anglo-saxons vont faire donner leurs troupes trotskystes.


Trotsky s'était opposé à Lénine sur l'idée nationale. Trotsky était partisan d'une révolution mondiale et d'un internationalisme supprimant les frontières. Trotsky était fortement anti républicain qualifiant les institutions républicaines et laïques françaises d'institutions bourgeoises. Les trotskystes étaient devenus anti soviétiques et anti communistes, au sens anti PCF ce qui ne pouvait que plaire aux anglo-saxons. Une association symbiotique va s'opérer entre eux et se développer sur des thèmes communs, contre la nation et contre la république, contre la France. Les trotskystes téléguidés vont tenter d'investir toute la gauche, politique, syndicale et associative. Cette stratégie appelée « entrisme » aura pour but de diviser, d'affaiblir et d'introduire partout des idées pseudo généreuses favorables à l'abandon de souveraineté républicaine.


 L'influence politique et thématique gaucho-troskyste va intéresser l'ensemble de la gauche après 68 y compris le PCF par effet d'entraînement et détruire cette gauche idéologiquement jusqu'au fond.


Les trotskystes lambertistes de la 4 ème internationale vont particulièrement investir le Parti Socialiste miterrandien. Aujourd'hui les principaux dirigeants du PS sont issus de ce groupe et ont été particulièrement formés aux USA sous l'égide du syndicat étatsunien AFL CIO et ensuite par la National Endowment for Democracy appendice de la CIA.


 

La gauche est maintenant opposée à l'indépendance nationale donc à la souveraineté du peuple.


La gauche a substitué au droit international, une idéologie instrumentant de pseudo droits de l'homme, idéologie devant faire accepter l'idée aux peuples "occidentaux" qu'il serait légitime d'intervenir militairement pour mettre fin à des dictatures. L'idée peut paraître généreuse, mais malheureusement seuls les USA ont la capacité militaire d'intervenir et donc seuls les USA s'arrogent le droit de dire qui est une dictature et qui ne l'est pas.

Pour les USA une dictature est un pays qui refuse à se soumettre à leur diktat financier ainsi l'Iran ou se pratiquent des élections libres serait une dictature et l'Arabie Saoudite et le Qatar ou règnent des monarchies absolues, n'en seraient pas. Difficile de faire croire ça aux peuples, mais les médias dévoués sont chargé de présenter la chose acceptable pour eux à grand coup de propagande.

Avec ce système d'aide politique mêlant politiciens de gauche et médias les USA purent entreprendre de terribles guerres coloniales faisant des centaines de milliers de morts en Irak en Afghanistan, en Libye et maintenant en Syrie.


La supra nationalité ersatz de l'internationalisme trotskyste.


De la même façon que l'idéologie d'ingérence se substitue au droit international, la supranationalité va se substituer au droit constitutionnel en s'opposant à la seule et unique souveraineté du peuple français. Cette supranationalité instituée illégalement par l'Union Européenne est l'antichambre d'une gouvernance mondiale au seul profit de l'impérialisme financier et militaire des USA.

 

La gauche actuellement au pouvoir, de par ses idées fondamentales est devenue le principal allié de l'impérialsme


 

Une nouvelle opinion partisane.

 

Cette opinion fit son apparition publique avec les attentats du 11 septembre 2001. La version officielle qui en était donnée, très peu crédible divisa les français et le monde en deux camps fortement opposés les uns, croyant en cette version incroyable et les autres non.

Il apparu que ceux croyant en la version officielle était plus portés vers les idées de mondialisation promues par l'impérialisme US et la gauche, et ceux contestant cette version étaient plus portés par une volonté d'indépendance nationale et plus critiques envers l'action des USA, ces gens se classaient plus à droite.

Le Réseau Voltaire qui le premier exprima des doutes publics sur cette version et classé à gauche éclata car une partie de ses membres ne put suivre ce que la propagande médiatique exprimait déjà en classant à l'extrême droite toutes critiques des USA, c'était un beau paradoxe.

 

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Durant les années qui suivirent nombre de gens, surtout des jeunes, de toutes obédiences partisanes découvrirent le monde politique via les débats sur le 11 septembre 2001. Pour beaucoup ce fut un choc, leur assurance de vivre en démocratie fut ébranlée par la découverte d'un monde obscure et cripminel pesant sur la planète. Beaucoup de ces jeunes devinrent ainsi des militants pour la vérité sur le 11/9/ 2000, puis des militants anti-mpérialistes ceci, fut facilité par la multiplication des sites internet d'informations alternatives. 

 

L'apparition puis  généralisation des réseaux sociaux utilisant l'Internet accéléra la diffusion de cette nouvelle opinion partisane qui devint nettement anti-impérialiste avec la multiplication des actions guerrières des USA entraînant leurs affidés ou les plaçant en avant.

La guerre de Libye entreprise par la droite sarkosienne et soutenue par l'ensemble de la gauche, encore à l’exception des restes du PCF accentua un peu plus une césure en formation entre soutiens et adversaires de l'impérialisme ou dans chaque camp était des gens se situant à droite ou de gauche.


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La lutte contre l'ingérence étrangère en Syrie mobilise des gens de droite comme de gauche qui discutent et se rapprochent


La guerre de Syrie parachève maintenant la nouvelle césure politique, la gauche au pouvoir se lance dans la guerre impérialiste au côté des USA et ce avec le soutient du PCF maintenant qui, avec son journal, l'Humanité, prend fait et cause pour des rebelles terroristes recrutés et armés par les USA.


D'un autre côté avec l'extension de la crise économique, une prise de conscience émerge concernant la responsabilité directe de l'UE, de l'OTAN et de l'Euro dans cette crise. Une nouvelle césure se met en place entre partisans de l'UE et de l'Euro d'un côté et adversaires de l'autre. Cette césure recoupe celle entre partisans et adversaires des opérations impérialistes en Syrie.

Ainsi une nouvelle opinion partisane est née faisant exploser l'opposition entre une droite et une gauche qui en fait n'avait plus d'objet depuis 1947 date de la soumission du PS à l'impérialisme. Cette droite et cette gauche mythique n'ont pu survivre dans l'esprit du peuple que grâce à la stupidité volontaire ou non d'un PCF se sabordant pour que finalement ses restes finissent par se ranger dans le camp impérialiste.


Cette nouvelle opinion partisane indépendantiste et anti-impérialiste ne possède pas encore d'organisation politique elle est atomisée dans une multitude de groupuscules se disputant apprenant un leadership.


Le défi lancé à la France aujourd'hui est de pouvoir rassembler les citoyens voulant appartenir à cette nouvelle opinion partisane en une organisation capable de prendre le pouvoir.

A contrario l'ennemi, instrumenté de l'étranger cherche lui, a accréditer l'idée qu'il existerait encore une opposition droite gauche et lance de temps en temps des thèmes cherchant à focaliser l'opinion sur d'anciens critères.


A cet effet, le « Mariage pour tous » contre « Manif pour tous » fut lancé, comme les combats de rue entre pseudo antifascistes dits « antifa » et pseudo fascistes se prêtant à ce genre de confrontation.


Citoyens, l'histoire de France vous regarde !

Serez vous capables de vous unir sur l'essentiel; à savoir le recouvrement de notre indépendance nationale et la lutte contre l'impérialisme comme au temps de la Résistance.


La question est posée en forme de défi.

 

 

 

 

 

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Published by Alain Benajam - dans Analyses
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